Montech

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Montech

Ajouter une image

Armoiries
Administration
Pays France
Région Midi-Pyrénées
Département Tarn-et-Garonne
Arrondissement Montauban
Canton Montech
(chef-lieu)
Code Insee abr. 82125
Code postal 82700
Maire
Mandat en cours
Valérie Rabassa
2008-2013
Intercommunalité Communauté de communes Garonne et Canal
Démographie
Population 4 863 hab. (2006)
Densité 97 hab./km²
Géographie
Coordonnées
géographiques
43° 57′ 28″ Nord
         1° 13′ 50″ Est
/ 43.9577777778, 1.23055555556
Altitudes mini. 82 m — maxi. 133 m
Superficie 50,14 km²

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Montech est une commune française, située dans le département de Tarn-et-Garonne et la région Midi-Pyrénées.

Ses habitants sont appelés les Montéchois.

Sommaire

[modifier] Géographie

Commune située dans le Quercy sur le canal latéral de la Garonne

[modifier] Histoire

[modifier] Moyen Âge

C’est en 1134 que le village de Montech prend réellement corps avec la construction d’un village fortifié : « castrum ». Raymond Séradis et Alphonse Jourdain, comte de Toulouse, signent une charte de Coutumes des Bastides qui donne plus de liberté et d’indépendance aux habitants. À la mort de Raymond Séradis (fin XIIe), la ville s’entoure de fortifications bordées de profonds fossés. Elle adopte le plan de la bastide-type : des rues qui se croisent en angle droit, une place centrale, une porte fortifiée avec pont-levis aux quatre coins cardinaux qui deviennent les seules voies d’accès. Des tours flanquent chaque porte ainsi que trois des ailes de l’enceinte de terre battue. Au sud, la prison s’installe. La porte du Terrier (nord) est la porte principale de Montech. La circulation se fait dans le sens nord-sud. Une halle couverte concentre les activités commerciales et les institutions politiques (four banal, Maison de la ville). À l’intérieur des fortifications, un ancien château sert de refuge. Il consiste en un rez-de-chaussée avec vestibule surmonté d’une chambre. Il jouxte la vieille église Notre-Dame. Le fond de la nef et le chœur de l’église de Notre-Dame de la Visitation seront érigés sur le terrain de ce château. L’église (Saint-Étienne) ne s’élève pas sur la place centrale mais est adossée aux fortifications. En 1304, sous la pression démographique, la ville s’agrandit. On peut encore deviner l’emplacement de la cité primitive rue Lafargue ou rue des Pénitents.

Les guerres de religion remettent quelque peu en cause cette organisation citadine.

[modifier] XVIIIe siècle

Au XVIIIe siècle, Montech profite de la prospérité économique de Montauban, notamment à travers l’industrie textile (tisserands, tailleurs, couturiers…).

[modifier] Révolution

En 1781, avec la montée des tensions et les prémices de la Révolution, les portes sont reconstruites. Plus hautes et plus larges afin de protéger les maisons à pans de bois de la grand-rue et des ruelles adjacentes. Contre toute attente, l’ère révolutionnaire préserve pourtant cette vaste entreprise. Les portes et les fossés existent jusqu’en 1830. Il reste actuellement les piliers de deux des quatre portes (Lafargue au sud et du château à l’Est).

Sous le Directoire, la forêt, vaste ensemble boisé appartenant au Domaine Royal depuis 1271 et l’annexion du Comté de Toulouse à la Couronne de France, intègre le Domaine de l’État.

[modifier] XIXe siècle

Au cours du XIXe siècle, le plan de la ville de Montech s’élargit considérablement. La route royale de Montauban à Auch est construite. Le tertre qui recouvrait l’ancienne promenade est arasé. On comble les fossés.

La construction du canal latéral à la Garonne, au milieu du XIXe siècle, va conforter les activités industrielles de la Commune, avec l’ouverture d’une papeterie (qui fermera en 1968).

La mise en circulation du pont de Bourret voit l’achèvement du grand axe routier qui traverse Montech par l’avenue André-Bonnet, les boulevards de la République et Lagal. Les quartiers extérieurs, le Couderc et Lafeuillade en particulier, prennent de l’ampleur. L’intérieur de la ville prend son aspect actuel. De nombreuses maisons sont construites de part et d’autre des grands boulevards : superbes immeubles, en brique roses, semblables à de petits hôtels particuliers du 17ème, 18ème et 19ème siècle, ou maisons à colombages. Certains de ces immeubles ont eu une fonction sociale et hospitalière importante. Tels l’hôpital Saint-Esprit et l’orphelinat Larramet, qui, aujourd’hui, ont donné leurs murs à l’actuelle mairie (elle s’y est installée à la fin du XIXe siècle). L’ancien hôpital civil, agrandit et réaménagé, abrite la maison de retraite « Le Parc ». Un ancien hôtel particulier accueille la maison de retraite « La Maison ».

Tant dans le village qu’à la campagne, terre et pans de bois s’associent à la brique crue ou cuite, parfois agrémentée de galets de Garonne. Un assemblage qui confère à ces maisons anciennes le ton coloré caractéristique de l’architecture montéchoise. Le béton de chaux a été employé durant plusieurs dizaines d’années, jusqu’à la Première Guerre mondiale. L’église de Lafeuillade et bon nombre d’habitations du bas de la ville sont construites de cette façon.

[modifier] Les années de guerre

En janvier 1943, les troupes allemandes commencent à arriver à Montech. De nombreuses maisons sont réquisitionnées. Le château de Cadars est occupé par les officiers et la Kommandantur est installée place de la Mairie. La partie sud de la forêt est déclarée « zone interdite ». Le 5 juin 1944, des villageois, membres de la 10e Compagnie Armée secrète prend le maquis. Le détachement de Montech était commandé par Pierre Fourcade, alias Fournier, MM. Granier et Rouaux, retraités de l’Armée, Pierre Delos, Armand Bonnet et René Clavel. Le groupe d’hommes traverse la Garonne en barque, car les ponts sont gardés. Après trois nuits de marche, les Montéchois et les Finhanais rejoignent des Beaumontois. À Montech, la vie suit son cours. Le couvre-feu est décrété à 22 h. Le dépôt d’essence de Montbartier est bombardé à plusieurs reprises fin juillet. Deux résistants de Montricoux, André Jouany et Joseph Lespinet sont exécutés. Le 19 août, plusieurs explosions sont entendues dans la forêt. Les barraquements de la Cellulose, où logent les troupes allemandes, sautent à leur tour. Le château de Cadars brûle. Un convoi allemand est intercepté à la Vitarelle. Le 20 août, au même endroit, Jean Lacaze, 20 ans, est tué lors d’un combat violent.

[modifier] Aujourd’hui

Au fil du temps, les principaux commerces se sont installés sur les larges voies et autour des places. A la périphérie, suite à l’ouverture de nouveaux axes de circulation, se sont implantés, des habitats plus contemporains, parfois organisés en petits quartiers, dont les propriétaires et la Commune s’attachent à préserver le cadre de vie.

Montech compte près de 5 500 habitants selon dernier recensement (2006).

[modifier] Administration

Liste des maires successifs
Période Identité Parti Qualité
16 mars 2008 2014 Valérie Rabassa MoDem Conseillère Régionale
18 juin 1995 2008 Robert Lagrèze UMP
Toutes les données ne sont pas encore connues.
  • Le 16 mars 2008, pour la première fois une femme, Valérie Rabassa, se retrouve à la tête de la ville en étant élu maire avec 48,91% des voix face au maire sortant de l'époque, Robert Lagrèze, n'obtenant que 38,29%.

[modifier] Démographie

Évolution démographique
(Source : INSEE[1])
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006
2467 2538 2596 2775 3091 3491 4863
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes

[modifier] Vie locale

[modifier] Éducation

[modifier] Fait divers

  • Le 19 juin 2006, un orage d'une rare violence a dévasté le village de Montech. En quelques minutes, 90% des platanes bordant la route nationale 128 subissent des dommages en raison de rafales dépassant 130 à 140km/h.

[modifier] Lieux et monuments

[modifier] Voir aussi

[modifier] Références

  1. Montech sur le site de l'Insee

[modifier] Liens externes

Ce document provient de « http://fr.wikipedia.org/wiki/Montech ».
Créer un livre