The Velvet Underground

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The Velvet Underground

Pays d'origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre musical Art rock, protopunk, rock psychédélique, rock expérimental
Années actives 1965 - 1973
1992 - 1994
Labels Verve Records
Atlantic Records
Composition du groupe
Membres Lou Reed
John Cale
Sterling Morrison
Maureen Tucker
Doug Yule

The Velvet Underground est un groupe de rock américain, formé à New York à la fin des années 1960, lié à l'aventure de la Factory d'Andy Warhol qui les produit. D'abord connu des seuls milieux « underground » new-yorkais, leur influence n'a cessé de croître après leur séparation. Ils sont également une des principales premières influences de David Bowie (avec Bob Dylan et Syd Barrett entre autres), qui, à ses débuts, chantera des reprises du Velvet dans des clubs.

Composé de membres de caractère (Lou Reed, Sterling Morrison, John Cale, Moe Tucker et, dans une moindre mesure, Nico, chacun poursuivra une carrière solo), il a connu une grande fertilité musicale. Les thèmes abordés reflètent l'univers personnel de Lou Reed : drogues dures, thèmes sadomasochistes, homosexuels, etc.

L'influence du Velvet sur les générations suivantes est incontestable : le groupe inspirera le punk rock des années 1970[1] ainsi qu'une partie du rock alternatif anglophone, du glam rock et de la new wave. Leur premier album paru en 1967, The Velvet Underground & Nico (en collaboration avec la chanteuse allemande Nico) fut décrit comme l'album le plus influent jamais réalisé ("most prophetic rock album ever made") et fut classé à la 13e place du classement, édité par le magazine Rolling Stone, Greatest Album of All Time[2],[3]. En 2004, Rolling Stone attribua la 19e place au groupe à son classement des 100 plus grands artistes de tous les temps[4]. Le groupe entra au Rock and Roll Hall of Fame en 1996, après une présentation délivrée par Patti Smith.

Composition[modifier | modifier le code]

Le groupe[modifier | modifier le code]

  • Lou Reed, chanteur, principal compositeur, guitariste, de 1965 à 1970.
  • John Cale, chanteur sur certaines chansons, musicien (bassiste, altiste, pianiste, violoniste...) de 1965 à 1968.
  • Sterling Morrison, deuxième guitariste de 1965 à 1970.
  • Maureen Tucker, dite « Moe », batteuse de 1965 à 1971.
  • Doug Yule, chanteur et musicien (basse, clavier, guitare) de 1968 à 1973.

Autres membres[modifier | modifier le code]

Histoire du groupe[modifier | modifier le code]

La formation[modifier | modifier le code]

L'histoire du Velvet Underground commence à la fin de l'année 1964, quand Lou Reed, un jeune new-yorkais fou de Bo Diddley et Ornette Coleman, rencontre John Cale, un Gallois disciple de La Monte Young. Ensemble, les deux jeunes hommes fondent un groupe, The Primitives, sous le nom duquel ils enregistreront le simple The Ostrich[5], et qui allait souvent changer de nom : The Warlocks, The Falling Spikes, puis, enfin, The Velvet Underground (du nom d'un ouvrage traitant de sado-masochisme que Reed tenait de Tony Conrad). À ce moment, les autres membres du groupe sont Sterling Morrison et Angus MacLise.

Les débuts[modifier | modifier le code]

Le groupe enregistre sa première démo en juillet 1965. Quelques mois plus tard, en novembre, Reed, Cale et Morrison acceptent 75 dollars pour se produire sur la scène du Summit High School. C'est 75 dollars de trop pour Angus MacLise, qui considère qu'accepter de l'argent est de la compromission. Il quitte le groupe.

Maureen Tucker, une amie de la petite sœur de Sterling Morrison, le remplace. Sur les consignes des autres membres du groupe, elle décide de jouer de manière « inhabituelle », c’est-à-dire debout et sans cymbales. Les bases du Velvet Underground sont posées, et le groupe commence alors à se faire connaître sur la scène de New York.

Exploding. Plastic. Inevitable.[modifier | modifier le code]

Affiche Exploding Plastic Inevitable (1966)

La même année, Paul Morrissey incite son associé Andy Warhol à prendre le groupe sous son aile. Désormais, Reed, Cale, Morrison et Tucker répètent à la Factory de Warhol. Mais selon leur nouveau manager, il leur manque quelque chose : un cinquième membre, capable de chanter et de retenir toute l'attention sur lui. Ce sera Nico, un mannequin allemand qui avait déjà fréquenté la Factory par le passé.

Le Velvet Underground profite de la notoriété de son manager pour décrocher un contrat auprès de Verve Records, une filiale de MGM. Pendant plus d'un an, le groupe devient l'attraction centrale du Exploding. Plastic. Inevitable., un spectacle de Warhol qui mêle musique, projection de films et performance artistique sado-masochiste. Le groupe part alors sur les routes d'Amérique du Nord, routes sur lesquelles Angus MacLise rejoint à quelques occasions (et, malgré lui, pour la dernière fois) ses anciens compagnons.

The Velvet Underground and Nico[modifier | modifier le code]

À la même époque, en 1966, le groupe enregistre son premier album. Andy Warhol ayant obtenu (contre l'avis de Reed) que trois des onze chansons soient chantées par Nico, le disque s'appelle fort à propos The Velvet Underground and Nico. La pochette est une œuvre originale de Warhol qui allait devenir culte. Elle est composée d'une banane autocollante à côté de laquelle est écrit « Peel Slowly and See » (« Pelez lentement et voyez »). Sous l'autocollant, on découvre une banane rose, d'apparence phallique. Une rumeur va même jusqu'à affirmer que la colle de l'auto-collant serait mélangée à du LSD.

L'album à la banane sort en mars 1967. Contrairement à ce qui est souvent affirmé, les ventes de l'album sont dans un premier temps plutôt bonnes. Mais le disque est rapidement retiré de la circulation en raison d'un différend juridique minime entre la maison de disques et un collaborateur de Warhol. Quand le disque est finalement de retour dans les bacs, le public l'a oublié, et les ventes ne suivent pas.

On attribue souvent cette phrase à Brian Eno : « Le premier album des Velvet Underground n'a été vendu qu'à 10000 exemplaires, mais chacun de ceux qui l'ont acheté a fondé un groupe. »

La chanson Venus in Furs de cet album est inspirée du roman du même nom de Leopold von Sacher-Masoch.

White Light/White Heat[modifier | modifier le code]

Par la suite, le Velvet durcit le ton. Alors que le premier album explorait le territoire d'une musique malsaine, vénéneuse, mais clairement pop, en concert, le groupe joue fort (il est même sponsorisé par les amplis Vox) et se lance dans des expérimentations parfois très ardues. Le deuxième album est à l'image de leurs performances live : brut de décoffrage, rêche, difficile, et volontairement « antibeauté » comme dira John Cale.

Même si le disque est encore une fois produit par Tom Wilson, le groupe s'est alors éloigné de Warhol et de sa muse Nico. Le Velvet est désormais indépendant (il s'est attaché les services du manager Steve Sesnick), mais continue de traîner un temps avec les habitués de la Factory.

L'album sort en janvier 1968, et à nouveau ne se vend pas très bien. Si, encore une fois, il rentre dans le Billboard 200, ce n'est que de justesse : il décroche seulement la 199e place. Dans ce contexte difficile, les tensions entre Reed et Cale (deux personnalités au caractère notoirement difficile) s'accentuent. Le groupe continue un temps de répéter avec Cale, puis finit par se passer de ses services. Lou Reed, plus soucieux de reconnaissance commerciale que d'expérimentations extrêmes, engage pour le remplacer un jeune musicien multi-instrumentistes et de culture très « pop », Doug Yule.

The Velvet Underground[modifier | modifier le code]

Fort de cette nouvelle cohérence, Lou Reed, désormais seul maître à bord, décide de repartir de zéro. Le titre du troisième album (qui sort en mars 1969) est à ce sujet éloquent : The Velvet Underground, tout simplement. Le plus loureedien des albums du Velvet laisse la part belle aux ballades folk, très loin (à quelques exceptions près) des excentricités des deux premiers disques. Mais si le premier album est sans doute le plus connu, et qu'on dit souvent que le deuxième a indirectement accouché du punk, il ne faut pas pour autant sous-estimer l'influence de ce troisième opus : on retrouve son héritage chez beaucoup de groupes pop-rock et lo-fi.

L'album perdu[modifier | modifier le code]

En 1969, le Velvet Underground écume les routes d'Amérique du Nord, cherchant ailleurs le succès qu'il ne trouve pas à New York. Lors de plus de 70 concerts, ils se créent une base solide de fans, qui enregistrent régulièrement le groupe grâce à de simples magnétophones. Les bandes ressurgiront des années plus tard en bootlegs, voire sur des disques officiels (1969: The Velvet Underground Live et The Quine Tapes). Mais pendant ce temps, le groupe perd contact avec sa maison de disques, qui, soucieuse de se faire une image de marque irréprochable, en profite pour se débarrasser d'eux.

Le label garde dans ses cartons de nombreux enregistrements qui auraient dû donner naissance à un nouveau disque. Certaines chansons referont surface pour Loaded, le quatrième album studio du groupe, ou encore sur certains des huit premiers albums solos de Lou Reed. Finalement, Verve Records sortira les chansons au milieu des années 1980 sur les compilations VU (qui contient les meilleurs des morceaux inédits) et Another View (les morceaux jugés moins bons et les chutes).

Loaded[modifier | modifier le code]

Abandonnés par leur maison de disques, les membres du Velvet Underground signent pour deux albums avec Atlantic Records qui leur donne une consigne : ils doivent produire des albums « loaded with hits » (« chargés de tubes »).

À cette époque, Lou Reed est fatigué. Après une tournée harassante, sa voix lui fait parfois défaut, et il se dispute régulièrement avec le manager Steve Sesnick, ainsi qu'avec Doug Yule qui lui conteste le leadership au sein du groupe. Ouvertement commercial, Loaded contient quelques-unes des chansons les plus connues du Velvet Underground. Exaspéré par l'attitude de Yule (dont les amis et le frère envahissent le studio, notamment pour remplacer la très enceinte Moe Tucker à la batterie), et sans même attendre la sortie du disque, Reed claque la porte du studio le 23 août 1970 pour entamer une carrière solo.

Désormais seul aux commandes, Yule en profite pour imprimer encore davantage sa patte sur l'album, allant jusqu'à effacer la voix de Lou Reed sur certaines chansons pour y poser la sienne. Le disque sort le mois suivant, et n'est pas la réussite commerciale espérée. Lou Reed jure qu'il en aurait été autrement si on l'avait laissé faire, tandis que Yule affirme qu'il n'a quasiment rien touché après le départ du chanteur.

Squeeze[modifier | modifier le code]

Contre toute attente, les radios américaines s'entichent des singles Sweet Jane et Rock and Roll. Doug Yule, prenant la place de Reed au chant et à la guitare, recrute son vieil ami Walter Powers à la basse, et décide de lancer le groupe à l'assaut des scènes d'Europe. C'est le moment que Sterling Morrison choisit pour quitter à son tour le Velvet Underground, pour se consacrer à l'enseignement. Il est remplacé par le clavier Willie Alexander. Ensemble, ils jouent aux États-Unis, aux Pays-Bas et en Grande-Bretagne. Dans le même temps, plutôt que de leur commander un nouvel album studio, Atlantic Records, échaudé par le départ de Reed, préfère publier un album live, Live At Max's Kansas City, afin d'honorer son contrat de deux disques.

À l'issue de la tournée en Grande-Bretagne, le manager Steve Sesnick renvoie Tucker (la dernière survivante des débuts du Velvet Underground), Powers et Alexander en Amérique, et pousse Yule à enregistrer un cinquième album, pour le label Polydor. Ce qui sera fait, en 1972 : il enregistre Squeeze, avec l'aide de Ian Paice, batteur de Deep Purple, et de quelques anonymes. Mais à la même époque, le « vrai » Velvet Underground est ailleurs : Reed, Cale et Nico, qui ont tous trois entamé des carrières solos, se retrouvent à Londres, puis à Paris, pour deux concerts placés sous le signe des années Velvet.

Si Squeeze est souvent décrié par les fans du Velvet Underground, c'est qu'il n'a plus grand-chose à voir avec les débuts du groupe. Il ne sera d'ailleurs pas réédité, sauf peut-être en France, jusqu'aux années 1980, et uniquement en vinyle. Pourtant, certaines des compositions de Doug Yule trouveraient tout à fait leur place sur un album comme Loaded. Et si Yule hérite souvent du mauvais rôle dans l'histoire de la fin du groupe, il apparait aujourd'hui que le véritable profiteur est plutôt Steve Sesnick, le manager qui a poussé Yule à se produire sous le nom de The Velvet Underground alors même que ce dernier n'aspirait qu'à commencer une carrière solo. D'ailleurs, peu après, lorsque Sesnick le lâchera, Doug Yule mettra immédiatement fin au « groupe ». Jusqu'à sa dernière tournée, en mai 1973, c'est contre son gré qu'il se produira sous le nom du Velvet Underground.

La reformation[modifier | modifier le code]

Lou Reed (2006)

Si les membres du groupe (à l'exception de Moe Tucker) sont longtemps restés en très mauvais terme, les choses semblaient avoir changé au début des années 1990. Reed et Morrison s'étaient rapprochés quelques années plus tôt, et Reed et Cale avaient même composé ensemble un album à l'occasion de la mort d'Andy Warhol. Aussi, en 1992, la reformation du groupe était possible. Seule Nico, décédée quatre ans plus tôt, manquait à l'appel. Nico et… Doug Yule, que Reed et Cale ne désiraient vraisemblablement pas revoir, malgré le désir de Sterling Morrison.

Ensemble, le quatuor donne de nombreux concerts en Europe, et assure notamment la première partie de la tournée européenne de U2. Un live sera enregistré à cette occasion, à Paris : Live MCMXCIII. Il est même question de reformation durable, avec un album studio et un MTV Unplugged à la clé. Mais Reed et Cale se brouillent à nouveau. La mort de Sterling Morrison en 1995 compromet définitivement le projet.

Le destin des membres du groupe[modifier | modifier le code]

  • Lou Reed, qui porte l'héritage majeur du groupe, a poursuivi une carrière solo jusqu'à sa mort, avec des chansons comme Walk on the Wild Side ou Perfect Day. Quasi-inconnu avec le Velvet Underground, il sera considéré en 1973 par un référendum du New Musical Express comme « le chanteur favori des kids ». Il décède le 27 octobre 2013 à l'âge de 71 ans.
  • John Cale a d'abord continué sa carrière au sein d'un groupe, puis en solo. Peut-être moins connus que ceux de Lou Reed, ses nombreux albums ont toutefois reçu, pour beaucoup, un beau succès critique. Il a également composé des musiques de film et a produit des artistes très divers tels Nico, les Stooges, Patti Smith, The Modern Lovers ou encore Alan Stivell.
  • Nico a continué d'exercer ses divers talents de chanteuse et actrice. Elle est décédée à 49 ans, en 1988, des suites d'un accident de vélo à Ibiza, selon certaines sources celle-ci serait décédée des suites d'insolation (« Le rock de A à Z », Albin Michel, paru en 2000).
  • Sterling Morrison a enseigné la littérature médiévale à l'université du Texas, à Austin, avant de devenir capitaine de remorqueur. Il décède en 1995, des suites d'un cancer, à 53 ans.
  • Maureen Tucker, après avoir élevé ses enfants, s'est remise à la musique dans les années 1980, souvent accompagnée par ses anciens compagnons du Velvet.
  • Doug Yule a dirigé le groupe de 1970 à 1973, après le départ de Lou Reed puis des autres membres fondateurs. Il a ensuite joué pour Lou Reed sur l'album Sally Can't Dance, et rejoint le groupe American Flyer. En 1977, il devient ébéniste, ne remontant sur scène qu'à partir de l'an 2000 pour quelques séries de concerts en solo. Alors qu'il était membre du Velvet Underground dès 1968, Doug Yule n'a pourtant pas été invité aux concerts de reformation de 1992, ni à la cérémonie d'intronisation du groupe au Rock'n'Roll Hall of Fame.

L'héritage[modifier | modifier le code]

La carrière discographique du Velvet Underground n'a duré que trois ans, de 1967 à 1970. À cette époque le groupe n'eut que peu de succès, ne vendant que quelques milliers d'exemplaires de chacun de ses albums. Le groupe est pourtant devenu au fil du temps l'objet d'un véritable culte, qui dure encore aujourd'hui. Le Velvet Underground est régulièrement présenté comme le pionnier du punk et du rock indépendant.

L'influence du Velvet Underground sur le mouvement punk, et à travers lui sur le rock moderne, vient en fait davantage de l'attitude des membres du Velvet que de leur musique en elle-même. En continuant d'imposer un son radicalement opposé aux préférences de l'époque, en exerçant jusqu'au bout leur liberté artistique, mais aussi en puisant leurs influences dans le chaos et les côtés sombres de l'être humain, Lou Reed et sa bande ont eu une influence déterminante sur de nombreux artistes protopunks comme Iggy Pop, et sur le mouvement punk dans son ensemble.

Discographie officielle[modifier | modifier le code]

Albums studio[modifier | modifier le code]

Albums live[modifier | modifier le code]

Compilations et inédits[modifier | modifier le code]

  • 1985 : VU (inédits)
  • 1986 : Another View (inédits)
  • 1993 : What Goes On (coffret)
  • 1995 : Peel Slowly and See (coffret)
  • 2001 : Rock & Roll: an Introduction to The Velvet Underground (compilation)
  • 2003 : The Very Best of the Velvet Underground (compilation)
  • 2005 : Gold (compilation)

Singles[modifier | modifier le code]

  • 1966 : All Tomorrow's Parties / I'll Be Your Mirror (Verve)
  • 1967 : Sunday Morning / Femme Fatale (Verve)
  • 1968 : White Light/White Heat / Here She Comes Now (Verve)
  • 1968 : I Heard Her Call My Name / Here She Comes Now (Verve)
  • 1969 : What Goes On / Jesus (MGM)
  • 1971 : Who Loves the Sun / Oh! Sweet Nuthin' (Cotillion)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « the velvet underground » dans l'Encyclopædia Britannica
  2. RS 500 Greatest Albums November 18, 2003.
  3. 13-The Velvet Underground and Nico Rolling Stone, November 1, 2003
  4. Julian Casablancas, "The Velvet Underground" (No. 19), in "The Immortals: The First Fifty", Rolling Stone, No. 946 (April 15, 2004), accessed April 29, 2007.
  5. Notamment repris fin des années 1980 en concert par les britanniques de New Order.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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