Je suis une légende (film, 2007)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur les redirections Cet article concerne le film de Francis Lawrence. Pour le film d'Ubaldo Ragona et de Sidney Salkow, voir Je suis une légende.
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Je suis une légende (homonymie).

Je suis une légende

Titre original I Am Legend
Réalisation Francis Lawrence
Scénario Akiva Goldsman,
Mark Protosevich,
d'après l'œuvre de Richard Matheson
Acteurs principaux
Sociétés de production Original Film
Heyday Films
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Science-fiction post-apocalyptique
Sortie 2007
Durée 101 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Je suis une légende (I Am Legend) est un film d'anticipation post-apocalyptique américain réalisé par Francis Lawrence, sorti le 14 décembre 2007.

Ce film est adapté du roman de l'auteur américain Richard Matheson paru en 1954 et est un remake du film de 1971 Le Survivant. En raison du succès auprès du public (584 millions de dollars au box office mondial), une suite du film est envisagée par les studios Warner Bros.

Résumé[modifier | modifier le code]

Robert Neville roule dans New-York à bord d'une Ford Mustang Shelby GT500.

En 2009, un scientifique trouve ce qui semblerait être le vaccin contre le cancer. Cependant, la joie est de courte durée, car ce vaccin tue les humains les moins résistants et fait muter les autres. L'évacuation des survivants sur des bateaux est un échec, personne ne trouvant de remède au nouveau virus qui décime l'humanité.

Cependant, un dernier espoir subsiste ; le docteur Robert Neville (Will Smith), officier de l'armée des États-Unis, est médecin. Il deviendra la légende. En plus de ses grandes connaissances en médecine, il est immunisé contre le virus et possède un laboratoire très équipé dans sa maison, il est chargé d'enrayer le virus en trouvant un vaccin. Dernier New-Yorkais, il occupe ses journées, entre ses différentes expérimentations, à chasser les animaux s'étant installés dans la ville, à jouer au golf depuis un porte-avion ou encore à écumer les appartements vides à la recherche de nourriture. Il diffuse de plus, tous les jours, un message exhortant d'éventuels rescapés à venir le rejoindre, sans vraiment y croire.

Un jour, il tombe dans un piège tendu par un des humains mutés. Sa chienne se fait contaminer et il est obligé de la tuer de ses mains.

Dès lors, frustré de ne connaître aucun succès et pensant être le dernier survivant (d’après lui, 90 % des humains ont disparu, 9 % ont été contaminés à vie, et seulement moins de 1 % sont immunisés, exposés à la violence des contaminés), il viole les règles de sécurité auxquelles il s'était astreint et manque de se faire tuer par les humains mutés.

Il est heureusement sauvé par une autre survivante qui, ignorant le métabolisme des contaminés (brûlés par le soleil et ne pouvant sortir que la nuit), leur fait découvrir le repaire de Neville. Alors qu'il voit ses expériences connaître leurs premiers succès, il se prépare à livrer un combat à mort avec tous les zombies-vampires (et non des vampires tout court) qui ont découvert sa cachette. Par un ultime sacrifice, il permet à sa co-rescapée de survivre et de gagner le Vermont, où se trouve une colonie de survivants, avec l'antidote.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

film -12 en France

Distribution[modifier | modifier le code]

Comparaison avec le livre[modifier | modifier le code]

Le cadre de l'histoire originale a été modifié pour les besoins du film. Alors que le livre se déroule entre 1975 et 1978 dans un monde uchronique, le film se passe entre 2009 et 2012. De même, le lieu de l'intrigue n'est plus Los Angeles, mais New York, jugée plus impressionnante visuellement, notamment en raison du pont de Brooklyn détruit lors de la quarantaine.

L'histoire a été substantiellement modifiée. On note ainsi une très forte implication de l'État dans la lutte contre le virus Krippin, au travers de l'armée américaine, alors que le livre se base justement sur l'absence de réactions étatiques (la seule mesure connue est la décision de brûler les cadavres pour qu'ils ne ressuscitent pas et elle n'est pas très efficace). Alors que dans le livre, la mutation est due à une bactérie d'origine incertaine reproduisant les traits particuliers des vampires de légendes (réactions aux ultraviolets, aux pieux, à l'ail et aux croix) n'enlevant pas une capacité rationnelle et sociale aux vampires vivants, le film impute la maladie à un virus censé lutter contre le cancer. Les vampires y sont moins typés, et les moyens de lutte du héros se réduisent aux armes à feu (inopérantes dans l'œuvre originale contre une partie des contaminés) et aux ultraviolets. De cette façon, l'ambiance vampirique et ses statuts ne sont pas évidents dans le film.

La fin change totalement la signification du titre de Matheson et le sens de son œuvre. Dans l'œuvre originale, Matheson propose une réflexion sur une sélection darwinienne à propos du caractère provisoire de l'espèce humaine au sein de la nature, du fait de la sélection naturelle. Le thème de la normalité et de l'anormalité transparaît également. L'auteur décrit les vampires comme des individus mutants construisant une nouvelle civilisation pour laquelle l'homme est une légende (comme le croquemitaine pour l'homme). À l'inverse, le film montre des mutants zombies qui ne connaissent que la violence, malgré l'existence d'une structure sociale avec au sommet un mâle et une femelle alpha. Le personnage principal devient une légende parce qu'il est un héros qui sauve l'humanité. Il sacrifie volontairement sa vie et remet le remède à une survivante qui l'a rejoint, suite à une vision de Dieu. La thématique religieuse devient omniprésente dans la fin du film alors que dans l’œuvre de Matheson, il semble qu'elle soit critiquée. La seule scène de ferveur religieuse qui y est citée, effrayante par ses excès, est plus symptomatique du désespoir de l'humanité et les croix ne font peur aux vampires que pour des raisons psychologiques.

Après le suicide du héros, le film se termine par un plan qui montre un camp gardé par l'armée et où se trouve une église, camp qui représente ainsi une société militaro-religieuse porteuse d'espoir pour l'avenir de l'humanité dans la lutte contre sa zombification. Matheson, en revanche, évoque l'extinction complète et définitive de l'humanité, et la succession de cette dernière dans l'évolution des espèces. La religion et les militaires ne peuvent rien contre ce changement.

D'autres éléments du livre n'ont pas été repris ; par exemple le fait qu'un cadavre de femme déchiqueté soit déposé devant la porte par les contaminés est omis. Robert Neville n'est pas alcoolique et semble beaucoup moins torturé que son homologue littéraire. Il est à noter également que, dans le film, Neville est un scientifique militaire engagé contre le virus, alors que, dans le livre, il n'est qu'un employé d'usine qui se forme tardivement pour essayer de comprendre le phénomène (et il n'a aucune idée de la manière dont il peut combattre la contamination). De plus, Robert Neville ne possède pas de chien. Au cours d'un chapitre, il essaye d'en apprivoiser un. Mais il meurt très peu de temps après leur rencontre.

Fin alternative[modifier | modifier le code]

Devant la réaction partagée du public lors d'une projection test quant à la fin du film, les producteurs en créèrent une alternative avant sa sortie en salle. La fin originalement souhaitée par le réalisateur est cependant présente en bonus sur les DVD et Blu-Ray. Dans ce dénouement, le chef des contaminés vient libérer sa femme, que Robert Neville avait capturée pour expérimenter des vaccins. Ce dernier, convaincu du succès de ses tests, informe les mutants qu'il peut tous les guérir. Tandis que dans la version vue au cinéma, le chef des contaminés continue à donner des coups dans la porte, dans la seconde, il s'interrompt pour tracer avec son sang un papillon, en référence à celui tatoué sur l'épaule de la patiente. Neville rend alors celle-ci à son époux qui empêche ses sbires de l'agresser et le laisse repartir, sain et sauf, avec Anna et Ethan. Tous trois s'en vont alors vers le Nord rejoindre le camp des survivants. Contrairement à la version validée pour la sortie en salle, le Dr Robert Neville n'a pas à se sacrifier pour sauver Anna et Ethan. Si les contaminés font ainsi manifestement preuve de sentiments humains et de compassion, ils n'éprouvent en revanche aucun besoin de guérir. S'estimant satisfaits de ce qu'ils sont devenus, ils refuseront tout vaccin[4].

Anecdotes[modifier | modifier le code]

  • La scène flash-back montrant l'évacuation et l'explosion du pont de Brooklyn est la scène la plus chère jamais tournée à New York : 6 jours de tournage pour 6 millions de dollars.
  • Willow, la fille de Will Smith, joue la fille de Robert Neville.
  • De nombreux hommages à Shrek et Bob Marley apparaissent dans le film. Legend est à cet égard le titre d'une compilation de Bob Marley & the Wailers sorti en 1984.
  • Dans cette adaptation, une scène présente Robert Neville écoutant "Three little birds", interprétée par Bob Marley & the Wailers. Il s'agit en réalité d'un clin d’oeil à l'adaptation de 1964, dans laquelle, à la soixantième minute, le protagoniste (Robert) répète les mots "Everything gonna be alright".
  • Dans l'une des scènes du film, on peut apercevoir l'affiche de Batman vs Superman. Il s'agit d'un clin d'œil à Wolfgang Petersen auquel la Warner avait commandé cet improbable film. En plus, en observant bien l'affiche, on peut apercevoir 05.15.10, car dans le film, nous sommes en 2012.
  • Le fusil qu'utilise Neville tout au long du film est un fusil-d'assaut ou carabine Colt M4, équipé d'une lunette de visée Trijicon ACOG et d'une lampe torche.
  • La maison de Neville se trouve sur Washington Square à New York.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Fiche IMdB
  2. a et b (en) Wilson Morales, « I Am Legend casting news », Blackfilm.com,‎ 19 septembre 2006 (consulté le 19 septembre 2006)
  3. (en) Paul Davidson, « Another Smith Joins Legend », IGN,‎ 4 octobre 2006 (consulté le 15 octobre 2006)
  4. (en) « I am Legend - Comparison Theatrical Cut, Alternative Theatrical Cut », Movie-Censorship.com (consulté le 26 janvier 2011).

Liens externes[modifier | modifier le code]