Sousceyrac

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Sousceyrac
Mairie
Mairie
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Lot
Arrondissement Arrondissement de Figeac
Canton Canton de Sousceyrac
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Sousceyrac
Maire
Mandat
Francis Laborie
2008-2014
Code postal 46190
Code commune 46311
Démographie
Population
municipale
907 hab. (2010)
Densité 16 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 52′ 27″ N 2° 02′ 11″ E / 44.8741666667, 2.03638888889 / 44.8741666667; 2.0363888888944° 52′ 27″ Nord 2° 02′ 11″ Est / 44.8741666667, 2.03638888889 / 44.8741666667; 2.03638888889  
Altitude Min. 399 m – Max. 745 m
Superficie 57,64 km2
Localisation

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Sousceyrac

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Sousceyrac

Sousceyrac est une commune française, située dans le département du Lot et la région Midi-Pyrénées.

Sommaire

Géographie [modifier]

Commune située dans le Quercy sur les anciennes routes nationales : route nationale 653 et route nationale 673.

Histoire [modifier]

Sousceyrac, situé sur les contreforts du Massif Central dans la région la plus reculée du Quercy, était selon Ferdinand Preyssoure "un bourg de médiocre importance[1] : un pays de châtaigniers, de genêts et de sols pauvres adossé aux monts d'Auvergne; une vocation agricole naturellement mais aussi une région de passage relativement aisée entre Auvergne et Haut-Quercy.

La conformation actuelle de Sousceyrac suggère l'historique de son développement : l'église entourée de son « village ecclésial », l'enceinte médiévale, le château, le bourg des Condamines. Même s'il a perdu son église d'origine, reconstruite au XIXe siècle et si son château fort a été remplacé au XIXe siècle par un couvent. Après une villa romaine dont l'existence est attestée sur la motte du château, Sousceyrac s'est développé autour de son église Saint-Martin aux IXe et Xe siècles comme village ecclésial. Sousceyrac fut vraisemblablement cédé au IXe siècle par l'abbaye de Figeac aux seigneurs de Calmon d'Olt en échange de protection, bien que l'église soit alors restée dans la mouvance de l'abbaye de Figeac, puis après 1351 de celle de Maurs[2]. Le château de Sousceyrac est alors construit sur la motte à l'ouest du bourg qui se développe dans l'enceinte médiévale : quatre tours rondes fortifiées. La châtellenie de Sousceyrac passa ensuite au XIIIe siècle aux barons de Castelneau, puis aux ducs de Luynes qui n'y résidaient pas.

Sousceyrac comme l'ensemble du Quercy souffrit de la guerre de Cent ans (1345-1453): le château fut attaqué plusieurs fois par les Grandes Compagnies anglaises mais résista, alors qu'une grande partie de la région était aux mains des anglais. L'église romane fut détruite. "Sousceyrac fut complètement terrorisé et mis à sac par les compagnies anglaises... au point qu'en 1409, lorsque le seigneur de l'endroit, revenu, sans doute grâce à une rançon en possession de ses terres prend de nouveaux emphythéotes (tenanciers), le pays est désert" et il faut faire appel aux paysans des environs pour cultiver les dépendances du domaine de Sousceyrac[3]. Pendant les guerres de religion (1570-1590), très disputées en Quercy, le bourg devient protestant et le restera jusqu'à l'édit de Nantes. L'église fut alors saccagée. G. Lacoste raconte comment un prédicateur calviniste fit des adeptes à Sousceyrac et dans les environs. Un meunier de Sousceyrac appelé Bessonies (Jean Bessonias), fut un des premiers qui dénoncèrent le joug de la foi. Il devint le fléau de la Haute-Auvergne et du Haut-Quercy". Après avoir été pendant 12 ans la terreur de tout le pays et pillé la plupart des églises de la région, il finit en 1571 « tué par son domestique et jeté dans un lac voisin de Sousceyrac[4] ».

Sousceyrac n'est pas épargné par la Révolution : l'église est fermée en 1792 et ses prêtres forcés à l'exil ou à la clandestinité, le château abandonné, les remparts démantelés. Après la Révolution et à la fin du XIXe siècle Sousceyrac connaît les divisons entre républicains et conservateurs : Ferdinand de Laroussilhe, raconte dans Les Cendres du foyer comment il a organisé le premier banquet républicain à Sousceyrac en 1880 pour célébrer le 14 juillet qui venait d'être institué[5]. Les élections de 1881 qui donnent la victoire à l'Union républicaine et introduisent le ministère Gambetta, sont très disputées à Sousceyrac et le maire républicain sortant Louis Vic est battu en janvier 1881 par le candidat conservateur Victor Piales d'Axtrez. Ces événements sont romancés dans Le Roi d'Yvetot, un feuilleton paru dans la presse républicaine qui raconte comment un conseil municipal réactionnaire corrompu a battu les républicains aux élections par le mensonge et la diffamation[6]... Ce récit d'un enfant du pays, commencé dans un style tout à fait burlesque se termine par un hymne vibrant à l'école communale qui par l'enseignement va libérer le peuple du cléricalisme.

Sur les ruines du château on construisit au XIXe siècle le couvent des ursulines devenu en 1966 maison de retraite à l'initiative du Dr Dumas.

Sousceyrac, bourg d'une région agricole peuplée mais pauvre a naturellement été affecté par l'exode rural particulièrement marqué en Quercy (le Lot ayant perdu près de la moitié de sa population autour de 1900). Aujourd'hui la maison de retraite maintient une activité économique substantielle.

Administration [modifier]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 2014 Francis Laborie    
mars 2001 2008 Maurice Blazi PRG Ancien Conseiller général
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Démographie [modifier]

En 2010, la commune comptait 907 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 629 1 482 1 626 1 724 1 744 1 920 1 839 2 022 2 100
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 100 1 961 2 045 2 012 1 922 1 947 1 942 1 880 1 797
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 754 1 701 1 609 1 510 1 327 1 359 1 335 1 290 1 200
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2009 2010
1 227 1 236 1 044 1 058 1 064 988 920 910 907
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1962[7] puis Insee à partir de 1968[8].)

Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments [modifier]

  • Le "Carrayrat". Sousceyrac a conservé de son passé médiéval un ensemble de vieilles maisons des XVe, XVIe et XVIIe siècles, groupées autour de leur église et autrefois entourées d'une enceinte. De celle-ci il reste deux portes fortifiées monumentales donnant accès à la vielle ville : le portail Notre-Dame doté d'une belle chapelle suspendue et la porte Saint-Antoine. Le bourg s'est ensuite développé autour de la place des Condamines qu'entourent quelques belles demeures des XVIIIe et XIXe siècles. Le château féodal des Calmont d'Olt, (quatre tours rondes coiffées de lauzes) passé aux barons de Castelneau puis aux Luynes a été détruit au XIXe siècle. Sur son site se trouve le beau bâtiment de l'ancien couvent des ursulines - devenu maison de retraite - et sa chapelle Sainte-Angèle. Les deux premières églises de Sousceyrac ont été détruites pour céder la place au XIXe siècle à une église néo-gothique. Malgré ces disparitions, le site de Sousceyrac constitue un ensemble harmonieux.
  • Le bois de la Luzette : Ce bois, d'une superficie de 270 hectares, domaine de chasse des châtelains de Sousceyrac appartient pour partie au ministère de l'Agriculture mais reste en partie accessible au public. L'association "Sousceyrac d'hier à aujourd'hui" y a aménagé un sentier botanique de randonnée qui permet de découvrir les espèces végétales du Ségala.
  • Le "Déjeuner de Sousceyrac" illustré par Pierre Benoit, constitue une halte agréable, dotée depuis 2008 d'une étoile au guide Michelin venue récompenser son excellente cuisine de terroir.

Voir aussi [modifier]

Références [modifier]

  1. Ferdinand Preyssoure : La Vie économique et sociale dans les environs de Sousceyrac au XVIe siècle, Bulletin de la Société historique du Lot, 1971, réédité dans la revue Sousceyrac d'hier à aujourd'hui en 2008.
  2. Y. Aquioupou, Quand les églises du Ségala ont la parole, association "Sousceyrac d'hier à aujourd'hui", 2006.
  3. F.de Laroussilhe, La Commanderie-baronnie de Latronquière, Ordre de Malte, 1894, réédité en 1998 par l'Office de Tourisme de La Tronquière
  4. Guillaume Lacoste : Histoire de la province de Quercy ; Girma, Cahors 1883.
  5. F.de Laroussilhe : Les Cendres du foyer, 1913, réédité en 2008 par l'association "Sousceyrac d'hier à aujourd'hui".
  6. "Le roi d'Yvetot", le Réformateur du Lot, Cahors, sept.1881
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010

Notes [modifier]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Personnalités liées à la commune [modifier]

Liens externes [modifier]