Élection présidentielle américaine de 2012

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Élection présidentielle américaine de 2012
6 novembre 2012
Official portrait of Barack Obama.jpg
Barack Obama – Parti démocrate
Colistier : Joe Biden
Voix 65 907 213
Grands électeurs 332
  
51,07 %
Mitt Romney by Gage Skidmore 6.jpg
Mitt Romney – Parti républicain
Colistier : Paul Ryan
Voix 60 931 767
Grands électeurs 206
  
47,21 %
Le collège électoral en 2012
Carte
Collège électoral par État lors de l'élection présidentielle du 6 novembre 2012.
Président
Sortant
Élu

L'élection présidentielle américaine de 2012 pourvoyant à la 57e élection du Président des États-Unis, élu pour un mandat courant de 2013 à 2017, s'achève le mardi 6 novembre 2012.

Elle voit la réélection du président démocrate sortant Barack Obama, opposé à Mitt Romney, choisi par les Républicains. Les autres candidats investis par des partis mineurs ou dits « indépendants » recueillent des scores mineurs. Barack Obama remporte ce scrutin malgré une perte de cinq millions de voix en quatre ans, fait rarissime pour un sortant réélu ; l'étiquette républicaine recueille à peu près autant de voix qu'en 2008. Cette campagne est par ailleurs la plus coûteuse de tous les temps, conséquence d'une décision du pouvoir judiciaire d'interdire toute limitation de la participation des personnes physiques et morales aux frais de campagne ; une association favorable à leur limitation a estimé à 2,5 milliards le coût final de la seule élection présidentielle[1].

L'élection présidentielle se déroule en même temps que les élections au Sénat et à la Chambre des Représentants. Les trois élections aboutissent à un statu quo au niveau des rapports de force. Cependant, le Parti républicain, à nouveau défait mais partageant toujours le pouvoir législatif, laisse entendre qu'il est prêt à certains compromis sur les mesures avancées par le Président.

Barack Obama est réinvesti dans ses fonctions le 20 janvier 2013 en prêtant serment à la Maison-Blanche et en recommençant l'opération le lendemain, en public, devant plusieurs centaines de milliers d'Américains, au pied du Capitole.

Obama a profité de l'amélioration de la situation économique, caractérisée par le retour de la croissance et une baisse sensible du chômage et d'une très nette majorité obtenue chez les jeunes, les femmes, et les minorités, pour être facilement réélu avec près de 5 millions de voix d'avance sur son rival.

Conditions d'éligibilité[modifier | modifier le code]

Ne peuvent se présenter, selon l'article II section première de la Constitution[2], que les citoyens américains:

  • Américains de naissance ;
  • âgés d'au moins 35 ans ;
  • ayant résidé aux États-Unis depuis au moins 14 ans.

Les présidents qui ont déjà été élus deux fois ne sont pas éligibles. Seuls Bill Clinton et George W. Bush sont dans ce cas, car les deux autres anciens présidents encore en vie, Jimmy Carter et George H. W. Bush, n'ont été élus qu'une fois.

Modification du collège électoral[modifier | modifier le code]

Carte du collège électoral pour la période 2012-2020.

À la suite du recensement de 2010, le collège électoral connaît les modifications suivantes :

Contexte[modifier | modifier le code]

Parti démocrate[modifier | modifier le code]

Le président démocrate sortant, Barack Obama, initialement mis en difficulté par la victoire des Républicains aux élections de mi-mandat de novembre 2010 mais conforté dans les sondages depuis l'annonce, en mai 2011, de la mort du terroriste Oussama Ben Laden[3], est éligible à un second mandat. Depuis 1972 (après le retrait des primaires démocrates du président Johnson la fois précédente), les présidents sortants ont toujours demandé et obtenu l'investiture de leur parti en vue d'un second mandat.

Obama, qui s'est déclaré candidat à un second mandat dès le 4 avril 2011, ne devait donc rencontrer aucune difficulté pour obtenir cette investiture. Depuis que son ancienne concurrente lors des primaires de 2008, la Secrétaire d'État Hillary Clinton, a déclaré qu'elle ne se présenterait pas à celles de 2012[4], seul un petit candidat de témoignage, l'activiste anti-avortement Randall Terry, a annoncé en janvier 2011 son intention de se présenter aux primaires démocrates, ainsi que Tiffany Briscoe, laquelle est également candidate à l'investiture du Tea Party.

Parti républicain[modifier | modifier le code]

Initialement affaibli par ses défaites lors des élections de 2006 et de 2008, le Parti républicain n'avait pu empêcher l'adoption de la réforme de l'assurance santé en 2010. Dépassé sur sa droite par un mouvement populiste Tea Party qu'il peinait à canaliser à son profit[5], le parti de Lincoln était en mauvaise posture jusqu'en 2010.

Il opère cependant son redressement électoral dès janvier 2010 en remportant une victoire symbolique lors d'une sénatoriale partielle dans le Massachusetts[6] (élection du républicain Scott Brown dans le fief démocrate progressiste de feu Ted Kennedy). Portés par la montée du mécontentement des classes moyennes confrontées à la crise économique, les Républicains ont ensuite remporté les élections de mi-mandat de novembre 2010, gagnant notamment la majorité des sièges à la Chambre des représentants.

Primaires républicaines[modifier | modifier le code]

Le processus de désignation du candidat, via des élections primaires et des caucus, fut cependant plus long que prévu. Mitt Romney, multimillionnaire en dollars, de religion mormone, Gouverneur du Massachusetts, fils d'un Sénateur, était le favori avant même le début des primaires. Cependant, il s'est retrouvé en peine face à la base et aux candidats populistes qui la représentaient : Newt Gingrich, WASP et héraut de la victoire de 1994, Rick Santorum, ultra-catholique, Ron Paul, d'obédience libertarienne, furent ses trois derniers adversaires à rester dans la course, le dernier ne cessant sa campagne qu'en juin sans se désister. S'ils ont jeté l'éponge, c'est plus par manque de soutien financier, pas parce que la fracture qu'ils représentaient était véritablement résorbée.

On trouve différents exemples de cette fracture. Le mouvement Tea Party, pour une rigueur budgétaire et socialement conservateur, ne s'est pas reconnu dans Mitt Romney. Ce dernier avait réalisé en 2006 une réforme du système d'assurances santé du Massachusetts proche de la réforme fédérale promulguée par Obama en 2010. La réforme fut utilisée par ses adversaires de droite puis de gauche. Romney ne pouvait surtout plus critiquer la réforme Obama, qui a pourtant marqué le mandat de son adversaire en bien et en mal.

La désignation de Paul Ryan, catholique, représentant du Wisconsin et protégé du Tea Party, permettait donc une union avec la base. Il était connu pour être l'auteur d'un projet de budget d'austérité drastique (Ryan Plan).

Tiers partis, partis mineurs, indépendants[modifier | modifier le code]

En dehors des deux grands partis, seul le maire de New York, Michael Bloomberg, est considéré par les observateurs comme un candidat indépendant crédible. Déjà pressenti en 2008, Bloomberg a cependant déclaré en juillet 2010 qu'il ne serait pas candidat[7].

Évolution de l'élection[modifier | modifier le code]

Après une longue domination d'Obama dans les sondages, Mitt Romney refait une grande partie de son retard après le premier débat télévisé entre les deux candidats où, de l'avis général, Barack Obama paraissait impréparé. À quelques jours de l'élection, les sondages donnent Obama et Romney le même résultat national, mais aucun n'a donné d'avantage au scrutin indirect. Reste alors quelques États-clés : les candidats mènent campagne dans les swing states où ils concentrent leurs dépenses et leurs visites. Ces États sont l'Ohio (18 grands électeurs), la Floride (29), le Colorado (9), le Wisconsin (10), le Nevada (6), l'Iowa (6), le New Hampshire (4) et la Virginie (13). Comme les États fermement républicains apportant moins de grands électeurs, Romney devait pratiquement tous les remporter. Il a finalement à amoindrir l'écart de 2008 de plusieurs millions de voix et à regagner quelques États.

Candidats déclarés[modifier | modifier le code]

Seuls les portraits des principaux candidats sont présentés, par ordre de déclaration de candidature. Les noms des perennial candidates (« candidats perpétuels ») et autres candidats de témoignage sans expérience politique sont cependant indiqués.

Parti démocrate[modifier | modifier le code]

Candidats désignés[modifier | modifier le code]

Autres candidats[modifier | modifier le code]

Le président sortant Barack Obama compta peu d'adversaires sérieux dans son propre camp lors des primaires démocrates. Il remporta finalement ces primaires avec environ 88 % des suffrages exprimés, obtenant la majorité dans tous les États fédérés. Parmi ses adversaires, lesquels n'avaient obtenu au mieux que quelques comtés, on trouvait notamment :

Parti républicain[modifier | modifier le code]

Candidats désignés[modifier | modifier le code]

Autres candidats[modifier | modifier le code]

Candidats lors des primaires républicaines :

  • Andy Martin, 69 ans, activiste birther de l'Illinois (février 2011).

Candidat ayant renoncé avant les primaires :

  • Jimmy McMillan, 68 ans, militant new-yorkais pour la baisse des loyers (23 décembre 2010).
  • Jonathon Sharkey, 48 ans, ancien catcheur et vampire autoproclamé de Floride (mars 2010 - 24 août 2011).

Après les primaires:

  • Fred Karger, 64 ans, militant LGBT de Californie (23 mars 2011 - 23 juin 2012).

Autres partis et indépendants[modifier | modifier le code]

Quelques candidats sont investis par des partis mineurs, mais leurs chances de remporter l'élection sont extrêmement faibles.

Principaux tiers partis[modifier | modifier le code]

Autres partis[modifier | modifier le code]

Candidats indépendants[modifier | modifier le code]

Résultats[modifier | modifier le code]

Candidat (présidence / vice-présidence) Parti Grands électeurs Vote populaire
Barack Obama / Joe Biden Parti démocrate 332 65 899 660 (51,06 %)
Mitt Romney / Paul Ryan Parti républicain 206 60 929 152 (47,21 %)
Gary Johnson / Jim Gray Parti libertarien 0 1 275 804 (0,99 %)
Jill Stein / Cheri Honkala Parti vert 0 469 501 (0,36 %)
Autres 0 490 548 (0,38 %)
Total 538 129 064 662

Résultats par états[modifier | modifier le code]

État Nombre
de GE
Vainqueur Obama Romney Johnson Stein Goode Barr Anderson Autres Total
Alabama 9 Romney 793 620 1 252 453 12 283 3 382 2 961 2 064 699
Alaska[10] 3 Romney 113 296 152 604 6 892 2 719 2 678 278 189
Arizona[11] 11 Romney 975 012 1 189 502 30 251 7 453 7 393 2 209 611
Arkansas 6 Romney 392 057 644 393 16 190 9 259 1 727 1 063 626
Californie[12] 55 Obama 6 926 067 4 399 688 125 030 74 266 46 316 33 543 11 604 910
Caroline du Nord 15 Romney 2 178 388 2 275 853 44 798 4 499 039
Caroline du Sud[13] 9 Romney 865 653 1 071 491 16 317 5 443 4 763 1 963 667
Colorado[14] 7 Obama 1 270 241 1 146 982 33 581 7 143 5 980 4 742 1 213 5 302 2 475 184
Connecticut 9 Obama 912 531 631 432 12 628 5 596 751 1 562 938
Dakota du Nord[15] 3 Romney 124 966 188 320 5 328 1 362 1 186 1 860 323 022
Dakota du Sud[16] 3 Romney 145 039 210 610 5 795 2 371 363 815
Delaware 3 Obama 242 584 165 484 3 882 1 940 413 890
Floride[17] 29 Obama 4 235 270 4 162 081 44 681 8 933 2 603 8 147 1 753 6 774 8 470 242
Géorgie 16 Romney 1 773 827 2 078 688 45 324 3 897 839
Hawaii 4 Obama 306 545 120 975 3 838 3 181 434 539
Idaho 4 Romney 212 699 420 390 9 454 4 401 2 220 2 497 651 661
Illinois 20 Obama 2 916 811 2 090 116 54 798 29 336 5 091 061
Indiana[18] 11 Romney 1 151 937 1 414 999 50 044 257 117 61 2 617 415
Iowa 6 Obama 822 259 730 486 12 920 3 769 3 038 9 280 1 581 752
Kansas 6 Romney 427 918 678 719 19 870 4 737 1 131 244
Kentucky 8 Romney 679 357 1 087 136 17 062 6 337 6 873 1 796 765
Louisiane 8 Romney 809 141 1 152 262 18 157 6 978 2 508 1 368 3 651 1 994 065
Maine1 4 Obama 397 754 290 437 13 446 9 101 710 738
Maryland[19] 10 Obama 1 604 249 952 335 29 200 16 434 203 37 61 9 658 2 612 177
Massachusetts 11 Obama 1 900 575 1 177 370 30 526 19 663 3 128 134
Michigan[20] 16 Obama 2 560 016 2 111 141 21 831 16 106 5 145 4 714 239
Minnesota 10 Obama 1 546 021 1 320 048 35 095 13 023 3 721 1 992 16 317 2 936 217
Mississippi 6 Romney 528 260 674 302 6 408 1 534 2 531 1 213 035
Missouri 10 Romney 1 215 043 1 478 976 43 030 7 914 2 744 963
Montana 3 Romney 201 813 267 925 14 157 483 895
Nebraska1 5 Romney 293 421 468 265 10 796 2 369 774 851
Nevada 6 Obama 529 005 462 607 10 908 3 234 5 753 1 011 507
New Hampshire[21] 4 Obama 369 553 329 910 8 281 708 2 532 710 984
New Jersey 14 Obama 1 960 744 1 383 233 19 483 9 036 1 911 3 374 407
New York 29 Obama 3 875 826 2 226 637 42 452 35 595 6 371 6 186 881
Nouveau-Mexique 5 Obama 410 770 333 330 27 484 2 655 980 1 154 776 373
Ohio 18 Obama 2 697 260 2 593 779 47 287 17 860 12 148 5 368 334
Oklahoma 7 Romney 443 547 891 325 1 334 872
Oregon[22] 7 Obama 943 993 733 354 23 124 18 798 3 274 15 577 1 738 120
Pennsylvanie 20 Obama 2 930 447 2 646 717 49 169 20 891 5 647 224
Rhode Island 4 Obama 279 675 157 204 4 388 2 421 430 416 1 513 446 047
Tennessee[23] 11 Romney 959 054 1 459 965 18 569 6 498 6 014 2 633 1 737 2 454 470
Texas [24] 38 Romney 3 294 482 4 555 857 88 111 24 450 804 273 691 7 964 668
Utah[25] 6 Romney 229 463 671 747 11 071 3 378 2 572 4 725 345 923 301
Vermont 3 Obama 199 239 92 698 3 487 1 128 2 738 299 290
Virginie[26] 13 Obama 1 971 777 1 822 466 31 214 8 627 13 058 7 236 3 854 378
Virginie-Occidentale 5 Romney 234 925 412 406 6 204 4 341 3 767 661 643
Washington [27] 12 Obama 1 690 934 1 258 480 40 236 19 698 8 569 4 651 2 383 3 024 951
District of ColumbiaWashington (district de Columbia)[28] 3 Obama 222 332 17 337 1 634 2 045 647 243 995
Wisconsin 10 Obama 1 613 950 1 408 745 20 278 7 598 5 088 1 143 3 056 802
Wyoming[29] 3 Romney 69 286 170 962 5 326 1 452 2 035 249 061
Total 538 65 600 425 60 861 683 1 274 163 467 011 109 413 59 242 37 879 173 219 128 737 953
Pourcentage 50,96 % 47,28 % 0,99 % 0,36 % 0,09 % 0,05 % 0,03 % 0,14 % 100,00 %

1 Le Maine et le Nebraska choisissent un grand électeur dans chaque district congressionnel sur la base du vote populaire local, puis sélectionnent les deux derniers grands électeurs à partir des votes sur l'ensemble de l'État. Dans cette élection, l'ensemble des 4 Grands Électeurs du Maine a été gagné par Obama et les 5 Grands Électeurs du Nebraska par Romney[30].

Analyse[modifier | modifier le code]

Résultat des élections par comté : en bleu les comtés ayant apporté une majorité de leurs votes à Obama et en rouge ceux ayant apporté la majorité de leurs voix à Romney

Barack Obama remporte l'élection avec 332 des 538 grands électeurs en sa faveur, contre 206 pour Mitt Romney. Le décompte en voix (51,0 % des voix pour Obama, 47,3 % pour Romney) est anecdotique dans la mesure où c'est le nombre de grands électeurs qui décide de l'élection. Enfin, en termes d’États, Obama s'est imposé dans 26 États sur 50 ainsi qu'à Washington DC [31].

Avec un taux de participation plus faible qu'en 2008, Barack Obama perd 4 millions d'électeurs tandis que Mitt Romney obtient 1 million voix de plus que John McCain. Barack Obama perd également deux États par rapport à 2008 (l'Indiana et la Caroline du Nord) et s'impose de justesse en Virginie, dans l'Ohio et en Floride. Il est en outre rare qu'un président remporte un deuxième mandat avec moins de voix que lors de sa première élection. Le dernier président américain réélu avec un vote populaire moins important que la fois précédente est Franklin Delano Roosevelt en 1944, c'est-à-dire pour son 4e mandat (il avait aussi perdu des voix en 1940 par rapport à son élection précédente)[32].

Les électeurs blancs ont représenté 72 % de l'électorat (en baisse par rapport à 2008), l'électorat noir est resté stable autour de 13 % tandis que les électeurs latinos ont représenté 10 % de l'électorat (en hausse)[33]. Il ressort des analyses sociologiques que les blancs ont voté majoritairement Romney (59 % contre 39 % pour Obama) alors que les minorités se sont très majoritairement déclarées en faveur de Obama (71 % des voix des latinos, 93 % des voix des afro-américains et 73 % des voix des asiatiques). Globalement, Romney a reçu le soutien des plus de 45 ans alors que Barack Obama a pour sa part obtenu 60 % des voix des 18-29 ans. Si Romney ne reçoit l'appui que de 44 % des femmes contre 55 % à Obama, la victoire de ce dernier repose sur les minorités puisque Obama ne récolte que 42 % des voix des femmes blanches. Dans l'électorat masculin, il est distancé par Romney (45 % des voix contre 52 % pour Romney) et encore plus dans l'électorat blanc masculin (35 % contre 62 %). Obama s'est par ailleurs imposé parmi les classes populaires et les classes moyennes et dans l'électorat urbain en obtenant 69 % des voix dans les grandes villes et 58 % dans les villes moyennes tandis que Romney ne prenait l'avantage que dans les petites villes (56 %) et les banlieues (50 %). Enfin, les électeurs protestants ont marqué leur préférence pour le candidat républicain (57 %) et si les juifs, les athées et les autres confessions votent pour le démocrate, l'électorat catholique se partage à quasi égalité entre les deux candidats (50-48)[34].

Les autres candidats ne se sont une fois de plus pas montrés capables de remettre en cause le bipartisme. Ils n'obtiennent aucun grand électeur et leurs résultats dans le vote populaire restent faibles. Toutefois Gary Johnson, ancien gouverneur du Nouveau-Mexique, permet au Parti libertarien d'enregistrer son meilleur résultat depuis l'élection présidentielle de 1980 avec 1,3 million de voix et 1 % des suffrages exprimés.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. 2012 election costs could reach record $5.8 billion
  2. Conditions requises par la clause 5 de l'article 2 de la Constitution des États-Unis.
  3. Présidentielle américaine 2012 : les républicains tardent à se lancer face à Obama - Emmanuel Parisse, AFP, 13 mai 2011
  4. Hillary Clinton ne se présentera pas aux présidentielles de 2012 et 2016 - Dépêche Reuters, 20 minutes, 5 novembre 2010
  5. Gilles Biassette, « Le mouvement des "Tea Parties" bouscule la classe politique américaine », La Croix.com, 14 avril 2010.
  6. « Barack Obama perd sa majorité qualifiée au Sénat », Le Point.fr, 20 janvier 2010.
  7. Ros Krasny et Pierre Sérisier, « Bloomberg présenté comme un possible candidat à la présidence US », L'Express.fr, 18 juillet 2010.
  8. a et b Se présentent finalement en indépendants.
  9. renonce à se présenter au nom du parti républicain mais reçoit en mai 2012 l'investiture du parti libertarien.
  10. (en) « GEMS ELECTION RESULTS » (consulté le 14 novembre 2012)
  11. (en) « AZ - Election Results » (consulté le 14 novembre 2012)
  12. (en) « President - Statewide Results » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 14 novembre 2012
  13. (en) « SC - Election Results » (consulté le 14 novembre 2012)
  14. (en) « CO - Election Results » (consulté le 16 novembre 2012)
  15. (en) « Secretary of State - Election Night Results » (consulté le 14 novembre 2012)
  16. (en) « Secretary of State - Statewide Races » (consulté le 15 novembre 2012)
  17. (en) « 2012 Florida Election Watch - Federal Offices » (consulté le 14 novembre 2002)
  18. (en) « Secretary of State: Elections Division » (consulté le 14 novembre 2012)
  19. (en) « Maryland State Board of Elections » (consulté le 16 novembre 2012)
  20. (en) « 2012 Unofficial Michigan Election Results » (consulté le 14 novembre 2012)
  21. (en) « President of the United States - 2012 General Election » (consulté le 16 novembre 2012)
  22. (en) « Official Oregon Election Results » (consulté le 15 novembre 2012)
  23. (en) « Tennessee Department of State » (consulté le 14 novembre 2012)
  24. (en) « 2012 General Election - RESULTS » (consulté le 14 novembre 2012)
  25. (en) « Utah Election Results » (consulté le 14 novembre 2012)
  26. (en) « Virginia Board of Elections - Election Night Results » (consulté le 14 novembre 2012)
  27. (en) « President/Vice-President » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 14 novembre 2012
  28. (en) « DC BOE - General Election November 6, 2012 » (consulté le 15 novembre 2012)
  29. (en) « Statewide Candidates Unofficial Summary » (consulté le 15 novembre 2012) [PDF]
  30. politico.com Maine and Nebraska. . Retrieved Nov 10, 2012.
  31. Michel Gurfinkiel, « Victoire d’Obama : l’Amérique divisée », Valeurs actuelles, 9 novembre 2012.
  32. Joseph Kishore, « États-Unis : un électorat désillusionné et mécontent », World Socialist Web Site, 9 novembre 2012.
  33. « Obama réélu », Associated Press, novembre 2012.
  34. Tristan Vey, « Les hommes blancs ont voté Romney, les minorités Obama », Le Figaro, 8 novembre 2012.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Lien externe[modifier | modifier le code]