Figeac

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Figeac
Figeac : vue générale
Figeac : vue générale
Blason de Figeac
Blason
Administration
Pays Drapeau de France France
Région Midi-Pyrénées
Département Lot
Arrondissement Figeac
(sous-préfecture)
Canton Figeac-Est et Figeac-Ouest
(chef-lieu) →
Intercommunalité Figeac-Communauté
Maire
Mandat
Nicole Paulo
2008-2014
Code postal 46100
Code commune 46102
Démographie
Gentilé Figeacois et Figeacoises
Population
municipale
9 810 hab. (2010)
Densité 279 hab./km2
Population
aire urbaine
16 711 hab.
Géographie
Coordonnées 44° 36′ 31″ N 2° 01′ 54″ E / 44.6086111111, 2.0316666666744° 36′ 31″ Nord
       2° 01′ 54″ Est
/ 44.6086111111, 2.03166666667
  
Altitude Min. 170 m — Max. 451 m
Superficie 35,16 km2
Localisation

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Figeac est une commune française, située dans le département du Lot et la région Midi-Pyrénées. En occitan, la ville se nomme Fitsat, écrit Fijac.

Les habitants sont les Figeacois et les Figeacoises.

Sommaire

Toponymie [modifier]

Le nom Figeac est de formation gallo-romaine, il est issu du nom d'un homme Fidius complété par le suffixe possessif -acum[1].

D'après une charte attribuée à Pépin le Bref, ce lieu était nommé Fiat. Une anecdote prétend qu'il aurait été déformé par la suite en Figeac à partir de l'expression latine Fige acum. Elle tente aussi, par cette façon, d'expliquer l'origine des monuments appelés aiguilles. Beaucoup de pèlerins se perdaient dans les forêts aux alentours de Figeac et l'abbé aurait répondu à ceux qui le lui faisaient observer : Fige acum, qui se traduit par : Plantez une aiguille[2].

Géographie [modifier]

Description [modifier]

Commune du Lot située sur la rive droite du Célé, au débouché de l'Auvergne et du Haut Quercy. Cette ville est proche de l'Aveyron et du Cantal.

Accès [modifier]

Lignes de chemin de fer [modifier]

Routes [modifier]

La ville de Figeac est reliée aux villes voisines par plusieurs axes routiers :

Une déviation reliant la D840 (Rodez - Capdenac) à la D802 (A20) par le sud de la ville est en cours de construction. D'une longueur totale de 7,8 km, elle nécessite la construction de trois carrefours giratoires et sept ouvrages d'art pour un coût de 39 millions d'euros. Un premier tronçon, à l'est, d'environ 2 kilomètres, a été inauguré le 7 mai 2010 entre la D840 et la D822 (Montauban - Villefranche-de-Rouergue), il aura coûté près de 10 millions d'euros. La partie ouest sera terminée en 2013[3].

Lignes aériennes [modifier]

Par avion, aérodrome de Figeac-Livernon.

Communes limitrophes [modifier]

Relief [modifier]

Géologie [modifier]

Hydrogéologie [modifier]

Figeac vue du monument du Cingle

Histoire [modifier]

Les temps anciens [modifier]

Une voie romaine franchissait le Célé à gué et l'on a trouvé des restes de murailles et des sarcophages gallo-romains.

Selon la légende[4], un vol de colombes, dessinant une croix dans le ciel, sous les yeux de Pépin le Bref, décida de la fondation, en ces lieux, d'un monastère, en 753. Le roi aurait dit Fiat là ! (qu'il [le monastère] soit fait là ! ), cette expression aurait donné le nom Figeac. Un miracle en appelant un autre, en 755, le pape Étienne II, venu bénir l'église, vit Jésus lui-même escorté par des anges, venir consacrer le monastère. Quoi qu'il en soit, le lieu était déjà habité dans l'Antiquité.

Au Moyen Âge, la féodalité [modifier]

Selon Malte-Brun[5], une abbaye aurait été fondée dans la première moitié du VIIIe siècle. En 861, les normands y auraient tué soixante moines après avoir massacré les habitants réfugiés dans l'église.

Une abbaye, fut fondée en 838, après le pillage du monastère par les Vikings. Bien située sur les chemins de Compostelle et de Rocamadour, elle prospéra et entraina rapidement le développement d'une agglomération. À la suite de tensions croissantes, à partir de 1244, entre les consuls, représentants des principales familles marchandes, et l'abbé, Figeac, à l'issue d'une négociation menée par Guillaume de Nogaret et moyennant rachat par la couronne des droits abbatiaux, passa sous la dépendance directe de Philippe le Bel en 1302. Le roi lui accorda le rare privilège de battre la monnaie. Grâce à un artisanat prospère, la ville s'enrichit.

Selon Malte-Brun[5], en 1318, Philippe le Long, satisfait des habitants de Figeac qui l'auraient promptement reconnu roi de France, confirma les prérogatives, libertés, franchises déjà obtenues. Il accorda une charte particulièrement favorable : sceaux, drapeaux, consuls choisis parmi les habitants. Ils possédaient les murs, tours, remparts et fossés. Ces privilèges furent confirmés par Philippe de Valois (1334) et Louis XI, à l'occasion de sa visite en 1463.

Au service des Anglais, Bernardon de la Salle s'empara de la ville de Figeac le 14 octobre 1371[6], mais l'abandonna l'année suivante contre versement d'une indemnité.

Les guerres de religion [modifier]

Les guerres de Religion trouvèrent la ville divisée. Jeanne de Genouillac, fille de Galiot, seigneur d'Assier, travailla à gagner la population à la foi nouvelle. Les protestants tentèrent, à partir de Capdenac, devenue protestante en 1563, de s'emparer de Figeac à deux reprises en 1564, puis le 28 décembre 1568, avant d'y parvenir finalement en 1576 lorsque les calvinistes à l'intérieur de la ville ouvrirent les portes à ceux de dehors. Les armées protestantes s'emparèrent de la ville, se livrèrent à un massacre et brûlèrent une partie de la ville. La colline du Puy fut transformée en place forte[5]. Le 10e synode national protestant se tint à Figeac le 2 août 1579. L'édit de Nantes laissa la ville aux protestants et ce n'est qu'après la chute de Montauban, en 1622, que Louis XIII fit démanteler la citadelle.

Le Grand Siècle [modifier]

Le 8 juin 1624, un des chefs de la jacquerie des Croquants de 1624, Doüat est écartelé à Figeac, après l'échec de la révolte paysanne qui a suivi l'annulation de l'exemption de gabelle dont bénéficiait le Quercy.

De la Révolution à nos jours [modifier]

Le XVIIIe siècle fut une période de prospérité au cours de laquelle les murailles défensives ainsi que les fossés disparurent. La Révolution vit la guillotine faire tomber cinq têtes, place de la Raison. Le maréchal Ney se cacha à Figeac, peu avant son arrestation.

Figeac est reliée au chemin de fer le 10 novembre 1862, date d'inauguration de l'axe Brive-Toulouse par la gare de Figeac. En 1864, l'ouverture de la ligne de chemin de fer vers Aurillac, au titre de la concession de Clermont au Lot, permet également une liaison ferroviaire avec le Cantal. les voies forment alors un "Y" caractéristique à la gare de Figeac[7].

Dans la nuit du 25 août 1892, les habitants de Figeac ressentirent un léger tremblement de terre, relaté dans un article de la Dépêche du Midi du 28 août 1892[8].

Le 12 mai 1944, en représailles aux harcèlements des résistants quercynois, les Allemands de la 2e division SS Das Reich arrêtèrent 800 Figeacois. 540 d'entre eux furent déportés vers les camps de Neuengamme et Dachau.

Héraldique [modifier]

Blason de Figeac

Les armes de Figeac se blasonnent ainsi : d'azur à la croix d'argent [5]

Le pèlerinage de Compostelle [modifier]

Figeac est une étape sur la Via Podiensis du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle. On vient de Saint Félix ou de Saint-Jean-Mirabel, et de l'autre de Béduer;

Figeac avait un hôpital Saint-Jacques.

Administration [modifier]

Liste des maires successifs[9]
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2014 Nicole Paulo PS Conseiller général
mars 1977 2001 Martin Malvy PS Conseiller général de Vayrac
(Tableau version 11/11/2006)

Figeac appartient depuis 1997 à la Communauté de communes du Pays de Figeac-Cajarc qui comprend 28 communes membres, et 18 748 habitants (en 2000).

L'ancien maire de Figeac Martin Malvy a été ministre de l'Énergie et du Budget sous la présidence de François Mitterrand et est devenu président du conseil régional Midi-Pyrénées en 1998.

Jumelages [modifier]

Démographie [modifier]

En 2010, la commune comptait 9 810 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
6 000 6 452 6 640 6 153 6 390 6 236 6 171 7 230 7 433
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
6 820 8 321 7 610 7 333 7 333 7 205 7 396 6 680 6 310
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
5 861 5 870 5 808 5 487 5 583 5 728 5 889 6 877 7 062
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2010 -
8 338 9 593 10 077 9 667 9 549 9 606 9 943 9 810 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1962[18] puis Insee à partir de 1968[19].)

Histogramme de l'évolution démographique


Économie [modifier]

Vue aérienne de la zone industrielle autour de Ratier.

Figeac, ville d'histoire, est tournée vers l'avenir, grâce à deux sous-traitants aéronautiques de rang international : Ratier-Figeac et Figeac Aero.

Ratier-Figeac (Ratier), fondée en 1904, fabrique des hélices depuis 1908 et est devenue le premier hélicier mondial, grâce notamment au transfert de fabrications réalisées aux États-Unis par Hamilton Sundstrand (actionnaire à 100 %) et destinées entre autres à l'US Navy, et à sa sélection pour la conception et la fabrication de l'hélice de l'Airbus A400M. L'activité hélices connaît une forte croissance depuis quelques années à la suite de l'augmentation du prix du kérosène, ce type de moteurs, bien que plus bruyant, étant plus économe en énergie. Elle ne représente plus qu'environ 40 % du chiffre d'affaires.

Ratier-Figeac fabrique aussi des actionneurs de plan horizontal arrière, des vérins de portes et des équipements de cockpit (mini-manches pilote et co-pilote) pour divers avions de la gamme Airbus (A300/A310, A320, A330/A340, A380) et Bombardier (CRJ-200, CRJ-700…), ainsi que des pièces d'hélicoptères.

Depuis le rachat de l'équipementier Goodrich par UTC, l'organigramme du groupe, et, par conséquent, l'actionnariat ont changé. Hamilton Sundstrand a été fusionné avec Goodrich, la nouvelle entité prenant le nom de UTC Aerospace Systems (Utas), nouvel actionnaire majoritaire de Ratier Figeac[20].

Figeac Aero réalise des prestations d'usinage de pièces de structure et de moteurs, et de fabrication de sous-ensembles pour les donneurs d'ordre aéronautiques. L'entreprise a connu une forte croissance ces dernières années en obtenant notamment des contrats outre-Atlantique[21].

Transports urbains [modifier]

En septembre 2003, Figeac s'est dotée d'un service de bus gratuits, dénommé simplement « Le bus ». Il est composé de 10 lignes et de 96 points d'arrêt. Le service est gratuit et assuré par 3 minibus de 28 places et 1 bus de 70 places. En plus, un service à la demande est proposé sur 4 « zones » (s'éloignant légèrement plus de la ville), 4 jours par semaine[22]. La première année, 211 106 voyageurs ont été transportés. L'offre kilométrique du réseau régulier (hors service à la demande) est d'environ 200 000 kilomètres par an. La vitesse moyenne de transport de passagers est d'environ 21 km/h. Cette vitesse est plus élevée que dans la plupart des réseaux de bus (à cause de la petite taille de Figeac), ce qui a la particularité d'y rendre le bus compétitif par rapport au vélo, pour la plupart des voyageurs. Figeac est une des plus petites communes de France à s'être dotée d'un service de transport collectif.

Vie locale [modifier]

Enseignement [modifier]

Collège-Lycée Jeanne d'Arc [modifier]

Cet établissement est un établissement privé catholique, proposant des filière générales, technologiques et professionnelles. Ce collège-lycée est jumelé avec le lycée de Bielefeld (Allemagne). Les bâtiments sont au cœur des vieux remparts de la ville, et certains faisaient partie du Pensionnat de la Sainte-Famille fondé par Émilie de Rodat.

Lycée Champollion [modifier]

L'entrée du lycée Champollion

Le Lycée Champollion de Figeac est un établissement public qui propose plusieurs enseignements : général, technologique, professionnel et en alternance. En 2009, 622 élèves sont scolarisés au lycée général[23], 291 au lycée professionnel[24] et 150 professeurs y enseignent.

IUT [modifier]

Avec l'Institut universitaire de technologie de Figeac depuis 1995, grâce au soutien du président du conseil régional, Martin Malvy, la ville de Figeac dispose d'un établissement d'enseignement supérieur universitaire. Ce qui fait de Figeac la plus petite ville universitaire de France. L'Institut universitaire de technologie est rattaché à l'université de Toulouse II le Mirail. À la rentrée de septembre 2008, 347 étudiants étaient inscrits dans l'établissement. Le département génie mécanique et productique (GMP) a été le premier à ouvrir en 1995. Il forme des étudiants appelés tout naturellement à s'intégrer dans le tissu industriel de la Mechanic Valley qui va de Rodez à Brive et dont Figeac est l'un des pivots. Beaucoup poursuivent leurs études, pour les meilleurs, en école d'ingénieur. Le département technique de commercialisation (TC) a complété l'offre de formation en 1997. Ils sont de plus en plus nombreux à poursuivre leurs études en licence professionnelle, IUT ou école d'ingénieur. Enfin, depuis la rentrée 2000, un troisième département est venu se rajouter, celui des carrières sociales (CS), option animation sociale et socioculturelle. Cette formation dispensée par quelques rares IUT (13 au total), attire un grand nombre d'étudiants de tous les coins de la France. À la suite de son succès grandissant, l'IUT de Figeac s'est agrandi en 2006, afin d'accueillir un plus grand nombre d'étudiants.

Lycée agricole « la Vinadie » [modifier]

Lycée agricole public se situant sur la route de Villefranche de Rouergue crée en 1979, elle offre une formation agricole, services, éducateur canin et de vente en animalerie.

Sports [modifier]

Le Groupe sportif figeacois, club de rugby à XV qui évolue en Championnat de France de rugby de 2e division fédérale[25].

Activités et références culturelles [modifier]

Le film de Louis Malle intitulé Lacombe Lucien, a été tourné à Figeac (dont une partie à l'hôtel du Viguier du Roi). Il traite de la résistance et de la collaboration en 1944. Le film Né en 68 a également été tourné à Figeac et dans ses environs.

Des festivals ont lieu chaque année, le Chaînon manquant festival « pluridisciplinaire d’artistes en découverte » qui a lieu au printemps, puis le Festival théâtral de Figeac dirigé par Marcel Maréchal en juillet, et les Rencontres musicales de Figeac au mois d’août.

Santé [modifier]

Culte [modifier]

Écologie et recyclage [modifier]

Monuments et lieux touristiques [modifier]

Figeac est classée ville d'art et d'histoire et a été reconnue par le Conseil Régional Midi-Pyrénées comme l'un des 18 Grands Sites de Midi-Pyrénées. La vieille ville a gardé son plan et ses ruelles tortueuses du Moyen Âge et l'on peut y voir de nombreuses maisons anciennes en grès.

Religieux [modifier]

L’église Saint-Sauveur [modifier]

Article détaillé : Église Saint-Sauveur de Figeac.
L'église Saint-Sauveur.

Cette église[26], reste de l'abbaye qui se rattacha à Cluny à la fin du XIe siècle, fut consacrée en 1092. Saint Hugues en fut l'abbé. Bien que très modifiée au cours des siècles, soit du fait d'embellissements, soit à cause des dégâts causés par les guerres de Cent Ans ou les guerres de religion, elle conserve néanmoins fière allure.

C'est une église de pèlerinage, semblable par ses dimensions à Saint-Cernin de Toulouse ou Sainte-Foy de Conques, dotée d'une triple nef, d'un vaste transept, d'un déambulatoire et d'une abside à chapelles rayonnantes. L'ancienne salle capitulaire est décorée de bois polychrome du XVIIe siècle.

Un chapiteau, retaillé en bénitier, provenant de cette église est exposé à New York aux Cloisters (Metropolitan Museum of Art)[27]

L'église des Carmes [modifier]

Article détaillé : Église des Carmes de Figeac.
L'église des Carmes

Ancienne église Saint Thomas, il s'agit de l'église la plus modeste en dimension de la ville. Située à proximité de l'hôpital, à l'entrée de Figeac, elle est le dernier témoin de l'ancien couvent Carmélite qui fut jadis établi à cet endroit.

L’église Notre-Dame-du-Puy [modifier]

L'église Notre-Dame-du-Puy

La bien nommée, puisqu'elle domine tout Figeac, sur la place du Foirail. Cette église d'origine romane fut plusieurs fois remaniée, notamment aux XIVe siècle et XVIIe siècles, lorsque les trois travées centrales furent réunies en une seule ; le chœur renferme de beaux chapiteaux romans sculptés et un grand retable en noyer sculpté, daté de 1696. C'est pourtant la plus ancienne paroisse de Figeac, née, selon la tradition, d'un miracle : La Vierge y aurait fait fleurir un rosier en hiver.

C’était le siège d’une confrérie Saint-Jacques.

Autres lieux [modifier]

Musée Champollion [modifier]

Article détaillé : Musée Champollion.

La ville abrite le musée Champollion « les écritures du monde »[28]. Plus de 6 000 visiteurs par an peuvent découvrir à travers les collections comment l'écriture est apparue dans le monde depuis 5 000 ans.

La place des Écritures [modifier]

La place des Écritures.

Enchâssée dans un ensemble architectural médiéval, son sol est couvert d'une reproduction monumentale de la pierre de Rosette (14 x 7 m), sculptée dans du granite noir du Zimbabwe par l'artiste conceptuel américain Joseph Kosuth. Inaugurée en avril 1991, cette importante œuvre contemporaine demande également à être contemplée depuis le jardin suspendu du musée qui domine la place. Dans une courette attenante, la traduction en français des inscriptions est gravée sur une plaque de verre.

La place Carnot [modifier]

Ancienne place de la Halle, elle est entourée de maisons imposantes, certaines en torchis, aux balcons de fer forgé, sous les toits desquelles s'ouvrent des galeries couvertes, les soleilhos, qui servait jadis au séchage du linge ou des peaux, ou encore de refuge pour prendre l’air par les chaudes soirées d’été.

Pierre Cisteron (1589-1684 ?), armurier de Louis XIV, a habité la maison à tourelle du XVe siècle qui occupe l'angle de la place[29],[30].

Les aiguilles [modifier]

L'aiguille de Lissac ou de Nayrac.
L'aiguille du Cingle.

Les deux « aiguilles » des environs de Figeac sont de grands obélisques de pierre de forme octogonale reposant chacun sur un piédestal de quatre marches. Elles sont faites de pierres de taille cimentées. L'aiguille du Cingle, dressée au sud de la ville mesure 14,50 mètres. L'aiguille de Lissac ou de Nayrac, dressée à l'ouest, mesure 11,50 mètres.

On pense qu'il y en avait jadis quatre : une aiguille à chacun des quatre points cardinaux, mais on ne connait toujours pas leur utilité exacte. Étaient - elles des repères pour les voyageurs sur la route de Saint Jacques de Compostelle, ou des bornes limitant les terres du monastère de Figeac ?

Les ponts sur le Célé [modifier]

Le Pont du Pin.

De l'amont vers l'aval, on trouve quatre ouvrages pour franchir le Célé[31].

  • Le Pont du Pin : c'est un pont médiéval comprenant deux voûtes construites au XIIIe siècle et une troisième au XVe siècle. Cette dernière enjambait le bief amont du moulin de Paramelle. Ce pont devait son nom à un grand pin disparu à la Révolution.
  • Le pont Gambetta : auparavant, à cet endroit, un ouvrage médiéval s'appelait le pont du Griffoul car les sources voisines de Fonts-Redonde étaient canalisées vers une fontaine située sur un avant bec du pont. Il fut reconstruit en 1883 et permet aujourd'hui le passage de la route de Villefranche-de-Rouergue et Rodez.
  • La passerelle sur le Célé : cette voie piétonne, située en face du Palais de Justice, fut conçue en 2003 par l'ingénieur Marc Mimram.
  • Le pont du Gua : Il doit son nom à un gué autrefois situé à cet emplacement. Un pont fut construit à cet endroit au XVe siècle par les consuls. Ce pont fut reconstruit et inauguré en 2001. Il mesure 46,5 mètres de long et 10 de large.

Les maisons médiévales [modifier]

La mise en place d'un secteur sauvegardé a permis de mettre en valeur un riche patrimoine architectural de bâtiments civils datant du Moyen Âge, du XIIe siècle au XIVe siècle[32] :

  • hôtel dit du Viguier du Roi ;
  • maison dite des Templiers ;
  • l'hôtel de la Monnaie (Oustal dé lo Mounédo) du XIIIe siècle, converti en musée ;
  • le château de Balène, forteresse médiévale, et aujourd'hui centre d'art contemporain. Son nom vient d'une famille puissante : les seigneurs de Balène. Un membre de cette famille ayant tué un frère du roi Édouard III d'Angleterre, ce dernier confisqua puis vendit le château aux consuls de Figeac. Il servit de palais de justice vers 1800[2]  ;
  • l'hôtel d'Auglanat du XVe siècle.

Espaces verts [modifier]

Domaine du Surgié [modifier]

Vue du domaine du Surgié

Le domaine de Surgié est un village de vacances situé au bord du Célé en amont de Figeac. Composé d'une résidence et d'un camping, il offre de nombreuses activités aquatiques et un parc de loisirs. Le domaine devrait être restructuré pour la saison 2010[33].

Autres [modifier]

Figeac est récompensée par deux fleurs au palmarès du concours des villes et villages fleuris[34].

Galerie de photos [modifier]

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Personnages célèbres [modifier]

Notes et références [modifier]

  1. Gaston Bazalgues, À la découverte des noms de lieux du Quercy : Toponymie lotoise, Gourdon, Éditions de la Bouriane et du Quercy, juin 2002, 127 p. (ISBN 2-910540-16-2), p. 111 
  2. a et b Jacques-Antoine Delpon, Statistique du département du Lot, t. 1, Bachelier, 1831 (réimpr. 1979), 554 p. (ISBN 2-902422-00-8), p. 445-447 .
  3. Conseil général du Lot, « Ouverture - Le premier tronçon de la déviation de Figeac », Contact lotois, no 73, mai 2010, p. 11 (ISSN 1147-9000) [texte intégral [PDF] (page consultée le 17 mai 2010)] 
  4. La naissance d'une cité lotoise : Figeac, conte sur le site Quercy.net
  5. a, b, c et d Victor Adolphe Malte-Brun, Lot : Géographie - Histoire - Statistique - Administration, Les éditions du Bastion, 1882 (réimpr. 1980), 58 p., p. 41-45 
  6. Paul Durieu, Les Gascons en Italie : Études historique, Auch, 1885, 281 p. [lire en ligne (page consultée le 27 mars 2010)], p. 110 
  7. Figeac - Une particularité unique en France et en Europe, sur http://www.ladepeche.fr, La Dépêche du Midi, 1/3/2009. Consulté le 2 décembre 2009
  8. En 1892, un tremblement de terre secouait Figeac, sur http://www.ladepeche.fr, La Dépêche du Midi, 2/5/2011. Consulté le 18 décembre 2011
  9. MairesGenWeb - Recensement des Maires de France à travers l'Histoire, consulté le 26/3/2008, MairesGenWeb
  10. Bibliographie de Georges Juskiewenski sur le site de l'Assemblée Nationale Assemblée nationale - Les députés de la IVe République :Georges JUSKIEWENSKI
  11. Anciens sénateurs IIIe République sur le site du Sénat
  12. a, b, c et d Les Débuts de la IIIe République à Figeac, Bulletin de la Société des études du Lot - 4e fascicule 1998 - octobre-décembre - Tome CXIX sur le site Quercy.net
  13. Jean Baptiste Maurice Eugène Guary Légion d'honneur
  14. Journal politique et littéraire de Toulouse et de la Haute-Garonne du 4/12/1839, article Élections au conseil-général - Lot : Figeac (est) - M. Sirieys, maire de Figeac et notaire, réélu".
  15. (en) Site Manoir d'Autoire
  16. Nobiliaire universel ou recueil général des généalogies historiques et véridiques des maisons nobles de l'Europe de Louis de Magny, Jules Martinon et Armand Fortuné Balthazard de Jarente Mis de Sénas - Institut héraldique - 1854
  17. Niel : Les chemins du savoir en Quercy et en Rouergue à l’époque moderne - Guy Astoul - Toulouse, Presses universitaires du Mirail - 1999 - Annexes 10 : "Discours du maire de Figeac demandant l’augmentation des impositions en faveur du collège, le 25 janvier 1773" et 11 : « Discours de M. Niel, maire de Figeac, le 6 mai 1779 » Annexes sur le site cloguy.club.fr :
  18. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
  20. Air et Cosmos n° 2333 du 2 novembre 2012
  21. Figeac Aero
  22. Ville de Figeac, « Figeac - Le Bus Figeac », sur http://www.ville-figeac.fr, 2010. Consulté le 6 mars 2010 Réseau bus Figeac
  23. LGT LYCEE DES METIERS CHAMPOLLION - 0460010L, sur http://web4.ac-toulouse.fr, Académie de Toulouse, 2009. Consulté le 23 novembre 2009
  24. LP LYCEE DES METIERS CHAMPOLLION - 0460032K, sur http://web4.ac-toulouse.fr, Académie de Toulouse, 2009. Consulté le 23 novembre 2009
  25. L'histoire du GSF, sur http://www.gsf-figeac.com, 2010. Consulté le 8 août 2010
  26. Anne-Marie êcheur, Henri Pradelier - Saint-Sauveur de Figeac - pp.267-290 dans Congrès archéologique de France. 147e session. Quercy. 1989 - Société Française d'Archéologie - Paris - 1993
  27. ref 25.120.246a, b dans l'intentaire du Met
  28. Journal « La Semaine du Lot » - Article : Figeac, musée Champollion, « Et c'est parti… Le 3 octobre 2005 » - n° 478 - du 6 au 12 octobre 2005 - p.11
  29. Dire Lot, n° 157 - août 2007 - p. 20 et 21.
  30. Base Mérimée.
  31. Panneau d'information situé en aval du pont du Gua en rive gauche.
  32. Anne-Laure Napoleone, Figeac au Moyen Âge : Les maisons du XIIe au XIVe siècle, Camburat, Association de Sauvegarde de Figeac et de ses Environs, 1998, 848 p. [lire en ligne (page consultée le 6 mars 2010)] [présentation en ligne] 
  33. annonce sur www.ladepeche.fr
  34. Source : Villes et Villages Fleuris

Notes [modifier]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

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