Mark Cavendish

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Mark Cavendish
Image illustrative de l'article Mark Cavendish
Mark Cavendish au départ de la 18e étape du Tour de France 2012 à Blagnac
Informations
Nom Cavendish
Prénom Mark
Surnom The Man of Man[1]
The Manx Express
Cav'[2]
Date de naissance 21 mai 1985 (29 ans)
Pays Drapeau de l'île de Man Île de Man
Équipe actuelle Omega Pharma-Quick Step
Spécialité Sprinteur
Équipe amateur
Équipe professionnelle
fin 2005-08.2006
08.2006-2007
2008
2009
2010
2011
2012
2013-
Sparkasse
T-Mobile
High Road
Columbia
HTC-Columbia
HTC-High Road
Sky
Omega Pharma-Quick Step
Principales victoires
Championnats

MaillotMundial.PNG Champion du monde sur route 2011
Jersey rainbow.svg Champion du monde de l'américaine 2005 et 2008
médaille d'or, Europe Champion d'Europe de la course aux points 2005
MaillotReinoUnido.PNG Champion de Grande-Bretagne sur route 2013
MaillotReinoUnido.PNG Champion de Grande-Bretagne de poursuite par équipes 2005
MaillotReinoUnido.PNG Champion de Grande-Bretagne de l'américaine 2008
1 classique
Milan-San Remo 2009
3 classements annexes de grand tour
Jersey green.svg Classement par points du Tour d'Espagne 2010
Jersey green.svg Classement par points du Tour de France 2011
Jersey red.svg Classement par points du Tour d'Italie 2013
43 étapes de grands tours
25 étapes du Tour de France
15 étapes du Tour d'Italie

3 étapes du Tour d'Espagne

Mark Cavendish, né le 21 mai 1985 à Douglas sur l'île de Man[3], est un coureur cycliste mannois et britannique de l'équipe Omega Pharma-Quick Step. D'abord spécialiste des épreuves de sprint sur piste comme l'américaine, la course aux points, et de la course scratch, il se tourne vers la route à partir de 2006. Sur la piste, il a remporté deux titres de champion du monde de l'américaine (2005 et 2008) et un titre de Champion du Commonwealth. Sur la route, il s'est illustré comme sprinteur. Il a remporté 11 victoires au cours de sa première saison, égalant ainsi le record établi par Alessandro Petacchi. Depuis ses quatre victoires d'étape sur le Tour de France 2008, il est considéré comme un des cyclistes les plus rapides du monde. Il a poursuivi sa série de victoires en 2009 en remportant la célèbre classique printanière Milan-San Remo. Il devient champion du monde sur route 2011 en remportant le sprint à Copenhague. Il réside à Manchester et en Toscane[4]. Après plusieurs rumeurs l'envoyant dans l'équipe belge Omega Pharma-Quick Step, Cavendish s'engage officiellement pour celle-ci à partir de la saison 2013[5].

Biographie[modifier | modifier le code]

Ses débuts[modifier | modifier le code]

Mark Cavendish a débuté le cyclisme par le BMX, puis le VTT. Il raconte : « Avec mon vélo, j'étais toujours distancé sur les courses. Ma mère se moquait de moi, mais pour moi, c'était parce qu'ils avaient tous des VTT. J'ai donc demandé un VTT pour mon 13e anniversaire. Le lendemain, je suis sorti et j'ai battu tout le monde. »[6]

C'est à cette période que Cavendish rencontre David Millar sur l'Ile de Man. Cette rencontre le marque : « Il était venu courir une course. J'ai une photo de lui chez moi. Il s'est avéré très sympathique, et m'a donné une casquette et des photos de lui. Disons simplement que cela a accru ma motivation. J'avais toujours voulu être cycliste. Quand j'étais jeune, le Tour de France, c'était tout ! C'était la seule compétition qui passait à la télévision. Ces images, la souffrance et la joie, le sport. Je me souviens particulièrement de la victoire de Guerini à l'Alpe d'Huez après avoir percuté un photographe[7]. Quelques années plus tard, j'ai participé à ma première course comme stagiaire chez T-Mobile. C'était irréel[3]. »

Carrière cycliste[modifier | modifier le code]

Carrière amateur[modifier | modifier le code]

Après avoir quitté l'école, Cavendish travaille pendant deux ans dans une banque[3].

« Quand j'ai compris que je pouvais en vivre, se souvient-il, ça a changé beaucoup de choses pour moi. J'ai travaillé de 16 à 18 ans pour mettre de l'argent de côté, en mettant le vélo entre parenthèses. Je me moquais d'être un bon junior. Pour moi, être champion du monde junior ne valait rien. Mon but, c'était de devenir professionnel. Quand j'ai eu assez d'argent, j'ai quitté mon emploi pour rejoindre l'école de la piste britannique. J'ai commencé à progresser, à apprendre, et aussi à gagner assez vite, c'est vrai[3]. »

Cavendish en 2006 chez Sparkasse

Mark Cavendish commence d'abord sa carrière avec l'équipe britannique de cyclisme sur piste. Il remporte la médaille d'or de l'américaine aux Championnats du monde de cyclisme sur piste de Los Angeles avec Robert Hayles en 2005. Alors qu'ils n'avaient jamais couru ensemble auparavant, ils terminent avec un tour d'avance sur leurs concurrents, devançant les équipes belge et néerlandaise, et offrant au Royaume-Uni sa quatrième médaille d'or des championnats. Ce fut le premier maillot de Champion du monde de Cavendish[8]. Cavendish remporte également la course au points des Championnats d'Europe la même année. Toujours en 2005, il court ses premières courses sur routes au Tour de Berlin et au Tour de Grande-Bretagne comme stagiaire dans l'équipe Sparkasse.

En 2006, Cavendish court dans l'équipe continentale Sparkasse, qui forme les futurs coureurs de l'équipe T-Mobile. En juin, il remporte deux étapes et le classement par points du Tour de Berlin[9]. Il court la course scratch pour l'Isle of Man aux Jeux du Commonwealth 2006 à Melbourne. Avec trois autres coureurs, l'Anglais Rob Hayles, l'Australien Ashley Hutchinson et l'Écossais James McCallum, il prend un tour d'avance sur le peloton. Il bat ces trois coureurs au sprint pour remporter l'or pour l'Ile de Man en 23'5", à la vitesse moyenne de 51,9 km/h. Ses victoires sur le Tour de Berlin lui valent un contrat de stagiaire avec T-Mobile à partir du mois d'août[10]. Il obtient son meilleur résultat en 2006 chez T-Mobile sur le Tour de Grande-Bretagne, lorsqu'il termine trois fois deuxième et remporte le classement par points. Cette performance lui vaut un contrat professionnel de deux ans[11].

2007 : les débuts professionnels[modifier | modifier le code]

Cavendish porte le maillot jaune sur le Tour de Grande-Bretagne 2007

Cavendish commence 2007 « laborieusement », pour reprendre les mots du quotidien L'Équipe[4], qui cite un de ses coéquipiers, Roger Hammond : « Honnêtement, son début de saison a été si catastrophique que le staff se demandait où faire courir Mark pour qu'il puisse terminer la course[4]. » Cavendish perce enfin sur le Grand Prix de l'Escaut en Belgique, qu'il remporte alors qu'il n'a terminé presque aucune de ses courses précédentes. Il remporte ensuite deux étapes aux Quatre jours de Dunkerque et deux autres au Tour de Catalogne, ce qui lui permit d'être au départ du Tour de France à Londres. Il chute au cours des 1re et 2e étapes[12],[13] et abandonne, comme prévu par son équipe[14], à la 8e, lorsque la course atteint les Alpes. Il a terminé deux étapes dans les dix premiers, mais regrette de n'avoir jamais réussi à se placer dans les cinq premiers[15].

Après ces péripéties, tout revient dans l'ordre. Il continue sur sa lancée du début de saison, et atteint 10 victoires d'étape, soit une de moins que le record d'Alessandro Petacchi, qui avait remporté 11 victoires pour sa première saison[16]. Cavendish obtient sa onzième victoire début octobre sur le Circuit franco-belge. Parmi ses victoires, trois comptent pour le ProTour : ses deux étapes du Tour de Catalogne et sa victoire d'étape sur l'Eneco Tour. Après cette dernière victoire, Cavendish déclare :

« Je suis un sprinteur à l'ancienne. Je suis incapable de gravir une montagne, mais si je suis en tête à 200 mètres de l'arrivée, personne ne peut me battre[17]. »

2008 : la révélation[modifier | modifier le code]

Mark Cavendish devient champion du monde de la course à l'américaine 2008 avec Bradley Wiggins.

En 2008, Cavendish retourne à la piste, et remporte pour la deuxième fois le Championnat du monde de l'américaine avec Bradley Wiggins, permettant à la Grande-Bretagne de terminer en tête du tableau des médailles[18],[19]. Il retrouve la piste aux Jeux olympiques de Pékin, et quitte le Tour de France au matin de la 15e étape pour préparer cette échéance[20]. Le manager de l'équipe Columbia[21], Bob Stapleton, et lui s'accordaient pour dire que courir les Alpes risquait de compromettre ses chances[22]. Néanmoins, Cavendish, associé à Bradley Wiggins, ne parvient pas à remporter une médaille, terminant huitième ex æquo de l'américaine. Il est le seul cycliste sur piste britannique à ne pas avoir remporté de médaille[23]. Cavendish et Wiggins, déçus, se brouillèrent après cette défaite[24], et Cavendish ne cacha pas son ressentiment à l'égard de la Fédération britannique pour ne pas porter une attention suffisante à l'américaine. Chris Boardman rappela cependant que les engagements professionnels de Cavendish avaient aussi affecté sa préparation. En novembre 2008, Cavendish déclare qu'il n'a pas l'intention de courir à nouveau sur piste[25].

Sur la route, Cavendish remporte ses premières étapes sur un grand tour en enlevant deux victoires sur le Tour d'Italie[26]. Il remporte quatre nouvelles étapes sur le Tour de France : la 5e étape à Châteauroux[27], puis la 8e à Toulouse, la 12e à Narbonne et la 13e à Nîmes, devenant ainsi le premier britannique à remporter 4 étapes au cours du même Tour[28]. En quelques jours, à seulement 22 ans, il devient le « quatrième meilleur coureur professionnel britannique de l'histoire », selon The Independent[29]. Après la 14e étape, Cavendish abandonne le Tour pour se concentrer sur les Jeux olympiques de Pékin.

Le reste de sa saison est également une réussite, avec pas moins de onze nouvelles victoires, dont trois sur le Tour d'Irlande, qu'il abandonne le dernier jour, et trois autres sur le Tour du Missouri, où il remporte in extremis son premier classement par points de la saison. Il remporte aussi le Grand Prix de l'Escaut pour la deuxième fois consécutive. Sur le Tour de Romandie, Cavendish remporte le prologue devant son compatriote Bradley Wiggins, mettant en valeur ses prédispositions pour les contre-la-montre courts. Au cours de cette saison, terminée avec 17 victoires sur la route, Daniele Bennati, un de ses principaux adversaires, déclare : « Cavendish est le coureur le plus rapide du monde dans les 50 derniers mètres d'un sprint[30]. »

2009 : Milan-San Remo et 9 étapes de Grand Tour[modifier | modifier le code]

Mark Cavendish portant le maillot vert lors de la 13e étape du Tour de France 2009 Vittel-Colmar.

La saison 2009 de Cavendish commence au Tour du Qatar, où il est une nouvelle fois opposé à Tom Boonen[31]. Mark Cavendish s'impose lors de la 4e étape à Madinat Al Shamal devant Heinrich Haussler puis récidive lors de la 6e et dernière étape à Doha Corniche devant Robert Förster. La 5e de l'épreuve a été annulée en raison du décès de Frederiek Nolf dans la nuit du 5 février. Cavendish termine ce Tour du Qatar à la 9e place alors que Tom Boonen remporte le classement général. Il prend ensuite part au Tour de Californie où il termine 5e du sprint lors de la 3e étape, remportée par Thor Hushovd puis s'impose lors des 4e et 5e étapes, à chaque fois devant Tom Boonen. Il remporte par la même occasion son premier classement par points de l'année. Il démarre sa saison européenne à l'occasion de Tirreno-Adriatico, et se classe 2e sur la 3e étape, battu par Tyler Farrar avant de s'imposer quelques jours plus tard lors de la 7e étape devant le coureur américain.

Il participe ensuite à la première classique de la saison, Milan-San Remo. Après une semaine de déclarations inhabituellement humbles, il surmonte les difficultés dont ses adversaires estimaient qu'elles l'empêcheraient de l'emporter. Le final est animé par le sprint très long d'Heinrich Haussler que Cavendish parvient à remonter pour le devance d'un rien sur la ligne d'arrivée. Il s'agit là de sa première victoire dans une grande classique . La semaine suivante, Cavendish participe aux championnats du monde sur piste, à la surprise générale après ses déclarations de l'année précédente. Il n'y obtient aucune médaille. Il participe ensuite aux Trois jours de La Panne où il remporte au sprint les 2e et 3ea étapes.

Il prend ensuite part au Tour d'Italie où son équipe Columbia-High Road remporte le contre-la-montre par équipes inaugural ce qui permet à Cavendish de porter le maillot rose de leader. Il est battu au sprint le lendemain à Trieste par Alessandro Petacchi mais parvient tout de même à conserver sa tunique rose. Lors de la 3e étape, Petacchi s'impose à nouveau au sprint et prend le maillot rose à Cavendish. Il faut attendre la 9e étape courue autour de Milan pour voir le sprinteur de l'Ile de Man s'imposer sur le Giro où il s'impose devant Allan Davis et Tyler Farrar. Il enchaîne ensuite à Arenzano lors de la 11e étape où il devance cette fois Tyler Farrar et Alessandro Petacchi avant de s'imposer à nouveau à Florence lors de la 13e étape devant Alessandro Petacchi et Allan Davis avant d'abandonner le soir même.

Cavendish lance alors sa préparation au Tour de France en prenant part au Tour de Suisse où il remporte au sprint la 3e étape devant Óscar Freire et Thor Hushovd avant de récidiver 3 jours plus tard à Bad Zurzach devançant cette fois Óscar Freire et Francesco Gavazzi.

Il prend ensuite le départ du Tour de France à Monaco et s'impose dès le premier sprint massif disputé à Brignoles lors de la 2e étape où il devance Tyler Farrar et Romain Feillu. Il récidive le lendemain à La Grande-Motte devançant cette fois au sprint Thor Hushovd et Cyril Lemoine. Il termine 3e de la 6e étape remportée par Thomas Voeckler devant Mikhail Ignatiev alors que Cavendish règle lui le peloton. Il remporte ensuite les 10e et 11e étapes à Issoudun devant Thor Hushovd et Tyler Farraret à Saint-Fargeau devant Tyler Farrar et Yauheni Hutarovich. Il faut ensuite attendre la 19e étape et une arrivée à Aubenas pour revoir Cavendish s'imposer sur le Tour avant de le revoir s'imposer le 26 juillet, sur les Champs-Élysées, la plus prestigieuse arrivée pour les sprinteurs où il s'offre même le luxe de devancer son coéquipier et poisson-pilote Mark Renshaw.

En août, Cavendish remporte au sprint le Sparkassen Giro Bochum devant Gerald Ciolek et Andreas Stauff puis remporte ensuite la 2e étape du Tour d'Irlande à Killarney devant Michael Van Staeyen et Stuart O'Grady avant de prendre part au Tour du Missouri où il remporte la 1re étape devant Juan José Haedo et Thor Hushovd à Saint-Louis puis il récidive le lendemain à Cape Girardeau devant Thor Hushovdet Juan José Haedo. Il doit cependant abandonner la compétition avant son terme en raison d'une infection pulmonaire. Celle-ci le pousse à renoncer à participer aux championnats du monde[32] et à Paris-Tours[33]. Cavendish termine la saison avec 25 succès dont 9 dans des grands tours

2010 : maillot vert de la Vuelta[modifier | modifier le code]

En 2010, Mark Cavendish tarde un peu à s'imposer, il a notamment été battu au sprint par Theo Bos lors de la Clásica de Almería, et doit attendre la 2e étape du Tour de Catalogne pour décrocher son premier bouquet de la saison, devançant au sprint Juan José Haedo et Aitor Galdós. Début mai, il s'impose à l'occasion de la 2e étape du Tour de Romandie puis enchaine en devançant au sprint Juan José Haedo et Alexander Kristoff lors de la 1re étape du Tour de Californie mais il vient cependant échouer à la 3e place du sprint lors de la 4e étape de ce Tour de Californie, battu sur la ligne par l'italien Francesco Chicchi et Juan José Haedo. Cavendish revient ensuite en Europe où il continue sa préparation au Tour de France et prend part au Tour de Suisse. Lors de la 4e étape de l'épreuve, Mark Cavendish provoque une violente chute dans les derniers mètres où il entraîne notamment Heinrich Haussler et Lloyd Mondory au tapis. Cette chute lui vaudra par la suite de nombreuses accusations de la part de l'ensemble des observateurs et d'une partie des coureurs, le soupçonnant d'avoir volontairement fait chuter Haussler.

Cavendish lors de la présentation du Tour de France 2010

En juillet, Mark Cavendish se présente au départ du Tour de France à Rotterdam avec la ferme intention de gagner des étapes mais aussi de remporter son premier maillot vert. Malheureusement, il chute dans le final de la 1re étape. Il faut attendre la 5e étape pour voir Mark Cavendish lever les bras à Montargis où il devance au sprint Gerald Ciolek et Edvald Boasson Hagen. L'une des images forte de ce Tour de France 2010 restera les larmes de Mark Cavendish au moment d'aller chercher son bouquet sur le podium de cette étape à Montargis, soulageant ainsi un début de saison assez compliqué. Le lendemain, il récidive dans les rues de Gueugnon devançant cette fois Tyler Farrar et Alessandro Petacchi. Il faut ensuite attendre la 11e étape pour revoir Cavendish s'imposer, la montagne étant passée par là. Il règle à nouveau le peloton au sprint à Bourg-lès-Valence. La fin de Tour est elle aussi synonyme de sprints avec une nouvelle victoire d'étape du britannique à Bordeaux et surtout une deuxième victoire de rang sur la plus belle avenue du monde à l'occasion de la 20e étape du Tour de France 2010 qui reliait Longjumeau à l'Avenue des Champs-Élysées à Paris et il devançait au sprint le maillot vert de ce Tour de France 2010, Alessandro Petacchi et le néo-zélandais Julian Dean. Le ministre principal de l'île de Man, James Anthony Brown, loue les qualités du cycliste à l'issue de la course : « Ses réalisations ont fait les gros titres dans la presse internationale et mis l'île de Man sur le devant de la scène. Mark a montré le niveau que l'on peut atteindre avec du talent, de la détermination et le soutien d'une équipe[34]. »

Il remporte la première étape du Tour d'Espagne, un contre-la-montre par équipes avec l'équipe HTC-Columbia et s'empare par la même occasion du maillot rouge de leader. Le lendemain, il est battu au sprint par Yauheni Hutarovich dans les rues de Marbella mais inscrit de précieux points pour sa conquête du maillot vert. Il est de nouveau battu au sprint, par Alessandro Petacchi lors de la 7e étape mais s'empare à l'issue de cette étape à Orihuela du maillot vert, qu'il ne lâchera plus. Il faut cependant attendre la 12e étape et une arrivée massive à Lleida pour le voir s'imposer sur cette Vuelta devant Tyler Farrar et son coéquipier Matthew Goss. Il récidive le lendemain à Burgos, devançant cette fois Thor Hushovd et Daniele Bennati. Il décroche sa 3e victoire d'étape sur cette Vuelta à Salamanque lors de la 18e étape réglant au sprint Juan José Haedo et Manuel Antonio Cardoso. Le dernier sprint massif de ce Tour d'Espagne ne sourit pas à Mark Cavendish qui est battu à Madrid par Tyler Farrar mais il remporte le maillot vert de ce Tour d'Espagne, son premier sur un Grand Tour. Cavendish termine la saison avec 11 succès dont 9 dans des grands tours.

2011 : maillot vert du Tour[modifier | modifier le code]

Mark Cavendish débute sa saison 2011 à l'occasion du Tour de Qatar. Il y affiche une certaine méforme, comme souvent à cette période de la saison mais voit cependant son coéquipier et dernière rampe de lancement Mark Renshaw s'imposer sur cette épreuve. Il ne lui faut cependant patienter que quelques jours de plus pour aller décrocher son premier bouquet de l'année puisqu'il s'impose à l'occasion de la 6e et dernière étape du Tour d'Oman après avoir pris des places d'honneur dans les autres sprints, battu lors de la 2e étape par Theo Bos notamment. Il signe son retour en Europe d'une belle victoire lors du Grand Prix de l'Escaut devant Denis Galimzyanov et Yauheni Hutarovich. Il s'agit là de sa 3e victoire sur cette épreuve après ses succès en 2007 et 2008 ce qui fait de lui le recordman de victoires de l'épreuve. Il prend ensuite part à la saison des classiques flandriennes et termine 60e de Gand-Wevelgem et prend part à son premier Paris-Roubaix qu'il ne termine pas. Il se rend ensuite sur les routes du Tour d'Italie. Son équipe, HTC-Highroad, remporte le contre-la-montre par équipes inaugural et fait de lui le grand favoris au maillot rose le lendemain. Bien qu'il soit battu par Alessandro Petacchi lors de cette 2e étape, Cavendish parvient à endosser le maillot rose de leader. Lors de la 3e étape, alors que le peloton chasse derrière l'échappée en direction de Rapallo, le belge Wouter Weylandt est victime d'une très violente chute dans la descente du Passo del Bocco qui paralyse le peloton. L'échappée se dispute la victoire et Cavendish perd sa tunique rose. On apprendra peu après l'arrivée des coureurs le décès de Wouter Weylandt. La 4e étape est, quant à elle, neutralisée par l'ensemble du peloton en hommage au coureur de la formation Leopard-Trek décédé tragiquement la veille. La course reprend ses droits lors de la 5e étape mais il faut attendre la 10e étape pour voir, enfin, Mark Cavendish s'imposer sur ce Tour d'Italie. Il récidivera 2 jours plus tard à Ravenne avant de quitter la course au soir de la 12e étape, le parcours devenant trop montagneux pour lui qui préfère désormais se tourner vers le Tour de France. Mark Cavendish prend une nouvelle fois le départ du Tour avec l'ambition de ramener le maillot vert à Paris en se concentrant donc sur les sprints. Il est cependant battu lors du premier emballage massif lors de la 3e étape, ou il ne termine que 5e largement devancé par Tyler Farrar, qui rendait hommage en franchissant la ligne à son meilleur ami Wouter Weylandt décédé sur les routes du Tour d'Italie 2011. La deuxième arrivée au sprint, au Cap Fréhel n'échappe cette fois pas au sprinter britannique qui devance alors Philippe Gilbert et José Joaquín Rojas. Il s'impose à nouveau au sprint à Châteauroux lors de la 8e étape et continue de ramasser de nombreux points pour le maillot vert. Cavendish sera cependant battu par son "meilleur ennemi" André Greipel, lors de la 10e étape arrivant à Carmaux mais prendra sa revanche sur "le Gorille" le lendemain en le battant au sprint à Lavaur. Il faut ensuite attendre la 15e étape et une arrivée à Montpellier pour voir Cavendish triompher, avant d'accrocher, quelques jours plus tard, une troisième victoire d'étape sur l'Avenue des Champs-Élysées devançant Edvald Boasson Hagen et André Greipel. C'est la troisième fois consécutive qu'il gagne à Paris ce qui lui permet d'établir un nouveau un record. Cavendish remporte également le maillot vert du Tour de France pour la première fois de sa carrière. Faute de nouveaux sponsors, l'équipe HTC-Highroad est dissoute en fin d'année et ne sera donc pas dans le peloton lors de la saison 2012[35].

En août, il s'impose lors de la London-Surrey Cycle Classic, course disputée dans les rues de Londres sur le même circuit que celui de l'épreuve sur route des Jeux olympiques d'été de 2012 dont il a fait un grand objectif pour 2012[36]. Cavendish participe au Tour d'Espagne fin août pour préparer les championnats du monde mais il abandonne au cours de la 3e étape car il souffrait de la chaleur. Il reprend la compétition lors du Tour de Grande-Bretagne en vue des Championnats du monde dont il a fait un grand objectif. Il remporte ainsi la 1re étape de l'épreuve devant son coéquipier Mark Renshaw avant de récidiver lors de la 8e étape b, toujours devant Mark Renshaw. Le 25 septembre 2011, il se présente au départ du Championnat du monde dans le fauteuil du grand favoris. Après une course parfaitement gérée par la sélection britannique, Cavendish s'impose au sprint devant Matthew Goss et André Greipel. Il annonce alors son rêve de remporter l'épreuve sur route des Jeux olympiques d'été de 2012 à domicile[37]. Le 11 octobre 2011, l'équipe Sky de Dave Brailsford officialise le recrutement de Mark Cavendish pour la saison 2012. Celui-ci emmène avec lui son coéquipier et ami Bernhard Eisel dans sa nouvelle équipe.

2012 : triple vainqueur d'étape sur le Giro et le Tour[modifier | modifier le code]

Mark Cavendish débute sa saison, comme à son habitude, lors du Tour du Qatar ou il remporte 2 étapes et prend la 6e du classement général final, remporté par Tom Boonen. Il s'envole ensuite pour le Tour d'Oman mais son meilleur résultat n'est qu'une décevante 8e place lors de la 3e étape. Cavendish rentre ensuite en Europe et dispute Kuurne-Bruxelles-Kuurne qu'il remporte juste devant Yauheni Hutarovich et Kenny van Hummel. C'est ensuite lors de Tirreno-Adriatico que le sprinteur britannique retrouvera le chemin de la victoire lors de la 2e étape, devançant au sprint Óscar Freire et Tyler Farrar. Il participe ainsi à Milan-San Remo mais abandonne en cours de course. Cavendish se lance ensuite dans sa préparation en vue du Tour d'Italie où il compte bien remporter le classement par points et participe ainsi au Tour de Romandie. Il y réalise un très bon prologue dont il prend la 3e place juste derrière son coéquipier Geraint Thomas et Giacomo Nizzolo mais il ne parvient cependant pas à décrocher de victoire d'étape sur l'épreuve helvète et abandonne après 4 étapes. Il prend donc part en mai au Tour d'Italie dont le départ est donné d'Herning, au Danemark avec le maillot de champion du monde sur les épaules. Il ne se rate pas sur ce Giro et s'impose dès le premier emballage massif dans les rues d'Herning lors de la 2e étape où il devance Matthew Goss et Geoffrey Soupe. Le lendemain, il est victime d'une violente chute à 150 mètres de la ligne d'arrivée à Horsens, provoquée par Roberto Ferrari. Cavendish marque le retour du peloton en Italie par une nouvelle victoire d'étape lors de la 5e étape à Fano. IL faut ensuite attendre la 11e étape pour voir un nouveau sprint massif, la montagne étant passée par là, mais il ne prend que la 4e place à Montecatini Terme derrière Roberto Ferrari, Francesco Chicchi et Tomas Vaitkus mais reprend la tunique de meilleur sprinteur à Matthew Goss au terme de cette étape. Cavendish s'impose à nouveau au sprint lors de la 13e étape à Cervere où il devance sur la ligne Alexander Kristoff et Mark Renshaw. La 18e étape de ce Tour d'Italie est la dernière occasion pour les sprinteurs de s'imposer sur ce Giro et c'est Andrea Guardini qui est le plus rapide à Vedelago où il bat sur la ligne Mark Cavendish. S'en suit pour Cavendish une véritable bataille pour les points face à Joaquim Rodríguez pour remporter le maillot rouge mais le coureur espagnol s'empare de cette tunique au soir de la 20e étape au sommet du Col du Stelvio. Cavendish perd donc son maillot rouge de meilleur sprinteur du Giro pour à peine un point face à Joaquim Rodríguez mais terminera ce Giro avec deux autres récompenses, puisqu'il remporte le Classement Azzuri et aussi le Classement de la combativité.

En juin, Cavendish remporte la première course à étapes de sa carrière, le Ster ZLM Toer, grâce au jeu des bonifications accordées pour les sprints. Il n'y gagne pourtant aucune étape, mais se classe toujours parmi les premiers[38].

Il entreprend le Tour de France dans un rôle de domestique, donnant la priorité à la recherche de la victoire finale par son coéquipier Bradley Wiggins. Il doit donc se débrouiller sans son "train" pour l'entraîner vers la ligne d'arrivée lors des sprints de fin d'étape. On le voit apporter des bidons aux coureurs et même dicter le rythme à l'avant du peloton lors des premiers cols de certaines épreuves de montagne[39]. Il réussit malgré tout à remporter 3 étapes: la 2e, à Tournai où il devance André Greipel et Matthew Goss, la 18e à Brive-la-Gaillarde devant Matthew Goss et Peter Sagan et la dernière sur les Champs-Élysées, où son coéquipier et porteur du maillot jaune Bradley Wiggins est aperçu en tête de peloton dans les derniers kilomètres pour l'aider à disputer le sprint. Cavendish bat dans cette édition de la Grande Boucle le record du nombre de victoires consécutives sur la dernière étape avec 4 victoires[40]. Il porte son total de victoires d'étapes à 23 et devient le quatrième plus grand vainqueur d'étapes du Tour[41],[42].

Son objectif principal de la saison, la course sur route des Jeux de Londres 2012, n'est pas couronné de succès. Ses compatriotes de l'équipe britannique, Bradley Wiggins, Christopher Froome, Ian Stannard et David Millar ne réussissent pas à rejoindre l'échappée de plus de 30 coureurs s'étant formée sur l'ascension de Box Hill[43]. Il laisse donc échapper l'un des ses grands objectifs de la saison et termine à une anecdotique 29e place. Il part ensuite disputer le Tour du Danemark où il retrouve un beau plateau de sprinteurs et termine notamment 4e de la 4e étape à Odense remportée par Alexander Kristoff avant de s'imposer à Frederiksberg lors de la 6e et dernière étape de l'épreuve. Il prend ensuite part au Tour de Grande-Bretagne, sa dernière course avec le maillot de champion du monde sur les épaules. Il est battu au sprint par Leigh Howard lors de la 2e étape mais s'impose ensuite sur les 3e, 4e et 8e étapes terminant ainsi à merveille son règne en tant que Champion du Monde. Il remet ensuite son titre en jeu lors des championnats du monde de Fauquemont dont l'arrivée est située peu après le Cauberg. Malgré une belle course, Cavendish ne peut défendre ses chances et passe donc le témoin au belge Philippe Gilbert alors que Cavendish abandonnera la course.

Le 18 octobre, la chaîne Sky Sports annonce la signature de Mark Cavendish dans l'équipe Omega Pharma-Quick Step pour la saison 2013[44].

2013 : maillot rouge du Giro[modifier | modifier le code]

Lorsque Cavendish a signé chez Omega Pharma-Quick Step, s'est posée la question de son efficacité sans son train habituel[45]. Cependant, il aura l'avantage de ne plus être barré par des ambitions dans les classements généraux, en l'occurrence celles de Bradley Wiggins[46]. Dans l'équipe de Patrick Lefevere, c'est finalement Gert Steegmans qui tiendra le rôle de dernier lanceur pour Cavendish.

Il s'impose dès sa première course avec sa nouvelle équipe, la première étape du Tour de San Luis, puis est 2e le lendemain. Il s'adjuge le Tour du Qatar, en remportant les 4 dernières étapes, ce qui constitue le record de victoires d'étape consécutives[47]. Il participe ensuite au Tour d'Algarve, où il prend la 6e place de la première étape. Par la suite, il se classe 6e des Trois jours de Flandre-Occidentale et il est placé lors des deux sprints de Tirreno-Adriatico (5e et 2e). Quelques jours plus tard, il prend la neuvième place d'un Milan-San Remo disputé dans des conditions atmosphériques très difficiles remporté par le coureur allemand Gerald Ciolek. Cavendish termine ce mois de mars par une 18e place sur Gand-Wevelgem et par une victoire lors de la 2e étape des Trois jours de La Panne, sa centième victoire sur route en tant que professionnel[48], dont il finit 10e du classement général. Dans la foulée, il se classe 2e du Grand Prix de l'Escaut, juste derrière Marcel Kittel. Il prend à la fin du mois le départ du Tour de Romandie, qu'il abandonne lors de la 4e étape.

Il prend ensuite le départ du Tour d'Italie, où il souhaite enfin remporter le classement par point, le seul classement par point de Grand Tour manquat à son palmarès. Il s'impose le premier jour à Naples au terme d'une étape sans grande difficultés marquée cependant par une chute dans le final et devance sur la ligne Elia Viviani et Nacer Bouhanni ce qui lui permet de prendre le maillot rose, maillot qu'il perd le lendemain, suite au contre-la-montre par équipe. Il remporte ensuite la 6e étape au sprint à Margherita di Savoia devant Elia Viviani et Matthew Goss ou il reprend par la même occasion les commandes du classement par points, puis récidive lors de la 12e étape à Trévise, puis le lendemain à Cherasco avant de remporter la 21e étape et dernière étape de ce Tour d'Italie devant Sacha Modolo et Elia Viviani. Cette régularité dans les sprints lui permet de réaliser son objectif et de remporter ainsi le classement par points du Giro, classement qu'il remporte de justesse devant Vincenzo Nibali grâce à sa victoire dans cette dernière étape et remporte également le Classement Azzuri et le Classement de la combativité, classements qu'il avait déjà remporté en 2012. Il devient ainsi un des très rare coureur vainqueur du classement par points sur les 3 Grands Tours durant sa carrière.

En juin, Cavendish prend part au Ster ZLM Toer dont il est tenant du titre. Il ne parvient cependant pas à remporter d'étapes, étant battu au sprint par Theo Bos et André Greipel lors de la 2e étape avant d'échouer le lendemain derrière Marcel Kittel et André Greipel puis à la 8e place sur les 4e et 5e étapes. Sa régularité lui permet de terminer à la 3e place du classement général, derrière Lars Boom et André Greipel. Le 23 juin 2013, il remporte pour la première fois de sa carrière le Championnat de Grande-Bretagne sur route en devançant Ian Stannard et David Millar.

En juillet, Cavendish prend part à la 100e édition du Tour de France. Grand favori pour la conquête du premier maillot jaune, il est piégé par une chute à 6 kilomètres de l'arrivée de cette 1re étape à Bastia. Il s'impose au sprint lors de la cinquième étape devant Edvald Boasson Hagen et Peter Sagan[2]. Quelques jours plus tard, lors de l'arrivée à Saint-Malo à l'occasion de la 10e étape, il prend part au sprint massif et provoque la chute de Tom Veelers, mais ne sera finalement pas déclassé. Il termine 3e de cette étape derrière Marcel Kittel et André Greipel. 2 jours plus tard, à Tours, il est de nouveau devancé au sprint par Marcel Kittel mais parvient à s'imposer le lendemain à Saint-Amand-Montrond au terme d'une étape marquée par les bordures qui lui ont permis de se débarrasser de la quasi-totalité des sprinteurs. Il prend également part au traditionnel sprint sur l'Avenue des Champs-Elysées à l'occasion de la 21e étape, exceptionnellement disputée en soirée mais il est battu, pour la première fois depuis quatre ans sur cette dernière étape du Tour de France par le duo allemand Marcel Kittel et André Greipel.

Le sprinteur italien Alessandro Petacchi rejoint en août la formation Omega Pharma-Quick Step avec pour but d'aider Cavendish dans les arrivées massives.

En fin de saison, Cavendish obtient une victoire d'étape lors du Tour du Danemark puis trois succès d'étapes lors du Tour de Grande-Bretagne en septembre. Il est ensuite sélectionné pour participer au championnat du monde, course disputée dans des conditions météo dantesque et que Cavendish ne termine pas.

Personnalité[modifier | modifier le code]

Cavendish est souvent décrit comme très confiant, parfois comme arrogant[49]. Il réplique :

« Quand des journalistes sur le Tour de France me demandent si je suis le meilleur sprinteur, je réponds « Oui », et c'est perçu comme de l'arrogance, mais s'ils ne me posent pas la question, je ne dis pas que je suis le meilleur sprinteur du monde[50]. »

« En réalité, si vous regardez la vidéo de mes victoires sur le Tour, je suis le sprinteur le plus rapide. Je ne fais que constater une réalité. Ce n'est pas comme si je disais « Je suis le sprinteur le plus rapide » sans le démontrer. Je constate une réalité, voyez-vous.
Je ne vois pas en quoi dire la vérité peut être un signe d'arrogance. Mais les gens peuvent penser ce qu'ils veulent de moi. Je m'en fous[6]. »

Hors course, il est vu différemment. Pour Brian Holm, son directeur sportif, « Dans la vie, c'est quelqu'un de vraiment poli. Il n'est pas du genre à vous appeler pour se plaindre, comme la plupart des coureurs le font. Il appelle pour demander comment vous allez ou ce que vous faites[4]. »

Style[modifier | modifier le code]

Le magazine Vélo décrit Cavendish comme « une boule de nerfs » en course[50]. Pour le rédacteur en chef, Gilles Comte :

Cavendish a avant tout appris à être compact pendant l'effort. En plein sprint, il ne bouge ni les épaules ni la tête… Il rappelle les coureurs du kilomètre lorsqu'ils sont à pleine vitesse. Et Frédéric Grappe[51] confirme : "Je suis convaincu qu'il pourrait courir le kilomètre en 1'05", peut-être 1'04", certainement[50]."

Le coureur britannique ajoute à sa boule de nerfs une position très avancée sur le vélo, avec les épaules juste au-dessus du guidon. Frédéric Grappe le compare à un athlète poussant dans les starting blocks : "De cette façon, il optimise la chaîne musculaire de ses membres inférieurs pour transmettre la plus grande puissance possible aux pédales[50]."

Ce que Cavendish a appris dans la "sécurité" de la piste, il le reproduit tout naturellement sur la route. Si la route avait été son environnement naturel, il n'aurait jamais appris à courir avec la tête aussi bas, défiant le danger, en partie parce que son inconscient le lui aurait interdit. Un frein psychologique aurait joué pour le protéger de dangers que l'œil voit souvent trop tard[50].

Palmarès et résultats[modifier | modifier le code]

Palmarès sur route[modifier | modifier le code]

Par année[modifier | modifier le code]

Par course[modifier | modifier le code]

Courses d'un jour[modifier | modifier le code]
Cavendish sur les pavés de Gand-Wevelgem 2009
Courses à étapes[modifier | modifier le code]

Résultats sur les grands tours[modifier | modifier le code]

Tour de France[modifier | modifier le code]

Tour d'Italie[modifier | modifier le code]

Tour d'Espagne[modifier | modifier le code]

  • 2010 : 144e, vainqueur des 1re (contre-la-montre par équipes), 12e, 13e et 18e étapes, Jersey green.svg vainqueur du classement par points et Jersey red.svg maillot rouge pendant 2 jours
  • 2011 : abandon (4e étape)

Classements mondiaux[modifier | modifier le code]

Jusqu'en 2004, le classement UCI concerne tous les coureurs ayant obtenu des points lors de courses du calendrier international de l'Union cycliste internationale (324 courses en 2004). En 2005, l'UCI ProTour et les circuits continentaux sont créés, ayant chacun leur classement. De 2005 à 2008, le classement de l'UCI ProTour classe les coureurs membres d'équipes ProTour en fonction des points qu'ils ont obtenu lors des courses du calendrier UCI ProTour, soit 28 courses en 2005, 27 en 2006, 26 en 2007. En 2008, le calendrier du ProTour est réduit à 15 courses en raison du conflit entre l'UCI et les organisateurs de plusieurs courses majeures. Les trois grands tours, Paris-Roubaix, la Flèche wallonne, Liège-Bastogne-Liège, le Tour de Lombardie, Tirreno-Adriatico et Paris-Nice ne sont donc pas pris en compte dans le classement ProTour 2008. En 2009 et 2010, un « classement mondial UCI » remplace le classement ProTour. Il prend en compte les points inscrits lors des courses ProTour et des courses qui n'en font plus partie, regroupées dans un « calendrier historique », soit au total 24 courses en 2009 et 26 en 2010. Ce nouveau classement prend en compte les coureurs des équipes continentales professionnelles. En 2011, l'UCI ProTour devient l'UCI World Tour et reprend dans son calendrier les courses qui l'avaient quitté en 2008. Il comprend 27 courses en 2011 et son classement ne concerne plus que les coureurs membres des 18 équipes ProTeam.

Année 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013
Classement UCI Europe Tour 495e 106e[52]
Classement ProTour[53] 104e 110e
Classement mondial UCI 8e[54] 23e[55]
UCI World Tour[56] 28e[57] 40e[58] 29e[59]

Palmarès sur piste[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Mark Cavendish » (voir la liste des auteurs)

  1. « L'Homme de l'île de Man »
  2. a et b « Tour de France 2013 - 5e étape : Mark Cavendish retrouve de la voix », sur eurosport.fr,‎ 3 juillet 2013
  3. a, b, c et d L'Équipe, 19 juillet 2008
  4. a, b, c et d L'Équipe, France, 13 juillet 2008
  5. « Mark Cavendish chez OPQS, c'est officiel », sur cyclismactu.fr,‎ 18 octobre 2012
  6. a et b Procycling, UK, October 2008, p59
  7. Un spectateur s'était écarté du bord de la route pour prendre une photo. Guerini pensait qu'il reculerait, mais il ne l'a pas fait.
  8. BBC 28/3/05
  9. « Cavendish shows he's the fastest in Berlin », British Cycling,‎ 2006-06-06
  10. « Cavendish to Tour of Britain », T Mobile
  11. (en) « Cavendish signs with T-Mobile », T Mobile
  12. Le Point, 15 juillet 2007
  13. (en) « Hoping for Happy Camping in Compeigne », T Mobile
  14. sport.be, 12 juillet 2007.
  15. (en) Mark Cavendish, « My race is over. I was trying to do things I am physically incapable of. », The Guardian,‎ 2007-07-16
  16. (en) « Cavendish scores eighth season win », T Mobile
  17. www.cyclingnews.com, August 24th, 2007
  18. BBC Cavendish and Wiggins strike Gold in Madison
  19. BBC Watch Cav and Wiggins Victory
  20. « Britain's Mark Cavendish pulls out of Tour de France before 15th stage », Canadian Broadcast Corporation, 21/07/2008
  21. T-Mobile avait mis fin à son sponsoring, et avait été remplacé par Columbia.
  22. sport.be, 12 July 2007.
  23. (en) « Cav and Wiggins Miss Out on Medal », BBC Sport,‎ 2008-08-19
  24. (en) « Wiggins eyes new Madison pairing », BBC Sport,‎ 22 oct. 2008 (consulté le 22 oct. 2008)
  25. The forgotten man Lweis, Tim; The Observer; 23-11-08; Consulté le 08/12/08
  26. Cavendish secures Giro stage win 13-05-08; BBC Sport; Consulté le 14/05/08
  27. (en) « Cavendish wins Stage 5 of Tour De France », BBC Sport,‎ 2008-07-10
  28. (en) « Cavendish Makes it 4 Tour Wins », Eurosport,‎ 2008-07-18
  29. (en) Alasdair Fotheringham, « Cavendish out on his own with fourth win », The Independent,‎ 19 juil. 2008
  30. Cavendish edged out of Giro stage BBC Sport; 22-05-08; Consulté le 23/05/08
  31. [1]
  32. (en) « Cavendish withdraws from British Worlds team », sur cyclingnews.com,‎ 23 septembre 2009 (consulté le 3 octobre 2009)
  33. (en) « No Paris-Tours for Cavendish », sur cyclingnews.com,‎ 29 septembre 2009 (consulté le 3 octobre 2009)
  34. (en) « Chief minister hails Tour de France legend Cavendish », Isle of Man Today, 29 juillet 2010.
  35. (en) « HTC-Highroad disbands after failed sponsor search », sur cyclingnews.com,‎ 4 août 2011 (consulté le 24 août 2011)
  36. (en) « Cavendish lays down London 2012 marker », sur cyclingnews.com,‎ 14 août 2011 (consulté le 24 août 2011)
  37. « Et maintenant, les Jeux », sur eurosport.fr,‎ 26 septembre 2011
  38. « Ster ZLM Toer. Victoire finale de Cavendish, Kittel gagne la dernière étape », sur Ouestfrance.fr,‎ 17 juin 2012 (consulté le 12 août 2012)
  39. « Le Tour paradoxal de Mark Cavendish », sur Sport.fr,‎ 22 juillet 2012 (consulté le 12 août 2012)
  40. « Tour de France 2012 : Mark Cavendish s’impose pour la quatrième fois sur les Champs-Elysées ! (vidéo) », sur melty.fr,‎ 22 juillet 2012 (consulté le 12 août 2012)
  41. Il devance Lance Armstrong et André Darrigade (22), et reste devancé par Eddy Merckx (34), Bernard Hinault (28) et André Leducq (25)
  42. (en) « Mark Cavendish storms to 22nd stage win », sur BBC Sport,‎ 20 juillet 2012 (consulté le 12 août 2012)
  43. « Vinokourov, le fin renard », sur Radio-Canada.ca,‎ 28 juillet 2012 (consulté le 12 août 2012)
  44. « Enfin, Cavendish signe chez OPQS ! », sur velochrono.fr,‎ 18 octobre 2012
  45. (es) « Cavendish inicia un nuevo ciclo », sur biciciclismo.com,‎ 31 octobre 2012
  46. « Mark Cavendish: "J'étais une solution de remplacement" », sur eurosport.fr,‎ 2 novembre 2012
  47. « Tour du Qatar : jamais deux sans trois pour Mark Cavendish (Omega Pharma), toujours en or », sur eurosport.fr,‎ 7 février 2013
  48. « Cavendish le centenaire », sur lequipe.fr, L'Équipe,‎ 28 mars 2013
  49. (en) « Cavendish primed for Tour success », Eurosport UK,‎ 2008-07-04 (consulté le 2008-07-13)
  50. a, b, c, d et e Vélo, France, August 2008, p34
  51. Entraîneur et physiologiste de l'équipe de France et d'équipes professionnelles.
  52. « 2005 UCI Road Rankings », UCI (consulté le 9 juillet 2010)
  53. « Classement ProTour », sur uciprotour.com (consulté le 9 juillet 2010)
  54. « Classement mondial UCI », sur uci.ch (consulté le 9 juillet 2010)
  55. « UCI WorldTour Ranking - 2010 - Final result », sur uci.html.infostradasports.com (consulté le 3 mars 2012)
  56. « UCI WorldTour », sur uciworldtour.com (consulté le 29 février 2012)
  57. « UCI WorldTour Ranking - 2011 - Final result », sur uci.html.infostradasports.com (consulté le 29 février 2012)
  58. « UCI WorldTour Ranking - 2012 », sur uci.html.infostradasports.com (consulté le 26 octobre 2012)
  59. « UCI WorldTour Ranking - 2013 », sur uci.html.infostradasports.com (consulté le 15 octobre 2013)
  60. (en) « Cyclist Mark Cavendish collects MBE from Queen at Buckingham Palace », sur theguardian.com,‎ 30 novembre 2011 (consulté le 30 décembre 2013)
  61. « Cavendish : «Un grand honneur» », sur lequipe.fr,‎ 13 juillet 2012 (consulté le 30 décembre 2013)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]