11e brigade parachutiste

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11e brigade parachutiste
L'insigne de la brigade "Le Charognard"
L'insigne de la brigade "Le Charognard"

Période 1999
Pays Drapeau de la France France
Branche Armée de terre française
Type Brigade Parachutiste
Rôle Infanterie
Effectif 8 500 personnes
Fait partie de Commandement des forces terrestres (CFT)
Composée de 1er RCP
1er RHP
1er RTP
2e REP
3e RPIMa
8e RPIMa
11e CCTP
17e RGP
35e RAP
Garnison Quartier Balma - Toulouse
Ancienne dénomination 11e brigade parachutiste
Anniversaire Saint-Michel (29 septembre)
Commandant Général de brigade Patrice Paulet
Commandant historique

La 11e brigade parachutiste (11e BP) est une unité de l'armée de terre française, à dominante infanterie, composée de troupes aéroportées et spécialisée dans le combat aéroporté et l'assaut par air. Sa vocation prioritaire est la projection dans l'urgence afin de fournir une première réponse à une situation de crise. Unité d'élite de l'armée française, elle est commandée par un général de brigade dont l'état-major est basé à Balma, près de Toulouse. Ses soldats et marsouins portent un béret rouge (amarante) sauf les légionnaires du 2e REP qui portent le béret vert de la Légion étrangère.

La 11e BP, issue de la 11e DLI, a été créée à partir des unités parachutistes de la 10e et 25e DP, dissoutes à la suite du putsch des généraux lors de la guerre d'Algérie.

Création et différentes dénominations[modifier | modifier le code]

  • 1er mai 1961 : création de la 11e division légère d'intervention (11e DLI)[1], à partir des unités des 10e et 25e DP dissoutes
  • 1er décembre 1963 : création de la 11e division par fusion de la 11e DLI et de la 9e brigade d'outre-mer[2].
  • 1er avril 1971 : la 11e division devient la 11e division parachutiste (11e DP)
  • Juin 1999 : la 11e DP devient 11e brigade parachutiste (11e BP)

Origines et histoire[modifier | modifier le code]

La 11e division légère d'intervention[modifier | modifier le code]

Organigramme de la 11e DLI le 1er mai 1961

La 11e DLI est créée le 1er mai 1961 à partir des éléments des 10e et 25e divisions parachutistes, dissoutes suite au putsch des généraux, et de la 11e DI alors pressentie pour devenir la troisième division parachutiste[3]. L'unité, commandée par le général Marzloff[4], rejoint la métropole le 1er juillet 1961. Le 1er août 1963 le 13e RDP quitte la division et prend garnison en Lorraine à Dieuze et Nancy[5].

De sa création au 30 novembre 1963, la 11e DLI est constituée des unités suivantes[1] :

Éléments organiques et de soutien
  • 61e compagnie de quartier général (61e CGQ)
  • 61e compagnie de transmission (61e CT)
  • Peloton ALAT (PMAH 11)
  • Groupe de transport 513 (GT 513)
  • 61e compagnie de génie aéroporté (61e CGAP)
  • 61e compagnie de réparation divisionnaire (61e CRD)
  • 61e compagnie médicale (61e CMA)
  • 61e section de ravitaillement d'intendance (61e SRI)
Infanterie parachutiste
  • 1er RCP (1er régiment de chasseurs parachutistes)
  • 9e RCP (9e régiment de chasseurs parachutistes)
  • 3e RPIMa (3e régiment de parachutistes d'infanterie de marine)
  • 6e RPIMa (6e régiment de parachutistes d'infanterie de marine)
  • 8e RPIMa (8e régiment de parachutistes d'infanterie de marine)
Artillerie parachutiste
Cavalerie parachutiste
  • 1er RHP (1er régiment de hussards parachutistes)

Il est à noter qu'il ne subsiste plus aucune unité de Légion au sein de la nouvelle division. Le 1er octobre 1963 la division intègre la BOMAP (base opérationnelle mobile aéroportée).

La 11e division[modifier | modifier le code]

Organigramme de la 11e division le 1er juillet 1966

Le 1er décembre 1963, la 11e DLI fusionne avec la 9e brigade d'infanterie de marine et devient la 11e division. À partir de juillet 1966, l'unité, outre les éléments divisionnaires d'appui et de soutien, s'articule autour de trois brigades, la 9e BIMa à Saint-Malo, la 20e BAP à Toulouse et la 25e BAP à Pau.

Un bataillon de soutien, le 61e BS, est créé le 1er février 1964 à Auch. Il supervise les services de santé et d'intendance de la division. En mars, c'est au tour du 61e BTAP d'être mis sur pied à Pau, afin de regrouper les compagnies de transmissions existantes.

En juillet 1966, la 11e division atteint un effectif de 16 000 hommes, se dote de 2 brigades qui regroupent les cinq régiments parachutistes (20e brigade à Toulouse et 25e à Pau). Elle est alors constituée des unités suivantes[6] :

Éléments organiques et de soutien
  • 61e compagnie de quartier général (61e CGQ)
  • 61e bataillon de transmission aéroporté (61e BTAP)
  • 1er RHP (1er régiment de hussards parachutistes)
  • RICM (Régiment d'infanterie-chars de marine)
  • 35e RAP (35e régiment d'artillerie parachutiste)
  • 11e RAMa (11e régiment d'artillerie de marine)
  • 17e RGAP (17e régiment du génie aéroporté)
  • Groupe de transport 513 (GT 513)
  • GALDIV 11 (groupe d'aviation légère de la 11e division)
  • Poste de Commandement Air Mobile 50/351
  • BOMAP (base opérationnelle mobile aéroportée)
  • 61e bataillon de soutien (61e BS)
    • 61e CMLAP
    • 11e CLRM
    • 511e CRRM
    • 11e et 61e SEI
9e brigade d'outre mer
  • 1er RIMa (1er régiment d'infanterie de marine)
  • 2e RIMa (2e régiment d'infanterie de marine)
  • 3e RIMa (3e régiment d'infanterie de marine)
  • 409e BS
20e brigade aéroportée
  • 9e RCP (9e régiment de chasseurs parachutistes)
  • 3e RPIMa (3e régiment de parachutistes d'infanterie de marine)
  • 8e RPIMa (8e régiment de parachutistes d'infanterie de marine)
  • CLT no 5
25e brigade aéroportée
  • 1er RCP (1er régiment de chasseurs parachutistes)
  • 6e RPIMa (6e régiment de parachutistes d'infanterie de marine)
  • CLT no 6

La 11e division parachutiste[modifier | modifier le code]

Mortier en action lors du sauvetage de Kolwezi.
Un radio sur une jeep lors de l'opération Bonite.
Parachutistes français de la Force multinationale de sécurité à Beyrouth avec un LRAC F1, 1er avril 1983.

La 11e division disparaît le 1er avril 1971 pour former la 11e division parachutiste à Toulouse. La 9e brigade d'outre-mer quitte la division et les 20e et 25e BAP deviennent respectivement les 1re et BP (brigade parachutiste) et intègrent chacune un bataillon de soutien. Les trois régiments de soutien sont réorganisés en deux régiments interarmes d'appui qui conservent néanmoins leur nom d'origine (1er RH et 35e RA). Le 17e RGAP disparait.

Le 1er juillet 1971, la 11e DP est constituée des unités suivantes[7] :

Éléments organiques et de soutien
1re brigade parachutiste
  • 9e RCP (9e régiment de chasseurs parachutistes)
  • 3e RPIMa (3e régiment de parachutistes d'infanterie de marine)
  • 8e RPIMa (8e régiment de parachutistes d'infanterie de marine)
  • 35e RA (35e régiment d'artillerie)
  • 420e BCS (bataillon de commandement et de soutien)
2e brigade parachutiste
  • 1er RCP (1er régiment de chasseurs parachutistes)
  • 2e REP (2e régiment étranger de parachutistes)
  • 6e RPIMa (6e régiment de parachutistes d'infanterie de marine)
  • 1er RH (1er régiment de hussards)
  • 425e BCS (bataillon de commandement et de soutien)

Le 1er août 1973 le 61e EQG et la 61e CT sont regroupés et forment le 61e BCT. L'année suivante, le 1er juillet 1974 le 17e RGP est recréé et les régiments interarmes retrouvent leurs spécificités. Le 1er août 1974, le 1er RPIMa est rattaché à la division.

Des unités appartenant aux 2e REP et 35e RAP participent à l'opération Tacaud à partir de 1978 au Tchad[8].

Toujours en 1978, dans le cadre de la coopération militaire avec le Zaïre qui prévoit assistance et formation, le 2e REP est parachuté lors de l'opération Bonite, et participe avec les parachutistes belges au sauvetage de Kolwezi. Lors de cette intervention deux équipes du 13e RDP et une équipe du 1er RPIMa sont également employées pour l'observation et le renseignement.

À cette époque, la France dispose d'une force d'intervention de 20 000 hommes composée de la 11e DP, de la 9e DIMa et de forces navales et aériennes[9].

Le 23 octobre 1983, une compagnie du 1er RCP qui stationne au Liban dans le cadre de la force multinationale de sécurité à Beyrouth, est victime de l'attentat du Drakkar qui occasionne 55 tués dans ses rangs et 3 dans ceux du 9e RCP.

La 11e brigade parachutiste[modifier | modifier le code]

La 11e brigade parachutiste est fondée en 1999 à Balma (Quartier Balma Toulouse), sur la base de la 11e division parachutiste à l'occasion de la restructuration des armées. Cette brigade est engagée en Afghanistan et en Afrique.

Afrique[modifier | modifier le code]

La 11e BP, et notamment le 2e REP, participe à l'opération Licorne en Côte d'Ivoire.

Afghanistan[modifier | modifier le code]

La brigade parachutiste intervient en Afghanistan à partir de 2006 au sein du détachement français de la Force internationale de l'OTAN[10]. Elle est relevée en septembre 2007 par les chasseurs alpins de la 27e BIM.

Le 18 août 2008, une section du 8e RPIMa perd neuf hommes lors de l'embuscade d'Uzbin.

Les paras du 1er RCP de la 11e BP, appartiennent à la première rotation. Les premiers départs ont déjà eu lieu, une première rotation dimanche 1er mai 2011 dans la région de Kâpîssâ, quatre autres vont suivre. Six cent cinquante militaires sont prévus pour une mission de sécurisation de zone.

Le 10 mai 2011, deux compagnies du 1er RCP, soit environ 200 hommes, commandés par le général Maurin[11], chef de la 11e BP, sont projetés sur place et s'envolent pour Nijrab dans l'est du pays pour une mission de six mois. 1 000 parachutistes sont alors engagés en Afghanistan, ils proviennent principalement de l'état-major de la 11e BP et du 1er RCP et sont appuyés d'éléments du 1er RHP, du 17e RGP, du 35e RAP et du 1er RTP[12].

Pour préparer cette mission, la 11e BP a participé à un long entrainement en situation réelle, pour achever la préparation opérationnelle des militaires qui constitue l'état-major de la brigade La Fayette d'avril à octobre 2011. En Afghanistan, ces renforts servent de six mois à un an à Nijrab dans la province de Kâpîssâ (Nord) au sein du Groupement tactique interarmes de Kapisa.

En date du 20 juin 2011, la 11e BP est celle qui a subi le plus de pertes avec 18 tués en Afghanistan[13].

La brigade aujourd'hui[modifier | modifier le code]

Subordinations[modifier | modifier le code]

La 11e BP, seule brigade parachutiste de l'armée de terre française, est subordonnée au CFT (commandement des forces terrestres). Elle ne regroupe pas l'ensemble des unités parachutistes françaises, le 1er RPIMa et le 13e RDP sont en effet rattachés à la brigade des forces spéciales tandis que le 2e RPIMa, stationné en permanence outre-mer à l'île de la Réunion, est rattaché aux forces armées de la zone sud de l'océan Indien (FAZSOI).

Composition[modifier | modifier le code]

Organigramme actuel de la 11e BP

La 11e brigade parachutiste est une unité composée en majorité de fantassins (infanterie) qui dispose néanmoins d'éléments d'artillerie, de cavalerie légère, du génie et du train. Elle dispose notamment du groupement des commandos parachutistes (GCP 11), qui est une unité d'élite opérationnelle appartenant au deuxième cercle des forces spéciales françaises.

Dans les années 2000, la brigade, localisée dans le sud-ouest de la France sauf pour le 2e REP qui se trouve à Calvi en Corse, compte environ 8 500 hommes et femmes répartis dans un état-major et huit régiments :

Commandement
  • État-major à Balma (centre de gravité de la brigade)
  • 11e CCTP (11e compagnie de commandement et de transmissions parachutiste) à Balma
  • GCP 11 (groupement des commandos parachutistes)
Unités de combats
  • 1er RCP (1er régiment de chasseurs parachutistes) à Pamiers
  • 1er RHP (1er régiment de hussards parachutistes) à Tarbes (Ses missions principales sont l'intervention blindée, le combat antichar et la recherche du renseignement de la brigade)
  • 2e REP (2e régiment étranger de parachutistes) à Calvi
  • 3e RPIMa (3e régiment de parachutistes d'infanterie de marine) à Carcassonne
  • 8e RPIMa (8e régiment de parachutistes d'infanterie de marine) à Castres
Unités d'appui et de soutien

Missions[modifier | modifier le code]

La 11e BP est une brigade légère et mobile, capable en cas d'urgence, d'être projetée dans le monde entier afin de répondre à une situation de crise. Elle est spécialisée dans le combat aéroporté et l'assaut par air.

Matériels[modifier | modifier le code]

Véhicules[modifier | modifier le code]

Armement[modifier | modifier le code]

Artillerie[modifier | modifier le code]
Collectif d'infanterie[modifier | modifier le code]
Individuel d'infanterie[modifier | modifier le code]

Stationnement[modifier | modifier le code]

Les unités de la 11e BP sont toutes implantées dans le sud-ouest de la France (Tarbes, Pamiers, Castres, Carcassonne, Montauban et Toulouse) excepté le 2e REP qui est stationné à Calvi en Corse. Le quartier général Niel et l'état major de la brigade sont situés à Toulouse.

L'adresse de l'état major est

11e brigade parachutiste
Quartier Balma
BP29
31998 Toulouse Armées

Traditions[modifier | modifier le code]

Statue de saint Michel.

Exceptés les légionnaires du 2e REP qui ont conservé le béret vert de la Légion étrangère[14], tous les parachutistes de la 11e brigade portent le béret rouge[15]

L'archange Saint Michel, patron des parachutistes français, est fêté le 29 septembre.

La prière du Para, écrite par André Zirnheld en 1938.

Devise[modifier | modifier le code]

Insignes[modifier | modifier le code]

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Le béret vert exposé ne porte pas l'insigne du 2REP

Drapeau[modifier | modifier le code]

Décorations[modifier | modifier le code]

Chant[modifier | modifier le code]

Commandants de l'unité[modifier | modifier le code]

11e DLI[modifier | modifier le code]

  • 1961 - 1963 : général Marzloff

11e division[modifier | modifier le code]

11e DP[modifier | modifier le code]

11e BP[modifier | modifier le code]

Faits d'armes faisant particulièrement honneur à l'unité[modifier | modifier le code]

Personnalités ayant servi au sein de l'unité[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Collectif, Histoire des parachutistes français, Société de Production Littéraire, 1975.
  • J Baltzer et E Micheletti, Insignes et brevets parachutistes de l'armée française, Histoires et collections, 2001, (ISBN 2 913 903 118).
  • D Lassus, article sur les insignes des troupes aéroportées dans la revue Uniformes, no 278, septembre - octobre 2011.
  • C Parvulesco, Les paras, l'honneur de servir, ETAI, 2006, (ISBN 2 7268 9452 6).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b In Revue Uniformes no 278 (sept-oct 2011), page 30
  2. In Histoire des parachutistes français, page 556.
  3. In Revue Uniformes no 278 (sept-oct 2011), page 28
  4. Le général Marzloff n'est pas breveté parachutiste, in Les pars l'honneur de servir, page 151.
  5. In Histoire des parachutistes français, page 556
  6. In Histoire des parachutistes français, pages 557 et 559
  7. In Histoires des parachutistes français, page 560.
  8. (en) De Lespinois, Jérôme, « Emploi de la force aérienne - Tchad 1969–1987 », Penser les Ailes françaises, no 6,‎ 2005, p. 70–72 (lire en ligne [PDF])
  9. (en) Ministère de le défense, « L'opération "Léopard" », collection "mémoire et citoyenneté", no 37,‎ 1978, p. 1 (lire en ligne [PDF])
  10. Site de la représentation permanente française auprès de l'Otan, La 11e brigade parachutiste de Toulouse prend le relais en Afghanistan : - La 11e brigade parachutiste de Toulouse prend le relais en Afghanistan - La France à l'Otan
  11. 200 soldats mobilisés pour l'Afghanistan - Grand Sud : Ladépêche.fr (part en mission pour une année entière, il prendra en charge l'état-major en Afghanistan baptisé « Task Force Lafayette »)
  12. Vocation militaire: 200 soldats mobilisés pour l'AfghanistanMobilisés pour l'Afghanistan.
  13. Jean-Marc Tanguy, « In memoriam : 1CL Florian Morillon », Le mamouth,‎ 19 juin 2011 (consulté le 20 juin 2011)
  14. Les parachutistes de la Légion sont d'ailleurs les premiers à avoir porté cet attribut.
  15. « 11e Brigade Parachutiste - Béret Rouge - Armée de Terre » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2013-03-30Traditions.
  16. http://www.lunion.presse.fr/article/autres-actus/necrologie-deces-du-general-jacques-lemaire-deces-du-general-jacques-lemaire

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]