Les Tontons flingueurs

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Les Tontons flingueurs
Titre original Les Tontons flingueurs
Réalisation Georges Lautner
Acteur(s) Lino Ventura

Bernard Blier
Jean Lefebvre
Francis Blanche
Venantino Venantini
Robert Dalban
Claude Rich

Scénario Albert Simonin
Georges Lautner
Dialogues Michel Audiard
Musique Michel Magne
Décorateur Jean Mandaroux
Photographie Maurice Fellous
Montage Michelle David
Producteur(s) Irénée Leriche
Robert Sussfeld
Format 35mm (Noir et blanc)
Genre Comédie policière
Durée 105 min
Sortie 27 Novembre 1963

Les Tontons flingueurs est un film franco-italo-allemand, réalisé par Georges Lautner, sorti sur les écrans en 1963. Il est l'adaptation du roman d'Albert Simonin Grisbi or Not Grisbi, troisième volet d'une trilogie consacrée au truand Max le Menteur, qui comprend aussi Touchez pas au grisbi et Le cave se rebiffe, également adaptés à l'écran.

Sommaire

[modifier] Synopsis

Dans le film de Lautner, Max le Menteur devient Fernand Naudin (Lino Ventura), un ex-truand reconverti dans le négoce de machines agricoles, à Montauban. Sa petite vie tranquille va basculer lorsque son ami d'enfance, Louis dit le Mexicain, un gangster notoire, de retour à Paris, l'appelle à son chevet...

Celui-ci, mourant, confie à Fernand, avant de s'éteindre, la gestion de ses « affaires » ainsi que l'éducation de sa petite Patricia (Sabine Sinjen), au mécontentement de ses troupes et sous la neutralité bienveillante de maître Folace (Francis Blanche) son notaire, qui ne s'émeut pas trop de la querelle de succession à venir.

Fernand Naudin doit affronter les frères Volfoni – Raoul (Bernard Blier) et Paul (Jean Lefebvre) – qui ont des visées sur les affaires du Mexicain : un tripot clandestin, une distillerie tout aussi clandestine, une maison close, etc. D'autres "vilains" vont se révéler être trés intéressés par la succession dont Théo et son ami Tomate.

Outre le sel des répliques d'Audiard, le charme du film réside dans les astuces utilisées pour masquer à Patricia et son ami Antoine (Claude Rich), ainsi qu'au père de ce dernier, la véritable situation.

[modifier] Fiche technique

[modifier] Distribution

[modifier] Anecdotes

  • La Gaumont ne croyait pas au succès du film qui n’était défendu que par Alain Poiré et, pour limiter les risques financiers, s’associa avec d’autres maisons de production. Ceci explique la présence dans le casting d’acteurs allemands (Sabine Sinjen et Horst Frank) et italiens (Venantino Venantini).
  • Michel Audiard trouvait la scène de la cuisine inutile et elle faillit bien ne jamais exister. C’est Georges Lautner qui l’a rétablie en hommage à Key Largo, ce fameux film noir dans lequel on voit des gangsters accoudés à un bar évoquer avec nostalgie le bon temps de la prohibition.
  • Michel Audiard aurait préféré comme titre « le Terminus des prétentieux », expression que l’on retrouve dans une réplique de Raoul Volfoni : « Il entendra chanter les anges, le gugusse de Montauban. Je vais le renvoyer tout droit à la maison mère, au terminus des prétentieux ! » Mais ses partenaires le jugèrent trop pompeux. Le titre « le Terminus des prétentieux » apparaîtra en manière de clin d’œil sur un fronton de cinéma dans un film ultérieur de Lautner, Flic ou voyou.
  • Jean Gabin fut un temps pressenti pour tenir le rôle de Fernand Naudin. Il posa cependant de telles exigences (il souhaitait imposer son équipe de techniciens) qu’il ne fut pas retenu au grand soulagement de Michel Audiard avec lequel il était momentanément fâché à l’époque. Le choix se porta un temps sur Paul Meurisse, mais celui-ci déclina le rôle pour raisons de santé. Il apparaît toutefois quelques secondes dans la scène finale.
  • Georges Lautner n’a utilisé qu’un seul thème musical, réalisé par Michel Magne et interprété dans différents styles musicaux (orchestral, rock, valse, etc.), y compris le fameux piano-banjo à chaque bourre-pif de Fernand. Ce thème est restreint aux quatre notes du bourdon de Notre-Dame et même la sonate présentée dans le film comme étant de Corelli est l'œuvre de Michel Magne qui s'en est toujours amusé.
  • Le film ne fut pas un énorme succès populaire dès sa sortie en salle puisqu’il ne déplaça que 450 000 spectateurs en six mois dans Paris et sa périphérie, ce qui n’a rien d’exceptionnel. Mais sa réputation n’a fait que croître au fil des années et il est depuis passé quinze fois à la télévision et s’est vendu à 250 000 exemplaires lors de sa sortie en DVD en 2002. Il fut en revanche éreinté par la critique (la mode était plutôt à la nouvelle vague), et en particulier par Henry Chapier (« Vous pavoisez haut... mais vous visez bas »).
  • La qualité de réalisation du DVD a été très soignée, entre autres par élimination numérique de l’inévitable tressautement d’image des projecteurs 35 mm. Le même traitement a par la suite été accordé à un autre film, Le cave se rebiffe. L’opération de colorisation de ces deux longs métrages fut plus discutée, mais reste toujours « réversible » par élimination de la couleur, ce que permettent la plupart des téléviseurs (avec néanmoins une perte de netteté et de tons dans les gris malgré une augmentation artificielle du contraste).
  • Les dernières scènes du film (mariage-explosion) furent tournées dans et autour de l'église Saint-Germain-de-Charonne, place Saint-Blaise, Paris 20e.
  • Le tournage de la célébre scéne de la cuisine se réalisa dans une maison à Rueil-Malmaison , maison louée par La Gaumont...

[modifier] Voir aussi

[modifier] Bibliographie

  • Pierre-Jean Lancry, Pleins feux sur... Les Tontons flingueurs, Horizon illimité, 2004 (ISBN 2-84787-102-0)
  • Jean-Luc Denat, "Les Tontons Flingueurs Et Les Barbouzes - Toute Une Époque !" Harmattan 1998

[modifier] Liens externes

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