André Chamson

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André Chamson

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Signature de l'auteur.

Nom de naissance André Jules Louis Chamson
Activités écrivain
Naissance
Nîmes, France
Décès
Paris, France
Langue d'écriture Français
Genres Romans, essai
Distinctions Prix Northcliffe (1932) - Membre de l'Académie française
(fauteuil 15)

Œuvres principales

André Jules Louis Chamson, né à Nîmes le et mort à Paris 5e le , est archiviste, romancier et essayiste français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines familiales et études[modifier | modifier le code]

André Chamson est le fils de Jean Chamson et de Madeleine Aldebert. D'origine cévenole, il est élevé dans la religion protestante.

Après avoir étudié aux lycées d'Alès, puis de Montpellier, il est élève de l'École des chartes (promotion 1920), où il obtient le diplôme d'archiviste paléographe.

Carrière[modifier | modifier le code]

Militant au côté du Front Populaire, il fonde en 1935 le journal Vendredi, dont il devient directeur.

Durant la Guerre d'Espagne, il s'engage aux côtés des républicains. Revenu en France, il devient conservateur de musée.

Montauban : plaque commémorative au 30 rue de la Comédie

Lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate, c'est à ce titre qu'il est rappelé pour diriger l’évacuation des chefs-d’œuvre du musée du Louvre vers le château de Chambord[1], avant l'arrivée des troupes allemandes dans la capitale. Durant l'occupation, il entre dans la Résistance dans les maquis du Lot. Il réside à Montauban entre septembre 1940 et mai 1943, dans l'immeuble situé 30 rue de la Comédie, où il va assurer la conservation des chefs-d'œuvre du musée du Louvre se trouvant au musée Ingres[2].

À la Libération, il retrouve ses fonctions de conservateur de musée et est nommé au Petit Palais. Il devient directeur des Archives de France de 1959 à 1971.

Il est élu membre de l’Académie française le , par 18 voix — celles entre autres de Jules Romains, André Maurois et Georges Duhamel — au fauteuil d'Ernest Seillière et sollicite son amie, la joaillière Suzanne Belperron, pour la création de son épée.

En 1957, il est élu Majoral du Félibrige (Cigalo de Tarn) et en 1958, mainteneur de l'Académie des Jeux floraux.

Protestant, généreux et engagé, dans sa vie comme dans ses livres, il situe la plupart de ses récits dans le cadre des Cévennes, sa région natale (Roux le bandit, 1925 ; Les hommes de la route, 1927 ; Le crime des justes, 1928 ; La neige et la fleur, 1951 ; La tour de Constance, 1970). Il a pris la parole sept fois dans les Assemblées du Désert (1935, 1954, 1958, 1967, 1972, 1975 et 1979), grands rassemblements protestants organisés chaque année le premier dimanche de septembre sur les terrains du Musée du Désert au Mas Soubeyran dans le Gard.

Il a fait partie du comité de rédaction de la revue littéraire Europe lors de sa reparution en 1946.

Il est le père de la romancière Frédérique Hébrard. Il est grand-croix de la Légion d'honneur.

Il est enterré, avec son épouse Lucie Mazauric, sur le serre de la Lusette, près du Pic de Barette qui domine la vallée de Taleyrac, sur la commune de Valleraugue.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • 1923 : Attitudes (La Laborieuse)
  • 1925 : Roux le bandit (Grasset)
  • 1927 :L’Homme contre l’Histoire (Grasset), Les Hommes de la route (Grasset)
  • 1928 : Le Crime des Justes (Grasset), Tabusse. La fête et le char (Les Cahiers Libres)
  • 1929 : Clio, ou l’Histoire sans les Historiens (Hazan)
  • 1930 : Tyrol (Grasset), L’Aigoual (Émile Paul), Histoire de Magali (Hartmann), Histoires de Tabusse (Mercure de France), Li Nivo éron si compagno. Compagnons de la Nuée (Hartmann), La Révolution de dix-neuf, suivi de : Esquisse d’une théorie de l’immunité (Hartmann)
  • 1931 : Affirmations sur Mistral (Émile Paul)
  • 1932 : Héritages (Grasset)
  • 1933 : L’Auberge de l’abîme (Grasset)
  • 1934 : L’Année des vaincus (Grasset)
  • 1935 : Les Quatre Éléments (Grasset)
  • 1937 : Retour d’Espagne (Grasset)
  • 1939 : La Galère (Gallimard)
  • 1940 : Quatre mois, carnet d’un officier de liaison (Flammarion)
  • 1944 : Écrit en 1940 (Gallimard)
  • 1945 : Le Puits des miracles (Gallimard)
  • 1946 : Le Dernier Village (Mercure de France), Fragments d’un liber veritatis 1941-1942 (Gallimard)
  • 1947 : Écrit en 40. Écrit en 44 (Minuit)
  • 1948 : La Peinture française au Musée du Louvre (Braun), Si la parole a quelque pouvoir, discours et articles de revues 1945-1947 (Éditions du Mont-Blanc), L’Homme qui marchait devant moi (Gallimard)
  • 1951 : Le Garçon, la Fille et la Bête (Éditions de la Paix), La Neige et la Fleur (Gallimard)
  • 1952 : On ne voit pas les cœurs, quatre actes (Gallimard)
  • 1953 : La fin de “Greenville”
  • 1954 : Le Chiffre de nos jours (Gallimard), L’École de tout le monde (Fayard)
  • 1955 : Courbet (Flammarion), Le drame de Vincennes (Grasset)
  • 1956 : Adeline Venician (Grasset)
  • 1958 : Nos ancêtres, les Gaulois (Gallimard)
  • 1961 : Devenir ce qu’on est (Gallimard), Le rendez-vous des espérances (Gallimard)
  • 1964 : Comme une pierre qui tombe (Gallimard)
  • 1965 : La Petite Odyssée (Gallimard)
  • 1967 : La Superbe (Plon)
  • 1968 : Suite cévenole (Plon)
  • 1969 : Suite pathétique (Plon)
  • 1970 : La Tour de Constance (Plon)
  • 1974 : Les Taillons ou la Terreur blanche (Plon)
  • 1975 : La Reconquête (Plon)
  • 1977 : Sans peur (Plon)
  • 1979 : Castanet, le camisard de l’Aigoual (Plon)
  • 1982 : Catinat, gardian de Camargue
  • 1984 : Il faut vivre vieux (Grasset)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Sa femme Lucie Mazauric, bibliothécaire du Louvre, a pour tâche de les surveiller
  2. Michel Rayssac, L'exode des musées : Histoire des œuvres d'art sous l'Occupation, Payot,‎ 2007, 1006 p. (ISBN 2228901725)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

  • Musée Cévenol au Vigan (Gard). Salle André Chamson présentant des manuscrits et des objets offerts par l'écrivain.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Précédé par André Chamson Suivi par
Charles Langbridge Morgan
Président du PEN International
1957-1959
Alberto Moravia
Précédé par André Chamson Suivi par
Ernest Seillière
Fauteuil 15 de l’Académie française
1956-1983
Fernand Braudel