17e régiment du génie parachutiste

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17e régiment du génie parachutiste
Image illustrative de l'article 17e régiment du génie parachutiste

Période 1er mars 1944
Pays Drapeau de la France France
Branche Armée de Terre
Type Régiment du Génie parachutiste
Fait partie de 11e brigade parachutiste
Garnison Montauban
Quartier Doumerc
Caylus
Ancienne dénomination 17e régiment colonial du génie 17e bataillon du génie aéroporté
17e régiment du génie aéroporté
Surnom « Le couteau suisse » de la brigade parachutiste / « Les démineurs de l'espoir »
Couleurs rouge et noir
En l’honneur de sa Marraine Son Altesse Royale(SAR) Caroline GRIMALDI, Princesse Héréditaire de Monaco
Devise « sapeur suis, para demeure »
Marche chants "L'Adieu suisse" - "L'Echo du sapeur parachutiste"
Mascotte aigle royal « Bac-Kan », puis pygargue à tête blanche « Malizia »
Inscriptions
sur l’emblème
Germersheim 1945
AFN 1952-1962
Anniversaire Saints-Patrons : -29septembre : Saint-Michel
-4 décembre : Sainte-Barbe
Guerres Seconde Guerre mondiale
Guerre d'Indochine
Guerre d'Algérie
Guerre du Golfe
Guerre en Afghanistan
Opération Serval
Fourragères Aux couleurs du ruban de la Croix de la valeur militaire
Décorations Le régiment est décoré de la Croix de guerre 1939-1945
une étoile de vermeil
Croix de la valeur militaire
trois palmes
Médaille d’honneur pour acte de courage et de dévouement bronze

Les fanions des 1er, 2e et 3e compagnies de combat sont décorés de la Croix de guerre TOE
une palme (la 2)
deux étoiles de vermeil (la 1 et la 3).

Le 17e régiment du génie parachutiste (RGP) est une unité militaire française basée à Montauban (Tarn-et-Garonne). Il reprend les traditions du 17e régiment colonial du génie qui s'était illustré lors de la seconde guerre mondiale.

Depuis 1945, le génie parachutiste participe à tous les grands engagements de l'armée française.

Le 17e régiment du génie parachutiste fait partie de la 11e brigade parachutiste au profit de laquelle il assure toutes les missions spécifiques du Génie d'assaut parachutiste dans un cadre d'emploi aéroporté, héliporté et mécanisé.

Les capacité et les aptitudes du 17e RGP sont uniques en Europe.

Elles lui permettent d'être projeté dans l'urgence et en premier, partout dans le monde, sur tous théâtres d'opérations, en appui des régiments parachutistes.

Hautement qualifié, le 17e RGP est un outil polyvalent aux personnels multi-compétents (le régiment est surnommé le "couteau suisse"…). À la disposition permanente du commandement, les savoir-faire spécifiques du 17 ont conduit celui-ci à privilégier notamment le combat en zone urbaine, le franchissement d'assaut, la reconnaissance dans la profondeur, l'aide au déploiement, ainsi que les actions nécessitant sang-froid et compétence telles les opérations de déminage et de dépollution (munitions, obus, engins explosifs…) qui ont fait sa notoriété au niveau international.

Il est présent sans discontinuer depuis 1975 sur tous les théâtres opérationnels (Liban, Tchad, Nouvelle-Calédonie, Guyane, Pakistan, Kurdistan, Koweït, Cambodge, Somalie, Rwanda, Gabon, Mozambique, ex-Yougoslavie, Albanie, Kosovo, Afghanistan, Mali…).

Pour ces différents engagements le 17e RGP a été cité trois fois à l'ordre de l'armée.

Création et différentes dénominations[modifier | modifier le code]

  • Créé le 1er mars 1944 à Port Lyautey au Maroc sous le nom de 17e régiment colonial du génie. Dissous le 16 novembre 1945.
  • Créé le 1er août 1946 en Algérie, à partir du 91e Bataillon du génie, il est l'unité Génie parachutiste de la 25e Division aéroportée, sous le nom de 17e Bataillon du génie. La Compagnie 17/9 stationne à Hussein Dey, la 17/1 à Bougie, la 17/2 au Maroc, la 17/3 à Mont-de-Marsan. Dissout avec la division en juillet 1948, il subsiste un Groupement du Génie no 17 au sein du Centre des spécialités aéroportées jusqu'en février 1949.
  • Le Groupement du Génie no 17 prend l'appellation 17e Bataillon du génie aéroporté le 15 février 1949 puis s'installe en métropole à Castelsarrasin (Tarn-et-Garonne) sous les noms successifs de 17e Bataillon du génie aéroporté, Centre d'instruction du génie aéroporté no 17, 17e Régiment du génie aéroporté. Dissous le 30 juin 1971, deux compagnies du Génie aéroporté subsistent et sont intégrées au sein de deux régiments interarmes à Tarbes et Auch.
  • Reconstitué à Montauban le 1er juillet 1974 sous le nom de 17e Régiment du génie aéroporté à partir des compagnies de Génie parachutistes des régiments interarmes, il s'installe au quartier Doumerc. Il prend l'appellation de 17e Régiment du génie parachutiste en 1978.

Implantation[modifier | modifier le code]

Basé à Montauban, au quartier Doumerc, le 17e RGP est situé à environ 50 km au nord de Toulouse. Un détachement est en cantonnement au camp du lieutenant-colonel Normand de Caylus

Chefs de corps depuis 1963[modifier | modifier le code]

17e R.G.A.P

  • 1963-1963 Chef de Bataillon Fanget
  • 1963-1966 Lt- Colonel Pantalacci
  • 1966-1968 Lt-Colonel Campet
  • 1969 1970 Lt-Colonel Marinelli
  • 1970-1971 Lt-Colonel Du Boucher
  • 1974-1976 lt-Colonel Martin
  • 1976-1978 Lt-Colonel Le Bris

17e R.G.P

  • (1978-1980) Colonel Roquejeoffre
  • (1980-1982) Colonel Ferrand
  • (1982-1984) Colonel Christian Quesnot
  • (1984-1986) Colonel Fauchier
  • (1986-1988) Colonel Magon de la Ville Huchet
  • (1988-1990) Colonel Ranson
  • (1990-1992) Colonel Peyrefitte
  • (1992-1994) Colonel Dupré
  • (1994-1996) Colonel Cambournac
  • (1996-1998) Colonel Pecchioli
  • (1998-2000) Colonel Szwed
  • (2000-2002) Colonel Berger
  • (2002-2004) Colonel Dominguez
  • (2004-2006) Colonel Kuntz
  • (2006-2008) Colonel Esparsa
  • (2008-2010) Colonel Jouslin de Noray
  • (2010-2012) Colonel Poitou
  • (2012-2014) Colonel Vales
  • (2014-) Colonel Thierry Tricand de la Goutte

Historique[modifier | modifier le code]

1870/71 : création de la 17e Compagnie (2e Régiment du génie) : participation à la défense de Paris, Saint-Denis, Mont-Valérien, combats du Bourget, batailles de Champigny et de Buzenval, établissement de ponts sur la Marne.

1876 : création du 17e Bataillon du génie, intervient en Algérie.

1881 : 1 compagnie no 17 participe à l'expédition de Tunisie.

1912 : 4 compagnies no 17 participent à la pacification du Maroc.

1914/1918 : 23 compagnies du 17e Bataillon du génie combattent en Ardennes belges, Marne, Champagne, Artois, Verdun, Aisne, Flandres, Oise, Woëvre.

1916/1920 : 4 compagnies no 17 interviennent au Maroc, rattachées à la Division marocaine.

1923 : création du 17e Régiment du génie : le 1er bataillon du régiment stationne à Strasbourg, le second est détaché à l'Armée française du Rhin à Biebrich en Allemagne.

1928 : le 17e Régiment du génie devient le 1er Régiment du génie.

1940 : 2 compagnies du génie no 17 combattent dans l'Oise. Création du 17e Bataillon à Castelsarrasin (Tarn-et-Garonne) qui deviendra le 5e Bataillon du génie.

1944/1945 : création du 17e Bataillon colonial du génie au Maroc. Il rejoint la Corse et combat de Toulon à Ulm (campagne de France et d'Allemagne) au sein de la 1re Armée (Rhin et Danube).

1946/1949 : création du 17e Bataillon du génie en Algérie rattaché à la 25e Division aéroportée. Il devient en 1948 le Groupement du génie no 17 du Centre des spécialités aéroportées, puis création en 1949 à Hussein-Dey du 17e Bataillon du génie aéroporté dont les sapeurs parachutistes sont présents depuis 1946 en Algérie et au Maroc. Le Bataillon est transféré en métropole à Castelsarrasin en 1949 où il intègre sa compagnie créée à Mont-de-Marsan en 1947.

1947 : une section de sapeurs parachutistes intervient en Indochine au sein du 61e Bataillon colonial du génie.

1948 : une section de sapeurs parachutistes intervient en Indochine au sein du 71e Bataillon colonial du génie.

1948/1953 : 3 sections successives de sapeurs parachutistes du 17e Bataillon du génie aéroporté interviennent en Indochine.

1953 : regroupement des sections de sapeurs parachutistes d'Indochine du 17e Bataillon du génie aéroporté et du 71e Bataillon colonial du génie pour création de la 17e Compagnie parachutiste du génie qui intervient à Dien-Bien-Phu (opération Castor).

1950/1951 : engagement des volontaires du 17e Bataillon du génie aéroporté au Bataillon français de l'ONU (guerre de Corée).

1954 : création de la 3e Compagnie du génie aéroporté vietnamien en Indochine commandée et formée par des cadres de la 17e Compagnie parachutiste du génie.

1953/1962 : la 1re compagnie de combat du 17e Bataillon du génie aéroporté intervient en Algérie et devient en 1955 la 60e Compagnie du génie aéroporté rattachée à la 10e Division parachutiste. Elle intervient en 1956 à Suez (Égypte) et en 1961 à Bizerte (Tunisie).

1956/1962 : la 75e Compagnie du génie aéroporté issue de la 3e compagnie de combat du 17e Bataillon du génie aéroporté est rattachée à la 25e Division parachutiste d'Algérie. Elle devient en 1961 la 61e compagnie du génie aéroporté et intervient à Bizerte (Tunisie).

1958 : création du Centre d'instruction du génie aéroporté no 17 à Castelsarrasin.

1963 : création du 17e Régiment du génie aéroporté à Castelsarrasin à partir des sapeurs parachutistes du centre d'instruction et des deux compagnies de retour d'Algérie.

1971 : dissolution du régiment, les 1re et 2e compagnies de combat du génie aéroporté subsistent et sont rattachées respectivement au 1er Régiment de Hussards parachutistes et au 35e Régiment d'artillerie parachutiste devenus unités interarmes. Au sein de ces unités, les deux compagnies gardent leur missions et leurs traditions "génie parachutiste".

1974 : recréation du 17e Régiment du génie aéroporté à Montauban (Tarn-et-Garonne).

1978 : le 17 change d'appellation et devient le 17e Régiment du génie parachutiste.

De 1978 à ce jour, le 17 participe à toutes les opérations extérieures de l'armée française sur les cinq continents.

Le 11 mars 2012, trois sapeurs parachutistes du 17e RGP sont abattus près de leur caserne par Mohammed Merah : deux sont tués, le troisième est très grièvement blessé.

Missions[modifier | modifier le code]

Le régiment assure au profit de la 11e brigade parachutiste toutes les missions spécifiques du génie dans un cadre d'emploi aéroporté, héliporté et mécanisé.

L'appui direct 
  • participation au combat de contact (combat interarmes, opérations aéroportées et héliportées, combat en milieu urbanisé ou confiné) ;
  • aide au déploiement d'urgence (protection des unités, déminage, dépollution, dépiégeage de zones, approvisionnement en eau et en électricité, réalisation ou remise en état d'installations, missions d'aérodrome) ;
  • appui à la mobilité (génie d'assaut, ouverture et maintien d'itinéraires, déminage, dépollution et dépiégeage de zones, reconnaissance et aménagement de terrain de poser d'assaut ou de largage à très faible hauteur). Ainsi en janvier 2013, lors de l'opération Serval au Mali, la section spécialisée du 17è RGP a été parachutée avec ses engins sur les aérodromes de Tombouctou et de Tessalit, permettant la remise en état rapide des pistes rendues inutilisables par les terroristes,
  • appui à la contre-mobilité (réalisation d'obstacles et de bandes minées antichar d'urgence, participation aux plans de la défense d'une zone aéroportuaire, détachement d'intervention du génie héliporté).
L'appui général 
  • aide au déploiement, hors urgence (rétablissement et aménagement d'infrastructures opérationnelles, action de protection, de déminage et de dépollution) ;
  • appui au retrait de la force, plus actions liées aux affaires civilo-militaires (restitution aux autorités locales et nationales des infrastructures occupées par les forces) ;
  • appui au déplacement (mouvements stratégiques, rétablissement d'itinéraires et de plates-formes aéroportuaires).

Le 17e RGP disposait jusque dans les années 2000 de la dernière section utilisant des lance-flammes dans l’armée de terre française.

Organisation[modifier | modifier le code]

Régiment de volontaires parachutistes, le 17e RGP est articulé en 6 compagnies et un détachement:

  • 1 compagnie de commandement et de logistique : CCL
  • 1 compagnie d'appui (la verte et amarante) regroupant les moyens d'organisation du terrain, deux sections d'aide au déploiement d'urgence et la section d'aide à l'engagement parachutiste (section d'équipement de zone de poser : unique en Europe) et un groupe de commandos parachutistes (le commando GUENIAT du nom de l'adjudant GUENIAT mort en opération) : CA
  • 3 compagnies de combat : 1re Cie (la bleue), 2e Cie (la rouge) & 3e Cie (la jaune).
  • 1 compagnie de réservistes (UIR) : 5e Cie
  • 1 détachement de camp de Caylus (DCC)

Drapeau du régiment[modifier | modifier le code]

Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes [1],[2]:

Étendard du 17e régiment du génie parachutiste

Décorations[modifier | modifier le code]

La cravate du drapeau du 17e RGP est décorée de :


Les fanions des 1er, 2e et 3e compagnies de combat sont décorés comme suit :


Ainsi le 16 avril 2012, le 17e RGP devient la première unité de l’armée française à recevoir la fourragère aux couleurs du ruban de la croix de la valeur militaire pour ses deux citations à l'ordre de l’armée obtenues au Liban en 1980 et en 1983[4].

Le 21 mai 2012, le drapeau du régiment est à nouveau décoré de la croix de la valeur militaire avec palme (une citation pour l'intervention en Afghanistan dans le cadre de l'ISAF[5])

Par ailleurs, en 1952, le régiment avait été décoré de la médaille d’honneur pour acte de courage et de dévouement - échelon bronze - pour ses opérations de sauvetage et de ravitaillement lors d'importantes inondations dans le Sud-Ouest de la France.

Marraine[modifier | modifier le code]

Le régiment a pour Marraine Son Altesse Royale (SAR) Caroline de Monaco.

Mascotte[modifier | modifier le code]

La mascotte du régiment a d'abord été un aigle royal nommé Bac Kan [6]. puis depuis 2014 un pygargue à tête blanche nommé Malizia.

Saints Patrons[modifier | modifier le code]

patron des parachutistes, fêté le 29 septembre

patronne des sapeurs, fêtée le 4 décembre

Chants régimentaires[modifier | modifier le code]

  • L'Adieu suisse

Nous étions trop heureux, mon amie ; Nous avions trop d’espoir et d’amour, Nous croyions nous aimer pour la vie, (bis) Mais, hélas, les beaux jours sont si courts. (bis)

Le bonheur dure trop peu sur la terre ! Entends-tu tout là bas le tambour ? Mon doux cœur je m’en vais à la guerre, (bis) Ne crains rien jusqu'à l’heure du retour. (bis)

L’ennemi a franchi nos frontières, Il a pris nos maisons et nos champs. Défendons le pays de nos pères, (bis) Il faut vaincre ou mourir bravement. (bis)

Mes amis si Dieu veut que je meure, Retirez cet anneau de mon doigt. Portez-le à ma Mie qui me pleure, (bis) Dites-lui : « cette bague est pour toi ! ». (bis)


  • L'Echo du sapeur parachutiste

Sapeur parachutiste tu progresses loin là-bas, En avant toujours prêt au combat, En terres ennemies déjouant pièges et mines Pour toujours le courage t’anime.

(Refrain) Des rizières de l’Asie Aux sables d’Arabie, Partout, partout on salue notre ardeur, Des hauteurs des Balkans Aux vallées du Liban Sapeur, Sapeur suis et Para demeure.

Parcourant le désert du Tchad A l’immense horizon Enthousiaste à remplir la mission, Sur la terre africaine, sur la piste minée La patience est ta fidèle alliée.

Tourné vers l’avenir, fidèle à ton glorieux passé, Ton Drapeau fait toute ta fierté, Germersheim, Indochine, Hommage à tes Anciens, Derrière eux tu poursuis le chemin.

Insigne[modifier | modifier le code]

Écu français moderne d'azur foncé au chef crénelé d'argent à une cuirasse et un pot-en-tête d'or brochant sur un vol d'argent, une coupole de parachute de candide aux suspentes d'argent et une ancre du même.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Décision no 12350/SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, no 27, 9 novembre 2007
  2. Arrêté relatif à l'attribution de l'inscription AFN 1952-1962 sur les drapeaux et étendards des formations des armées et services, du 19 novembre 2004 (A) NORDEF0452926A Michèle Alliot-Marie
  3. http://www.amicale-17rgp.fr/vone/traditions.html
  4. http://www.defense.gouv.fr/actualites/articles/le-17e-rgp-decore-de-la-valeur-militaire
  5. Site de la 11e BP
  6. Terre information magazine no 183, avril 2007, p. 51.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]