New York

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis New York City)
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Cet article concerne la plus grande ville des États-Unis. Pour l'État homonyme, voir État de New York. Pour les autres significations, voir New York (homonymie).
New York
Héraldique
Héraldique
Drapeau de New York
Drapeau de New York
De haut en bas et de gauche à droite : Midtown Manhattan, l'Unisphere de Queens, le siège des Nations unies, Times Square, la Statue de la Liberté, Central Park et le pont de Brooklyn.
De haut en bas et de gauche à droite : Midtown Manhattan, l'Unisphere de Queens, le siège des Nations unies, Times Square, la Statue de la Liberté, Central Park et le pont de Brooklyn.
Administration
Pays Drapeau des États-Unis États-Unis
État Drapeau de l'État de New York New York
Comtés Bronx (le Bronx)
New York (Manhattan)
Queens (Queens)
Kings (Brooklyn)
Richmond (Staten Island)
Type de localité City
Maire Bill de Blasio (D)
Démographie
Population 8 405 837 hab. (2013)
Densité 6 922 hab./km2
Population aire urbaine 19 949 502 hab. (2013)
Géographie
Coordonnées 40° 42′ 52″ N 74° 00′ 22″ O / 40.7143528, -74.005973140° 42′ 52″ Nord 74° 00′ 22″ Ouest / 40.7143528, -74.0059731  
Superficie 121 440 ha = 1 214,4 km2
· dont terre 785 km2 (64,64 %)
· dont eau 429,4 km2 (35,36 %)
Fuseau horaire EST (UTC-5)
Divers
Fondation 1624
Municipalité depuis le 2 février 1653
Surnom « The Big Apple » (la Grosse Pomme)
« The city that never sleeps »
(la ville qui ne dort jamais)
Gotham
Localisation
Carte des comtés de Bronx (le Bronx) New York (Manhattan) Queens (Queens) Kings (Brooklyn) Richmond (Staten Island)
Carte des comtés de Bronx (le Bronx)
New York (Manhattan)
Queens (Queens)
Kings (Brooklyn)
Richmond (Staten Island)

Géolocalisation sur la carte : New York

Voir sur la carte administrative de New York
City locator 14.svg
New York

Géolocalisation sur la carte : États-Unis

Voir la carte administrative des États-Unis
City locator 14.svg
New York

Géolocalisation sur la carte : États-Unis

Voir la carte topographique des États-Unis
City locator 14.svg
New York
Liens
Site web http://www.nyc.gov

New York[1] (prononciation en anglais américain /nuːˈjɔɹk/ Prononciation du titre dans sa version originale Écouter), officiellement City of New York, autrement connue sous les nom et abréviation de New York City ou NYC, est la plus grande ville des États-Unis et l'une des plus importantes du continent américain. Elle se situe dans le Nord-Est des États-Unis, sur la côte atlantique, à l'extrémité sud-est de l'État de New York. La ville de New York se compose de cinq arrondissements appelés boroughs : Manhattan, Brooklyn, Queens, le Bronx et Staten Island. Ses habitants s'appellent les New-Yorkais.

Entre 1785 et 1790, la ville de New York fut la capitale des États-Unis[2]. Elle est la plus grande ville du pays depuis 1790[3], avant d'alimenter pendant quelques décennies la rivalité financière et politique entre New York et Philadelphie.

New York exerce un impact significatif sur le commerce mondial, la finance, les médias, l'art, la mode, la recherche, la technologie, l'éducation et le divertissement. Regroupant l'ensemble des caractéristiques d'une ville mondiale, elle est parfois considérée comme « la capitale du monde ». Si elle n'est plus la capitale fédérale des États-Unis depuis plus de deux siècles[notes 1], New York n'en est pas moins la ville la plus peuplée du pays, avec 8 336 697 habitants selon le Bureau du recensement des États-Unis (2012)[4]. Au cœur de la mégalopole du BosWash[notes 2], son agglomération de 19 069 796 habitants[5] s'étend sur plusieurs comtés de l'État de New York (banlieues Est et nord) et empiète sur deux États limitrophes. En effet, l'État du New Jersey comprend ses banlieues ouest et sud, et celui du Connecticut comprend ses banlieues nord-est. Son aire urbaine quant à elle comptait 22 201 312 habitants en 2009[6].

New York est l'une des villes les plus cosmopolites du monde, par ses nombreux quartiers ethniques. Les plus connus sont Little Italy, ou encore Chinatown qui intègre la plus forte concentration de population chinoise des Amériques[7],[8],[9],[10].

New York accueille quelque 50 millions de visiteurs annuels[11],[12],[13]. Times Square, iconifiée comme « the Crossroads of the World »[14],[15],[16],[17],[18], est la plaque tournante du spectacle dans le pays tout entier et le quartier des théâtres de Broadway[19], l'une des intersections les plus populaires[20], et un centre majeur de l'industrie du divertissement au monde[21]. La ville abrite un grand nombre de ponts (788[22] en 2012), gratte-ciel et parcs de renommée mondiale[23]. Le quartier financier de New York, ancré par Wall Street dans le Lower Manhattan, fonctionne comme la « capitale financière du monde »[24],[25],[26],[27],[28],[29],[30] et est le foyer de la bourse de New York[31] et de son futur centre financier le One World Trade Center. De plus, le marché immobilier de Manhattan est parmi les plus chers dans le monde[32]. Bien sûr, cela va participer à un processus de ségrégation très fort, qui fait qu'aujourd'hui New York City est également le symbole de la ville fragmentée.

Enfin, New York accueille des institutions d'importance mondiale. On peut notamment citer le siège de l'ONU, mais aussi de nombreux sièges de multinationales[33] et des centres culturels tels que le Metropolitan Museum, le Brooklyn Museum, le MoMA, le Lincoln Center. De nombreuses universités réputées sont situées à New York, notamment l'université de la Ville de New York, l'université Columbia, l'université de New York, et l'université Rockefeller, qui sont classées parmi le top 50 des universités dans le monde[34].

Sommaire

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de New York.

Exploration et colonisation[modifier | modifier le code]

La Nouvelle-Amsterdam en 1664

Avant l'arrivée des Européens, le territoire de l'actuelle New York était peuplé par des Lenapes[35]. En 1524, le navigateur italien Giovanni da Verrazzano, missionné par le roi de France François Ier, fut le premier Européen à explorer la baie de New York[36], qu'il baptisa La Nouvelle-Angoulême. En 1609, la Compagnie néerlandaise des Indes orientales engagea l'explorateur anglais Henry Hudson pour découvrir une nouvelle route maritime vers les Indes. Il entra dans la baie de New York et remonta le fleuve qui porte aujourd'hui son nom. En 1624, la région devint officiellement une possession néerlandaise sous l'égide de la Compagnie des Indes orientales. Trente familles Boyer et protestantes (parmi lesquelles des protestants français huguenots et Wallons) s'installèrent au sud de Manhattan formant la colonie de la « Nouvelle-Amsterdam »[37],[35]. En 1626, le directeur de la colonie Pierre Minuit acquit l'île auprès des Lénapes[35]. En 1647, Pieter Stuyvesant fut nommé directeur-général de la colonie pour remplacer Willem Kieft, dont l'administration s'était attirée les foudres des colons depuis que les relations avec les Amérindiens avaient dégénéré en de violents affrontements durant les années 1640[38].

New York anglaise (1664 – 1783)[modifier | modifier le code]

Le grand incendie de 1776

En 1664, les Anglais conquirent la Nouvelle-Amsterdam qui fut rebaptisée « New York » en l'honneur de Jacques, duc d'York et frère du roi Charles II[39]. L'anglicanisme devint la religion officielle de la colonie en 1698[35]. La ville se développa rapidement : en 1700, elle comptait près de 5 000 habitants. Les premières institutions culturelles furent fondées comme le King's College en 1754[40],[41]. Le commerce se diversifia et se développa notamment grâce à l'aménagement du Great Dock sur l'East River en 1676[35].

En 1765, le Parlement britannique vota le Stamp Act. Cette loi imposant un droit de timbre sur les journaux et les documents officiels britanniques provoqua la réunion à New York du Stamp Act Congress en octobre[42]. Les délégués des treize colonies britanniques d'Amérique protestèrent contre la taxe[43] qui fut abrogée l'année suivante[44]. New York vit naître le mouvement des Fils de la Liberté qui contestaient la présence coloniale anglaise. Les incidents se multiplièrent et New York devint une place stratégique dans la guerre d'indépendance américaine (1775-1783). Le général américain George Washington fit fortifier la ville et prit personnellement le contrôle de l'Armée continentale en 1776[45]. Mais les insurgés américains furent battus à la bataille de Long Island et un quart de la ville fut réduit en cendres[46]. La ville resta aux mains des Britanniques jusqu’en 1783, date de la fin de la guerre d'indépendance.

En 1785, le Congrès continental s'installa à New York, qui fit dès lors office de capitale provisoire des États-Unis[40]. Mais, sous la pression de Thomas Jefferson, le Congrès déménagea à Philadelphie cinq ans plus tard[47],[40]. En 1789, le premier président américain, George Washington, prêta serment sur la Bible au balcon du Federal Hall dans le sud de Manhattan.

Croissance de la ville (1783 – 1900)[modifier | modifier le code]

Le port de New York en 1848

À partir des années 1790, la ville de New York connut une importante croissance démographique et devint la plus peuplée des États-Unis en 1820[48]. En 1811, le Commissioners' Plan imposa le plan hippodamien pour le développement de la ville.

À la suite des épidémies de choléra, la municipalité décida de porter ses efforts sur l'adduction d'eau et les égouts : un service des égouts fut fondé en 1849[49] et des bains publics furent ouverts dans les années 1850. Un aqueduc fut mis en chantier en 1842 afin d'apporter l'eau de la rivière Croton[48]. Au milieu du siècle, le Central Park fut aménagé au cœur de Manhattan. Plusieurs bâtiments publics de style néoclassique sortirent de terre. En 1898, la ville de New York est divisée en cinq arrondissements (boroughs) : Manhattan, Brooklyn, Bronx, Queens et Staten Island.

Avec le développement des transports en commun et de l'industrie, l'agglomération new-yorkaise s'agrandit rapidement dans la deuxième moitié du XIXe siècle. Les New-Yorkais les plus pauvres s'entassèrent dans des appartements étroits et insalubres appelés tenements [réf. souhaitée] : en 1890, un million d'habitants vivent dans 37 316 de ces logements[48]. Les classes moyennes s'implantèrent dans les banlieues.

Affrontements entre les émeutiers et les militaires pendant les Draft Riots (1863).

Au milieu du XIXe siècle, plus de la moitié des New-Yorkais étaient nés à l'étranger[50] ; entre 1820 et 1890, plus de dix millions d'immigrants, essentiellement irlandais et allemands, s'installèrent dans la métropole, fuyant la crise économique et les persécutions qui avaient lieu en Europe[50]. Des quartiers « ethniques » se constituèrent à Manhattan et chaque communauté développa ses réseaux d'entraide, ses associations et ses journaux. Les Allemands s'installent dans le quartier appelé « Little Germany », dans le Sud-Est de Manhattan ; au milieu du XIXe siècle, New York est, derrière Berlin et Vienne, la troisième plus importante ville germanophone du monde avec 600 000 immigrés allemands[51]. Les tensions entre ces communautés dégénèrent parfois en émeutes : celles de 1871 entre catholiques et orangistes se soldèrent par 65 morts[52]. Mais les émeutes les plus graves de l'histoire de New York furent liées à la Guerre de Sécession : les Draft Riots de 1863 firent une centaine de morts[52].

Le développement économique de New York fut facilité par la modernisation et l'extension des réseaux de transport : le canal Champlain (1823) et le canal Érié (1825)[48] reliaient New York à son arrière-pays et aux Grands Lacs. Les liaisons ferroviaires se multiplièrent à partir des années 1830[53] et Grand Central devint la principale gare de New York dans les années 1870. Sur la mer, les lignes transatlantiques reliaient New York à l'Europe par les paquebots. Candidat fédéraliste à la présidentielle de 1812, le gouverneur DeWitt Clinton a obtenu que des obligations de l'État de New York financent le Canal Erié, un coup de pouce à Wall Street.

Le port devient le premier du pays ; les installations durent s'agrandir dans les années 1850-1860, notamment à Brooklyn et au New Jersey. Les premières jetées maçonnées (les Piers) apparurent dans les années 1870[54]. En 1900, le port de New York était le premier du monde[55].

Avec la Révolution industrielle, les usines, les manufactures et les ateliers furent de plus en plus nombreux. La place fit rapidement défaut sur l'île et de nombreuses industries s'implantèrent dans les quartiers périphériques. Les principales activités de l'agglomération étaient alors liées au secteur agro-alimentaire, au textile (filatures, ateliers de confection), aux constructions navales et à l'imprimerie[56]. Vers 1900, New York était la ville industrielle la plus importante des États-Unis[57].

C'est également au XIXe siècle que New York se positionna comme premier centre des affaires du pays : la vocation financière de la métropole se développa avec la création de la Bank of New York en 1784 et l'ouverture de la bourse en 1792. Plus tard, des bourses spécialisées furent fondées (bourse aux grains en 1850, au coton en 1868[58]). L'indice boursier du Dow Jones fut créé en 1896[48]. Les grandes enseignes telles que Macy's et Bloomingdale's virent le jour dans la deuxième moitié du XIXe siècle. Broadway devint l'artère commerçante de la ville.

New York, métropole mondiale (1900 – 1945)[modifier | modifier le code]

Le sud de Manhattan en 1931.

Au cours de la première moitié du XXe siècle, la ville devint un centre d’envergure internationale. La croissance urbaine nécessita toujours plus d'investissements dans les transports. Ainsi, l’Interborough Rapid Transit, la première compagnie de métro, vit le jour en 1904. En 1913, la principale gare, Grand Central Terminal, fut reconstruite. La densification du trafic automobile amena la municipalité à penser un nouveau plan d'urbanisme et à relier Manhattan par de nouvelles infrastructures : ponts, tunnels (Holland Tunnel) et voies rapides (parkways).

Avec la multiplication des sièges sociaux d'entreprises et le manque de place, les gratte-ciel se multiplièrent dans deux quartiers : le Sud de Manhattan et Midtown. En 1929, New York compte déjà 188 immeubles de plus de 20 étages[59]. Le Chrysler Building et l'Empire State Building deviennent des symboles de la modernité new-yorkaise dans l'entre-deux-guerres.

Le problème du logement subsistait à New York : 40 000 tenements (« camps de fortune ») [réf. souhaitée] furent détruits dans les années 1920[60] et des logements sociaux furent construits. La Grande Dépression des années 1930 jeta à la rue des milliers de New-Yorkais. La loi Wagner-Steagall de 1937 permit la construction de grands ensembles[61].

La foule se presse devant la bourse le jour du krach de 1929, marquant le début de la Grande Dépression.

New York, en particulier Ellis Island où transitèrent 16 millions de personnes[62], resta pendant plusieurs décennies la principale porte d'entrée des immigrants aux États-Unis. Dans la première moitié du XXe siècle, ces derniers venaient d'Europe orientale et méditerranéenne. Les Afro-Américains affluèrent également du Sud du pays et se concentrèrent dans des quartiers comme Harlem. Après la Seconde Guerre mondiale, l'immigration changea de nouveau pour venir d'Amérique latine, d'Asie et d'Afrique.

New York devint par ailleurs un centre culturel d'importance mondiale. Ce rôle s’amplifia vers la fin des années 1930 avec l’afflux de réfugiés européens, qui comportaient de nombreux intellectuels, musiciens et artistes. Les quartiers de Greenwich Village et de Harlem devinrent les principaux lieux de création artistique et littéraire. Avec l'Armory Show (1913) puis l'ouverture du Museum of Modern Art (1929), du Whitney Museum of American Art (1931) et du musée Solomon R. Guggenheim (1937), New York devint l'une des capitales mondiales de l'art moderne[63]. Malgré la concurrence de Los Angeles, New York resta jusqu'en 1945 un centre cinématographique majeur : elle exerçait le contrôle financier de l'industrie du 7e art, produisait des films dans ses studios et possédait de très nombreuses salles de projection[64]. Les nouveaux médias se développèrent dans la cité : tabloïds, chaînes de radio (CBS et NBC).

En 1919, New York fut secouée par des grèves massives[65]. Le 16 septembre 1920, un attentat à la bombe souffla les bureaux du siège de la compagnie J.P. Morgan à Wall Street, faisant 38 morts et 200 blessés[66]. Les années 1920 furent également marquées par la prohibition, avec l’ouverture des speakeasies. La « grosse pomme » n'échappa pas à la Grande Dépression économique des années 1930. C'est d'ailleurs à la bourse de Wall Street que se manifesta le krach de 1929, le plus violent de l'histoire boursière mondiale, qui donna lieu à une crise mondiale. Le chômage et la misère augmentèrent rapidement et des bidonvilles se développèrent[67].

Difficultés et rayonnement (1945 – aujourd'hui)[modifier | modifier le code]

L'Unisphere, l'un des symboles de la foire internationale de New York 1964-1965.

Après la Seconde Guerre mondiale, New York connut cependant un relatif déclin, perdit de ses habitants, et son tissu industriel commença à vieillir. La crise des années 1960-1970 engendra des friches industrielles dans le Bronx et Queens. Ainsi, le chantier naval Navy Yard ferma ses portes en 1966. Entre 1953 et 1992, New York perdit quelque 700 000 emplois industriels[68],[69]. La place du port de New York recule. En revanche, la ville affermit sa position mondiale avec l'installation des institutions permanentes de l'ONU. L'exposition universelle de la foire internationale de New York 1964-1965 attira des millions de visiteurs.

New York s’affirma comme capitale de l’expressionnisme abstrait, rivalisant avec Londres sur le marché de l’art. La contre-culture s'épanouit à New York dans les lettres et les arts. L'Off-off Broadway proposait une alternative au théâtre commercial. [réf. souhaitée] Le Pop Art dénonçait la société de consommation. Frank Stella expérimenta le minimalisme et Christo proposa aux New-Yorkais des œuvres éphémères. Les fresques murales se multiplièrent sur les murs de la ville. La culture de la rue (graffiti, hip-hop) prit leur essor dans les années 1980. Cependant, New York se vit de plus en plus concurrencée par d'autres pôles dans le pays, en particulier ceux de la Sun Belt (Los Angeles, San Francisco).

Les années 1960 furent aussi marquées par des tensions raciales, et New York s'imposa rapidement comme un lieu clé du mouvement des droits civiques. Parmi les événements les plus marquants du mouvement, on peut citer les émeutes de juillet 1964) et les diverses manifestations sociales (grèves des transports en 1966, manifestations contre la guerre du Viêt Nam). La municipalité confia à Robert Moses le soin de détruire les taudis, de rénover certains blocks et de construire des logements sociaux. En 1968, Harlem connut de nouvelles émeutes à la suite de l'assassinat de Martin Luther King Jr.

Entre 1940 et 1990, Manhattan perdit 500 000 habitants, Brooklyn 400 000 et le Bronx 300 000[70]. Cependant, les banlieues résidentielles continuèrent de s'étendre grâce au réseau autoroutier et à la construction de nouveaux ponts tels le pont Verrazano en 1964.

Le nouveau visage du quartier de Financial District dans le Sud de Manhattan, endroit où eurent lieu les attentats du 11 septembre 2001, avec au centre de la photo le One World Trade Center qui est devenu le plus haut gratte-ciel du pays avec ses 541 mètres (avec son antenne).

Les années 1970 sont souvent considérées comme le point bas de l'histoire de New York, en raison des taux de criminalité élevés assortis de divers désordres sociaux qui débutèrent dès les années 1960, en particulier avec les émeutes de Stonewall en 1969. Dans un contexte de stagflation aux États-Unis et de maintien en parallèle de dépenses sociales élevées à New York, les dépenses de la municipalité explosèrent, conduisant l'État fédéral à se désengager[71]. Finalement, en 1975, le président Gerald Ford autorisa le Trésor américain à injecter 2,3 milliards de dollars par an dans le budget municipal pour sauver la ville de la banqueroute[69]. Par la suite, la désindustrialisation et le déclin démographique poussèrent la ville au bord de la faillite[63]. De nombreuses infrastructures urbaines furent laissées à l'abandon, faute de subventions. Parallèlement, l'immense World Trade Center fut inauguré au cours d'une cérémonie grandiose en 1973. Plusieurs quartiers s'enfoncèrent alors dans la criminalité et la drogue, comme Harlem ou South Bronx. Le phénomène s'accompagna même d'une chute brutale de la population.

Le rebond de Wall Street, dans les années 1980, malgré le krach de 1987, permit à New York de retrouver son rôle de leader dans la sphère économique et financière mondiale et l'équilibre budgétaire de la ville fut rétabli en 1981[72]. Au début des années 1990, New York dépassa Londres pour les activités financières et bancaires[69].

Les années 1990 furent marquées à New York par un premier attentat terroriste contre le World Trade Center (1993). En l'espace de quelques années, le maire Rudolph Giuliani parvint à faire de la Big Apple une ville sûre et attractive pour les investisseurs. Il lutta contre la délinquance (politique de la « tolérance zéro », réformes de la police), les mafias familiales dans les quartiers sensibles et contre les délits d'initiés à Wall Street[73]. La gentrification de certains quartiers (Harlem, East Village, et Williamsburg, par exemple) et l'implantation d'industries de pointe dans la Silicon Alley marquent le renouveau de la métropole.

New York fut frappée par les attentats du 11 septembre 2001 qui firent près de trois mille morts, des centaines de blessés et des dégâts considérables dans le Financial District. Le site du World Trade Center est actuellement en cours de reconstruction. À partir de 2007, la capitale mondiale de la finance subit la crise des subprimes. Deux événements survenant au troisième trimestre 2008 symbolisent à eux seuls l'impact de la tempête financière sur la ville : la faillite de Lehman Brothers et le scandale Madoff.

Symboles et surnoms[modifier | modifier le code]

Le drapeau de New York porte les mêmes couleurs (sur des barres aux dimensions égales) que le drapeau des Provinces-Unies tel qu'il était utilisé en 1625, l'année où Manhattan fut colonisée. En son centre est reproduit, en bleu, le sceau de la ville. Sur ce dernier figurent plusieurs éléments symboliques : l'aigle représente l'État de New York. L'Amérindien évoque les premiers habitants de la région, tandis que le marin évoque les colons : leur évocation conjointe confère l'idée d'une union entre les deux peuples. Le castor fait référence à la Compagnie néerlandaise des Indes occidentales. Le baril et la fleur font référence aux premiers temps de l'industrie new-yorkaise. Le moulin à vent est un rappel de l'histoire néerlandaise de New York. Quant à Eboracum, c'était le nom de la ville de York à l'époque romaine[74].

En reportage à La Nouvelle-Orléans, John J. Fitz Gerald[75] entendit les valets d'écurie appeler les champs de course de New York « the Big Apple » (dans le sens the big apple = the biggest bet = le plus grand pari[76]). L'expression lui plut et il donna comme titre à sa chronique Around the Big Apple. Dix ans plus tard, de nombreux musiciens de jazz commencèrent à utiliser l'expression de Big Apple pour désigner New York, et plus particulièrement le quartier de Harlem (à Manhattan), considéré comme la capitale mondiale du jazz. Ils disaient qu'il y avait beaucoup de pommes sur les arbres du succès, mais que, quand vous choisissiez New York City, vous choisissiez LA grosse pomme. En 1971, cette expression prit toute son ampleur grâce à Charles Gillett (président du NY Convention and Visitors Bureau) qui lança une campagne publicitaire sur le thème de la Big Apple. Celle-ci fut relayée par l'agence BBH London [réf. souhaitée] qui lança cette expression en Angleterre. Depuis, cette expression est devenue courante. 35 % des Anglais[notes 3] affirment même qu'elle est typiquement anglaise et non d'origine américaine.

Vue panoramique de Lower Manhattan en 2006 prise à partir du traversier de Staten Island.
« New York est une ville debout, sous le signe des temps nouveaux. C’est une catastrophe, mais une belle et digne catastrophe. »

— Le Corbusier, 1937.

Géographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Géographie de New York.

Situation et superficie[modifier | modifier le code]

New York depuis l'espace.

New York est située sur la côte est des États-Unis, à l’embouchure du fleuve Hudson. La métropole s'ouvre sur l’océan Atlantique et se trouve à mi-distance entre Washington et Boston[notes 4]. La ville est située à peu près à la même latitude que Madrid ou Rome (40°43' N) et à la même longitude que Santiago de Cuba (74°0° W).

La superficie totale de la ville de New York est de 1 214 km2, dont 785 km2 de terres émergées et 429 km2 d’eau. L'altitude maximale est de 124,9 m au-dessus du niveau de la mer, sur Todt Hill à Staten Island[77].

Le Grand New York ou New York Metropolitan area est l'aire urbaine la plus peuplée des États-Unis et la deuxième du monde par le nombre total d'habitants, sur la base des critères démographiques les plus simples et les plus répandus. Cette région est centrée autour de la ville de New York et regroupe au total 30 comtés et 725 municipalités[78] qui s'étendent sur quatre États (New York, New Jersey, Connecticut, Pennsylvanie) et quelque 17 400 km2.

Selon le Bureau de la gestion et du budget, New York fait également partie d'une CMSA. Enfin, New York appartient à la mégalopole du BosWash qui s'étire de Boston à Washington D.C. Elle fait également partie des ensembles géographiques du Nord-Est des États-Unis et de la Manufacturing Belt. La métropole se trouve sur un carrefour de voies de communication, à la fois maritimes, fluviales (Hudson) et terrestres (voies ferrées, autoroutes, conduites, etc.). Elle est reliée au reste du monde par ses aéroports.

Îles[modifier | modifier le code]

L'une des nombreuses îles de New York : Liberty Island

La ville s'étend sur plusieurs îles : la plus peuplée est celle de Manhattan où se trouve le cœur économique et culturel de l'agglomération. Governors Island, Liberty Island et Ellis Island sont de petites îles au sud de Manhattan dont les lieux historiques sont visités par les touristes. Staten Island est l'île la plus au sud de New York. Les arrondissements de Brooklyn et Queens occupent la partie occidentale de Long Island alors que le Bronx se trouve sur le continent, dans le Sud d'une presqu'île.

Cette configuration insulaire nécessite la présence de nombreux ponts et tunnels qui relient les différentes parties de l'agglomération. Un service de traversiers permet également aux New-Yorkais de se déplacer facilement. Plusieurs détroits comme le Long Island Sound ou The Narrows séparent les différentes îles. Les eaux profondes de la baie de New York et les côtes très découpées fournissent de nombreuses autres petites baies abritées.

Le site de New York apparaît à la fois comme un atout (ouverture maritime, défense naturelle) mais aussi comme un risque (inondations, élévation de la mer, raz-de-marée) pour la métropole.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Tenafly (NJ),
Englewood Cliffs (NJ),
Fort Lee (NJ),
Edgewater (NJ)
Yonkers, Pelham, Mount Vernon Long Island Sound Rose des vents
Jersey City (NJ),
Hoboken (NJ),
Bayonne (NJ)
N North Hempstead (Long Island),
Hempstead (Long Island)
O    New York    E
S
Elizabeth (NJ),
Linden (NJ)
Lower Bay Océan Atlantique

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La ville de New York dispose d'un important réseau hydrographique. Le fleuve Hudson se jette dans la baie de New York en formant un estuaire. La baie est constituée de deux parties : la Upper New York Bay (la « baie supérieure ») au sud de Manhattan et la Lower New York Bay (la « baie inférieure ») au sud de Staten Island et de Long Island, séparées par un détroit, The Narrows, qui forme le principal chenal d'accès au port de la ville.

Malgré leur nom, l'East River et la Harlem River ne sont pas des cours d'eau mais des bras de mer ou des détroits.

Le canal Érié, voie d'eau artificielle majeure qui fut aménagé au début du XIXe siècle, fait communiquer le fleuve, donc New York, avec la région des Grands Lacs.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Plage de sable de Coney Island, au sud de Brooklyn

Brooklyn et Queens, situés sur Long Island, font partie de la plaine côtière atlantique, un ensemble géophysique allant de la baie de New York à la Floride. Il s'agit d'une région de faibles altitudes[79]). Long Island est une île-barrière constituée d'un socle de roches sédimentaires du Crétacé[80]. Des couches de sédiments se sont déposées lors de la Glaciation du Wisconsin, il y a entre 85 000 et 9 000 années[81]. À cette époque, le niveau de la mer était plus bas qu'aujourd'hui et l'inlandsis laurentide recouvrait une grande partie du Nord-Est des États-Unis[82]. La région de New York se trouvait alors à la limite de cette immense couverture de glace[83]. Le glacier a laissé plusieurs moraines frontales[79]. Entre 17 000 et 13 000 avant Jésus-Christ, à la fonte des glaciers, la moraine frontale joua le rôle de digue et les vallées creusées par la glaciation (Hudson Est et Harlem River) se remplirent d'eau.

Affleurements de roches métamorphiques dans Central Park à Manhattan

Le Bronx et Manhattan appartiennent à une section de la province géologique de Nouvelle-Angleterre[79]. Le point culminant de l'île de Manhattan (80 mètres) se trouve dans le Nord de l'île, dans le Fort Tryon Park[79]. Les roches métamorphiques[80],[84], fournissant un appui solide pour ses nombreux gratte-ciel. Ce substrat rocheux correspond à une très ancienne chaîne de montagnes érodée et affleure à Central Park et en divers endroits du Nord de Manhattan[85]. La géologie de Staten Island est plus complexe : le socle rocheux se compose de roches sédimentaires du Crétacé dans le Sud-Est et de roches du Trias dans le Nord-Ouest[80]. On y trouve également de la serpentinite[79]. Des couches sédimentaires de type morainiques se sont déposées au cours de la dernière glaciation[85].

Le territoire new-yorkais a été considérablement aménagé par les Hommes qui ont modifié la topographie et le tracé du littoral, particulièrement dans le Sud de Manhattan[86], dans le sud de l'île.

Climat[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Climat de New York.
Relevés des précipitations Relevé météorologique de New York 1981-2010 station météorologique du belvedere castle / Central Park
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −2,8 −1,7 1,8 7,1 12,2 17,6 20,5 19,9 16 10 5,3 0 8,8
Température moyenne (°C) 0,5 2 6 11,8 17,1 22,1 24,9 24,2 20,2 14 8,9 3,2 12,9
Température maximale moyenne (°C) 3,9 5,8 10,3 16,7 22 26,7 29,4 28,6 24,4 18,1 12,6 6,6 17,1
Record de froid (°C) −21,1 −26,1 −16,1 −11,1 0 6,7 11,1 10 3,9 −2,2 −13,9 −25 −26,1
Record de chaleur (°C) 22,2 23,9 30 35,6 37,2 38,3 41,1 40 38,9 34,4 28,9 23,9 41,1
Ensoleillement (h) 162,7 163,1 212,5 225,6 256,6 257,3 268,2 268,2 219,3 211,2 151 139 2 534,7
Précipitations (mm) 92,7 78,5 110,7 114 106,4 112 116,8 112,8 108,7 111,8 102,1 101,6 1 268,1
dont neige (cm) 20,3 23,9 9,4 1,5 0 0 0 0 0 0 0,8 12,2 67,8
Nombre de jours avec précipitations 10,4 9,2 10,9 11,5 11,1 11,2 10,4 9,5 8,7 8,9 9,6 10,6 121,9
Humidité relative (%) 63,8 63 62,3 60,9 69,4 71,7 70,7 73,2 74,7 71,6 68,3 66,6 68
Nombre de jours avec neige 4,1 2,9 1,8 0,3 0 0 0 0 0 0 0,2 2,3 11,5
Source : NOAA [87] Ensoleillement 1961-1990
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
 
3,9
−2,8
92,7
 
 
 
5,8
−1,7
78,5
 
 
 
10,3
1,8
110,7
 
 
 
16,7
7,1
114
 
 
 
22
12,2
106,4
 
 
 
26,7
17,6
112
 
 
 
29,4
20,5
116,8
 
 
 
28,6
19,9
112,8
 
 
 
24,4
16
108,7
 
 
 
18,1
10
111,8
 
 
 
12,6
5,3
102,1
 
 
 
6,6
0
101,6
Moyennes : • Temp. maxi et mini °CPrécipitation mm
Relevés des précipitations Relevé climatologique de l'aéroport international de Newark-New York (période : 1981-2010)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −3,8 −2,5 1,2 6,8 12,2 17,7 20,7 20 15,7 9,2 4,2 −1 8,3
Température moyenne (°C) 0,1 1,8 6 11,9 17,4 22,8 25,5 24,7 20,4 14 8,6 2,8 13
Température maximale moyenne (°C) 4,1 6,1 10,7 17 22,7 27,8 30,3 29,3 25,2 18,9 12,9 6,7 17,7
Record de froid (°C) −22 −26 −14 −9 1 5 11 7 2 −4 −11 −22 −26
Record de chaleur (°C) 23 24 32 36 37 39 42 41 41 34 29 24 42
Précipitations (mm) 89,7 73,2 106,2 106,7 103,9 102,1 120,9 94 97 91,4 92,7 96,5 1 174,5
Nombre de jours avec précipitations 10,4 9,8 11 11,5 11,3 11 10,1 9,7 8,6 8,7 9,5 10,6 122,1
Source : NOAA [87]


New York n'est pas très éloigné de la mer, mais celle-ci se trouve à l'est, alors que les vents modérateurs dominants viennent plutôt de l'ouest ; de ce fait l’océan n'a aucune influence sur le climat de New York. C'est la raison pour laquelle le climat de New York est très chaud et humide l'été et parfois très froid en hiver, bien que des températures de 24 °C aient déjà été observées en plein hiver. New York se trouve dans la zone tempérée nord sur la façade orientale du continent américain. Son climat dépend de cette position géographique, de la circulation méridienne des masses d'air et de la proximité d'un courant marin froid. Selon la classification de Köppen, le climat de New York City est un climat subtropical humide (Cfa) car la moyenne du mois le plus froid (janvier) est au-dessus de °C.

Mais le climat de New York peut aussi être considéré comme continental humide. En effet, les hivers sont généralement froids et humides, avec parfois des précipitations neigeuses et plusieurs jours de gel. De la glace peut se former sur le fleuve Hudson. Cependant, la chaîne des Appalaches protège la ville des coulées d'air glacial venues du Canada, si bien que les températures minimales sont moins froides que dans les villes du Mid-Ouest comme Chicago[88]. Les étés sont chauds et humides.

Neige sur le quartier du Bronx

Printemps et automne sont courts et changeants. Avant l'hiver, New York peut connaître quelques jours de chaleur appelés « été indien ». Le total annuel des précipitations est relativement important (environ 1 200 mm) et les pluies sont réparties de façon à peu près égale sur l'année et s’abattent sous forme de courtes averses chaudes en été.

Les principaux risques climatiques sont les inondations, les tempêtes et les blizzards[89]. Le Grand blizzard de 1888 qui a affecté le Nord-Est des États-Unis fut l'un des plus importants de l'histoire de la ville. Plus récemment, la tempête de neige de février 2010 a paralysé la ville pendant plusieurs jours. Manhattan a déjà été touché par de faibles tornades F0 à F1 en 2010 mais cela est rare, en 1973, une tornade de catégorie 3 est passée à une quarantaine de kilomètres du centre de la ville[89]. Parmi les autres événements météorologiques extrêmes qui frappent New York, on peut citer les canicules qui reviennent quasiment chaque été lorsque les masses d'air tropical viennent du sud. Celle de 1911 provoqua la mort de 146 personnes[90]. Les canicules sont amplifiées par le phénomène de l'îlot de chaleur urbain. Les vagues de chaleur peuvent faire monter la température au-delà de 38 °C avec un taux d'humidité important qui peut entraîner des indices de chaleur de plus de 45 °C.

New York City a déjà enregistré 42 °C[91] à l’aéroport de LaGuardia le 3 juillet 1966 et une température de −26,1 °C le 9 février 1934 à Central Park constituant les records de températures connus à New York City. À la station météorologique de Central Park, le record de chaleur est de 41,1 °C le 9 juillet 1936.

Le 22 juillet 2011, une température de 42,2 °C a été enregistrée à l’aéroport Newark.

New York bénéficie d'un ensoleillement élevé : 2 535 heures en moyenne par an.

Environnement[modifier | modifier le code]

Importante biodiversité[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Environnement à New York.
Le principal espace vert de Manhattan : Central Park

Il existe une importante biodiversité à New York dans les parcs, le fleuve Hudson et les divers zones humides de la baie. La mégapole compte plus de 350 espèces d'oiseaux, 170 de poissons, 30 de mammifères, 32 de reptiles et d'amphibiens[92]. 3 000 espèces de plantes ont été répertoriées à New York par les équipes du jardin botanique de Brooklyn[93]. Le milieu urbain abrite des espèces communes comme les moineaux, les étourneaux, les pigeons, les écureuils mais aussi des animaux plus sauvages comme l'oie des neiges et diverses espèces de canards passent l'hiver dans la région new-yorkaise[94]. Les îles inhabitées du port de New York sont le refuge des aigrettes, hérons et ibis[95]. Plusieurs couples de faucon pèlerin ont été observés[94] : ils régulent les populations de pigeons, d'étourneaux et de moineaux. Les arbres les plus courants sont le chêne, le tulipier de Virginie et l'orme[93].

Avec ses 341 hectares de verdure[96], Central Park représente le plus vaste espace vert de Manhattan. Il abrite un total de 250 000 arbres et buissons[96]. Le parc urbain accueille 270 espèces d'oiseaux et 14 espèces de mammifères (lapins, marmottes, écureuils, ratons laveurs…). Il se situe sur la route atlantique des oiseaux migrateurs qui s'y arrêtent. Le matin, à Turtle Pond, on peut apercevoir des hérons argentés et environ 80 000 poissons évoluent dans l'Harlem Meer[97].

Politique environnementale qui porte ses fruits[modifier | modifier le code]

Depuis quelques années, la municipalité a entamé une politique environnementale dont le principal acteur est le New York City Department of Environmental Protection, un département de la ville de New York responsable de la protection de l'environnement sur la commune. Elle s'est engagé à dépasser les objectifs de réduction de GES fixé par le protocole de Kyoto. Les associations écologistes font également pression pour améliorer la qualité de l'environnement urbain. Plusieurs groupes de pression ont leur siège à New York : le Natural Resources Defense Council ou encore de l'Environmental Defense Fund par exemple.

Un marché à Union Square.

À l'instar d'autres grandes villes américaines comme Portland ou San Francisco, certains habitants des classes moyennes sont sensibles aux questions environnementales. Ces derniers fréquentent les farmers’ markets qui vendent des produits locaux.

La pollution atmosphérique est responsable du développement de maladies respiratoires parmi les New-Yorkais[98]. Les pluies acides sont un problème que l'on retrouve dans tout le Nord-Est du pays[99].

Cependant un New-Yorkais produit en moyenne 7,1 tonnes de gaz à effet de serre par an, un nombre très en dessous de la moyenne nationale (24,5 tonnes par an et par habitant)[100]. New York représente 1 % des émissions de GES des États-Unis alors qu'elle abrite 2,7 % de la population américaine[100]. En effet, les New-Yorkais utilisent beaucoup plus les transports en commun que le reste de la population américaine[101]. D'après le recensement de 2000, New York est la seule ville américaine où plus de la moitié des habitants ne possède pas d'automobile[101]. Les efforts de la municipalité ont porté sur l'équipement en transports collectifs propres.

En moyenne, un New-Yorkais consomme moitié moins d'électricité qu'un habitant de San Francisco[102]. La municipalité a remplacé des milliers de feux de signalisation et de lampes pour l'éclairage public, maintenant bien moins énergivores. Le courant électrique utilisé par une vingtaine de bâtiments publics, parmi lesquels la Statue de la Liberté et Ellis Island, est produit par des éoliennes[103]. La municipalité consacre une part de plus en plus élevée de son budget à l'efficacité énergétique. Il s’agit d’élaborer des plans de rénovation ou de construction de bâtiments aux normes du LEED. Les groupes privés participent également à la réduction des GES : la Hearst Tower et le 7 World Trade Center sont des exemples de green buildings[104].

New York a besoin d'importantes quantités d'eau chaque jour : 1,4 milliard de gallons soit 5,3 milliards de litres[105]. Le système d'approvisionnement en eau de New York repose sur 19 réservoirs situés dans les montagnes à l'intérieur des terres[105], notamment des montagnes Catskill[106]. Cette eau est transportée par les aqueducs de Croton (en) et du Catskill system. Malgré la croissance démographique de New York, la ville consomme 28 % d'eau en moins au milieu des années 2000 par rapport à 1979, grâce à la réparation des fuites sur le réseau de distribution. Les eaux de l'Hudson et de la baie de New York subissent d'importantes pollutions urbaines. Le Newtown Creek a été pollué pendant des décennies par des rejets de pétrole. Le mercure et les PCB présents dans l'eau ont des conséquences sur la faune et sur la santé humaine[105].

Subdivisions de la ville[modifier | modifier le code]

Caractéristiques des cinq arrondissements de la ville de New York
Juridiction Population Superficie
Borough
Comté de estimation au
1er janvier 2010
miles
carrés
km²
Manhattan New York 1 585 873 23 59
Brooklyn Kings 2 504 700 71 183
Queens Queens 2 230 722 109 283
The Bronx Bronx 1 385 108 42 109
Staten Island Richmond 468 730 58 151
Ville de New York 8 175 133 303 786
État de New York 19 541 453 47 214 122 284
Source: Bureau du recensement des États-Unis[107],[108],[109]
Les 5 arrondissements qui composent la ville de New York (New York City):

La ville de New York est constituée de cinq arrondissements (en anglais : boroughs) connus sous les noms de Manhattan, Brooklyn, Queens, le Bronx et Staten Island. Ceux-ci coïncident avec cinq comtés de l'État de New York (county) que sont respectivement ceux de New York, Kings, Queens, Bronx et Richmond, mais ces derniers ne fonctionnent pas comme les autres comtés américains. En effet, ils n'ont pas de gouvernement de comté et sont en lieu et place des comtés, soumis directement à l'administration municipale.

  • Manhattan (ou Comté de New York), 1 546 856 habitants. L'île de Manhattan correspond à l'arrondissement le plus riche de la ville de New York, et le plus densément peuplé, tout en étant le plus célèbre, puisque la plupart des buildings les plus célèbres du monde se trouvent à Manhattan. Manhattan se présente également comme une place financière d'importance mondiale, avec l'indice Dow Jones (NYSE) et le Nasdaq. Mais Manhattan est aussi un centre décisionnel majeur : siège de l'ONU, nombreux sièges d'entreprises, ce qui en fait l'un des lieux les plus puissants de la planète. Au niveau universitaire, Manhattan abrite l'université de New York, la prestigieuse université de Columbia (appartenant à l'Ivy League) ou encore celle de Fordham. Manhattan est un peu considéré comme le centre-ville de New York.
  • The Bronx (ou Comté de Bronx), 1 354 068 habitants. Le Bronx a longtemps été considéré comme l'arrondissement pauvre de la ville de New York, mais depuis quelques années, la politique de la ville a permis de rendre le Bronx beaucoup plus attrayant. Ce quartier est également considéré comme le berceau de la culture hip-hop, qui s'est à présent répandue largement dans le monde, et comme un quartier qui accueille des minorités hispaniques et noires, contribuant à l'image de melting pot de la ville. Le Bronx abrite en outre le nouveau Fulton Fish Market, qui est l'un des principaux marchés aux produits maritimes de la côte est. L'équipe des New York Yankees joue ses matches dans le Yankee Stadium, situé à la frontière entre Manhattan et le Bronx.
  • Brooklyn (ou Comté de Kings), 2 488 194 habitants. Brooklyn est un quartier à tendance résidentielle, ce qui explique qu'il est l'arrondissement le plus peuplé de la ville. Brooklyn a longtemps été une ville indépendante, avant de faire partie de la ville de New York en 1898. Brooklyn présente en outre l'une des rares plages de New York.
  • Queens (ou Comté de Queens), 2 237 815 habitants. Queens est à la fois un quartier résidentiel et industriel ; il est en outre le plus vaste de la ville de New York. Queens est très ouvert sur l'extérieur, grâce à sa proximité avec les deux principaux aéroports de la ville, JFK et LaGuardia Airport. Queens abrite également l'un des tournois de tennis majeurs de la saison, l'US Open. L'Unisphere (sphère en acier représentant la terre), située à Flushing Meadows, est d'ailleurs considérée comme le symbole de Queens, avec une idée d'ouverture sur le monde et d'universalité. L'équipe des New York Mets joue ses matches dans le Citi Field, situé dans le quartier de Flushing.
  • Staten Island (ou Comté de Richmond), 491 730 habitants, est l'arrondissement le moins intégré à la ville de New York, ne serait-ce que par son éloignement géographique. Staten Island est relié à Brooklyn par le pont Verrazano-Narrows, l'un des ponts suspendus les plus longs du monde. L'arrondissement de Staten Island reste un quartier à caractère résidentiel où il fait bon vivre, loin de la frénésie de Manhattan, avec d'innombrable cours d'eau, parcs et espaces verts.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution et répartition[modifier | modifier le code]

Évolution de la population
Année Habitants
1750 22 000
1790 49 400
1800 79 200
1810 119 700
1820 152 100
1830 242 300
1840 391 100
1850 696 100
1860 1 174 800
1870 1 478 100
1880 1 911 700
1890 2 507 400
1900 3 437 200
Année Habitants
1910 4 766 900
1920 5 620 000
1930 6 930 400
1940 7 455 000
1950 7 892 000
1960 7 782 000
1970 7 894 900
1980 7 071 600
1990 7 322 600
2000 8 008 000
2010 8 175 133[110]

La ville de New York est la ville la plus peuplée des États-Unis, avec une population deux fois supérieure à la deuxième ville du pays, Los Angeles (3 743 995 habitants). Elle compte en effet 8 175 133 habitants en 2010[111], ce qui représente près de 40 % de la population de l'État de New York. Le Grand New York ou New York Metropolitan area est l'aire urbaine la plus peuplée des États-Unis et la troisième du monde derrière Tokyo et Mexico. Cette région s'étend sur quatre États (New York, New Jersey, Connecticut, Pennsylvanie) et quelque 17 400 km2. Sa population est de 18,8 millions d'habitants en 2010[112]. La CMSA de New York rassemble environ 22,2 millions d'habitants en 2009[113].

La densité moyenne atteint 10 194 habitants/km2 : New York est la métropole la plus densément peuplée des États-Unis, loin devant San Francisco[114].

Au milieu du XVIIIe siècle, New York est moins peuplée que Boston et Philadelphie. Mais le développement du commerce, de l'industrie et l'arrivée de millions de migrants européens provoquent un fort accroissement démographique au siècle suivant. En 1830, New York devient la plus grande ville des États-Unis, avec environ 200 000 habitants[115]. La population new-yorkaise dépasse celle de Paris à la fin des années 1880 mais reste encore derrière Londres.

Après la Seconde Guerre mondiale la population urbaine diminue à cause de l'exurbanisation et des difficultés sociales. Le phénomène, qui touche la plupart des villes américaines, est particulièrement fort à New York qui perd 821 000 habitants entre 1950 et 1980, soit une baisse d'environ 10 %. Mais dans les dernières décennies du XXe siècle, la population augmente à nouveau. Ainsi, entre 1990 et 2000, la ville a gagné 685 714 habitants[111] grâce à l'immigration. Certaines études estiment que New York pourrait atteindre entre 9,2 et 9,5 millions d'habitants en 2030[116],[117].

Caractéristiques démographiques[modifier | modifier le code]

Caractéristiques démographiques et sociales
en % (2005)[118]
Indicateur : New York Drapeau des États-Unis États-Unis
Hommes (%) 47,5 49
Femmes (%) 52,5 51
Âge médian 35,8 36,4
Moins de 18 ans (%) 12,3 13,3
18-64 ans (%) 75,8 74,6
65 ans et + (%) 11,9 12,1
Revenu/hab. ($) 27 233 25 035
Taux de pauvreté[notes 5] (%) 19,1 13,3

D'après le recensement de 2000, l'espérance de vie moyenne des New-Yorkais est supérieure à celle des Américains dans leur ensemble (80,2 ans pour les femmes ; 74,5 ans pour les hommes)[119].

La structure par âge révèle une population relativement jeune (11,9 % ont 65 ans ou plus)[118] et une part importante de personnes ayant l'âge de travailler (75,8 %). En 2005, l'âge médian à New York est de 35,8 ans[120], soit un peu moins que la moyenne nationale (36,4 ans). Les femmes sont surreprésentées par rapport à la moyenne américaine (52,6 % de femmes pour 47,4 % d'hommes)[120].

Disparités socio-économiques[modifier | modifier le code]

En 2005, 32,5 % des New-Yorkais de plus de 25 ans ont leur baccalauréat ou un diplôme supérieur[118], soit 5 points de plus que la moyenne nationale. En octobre 2006, le taux de chômage à New York est de 4,1 %, un chiffre inférieur au taux national (4,4 % de la population active)[121]. En 2005, le revenu moyen par habitant est de 27 233 dollars à New York[118], soit 2 198 dollars de plus que la moyenne nationale. 19,1 % de la population vit sous le seuil de pauvreté[118], un taux supérieur de 5,8 points à la moyenne américaine ; même si ce taux a diminué de deux points entre 2000 et 2005, les catégories les plus touchées sont les jeunes et les plus de 65 ans.

La ville est marquée par une importante disparité des revenus selon les quartiers. À Manhattan, les différences sont grandes entre le quartier d'Upper East Side, où le revenu moyen annuel par habitant s'établit à 90 000 dollars, et Harlem, où près de 37 % des habitants vivent sous le seuil de pauvreté. Les autres arrondissements (boroughs), en particulier ceux de Queens et de Staten Island, sont peuplés par les classes moyennes.

Population cosmopolite[modifier | modifier le code]

Composition de la population
en % (2005)[118]
Groupe : New York Drapeau des États-Unis États-Unis
Blancs 44 74,7
Noirs 25,3 12,1
Asiatiques 11,6 4,3
Métis 1,6 2,0
Amérindiens 0,4 0,8
Autres 17,1 6,1
Total 100 100

D'après le classement du groupe immobilier Knight Frank et Citi Private Bank, New York est la troisième ville la plus chère du monde (derrière Londres et Monte-Carlo) en ce qui concerne les prix de l'immobilier (25 600 euros par mètre carré dans les quartiers les plus chics)[122]. New York est l'une des métropoles les plus cosmopolites du monde : en 2005, 36 % des New-Yorkais sont nés à l'étranger, près de 170 langues différentes sont parlées dans la ville[123] et 47,7 % des habitants s'expriment dans une autre langue que l'anglais à la maison[118].

À certains égards, la ville de New York est davantage internationale qu’américaine. Elle accueille presque autant d’immigrants que Los Angeles. On peut entendre parler des centaines de langues différentes à New York. La tendance est au regroupement communautaire, et des quartiers entiers se sont formés selon les origines géographiques ou culturelles : Irlandais, Italiens (Little Italy), Chinois (Chinatown), Coréens, Portoricains (Spanish Harlem, « El Barrio », là où est née la salsa), Nigérians, Sénégalais, Juifs, Polonais, Russes, occupent chacun des enclaves dans la ville.

Quartier de Chinatown

Depuis le XIXe siècle, New York est l'une des principales portes de l'immigration aux États-Unis : entre 1820 et 1890, dix millions d'Européens arrivent à New York[124], essentiellement des Irlandais et des Allemands. Entre 1880 et 1920, les migrants viennent d'Europe du Sud (Italie, Grèce…) et d'Europe de l’Est (Pologne, Russie…) après avoir traversé l'océan Atlantique jusqu'à Ellis Island. Pendant cette période, les Juifs fuient les pogroms : vers 1915, ils sont 1,5 million à New York[125]. Après les lois sur les quotas d'immigration de Johnson-Reed (1924), le nombre d'arrivées diminue considérablement.

Au début du XXe siècle, plus de 20 000 Afro-américains s'installent dans le quartier de Harlem[126]. Entre 1940 et 1960, les Portoricains arrivent massivement à New York et leur nombre passe de 60 000 à 600 000[127]. Après l'Immigration and Nationality Act of 1965, l'immigration reprend à un rythme important, mais l'origine des migrants change : ils viennent désormais d'Amérique latine, des Caraïbes, d'Asie et d'URSS. Dans les années 1970-1990, ces migrants ne s'installent plus seulement à Manhattan mais aussi dans les quartiers périphériques (Brooklyn, Queens, Staten Island) et les banlieues[128]. Entre 1990 et 2000 la ville a accueilli 1 224 524 immigrants[129] ; cependant, les villes de Los Angeles et de Miami disputent à New York la première place pour l'immigration.

Architecture[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Architecture à New York.
L'Empire State Building, et le Chrysler Building au second plan

New York et les gratte-ciel[modifier | modifier le code]

La ville de New York est difficilement dissociable de ses nombreux gratte-ciel, qui contribuent à rendre le panorama urbain de Manhattan reconnaissable entre tous. Ainsi, bien que le premier gratte-ciel de l'histoire de l'architecture fut construit à Chicago dans les années 1880, la ville de New York a toujours été mondialement populaire avec ses édifices immenses, et dont la notoriété est parfois universelle. On peut citer en premier lieu l'Empire State Building, sans doute le building le plus célèbre au monde. Ce nom vient du fait qu'Empire State est le surnom de l'État de New York. La construction de l'Empire State Building a débuté en 1930, pour s'achever en 1931. Le style Art déco de cet immeuble lui donne un aspect sobre et robuste, et ses 381 mètres ont fait de lui le plus haut immeuble du monde pendant plusieurs décennies.

Le gratte-ciel préféré des new-yorkais est le Chrysler Building, contemporain de l'Empire State Building, dont la construction s'est achevée en 1930. Construit à la gloire de Walter Chrysler sous la direction de William Van Alen, le Chrysler Building, avec ses 320 mètres a été l'espace de quelques mois le plus haut immeuble du monde, avant d'être détrôné par l'Empire State Building. Le Chrysler Building demeure cependant le second immeuble le plus haut de la ville de New York, du moins jusqu'à ce que la construction du One World Trade Center sur le site du World Trade Center se termine en 2013.

La ville présente également de nombreux autres buildings dont il serait difficile de dresser une liste exhaustive, cependant, on peut citer le Flatiron Building, considéré comme l'un des premiers gratte-ciel, le GE Building, gratte-ciel le plus élevé du Rockefeller Center avec 259 mètres, la Trump World Tower, la tour d'habitation la plus haute du monde avec 262 mètres, le MetLife Building, et ses 246 mètres, le Woolworth Building, situé dans le quartier financier et qui culmine à 241 mètres, ou encore le Solow Building, tout proche de Central Park, avec 210 mètres.

Pour les plus hauts gratte-ciel de la ville il y a au total : 45 buildings égaux ou supérieurs à 200 mètres et six buildings égaux ou supérieurs à 300 mètres. Par comparaison, il y a en Europe vingt gratte-ciel égaux ou supérieurs à 200 mètres et un seul dépassant les 300 mètres.

Vue de Midtown Manhattan depuis la façade nord de l'Empire State Building

Architecture résidentielle[modifier | modifier le code]

Maisons dans le quartier de Brooklyn

La ville a connu une croissance rapide de sa démographie entre 1870 et 1930, ce qui inclut un développement significatif des quartiers résidentiels, peuplé par des brownstones nouvellement construits, des maisons en rangée et des immeubles d'habitation construits en hauteur, qui expriment un caractère très différent de celui des gratte-ciel. En 1870, la pierre et la brique étaient devenues des matériaux de construction de choix, comme la construction de maisons à ossature de bois a été fortement limitée dans le sillage du Grand Incendie de New York de 1835.

Contrairement à Paris, qui, pendant des siècles a été construite à partir de son propre socle calcaire, New York a toujours tiré sa pierre de construction d'un réseau de carrières, parfois très éloignées, ce qui est évident dans la variété des textures et des teintes de pierre vu dans les bâtiments de la ville. Pendant la construction des premières lignes ferroviaires, des pierres ont été flottées sur la rivière Hudson ou le long de la Côte Atlantique à partir de puits en Nouvelle-Angleterre.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Gouvernement de New York.
Le New York City Hall, l'hôtel de ville de New York.

Bien que dépendant de l’État de New York, la ville de New York bénéficie d’une large autonomie législative et exécutive et d'une administration plus centralisée que la plupart des autres villes américaines. Ce statut est défini par une charte, amendée et promulguée par l'Assemblée législative de l’État de New York, et parfois par référendum. La municipalité est responsable de l'éducation, des bibliothèques, de la sûreté, de l'hygiène, de l'approvisionnement en eau, des services d'assistance sociale, des établissements pénitentiaires et des équipements de loisirs. L'autorité de la police de la ville de New York à arrêter des gens est valable dans tout l'État de New York.

Bien que leur maire soit républicain depuis 1994, les New-Yorkais sont majoritairement démocrates et libéraux : lors de l'élection présidentielle de 2004 le candidat démocrate John Kerry a ainsi obtenu plus de 74 % des voix dans la ville, alors qu'il perdit l'élection au niveau national. 66 % des votants enregistrés sont démocrates[130].

Cinq des comtés de l'État de New York coïncident avec les cinq arrondissements (boroughs) de la ville de New York, mais ces derniers ne fonctionnent pas comme des comtés à proprement parler. En effet, depuis la consolidation en 1898 de la ville de New York dans ses limites actuelles, les gouvernements de comté ont été supprimés et n'ont plus aucun pouvoir ou statut et dépendent directement de l'autorité municipale. La ville de New York est considérée comme le siège de ses cinq comtés : comté de New York (Manhattan), comté de Kings (Brooklyn), le comté de Bronx (The Bronx), comté de Richmond (Staten Island), et le comté de Queens (Queens).

L'administration new-yorkaise est divisée en trois branches : exécutif, législatif et judiciaire.

Exécutif[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Maire de New York.
Le Manhattan Municipal Building accueille la plupart des agences municipales.

Le maire incarne le pouvoir exécutif du gouvernement de la ville de New York. Le bureau du maire administre tous les services de la ville (Departments) : la propriété publique, l'assainissement, l'entretien de la voirie, la police et le service du feu, l'entretien des parcs, la protection de l'environnement, ainsi que la plupart des organismes publics, et applique toutes les ordonnances et les lois de l'État de New York dans la ville. Le bureau du maire est situé au New York City Hall et exerce ses compétences sur l'ensemble des cinq arrondissements de la ville de New York.

Il est élu au suffrage direct par tous les habitants de la ville pour un mandat de quatre ans. Le mode de scrutin se déroule, à l'instar de celui de l'élection présidentielle en deux phases : durant la première, les deux principaux partis, le parti démocrate et le républicain désignent leur candidat, qui sont ensuite soumis au suffrage universel des habitants de la ville. Depuis 2014, le maire est le démocrate Bill de Blasio.

Le maire dirige cinq sections administratives de la ville et d’autres institutions[131]. Ces cinq sections (en réalité gérées par des adjoints au maire : Deputy mayors[131]) sont[131] :

  • Operations (Direction des opérations) ;
  • Economic Development and Rebuilding (Développement économique et reconstruction) ;
  • Policy (Politique générale) ;
  • Administration ;
  • Legal Affairs (affaires légales).

Il dispose également de pouvoirs exceptionnels en cas d’urgence (menace climatique, catastrophe naturelle, émeutes, troubles civils, invasion).

Chacun des cinq arrondissements (boroughs) de la ville de New York est dirigé par un Borough president. Il s'agit d'un poste représentatif au pouvoir très limité, qui consiste essentiellement à conseiller le Maire à propos des problèmes relatifs à un borough en particulier, et à propos du budget.

Législatif[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Conseil municipal de New York.

Les lois et règlements locaux de New York sont décidés par un Conseil municipal (City Council), composé de 51 membres, chacun représentant un secteur de la ville d’environ 157 000 habitants. Ils sont élus tous les quatre ans par les habitants des cinq arrondissements, et le chef de la majorité porte le titre de speaker. En 2007, le Speaker est la démocrate Christine Quinn. Ce conseil municipal est divisé en comités spécialisés par domaines d’intervention. Lorsqu’une proposition est votée à la majorité simple (50 %), elle est transmise au maire qui peut la promulguer en tant que loi locale. Si ce dernier met son veto, le Conseil a 30 jours pour passer outre, par un deuxième vote à la majorité des deux tiers. En 2007, le conseil est dominé à une écrasante majorité par les démocrates, qui détiennent 47 sièges, contre trois aux républicains (un dans Queens et deux à Staten Island) et un au parti de gauche Working Families Party.

Judiciaire[modifier | modifier le code]

À la différence du reste de l’État, les cinq comtés de la ville de New York ne disposent pas tous de tribunaux. Il existe en effet un unique tribunal civil (possédant cependant des annexes dans les différents arrondissements). Un tribunal pénal, pour chaque borough, traite les délits mineurs et les violences domestiques, conjointement avec le tribunal des affaires familiales.

Les affaires criminelles sont renvoyées à la Cour suprême de chaque comté, qui s’occupe également des affaires civiles les plus importantes. Ainsi, à la différence d’autres États ou du gouvernement fédéral, la Cour suprême n’est pas l’instance la plus haute de ce système, contrairement à ce que son nom indique. Les appels sont traités par une division spécialisée de la Cour suprême, et le tribunal qui décide en dernier ressort est la Cour d’appel.

Économie[modifier | modifier le code]

Le quartier de Times Square est toujours en effervescence.

En décembre 1975 la ville de New York est en faillite. Deux jours avant qu'elle ne se retrouve en cessation de paiement, le président d'alors, Gerald Ford, autorise le trésor américain à prêter à la cité 2,3 milliards de dollars par an jusqu'en 1978[132]. Aujourd'hui le poids économique de New York est considérable : en 2008, la ville a créé une richesse estimée à 578 milliards de dollars[133], c'est-à-dire que son produit brut est supérieur à celui d'un pays comme la Belgique[134]. Il n'y a que 14 pays dans le monde qui ont une économie plus puissante que celle de la seule ville de New York[135].

Cadrage historique[modifier | modifier le code]

L’expansion économique de New York a été rendue possible par sa situation géographique exceptionnelle : établies sur un port naturel au débouché de l’Hudson, les activités portuaires ont induit le développement industriel de la métropole. L’industrie textile se développa tout au long du XIXe siècle avec l’arrivée des migrants d’Europe centrale et orientale. Vers 1900, l'agglomération new-yorkaise est la plus peuplée des États-Unis, mais aussi le plus grand centre industriel et financier du pays[136]. La prééminence économique de New York, quoique moins absolue aujourd'hui, est encore largement vraie dans différents secteurs stratégiques. À partir des années 1960 et 1970, le secteur secondaire connait une crise dans l'agglomération new-yorkaise comme dans les autres grandes villes du nord-est américain. Les services et la finance, en revanche, connaissent un nouvel essor à partir de la fin des années 1970. New York reste le principal centre de commandement de l'économie américaine.

Secteur secondaire puissant[modifier | modifier le code]

La crise des années 1960-1970 a engendré des friches industrielles dans les arrondissements du Bronx et de Queens. Pendant cette période, les usines ferment à cause de la concurrence internationale, déménagent ou se délocalisent à l’étranger. Ainsi, le chantier naval de Navy Yard ferme ses portes en 1966. Entre 1953 et 1992, New York perd quelques 700 000 emplois industriels[137]. Au milieu des années 1970, la désindustrialisation et le déclin démographique poussent la ville au bord de la faillite. Depuis les années 1990, plusieurs opérations de réhabilitation ont été menées dans plusieurs quartiers de la Grosse Pomme. Plusieurs des zones portuaires industrielles sont reconverties (Brooklyn) en lofts et en ateliers d’artistes.

Le secteur industriel new-yorkais est très diversifié, allant des industries traditionnelles aux industries du luxe (quartier des diamantaires) en passant par la haute technologie. Il est bien implanté dans Queens, mais aussi de l'autre côté de l'Hudson, dans l'État du New Jersey. Les principales activités industrielles de la ville sont l'imprimerie et l'édition, l'industrie agro-alimentaire, la chimie et la pétrochimie, l'électricité, la mécanique, l'électronique, et la confection textile, notamment dans le Garment Center (Manhattan). À la suite des multiples mutations économiques et technologiques, l'industrie new-yorkaise s'est transformée. Elle repose sur un réseau dense de PME.

Pôle tertiaire à rayonnement mondial[modifier | modifier le code]

Finance et direction d'entreprise[modifier | modifier le code]

Wall Street et la bourse de New York dans le Financial District au sud de Manhattan

L'économie de New York est aujourd'hui essentiellement tournée sur l'activité tertiaire, avec une forte surreprésentation de ce que l'on appelle parfois le « tertiaire supérieur », c'est-à-dire les activités à forte valeur ajoutée faisant appel à des travailleurs très qualifiés. Les activités financières y tiennent une place centrale.

De nombreuses entreprises multinationales sont implantées à New York. Fin 2007, vingt des cinq cents plus grosses entreprises mondiales par le chiffre d'affaires avaient leur siège à New York. C'est moins qu'à Tokyo et qu'à Paris, mais trois fois plus qu'à Houston, deuxième ville des États-Unis dans ce domaine[138]. Parmi ces vingt, on peut citer, outre de nombreuses institutions financières, le groupe de télécommunications Verizon, l'entreprise pharmaceutique Pfizer ou le conglomérat de media Time Warner. D'autres entreprises de première importance, General Electric et IBM, ont leur siège dans la banlieue de la ville. D'autre part, la plupart des grandes entreprises de professional services, telles que le cabinet d'audit Pricewaterhouse ou le cabinet d'avocats Skadden, ont d'importants bureaux dans la ville.

La finance joue un rôle particulier à New York. C'est, avec Londres, l'un des grands centres mondiaux dans ce secteur[139]. On y trouve deux des principales bourses du monde, le New York Stock Exchange (NYSE) et le Nasdaq, la première dépassant de loin toutes les autres bourses du monde par la capitalisation boursière des sociétés cotées. Une autre institution, le New York Mercantile Exchange (NYMEX), est spécialisée dans les matières premières. Parallèlement, de nombreux groupes financiers ont leur siège à New York. On peut citer les banques Citigroup, JP Morgan et Goldman Sachs, ainsi que les assureurs AIG et MetLife. Au total, le secteur financier emploie 328 000 personnes à New York[140]. Le Financial District (quartier financier), situé au sud de Manhattan, est emblématique de ce secteur.

Activités politiques et diplomatiques[modifier | modifier le code]

Les activités politiques et diplomatiques occupent à New York une place moins importante que les activités de finance ou de direction économique, leur rôle n'est pas négligeable pour autant. Sur le plan diplomatique, la ville doit son rang à l'Organisation des Nations unies dont le siège se trouve à Manhattan depuis 1951. D’autre part, de très nombreux pays possèdent une représentation consulaire.

Tourisme[modifier | modifier le code]

New York bénéficie également d’importantes ressources liées au tourisme : la Grosse Pomme a attiré en 2012 quelque 11 millions de touristes internationaux[141]. Les premiers visiteurs sont les Britanniques (1,05 million de touristes par an), suivi des Canadiens (1,03 millions de visiteurs par an) et des Brésiliens (718 000)[142]. Les touristes français privilégient les grandes villes américaines : ainsi, sur les 20 premières destinations touristiques des Français, cinq sont américaines, la première étant New York[143].

Médias[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Presse à New York.
Le nouveau siège du New York Times, à New York

New York a aussi été le berceau du cinéma américain (studios Paramount dans Queens), avant que la production ne soit déplacée à Hollywood. New York est néanmoins à la seconde place au niveau national en ce qui concerne la télévision et le cinéma. Ce secteur est actuellement en pleine croissance. New York héberge les sièges et les rédactions centrales de médias très influents internationalement, notamment les agences de presse Associated Press, Bloomberg L.P. et Dow Jones Newswires, les quotidiens New York Times et Wall Street Journal et les chaînes de télévision NBC, ABC et CBS. Autour de tous ces grands noms de la presse mondiale, la ville de New York abrite également le siège de nombreuses autres publications, quotidiennes, hebdomadaires voire bimestrielles, publiées dans différents formats, comme les tabloïds. Le quotidien gratuit Metro est également publié chaque jour à New York. C’est donc une presse diverse, variée, mais aussi polyglotte puisqu’il existe des éditions locales pour les communautés majoritaires. La presse new yorkaise est également impressionnante par sa volonté de ne pas vendre uniquement ses propres journaux, certains kiosques de Manhattan étant spécialisés dans la presse internationale[144].

Port de New York[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Port de New York.

À l'origine du développement économique de la ville, le port de New York a dès le début bénéficié d'un site naturel le protégeant des tempêtes. Après 1819, l'ouverture du canal Érié lui confère un avantage décisif par rapport à Boston et Philadelphie. Dans la deuxième moitié du XIXe siècle se développe le transport de voyageurs par paquebots : entre juin 1927 et juin 1928, environ un million de personnes passent ainsi par New York[145].

Le port connut un déclin relatif après la Seconde Guerre mondiale en raison de l'essor de la façade Pacifique pour le commerce et de la concurrence du transport aérien pour les voyageurs[146]. Au début des années 1960, il perd son rang de première place portuaire du monde au profit de Rotterdam[147].

Historiquement, les installations portuaires se situaient au sud de Manhattan, à South Street Seaport. Il ne reste aujourd'hui qu'une activité résiduelle à Brooklyn (quartier de Red hook) et au Howland Hook Marine Terminal de Staten Island. Depuis les années 1950, le transit marchandises (notamment des conteneurs) s'est déplacé vers le port Newark-Elizabeth Marine Terminal[148] à Newark dans le New Jersey, au nord de Staten Island (15e rang mondial).

Transports[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Transport à New York.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Un bus de la MTA

Contrairement aux habitants d'autres villes américaines, les New-Yorkais utilisent largement les transports en commun : un New-yorkais sur quatre les utilise pour se rendre au travail[149]. Le prix des parkings, très élevé, les péages aux ponts, aux tunnels et les bouchons découragent l’usage de la voiture. Le métro de New York, efficace et rapide, utilise un réseau de 400 kilomètres de voies[150]. On utilise aussi largement les bus et les taxis, ainsi que les ferries (surtout en direction du New Jersey et de Staten Island).

Les personnes habitant en banlieue (Long Island, New Jersey, Connecticut) ou en lointaine banlieue (Pennsylvanie ou plus au nord dans l’État de New York) utilisent généralement leur véhicule personnel pour rejoindre le réseau urbain. Au printemps 2007, le maire de New York, Michael Bloomberg a promis une réduction de 30 % des émissions de gaz carbonique d'ici à 2030 dans sa ville. Il a décidé de mettre en œuvre une politique de rénovation énergétique des gratte-ciel, de plantation d'un million d'arbres et d'instauration d'un péage pour les véhicules pénétrant dans Manhattan[151].

Métro[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Métro de New York.
Une rame du métro de New York dans une station de Brooklyn

Figurant parmi les réseaux de transport en commun les plus importants à l'échelle internationale, il compte 422 stations pour 468 points d'arrêt[152], ce qui le place au premier rang mondial quant au nombre de stations desservies. Le réseau comporte 337 km de lignes comptant pour la plupart quatre voies (deux voies pour les trains express et deux voies pour les omnibus). Il constitue en outre l'un des cinq réseaux de transport en commun fonctionnant 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 aux États-Unis, aux côtés du Staten Island Railway et du PATH, également situés à New York, des trains du PATCO et du métro de Chicago.

Le métro constitue le moyen de transport en commun le plus fréquenté de la mégalopole new-yorkaise. Avec 5,4 millions d'usagers par jour en 2012[153], il a ainsi représenté près de 63 % du trafic total de passagers qui ont transité sur le réseau de la MTA sur l'année[153], loin devant les réseaux de bus, le Staten Island Railway, le Long Island Rail Road et le Metro-North Railroad qui sont également gérés par la même entité. Sur la base de ces mêmes chiffres, le réseau de métro de New York se classe au septième rang mondial[152] et au premier rang national.

Bien que le métro de New York porte le nom de subway, ce qui traduit en anglais l'idée de souterrain, 40 % des lignes suivent un tracé aérien qui s'appuie sur des structures en acier ou parfois en fonte, des viaducs en béton, des remblais aménagés, des ponts ferroviaires et, occasionnellement, des voies en surface. Les lignes sont presque exclusivement souterraines à Manhattan, alors qu'elles sont en majorité aériennes dans le reste de la ville. Toutes ces lignes, quelle que soit la base de leur tracé, sont situées à des niveaux différents de ceux des infrastructures routières et des aires piétonnes, et la plupart des croisements entre deux lignes de métro ou entre une ligne de métro et une ligne de train de banlieue sont sécurisés par la présence d'échangeurs ferroviaires de type saut-de-mouton[154],[155].

Taxis[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Taxis de New York.
Les célèbres taxis jaunes de New York

Il est très difficile d'imaginer les rues de la ville de New York, et plus particulièrement celles de Manhattan sans les célèbres taxis jaunes, que l'on retrouve en vedette dans les films et les séries TV.

L'origine de cette couleur remonte à 1915, année durant laquelle l'entrepreneur John Daniel Hertz fonda une société de gestion de parc de taxis à Chicago, la Yellow Cab Company, qu'il implanta dans les principales villes américaines, dont New York.

Les taxis sont exploités par des sociétés privées, sous licence de la New York City Taxi & Limousine Commission. On en trouve deux sortes. Dans un premier temps, on reconnaît les « medallion » taxis, ou encore yellow cabs à la célèbre couleur jaune. Ces taxis sillonnent en permanence les axes routiers de la ville, et il est possible de les prendre directement dans la rue. Ils desservent, selon la bonne volonté du chauffeur, les cinq arrondissements de New York et une partie du New Jersey. En 2011, le prix minimal d’une course est 3,5 $. Il convient en outre de donner un pourboire au chauffeur d'un montant de 10 à 15 % du prix affiché de la course. Les yellow cabs peuvent se trouver n'importe où dans Manhattan. D'ailleurs, ces taxis représentent la plupart des véhicules que l'on rencontre dans les rues de New York ; on en compte plus de 12 000[156].

La seconde catégorie de taxis est composée des « car services », que l'on doit appeler par téléphone, et dont la répartition est gérée par un centre informatisé. Ces cars services sont en conséquence plus onéreux que les yellow cabs, mais assurent d'avoir un véhicule lorsqu'on en a besoin.

Il existe également des taxis indépendants, qui ne présentent pas les labels exigés pour les yellow cabs, et qui sont d'ailleurs souvent d'une autre couleur que le jaune. Ils n'appartiennent à aucun réseau et ne jouissent d'aucune licence.

Réseau ferré[modifier | modifier le code]

Le réseau de la métropole new-yorkaise est le plus étendu des États-Unis. Il dépend de plusieurs sociétés publiques et privées.

  • Amtrak est la société américaine qui gère les lignes de chemin de fer pour les longues distances. Au départ de Pennsylvania Station, on trouve des liaisons pour Washington DC, pour les États de la Nouvelle-Angleterre, et le centre des États-Unis.
  • New Jersey Transit (NJ Transit) gère une dizaine de lignes de trains de banlieues en direction du New Jersey, ainsi que des lignes de bus.
  • Metropolitan Transportation Authority (MTA). Agence gouvernementale de l'État qui supervise le trafic voyageur de New York et sa banlieue par le biais de plusieurs sous-agences :
    • MTA New York City Transit : gère le réseau principal du métro et des autobus de New York. La totalité des infrastructures du réseau du métro de New York, ainsi que la flotte appartiennent à la ville de New York, mais sont confiées à la MTA pour l'exploitation. Le métro new-yorkais est l’un des plus étendus au monde, ses 27 lignes totalisant 1 160 km et 468 stations. En 2002, environ 3,3 millions d’usagers l’empruntaient chaque jour. Les voies sont essentiellement souterraines dans Manhattan et sont souvent surélevées dans les autres quartiers. Il ne dessert pas le quartier de Staten Island. Le prix de base est de actuellement 2,50 $.
    • MTA Metro-North Railroad : gère les trains de banlieues au départ de Grand Central Terminal, à destination des banlieues Nord (comtés de Westchester, Rockland, Putnam, Orange, Dutchess et de l'État du Connecticut).
    • MTA Long Island Railroad : gère les trains de banlieues à destination des banlieues Est sur l’île de Long Island (comtés de Nassau et Suffolk).
    • MTA Staten Island Railway : gère une ligne de métro non reliée au reste du réseau, qui traverse le quartier de Staten Island du nord au sud. L'infrastructure de cette ligne appartient à la MTA.
  • Port Authority of New York and New Jersey (PANYNJ) : gère une autre ligne de métro entre Manhattan et le New Jersey, et deux lignes à destination des aéroports de Newark (monorail) et John F. Kennedy International Airport (métro tramway rapide).

Aéroports[modifier | modifier le code]

Les 3 aéroports de New York :
1 - JFK, 2 - LaGuardia, 3 - Newark

La ville de New York possède trois principaux aéroports. Ils constituent la voie d'accès aérienne la plus importante et la plus active du pays, avec plus de 100 millions de voyageurs par an[157] et 111 millions de voyageurs en 2007, faisant de New York le carrefour aérien le plus fréquenté au monde après Londres.

  • Le JFK International Airport, situé dans le quartier de Jamaica dans Queens. Il a ouvert en 1948 et a été rebaptisé en l'honneur du président Kennedy, assassiné en 1963. Il dispose de quatre pistes, longues de 2 560 à 4 441 mètres. En 2002, le trafic était de l'ordre de 29 900 000 passagers, contre environ 48 millions en 2007. L’aéroport JFK a subi de nombreuses rénovations de 1999 à 2001. En 2003, il a notamment inauguré le « Air Train »[158], un train aérien direct pour Queens et prochainement pour Manhattan. La plupart des avions en provenance de l'Europe atterrissent à JFK, qui a notamment accueilli les aéronefs de type Concorde jusqu'en 2003. Aujourd’hui, avec un transit annuel de 35 millions de personnes[158] l’aéroport JFK propose une multitude de transports pour se rendre à Manhattan l’Airtrain, le Taxi (les Yellow Cabs), le shuttle, le métro ou l’hélicoptère.
  • Le Newark Liberty International (Newark, New Jersey) : plus ancien aéroport new-yorkais, ouvert en 1928. Il est situé à 15 miles de Manhattan (soit 26 km). Il a cependant été récemment rénové, ce qui en fait l'un des aéroports les plus modernes de la côte est. Il assure les liaisons intérieures et internationales; en 2007, 36 millions de passagers ont transité par cet aéroport.
  • Le LaGuardia Airport (situé dans le quartier de Flushing dans Queens). Il a ouvert en 1939, et est surtout réservé aux vols intérieurs américains. Son trafic était de l'ordre de 25 millions de passagers en 2007.

New York possède un héliport (E 34th St Heliport, code AITA : TSS).

Ferries[modifier | modifier le code]

Les ferries sont surtout gérés par la société privée NY Waterway, qui exploite plusieurs lignes sur la rivière Hudson. On trouve également le New York Water Taxi, entre Manhattan et Brooklyn, et la ligne du ferry de Staten Island, exploitée par le New York City Department of Transportation, qui relie Battery Park (au sud du quartier de Lower Manhattan) à St.Georges (au nord de Staten Island). Des ferries assurent également la liaison jusqu'à Liberty Island (sur laquelle s'élève la statue de la Liberté) et jusqu'à Ellis Island, où se trouve un musée sur l'arrivée des Européens. Enfin, des services de ferries, régis pour la plupart par la Port Autority, permettent de rejoindre les rives opposées à Manhattan (Brooklyn, le Bronx, Queens et le New Jersey) par voies maritimes[159].

Francophonie[modifier | modifier le code]

New York est le siège d'une représentation permanente de l'Organisation internationale de la Francophonie.

Les premières tendances d'un sondage réalisé par le consulat général de France à New York en décembre en 2011 auprès de 16 000 français vivant dans les États de New York, du New Jersey, du Connecticut et des Bermudes et dont 4733 personnes ont répondu ; permet de dire qu'il y a autant d’homme que de femme et la tranche d’âge la plus représentée est celle des 36-45 ans (31 %), suivie de près par les 26-35 ans (27 %). Sur les 4733 français ayant répondu au sondage, 1516 ont aussi la nationalité américaine, soit un tiers d’entre eux. De plus on remarque que 52 % des répondants sont diplômés de niveau master et 13 % de niveau doctorat. Au total, près de 90 % ont au moins un diplôme de niveau Bac +2, seulement 1 % n’ont aucun diplôme. La proportion d’actifs est très élevée, puisque 80 % d’entre eux disent exercer une activité professionnelle. On compte 50 % de Français étant aux États-Unis depuis moins de 10 ans, Et un cinquième des répondants est arrivé il y a moins de trois ans. La raison no 1 citée par les répondants, est le fait de suivre son conjoint. Après la progression de carrière. 49 % d’entre eux disent parler anglais chez eux contre 48 % pour le français et le niveau de maîtrise de l’anglais est très bon puisque 46 % des répondants déclarent être bilingues[160] ,[161].

New York, ville du divertissement[modifier | modifier le code]

Lieux de détente[modifier | modifier le code]

Le tourisme tient une place importante dans la ville de New York où on trouve des centaines de lieux à visiter et d'endroits pour se divertir. 40 millions de touristes visitent la ville chaque année[162]. Parmi les lieux de la ville qui accueillent le plus de touristes, on trouve Times Square, Wall Street, la statue de la Liberté, l’Empire State Building, le pont de Brooklyn, la Cinquième avenue ou encore Central Park. Le World Trade Center et ses tours jumelles étaient également une destination privilégiée avant le 11 septembre 2001, même si, depuis, Ground Zero attire beaucoup de monde. Un autre lieu également fréquenté, mais un peu plus original, est le magasin de jouets FAO Schwarz de Manhattan : on peut parfois y voir de longues files d’attente sur les trottoirs.

Times Square à la tombée du jour

Le matin de Thanksgiving, célébré chaque année le quatrième jeudi de novembre, se déroule la Macy's Thanksgiving Day Parade, organisée par le grand magasin Macy's, qui attire des milliers de spectateurs et des millions de téléspectateurs[163] via les ondes de la télévision.

Le long de Broadway et plus particulièrement à Times Square, on trouve une importante concentration de théâtres, de commerces et de lieux de divertissement. Times Square est également très célèbre en raison de ses panneaux publicitaires lumineux qui donnent une impression perpétuelle de mouvement. Parmi les salles de spectacles les plus célèbres, on peut citer le Radio City Music Hall, le Carnegie Hall, le Lincoln Center ou le Madison Square Garden.

Plusieurs lieux mythiques rappellent la place que New York a jouée dans l'histoire du jazz. Le plus célèbre d'entre eux, The Blue Note, a accueilli les plus grandes légendes du jazz et continue à proposer deux concerts quotidiens à une clientèle de plus en plus composée de touristes. Le quartier de Harlem, situé au nord de Manhattan, doit également son succès à son rôle fondamental dans l'histoire du jazz.

New York possède 113 km2 d'espaces verts[164] et environ 22 km de plages publiques[165]. Big Apple possède également d’importants parcs publics, dont le plus célèbre est Central Park, le poumon de la ville qui est le parc le plus visité du pays[166]. Il existe quelque huit parcs d'État sur la commune de New York[167] : Riverbank State Park, Roberto Clemente State Park, Bayswater Point State Park (en), Clay Pit Ponds State Park Preserve (en), East River State Park (en), Empire-Fulton Ferry State Park (en), Gantry Plaza State Park (en) et Hudson River Park (en). Les principaux autres parcs de la ville sont Riverside Park, Battery Park, Pelham Bay Park, Staten Island Greenbelt, Flushing Meadow Corona Park, Prospect Park ou encore High Line Park une surprenante promenade plantée sur une ancienne voie-ferrée aérienne du XIXe siècle.
La ville possède aussi plusieurs zoos, parmi lesquels Central Park Zoo et le Bronx Zoo. En ce qui concerne les parcs d'attraction, Coney Island, située au sud de Brooklyn, comprend l’Aquarium de New York, des jeux d’arcades et des attractions foraines : grande roue, de vieilles montagnes russes en bois, ou encore auto-tamponneuses

Sports[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Sport à New York.

New York est l'une des villes américaines qui possède le plus d'équipes sportives dans toutes les ligues professionnelles du pays, avec notamment deux équipes de football américain en NFL, deux équipes de baseball en MLB, deux équipes de hockey sur glace en NHL et deux équipes de basket-ball en NBA et de football (soccer) en MLS. Cela traduit l'influence de la ville qui s'étend jusque dans le domaine sportif. Voici les principales équipes professionnelles :

Équipe Ligue Stade Création Titres
Yankees de New York MLB (baseball) Yankee Stadium 1901 27
Mets de New York MLB (baseball) Citi Field 1962 2
Rangers de New York NHL (hockey sur glace) Madison Square Garden 1926 4
Islanders de New York NHL (hockey sur glace) Nassau Veterans Memorial Coliseum 1972 4
Giants de New York NFL (football US) MetLife Stadium 1925 6
Jets de New York NFL (football US) MetLife Stadium 1960 1
Knicks de New York NBA (basketball) Madison Square Garden 1946 2
Nets de Brooklyn NBA (basketball) Barclays Center 1967 0
Red Bull de New York MLS (football/soccer) Red Bull Arena 1996 0
New York City Football Club MLS (football/soccer) Yankee Stadium 2015 0
Cosmos de New York (2010) NASL (football/soccer) James M. Shuart Stadium 2013 1
Liberty de New York WNBA (basketball féminin) Madison Square Garden 1997 0

La ville de New York est également le théâtre de l'un des tournois majeurs de la saison de tennis, avec l'US Open qui a lieu à la fin du mois d'août à Flushing Meadows (tournoi masculin et féminin). En outre, l'un des événements sportifs majeurs de la saison d'athlétisme a également lieu dans la Big Apple avec le très populaire marathon de New York qui a lieu depuis 1970 et qui attire en moyenne plus de 30 000 participants. Face aux nombreuses demandes de participation, le marathon le plus important du monde, a dû instituer un système de loterie. Cette course qui a lieu chaque année le 1er dimanche de novembre, traverse les cinq « boroughs ». Elle débute à Staten Island pour finir à Central Park[168].

Criminalité et sécurité[modifier | modifier le code]

Police[modifier | modifier le code]

Article détaillé : New York City Police Department.
Policiers du NYPD à Manhattan en 2007.

La ville de New York a le plus grand nombre de services de police des États-Unis, cela est dû à l'imbrication des services municipaux chargés du maintien de l'ordre dans cette mégapole. Le plus connu et de loin le plus important étant le New York City Police Department (NYPD), la police de la ville de New York. La municipalité pratique une importante présence policière (dans les années 1990, le nombre de policiers est passé de 30 000 à 40 000). La plus importante prison de la ville est Rikers Island.

Comme dans le reste des États-Unis, la criminalité et la délinquance ont diminué depuis le début des années 1990 à New York. Cette réussite est due en partie à l'action du maire de la ville, Rudolph Giuliani, entre 1993 et 1998. Durant cette période, le nombre de meurtres par an a été divisé par plus de trois, passant de 2 245 à 633, pour une population de 7,5 millions d'habitants[169]. L'indice de criminalité a baissé de 22,1 % entre 2001 et 2006. Parmi les 25 plus grandes villes des États-Unis, New York est la plus sûre au niveau de l'indice de criminalité total pour 100 000 habitants[170]. Parallèlement on assiste à une augmentation du nombre de bavures dont la plus célèbre est sûrement l'assassinat d'Amadou Diallo en 1999. Ces résultats sont la conséquence de plusieurs facteurs, dont les plus importants sont la politique de « tolérance zéro », la baisse du chômage, la réhabilitation des quartiers du nord de Manhattan (par exemple de Harlem), de l'intégration des minorités ethniques dans les forces de l'ordre, ou encore d'un travail concerté des diverses institutions municipales, en particulier des écoles. Le sentiment d'insécurité a baissé et il est tout à fait possible de se promener sans crainte dans tous les secteurs de Manhattan et Staten Island, la plupart des secteurs du Queens et de Brooklyn. Il est seulement conseillé aux touristes d'être plus vigilants la nuit et d'éviter certains lieux tels que Central Park, le Bronx et certains secteurs de Brooklyn.

La mafia new-yorkaise, même si elle est moins puissante aujourd'hui, est dominée par les Cinq Familles : les Genovese, les Gambino, les Lucchese, les Colombo et les Bonanno. Elles vivent, entre autres, du trafic de drogue, du racket de l'industrie du bâtiment et des ports.

Selon les statistiques du NYPD pour 2007, le taux d'homicides pour 1 million d'habitants était de 81,1 pour les afro-américains et de 6,3 pour les blancs. Sur les 244 meurtres enregistrés entre le 1er janvier et 30 juin 2008, 64,8 % des victimes étaient des noirs, les Latino-Américains représentaient 23,4 % des victimes, les Blancs 7,4 % et les Asio-Américains 4,5 %.

En 2007, les Noirs représentaient 64,9 % des arrestations pour assassinat, les Latino-Américains 27,2 %, les Blancs 7,3 %, et les Asio-Américains moins de 1 %[171].

Crimes répertoriés par le Uniform Crime Report[172],[173],[174]
Année Population Meurtres Viols Vols qualifiés Voies de faits graves Total des crimes violents Cambriolages Larcins-vols Vols de véhicules motorisés Total des crimes contre les biens
1980 7 035 348 1 818 3 711 100 550 43 476 149 555 210 703 249 421 100 478 560 602
1990 7 322 564 2 251 3 126 100 280 68 891 174 548 119 937 268 620 147 123 535 680
2000 8 008 278 673 1 630 32 558 40 831 75 692 37 112 139 661 35 846 212 619
2007 8 130 574 496 875 21 787 27 295 50 453 20 914 115 318 13 256 149 488
2008 8 150 681 523 890 22 186 24 831 48 430 19 867 117 682 12 440 149 989
2009 8 175 133 471 832 18 597 26 457 46 357 18 780 112 526 10 694 142 000

Sapeurs-pompiers[modifier | modifier le code]

Article détaillé : New York City Fire Department.

La ville de New York possède un corps de sapeurs-pompiers professionnels appelé New York City Fire Department (FDNY). Il y a une flotte de 2 000 véhicules dont 198 engine company (fourgon-pompe), 143 ladder company (échelles), 7 squads company, 5 rescue company (sauvetage) et 11 400 pompiers repartis dans 221 casernes. Avec près de 1 million d'interventions dont 450 000 feux et 1,1 million d'interventions de secours à personne, c'est le plus grand corps de pompiers du monde. Le FDNY a été endeuillé par la mort de 343 pompiers dans l’effondrement du World Trade Center le 11 septembre 2001. L'école du FDNY se situe sur l'ile de Randall's sur un site de 11 hectares. Les pompiers de New York, sont surnommés << The Bravest >> (les braves) depuis le sacrifice de 343 des leurs le 11 septembre 2001. Le FDNY dispose de pompiers enquêteurs, ils sont armés et enquêtent en coopération avec la police municipale (NYPD) sur les incendies suspects et d'origine criminelle.

Éducation et art à New York[modifier | modifier le code]

Généralités[modifier | modifier le code]

Au XXe siècle, New York a joué un rôle de premier plan dans la culture américaine. C'est durant l’Entre-deux-guerres qu'Harlem est devenu le centre du renouveau de la culture afro-américaine, appelé Renaissance de Harlem, qui toucha tous les domaines de la création artistique et littéraire. Dans la deuxième moitié du XXe siècle naissent de nouveaux genres artistiques (expressionnisme abstrait) et musicaux (punk rock et hip-hop dans les années 1970). Une culture de la rue (street culture) se développe autour du rap, du graffiti, du deejaying, du break dance et du Streetwear et se diffuse dans le monde entier depuis New York.

New York demeure aujourd'hui l'un des principaux foyers culturels de la planète. En effet, la ville accueille environ 2 000 organisations culturelles et artistiques et plus de 500 galeries d'art[175]. Le Département des affaires culturelles de la ville de New York, fonctionne avec un budget annuel de 131 millions de dollars, ce qui représente le premier budget culturel public américain[176], devant celui du National Endowment for the Arts, l'agence culturelle « fédérale »[177]. Il finance plusieurs dizaines d'institutions culturelles dans la ville (musées, conservatoires, théâtres)[176]. La culture new-yorkaise est cosmopolite et plurielle : élitiste dans ses opéras et ses théâtres avant-gardistes, la création artistique est également populaire avec les comédies musicales de Broadway ou tout simplement dans la rue.

Le Département de l'Éducation de la Ville de New York est le plus grand district scolaire des États-Unis[178].

Enseignement supérieur à New York[modifier | modifier le code]

La Low Memorial Library, sur le campus de Columbia.

À l'instar d'autres grandes métropoles américaines, la ville de New York est pourvue de très nombreux établissements d'enseignement supérieur.

L'université la plus célèbre et la plus prestigieuse de la ville est l'université Columbia, fondée en 1754, et qui fait partie de la très prestigieuse et sélective Ivy League. Mais les autres universités privées de la ville sont également réputées et prisées par les étudiants du monde entier. Ainsi, l'université de New York, qui possède différents campus dispersés dans la ville est la plus grande université privée du pays avec plus de 40 000 étudiants[179], alors que l'université Fordham est l'une des universités jésuites les plus célèbres de la côte est. Mais New York ne compte pas que sur ses établissements privés pour assurer sa réputation académique; en effet, l'université de la Ville de New York est la plus grande université urbaine des États-Unis[180], alors que le City College of New York, situé à Harlem est réputée pour avoir formé de nombreux prix Nobel. En outre, dans le domaine des arts, la Cooper Union, fondée en 1859 constitue l'un des établissements les plus sélectifs au monde[181].

Fondé en 1955, l'Red Wings de Rochester est un établissement d'enseignement supérieur qui a été le berceau de la technologie graphique de la 3D. Par ailleurs, le fondateur du laboratoire graphique de l'université (New York Institute of Technology Computer Graphics Lab), Edwin Catmull a par la suite fondé les studios Pixar. Ce laboratoire est aujourd'hui reconnu comme l'un des fleurons de l'industrie graphique informatique, et fait partie des principaux groupes de recherche et développement au monde dans ce domaine.

Musées[modifier | modifier le code]

Le Metropolitan Museum of Art est le plus célèbre de Manhattan. Avec ses deux millions d'œuvres[182], ses 130 000 mètres carrés[183] et ses 4,5 millions de visiteurs annuels[184], le « MET » se place parmi les plus grands musées du monde. D'autres musées, dispersés dans toute la ville, proposent également des collections d'art généralistes (The Frick Collection, le Brooklyn Museum, le Queens Museum of Art) ou spécialisés (The Cloisters pour le Moyen Âge ; l'American Folk Art Museum et le Whitney Museum of American Art pour l'art américain). L'art contemporain est représenté par de nombreuses institutions telles que le Musée Solomon R. Guggenheim, le Museum of Modern Art ou encore le New Museum of Contemporary Art.

Dans le domaine des sciences et des techniques, on trouve le New York Hall of Science, le Skyscraper Museum ou encore le Staten Island Institute of Arts & Sciences ; mais le plus prestigieux est l'American Museum of Natural History avec ses 32 millions de spécimens et d'objets[185], ainsi que son planétarium.

Enfin, de nombreux musées illustrent l'histoire et la diversité ethnique de New York : au nord de Manhattan se trouvent le Studio Museum in Harlem (culture afro-américaine), le Museum of the City of New York, the Hispanic Society of America et le musée du Barrio (culture hispanique et latino-américaine), le Musée juif de New York. Le New York City Fire Museum et le New York City Police Museum rendent hommage aux pompiers et aux policiers.

Liste des musées de New York :

Peinture à New York[modifier | modifier le code]

Fith Avenue in winter, Childe Hassam (1919)

L'école de New York inaugure l'expressionnisme abstrait pendant la Seconde Guerre mondiale, qui se divise en deux tendances principales : l'« Action Painting » et le « Colorfield Painting ». Les premiers représentants de ce courant artistique sont Willem de Kooning, Clyfford Still, Jackson Pollock, Mark Rothko ou encore Ad Reinhardt.

Ces artistes sont suivis par une génération de femmes comme Joan Mitchell, Helen Frankenthaler et Lee Krasner. Viennent ensuite les artistes new-yorkais, du pop art comme Andy Warhol, Keith Haring ou Jean-Michel Basquiat et de l'art conceptuel comme Robert Morris, qui montrent la vitalité de New York dans le domaine de l'art contemporain.

New York dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

New York au cinéma[modifier | modifier le code]

Affiche du film King Kong de 1933

La ville de New York est le théâtre de très nombreux films et de très nombreuses séries télévisées : elle est le deuxième centre de production cinématographique des États-Unis, derrière Hollywood[186]. Ceci s'explique par le fait que le cadre de Big Apple est propice aux tournages, avec les gratte-ciel et la multitude de petits quartiers qui correspondent à plusieurs modes de vie. Les personnages des films se déroulant à New York peuvent ainsi être de toutes origines, avoir toutes sortes d'emplois, ce qui renforce cette image de melting-pot qu'il s'agit parfois de montrer dans ces mêmes films ou séries.

Les films célèbres qui se déroulent à New York sont légion, et la ville sert de décor à tous les genres cinématographiques. On peut tout d'abord citer New York, New York ou Gangs of New York du réalisateur new-yorkais Martin Scorsese, Diamants sur canapé de Blake Edwards, Manhattan de Woody Allen et les comédies musicales Un jour à New York, West Side Story et Fame. Dans un autre genre, les trois versions de King Kong ont toutes pour cadre New York, ainsi que Le Parrain, Il était une fois en Amérique et Les Affranchis, qui traitent de la mafia, ou encore dans un registre plus comique Un prince à New York, avec Eddie Murphy, Madagascar des studios Dreamworks, Le diable s'habille en prada, ou encore Le Gendarme à New York avec Louis de Funès. Les films de science-fiction post-apocalyptique prennent, eux aussi, pour cible la métropole comme : New York ne répond plus. Les cinq adaptations cinématographiques du comics Spiderman mettent aussi largement en valeur l'architecture new-yorkaise, notamment lors des séquences où l'homme-araignée se déplace de bâtiment en bâtiment dans la ville.

La présence massive de New York comme décor de film fait de la ville un lieu étrangement familier pour les habitants du monde entier, comme l'observe le réalisateur et scénariste Jean-Claude Carrière : « Ma première impression, qui ne disparaîtra jamais et que beaucoup de visiteurs ont partagée, est de traverser une ville où j'ai déjà vécu. Je la connais, comme tout le monde, par le cinéma. Je la connais et je la reconnais. Même les sirènes de police me sont familières. Le cinéma a fait de New York une ville des pas perdus, une cité spectrale où nous avons tous voyagé, un jour ou l'autre. »[187]

Les attentats du 11 septembre 2001 ont également inspiré plusieurs réalisateurs, qui ont mis en images soit les attaques terroristes elles-mêmes, soit l'impact qu'elles ont eu sur la ville et ses habitants. Ainsi le générique de La 25e Heure, de Spike Lee, montre-t-il des faisceaux lumineux sous plusieurs angles, avant qu'un plan plus large ne révèle que ce sont ceux qui s'élèvent vers le ciel pour remplacer les tours du World Trade Center désormais disparues. Le film The Guys avec Sigourney Weaver sorti en 2002 traitait, lui, de la difficulté d'oublier ces événements et de surmonter l'absence des personnes mortes ce jour-là. La même année, 11'09"01 (Onze minutes, neuf secondes, une image) réunissait onze réalisateurs d'origines diverses, chacun montrant un point de vue différent sur les attentats. En 2004, Michael Moore incluait dans son documentaire Fahrenheit 9/11 de nombreuses séquences des attaques. Le film World Trade Center d'Oliver Stone dépeint, lui, la chronologie de cette journée à travers le regard de deux policiers, l'un d'eux étant interprété par Nicolas Cage. C'est la première grande production hollywoodienne à traiter de manière directe ces attentats.

En 2007, dans Je suis une légende de Francis Lawrence, l'on peut voir la ville de New York dépourvue de tous ses habitants ; la scène du flashback durant l'évacuation et l'explosion du pont de Brooklyn est la plus chère jamais tournée à New York : 6 jours de tournage pour 6 millions de dollars[réf. nécessaire]. En 2008, la crise économique a inspiré Oliver Stone pour son film Wall Street : L'argent ne dort jamais.

Voir la liste des films se déroulant à New York référencés sur Wikipédia.

New York à la télévision[modifier | modifier le code]

Parmi les sitcoms les plus connues qui se déroulent à New York, on peut citer Friends (qui a intégré la ville de New York à la série pendant dix ans, avec les plans de la ville que l'on voit dans tous les épisodes, les visites de lieux célèbres…), mais aussi Spin City, How I Met Your Mother, Will et Grace ou Gossip Girl par exemple. Le sitcom Seinfeld a aussi contribué à mettre la ville de New York en valeur avec ses personnages et ses aventures et ce, pendant neuf ans.

Cependant, la série récente qui a le plus mis Big Apple en valeur est incontestablement Sex and the city puisque, tournée sur place, au cœur de la mégapole, elle a mis la ville au premier plan. New York a ainsi été envisagé par les créateurs non comme un simple décor, mais comme la « cinquième dame » de la série, s'ajoutant aux quatre héroïnes. La ville est absolument indissociable de la série et les scénaristes ont toujours tenté d'ancrer les épisodes dans la réalité new-yorkaise, par exemple en faisant dîner les personnages dans des restaurants réels et à la mode au moment du tournage. Enfin, ils ont fait évoluer les personnages en même temps que la ville, faisant emménager le personnage de Samantha dans un loft du Meatpacking District, au sud de Manhattan, juste au moment où celui-ci émergeait comme un quartier résidentiel (et non plus industriel) très à la mode. Le personnage de Miranda est contraint de déménager à Brooklyn pour trouver un logement qui pourra accueillir sa nouvelle famille agrandie, un exemple révélateur de la hausse des prix de l'immobilier dans Manhattan, qui a contraint de nombreuses personnes - même aisées - à aller vivre dans les autres boroughs (districts).

New York inspire aussi beaucoup les auteurs de séries policières. On retrouve ainsi toutes sortes de séries qui traitent des affaires criminelles dans la ville de New York, avec par exemple Les Experts : Manhattan, Castle, FBI : Portés disparus, New York, police judiciaire, New York, unité spéciale, New York Police Blues, New York 911 qui traite davantage du rôle des pompiers et des services de secours à New York ou encore Unforgettable.

Voir la liste des séries télévisées se déroulant à New York référencées sur Wikipédia.

New York dans les jeux vidéo[modifier | modifier le code]

Manhattan, l'un des cinq quartiers de la ville de New York, inspire de nombreux jeux vidéo.

La ville de New York est également utilisée comme cadre de plusieurs jeux vidéo. Ainsi, la série des Grand Theft Auto, dans ses opus III et surtout IV, se déroule dans une métropole nommée « Liberty City », mais dont l'architecture, le réseau ferroviaire, les monuments (Statue de l'Hilarité pour la Statue de la Liberté, la Rotterdam Tower pour la copie exacte de l'Empire State Building, le Chrysler Building, le One Court Square, le Flatiron Building, le Getalife pour la copie du MetLife Building, les One, Two, Three et Four World Financial Center, la Hearst Tower, le pont de Brooklyn, l'Unisphere, la cathédrale Saint-Patrick, le Middle Park pour Central Park et le métro), les districts (Brooker/Brooklyn. Dukes/Queens. Algonquin/Manhattan. Bohan/Bronx, pour GTA IV) et l'organisation urbaine font davantage que s'inspirer de ceux de New York. GTA III ne possède pas toutes ces similitudes en restant sur une inspiration plus timide.

Un exemple plus pertinent est celui de Max Payne, dont les deux volets se déroulent dans un New York, respectivement enneigé puis pluvieux. Max Payne y reprend les thèmes du film noir. Le premier opus, sorti en 2001, fait d'ailleurs l'objet d'une adaptation cinématographique sous la bannière de Twentieth Century Fox, qui est sortie à la fin de l'année 2008.

La cinématique d'introduction de GTA 2 est visiblement tournée dans les quartiers de New York. Les tours du World Trade Center y apparaissent.

Dans Mafia II, l'action se déroule dans la ville fictive d'Empire Bay, largement inspirée du New York du milieu des années 1940 et du début des années 1950 avec des monuments célèbres comme l'Empire State Building et le Chrysler Building, le pont de Brooklyn, les quartiers de Little Italy et Chinatown.

L'action de Parasite Eve, sorti en 1998 sur PlayStation, se situe à New York et plus précisément à Manhattan. Tout au long de l'aventure, on peut visiter des lieux comme Carnegie Hall, Central Park, le muséum d'histoire naturelle, le métro new-yorkais, Chinatown, ou encore le Chrysler Building (lorsque l'on termine le jeu une deuxième fois). L'action se situant en hiver, les décors sont enneigés.

La dernière mission de la campagne solo de Battlefield 3, nommée « Destruction massive » se passe dans New York, que le héros Henry Blackburn sauve d'un attentat en désamorçant une ogive nucléaire à Times Square.

Le deuxième opus de la série True Crime, True Crime: New York City se situe dans le quartier de Manhattan : le joueur incarne un policier du nom de Marcus Reed qui, après la mort de son collègue et ami, cherche une taupe dans l'unité anti-mafia. On peut voir dans cet opus de nombreux bâtiments de New York.

Le jeu Crysis 2 se passe dans un New York dévasté par une invasion alien, de plus on peut visiter des lieux emblématiques de New York comme Times Square ou encore comme le pont de Brooklyn

Tous les opus de la série Spiderman se déroulent aussi à Manhattan et dans les deux derniers (Spiderman 2 et Spiderman 3 du film du même nom) l'intégralité du quartier est visitable.

Alone in the Dark est une série de Survival Horror dont le dernier est sorti sur Xbox 360 et PlayStation 3 est un jeu se déroulant quasi exclusivement à Central Park. The Darkness est un Horror-FPS à univers ouvert possédant comme base deux stations du métro new-yorkais (City Hall, nouvelle et désaffectée et Fulton). Quelques quartiers de Manhattan y sont accessibles dont le Lower East Side et Chinatown.

Le jeu Prototype s'inspire lui aussi de la ville de New York, mais seulement de l'île de Manhattan.

Deus Ex est un jeu de rôle/FPS dont l'intrigue se déroule principalement à New York.

Tycoon City: New York est un jeu de gestion où le joueur incarne un entrepreneur qui doit faire fortune en construisant un empire commercial et résidentiel à New York. Le jeu ne fait cependant figurer que le quartier de Manhattan et Liberty Island.

La région de la cinquième génération du jeu Pokémon sur consoles portables Nintendo (Unys en français, Unova en anglais) est basée sur la région de New York. En particulier, la ville principale s'inspire des gratte-ciel de Manhattan.

De nombreux autres jeux et mini-jeux font référence à New York ou évoquent simplement le nom de la ville.

New York apparaît également dans le jeu vidéo Assassin's Creed III. Le jeu se déroulant durant la Révolution américaine, la ville a été reproduite comme elle l'était à la fin du XVIIIe siècle. Cependant, une mission, se déroulant en 2012, permet d'escalader un immeuble de Manhattan.

New York dans la littérature[modifier | modifier le code]

Article détaillé : New York dans la littérature.

Comme c'est le cas dans le domaine de la télévision, la ville de New York est une source d'inspiration pour de nombreux écrivains, parfois eux-mêmes originaires de la ville, qui ont soit consacré leur livre à New York, soit pris Big Apple comme cadre pour leur histoire.

New York dans la musique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Musique à New York.
Lincoln Center

La ville donne une place importante aux lieux de concerts, et entre autres aux clubs de jazz, mais l'industrie musicale a également été très inspirée par New York, ses différents quartiers, sa population, et son atmosphère particulière. La première Fête de la Musique (Make Music New York) a été organisée en 2007, sous l'impulsion d'Aaron Friedman[188]. L'édition 2009 comprend quelque 900 groupes inscrits[188] qui se produisent dans plusieurs boroughs de la Grosse Pomme.

La chanson la plus célèbre est probablement New York, New York, composée par John Kander et écrite par Fred Ebb pour Liza Minnelli, puis reprise par Frank Sinatra. Ce standard glorifie New York comme la ville de tous les possibles, magnifiant son pouvoir d'attraction sur le reste du monde.

Radio City Music Hall.

Si certains déclarent leur amour à la ville tout entière (I Love New York de Madonna ; New York City Serenade de Bruce Springsteen ; New York de Bryan Adams, ou encore NYC du groupe local Interpol), An Open Letter To NYC et To the 5 Boroughs des Beastie Boys, ou encore Jay-Z et Alicia Keys dans leur titre Empire State of Mind ou encore New York state of mind de Billy Joel d'autres choisissent de n'évoquer que certains quartiers (Chelsea Morning, de Joni Mitchell ; Coney Island Baby, de Lou Reed ; Harlem, de Duke Ellington ; Central Park West, de John Coltrane ; Tribeca, de Kenny G), voire certaines rues (Seventh Avenue, de Rosanne Cash ; Positively 4th Street, de Bob Dylan ; Union Square, de Tom Waits ; Avenue B, d'Iggy Pop ; Ludlow Street, de Julian Casablancas) ou certains éléments de l'architecture new-yorkaise (Queensboro Bridge, de David Mead ; Times Square, de Marianne Faithfull ; Empire State Building, de Randy Newman). D'autres encore évoquent les transports de la ville, que ce soit ses taxis (Cabbies on Crack, de Ramones) ou son métro (My My Metrocard, de Le Tigre ; Subway Train, des The New York Dolls ; Take the A Train, morceau écrit par Duke Ellington et Billy Strayhorn ; Take the L Train (To 8 Ave.), de Brooklyn Funk Essentials). On peut aussi évoquer ici des artistes anglais comme Sting qui a célébré la Big Apple avec sa chanson Englishman in New York, ou le groupe glam-rock T. Rex avec la chanson simplement intitulée New York City ou encore Sex Pistols avec New York. Les Irlandais des Pogues ont également fait leur tribut à la ville, avec Fairytales of New York, tout comme les Français Serge Gainsbourg (New York - USA), Michel Sardou (La Java de Broadway - Chanteur de Jazz) et Claude Nougaro (Nougayork).

Aussi, la vogue new-yorkaise des années 1970-1980 a vu le « déménagement » de deux Anglais célèbres à New York, tous deux sur les bords de Central Park : Mick Jagger et John Lennon. On trouve par exemple mention de New York dans la chanson Shattered des Rolling Stones, sur l'album Some Girls en 1978. Plus récemment dans les années 2000, The Strokes, groupe américain, parle aussi de leur ville dans New York City Cops ou encore le groupe anti-folk français Herman Düne avec Take Him Back to New York City.

Dans le domaine de la musique classique, la ville est devenue après 1945 une place importante au niveau mondial tant au niveau de la qualité des grands orchestres qui y résident comme l'Orchestre philharmonique de New York, des salles de concert comme le Lincoln Center (accueillant le célèbre Metropolitan Opera) ou le Carnegie Hall, des écoles de musique réputées comme la Juilliard School, que des compositeurs qui y ont vécu et travaillé. Parmi les plus emblématiques se trouvent Leonard Bernstein qui composa notamment West Side Story en 1957 en hommage à sa ville, et plus récemment les deux fondateurs du courant de musique minimaliste, Steve Reich et Philip Glass, dont le travail est très lié à New York et son dynamisme culturel depuis la fin des années 1960.

(en) Voir la liste des chansons parlant de New York (en) référencés sur Wikipédia anglais.

New York dans la bande dessinée[modifier | modifier le code]

Alors que certains des super héros les plus importants comme Spider-Man évoluent à New York ou dans des doubles fictionnels telle la corrompue et sombre Gotham City où se déroulent les aventures de Batman ainsi que, dans une moindre mesure (car d'abord inspirée de Toronto), Metropolis de Superman, le livre-fondateur qui marqua la rupture avec ce courant qualifié d'enfantin et en cela le passage du média à l'âge adulte, à savoir Un Pacte avec Dieu de Will Eisner, considéré d'ailleurs comme le premier roman graphique, évoque justement le quotidien de New York et de ses quartiers de même que de nombreux ouvrages postérieurs du même auteur (Big City, Dropsie avenue…).

L'important passé criminel de la métropole s'avère comme en télévision ou cinéma une source importante d'inspiration de récits divers. L'histoire du crime organisé new-yorkais a ainsi été racontée en détail dans la série Ce qui est à nous de David Chauvel et Erwan Le Saëc. Sous l'angle parodique, Tome et Janry évoquent également cet aspect en opposant leurs héros Spirou et Fantasio à la mafia italienne et aux triades chinoises le temps de deux épisodes (Spirou à New York et Luna fatale). Tome y situera également son polar noir Berceuse assassine (dessiné par Ralph Meyer) en forme de triptyque racontant la haine que se vouent un taximen new-yorkais et son épouse cherchant à s'assassiner mutuellement. Le NYPD n'est en reste avec les aventures du faux pasteur mais vrai flic Soda dessinées par Luc Warnant puis Bruno Gazzotti et scénarisées encore par Tome).

Dans un cadre fantastique, la ville version années trente sert également de décors aux aventures de Capricorne d'Andreas.

Plusieurs événements historiques ont été racontés en bande dessinée. Ainsi, les Draft Riots survenues lors de la Guerre de Sécession sont évoquées dans l'album Émeutes à New York de la série Les Tuniques bleues de Raoul Cauvin et Lambil. Par ailleurs, les attentats du 11 septembre 2001 ont eux inspiré à Art Spiegelman son album À l'ombre des tours mortes.

Personnages célèbres[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Woody Allen, originaire de Brooklyn, a fait de New York le cadre de la plupart de ses films.

De très nombreux acteurs, réalisateurs, scénaristes sont originaires de New York, même si la plupart des activités du septième art sont situées à Hollywood en Californie.

Parmi les réalisateurs les plus célèbres, on retrouve Woody Allen, né à Brooklyn en 1935, Martin Scorsese, né à Queens en 1942, László Benedek, d'origine hongroise mais mort à New York, Stanley Kramer né à Brooklyn, Stanley Kubrick né dans le Bronx, Jerome Robbins, Herbert Ross, Oliver Stone, Spike Lee, Jerry Schatzberg ou encore George A. Romero, maître du film de zombies.

Les acteurs et actrices célèbres originaires de Big Apple sont très nombreux. Les plus illustres sont Humphrey Bogart, Robert De Niro, Al Pacino, David Schwimmer, Jack Nicholson et Sylvester Stallone pour les hommes, Shirley Booth, Joan Crawford, Susan Hayward, Anne Hathaway, Judy Holliday, Fran Drescher, Sarah Michelle Gellar, Scarlett Johansson, Ashley Olsen ou encore Jennifer Aniston pour les femmes.

Physique[modifier | modifier le code]

La ville de New York a formé de nombreux prix Nobel de physique, notamment grâce à la Bronx High School of sciences, ainsi qu'à la prestigieuse université Columbia. Parmi les grands physiciens de la ville de New York, on retrouve Richard Feynman, Melvin Schwartz, Sheldon Lee Glashow, Steven Weinberg, Charles Harding Townes, Russell Hulse, H. David Politzer ou encore Roy J. Glauber, tous lauréats du prix Nobel.

Journalisme et littérature[modifier | modifier le code]

Le New York Times est l'un des journaux les plus lus et les plus prestigieux au monde. Cependant, il n'est qu'un exemple de la puissance de la presse new-yorkaise. Ainsi, de nombreux journalistes brillants sont originaires de Big Apple parmi lesquels William Sherman, William Safire, Joseph Lelyveld ou encore William Taubman, tous vainqueurs du prix Pulitzer, remis chaque année à Manhattan dans l'université Columbia.

Musiciens[modifier | modifier le code]

Moby, disc-jockey et producteur de musique électronique
Lady Gaga, chanteuse

Big Apple est une ville monde, un carrefour des cultures et des civilisations, ce qui se retrouve dans les arts, notamment la musique, la chanson, de telle sorte que de nombreux artistes, originaires par leurs parents de différentes régions de la planète, de différents États des États-Unis sont nés, ont grandi, étudié ou habité longtemps dans la ville de New York. Comme pour d'autres domaines culturels, les styles et les influences se classent selon les courants (folk, jazz, soul, funk, rock, pop, disco, rap, dance, techno, R&B…), mais aussi selon les quartiers (Greenwich Village, Harlem, Brooklyn, le Bronx ou encore Queens).

Des années 1930 aux années 1990, cette métropole fournit de nombreux artistes de réputation nationale et internationale : on pense notamment au succès du jazz, des orchestres, des clubs, des chefs d'orchestre et des solistes à partir des années 1930, surtout dans les années 1940 et les années 1950. On peut ainsi prendre l'exemple de la chanteuse et compositrice Carole King, née dans le quartier de Brooklyn, de Lou Reed des Velvet Underground, du groupe Kiss formé dans le quartier de Queens en 1972, du groupe Blondie formé à Manhattan en 1975, du groupe Beastie Boys formé à Brooklyn en 1979, Barbra Streisand, chanteuse, actrice, productrice et réalisatrice née à Brooklyn, Moby, DJ et producteur de musique électronique né dans le quartier de Manhattan, tout comme les chanteuses Lana Del Rey et Lady Gaga, le chanteur Arthur Garfunkel né à Queens, le pianiste du groupe Blondie Jimmy Destri né à Brooklyn, le rappeur P.Diddy né à Harlem, Mobb Deep groupe de rap constitué de Prodigy et Havoc tous deux issus de Queensbridge à Queens, Jay-Z rappeur né à Brooklyn, les divas Mariah Carey et Christina Aguilera toutes deux nées dans le quartier de Staten Island, la chanteuse de jazz Norah Jones née à Brooklyn bien qu'elle passa son adolescence au Texas, Jennifer Lopez, chanteuse et actrice née dans le quartier du Bronx, Julian Casablancas et Nick Valensi, membres fondateurs du groupe rock The Strokes sont nés à Manhattan, la chanteuse de Soul/R'n'B et occasionnellement actrice Alicia Keys née dans le quartier de Harlem au nord de Manhattan, 50 cent (Curtis Jackson), rappeur né à Queens, Notorious B.I.G rappeur (assassiné) né à Brooklyn, John Frusciante, guitariste des Red Hot Chili Peppers né à Queens, Tupac Shakur (2 Pac), rappeur (assassiné) né à Spanish Harlem, Nas rappeur né à Queens, ainsi que les rappeurs du Wu-Tang Clan de Staten Island. On peut rajouter le groupe fondateur du mouvement punk, The Ramones, formé à Queens et dont deux des membres d'origine, le chanteur Joey Ramone et le guitariste Johnny Ramone sont nés respectivement dans Queens et dans Long Island. D'autres membres de ce groupe sont également originaires de Big Apple : C.J. Ramone et Richie Ramone (Queens) et Marky Ramone (Brooklyn), Amy Lee d'Evanescence habite New York depuis de nombreuses années.

Ces artistes ne représentent cependant qu'une infime partie des chanteurs originaires de la ville. Certains ont donné de célèbres concerts à Central Park, en présence d'une foule immense ; ainsi en 1973, Carole King fit un concert gratuit en plein air qui a attiré plus de 100 000 personnes.

Langue[modifier | modifier le code]

Langues parlées à New York
(recensement de 2000[189])
Langue Pourcentage
Anglais 52,46 %
Espagnol 24,51 %
Chinois 3,52 %
Russe 2,60 %
Français (incl. créole haïtien) 2,53 %
Italien 1,86 %
Yiddish 1,10 %
Coréen 1,03 %
Polonais 0,81 %
Grec 0,78 %
Hébreu 0,67 %
Arabe 0,65 %
Bengali 0,63 %

Villes jumelées[modifier | modifier le code]

La ville de New York possède onze villes jumelées (sister cities)[190] :

Depuis 2006, ces partenariats ont été refondus au sein de « New York City Global Partners. »

Images de la ville[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

Panoramas[modifier | modifier le code]

Depuis le GE Building au coucher du soleil

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. New York fut la capitale des États-Unis entre 1785 et 1790 ; voir : http://www.senate.gov/reference/reference_item/Nine_Capitals_of_the_United_States.htm
  2. Le BosWash correspond à la mégalopole située entre Boston et Washington.
  3. Sondage de la BBC de 1999
  4. La capitale fédérale Washington est à 228 miles (environ 366 km), Boston à 217 miles (environ 350 km).
  5. Pourcentage de personnes vivant sous le seuil de pauvreté

Références[modifier | modifier le code]

  1. « New York », y compris en français, s'écrit sans trait d'union ; voir par exemple le site Internet officiel de la mairie de New York : http://www.nyc.gov/portal/site/nycgov/?front_door=true.
  2. « The Nine Capitals of the United States », Sénat des États-Unis d'Amérique (consulté le 7 septembre 2008).
  3. « Rank by Population of the 100 Largest Urban Places, Listed Alphabetically by State: 1790–1990 », U.S. Census Bureau,‎ 15 juin 1998 (consulté le 8 février 2009).
  4. http://factfinder2.census.gov
  5. Estimation du Bureau de Recensement des États-Unis, 2009, World Almanac and Book of Facts, 2011, p. 611
  6. Palmarès - Les plus grandes villes du monde
  7. Sarah Waxman, « The History of New York's Chinatown », Mediabridge Infosystems (consulté le 5 mars 2011).
  8. « Chinatown New York City Fact Sheet », www.explorechinatown.com (consulté le 18 décembre 2011)
  9. (en) David M. Reimers, Still the golden door: the Third ... - Google Books (lire en ligne)
  10. « Chinatown », Indo New York (consulté le 18 décembre 2011).
  11. Patrick McGeehan, « As City Closes In on 50 Millionth Visitor, British Couple to Be Feted », © 2011 The New York Times Company,‎ 20 décembre 2011 (consulté le 21 décembre 2011).
  12. « NYC reaches goal of 50 million tourists », © 2011 North Jersey Media Group,‎ 20 décembre 2011 (consulté le 21 décembre 2011).
  13. « NYC Statistics », © 2006–2011 NYC & Company (consulté le 16 septembre 2011).
  14. « Big Apple History Arts and Entertainment The Crossroads of the World », Thirteen/WNET New York 2005 Educational Broadcasting Corporation (consulté le 26 avril 2011)
  15. « Crossroads of the world - Times Square the official website of Times Square », Times Square District Management Association, Inc (consulté le 26 avril 2011)
  16. « Times Square New York, NY Times Square », 2011 NYCTourist.com (consulté le 10 mai 2011)
  17. Aditya Rangroo, « Times Square Crossroads of the World New York City Info », (C) 1980 - 2010 TimesSquare.com A Dataware Corporation Company,‎ 14 octobre 2010 (consulté le 22 janvier 2012)
  18. Allan Tannenbaum, « New York in the 70s: A Remembrance », © The Digital Journalist (consulté le 17 décembre 2011)
  19. « Times Square », Encyclopædia Britannica (consulté le 10 mai 2011)
  20. « The Most Jivin' Streetscapes in the World », Luigi Di Serio,‎ 2010 (consulté le 10 mai 2011)
  21. « New York Architecture Images- Midtown Times Square », 2011 nyc-architecture (consulté le 10 mai 2011)
  22. 2012 NYC DOT - Bridges & Tunnels - Annual condition report - Page 7
  23. « Buildings in New York City », Council on Tall Buildings and Urban Habitat (consulté le 8 juin 2011)
  24. « UBS may move US investment bank to NYC » (consulté le 12 juin 2011).
  25. (en) Review, Princeton et Gilbert, Nedda, The Best 301 Business Schools 2010 by Princeton Review, Nedda Gilbert, Random House Information Group,‎ 6 octobre 2009 (ISBN 9780375429590, lire en ligne)
  26. « New York Eclipses London as Financial Center in Bloomberg Poll », Bloomberg (consulté le 4 novembre 2011).
  27. « The Tax Capital of the World », The Wall Street Journal,‎ 11 avril 2009 (lire en ligne)
  28. « JustOneMinute – Editorializing From The Financial Capital Of The World » (consulté le 30 mai 2010).
  29. « London may have the IPOs... », MarketWatch (consulté le 30 mai 2010).
  30. (es) « Fondos – Londres versus Nueva York » [PDF], Cinco Dias (consulté le 30 mai 2010).
  31. « Market highlights for first half-year 2010 », World Federation of Exchanges (consulté le 13 avril 2011).
  32. « The World's Most Expensive Real Estate Markets », CNBC (consulté le 30 mai 2010).
  33. 44 des 500 plus grandes entreprises américaines pour ce qui est du chiffre d'affaires ont leur siège à New York ; voir : http://money.cnn.com/magazines/fortune/fortune500/cities/
  34. « Academic Ranking of World Universities », www.arwu.org (consulté le 18 janvier 2011).
  35. a, b, c, d et e (en) « New York City Timeline — 1500 to 1700 », Gotham Center for New York City History (consulté le 27-07-2011).
  36. Thomas Francis Gordon, The History of New Jersey, from Its Discovery by Europeans, to the Adoption of the Federal Constitution, D. Fenton,‎ 1834 (lire en ligne), p. 4
  37. (F. Weil, Histoire de New York, p. 16)
  38. « Journal de la Nouvelle-Néerlande de 1647. Écrit dans les années 1641, 1642, 1643, 1644, 1645, et 1646 », sur World Digital Library,‎ 1641-1647 (consulté le 2 août 2013)
  39. National Geographic, les guides de voyage : New York (pages 20-23)
  40. a, b et c (en) « New York City Timeline — 1700 to 1800 », Gotham Center for New York City History (consulté le 27-07-2011)
  41. (en) Nathaniel Fish Moore, An Historical Sketch of Columbia College, in the City of New York, 1754–1876, Columbia College,‎ 1876, p. 8
  42. Bernard Cottret, La Révolution américaine : La quête du bonheur 1763-1787, Paris, Perrin,‎ 2003 (ISBN 2-262-01821-9), p. 64
  43. (en) E. Homberger, The Historical Atlas of New York City: British New York 1664-1773,‎ 2005, p. 39
  44. Howard Zinn / Anthony Arnove, Voices of a People's History of the United States, New York, 2004, p. 80
  45. E. Homberger, The Historical Atlas of New York City: New York and the American Revolution, 2005, p. 48
  46. E. Homberger, The Historical Atlas of New York City: Occupation 1776-1783, p. 50
  47. (F. Weil, Histoire de New York, p. 35)
  48. a, b, c, d et e (en) « New York City Timeline — 1800 to 1901 », Gotham Center for New York City History (consulté le 27-07-2011)
  49. (F. Weil, Histoire de New York, p. 118)
  50. a et b (F. Weil, Histoire de New York, p. 121)
  51. Pionniers et millionnaires : Levi Strauss, pour une paire de jeans, de Christoph Weinert (2009), 43 min, Arte.
  52. a et b (F. Weil, Histoire de New York, p. 158)
  53. (F. Weil, Histoire de New York, p. 79)
  54. (F. Weil, Histoire de New York, p. 92)
  55. (F. Weil, Histoire de New York, p. 194)
  56. (F. Weil, Histoire de New York, p. 100)
  57. Cynthia Ghorra-Gobin, La ville américaine : espace et société, Paris, Nathan Université, 1998 (ISBN 2091910163), p. 34
  58. (F. Weil, Histoire de New York, p. 85)
  59. (F. Weil, Histoire de New York, p. 185)
  60. (F. Weil, Histoire de New York, p. 190)
  61. (F. Weil, Histoire de New York, p. 191)
  62. Pierre Gras, Le temps des ports — Déclin et renaissance des villes portuaires (1940-2010), Tallandier,‎ 2010, 298 p. (ISBN 978-2-84734-675-6), p. 142
  63. a et b (Guide Vert, 2000, p. 79)
  64. (F. Weil, Histoire de New York, p. 244)
  65. A. Kaspi, Les États-Unis au temps de la prospérité, 1919-1939, Hachette, Paris, 1980, 1994, (ISBN 9782012351028), p. 32
  66. A. Kaspi, Les États-Unis au temps de la prospérité, 1919-1939, Hachette, Paris, 1980, 1994 (ISBN 9782012351028), p. 40
  67. Denise Artaud, L'Amérique en crise — Roosevelt et le New Deal, Paris, Armand Colin, 1987 (ISBN 2200371160), p. 28
  68. Jean-Pierre Paulet, Géographie urbaine, Paris, Colin, 2000 (ISBN 2200250444), p. 100
  69. a, b et c Pierre Gras, Le temps des ports — Déclin et renaissance des villes portuaires (1940-2010), Tallandier,‎ 2010, 298 p. (ISBN 978-2-84734-675-6), p. 144
  70. (F. Weil, Histoire de New York, p. 284)
  71. (F. Weil, Histoire de New York, p. 270)
  72. (F. Weil, Histoire de New York, p. 274)
  73. E. Homberger, The Historical Atlas of New York City: The Emperor of the City, 2005, p. 162-163
  74. (en) http://www.nyc.gov/, « The Official New York City Flag » (consulté le 6 juillet 2007).
  75. Voir (en) John J. Fitz Gerald (en).
  76. cf. Barry Popik, The Big Apple, et Gerald Cohen, Origin of New York City's Nickname "The Big Apple" (1991), ISBN 978-3-631-43787-2.
  77. (en) Margaret Lundrigan, Staten Island: Isle of the Bay, NY. Arcadia Publishing,‎ 2004, p. 10
  78. Cynthia Ghorra-Gobin, « De la ville à l'urban sprawl, la question métropolitaine aux États-Unis », [1], dans Cercles, 13, 2001
  79. a, b, c, d et e (en) « GEOMORPHIC PROVINCES AND SECTIONS OF THE NEW YORK BIGHT WATERSHED », U.S. Fish and Wildlife Service
  80. a, b et c (en) « Bedrock geological map of New York », New York State Museum (consulté le 29-07-2011)
  81. « L'Atlas du Canada » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2013-03-26
  82. « Le Quaternaire au Québec : une histoire de glaciations-déglaciations », Université Laval (consulté le 29-07-2011)
  83. (en) « New York Bight Apex: Geologic Setting », USGS (consulté le 29-07-2011)
  84. (en) « Isham Park », New York City Department of Parks and Recreation (consulté le 28-07-2011)
  85. a et b (en) « Superficial geological map of New York », New York State Museum (consulté le 29-07-2011)
  86. (en) Phillip Lopate, Waterfront: A Walk Around Manhattan, Anchor Press,‎ 2004 (ISBN 978-0-385-49714-5)
  87. a et b http://www.nws.noaa.gov/climate/xmacis.php?wfo=okx
  88. (en) « Chicago, IL, Illinois, USA:Climate, Global Warming, and Daylight Charts and Data », World Climate (consulté le 30-07-2011)
  89. a et b (en) « Manhattan, New York (NY) profile » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2013-03-26
  90. (en) « Heat's Grip Broken After 32 More Die; Drop of Ten Degrees Marks End of Torrid Spell That Cost 146 Lives Here in Six Days », New York Times,‎ 8 juillet 1911 (consulté le 30-07-2011)
  91. http://www.weather.com/weather/wxclimatology/monthly/graph/LGA:9
  92. (en) « The Nature of New York - Life », The City Universtity of New York (consulté le 31-07-2011)
  93. a et b (en) « Wildflowers, Butterflies and Dragonflies », The City Universtity of New York (consulté le 31-07-2011)
  94. a et b (en) « New York City Birds - An Amazing Diversity », The City Universtity of New York (consulté le 31-07-2011)
  95. (en) « Conserving Natural Areas and Wildlife in Your Community », New York State Department of Environmental Conservation (consulté le 31-07-2011), p. 18
  96. a et b (fr) Philippe Coste, « Happy birthday Central Park ! », dans L'Express du 31/07/2003, [lire en ligne]
  97. (fr) Philippe Coste, « Happy birthday Central Park ! », dans L'Express du 31/07/2003, [lire en ligne]
  98. (en) Jason Coburn, Jeffrey Osleeb, Michael Porter, Urban Asthma and the Neighbourhood Environment in New York City, vol. 12, Health & Place,‎ 2006, pp. 167–179 p.
  99. (en) « The Nature of New York - Air », The City Universtity of New York (consulté le 31-07-2011)
  100. a et b (en) New York City Office of Long-term Planning and Sustainability, « Inventory of New York City Greenhouse Gas Emissions » [PDF],‎ avril 2007 (consulté le 11-04-2007)
  101. a et b (en) « Executive summary », Bureau of Transportation Statistics, U.S. Department of Transportation,‎ 2001 (consulté le 31-07-2011)
  102. (en) « Global Warming and Greenhouse Gases », PlaNYC,‎ 06-12-2006 (consulté le 13-12-2006)
  103. (en) « Wind Power In NYC », Gotham Gazette,‎ mars 2006
  104. (en) Robin Pogrebin, « 7 World Trade Center and Hearst Building: New York's Test Cases for Environmentally Aware Office Towers », The New York Times,‎ 16-04-2006 (consulté le 19-07-2006)
  105. a, b et c (en) « The Nature of New York - Water », The City Universtity of New York (consulté le 31-07-2011)
  106. (en) « Current Reservoir Levels », New York City Department of Environmental Protection (consulté le 04-06-2007)
  107. (en) U.S. Census Bureau, Population Division, Table 5. Annual Estimates of the Resident Population for Minor Civil Divisions in New York, Listed Alphabetically Within County: April 1, 2000 to July 1, 2009 (SUB-EST2009-05-36) ; Table 1. Annual Estimates of the Resident Population for Incorporated Places Over 100,000, Ranked by July 1, 2009 Population: April 1, 2000 to July 1, 2009 (SUB-EST2009-01), édité en juin 2010, consulté le 31-07-2010
  108. (en) County and City Data Book:2007 (U.S. Census Bureau), Table B-1, Area and Population, consulté le 12-06-2008. Le comté de New York (Manhattan) était le plus densément peuplé, suivis par les comtés de Kings (Brooklyn), du Bronx, de Queens et par San Francisco (Californie).
  109. (en) American Fact Finder (U.S. Census Bureau): New York by County - Table GCT-PH1. Population, Housing Units, Area, and Density: 2000 Data Set: Census 2000 Summary File 1 (SF 1) 100-Percent Data, consulté le 6-02-2009
  110. (en) Bureau du recensement, « 2005 population estimate for New York city » (consulté le 30/06/07)
  111. a et b (en) « Population finder », Bureau du recensement américain (consulté le 16-08-2007)
  112. (en) « Population Change for the Ten Most Populous and Fastest Growing Metropolitan Statiscal Areas: 2000 to 2010 », U.S. Census Bureau,‎ 2011 (consulté le 12-04-2011), p. 6
  113. (en) 2009 Population Estimates, « Annual Estimates of the Population of Combined Statistical Areas: April 1, 2000 to July 1, 2009 », United States Census Bureau, Population Division (consulté le 23-03-2010)
  114. Pour les villes de plus de 200 000 habitants ; (en) « G.I.S. Lounge U.S. Population Density, 2000 Census », GiS Lounge (consulté le 29-01-2006)
  115. Jacques Binoche, Histoire des États-Unis, Paris, Ellipses, 2003, (ISBN 2729814515), p.82
  116. (en) New York City Department of City Planning, « New York City Population Projections by Age/Sex and Borough, 2000-2030 »,‎ Décembre 2006 (consulté le 30/06/07)
  117. (en) Sam Roberts, « By 2025, Planners See a Million New Stories in the Crowded City », New York Times,‎ 19 février 2006 (consulté le 30/06/07)
  118. a, b, c, d, e, f et g (en) « 2005 American Community Survey Data Profile Highlights », Bureau du recensement américain (consulté le 17-08-2007)
  119. (en) New York City Department of Health and Mental Hygiene, « Summary of Vital Statistics »,‎ 21-04-2003 (consulté le 21-04-2007)
  120. a et b (en) « New York city, New York. General Demographic Characteristics: 2005 », Bureau du recensement américain (consulté le 17-08-2007)
  121. (en) The New York Times, « City’s Unemployment Rate Falls to Its Lowest Level in 30 Years »,‎ 17-11-2006 (consulté le 17-11-2006)
  122. Rapport 2007, cité dans « A Londres, le mètre carré atteint des sommets », Le Figaro du 08/05/2007, [lire en ligne]
  123. (en) New York City Department of City Planning, « The Newest New Yorkers: 2000 »,‎ 2005 (consulté le 27-03-2007) [PDF]
  124. F. Weil, Histoire de New York, 2005, p.121
  125. Jacques Binoche, Histoire des États-Unis, Paris, Ellipses, 2003, p. 143
  126. F. Weil, Histoire de New York, 2005, p. 215
  127. F. Weil, Histoire de New York, 2005, p. 285
  128. F. Weil, Histoire de New York, 2005, p. 286
  129. (en) New York City Department of City Planning, « 2000 Census »,‎ 2000 (consulté le 04-05-2007) [PDF]
  130. (en) New York State Board of Elections, « County Enrollment Totals. »,‎ 1er avril 2006 (consulté le 06/07/07)
  131. a, b et c (en) Organisation exécutive de la ville sur le site officiel de New York (consulté le 15 août 2007).
  132. Chronique de l'Amérique, Larousse
  133. http://www.comptroller.nyc.gov/press/2009_releases/pr09-01-015.shtm
  134. http://www.oecd.org/dataoecd/48/4/37867909.pdf
  135. (en) In Pictures: World's Most Economically Powerful Cities - Forbes
  136. Cynthia Ghorra-Gobin, La ville américaine : espace et société, Paris, Nathan Université, 1998, (ISBN 978-2-09-191016-1), p. 34
  137. Jean-Pierre Paulet, Géographie urbaine, Paris, Colin, 2000, (ISBN 978-2-200-25044-7), p. 100
  138. (en) Global Fortune, liste 2007 : 50 entreprises à Tokyo, 26 à Paris, 22 à New York et Londres, 7 à Houston (9e mondiale)
  139. http://www.mastercard.com/us/company/en/insights/pdfs/2008/MCWW_WCoC-Report_2008.pdf
  140. Cécile Ducourtieux, « New York craint de perdre sa suprématie financière mondiale », dans Le Monde du 24/01/2007, [lire en ligne]
  141. Présentation de New York, « Qu'est-ce que New York ? », dans Le Guide de New York mis en ligne le 01/07/2013, [lire en ligne]
  142. Chiffres 2012 cités dans Le Guide de New York, « Qu'est-ce que New York ? », mis en ligne le 01/07/2013, [lire en ligne]
  143. Florence Evin, « Les villes américaines très en vogue chez les touristes français », dans Le Monde du 25-09-2007, mis en ligne le 24-09-2007, [lire en ligne]
  144. VoilàNewYork.com, http://www.voilanewyork.com/003_003_007.html
  145. Pierre Gras, Le temps des ports. Déclin et renaissance des villes portuaires (1940-2010), Tallandier,‎ 2010, 298 p. (ISBN 978-2-84734-675-6), p. 143
  146. Pierre Gras, Le temps des ports. Déclin et renaissance des villes portuaires (1940-2010), Tallandier,‎ 2010, 298 p. (ISBN 978-2-84734-675-6), p. 38
  147. Pierre Gras, Le temps des ports. Déclin et renaissance des villes portuaires (1940-2010), Tallandier,‎ 2010, 298 p. (ISBN 978-2-84734-675-6), p.58
  148. Pierre Gras, Le temps des ports. Déclin et renaissance des villes portuaires (1940-2010), Tallandier,‎ 2010, 298 p. (ISBN 978-2-84734-675-6), p.75
  149. (en) Metropolitan Transportation Authority, « Public Transportation for the New York Region » (consulté le 30/06/07)
  150. Roger Brunet (dir.), Géographie universelle : États-Unis, Canada, page 127
  151. Thomas Dévry, « New York concentre son énergie sur ses vieux gratte-ciel », dans Libération du 14/05/2007, [lire en ligne]
  152. a et b (en) « Subways: Facts and figures », MTA,‎ mai 2013
  153. a et b (en) « Subway and Bus Ridership », MTA (consulté le 7 mai 2013)
  154. (en) « Loopy-Loop at South Ferry », sur nyskies.org (consulté le 23 mai 2013). Citation utilisée : The diversion from Rector St is a grade crossing, indicated by the 'x' where tracks cross like those of trolley cars on the street. Such crossings are rare in the New York subway, which employs flying junctions to what many visitors consider an extravagant degree
  155. (en) Evolution of New York City subways: An illustrated history of New York City's transit cars, 1867-1997, G. Sansone, New York Transit Museum Press, New York, 1997, p. 179. Citation utilisée: Costly flying junctions were constructed so trains could proceed on diverging routes with minimum delay.
  156. (en) New York City Taxi and Limousine Commission, « The State of the NYC Taxi »,‎ 9 mars 2006 (consulté le 30/06/07), p. 2
  157. Aéroports de New York
  158. a et b http://www.voilanewyork.com/002_009_001.html
  159. http://www.voilanewyork.com/002_002_008.html
  160. Étude sur la communauté française consulfrance-newyork.org
  161. http://www.consulfrance-newyork.org/IMG/doc/ETUDE-communaute-rapport_preliminaire.doc
  162. En 2006, 44,4 millions de visiteurs, dont 37,2 millions d'Américains ; « NYC Statistics", NYC & Company. » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2013-03-26
  163. (en) Site officiel de la parade (consulté le 19 août 2007)
  164. (en) New York City Mayor's Office, « Mayor Giuliani Announces Amount of Parkland in New York City has Passed 28,000 Acre Mark »,‎ 3 février 1999 (consulté le 06/07/07)
  165. (en) New York City Department of Parks & Recreation, « Beaches » (consulté le 06/07/07)
  166. (en) The Trust for Public Land, « City Park Facts » (consulté le 06/07/07)
  167. (en) « New York City Region - NYS Parks, Recreation & Historic Preservation », New York State Office of Parks, Recreation and Historic Preservation (consulté le 30-07-2011)
  168. http://www.voilanewyork.com/003_007_001.html
  169. Chiffres cités dans Jean-François Revel, L’Obsession anti-américaine, Paris, Plon, 2002, (ISBN 978-2-259-19449-5), page 150 ; voir aussi KASPI A., DURPAIRE F., HARTER H., LHERM A., La Civilisation américaine, Paris, PUF, 2004, page 145 ; sur la violence, lire Alain Bauer, Emile Pérez, L’Amérique, la violence, le crime, les réalités et les mythes, Paris, P.U.F., 2000
  170. (en) The City of New York, « Mayor Bloomberg and Police Commissioner Kelly announce New York City remains the safest big city in America and continues to defy national crime trend »,‎ 4 juin 2007 (consulté le 03/07/07)
  171. (en) Alison Gendar, « Blacks, Latinos lead crime stats - NYPD », New York Daily News,‎ 18 septembre 2008 (lire en ligne)
  172. (en) Uniform Crime Reports and Index of Crime in New York in the State of New York enforced by New York City from 1985 to 2005
  173. (en) Preliminary Annual Uniform Crime Report, janvier à décembre 2008, table 4
  174. (en) Crime reported by New York City Police Dept, New York
  175. (en) Center for an Urban Future, « Creative New York »,‎ décembre 2005 (consulté le 2/07/07), p. 3
  176. a et b Frédéric Martel, De la culture en Amérique, Paris, Gallimard, 2006, (ISBN 978-2-07-077931-4), p.9
  177. En 2005, le budget du NEA était de 125 millions de dollars : lire Frédéric Martel, De la culture en Amérique, Paris, Gallimard, 2006, p.560
  178. "About Our Schools." Département de l’Éducation de la Ville de New York. Consulté le 9 mars 2011.
  179. (en) Détails des inscriptions à l'université pour l'année 2006-2007, NYU Office of Institutional Research and Program Evaluation
  180. (en) Informations sur le site officiel de la CUNY (consulté le 19 août 2007)
  181. America's Best Colleges 2007: taux d'admission les plus faibles (consulté le 19 août 2007)
  182. (en) « Works of Art: Permanent Collections » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2013-03-26
  183. (fr) « Metropolitan Museum of Art », Insecula.com (consulté le 15-08-2007)
  184. (en) Carol Vogel, « 3 Out of 4 Visitors to the Met Never Make It to the Front Door », The New York Times,‎ 29-03-2006 (consulté le 15-08-2007)
  185. (en) « Overview and Programs 2006-2007 », American Museum of Natural History (consulté le 15-08-2007)
  186. (en) « The Migration of U.S. Film & Television Production » [PDF], The United States Department of Commerce,‎ Mars 2001 (consulté le 14-06-2007)
  187. Jean-Claude Carrière, Les années d'utopie. 1968-1969, éd. Pocket, p. 14.
  188. a et b Sylvain Cypel, « A New York, la Fête de la musique gagne du terrain », dans Le Monde du 20-06-2009, [lire en ligne], mis en ligne le 19-06-2009
  189. (en) New York, New York : Source: Census 2000, Summary File 3 - MLA Language Map Data Center
  190. http://www.nyc.gov/html/unccp/scp/html/sc/main.shtml

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

En français[modifier | modifier le code]

  • Jérôme Charyn (trad. Cécile Bloc-Rodot), New York : Chronique d'une ville sauvage, Paris, Gallimard, 1994, coll. « Découvertes Gallimard », 176 p. (ISBN 978-2-07-053219-3).
  • John Tauranac (photogr. Arthus Bertrand), New York vu d'en haut : Une histoire d'architecture, Paris, éditions de La Martinière, coll. « Vu d'en haut »,‎ 2002, 154 p. (ISBN 978-2-7324-2867-3).
  • Diedrick Knickerbocker, Washington Irving et Valentin Fonteray, Histoire de New York. : Depuis le commencement du monde jusqu'à la fin de la domination hollandaise, Paris, éditions Amsterdam,‎ 2006, 377 p. (ISBN 978-2-915547-15-3).
  • Pauline Peretz (dir.), New York, CENA,‎ 2002.
  • François Weil, Histoire de New York, Paris, Fayard, coll. « Histoire des grandes villes »,‎ 2005, 378 p. (ISBN 978-2-213-61856-2).
  • Pierre de Charentenay, Un Européen à New York, Paris, Bayard Centurion, coll. « Études »,‎ 2005, 374 p. (ISBN 978-2-227-47502-1) .
  • Robert Sullivan, Rats, Une autre histoire de New York, Payot,‎ 2009.
  • Bruce Marshall et Christopher Gray (trad. Lucie Delplanque), New York : Cité géante, Paris, Gründ,‎ 2005, 304 p. (ISBN 978-2-7000-1190-6).
  • Roger Brunet (dir.), Géographie universelle : États-Unis, Canada, Paris, Hachette,‎ 1992.
  • Jorg Brockmann, New York, Mille Monuments, Mengès,‎ 2002.
  • Samuel Copier, New York-Babylone, 21 Century,‎ 2009.
  • Catherine Pouzoulet, New York, New York, espace, pouvoir, citoyenneté dans une ville-monde, Paris, Belin,‎ 2000, 348 p..
  • Catherine Pouzoulet, New York. Construction historique d'une métropole, Paris, Ellipses,‎ 1999 (ISBN 978-2-7298-5951-0).
  • Isabelle Delfourne, New York, Les Points Cardinaux,‎ 2001, 160 p. (ISBN 978-2-906728-27-1)
    Bilingue Français anglais
    .
  • Saskia Sassen, La Ville globale ; New York, Londres, Tokyo, Paris, Descartes et Cie,‎ 1996.
  • Manufacture française des pneumatiques Michelin, New York, Paris, Michelin, éd. du voyage, coll. « Le guide vert »,‎ 2000, 288 p. (ISBN 2060000319)

En anglais[modifier | modifier le code]

  • The Encyclopedia of New York City, (ed. by) Kenneth T. Jackson, 1995.
  • Gotham: À History of New York City to 1898, Edwin G. Burrows and Mike Wallace, 1998.
  • (Anthony Burgess's) New York|New York, Anthony Burgess, 1976.
  • Here is New York, E. B. White, 1949.
  • The Colossus of New York: À City in 13 Parts, Colson Whitehead, 2003.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]