World Trade Center

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Tours 1 et 2 du World Trade Center
Les « Twin Towers » en mars 2001.
Les « Twin Towers » en mars 2001.
Géographie
Pays Drapeau des États-Unis États-Unis
Ville New York
Quartier Lower Manhattan
Coordonnées 40° 42′ 41″ N 74° 00′ 48″ O / 40.711516, -74.01326240° 42′ 41″ Nord 74° 00′ 48″ Ouest / 40.711516, -74.013262  
Histoire
Architecte(s) Minoru Yamasaki
Construction 1966-1972 (tour Nord)
1966-1973 (tour Sud)[1]
Destruction 11 septembre 2001
Usage(s) Bureaux, Restaurant
Architecture
Hauteur de l'antenne 526,8 mètres (Tour Nord)
Hauteur du toit 417 mètres (Tour Nord)
415,3 mètres (tour Sud)
Hauteur du dernier étage 413 mètres (Tour Nord)
411 mètres (tour Sud)
Nombre d'étages 110
Niveaux en sous-sols 6 chacune
Superficie 400 000 m2 chacune
Nombre d'ascenseurs 99 chacune
Géolocalisation

Géolocalisation sur la carte : New York

(Voir situation sur carte : New York)
Tours 1 et 2 du World Trade Center

Le World Trade Center de la ville de New York (abrégé WTC) est un complexe composé d'immeubles d'affaires situé dans le quartier de Lower Manhattan, aux États-Unis. Conçu par l'architecte Minoru Yamasaki et développé par le Port Authority of New York and New Jersey, il est inauguré le mercredi 4 avril 1973.

Son nom est similaire à ceux d'autres World Trade Center, bien que celui de New-York ait atteint une notoriété supérieure. Il signifie « centre de commerce mondial » ou « centre d'affaires international ».

Marquées par un incendie le 13 février 1975 puis par un attentat à la bombe le 26 février 1993, les tours jumelles sont intégralement détruites par deux avions détournés le 11 septembre 2001. Leur position est depuis surnommée Ground zero (bien que les New-Yorkais préfèrent l'appellation World Trade Center site). Le site accueille un mémorial et un nouveau complexe dont le One World Trade Center est la tour centrale.

Identifié par ses deux bâtiments les plus célèbres, les Twin Towers (tours jumelles), il est un symbole de la puissance américaine aux yeux du monde entier et une icône de New York, au même titre que l'Empire State Building et la statue de la Liberté.

Construction (1958-1973)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Construction du World Trade Center.

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis connurent une période dont la croissance économique fut rapide, ainsi qu'un développement du commerce international. À cette époque, le CBD (Central Business District) de Midtown Manhattan commença à concentrer toutes les activités alors que Lower Manhattan décroissait en importance. Pour aider à stimuler et développer le quartier, David Rockefeller, avec le soutien de son frère, le gouverneur de New York Nelson Rockefeller, proposa à la Port Authority d'y construire un « World Trade Center », un centre de commerce géant, symbolisant la puissance américaine[2]. Par une loi votée en 1946, cette idée se concrétisa[3].

Plans initiaux[modifier | modifier le code]

Localisation du World Trade Center (zone rouge) ;
et celle du site originellement proposé (zone orangée).

En 1958, David Rockefeller établit la Downtown-Lower Manhattan Association (DLMA) qui confia au cabinet d'architectes Skidmore, Owings and Merrill la réalisation de plans devant revitaliser Lower Manhattan. Les plans initiaux furent rendus publics en 1960. Ils localisaient le World Trade Center le long de l'East River[2], de Old Slip à Fulton Street et entre Water Street et South Street, sur une superficie de 5,25 hectares[4],[5]. Ils prévoyaient un hall d'exposition de 275 mètres de long et un gratte-ciel de 50 à 70 étages, dont la partie supérieure aurait été un hôtel[6]. Les autres édifices incluaient un théâtre, des magasins et des restaurants[7], ainsi qu'un nouveau centre d'échange de valeurs mobilières, où la Downtown-Lower Manhattan Association désirait loger le New York Stock Exchange[5].

Selon David Rockefeller, la Port Authority était le meilleur choix pour prendre en main le projet[5], puisque le Trade Center faciliterait et ferait augmenter le volume de commerce international passant par le port de New York. Étant donné l'importance de la ville dans le commerce mondial, le directeur de la Port Authority, Austin J. Tobin, proposa de changer le nom du projet pour « the World Trade Center », et non pas seulement un « world trade center »[8]. Un an plus tard, le 11 mars 1961, la Port Authority accepta le projet proposé[9].

Controverses et accords[modifier | modifier le code]

Plan du site du World Trade Center

Cependant le projet devait obtenir le soutien des États de New York et du New Jersey pour être officiellement lancé, étant donné leur rôle dans la Port Authority. Le gouverneur du New Jersey Robert B. Meyner critiqua ce projet de 335 millions de dollars dans la mesure où il allait accroître la puissance de New York au détriment du New Jersey[2]. À la fin de 1961, les négociations atteignirent une impasse. Un élément nouveau permit néanmoins de modifier la situation. En effet la compagnie New Jersey's Hudson and Manhattan Railroad (H&M) était en situation de faillite. Son nombre d'usagers était passé de 113 millions en 1927 à 26 millions en 1958, à la suite de l'ouverture de nouveaux tunnels et ponts au trafic automobile sur l'Hudson. En décembre 1961, Tobin rencontra le nouveau gouverneur du New Jersey, Richard J. Hughes, et lui proposa de déplacer le projet du WTC au niveau de l'Hudson Terminal sur le West Side[10]. En acquérant la Hudson & Manhattan Railroad, la Port Authority obtiendrait également le Terminal et les édifices obsolètes situés alentour. Le 22 janvier 1962 les deux États conclurent un accord : ils autorisèrent la Port Authority à gérer la ligne de chemin de fer et à construire le World Trade Center à l'emplacement de l'Hudson Terminal, site plus favorable pour le New Jersey.

Cependant ce site était occupé par Radio Row, un quartier comprenant de nombreux commerces et approximativement 100 habitants[2]. Le projet du WTC impliquait la destruction de ces bâtiments et la relocalisation de leurs occupants, ce qui engendra des protestations. En juin 1962 un groupe représentant approximativement 325 magasins et 1 000 autres commerces fit une injonction, et l'affaire fut portée à la New York Court of Appeals en avril 1963, qui considéra que le projet était d'utilité publique et devait être poursuivi[11],[12]. Le 20 novembre 1963 la Cour suprême des États-Unis refusa de se lancer dans ce procès[13],[14]. La Port Authority fut obligée par la loi de l'État d'assister les propriétaires à trouver de nouveaux locaux, mais ces derniers considérèrent pour la plupart que les endroits proposés par la Port Authority étaient inadéquats[15].

D'autres voix s'élevèrent pour critiquer le projet, notamment dans le secteur de l'immobilier ; dont celle de Lawrence A. Wien, le propriétaire de l'Empire State Building, bâtiment qui perdrait son titre de plus haut gratte-ciel du monde une fois le WTC achevé[16]. Il organisa un groupe nommé « Committee for a Reasonable World Trade Center » dont la principale demande, consistant à diminuer la taille du projet[17], fut sans suite. En janvier 1964 l'État de New York signa un accord et réserva un espace pour des bureaux administratifs dans le World Trade Center[18]. Il fut suivi par plusieurs banques[19] et sociétés durant le printemps et l'automne de cette même année, puis par le United States Customs Service en 1965[20].

Le dernier soutien à obtenir était celui du maire de New York, John Lindsay, et du New York City Council. Ils critiquèrent le fait que la Ville avait été peu entendue lors des négociations et des délibérations. Les négociations entre la Port Authority et New York furent centrées sur la question des impôts, puis un accord final eut lieu le 3 août 1966.

Plans finaux[modifier | modifier le code]

Schéma d'un étage (partie gauche) ;
et système d'ascenseurs d'une tour (partie droite).

Le 20 septembre 1962, la Port Authority annonça les sélections de Minoru Yamasaki comme architecte principal et Antonio Brittiochi and Emery Roth & Sons comme architectes associés[21]. Yamasaki proposa dès le début le concept de tours jumelles, néanmoins il envisagea tout d'abord deux bâtiments comprenant seulement 80 étages. Il remarqua que « l'alternative évidente, un groupe de plusieurs grands bâtiments, aurait ressemblé à un projet immobilier »[22]. Yamasaki dut changer le nombre d'étages pour faire correspondre le projet à la demande de la Port Authority : celle-ci désirant 930 000 m2 d'espace de bureaux, il fallait que chaque tour comprenne 110 étages.

Cependant, le facteur limitant majeur de la taille d'un gratte-ciel était le problème des ascenseurs. En effet, plus un immeuble est haut, plus il a besoin d'ascenseurs, et plus il perd d'espace à cause de ces derniers[23]. Yamasaki et son équipe d'ingénieurs décidèrent d'utiliser un nouveau système, celui des sky lobbies. Il s'agit d'étages où les utilisateurs peuvent passer d'un ascenseur express à grande capacité, qui dessert uniquement les sky lobbies, à un ascenseur local qui dessert chaque étage d'une section. Les ascenseurs locaux utilisant tous la même cage d'ascenseur, le taux d'espace utilisable à chaque étage passa de 62 à 75 %, du fait du moindre nombre de cages d'ascenseur. Les sky lobbies, qui étaient situés au 44e et 78e étages de chaque tour, rendirent la gestion des ascenseurs plus efficace[24]. Les tours jumelles furent les seconds gratte-ciel à utiliser ce système, après le John Hancock Center de Chicago[25]. Le système fut inspiré par le réseau du métro de New York, dont les lignes incluent des stations locales où s'arrêtent les rames locales, et des stations express où tous les trains s'arrêtent[26].

La maquette originale du World Trade Center,
actuellement exposée au Skyscraper Museum à New York.

Les plans définitifs de Yamasaki furent dévoilés au public le 18 janvier 1964 sous la forme d'une maquette d'environ 2 5 mètres de haut[27]. Les tours étaient des carrés d'approximativement 63 mètres de côté[28]. Les bâtiments étaient conçus avec des fenêtres étroites, larges de seulement 45 centimètres, qui reflétaient l'acrophobie de l'architecte et son désir de faire en sorte que les occupants des tours se sentent en sécurité[29]. Les plans donnaient pour matériau aux façades des bâtiments un alliage d'aluminium[30].

Le concept reçut plusieurs critiques au niveau de l'esthétique de la part de l'American Institute of Architects et d'autres groupes[31],[30]. Lewis Mumford, auteur de The City in History and other works on urban planning, critiqua le projet et déclara à propos des autres nouveaux gratte-ciel que c'étaient just glass-and-metal filing cabinets[32]. Les radiodiffuseurs et les chaînes de télévision s'inquiétèrent d'une éventuelle interférence dans la réception de la télévision à New York qui serait causée par le nouveau complexe[33]. En réponse, la Port Authority promit de fournir de nouveaux équipements de transmission dans le WTC[34]. La Société linnéenne de l'American Museum of Natural History s'opposa également au projet, constatant que les bâtiments pouvaient se révéler dangereux pour les oiseaux migrateurs[35].

Édification[modifier | modifier le code]

Vue du 107e étage du World Trade Center, éléments architecturaux.

Le travail de construction démarra le 21 mars 1966 et fut assuré par Ajax Wrecking and Lumber Corporation[36]. La première pierre fut posée le 5 août 1966. Treize blocs de Radio Row, dont certains dataient d'avant la Guerre de Sécession, furent rasés pour permettre la construction. L'excavation des fondations du complexe, surnommées The Bathtub, fut rendue particulièrement difficile par la présence de deux voies du métro de New York à proximité, qui devaient être protégées et ne pas subir d'interruption de service. Un sous-sol de six niveaux fut construit. L'excavation de 760 000 m3 de terre et de roche permit la construction de Battery Park City, une extension de Manhattan sur l'Hudson de 93 000 m2 située près du WTC. Otis Elevator Company fut la société qui installa les ascenseurs. La construction fut achevée en 1970 pour le One World Trade Center qui accueillit ses premiers occupants en décembre 1970. Two World Trade Center fut ouvert le janvier 1972. Lorsque les deux tours furent achevées, le coût total de la construction avait atteint 900 millions de dollars pour la Port Authority[37]. La cérémonie d'inauguration eut lieu le 4 avril 1973[38].

Galerie[modifier | modifier le code]

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Informations diverses[modifier | modifier le code]

Vue du World Trade Center, 1992.
  • Les travaux de constructions débutent le 5 août 1966 et sont officiellement achevés six ans, sept mois et trente jours plus tard, le 4 avril 1973.
  • Pour permettre leur construction, 164 immeubles (16 blocs de la ville) ont été rasés.
  • 1 200 000 m3 de terre ont été extraits du sol.
  • 200 000 tonnes d'acier et 425 000 m3[réf. nécessaire] de béton ont été utilisés.
  • 10 000 personnes ont travaillé sur le chantier, 60 y ont trouvé la mort.
  • Chaque tour comprenait 110 étages soit une superficie totale de 400 000 m2 pour chacune d'entre elle.
  • 50 000 personnes travaillaient dans les tours[39] et 200 000 visiteurs y passaient.
  • Le complexe était si grand qu'il possédait son propre code postal : 10048.
  • Le coût de la construction a été de 900 millions de dollars

Occupation des tours[modifier | modifier le code]

Les deux tours ne réussirent pas à attirer la clientèle attendue. Elles furent occupées durant leurs premières années par des organisations gouvernementales variées, dont l'État de New York. Cette situation était due à la crise financière qui secoua New York dans les années 1970. Ce ne fut que dans les années 1980 que des sociétés privées s'installèrent dans le complexe, dont de nombreuses firmes financières liées à Wall Street. Toutefois, le World Trade Center ne devint jamais une adresse de prestige.

En parallèle, les tours accédèrent rapidement au statut de symboles de New York. Le 7 août 1974 le funambule Philippe Petit utilisa un fil tendu pour traverser le vide situé entre les sommets des deux tours[40]. George Willig, un alpiniste de Queens, escalada en trois heures et demie la tour Sud le 26 mai 1977[41]. Ces événements, qui reçurent une importante couverture médiatique, contribuèrent à la renommée internationale du World Trade Center.

Le 13 février 1975, un incendie se déclencha au onzième étage de la tour Nord. Il se répandit dans la moitié de cet étage, puis atteignit d'autres niveaux en passant par les ouvertures du plancher utilisées par les câbles téléphoniques. Le feu fut éteint presque immédiatement pour ces étages, mais il fallut plusieurs heures pour venir à bout du feu principal. La structure de la tour ne fut pas touchée et les dégâts furent relativement limités. L'eau utilisée pour stopper l'incendie endommagea néanmoins plusieurs étages. Cet événement mena à l'installation d'un système d'extincteurs dans les deux tours.

Premier attentat[modifier | modifier le code]

Le 26 février 1993, un camion chargé de 680 kg d'explosif au nitrate se désintégra dans un parking souterrain de la tour nord, faisant six morts et 1 042 blessés. L'extension des dommages, un cratère de 30 x 60 mètres à travers cinq niveaux de sous-sol, et les incertitudes quant aux dommages subis par les colonnes porteuses centrales (mais une seule fut légèrement affectée) firent que les deux tours restèrent fermées pendant plusieurs mois. Selon l'architecte du World Trade Center, la tour se serait effondrée si le camion avait été placé plus près des fondations[42]. Six extrémistes islamistes, dont Ramzi Yousef, furent condamnés à perpétuité pour leur rôle dans l'attentat. Un mémorial aux victimes fut installé, mais il fut détruit lors des attentats du 11 septembre 2001.

Second attentat[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Attentats du 11 septembre 2001.
Vue sur le World Trade Center, le 11 septembre 2001.

Le 11 septembre 2001, à h 46, le vol 11 de la compagnie American Airlines entre en collision avec la façade nord de la tour nord. Dix-sept minutes plus tard, à 9 h 03, le vol 175 de United Airlines s'écrase dans la façade sud de la tour Sud. Ces deux avions sont passés sous le contrôle de pirates de l'air. La tour Sud s'effondre à h 59 et la tour nord à 10 h 28. La 7 World Trade Center du complexe s'effondre plus tard, à 17 h 20. Les quatre autres bâtiments encore debout ont subi des dommages importants et ont été démolis par la suite. Les attentats du 11 septembre 2001 ont causé la mort de 2 750 personnes[43]. Le 1,6 million de tonnes de débris du World Trade Center fumèrent pendant 99 jours et plus de 8 mois furent nécessaires pour assurer le nettoyage du site, opération conduite par environ 40 000 personnes et qui s'est terminée le 30 mai 2002, à 10 h 29 précises[44].

Reconstruction[modifier | modifier le code]

Photo aérienne montrant une partie des débris causés par l'effondrement des tours à la suite des attentats du 11 septembre 2001.

Déclarations[modifier | modifier le code]

Le maire de New York Rudy Giuliani et le président George W. Bush se sont prononcés rapidement en faveur d'une reconstruction du site. Le jour même des attaques Giuliani déclare : « Nous reconstruirons : nous allons en sortir plus forts qu'auparavant, plus forts au niveau politique, plus forts au niveau économique. La skyline sera complète à nouveau »[45]. Bush déclare au cours d'une séance du Congrès que son administration travaillera de concert avec le Congrès « pour montrer au monde que New York sera reconstruite »[46]. Larry Silverstein le détenteur des droits à construire du site, répond immédiatement que « ce serait la tragédie des tragédies de ne pas reconstruire cette partie de New York. Ce serait donner aux terroristes la victoire qu'ils cherchent. »[47]

Création d'une commission[modifier | modifier le code]

La Lower Manhattan Development Corporation (LMDC) est établie en novembre 2001 par le Gouverneur de New York George E. Pataki. Le rôle de cette commission officielle est de superviser le processus de reconstruction en gérant l'assistance fédérale s'élevant à dix milliards de dollars et en travaillant avec la Port Authority, Larry Silverstein, la communauté locale et les entreprises[48]. Durant les mois suivant les attentats des architectes et des urbanistes tiennent plusieurs réunions et forums au sujet de la reconstruction du site[49]. Ils aboutissent à la parution d'un rapport, New York, New Visions, résultat de la collaboration de nombreuses organisations[50]. Une autre initiative est celle de Max Protetch qui expose cinquante concepts et rendus des projets dans sa galerie d'art de Chelsea[51].

Propriétaire des WTC 1, 2 et 7[modifier | modifier le code]

En 1998, la Port Authority avait approuvé un projet de privatisation du complexe[52]. Fin juillet 2001, deux mois avant les attentats, pour plus de 3 milliards de dollars, le bail du World Trade Center est acheté pour 99 ans par Larry Silverstein, déjà propriétaire de l'immeuble de 47 étages situé juste au nord du complexe, nommé par extension 7 World Trade Center. Les conditions des contrats de bail et d'assurance n'étaient pas finalisées au jour de l'attentat, d'âpres négociations avec les assureurs et des actions judiciaires furent engagées jusqu'en 2007[53].

Après l'attentat, Larry Silverstein dépose plainte contre un des assureurs[Lequel ?], qui prétendent que les évènements du 11 septembre constituent un seul attentat terroriste et pas deux, ce qui aurait limité les remboursements à 3,55 milliards de dollars.

Cependant, pour l’homme d’affaires américain, il y a deux avions donc deux attentats distincts ; c’est pourquoi il estime que le remboursement doit être porté à 7 milliards de dollars.

La justice américaine a depuis rendu son verdict, considérant les attaques du World Trade Center comme une double attaque terroriste dont chacune nécessite une indemnisation. En conséquence, l’assureur[Lequel ?] doit verser un dédommagement de 4,6 milliards de dollars. Larry Silverstein et ses associés ont dépensé environ 3,6 milliards en investissement (bail de location sur 99 ans, plus travaux de rénovation), et ? milliards pour les reconstructions depuis 2002.

Les propriétaires des WTC ont aussi entamé des poursuites contre American Airlines, United Airlines, les deux compagnies des vols ayant percuté les tours, ainsi que contre les sociétés de sécurité des aéroports. Après de nombreux appels, les propriétaires des WTC ont touché 1,2 milliard de dollars contre 4,4 réclamés[54].

Projets[modifier | modifier le code]

Ground Zero en avril 2005.

En juillet 2003, Fumihiko Maki, associé à Jean Nouvel, et Norman Foster sont choisis par la Lower Manhattan Development Corporation pour édifier trois des cinq tours du projet de reconstruction du site Ground Zero du World Trade Center, à New York. Le projet est confié pour son ensemble, ainsi que la tour la plus haute, la Freedom Tower, à l'américain Daniel Libeskind. Son projet veut à la fois rappeler la tragédie du 11 septembre mais aussi donner espoir. Le souvenir et le devoir de mémoire seront symbolisés par la préservation de Ground Zero en sous-sol (les Memory Foundations) tandis que l'espoir en l'avenir sera représenté par une tour en flèche (Freedom Tower) qui devrait atteindre plus de 541 mètres de hauteur (ce serait alors la plus haute tour habitée au monde)[réf. nécessaire].

L'architecte Daniel Libeskind avait allégué que, tous les ans, le 11 septembre, le site serait éclairé par le Soleil sans aucune ombre entre 8 h 46 (heure du premier crash) et 10 h 28 (heure de l'effondrement de la tour Nord)[55],[56]. Cette affirmation est toutefois rapidement battue en brêche par une étude de l'architecte Eli Attia, démontrant qu'une partie de la place se trouverait à un moment ou à un autre durant cet intervalle dans l'ombre projetée par le Millenium Hilton Hotel. Daniel Libeskind fait alors machine arrière en indiquant que ses déclarations initiales avaient un autre sens[57],[58].

Dans le projet de Donald Trump (World Trade Center 2), ces tours devaient être construites à la place de la Freedom Tower. Deux cercles devaient être entourés de tous les drapeaux du monde et la façade des deux tours, alors écroulée, reconstruite pour rappeler leur existence passée. Un escalier amènant au sous-sol aurait permis d'accéder au mémorial. Les nouvelles tours auraient été accompagnées de trois autres bâtiments, beaucoup plus petits, les nouvelles tours devant mesurer 449 mètres (566 avec l'antenne) chacune.

Début des travaux[modifier | modifier le code]

Le nouveau World Trade Center 7, inauguré en 2006.

Le 7 World Trade Center a été le premier édifice à être reconstruit à proximité du site : les travaux ont débuté en 2002 et se sont achevés en 2006. Les autres bâtiments ne devraient pas voir le jour avant 2013.

Des critiques ont été formulées concernant les retards dans l'avancement des travaux, notamment dans les médias, par exemple par les journalistes Keith Olbermann[59] et Rush Limbaugh. Un épisode de la série de Showtime Penn & Teller: Bullshit! diffusé le 1er mai 2006 était centré sur la controverse entourant les délais de reconstruction de Ground Zero[60], par des hommes politiques comme Ray Nagin, le maire de La Nouvelle-Orléans[61], et surtout par les familles des victimes des attentats, à propos de la construction du mémorial[62].

Architecture du premier WTC[modifier | modifier le code]

WTC 1 et WTC 2[modifier | modifier le code]

Les deux tours emblématiques du World Trade Center (WTC 1 et WTC 2 appelées aussi Twin Towers) avaient toutes deux 110 étages. 1 WTC, la tour Nord, s'élevait à 417 mètres et possédait une antenne de télévision d'environ 110 mètres de haut qui fut ajoutée en 1978. 2 WTC, la tour Sud, s'élevait à 415 mètres. Les tours étaient longues et larges de 63,4 mètres. Seule la tour 1 possédait une antenne, mais la structure de la tour 2 permettait aussi d'en installer une. Les antennes de la tour Nord étaient utilisées par la quasi-totalité des chaînes de télévision basées en ville : WCBS-TV 2, WNBC-TV 4, WNYW 5, WABC-TV 7, WWOR-TV 9 Secaucus, WPIX 11, WNET 13 Newark, WPXN-TV 31 et WNJU 47. Elles servaient aussi à transmettre les ondes des radios FM WPAT-FM 93,1, WNYC 93,9, WKCR 89.9, et WKTU 103,5[63]. L'antenne principale fut améliorée en 1999 par Dielectric Inc. pour permettre la télévision numérique terrestre. L'accès au toit était contrôlé par le WTC Operations Control Center (OCC) situé au niveau B1 de la Tour Sud. Le sous-sol de l'ensemble était occupé par un centre commercial, The Mall at the World Trade Center, le plus grand de Manhattan jusqu'au 11 septembre 2001.

D'une base proche de 0,4 hectare chacune, la surface totale des deux tours s'élevait à 800 000 m2, tandis que leur masse respective atteignait environ 288 000 tonnes[64]. Sur les 110 étages, 8 étaient réservés aux locaux techniques (niveaux B6/B5, étages 7/8, 41/42, 75/76 et 108/109), les autres étaient utilisés en majorité par des bureaux. La Tour Sud comprenait également un observatoire ouvert au public appelé Top Of The World, qui offrait une vue à 360 degrés sur New York depuis le 107e étage, à 420 mètres de haut. Par beau temps, il était possible d'observer à 72 kilomètres à la ronde. La tour Nord possédait un restaurant, Windows on the World, qui se situait au 107e étage.

1 WTC devint en 1973 le plus haut gratte-ciel au monde, dépassant l'Empire State Building qui détenait ce titre depuis 42 ans. 2 WTC devint le second plus haut gratte-ciel en 1973. Cependant les deux tours ne conservèrent ce statut qu'un court moment, puisque la Sears Tower de Chicago, achevée en mai 1973, culminait à 442 mètres. À la suite du 11 septembre, l'Empire State Building reprit sa place de plus grand gratte-ciel de New York.

Structure[modifier | modifier le code]

Les deux tours avaient une conception tout à fait révolutionnaire à l'époque de leur édification, selon l'ingénieur Minoru. Minoru était d'origine japonaise, et son projet d'édification de deux tours parallèles de type prismatique fut retenu en 1965. Selon son équipe, ces bâtiments étaient « invulnérables ». Ce type d'assemblage, peu onéreux et très simple, permettait la construction très rapide de ce genre d'immeubles, très répandu à la fin des années 1960. La construction du World Trade Center avait commencé courant 1966 pour s'achever en 1971 (l'inauguration eut lieu en 1973). La structure centrale des buildings avait été laissée nue à la fin de la construction. Les cloisons internes, qui délimitaient les quatre côtés du cœur central de chaque tour furent abattues pour laisser place à des bureaux, seul le noyau central servait à enfouir les gaines techniques et les cages d'ascenseurs avec les escaliers respectifs. Lors de sa construction, les planchers du World Trade Center étaient construits selon une structure en treillis, c'est-à-dire des poutrelles en forme de grues pylône à l'horizontale dans lesquelles était coulé une dalle de compression en béton armé. Ce béton, utilisé dans les chapes pour faire les planchers, est très résistant à l'effet dit « de flèche », qui consiste à s'enfoncer sous une lourde masse. On l'appelle aussi l'« effet poutre ».

Schéma d'un plancher composite dans le WTC

La structure porteuse était scindée entre un faisceau central de 47 poteaux en acier, profilés de section rectangulaire à épaisseur en fonction de la hauteur dans l'immeuble, reliés les uns aux autres par des profilés de traverse, et un « tube » constitué de 236 poteaux d'acier, profilés à section carrée solidarisés par des plaques boulonnées. La structure centrale prenait quelque 60 % de la charge statique, le « tube » supportant les 40 % restants. Chaque profilé central devait ainsi porter en moyenne 7,5 fois la charge d'un poteau externe. Pris au même niveau, il était 7,5 fois plus résistant en moyenne car les éléments porteurs centraux se présentaient sous deux dimensions, 16 d'entre eux, formant les rangs externes, étant à peu près du double des autres. La fonction spécifique du « tube » était d'offrir une excellente résistance au vent et aux éventuels séismes. Ces deux ensembles étaient rigidifiés par une structure sommitale, une sorte de chapeau fait de poutres métalliques, dont le rôle était de limiter la déformation du tube lorsque celui-ci était soumis à des contraintes latérales, réduisant ainsi au minimum les contraintes subies par les planchers. Ceux-ci, très légers (50 kg/m2, valeur à vérifier car 10 cm d'eau sur 1 m2 pèsent déjà 100 kg et le béton est généralement 2,5 fois plus dense que l'eau, une valeur de 250 à 300 kg/m2 est plus probable), étaient constitués par un treillis de poutres métalliques fixé aux structures porteuses. Ils étaient capables de supporter dix fois (valeur trop optimiste à vérifier) leur propre poids.
Le noyau central enserré par les 47 poteaux porteurs abritait les ascenseurs et escaliers. Il occupait environ 1 200 m2.

Cette conception, qui date des années 1960, était bien adaptée pour des tours très hautes. Les tours jumelles avaient aussi été réalisées avec des coefficients de sécurité tels qu'ils permettaient, selon les concepteurs, de résister à l'impact d'un Boeing 707 ou un Douglas DC-8 en pleine charge, lancé à 250 km/h : «…une telle collision résulterait seulement en dégâts locaux ne pouvant causer l'effondrement ou des dommages conséquents à l'immeuble et ne mettrait en danger ni la vie ni la sécurité des occupants hors de la proximité immédiate de l'impact »[65].

En juillet 1971, la Société américaine des ingénieurs civils (ASCE) avait attribué son prix national aux concepteurs des tours, y reconnaissant « le projet d'ingénierie démontrant le savoir-faire le plus achevé et représentant la plus grande contribution aux progrès de l'ingénierie et de l'humanité »[66]

Les publications techniques saluèrent également la qualité du projet dans sa capacité à résister à des événements imprévus « provenant de l'utilisation d'aciers spéciaux à haute résistance ; en particulier, les colonnes extérieures conçues avec une marge énorme permettant de multiplier par vingt la charge utile sans mettre en péril la construction »[67].

Autres bâtiments[modifier | modifier le code]

Le WTC 7 original, vu depuis le haut de la tour Sud

Cinq édifices plus petits composaient le reste du complexe :

Dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

Le World Trade Center apparaît dans de nombreux films, séries, émissions de télévision, bandes dessinées et jeux vidéo.

Il fut le cadre du tournage et de l'action de plusieurs films des années 1970. Dans Godspell (1973), une scène finale montre les acteurs de cette comédie musicale en train de danser sur le toit de la tour Nord la chanson All For the Best[68]. Dans Les Aventures de Rabbi Jacob, on voit les tours au tout début du film de Gérard Oury (1973). Dans Les Trois Jours du condor, les locaux de la CIA sont basés dans le WTC. Dans le remake de King Kong datant de 1976, le grand singe gravit non pas l'Empire State Building mais l'une des deux tours du World Trade Center, changement justifié par le fait qu'elles étaient, à l'époque, les plus hauts gratte-ciel du monde. Dans New York 1997, l'une des tours sert de point d'arrivée et devaient servir comme point de départ du héros Snake Plissken venu libérer le Président des États-Unis à Manhattan devenue île-prison. On peut aussi apercevoir les deux tours en flammes dans Armageddon lorsque des météorites tombent sur la Terre. Elles sont aussi au début du premier SOS Fantômes et dans la scène à New York de Rosanna Arquette dans Le Grand Bleu.

Le complexe apparaît également dans Working Girl. American Pie 2 fut la dernière grande production montrant les deux tours, bien qu'elles aient été ajoutées numériquement par synthèse d'image à une scène tournée à Los Angeles. Dans plusieurs films ayant été tournés avant les attentats et étant en post-production après le 11 septembre 2001, les deux tours furent supprimées numériquement. Le trailer de Spider-Man incluait une scène dans laquelle le super-héros dressait une grande toile entre les deux tours. La scène fut supprimée après les attaques mais les tours apparaissent furtivement à quelques endroits du film.

Le projet collectif 11'09"01 - September 11 présente des évènements liés aux attentats contre les tours. Le film World Trade Center d'Oliver Stone raconte l'histoire du sergent John McLoughlin et Will Jimeno, deux policiers du Port Authority Police Department qui ont été bloqués sous les décombres des tours au cours de l'évacuation, puis sauvés, de même que dix-huit autres personnes.

Le World Trade Center apparaît dans l'épisode de la série télévisée Les Simpson- Homer contre New York, diffusé en 1997. L'épisode a été « banni » des rediffusions à cause de l'implication du World Trade Center dans l'intrigue et aux attentats du 11 septembre 2001, et notamment la réplique « Ils foutent tous les demeurés dans la Tour 1 », selon les commentaires du DVD, une réplique « regrettable ». Le documentaire de la BBC, docu-fiction, 11 septembre : dans les Tours Jumelles réalisé en 2006. Remember Me, avec Robert Pattinson et Pierce Brosnan. Il ne faut pas oublier non plus dans le film Maman j'ai encore raté l'avion où le jeune Kevin admire New York sur l'observatoire de la tour Sud.

Dans la chanson de Michel Sardou Chanteur de jazz (1985), description guidée de New York, le chanteur évoque le World Trade Center tout en comparant les Twin Towers à la tour de Babel, comme pour souligner le symbole d'orgueil qu'elles représentent (« autour des Tours Jumelles, nouvelles tours de Babel, des hélicos battaient de l'aile dans mon crâne [...] »).

Il est aussi à la source d'inspiration de compositions en musique classique : Angels in Heaven du groupe Higher Faith, On the Transmigration of Souls (2002) de John Coolidge Adams et WTC 9/11 (2011) de Steve Reich.

Dans le livre de Maxime Chattam, Les Arcanes du chaos, publié en 2006, les dernières pages du livre se situent en haut de la tour 1 du WTC, le 11 Septembre 2001, quelques minutes avant le crash du premier avion.

L'écrivain français Frédéric Beigbeder place l'action de son livre Windows on the World dans le restaurant de la tour Nord et retrace les attentats du point de vue d'un client père de famille.

Le rappeur The Notorious B.I.G. fait mention de l'attentat du World Trade Center de 1993 dans son morceau Juicy sorti en 1994[69].

Il apparaît aussi dans plusieurs clips. Depeche Mode tourna un clip pour Enjoy the Silence sur le toit de la Tour Sud en mars 1990 pour la télévision française. Les deux tours réapparaissent également, de façon furtive cette fois-ci, dans le clip du single It's No Good sorti en 1997. Le groupe Limp Bizkit tourna également un clip sur le toit de la même tour (pour le titre Rollin). On peut voir les fameuses tours dans une multitude de clips musicaux notamment dans les vues d'ensemble de la ville de New York comme le clip Cherish the Day de la chanteuse britannique Sade, Like a Prayer de Madonna ou encore Big Big World d'Emilia Rydberg. Les deux tours jumelles sont également visibles dans le clip de Ryan Adams New York New York, dont la vidéo fut tournée le 7 septembre 2001, 4 jours avant les attentats.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. EXPLICATION TECHNIQUE ET PHYSIQUE DE LA DESTRUCTION DES BÂTIMENTS
  2. a, b, c et d Gillespie, Angus K. (1999) Twin Towers: The Life of New York City's World Trade Center, chapitre 1, Rutgers University Press
  3. Dewey Picks Board for Trade Center, The New York Times, 6 juillet 1946
  4. Levinson, Leonard Louis (1961). Wall Street. New York: Ziff Davis Publishing.
  5. a, b et c Grutzner, Charles. « A World Center of Trade Mapped Off Wall Street », The New York Times, 27 janvier 1960.
  6. Koch, Karl III (2002). Men of Steel: The Story of the Family That Built the World Trade Center. Three Rivers Press, p. 173.
  7. « Text of Trade Center Report by the Downtown-Lower Manhattan Association », The New York Times, January 27, 1960.
  8. Tobin Says Proposed Center Should Be World's Best", The New York Times, 5 mai 1960.
  9. « 355 Million World Trade Center Backed by Port Authority Study », The New York Times, 12 mars 1961.
  10. Grutzner, Charles. "Port Unit Backs Linking of H&M and Other Lines", The New York Times, 29 décembre 1961.
  11. Crowell, Paul. « World Trade Center Here Upheld by Appeals Court », The New York Times, 5 avril 1963.
  12. « Merchants Ask Supreme Court to Bar Big Trade Center Here », The New York Times / Associated Press, 26 août 1963.
  13. Arnold, Martin. High Court Plea is Lost by Foes of Trade Center, The New York Times, 13 novembre 1963.
  14. (en) U.S. Supreme Court, « Courtesy Sandwich Shop, Inc., et al. v. Port of New York Authority »,‎ 12 novembre 1963 (consulté le 11/07/07)
  15. Apple, Jr. R.W.. « Port Body Raises Relocation Aid », The New York Times, 16 novembre 1963.
  16. Ennis, Thomas W.. « Critics Impugned on Trade Center », The New York Times, 15 février 1964
  17. Knowles, Clayton. All Major Builders are Said to Oppose Trade Center Plan, The New York Times, 9 mars 1964
  18. Sibley, John. State Will Rent at Trade Center, The New York Times, 14 janvier 1964
  19. 4th Bank Signed by Trade Center, The New York Times, 14 juillet 1964
  20. Fowler, Glenn. « Customs to Move to Trade Center », The New York Times, 7 juillet 1965
  21. Esterow, Milton. « Architect Named for Trade Center », The New York Times, 21 septembre 1962.
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  23. Huxtable, Ada Louise. « Biggest Buildings Herald New Era », The New York Times, 26 janvier 1964
  24. Lew, H.S., Richard W. Bukowski, Nicholas J. Carino (septembre 2005). Design, Construction, and Maintenance of Structural and Life Safety Systems (NCSTAR 1-1). National Institute of Standards and Technology, p. 9
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  27. (en) Huxtable, Ada Louise. A New Era Heralded, The New York Times, 19 janvier 1964
  28. Lew, H.S., Richard W. Bukowski, Nicholas J. Carino (September 2005). Design, Construction, and Maintenance of Structural and Life Safety Systems (NCSTAR 1-1). National Institute of Standards and Technology, p. 7.
  29. Pekala, Nancy. « Profile of a lost landmark; World Trade Center », Journal of Property Management, 1er novembre 2001
  30. a et b (en) Huxtable, Ada Louise. Who's Afraid of the Big Bad Buildings, The New York Times, 29 mai 1966
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  32. just glass-and-metal filing cabinets cité par Whitman, Alden dans Mumford Finds City Strangled By Excess of Cars and People, The New York Times, 22 mars 1967
  33. (en) Schumach, Murray. TV Group Objects to Trade Towers, The New York Times, 20 février 1966
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  56. (en) B. J. Novitski, « Libeskind Scheme Chosen for WTC », ArchitectureWeek, no 137,‎ 5 mars 2003 (lire en ligne) :

    « A third feature of interest is the “Wedge of Light,” a plaza which has been calculated to be unshaded by adjacent buildings every year on September 11 between 8:46 a.m., when the first airplane hit, and 10:28 a.m., when the second tower collapsed. Here, Libeskind says, “the sun will shine without shadow, in perpetual tribute to altruism and courage.” »

  57. (en) Edward Wyatt, « Shadows to Fall, Literally, Over 9/11 'Wedge of Light' », The New York Times,‎ 1er mai 2003 (lire en ligne)
  58. (en) Josh Rogers, « Wedge of Light will have shadows every 9/11 », Downtown Express,‎ 6-12 mai 2003 (lire en ligne)
  59. (en) Keith Olbermann, « Bloggermann : Bush owes us an apology » (consulté le 18/07/07)
  60. (en) CNET Networks, « Ground Zero - Episode Number: 44 » (consulté le 18/07/07)
  61. (en) Associated Press, « Mayor Nagin Takes Swipe at NYC Sept.11 Rebuilding »,‎ 25 août 2006 (consulté le 18/07/07)
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  63. fcc.gov
  64. (en) Gregory H. Urich, « Analysis of the Mass and Potential Energy of World Trade Center Tower 1 »,‎ décembre 2007 [PDF]
  65. (en) Henry Hold and company, City in the sky, Times Books, 2003
  66. (en) Angus K. Gillespie, Twin Towers: The Life of New York City's World Trade Center, Rutgers University Press, 1999, p. 117
  67. (en) How Columns Will be Designed for 110-story Buildings, Engineering News-Record, 2 avril 1964, p. 48-49
  68. (en) Jonathan Padget, « When Godspell Was on Top of the World" », The Washington Post,‎ 3 septembre 2006 (consulté le 21/07/07)
  69. Paroles du morceau Juicy de Notorious BIG

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Autres anciens bâtiments[modifier | modifier le code]

Nouveaux bâtiments[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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