Sylvia Pinel

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Sylvia Pinel
Sylvia Pinel, le 24 mai 2013.
Sylvia Pinel, le 24 mai 2013.
Fonctions
Ministre du Logement et de l'Égalité des territoires
En fonction depuis le
(&&&&&&&&&&&&&02222 jours)
Président François Hollande
Gouvernement Manuel Valls
Prédécesseur Cécile Duflot
Ministre de l'Artisanat, du Commerce et du Tourisme[1]

(&&&&&&&&&&&&06841 an, 10 mois et 15 jours)
Président François Hollande
Gouvernement Jean-Marc Ayrault I et II
Prédécesseur Frédéric Lefebvre
Successeur Valérie Fourneyron (commerce et artisanat)
Fleur Pellerin (tourisme)
Députée de la 2e circonscription de Tarn-et-Garonne
Élection
Réélection
Prédécesseur Jacques Briat
Successeur Jacques Moignard
Conseiller régional de Midi-Pyrénées
En fonction depuis le
Biographie
Date de naissance (36 ans)
Lieu de naissance L'Union (Haute-Garonne, France)
Parti politique PRG
Diplômé de Université Toulouse 1 Capitole

Sylvia Pinel, née le à L'Union en Haute-Garonne, est une femme politique française, membre du Parti radical de gauche et députée de Tarn-et-Garonne (2e circ.) entre 2007 et 2012, réélue à cette dernière date. Après avoir été ministre déléguée puis ministre de l'Artisanat, du Commerce et du Tourisme dans les gouvernements Jean-Marc Ayrault I et II lors de l'accession de la gauche au pouvoir en 2012, elle est ministre du Logement et de l’Égalité des territoires dans le gouvernement Manuel Valls depuis le [2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille et formation[modifier | modifier le code]

Fille d'éleveurs de bovins, Sylvia Pinel fréquente le lycée Michelet de Montauban, puis obtient un DESS contentieux et arbitrage[3] et un DEA en droit fondamental et européen[4] à Toulouse à l'université Toulouse 1 Capitole, sa première année de droit ayant été faite au centre universitaire de Montauban[5].

Sa mère, adjointe au maire de Fabas[6], a travaillé avec le sénateur-maire radical Pierre Tajan. Son père, Michel Pinel, décédé en 2011[7], a été conseiller municipal à Gargas[8].

Vie politique locale (2002-2007)[modifier | modifier le code]

Jeune diplômée, Sylvia Pinel devient chargée de mission (2002-2004)[4], puis chef de cabinet (2004-2007)[4] du président du conseil général de Tarn-et-Garonne, Jean-Michel Baylet. Elle s'initie à la politique à ses côtés[4].

Intégrée à la « galaxie » du président du Tarn-et-Garonne, par ailleurs patron de La Dépêche du Midi[9],[10],[11], elle est élue le , pas encore trentenaire, députée de la deuxième circonscription de Tarn-et-Garonne. Son adversaire malheureux Jacques Briat, ex-député UMP, est débouté de son recours devant le Conseil constitutionnel pour un traitement privilégié selon lui dans La Dépêche du Midi, dirigé par Baylet[12],[13]. Sylvia Pinel est alors députée d'une circonscription ayant un fort taux de chômage, elle milite fortement pour la ligne LGV Bordeaux - Toulouse[14].

Députée (2007-2012)[modifier | modifier le code]

Activités à l'Assemblée[modifier | modifier le code]

Elle est la plus jeune femme de l'assemblée élue en 2007. Elle vote généralement comme son groupe parlementaire. Ses centres d'intérêts parlementaires tournent autour des problématiques de la justice, des prisons, de la sécurité sociale[15].

Elle se fait remarquer en proposant avec 9 autres députés d'abroger la loi du 26 brumaire an VIII, toujours en vigueur qui précise que « toute femme désirant s’habiller en homme doit se présenter à la Préfecture de police pour en obtenir l’autorisation » et qui a été modifiée par deux circulaires de 1892 et 1909 autorisant le port féminin du pantalon « si la femme tient par la main un guidon de bicyclette ou les rênes d’un cheval »[16].

Elle fait partie des six députés de gauche qui se sont abstenus lors du vote de la loi Hadopi, 190 autres ayant voté contre[17].

Elle signe avec 20 personnalités de gauche un « appel pour un pacte unitaire de progrès » dans le but d'unir la gauche pour les présidentielles à venir[18].

En mai 2009, Le Nouvel Observateur[19] révèle que la députée Sylvia Pinel a adressé une lettre de mise en demeure aux responsables d'un site de surveillance de l'activité des parlementaires afin d'exiger le retrait de la page la concernant[20].

Son ancrage en Tarn-et-Garonne[modifier | modifier le code]

Aux élections régionales de 2010, elle mène la liste de l'union de la gauche dans le Tarn-et-Garonne. Elle est élue au second tour conseillère régionale de Midi-Pyrénées.

En mars 2011, la députée est candidate aux élections cantonales dans la sous-préfecture de Tarn-et-Garonne, Castelsarrasin. Elle n'est pas élue au second tour, recueillant seulement 33 % des voix[21].

Son ascension au sein du PRG[modifier | modifier le code]

Elle est présidente de la fédération départementale du Parti radical de gauche de Tarn-et-Garonne, et déléguée générale adjointe du PRG. En avril 2011, elle est nommée vice-présidente aux droits des citoyens, à la sécurité et à la justice, au sein des instances nationales du Parti radical de gauche.

La campagne présidentielle de 2012[modifier | modifier le code]

Sylvia Pinel est membre de l'équipe de campagne de François Hollande[22].

Au gouvernement[modifier | modifier le code]

Le 16 mai 2012, elle est nommée ministre déléguée à l'Artisanat, au Commerce et au Tourisme au sein du gouvernement Jean-Marc Ayrault. Elle est l'un des plus jeunes membres du gouvernement, étant née 6 jours seulement avant la benjamine Najat Vallaud-Belkacem.

En juin 2012, elle fait partie des 25 ministres candidats aux élections législatives. Elle se représente ainsi dans la deuxième circonscription du Tarn-et-Garonne sous les couleurs du Parti radical de gauche. Étant déjà ministre, cette élection s'avère décisive pour elle car le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a annoncé que les membres de son gouvernement qui perdraient aux élections législatives ne seraient pas reconduits au gouvernement. Le 10 juin, elle arrive en tête du premier tour en ballottage favorable avec 42,05 % des suffrages. Elle est opposée au second tour à la candidate du Front National Marie-Claude Dulac qui a recueilli 19,21 % des suffrages au premier tour[23]. Syvia Pinel remporte le second tour le 17 juin avec 59,86 % des suffrages exprimés face à sa concurrente Marie-Claude Dulac qui obtient 40,14 %[24].

Après le remaniement du 21 juin, elle obtient un ministère de plein exercice, en tant que ministre de l'Artisanat, du Commerce et du Tourisme.

Après avoir décrété un rehaussement des cotisations sociales pour les auto-entrepreneurs fin 2012, Sylvia Pinel a entrepris depuis le début de l'année 2013 une nouvelle réforme visant à limiter à deux années d'activité le statut d'auto-entrepreneur, ainsi qu'à en abaisser le plafond[25]. Ces mesures susceptibles de priver le statut de l'auto-entrepreneur de ses principales qualités et de sanctionner lourdement ceux qui n'ont pas réussi à atteindre un objectif satisfaisant pour muter en régime classique ont amené un mouvement de contestation grandissant à s'opposer à ce futur projet de loi, Les poussins. Leur pétition avait déjà atteint 100 000 signatures lorsqu'elle a présenté son nouveau projet, le 12 juin 2013[26]. Une commission sénatoriale a affirmé son désaccord avec les mesures qu'entend prendre Sylvia Pinel[27].

Le 2 avril 2014, elle est nommée Ministre du Logement et de l’Égalité des territoires dans le Gouvernement de Manuel Valls, en remplacement de Cécile Duflot qui avait refusé de faire partie de la composition de ce gouvernement.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Entre le 16 mai et le 18 juin 2012, elle est ministre déléguée à l'Artisanat, au Commerce et au Tourisme.
  2. Royal, Montebourg, Hamon... l'équation risquée de Manuel Valls, Le Monde, 2 avril 2014
  3. Sylvia Pinel, nouvelle ministre déléguée au commerce et au tourisme.
  4. a, b, c et d « Dans l'ombre Sylvia Pinel, la relève des radicaux de gauche », acteurspublics.com, 22 août 2007, consulté le 14 juin 2012.
  5. « Une journée d'été avec Sylvia Pinel, 29 ans, députée PRG », elle.fr, 19 septembre 2007.
  6. « Fabas. Sandrine Mégias nouveau maire de la commune », ladepeche.fr, 15 juin 2009, consulté le 14 juin 2012.
  7. « Fabas. Émotion et recueillement en hommage à Michel Pinel », ladepeche.fr, 28 janvier 2011, consulté le 14 juin 2012.
  8. « Sylvia Pinel appelée dans la citadelle de Bercy », ladepeche.fr, 17 mai 2012, consulté le 14 juin 2012.
  9. « La galaxie Baylet », lexpress.fr, 13 avril 2006, consulté le 14 juin 2012.
  10. « La galaxie Baylet », lexpress.fr, 13 avril 2006, consulté le 14 juin 2012.
  11. « Sylvia Pinel, la jeune députée PRG, protégée du patron du département et de La Dépêche du Midi », Le Point, 11 février 2010, consulté le 14 juin 2012.
  12. « La face cachée d'un grand journal », lexpress.fr
  13. legifrance.gouv.fr
  14. "La bataille du TGV", Le Point, 11 février 2010
  15. Fiche sur nosdeputes.fr
  16. "Vers une législation du port féminin du pantalon", Le Nouvel Obs, 3 mai 2010
  17. « Hadopi : qui a voté pour, qui a voté contre ? », Le Figaro, 12 mai 2009
  18. « Vingt personnalités politiques de Gauche appellent un pacte unitaire de progrès », L'Express
  19. « Une députée menace d'attaquer le site Députés Godillots », Le Nouvel Observateur, 19 mai 2009
  20. « Députés Godillots menacé pour apporter de l’information », L'Informaticien
  21. 'Résultat des élections cantonales de mars 2010 à Castelsarrasin", Ministère de l'intérieur
  22. "Sylvia Pinel, membre de l'équipe de campagne de François Hollande", ladepeche.fr, 17 novembre 2011
  23. « Résultats des élections législatives du 10 juin 2012 », Le Monde.
  24. Résultats officiels du second tour des législatives 2012
  25. « Comment le gouvernement attise la colère des poussins »
  26. La pétition des Poussins
  27. L'Express

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]