John Lennon
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| John Lennon | |
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| Alias | Winston Leg-Thigh |
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| Nom | John Winston Lennon |
| Naissance | 9 octobre 1940 |
| Décès | 8 décembre 1980 (à 40 ans) |
| Profession(s) | Auteur-compositeur Musicien Activiste |
| Genre(s) | Pop Pop rock Rock 'n' roll Rock psychédélique[1] |
| Instrument(s) | Guitare Claviers |
| Années actives | de 1957 à 1975 ; en 1980 |
| Label(s) | Apple Capitol EMI Parlophone |
| Site Web | http://www.johnlennon.com |
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| Entourage | The Beatles (The Quarrymen) Plastic Ono Band Julian Lennon Sean Lennon Yoko Ono |
John Winston Ono Lennon MBE (né John Winston Lennon le 9 octobre 1940 à Liverpool, en Angleterre, et mort assassiné le 8 décembre 1980 à New York) est un auteur-compositeur, chanteur, guitariste et pianiste britannique, fondateur du célèbre groupe anglais The Beatles actif de 1957 à 1970.
Au sein des Beatles, avec son partenaire Paul McCartney, il forme un des tandems d’auteurs-compositeurs les plus influents et réussis de l’histoire du rock et « donne naissance à une bonne partie des chansons à succès du rock »[2]. Après la séparation des Beatles en 1970, Lennon fonde avec sa femme Yoko Ono le groupe Plastic Ono Band (actif de 1969 à 1975) tout en poursuivant sa carrière en solo et menant diverses actions pour la paix. La chanson Imagine est le titre emblématique de cette période. Lennon se retire de toute activité publique en 1975 pour s’occuper de son fils nouveau-né Sean, puis reprend sa carrière en 1980, quelques semaines avant d’être assassiné par Mark David Chapman devant sa résidence du Dakota Building à New York.
Près de trente ans après sa mort, il est considéré comme l’un des artistes les plus populaires du XXe siècle et incarne l’engagement profond et marquant du mouvement pacifiste « peace and love » des années 1970. Un rassemblement à sa mémoire continue d’avoir lieu à New York chaque 8 décembre. Il n'a cependant pas de tombe sur laquelle se recueillir, car à la demande de Yoko Ono, son corps a été incinéré, ce qui semble en adéquation avec sa volonté de fuir son encombrante célébrité.
Sommaire |
[modifier] Biographie
[modifier] 1940 à 1957 : enfance et adolescence
John Lennon est né le 9 octobre 1940 à la maternité d'Oxford Street, à Liverpool, pendant un raid de l'aviation allemande en pleine période du Blitz. Il est le fils d'Alfred « Freddie » Lennon et de Julia Lennon (née Stanley). Pour gagner l'hôpital où il vient de naître, sa tante, Mary « Mimi » Elizabeth, est obligée de traverser la ville de nuit en se guidant à la lumière des explosions[3],[4]. Il tient son premier prénom de son grand père John « Jack » Lennon et son deuxième prénom, Winston, lui a été donné en hommage au Premier ministre britannique Winston Churchill[5].
Son père est marin et quitte la maison familiale fréquemment tout en versent régulièrement de l'argent à sa famille. Il cesse un certain temps de subvenir aux besoins de sa femme et de son fils en 1943, puis revient l'année suivante[6],[7]. Il propose alors de s'occuper de sa famille, mais Julia, enceinte d'un autre homme, rejette l'idée[8]. Sa sœur Mimi Smith ayant porté plainte devant les service sociaux, Julia doit lui confier la garde de John[9]. En juillet 1946, Alfred Lennon emmène son fils à Blackpool avec l'intention de partir avec lui en Nouvelle-Zélande. Sa mère les ayant rattrapés, John, âgé de cinq ans, doit choisir entre ses deux parents. Il choisit son père, mais ne peut se résoudre à quitter sa mère. Il est de fait confié définitivement à sa tante. Il perd de fait tout contact avec son père pendant vingt ans, jusqu'au plein essor de la beatlemania[10].
John part donc habiter à Woolton, un autre quartier de Liverpool, chez sa tante et son oncle Mimi et George Smith au 251 Menlove Avenue (une maison nommée « Mendips »). Il y passe le reste de son enfance[11]. Durant son enfance, John se montre un enfant très curieux et doué pour la littérature. Il invente des chansons à partir des comptines qu'on lui apprend à l'école. Il se crée alors un univers proche de son roman préféré, Alice au pays des merveilles. Rapidement, il se montre néanmoins aussi un enfant à l'humour exacerbé, au coup de crayon aiguisé et à l'analyse fine[11]. À la mort de son oncle le 5 juin 1955, il vit seul avec sa tante[12]. Sa mère lui rend des visites quasi quotidiennes, et lui même va souvent la voir en grandissant. Elle lui apprend notamment à jouer du banjo. La première chanson qu'il apprend à jouer est Ain't That a Shame de Fats Domino[13].
Lennon est éduqué dans la tradition anglicane[14],[15], et va à l'école primaire de Dovedale, à Liverpool. De 1952 à 1957, il fréquente le lycée de Quarry Bank où il se révèle être un élève plein d'humour, dessinant notamment des bandes dessinées comiques[16],[17],[18].
Sa mère, Julia Stanley, joue un grand rôle dans son éducation musicale en lui offrant sa première guitare en 1957, une Gallotone Champion acoustique bon marché[19]. Cependant, sa tante se montre très sceptique au sujet d'une éventuelle carrière musicale, lui répétant souvent que « La guitare, c'est très bien, mais tu ne pourras jamais vivre de ça »[20]. Cependant, un drame survient puisque le 15 juillet 1958, Julia Lennon est renversée par la voiture d'un policier ivre à deux pas de « Mendips »[21],[22]. La mort de sa mère le plonge dans un mutisme manifeste et dans une ironie qui va devenir sa « marque de fabrique »[11]. Il devient alors Teddy Boy, portant des vestes en cuir, une sorte de rebelle local, connu de tous à Liverpool et peu recommandable. Il ne se remet jamais de cette disparition, lui consacrant plusieurs chansons : Julia en 1968 et Mother en 1970, où il hurle littéralement sa tristesse (ces cris font partie d'un exercice de thérapie, inventée par le Dr. Arthur Janov, très en vogue à l'époque intitulé cri primal)[23].
[modifier] 1957 à 1970 : les Beatles
[modifier] Les débuts du groupe
Alors que John Lennon est au lycée de Quarry Banks, il lui vient l'idée de fonder un groupe avec son ami Eric Griffith. Ceci les pousse à prendre des leçons de guitare, que Lennon abandonne rapidement[24]. Inspiré par le rock et ses idoles Buddy Holly, Chuck Berry et Elvis Presley, il fonde avec Griffith, Pete Shotton, Nigel Walley et Ivan Vaughan le groupe des Quarrymen en mars 1957[25]. Celui-ci se produit dans de petites fêtes paroissiales. C'est durant l'une d'entre-elles, le 6 juillet 1957, qu'Ivan Vaughan présente Paul McCartney à John[26],[27]. Outre leur passion de la musique, les deux jeunes hommes partagent un point commun : la perte de leur mère. Mary McCartney est en effet morte d'un cancer du sein le 31 octobre 1956[28],[11]. Le père de McCartney pense tout d'abord que Lennon est une mauvaise fréquentation pour son fils, mais accepte finalement que les Quarrymen répètent chez lui[29],[30]. Tous deux commencent à collaborer dans l'écriture de chansons. Il écrit sa première chanson à l'âge de 18 ans : il s'agit de Hello, Little Girl, qui devient par la suite une des chansons phares du groupe The Fourmost[31].
Dans le même temps, Lennon fréquente l'Art College de Liverpool, se liant d'amitié avec des artistes comme Stuart Sutcliffe[32]. Il y rencontre également sa future épouse Cynthia Powell[33], mais se montre insolent et inattentif durant les cours, au point d'être refusé par certains enseignants[34],[35]. Ayant échoué à un examen, il quitte l'école avant la fin de son année[36].
John Lennon jouit d'une autorité certaine sur les quatre membres, en raison de son âge comme de ses excès. Paul McCarteney a déclaré sur la position de Lennon dans le groupe : « On admirait tous John. C'était le plus âgé et c'était plutôt lui le chef - c'était l'esprit le plus vif, le plus intelligent et tout ce genre de choses[37],[38] ». Le look de Lennon est à l'époque très influencé par Elvis Presley et Marlon Brando. En février 1958, McCartney le convainc d'inclure son ami George Harrisson dans le groupe. Lennon, peu tenté au départ car persuadé que Harrisson est trop jeune, change d'avis après avoir auditionné ce dernier dans un bus[39].
Lennon nomme d'ailleurs son groupe les Silver Beetles par allusion au film L'Équipée sauvage, puis, en 1960, les Beatles, le deuxième E se changeant en A sur une idée de Lennon, en référence à la Beat Generation. Il est très influencé par le répertoire rock and roll de l'époque, et son jeu est très agressif. Le succès venant, le groupe quitte Liverpool et fait ses armes dans les boîtes du quartier chaud de Hambourg, en Allemagne. John, plein de facéties pendant ses concerts (« My name is John, I play the guitar. Sometimes I play the fool too. » – « Je m'appelle John, je joue de la guitare. Des fois je joue les andouilles aussi. »)[11], devient le « révolté » de la bande.
Il a imposé pour cette « escapade » allemande son meilleur ami Stuart Sutcliffe[40],[41]. Bien que peintre très doué, Stuart se révèle un piètre bassiste[42]. Sutcliffe quitte le groupe pour vivre son histoire d'amour avec Astrid Kirchherr, auteur des premiers clichés officiels des Beatles[43]. John Lennon vit un deuxième drame lorsque Stuart meurt d'une tumeur au cerveau peu de temps après.
En 1962, John a épousé Cynthia Powell, rencontrée à l'Art College (École d'Art) en 1958 et avec qui il aura un fils, Julian, né le 8 avril 1963[11].
[modifier] La Beatlemania
Encore adolescents, quasiment dans la foulée immédiate de leur rencontre à l'été 1957, John Lennon et Paul McCartney s'entendent et s'associent pour écrire des chansons, par dizaines. Ils affinent leur technique au fur et à mesure, et s'affirment déjà chevronnés lorsqu'ils se présentent devant George Martin, qui engage les Beatles en juin 1962[11]. Dès lors, les chansons des Beatles seront soit écrites en totale collaboration (comme She Loves You), soit, le plus souvent, auront un auteur principal aidé par son partenaire pour les compléter[23] [11].
Au début, les chansons de John se montrent souvent drôles ou pessimistes (There's a Place, If I Fell, I'm a Loser, une exception heureuse étant I Feel Fine) par opposition à celles plus légères, mais pas toujours, de Paul McCartney, qui, de « brillant second » de John, devient peu à peu la figure harmonique dominante du groupe. L’opposition éclate en 1965, lors de la préparation du 45 tours comportant We Can Work It Out (de McCartney) et Day Tripper (de Lennon). Chacun des deux chanteurs pense que sa chanson est bien meilleure que l’autre et mérite donc la face A, celle qui passe sur les radios. Ne pouvant se mettre d'accord, pour la première fois, un 45 tours sort avec deux faces A et les hit-parades hebdomadaires passent l'une et l'autre, en alternant chaque semaine[27].
Bob Dylan reconnaît en John Lennon un talent d'écrivain. De cette reconnaissance va naître un respect et un échange entre les deux icônes de la pop. Car les Beatles, et principalement Lennon, deviennent des icônes. Il vit très mal cette folie qui les entoure et se réfugie dans les sarcasmes et la nourriture (il parle de période « Elvis gros » dans une interview donnée au magazine Rolling Stone)[44]. De cette période, où il se répugne lui-même, naîtra la chanson Help!, véritable appel au secours lancé au monde. Cela étant, le film homonyme montre un John Lennon de corpulence parfaitement normale[45].
[modifier] « Nous sommes plus populaires que Jésus désormais... »
Après avoir écrit A Spaniard in the Works en mars 1965, cinq mois avant la troisième tournée américaine d'été (les deux premières eurent lieu en 1964 et en 1965), John Lennon donne une interview à Maureen Cleave, une amie journaliste. Il lance : « Le christianisme disparaîtra. Il s’évaporera, rétrécira. Je n’ai pas à discuter là-dessus. J’ai raison, il sera prouvé que j’ai raison. Nous sommes plus populaires que Jésus désormais. Je ne sais pas ce qui disparaîtra en premier, le rock’n’roll ou le christianisme... »[46] [47],[48] Aussitôt déformés, réduits, ces propos provoquent une vague de haine, partie du sud des États-Unis, contre le groupe et Lennon en particulier. Cette période marque aussi les derniers concerts des Beatles, qui ne savent plus comment concilier les innovations musicales et les foules hystériques[11].
En 2008, dans un article célébrant les quarante ans du White Album, L'Osservatore Romano, journal officiel du Vatican, revient avec indulgence sur cet écart en le qualifiant de « phrase qui avait provoqué une profonde indignation mais qui sonne aujourd'hui comme une boutade d'un jeune de la classe laborieuse anglaise dépassé par un succès inattendu »[49].
Lennon tourne aussi un film appelé How I Won the War. Son sens de l'ironie et du non-sens font fureur[réf. nécessaire], bien qu'il n'y tienne pas le premier rôle. Lors du tournage de ce film de Richard Lester, à Alméria en Andalousie, Lennon compose un de ses titres phares, Strawberry Fields Forever[11].
[modifier] L’apogée et l’éclatement du groupe
Lennon va plus loin et plonge dans le psychédélisme, à grands renforts de drogue et de sonorités complexes. Il cherche de plus en plus une paix intérieure, et après avoir suivi un temps les préceptes d'un gourou en Inde, il se tourne vers une artiste d'avant-garde japonaise qu'il a rencontrée lors d'une exposition d'art, Yoko Ono. Sa vie sentimentale est une longue histoire tourmentée. Son divorce résulte surtout de cette liaison avec Yoko Ono, qui deviendra sa seconde épouse et qui aura une grande influence sur la suite de sa carrière (elle en sera d'ailleurs critiquée, étant tenue pour responsable de la séparation des Beatles par de nombreux fans)[11].
Ses compositions se montrent ambitieuses et très denses (Lucy in the Sky with Diamonds, All You Need Is Love, I Am the Walrus, A Day in the Life, Strawberry Fields Forever). Pourtant, la présence de Yoko Ono lors des sessions d'enregistrement, à partir du mois de mai 1968, provoque malaise, rancœur et animosité. Tout cela aboutit à l'Album blanc qui consacre l’éclatement des Beatles, chacun, a-t-on prétendu, ne se servant des autres que comme des musiciens de studio. Abbey Road sera leur dernier vrai travail d’harmonie commune, puisque Let It Be sera publié plus d'un an après son enregistrement, grâce au travail de montage et de mixage de Phil Spector. La même année, d’ailleurs, le disque solo de Paul, où il joue à lui seul tous les instruments par re-recording, est déjà sorti, rapidement suivi par le triple album All Things Must Pass de George Harrison. C'est en fait John Lennon qui met fin aux Beatles, en leur annonçant son départ définitif en septembre 1969 peu de temps après les sessions d'enregistrement du disque Abbey Road. La nouvelle est dans un premier temps tenue secrète, compte tenu de nombreux impératifs commerciaux, et c'est Paul McCartney qui officialisera la séparation sept mois plus tard, en avril 1970. « J'ai fondé les Beatles et je les ai dissous, c'est aussi simple que cela » dira ensuite John Lennon.
[modifier] 1970 à 1980 : carrière solo
Après la séparation des Beatles, John se consacre à sa compagne, l'artiste du mouvement Fluxus Yoko Ono, et à sa famille. Sa carrière solo en dents de scie — car la musique n'est plus sa seule préoccupation — est malgré tout riche et fructueuse. Durant toute la décennie 1970, J. Lennon oscille entre plusieurs styles, adoptant un look toujours différent : véritable hippie, militant pacifiste, rocker, adepte de la méditation, etc.
Au début des années 1970, ce sera la provocation, le Plastic Ono Band avec le bassiste Klaus Voormann, les coups médiatiques, les phrases assassines envers Paul McCartney, les chansons pacifistes et engagées et surtout le combat de Yoko Ono pour lui faire exorciser un de ses vieux démons : la mort de sa mère. Il devient l'incarnation de l'activisme de sa génération et utilise sa notoriété dans de nombreux happenings en faveur de la paix (Give Peace a Chance). On lui doit notamment la célèbre Imagine, aux accents universels, une des chansons les plus populaires jamais écrites.
À l'été 1973, John s'éloigne de Yoko et s'installe à Los Angeles avec May Pang, sa jeune assistante et nouvelle compagne. Ce sera sa période rocker-retour aux sources (J. Lennon parle d'un « week-end perdu » ou « lost week-end »). Avec le producteur Phil Spector, il enregistre entre autres Walls and Bridges et Rock 'n' Roll, ce dernier constitué de reprises de classiques du rock'n'roll comme Be-Bop-A-Lula ou Peggy Sue.
Au début de 1975, J. Lennon retourne dans les bras de Yoko Ono. Le 9 octobre 1975, jour du 35e anniversaire de John, naît son second fils, Sean. Lennon se retire alors de la scène publique et musicale pour se consacrer à son fils.
[modifier] Assassinat
C’est un homme réconcilié avec lui-même et revenu des affres de la sur-notoriété qui signe l’album Double Fantasy en novembre 1980, un album plein de fraîcheur et de tendresse, avec des titres chantés en alternance par John et Yoko. Cet album était attendu par ses fans depuis cinq ans, lors de sa retraite provisoire en 1975 et du début de sa période « mari à la maison » (« house-husband ») à s’occuper de son fils Sean[50].
Il meurt assassiné à New York, le 8 décembre 1980, un peu avant 23 heures, après une soirée de travail en studio et alors qu’il rejoint son appartement du Dakota Building, à côté de Central Park. Quelques heures plus tôt, Lennon avait accordé un autographe au meurtrier, Mark David Chapman, un homme profondément religieux et complètement déséquilibré. Sous les yeux de Yoko Ono, Chapman a appelé « M. Lennon » en direction du chanteur, puis l’a abattu de cinq balles de revolver de calibre 38. Lennon a titubé vers le portier et a déclaré « Je me suis fait descendre »[50].
Les raisons de ce meurtre demeurent floues. Certains y voient le sentiment de trahison qu’aurait éprouvé Chapman, accusant son idole de ne pas avoir tenu ses promesses de paix et d’égalité des richesses qu’il communiquait dans ses chansons. D'autres y voient une « réponse » à sa phrase affirmant que la popularité des Beatles dépassait celle de Jésus[51].
[modifier] Vision du monde
Bien que John Lennon soit avant tout connu comme auteur-compositeur-interprète, la vision qu'il affichait du monde - bien qu'à l'époque, elle pût encore choquer -, son ouverture d'esprit et son insistance sur les questions de paix et d'amour ont contribué à faire de lui une icône populaire.
Dans sa chanson God, John explique que Dieu est un concept que l'homme s'est créé pour pouvoir supporter ses propres souffrances, ou pour acquérir une force supplémentaire qui aidera le croyant à survivre. Il rappelle ainsi une vision exprimée par nombre d'écrivains (Sade, Marx, Nietzsche, ...) dont le grand public américain ne connaît pas forcément beaucoup plus que les noms. Par ailleurs, il explique son rêve (« you may say I'm a dreamer ») d'un monde sans guerre, sans religion, sans souffrance où tous les êtres humains pourraient vivre dans l'amour, la paix et l'unité.
Dans la vie courante, l'homme ne fera pas toujours preuve d'un détachement aussi olympien : si une de ses photos où il pastiche la pochette de Ram, de son ancien ami Paul McCartney peut être considérée comme un simple gag, les paroles de la chanson How Do You Sleep se montrent très dures envers ce dernier : « Those freaks was right when they said you was dead ».
Son album avec Elephant's Memory, Some Time in New York City, dont chaque chanson ou presque est revendicative, n'aura pas un succès comparable à ceux qui l'avaient précédé.
[modifier] Hommages
- Un film, Two of Us, rend hommage à la fois à John et à Paul en imaginant une rencontre entre eux lors du passage de Wings à New York.
- En 2002, l'aéroport de Liverpool, rénové, a été rebaptisé John Lennon Liverpool Airport. Une statue de bronze le représentant est installée dans le hall d'enregistrement, la devise « above us only sky » (tirée des paroles d'Imagine) est peinte au plafond, tandis qu'à l'extérieur, un Yellow Submarine géant accueille les automobilistes...
- La Cité de la musique lui a consacré à une exposition, en guise d'hommage. John Lennon Unfinished Music, du 20 octobre au 25 juin 2006.
- Le Mur John Lennon à Prague, en République Tchèque. C'est un mur recouvert de graffiti et notamment plein de dessins représentant John Lennon. Il fut un temps où il était nettoyé tous les jours mais plus maintenant.
- Imagine, La ballade pour la paix de John & Yoko, était une exposition temporaire au Musée des beaux-arts de Montréal, du 2 avril au 21 juin 2009
- Le titre Scarabée, tiré de l'album M&J de Vanessa Paradis rend également hommage à la vie de l'artiste ; une version acoustique se trouvant sur le best-of de la chanteuse française.
- La chanson des Cranberries I just shot john lennon (album To the faithfull departed sortie en 1996), quelle vue triste, désolée et écoeurante.
[modifier] Discographie
Pour la discographie avec les Beatles, voir Discographie des Beatles.
[modifier] Albums studio
- 1968 : Unfinished Music No.1: Two Virgins (avec Yoko Ono) – US #124
- 1969 : Unfinished Music No.2: Life with the Lions (avec Yoko Ono) – US #174
- 1969 : Wedding Album (avec Yoko Ono) – US #178
- 1970 : John Lennon/Plastic Ono Band – UK #8, US #6
- 1971 : Imagine – UK #1, US #1
- 1972 : Some Time in New York City (avec Yoko Ono) – UK #11, US #48
- 1973 : Mind Games – UK #6, US #9
- 1974 : Walls and Bridges – UK #6, US #1
- 1975 : Rock 'n' Roll – UK #6, US #6
- 1980 : Double Fantasy (avec Yoko Ono) – UK #1, US #1
- 1984 (posthume) : Milk And Honey (avec Yoko Ono) – UK #3, US #11
[modifier] Albums live
- 1969 : Live Peace in Toronto 1969 – US #10
- 1972 : Live in New York City
[modifier] Compilations
- 1975 : Shaved Fish (compilation de best of et de singles) – UK #5, US #12
- 1982 : The John Lennon Collection (compilation de best of et de singles) – UK #1, US #33
- 1986 : Menlove Ave. (compilation d'introuvables des enregistrements 1973-74) – US #127
- 1988 : Imagine: John Lennon – UK #64, US #31
- 1990 : Lennon (4 CD)
- 1997 : Lennon Legend: The Very Best of John Lennon – UK #3, US #65
- 1998 : John Lennon Anthology – UK #64, US #99
- 1998 : Wonsaponatime (sélections du Lennon anthology) – UK #76
- 2004 : Acoustic – US #31
- 2005 : Peace, Love & Truth
- 2005 : Working Class Hero: The Definitive Lennon – UK #11, US #135
[modifier] Singles
- 1969 : Give Peace a Chance (avec The Plastic Ono Band) – UK #2, US #14
- 1969 : Cold Turkey (avec The Plastic Ono Band) – UK #12, US #30
- 1970 : Instant Karma! (avec The Plastic Ono Band) – UK #4, US #3
- 1971 : Mother – US #43
- 1971 : Power to the People (avec The Plastic Ono Band) – UK #6, US #11
- 1971 : Imagine – US #3
- 1971 : Happy Xmas (War Is Over) (avec Yoko Ono, The Plastic Ono Band et The Harlem Community Choir) – US
- 1972 : Happy Xmas (War Is Over) (avec Yoko Ono, The Plastic Ono Band et The Harlem Community Choir) – UK
- 1972 : Woman Is the Nigger of the World – US #57
- 1973 : Mind Games – UK #26, US #18
- 1974 : Whatever Gets You through the Night – UK #36, US #1
- 1975 : #9 Dream – UK #23, US #9
- 1975 : Stand by Me – UK #30, US #20
- 1975 : Imagine – UK #6
- 1980 : (Just Like) Starting Over – UK #1, US #1
- 1980 : Happy Xmas (War Is Over) (avec Yoko Ono, The Plastic Ono Band et The Harlem Community Choir) – UK #2 (retour)
- 1980 : Give Peace a Chance (avec The Plastic Ono Band) – UK #33 (retour)
- 1980 : Imagine – UK #1 (retour)
- 1981 : Woman – UK #1, US #2
- 1981 : Watching the Wheels – UK #30, US #10
- 1981 : Happy Xmas (War Is Over) (avec Yoko Ono, The Plastic Ono Band et The Harlem Community Choir) – UK #28 (retour)
- 1982 : Love – UK #41
- 1984 : Nobody Told Me – UK #6, US #5
- 1984 : Borrowed Time – UK #32
- 1984 : I'm Stepping Out – US #55
- 1985 : Jealous Guy – UK #65
- 1988 : Imagine / Jealous Guy – UK #45
- 1988 : Jealous Guy – US #80
- 1999 : Imagine – UK #3 (réédition)
- 2003 : Happy Xmas (War Is Over) (avec Yoko Ono, The Plastic Ono Band et The Harlem Community Choir) – UK #32 (réédition)
[modifier] Collaborations
- John Lennon a écrit une chanson pour le bluesman américain albinos Johnny Winter (Rock & Roll People sur l'album John Dawson Winter III de 1974).
- John Lennon a collaboré avec David Bowie sur le titre Fame.
[modifier] Bibliographie
- 1982 : La ballade de John et Yoko de Rolling Stone, éd. Denoël-RTL
- 1995 : Sometimes in New-York City (Genesis Publications) - photos de Bob Gruen.
- (en) Ray Coleman, Lennon: the definitive biography, Harper, 1989, 838 p. (ISBN 0330483307)
- (en) Cynthia Lennon, John, Crown Publisher, 2005, 306 p. (ISBN 030733855X)
- (en) Barry Miles, Paul McCartney: Many Years From Now, Henry Holt and Company, 1997, 654 p. (ISBN 0805052496)
- (en) Bob Spitz, The Beatles: The Biography, Little, Brown, 2005, 996 p. (ISBN 0-316-80352-9)
[modifier] Filmographie
- 1964 : A Hard Day's Night, de Richard Lester
- 1965 : Help!, de Richard Lester
- 1967 : How I Won the War, de Richard Lester
- 1967 : Magical Mystery Tour, de Bernard Knowles
- 1968 : The Rock and Roll Circus (émission organisée par les Rolling Stones)
- 1968 : Yellow Submarine, de George Dunning (dessin animé)
- 1970 : Let It Be, de Michael Lindsay-Hogg
- 1988 : Imagine: John Lennon, de Andrew Solt (documentaire)
- 2006 : The U.S. vs. John Lennon, de David Leaf et John Scheinfeld II (documentaire)
- 2009 : Nowhere boy, de Sam Taylor-Wood
[modifier] Notes et références
- ↑ John Lennon a expérimenté plusieurs genres musicaux tout au long de sa carrière. Ici sont mentionnés les genres résumant le mieux son œuvre.
- ↑ (en) The Lennon-McCartney Songwriting Partnership, 2005, BBC. Consulté le 14 décembre 2006.
- ↑ (en) Liverpool: Beatles Birthplaces, Indiana edu. Consulté le 26 novembre 2009
- ↑ (en) The Liverpool Lennons, Lennon.net. Consulté le 26 novembre 2009
- ↑ Bob Spitz 2005, p. 24
- ↑ Bob Spitz 2005, p. 25
- ↑ The Beatles Anthology (DVD), Episode 6, 0:37:32 : John Lennon parle de son enfance.
- ↑ Bob Spitz 2005, p. 27
- ↑ Cynthia Lennon 2005, p. 55
- ↑ Bob Spitz 2005, p. 30
- The Beatles Anthology, Seuil, 2000 (ISBN 2-02-041880-0)
- ↑ Bob Spitz 2005, p. 32
- ↑ Cynthia Lennon 2005, p. 40 - 41
- ↑ (en) Lennon's religion, NNDB. Consulté le 16 novembre 2009
- ↑ (en) Liverpool Cathedral, Icons. Consulté le 16 novembre 2009
- ↑ Barry Miles 1997, p. 107
- ↑ Bob Spitz 2005, p. 32 - 33
- ↑ (en) Calderstones. Consulté le 16 novembre 2009
- ↑ Bob Spitz 2005, p. 45
- ↑ (en) John Lennon, Solcomhouse. Consulté le 16 novembre 2009
- ↑ Julia Lennon, AllExperts. Consulté le 16 novembre 2009
- ↑ Barry Miles 1997, p. 45
- (en) David Sheff, John Lennon Playboy Interview, 1980, Beatles Ultimate Experience. Consulté le 16 novembre 2009
- ↑ Bob Spitz 2005, p. 48
- ↑ Bob Spitz 2005, p. 47
- ↑ Bob Spitz 2005, p. 93
- (en) Mark Lewisohn, The Complete Beatles Recording Sessions : The Official Story of the Abbey Road Years, 1962-1970, Hamlyn-EMI, Londres, 1988 (réimpr. EMI, 2006) (ISBN 0-600-55784-7)
- ↑ Barry Miles 1997, p. 20
- ↑ Barry Miles 1997, p. 46
- ↑ Barry Miles 1997, p. 38
- ↑ Barry Miles 1997, p. 38 - 39
- ↑ Bob Spitz 2005, p. 109
- ↑ Cynthia Lennon 2005, p. 22
- ↑ Ray Coleman 1989, p. 93
- ↑ Ray Coleman 1989, p. 97
- ↑ Bob Spitz 2005, p. 67
- ↑ (en) Paul McCarteney interviewé dans Playboy en 1984. Consulté le 26 novembre 2009
- ↑ Cynthia Lennon 2005, p. 45 - 46
- ↑ Barry Miles 1997, p. 49
- ↑ Barry Miles 1997, p. 47
- ↑ Barry Miles 1997, p. 50
- ↑ Sam Leach, Les Beatles avant la gloire, Éditions Rouchon, 2007 (ISBN 9782356010049)
- ↑ Les clichés d'Astrid Kircher en 1960 à Hambourg
- ↑ [http://www.rollingstone.com/news/coverstory/24937978 Jan S.Wenner, The Rolling Stone Interview : John Lennon (1971)
- ↑ Help DVD, Appple, 2007
- ↑ [http://www.beatlesbible.com/1966/03/04/how-does-a-beatle-live-by-maureen-cleave How Does A Beatle Live? John Lennon Lives Like This by Maureen Cleave, march, 1966
- ↑ (en):"Christianity will go. It will vanish and shrink. I needn't argue with that; I'm right and I will be proved right. We're more popular than Jesus now; I don't know which will go first — rock and roll or Christianity".
- ↑ texte intégral de l'interview
- ↑ Hommage du Vatican aux Beatles pour les 40 ans du "White Album" sur swissinfo.org, 21/11/2008. Consulté le 23/11/2008
- Collectif, John Lennon 1940–1980 : l’homme, sa musique, la tragédie, Sélect, Montréal, 1981, 199 p. (ISBN 2-89132-503-6), p. 9-10
- ↑ [1] "Christianity will go. It will vanish and shrink. I needn't argue with that; I'm right and I will be proved right. We're more popular than Jesus now (...)"
[modifier] Liens externes
- (en) Site officiel
- L'interview perdue de John Lennon (1971)
- John Lennon et l'Expulsion : de Nixon à Bush
- Absolute Elsewhere: The Spirit of John Lennon