Gérard Barray

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Gérard Barray (né Gérard, Marcel Louis Baraillé[1]) est un acteur français, né le à Toulouse.

Biographie[modifier | modifier le code]

Son père originaire de Mazamet, est ingénieur des arts et métiers et dirige une usine à Toulouse. Sa mère, quant à elle, est née à Montauban, et diplômée d'une licence de français-latin-grec. Ses parents se séparent assez rapidement et sa mère décide de retourner à Montauban avec son petit garçon. Elle reprend des études pour devenir sage-femme et dirigera ensuite une clinique d'accouchement. Vers l'âge de 15 ans il découvre le jazz et la passion qu'il éprouve pour ce genre musical ne se démentira jamais; il participe à quelques spectacles dans des cabarets, tout en poursuivant ses études et obtient le baccalauréat à la faculté de Toulouse.Il entame alors des études pour devenir médecin-obstétricien et succéder à sa maman à la tête de la clinique, mais il n'est pas vraiment motivé... Ses goûts le portent plutôt vers le théâtre et la comédie. Il prend conseil auprès de Camille Ricard, comédienne devenue professeur au conservatoire de Toulouse, qui lui conseille de se rendre à Paris muni d'une lettre de recommandation pour un de ses amis, Noël Roquevert qui lui fit travailler quelques scènes ; mais Roquevert doit partir en tournée. Il le fait donc admettre au Cours Simon. Quatre ans plus tard, Gérard obtient le Prix du Jury.

Il reprend à 22 ans le rôle de Jean Marais dans L'Aigle à deux têtes, pièce de Jean Cocteau. 14 ans après sa création, cette pièce a été reprise au Théâtre Sarah Bernhardt dirigé par Edwige Feuillère.

En 1961, après des entraînements d’escrime avec Claude Carliez, et de bagarres avec Henri Cogan, Gérard Barray campe le rôle du Duc de Vallombreuse dans le film de Pierre Gaspard Huit, Le Capitaine Fracasse, devenant après Jean Marais l’un des acteurs emblématiques du genre. Gérard Barray avait déjà repris le rôle de Jean Marais au théâtre dans L'Aigle à deux têtes, face à Edwige Feuillère, mis en scène par Jean Cocteau.

Il va ensuite exceller dans les rôles de chevalier au grand cœur. Il sera D’Artagnan, Pardaillan, Surcouf et Scaramouche. Au total il pratique le genre dans une dizaine de longs-métrages qui pour la plupart sont des succès du box-office, largement diffusés à l’étranger.

Outre les films de cape et d'épée comme Pardaillan et Scaramouche et les films d'aventure comme Surcouf Gérard Barray tourne le policier du commissaire San Antonio. En 1969 il tourne avec la jeune Claude Jade dans Le témoin. Il y incarne le personnage de Van Britten, un mystérieux conservateur de musée, qui séduit une jeune prof d'anglais. C'était son dernier rôle principale. Pour Claude Berri il tourne 1970 Le Cinéma de papa (le rôle de Richard, un acteur super star et plutôt capricieux). Son comeback en 1997: Ouvre les yeux d' Alejandro Amenabar: Il est alors Devernois, un personnage de la télévision.

Gérard Barray a été nommé Officier dans l'Ordre des Arts et des Lettres en janvier 2010[2].

Films de cape et d’épée[modifier | modifier le code]

  • Le Capitaine Fracasse (Pierre Gaspard Huit, 1961) : inspiré de l’œuvre de Théophile Gautier, le film met en scène le théâtre de tréteaux et la comedia dell arte, qui est l’un des piliers de la genèse du genre de cape et d’épée.
  • Les Trois Mousquetaires (deux époques) (Bernard Borderie, 1961) : on ne présente plus l’œuvre d’Alexandre Dumas, ici adaptée en deux films, avec une distribution fort attrayante.
  • Le Chevalier de Pardaillan (Bernard Borderie, 1962) : moins connu que d’Artagnan, le héros de Zévaco, Pardaillan, n’en est pas moins bondissant et plein de panache. Comme d’Artagnan, Gérard Barray l’incarnera deux fois.
  • Hardi ! Pardaillan (Bernard Borderie, 1963) : plus comique que le premier opus, ce second film nous permet de voir ressusciter Guy Delorme (le méchant du cinéma de cape et d’épée français), pourtant tué lors du premier film …
  • Scaramouche (Antonio Isasi-Isasmendi, 1963) : inspirée par la version de Rafael Sabatini du personnage de Scaramouche (comédien français insouciant que la rumeur fait le fruit des amours ancillaires d'un important seigneur), cette coproduction franco-espagnole n'hésite pas à utiliser la Cathédrale de Burgos comme décor d'une histoire censée se dérouler à Paris.

Films d'aventure[modifier | modifier le code]

  • Les Frères Corses (Antonio Majano, 1962): certaines séquences sont proches de certains films de la Hammer, de par leur ambiance. L’occasion de revoir Barray dans un rôle à la Vallombreuse, Geoffrey Horne étant le héros de cette histoire. Un rôle que Barray ne voulait pas après celui de d’Artagnan, mais il est des cachets qui ne se refusent pas…
  • Shéhérazade (Pierre Gaspard Huit, 1962): Gérard Barray donne la réplique à Anna Karina, et retrouve Pierre Gaspard Huit à la réalisation quelques années après que celui-ci l’ait lancé dans le genre…
  • Surcouf, le tigre des sept mers (Roy Rowland, 1965): Sergio Bergonzelli est crédité pour des raisons légales).
  • Tonnerre sur l'océan Indien (Roy Rowland, 1967): à cheval entre le film de cape et d’épée et le film de piraterie, Les deux films Surcouf marquent la fin de la carrière cinématographique de Cape et d’épée de Gérard Barray

Films policiers[modifier | modifier le code]

  • Sale temps pour les mouches (uy Lefranc, 1967) Le commissaire San-Antonio (Gerard Barray) et son fidèle adjoint Bérurier s'infiltrent dans un gang soupçonné de tremper dans l'affaire, afin de remonter la filière...
  • Béru et ces dames (Guy Lefranc, 1968) Un mystère apparaît lorsque deux policiers (Gérard Barray et Jean Richard) découvrent un secret d'héritiers...
  • Le témoin (Anne Walter, 1969) Cécile (Claude Jade), le témoin d'un meurtre, rencontre Van Britten (Barray). Elle est fascinée comme le petit oiseau par le serpent et Cécile devient la maîtresse de cet homme étrange...

Filmographie[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]