San Francisco

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Page d'aide sur les redirections Cet article concerne la ville californienne. Pour les autres significations, voir San Francisco (homonymie).
San Francisco
City and county of San Francisco
Héraldique
Héraldique
Drapeau
Drapeau
De haut en bas, de gauche à droite :Le Golden Gate Bridge, Financial District, des maisons victoriennes, un cable car, Fisherman's Wharf, l'hôtel de ville, Chinatown
De haut en bas, de gauche à droite :
Le Golden Gate Bridge, Financial District, des maisons victoriennes, un cable car, Fisherman's Wharf, l'hôtel de ville, Chinatown
Administration
Pays Drapeau des États-Unis États-Unis
État Californie Californie
Comté Ville et comté de San Francisco
Maire Edwin M. Lee (D)
Code ZIP 94101–94112, 94114–94147, 94150–94170, 94172, 94175, 94177
Code FIPS 06-67000, 06-075
GNIS 277593
Indicatif(s) téléphonique(s) local (locaux) 415
Démographie
Population 837 442 hab. (2013)
Densité 8 316 hab./km2
Population Aire urbaine 4 516 276 hab. (2013)
Géographie
Coordonnées 37° 46′ 45″ N 122° 25′ 09″ O / 37.779276, -122.419232 ()37° 46′ 45″ Nord 122° 25′ 09″ Ouest / 37.779276, -122.419232 ()  
Altitude 16 m (min. : 0 m) (max. : 282 m)
Superficie 10 070 ha = 100,7 km2
· dont terre 121 km2 (120,16 %)
· dont eau -20,3 km2 (-20,16 %)
Fuseau horaire PST (UTC-8)
Divers
Fondation 29 juin 1776
Municipalité depuis 15 avril 1850
Devise « Oro en paz, fierro en guerra »
(« L'or en paix, le fer en guerre »)
Surnom « The City by the Bay » (« La ville sur la baie »), « S.F. », « Fog City », « Frisco », « The City that Knows How », « Baghdad by the Bay », « The Paris of the West »
Localisation
Carte du comté de Ville et comté de San Francisco
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Liens
Site web www.sfgov.org

San Francisco (en anglais [sæn frənˈsɪskoʊ]), officiellement City and County of San Francisco, est une ville des États-Unis située dans l'État de Californie. Son nom est couramment abrégé en SF et la ville est surnommée The City by the Bay[1]. La ville est située à l'extrémité nord de la péninsule de San Francisco, entre l'océan Pacifique à l'ouest et la baie de San Francisco à l'est.

Fondée en 1776, la ville prend réellement son essor lors de la ruée vers l'or et son prolongement, l'embellissement de San Francisco par les millionnaires du Nevada. Puis, elle devient le berceau du jeans avec la fondation de Levi Strauss & Co. À partir de la deuxième partie du XXe siècle, l'industrie des hautes technologies se développe dans la région de la baie. Aujourd'hui San Francisco est la ville la plus densément peuplée des États-Unis après New York. La municipalité-comté[2] de San Francisco compte 805 235 habitants dans ses limites administratives[3] et plus de 7 millions de personnes vivent dans l'aire métropolitaine de La Baie[4], la quatrième métropole des États-Unis par sa population. La partie sud de cette dernière est occupée par la municipalité de San José et la Silicon Valley, premier pôle de hautes technologies des États-Unis qui accueille un nombre important d'entreprises de technologie de pointe de renommée mondiale telles Apple, Adobe Systems, Hewlett-Packard, Google, Intel ou encore Facebook[5]. Dans le domaine universitaire, elle accueille les prestigieuses[6] université Stanford et université de Californie à Berkeley. San Francisco est également le siège de la Wikimedia Foundation dont fait partie le projet Wikipédia. Au nord s'étendent la Napa Valley et la Sonoma Valley, renommées pour leur viticulture.

Troisième destination touristique des États-Unis[7], la ville est célèbre pour le pont du Golden Gate, l'île et ancienne prison d'Alcatraz, Fisherman's Wharf, la Transamerica Pyramid, la Coit Tower, ses maisons victoriennes, ses cable cars ainsi que ses nombreuses collines découpées de rues en pente. Haut lieu de la contre-culture, ville de tolérance et d'émancipation des minorités, San Francisco est également connue pour son Chinatown, ses quartiers homosexuels et hippie. Elle représente un foyer culturel, économique et touristique majeur aux États-Unis et accueille chaque année plusieurs événements d'ampleur mondiale[8] mais vibre également au rythme des festivités animées par les différentes communautés locales[9]. Dans le domaine sportif, les 49ers au football américain, les Giants au baseball et les Warriors au basket-ball sont les équipes phares de la ville.

Histoire[modifier | modifier le code]

La période précolombienne[modifier | modifier le code]

Les plus anciennes traces d'occupation humaine sur le territoire de la ville actuelle remontent à environ 3 000 ans avant J.-C.[10]. Les premiers habitants connus de la région de la baie de San Francisco sont les Amérindiens Ohlones (terme indien signifiant « le peuple de l'ouest »).

Après l'arrivée des Européens[modifier | modifier le code]

Le navigateur anglais Francis Drake longe la côte californienne en 1579, mais il n'entre pas dans la baie de San Francisco. Les Espagnols sont les premiers Européens à explorer et à coloniser la région, en faisant un établissement renforçant leur domination sur l'océan Pacifique, le « lac espagnol », avec leurs possessions philippines et américaines notamment.

San Francisco représentait ainsi l’extrémité de plus ou moins continu d'implantations militaires et religieuses destinées à assurer physiquement la souveraineté espagnole et peut-être française sur ce vaste territoire. L'expédition de don Gaspar de Portolà arriva le 2 novembre 1769, dans la baie de San Francisco[11].

Le 17 septembre 1776, les Espagnols fondent un presidio et le 9 octobre la mission nouvellement construite est dédiée au patron des missionnaires : San Francisco de Asís (saint François d'Assise). Comme le reste de la Californie, San Francisco passe sous la souveraineté mexicaine en 1821. Ce n'est cependant qu'en 1836 que sont installées les premières habitations d'un village sur le bord de la baie, en un endroit appelé Yerba Buena (« la bonne herbe »), par référence à la menthe qui pousse sur les collines environnantes. La ville fut ensuite prise par les Américains en 1846 et perdue en 1848 lorsqu'ils gagnèrent la guerre faite au Mexique pour agrandir leur territoire. Cette année-là le Mexique perdit également toute la Californie ainsi que les États actuels de l'Arizona, du Colorado, du Nevada, du Nouveau-Mexique et de l'Utah.

La ruée vers l'or[modifier | modifier le code]

Logo original de Levi Strauss & Co.

La ville ne prend son essor qu'avec la ruée vers l'or de 1848-1849, accueillant les émigrants à la recherche du précieux minerai. Elle est le terminus du premier chemin de fer transcontinental. Les aventuriers du monde entier sont attirés par ce pays de l'or où l'on arrive par la porte dorée (Golden Gate). Quelques années plus tard, la découverte de gisements d'argent dans la Sierra Nevada accélère le développement de l'agglomération.

En 1847, Levi Strauss s'installe à San Francisco et crée les premiers jeans qui remportent un grand succès auprès des prospecteurs et des chercheurs d'or. Pendant la guerre, les usines Levi Strauss & Co. fournissent l'armée américaine en jeans.

San Francisco compte 70 000 habitants dès 1862. La capitale de l'État se couvre de bâtiments superbes et de sociétés modernes pour l'époque. Les actions de centaines de compagnies minières du Comstock Lode s'échangent à la Bourse de San Francisco, produisant plusieurs millionnaires qui animent la vie politique et culturelle : James Graham Fair, John William Mackay, James C. Flood et leur Banque du Nevada, Adolph Heinrich Joseph Sutro, William Sharon et sa Bank of California ou encore John P. Jones et Alvinza Hayward. Ils ont fait construire le Palace Hotel, le Théâtre de Californie, le Hayward Park, le Kohl Building et le palais du James C. Flood Mansion.

C'est également dans la deuxième moitié du XIXe siècle que la diaspora chinoise commença à s'installer à San Francisco ; ils surnommaient alors la Californie la « montagne dorée ». Les émigrés fuyaient les conséquences des guerres de l'opium et ont prospéré dans la restauration, le commerce, la pêche et la blanchisserie : San Francisco était alors une ville d'hommes (mineurs, aventuriers) qui avait besoin de laveries. Les Chinois constituèrent des sociétés secrètes pour régler leurs différends. Le quartier chinois n'avait pas bonne réputation. Dans certains bars, on avait aménagé une porte étroite pour retarder l'avance des policiers. Au début du XXe siècle, des Juifs issus de la bourgeoisie allemande s'installent à San Francisco. À partir de 1896, San Francisco devient le principal port de départ pour ruée vers l'or du Klondike, immortalisée par Jack London dans L'Appel de la forêt. San Francisco fut également la ville de Joshua Norton, empereur autoproclamé des États-Unis.

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Séisme de 1906 à San Francisco.

En 1906, elle subit un tremblement de terre et une grande partie de la ville est détruite par un gigantesque incendie déclenché à la suite du séisme. Il fallut trois jours pour circonscrire le sinistre. La ville fut ensuite rapidement reconstruite, notamment grâce à l'afflux d'une main-d'œuvre étrangère venue d'Europe et d'Asie.

Panorama de San Francisco après le séisme de 1906

En 1915, l'Exposition internationale de San Francisco attire 19 millions de visiteurs[12]. Pendant la Grande Dépression, la ville est affectée par l'agitation sociale : la grève des dockers (en) devint générale le 16 juillet 1934 suite au « Jeudi sanglant » (deux dockers tués par les policiers) le 5 juillet[13] mais finit par échouer[14]. Les travaux du Golden Gate Bridge débutèrent le 5 janvier 1933[15], sous les auspices du Public Works Administration (PWA) puis à partir de 1935 du Work Projects Administration (WPA), programmes lancés à l’initiative du président Franklin Delano Roosevelt dans le cadre de sa politique de grands travaux. Il s’agissait de créer des emplois dans les travaux publics, payés par les fonds fédéraux afin de réduire le chômage. L'Exposition internationale du Golden Gate a lieu en 1939 et 1940 sur l'île artificielle de Treasure Island fraîchement construite. La Seconde Guerre mondiale voit le développement des industries militaires en Californie : le port de San Francisco sert de point de départ des troupes pour les batailles du Pacifique contre l'Empire japonais[16].

Après la Seconde Guerre mondiale, une première conférence de la paix se réunit à San Francisco. Elle aboutit le 26 juin 1945 à la signature de la charte de l'ONU par cinquante pays. En 1951, la deuxième « Conférence de la paix » s'y est tenue, et a débouché sur le traité de San Francisco. Ce traité entre en application le 28 avril 1952 et met fin à la période d'occupation (1945-1952 au Japon). La révolution industrielle de la deuxième moitié du XXe siècle transforme l'économie de la région : le développement de la Silicon Valley, au sud de la ville, donne une image dynamique et moderne de cette région de la Californie. La ville constitue la « dernière frontière », la cité américaine la plus à l'ouest.

Ville d'ouverture[modifier | modifier le code]

« If you're going to San Francisco,
be sure to wear some flowers in your hair...
If you're going to San Francisco,
Summertime will be a love-in there. »

Extrait de San Francisco (Be Sure to Wear Flowers in Your Hair) interpretée par Scott McKenzie lors du Summer of Love

San Francisco est, de par sa tradition de tolérance, souvent à l'avant-garde de l'émancipation des minorités et des droits civiques. Le programme « Free Breakfast for Children Program », du mouvement révolutionnaire afro-américain Black Panthers, est parti de San Francisco. La ville fut également dans les années 1960-1970 un foyer important de la contreculture hippie, du psychédélisme et du Flower Power. Elle fut le berceau du mouvement Beatnik. San Francisco est également devenue une ville emblématique de la cause homosexuelle, notamment dans les années 1970, avec l'activisme politique d'Harvey Milk, assassiné en 1978 avec le maire George Moscone. Depuis les années 1980, la ville est à la pointe dans le domaine de la mutation écologique et de la lutte contre le changement climatique[17]. Aujourd'hui, la concentration d'entreprises de dimension internationale contribue à attirer des « cerveaux » du monde entier.

Géographie[modifier | modifier le code]

Image satellite de San Francisco.
Telegraph Hill (San Francisco),l'une des nombreuses collines de San Francisco avec la Coit Tower.
Plan de San Francisco.

San Francisco se trouve sur la côte Ouest des États-Unis dans l'État de Californie. La ville se situe sur l'extrémité nord de la péninsule de San Francisco. Elle est entourée à l’est par les eaux de la baie de San Francisco, au nord par le détroit du Golden Gate et à l’ouest par l’océan Pacifique. Plusieurs ponts relient la ville aux rives de la baie : les plus célèbres sont le Golden Gate Bridge (au nord-ouest) et le Bay Bridge, qui relie San Francisco à Oakland vers l’est.

Plusieurs îles majestueuses et cocasses appartiennent à la commune de San Francisco (île d'Alcatraz, Treasure Island, Yerba Buena Island), de même que de petits secteurs d'Angel Island et Red Rock Island, près du pont Richmond-San Rafael. Les îles Farallon, situées dans l'océan Pacifique à 43 km au nord-ouest de la côte, dépendent administrativement de la municipalité, mais ne sont pas habitées et servent de réserve naturelle.

La commune de San Francisco s’inscrit grossièrement dans un carré d’environ 11 km de côté, mais elle est en fait légèrement plus petite. D'après le Bureau du recensement américain, la ville s'étend sur 600,4 km², dont 120,9 km² de terre et 479,7 km² de surface aquatique. Les eaux occupent donc 79,869 % de la surface totale.

San Francisco est célèbre pour les plus de 50 collines situées à l'intérieur des limites de la commune[18]. Une « colline » san-franciscaine est définie par une altitude de plus de 30 mètres. Certaines d'entre elles correspondent à un quartier, comme Nob Hill, Pacific Heights, Russian Hill ou Telegraph Hill ; d'autres sont des jardins publics ou des parcs comme ceux de central park (à new york) Twin Peaks, Mont Sutro, Mont Davidson et Buena Vista.

Une série de collines moins densément peuplées couvrent le centre géographique de la ville. Le Mont Sutro domine cette zone surmontée de la Sutro Tower, une tour de transmission rouge et blanche imposante bien connue des San-Franciscains. À proximité se trouvent les Twin Peaks, deux collines tout aussi populaires, formant l'un des plus hauts points de la ville. À environ un kilomètre et demi au sud de là se dresse le point culminant de San Francisco, Mont Davidson, à 282 mètres d'altitude[18]. Une croix de 31,4 mètres de haut y fut dressée en 1934.

San Francisco se trouve à proximité des failles de San Andreas, qui traverse la « région de La Baie » du nord au sud, et de Hayward, ce qui explique la fréquence des séismes dans la région. Les deux principaux tremblements de terre ayant touché la ville sont ceux de 1906 et de 1989 (7,1 sur l'échelle ouverte de Richter). Les normes parasismiques ont limité les dégâts et le nombre des victimes de ce dernier.

La péninsule de San Francisco est le résultat de l'affrontement de deux plaques tectoniques : la plaque pacifique et la plaque nord-américaine. Les roches qui composent les fondations géologiques de la ville se sont formées à la marge d'une zone de subduction entre 200 millions et 100 millions d'années avant notre ère[19]. Pendant cette période, les roches du manteau ont été métamorphisées et ont subi d'importantes transformations physiques. Ce substrat rocheux a ensuite été recouvert par des sédiments lorsque le niveau de la mer s'est élevé. La géologie de San Francisco est complexe[20]. Les terrains superficiels sont dominés par des couches sédimentaires, sauf au centre : ils se sont formés il y a quelques milliers d'années et recouvrent un substrat rocheux plus profond. Au nord et le long de la côte Pacifique se trouvent des sables du quaternaire. Le quartier de Mission District est construit sur des alluvions datant du pléistocène. Les quartiers sud-ouest reposent sur des couches de boue de la fin de l'holocène. Les collines du centre (Twin Peaks, Forest Hill, Diamond Heights) sont composées de roches de natures diverses : le complexe franciscain de silex (Franciscan Complex chert) a été formé à la fin du crétacé ou au début du jurassique. Mais on trouve également des roches volcaniques et métamorphiques datant de la même époque. Les secteurs de Potrero Hill et Bayview comprennent des couches de serpentinite, une roche métamorphique du Jurassique.

Des quartiers entiers de la ville reposent sur des remblais (de type polder, composés de boue, sable et des débris de précédents tremblements de terre) et d'autres terres créées artificiellement le long de la baie lorsque l'espace vint à manquer. Ce type de terrain devient extrêmement instable lors d'un séisme, et la liquéfaction qui en résulte cause des dégâts considérables aux structures qui y sont bâties, comme on put le constater dans le quartier de la Marina lors du séisme de Loma Prieta en 1989. Treasure Island est certainement l'exemple le plus spectaculaire de quartier construit sur de tels remblais. Bâtie à partir de matériaux directement creusés dans la baie et résultant du perçage du tunnel de Yerba Buena Island lors de la construction du Bay Bridge, cette île fut le site de l'Exposition internationale du Golden Gate en 1939 et 1940. Elle devait également accueillir l'aéroport municipal de San Francisco, mais devint une base navale au début de la Seconde Guerre mondiale. En 1997, Treasure Island fut rendue à San Francisco, de laquelle elle offre une vue unique sur la ville.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de San Francisco est de type méditerranéen. À l'arrière-plan, le Golden Gate Bridge.
Graphique climatique de San Francisco.
Le fameux brouillard san franciscan au-dessus du centre-ville.

Le climat de San Francisco est de type méditerranéen, avec des caractères propres et bien marqués : les spécialistes le rangent dans le type californien[21]. La moyenne des précipitations annuelles s'élève à 507,2 mm, dont 85 % tombent de novembre à mars. Ce total des pluies et la période de sécheresse estivale font qu'il est considéré comme un climat méditerranéen. L'amplitude thermique est modérée et la moyenne annuelle des températures plutôt tiède. Les températures maximales moyennes oscillent l'été entre 15 à 24 °C, et l'hiver entre 10 et 15 °C pendant la journée, mais peuvent tomber à 5 °C la nuit. Le climat de San Francisco est très comparable à celui que l'on trouve sur la côte atlantique du Maroc ou encore au centre du Chili[21].

Les hivers sont pluvieux et doux. Le gel est quasi-inexistant et la neige reste un phénomène peu fréquent. En janvier, les températures matinales minimales avoisinent 8 °C, et l'après-midi 14 °C. Les étés sont généralement brumeux mais secs et la canicule est extrêmement rare. En septembre, pendant l'été indien de San Francisco, la température minimale moyenne est de 13 °C, et les maximales tournent autour de 22 °C. Septembre et octobre sont les mois les plus chauds de l'année.

La situation de San Francisco explique l'originalité de son climat : la ville se trouve à la même latitude que Palerme en Sicile, mais sa position sur le littoral du Pacifique lui donne des caractéristiques particulières. Le courant froid de Californie apporte des perturbations chargées de pluies en hiver. Ainsi, les eaux de l'océan Pacifique, qui bordent la côte occidentale de la ville, sont rafraîchies tout au long de l'année, et avoisinent 10 °C. Les surfeurs se protègent toute l'année avec des combinaisons, même l'été, où l'eau est à sa surface souvent encore plus fraîche que l'hiver en raison du courant maritime sud-ouest qui l'été provoque la remontée d'eaux froides à la surface. Ensuite, l'association du courant froid et de la chaleur de la Californie intérieure est responsable des nappes de brouillard caractéristiques qui se forment dans certains quartiers de la ville et au-dessus des eaux de la Baie pendant l'été et au début de l'automne. Ces brumes peuvent couvrir l'agglomération jusqu’à 80 km à l'intérieur des terres. De ce fait, les températures estivales à San Francisco sont généralement beaucoup plus basses que dans d'autres endroits de la Californie, notamment la vallée centrale, où la chaleur peut atteindre 45 °C. Le brouillard est moins prononcé à la fin du printemps et pendant les mois de septembre et octobre, qui sont considérés comme les véritables mois d'été à San Francisco. Il dure une centaine de jours dans l'a]][21]. Cette fraicheur estivale est sans doute à l'origine d'une légende urbaine selon laquelle Mark Twain aurait écrit « The coldest winter I ever spent was a summer in San Francisco »[22].

La combinaison de l'eau froide océanique et des chaleurs intenses de l'intérieur de la Californie est à l'origine du brouillard caractéristique qui peut couvrir la moitié occidentale de la ville pendant parfois toute la journée en été et au début de l'automne. Le brouillard est moins prononcé dans les quartiers à l'est, à la fin du printemps, et pendant les mois de septembre et d'octobre.

Le relief prononcé et les influences maritimes sont à l'origine d'une multitude de micro-climats qui coexistent au sein même de la ville, et sont généralement plus marqués l'été que l'hiver. Les collines les plus hautes, dans le centre géographique de la ville, sont responsables pour une variation de l'ordre de 20 % dans les précipitations annuelles enregistrées dans différents endroits de la ville. Les collines protègent les quartiers situés sur leur côte est des conditions brumeuses et fraiches qui affectent les quartiers du Sunset ou de Richmond. À l'inverse, les quartiers les plus ensoleillés sont SoMa, Bayview, Mission et Noe Valley.

Relevé météorologique de San Francisco (Californie), normales 1981-2010
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 7,9 8,9 9,5 9,9 10,8 11,8 12,6 13,1 13,2 12,4 10,4 8,2 10,7
Température moyenne (°C) 11,2 12,6 13,3 13,9 14,7 15,8 16,3 16,9 17,5 16,8 14,1 11,4 14,6
Température maximale moyenne (°C) 14,4 16,2 17,2 17,9 18,6 19,9 20 20,8 21,8 21,3 17,9 14,6 18,4
Record de froid (°C) −2 −1 1 4 6 8 8 8 8 6 3 −3 −1
Record de chaleur (°C) 26 27 30 34 38 39 39 37 38 39 30 24 39
Ensoleillement (h) 185,9 207,7 269,1 309,3 325,1 311,4 313,3 287,4 271,4 247,1 173,4 160,6 3 061,7
Précipitations (mm) 114,3 113 82,6 37,1 17,8 4,1 0 1,5 5,3 28,4 80,3 115,8 600,2
Source : NOAA[23]

Quartiers[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Quartiers de San Francisco.
Vue aérienne de San Francisco.

San Francisco possède un Japantown et un Chinatown, et tous deux sont parmi les quartiers de ce type les plus vieux des États-Unis. La ville comprend aussi une population vietnamienne importante dans le quartier du Tenderloin et une concentration de Philippins dans les quartiers de Crocker-Amazon et South of Market (SOMA), une communauté italo-américaine historique dans North Beach, un modeste quartier français parfois appelé Little France dans le Financial District, et des communautés d'origine irlandaises, chinoises et russes dans le Richmond District.

Le quartier de Mission est le plus ancien quartier de la ville — il a été construit autour de la Mission Dolores, fondée en 1776 par les missionnaires espagnols. La communauté hispanique y est prédominante, mais l'endroit est en cours de gentrification. Russian Hill est un quartier résidentiel connu notamment pour le tronçon sinueux de Lombard Street qui le traverse. Haight-Ashbury a été l'épicentre de la contre-culture hippie des années 1960, et le quartier du Castro est réputé pour sa forte concentration d'homosexuels. Il existe aussi d'autres quartiers où la communauté gay et lesbienne est particulièrement présente, notamment Noe Valley, Diamond Heights, Bernal Heights, Potrero Hill, Haight-Ashbury, Hayes Valley, Twin Peaks et SOMA.

Mission Dolores, San Francisco

San Francisco est célèbre pour ses nombreuses demeures victoriennes, dont les plus connues sont certainement l'alignement des painted ladies d'Alamo Square. Les cable cars, les fameux tramways à traction par câble, mis en service en 1873, sont l'un des symboles de la ville et il est toujours possible de les emprunter pour monter ou descendre Nob Hill ou Russian Hill. Coit Tower, qui trône sur Telegraph Hill, est également un monument instantanément reconnaissable de San Francisco.

L'expansion démographique actuelle se concentre dans l'est et le sud de la ville. Le quartier de SOMA a été l'un des épicentres du dotcom boom de la fin des années 1990, et subit actuellement un renouveau immobilier et économique. La commission d'urbanisme de la ville a proposé une transformation du quartier autour du terminal de bus situé dans SOMA, qui consisterait notamment en un trio de gratte-ciel dont le plus haut culminerait à 350 mètres[24]. Le quartier récent de Mission Bay, à l'extrémité orientale de SOMA, est en cours de réaménagement, et compte le stade de baseball AT&T Park et une annexe de l'école médicale de l'Université de Californie à San Francisco.

Les quartiers de Bayview et Excelsior, dans le sud-est de la ville, comptent une population pauvre et majoritairement afro-américaine. Les récents efforts de la municipalité pour y réduire le taux de criminalité n'ont eu guère de succès.

Parcs, jardins publics et plages[modifier | modifier le code]

Le plus connu et le plus grand des espaces verts de San Francisco est le Golden Gate Park, s'étendant du centre jusqu'à la côte pacifique ouest de la ville. Ce parc compte plus de 70 hectares de plus que le Central Park de New York, mais qui reste moins étendu que Griffith Park à Los Angeles. Autrefois recouvert d'herbacées indigènes et de dunes, le parc a été créé dans les années 1860 en y plantant des milliers d'arbres et plantes importés. Ce vaste parc est riche de points d'intérêts naturels et culturels tels que le Conservatory of Flowers, Japanese Tea Garden et le Jardin botanique de San Francisco.

La base militaire désaffectée du parc du Presidio

Au sud du Golden Gate se trouve un autre parc célèbre, la base militaire désaffectée du Presidio. Ce dernier fait partie de la Golden Gate National Recreation Area (GGNRA), qui inclut l'île d'Alcatraz et de nombreuses autres aires protégées. Ce parc national américain est l'un des plus visités parmi l'ensemble des parcs gérés par l'agence fédérale National Park Service avec plus de 13 millions de visiteurs chaque année[25]. Dans le parc du Presidio se situe aussi Crissy Field, un ancien terrain d'aviation dont on a réapproprié l'écosystème de Marais maritime autrefois présent. la GGNRA gère aussi Fort Funston, Lands End, Fort Mason, et Alcatraz. De son côté, le National Park Service gère le San Francisco Maritime National Historical Park, une flotte de navires historiques ainsi que la propriété maritime autour de l'Aquatic Park.

Buena Vista Park, situé dans le quartier de Haight-Ashbury, est le plus ancien jardin public de la ville, créé en 1867. Non loin de là, Alamo Square est célèbre pour ses vues sur la ville et sa rangée de demeures victoriennes surnommées les Painted Ladies. Un important lac d'eau douce, Lake Merced, s'étend dans le sud-ouest de la ville près de l'Université d'État de San Francisco et Fort Funston. Il est entouré d'un vaste espace vert et se trouve près du zoo de San Francisco qui abrite plus de 250 espèces, dont beaucoup d'entre elles sont considérées comme des espèces menacées[26].

Finalement, on compte plus de 200 parcs différents dans la ville.

Parmi les autres points d'intérêts de la ville, on peut compter Baker Beach, une plage faisant partie du Presidio, ainsi que Ocean Beach, autre plage qui longe la côte ouest de San Francisco et souvent fréquentée par une communauté dynamique de surfeurs. Mais ces plages sont réputées dangereuses pour les nageurs à cause de leurs eaux froides et leurs courants qui se révèlent régulièrement fatals aux surfeurs ou baigneurs imprudents.

Population[modifier | modifier le code]

Ville de San Francisco
Population par année[27]
Année Habitants
1860 56 802
1870 149 473
1880 233 959
1890 298 997
1900 342 782
1910 416 912
1920 506 676
1930 634 394
Année Habitants
1940 634 536
1950 775 357
1960 740 316
1970 715 674
1980 678 974
1990 723 959
2000 776 733
2010 805 235

Au recensement de 2010, San Francisco comptait 805 235 habitants[28], 345 811 foyers et 151 029 familles. La municipalité, dont les limites correspondent à celles du comté de San Francisco, est la quatrième de Californie en nombre d'habitants, derrière Los Angeles, San Diego et San José. Cependant, l'agglomération de San José-San Francisco-Oakland[29], qui regroupe plusieurs municipalités autour de la baie, rassemble près de 7 millions d'habitants. Cette aire urbaine se classe au 40e rang mondial et au 6e rang pour les États-Unis.

Avec près de 6 632 habitants par kilomètre carré, San Francisco est la seconde grande ville américaine en termes de densité de population après New York. En 2000, le comté de San Francisco occupait la cinquième place en tant que comté américain[30].

D'après le recensement de 2010, la composition ethnique de la ville reflétait son caractère multiethnique : 48,5 % se déclarent blancs, 33,3 % d'origine asiatique, 6,1 % afro-américains, 4,7 % métis et 0,5 % amérindiens, alaskiens ou hawaïens[31]. En outre, 15,1 % de la population se définit comme hispanique.

On remarque que la proportion d'origine asiatique est la plus élevée d'Amérique du Nord ; cette minorité est plus nombreuse que celle des Afro-Américains, qui ne cesse de reculer[32] : plus de 19 % des San-Franciscains sont d'origine chinoise, et le Chinatown est le plus peuplé des États-Unis après celui de New York. Les autres quartiers à forte concentration asiatique sont Sunset, Richmond et Visitacion Valley[33]. Les principaux quartiers afro-américains sont Bayview et Hunter's Point, dans lesquels les Noirs représentent plus de 40 % de la population[34]. La part des Hispaniques est la plus élevée à Mission District, Ingleside, Excelsior et Crocker Amazon[34]. 8,8 % des San Franciscains revendiquent une origine irlandaise, 7,7 % une origine allemande, et 6,1 % des racines anglo-saxonnes.

San Francisco est réputée pour accueillir la part la plus importante de parents homosexuels du pays, ainsi que celle des célibataires gays. Les hommes homosexuels sont plus nombreux que la population lesbienne, qui se concentre davantage dans les banlieues de l'est de la baie[35]. D'après une étude de William McFarland pour les services de santé publique de la ville, un homme sur cinq à San Francisco est gay, et un peu plus d'un homosexuel san-franciscain sur 4 est infecté par le VIH[36].

Pyramide des âges dans le comté de San Francisco. Données Census 2000.

Parmi les 345 811 foyers recensés en 2010, 16,8 % comptaient un ou des enfants de moins de 18 ans, 33 % étaient des couples mariés vivant ensemble, 8,2 % avaient un chef de famille féminin sans mari, et 55,3 % étaient des foyers non familiaux. 40,1 % des foyers étaient un individu vivant seul. Le nombre de personnes par foyer était de 2,31 en moyenne, et la famille moyenne comptait 3,22 membres. San Francisco est la grande ville américaine comptant la proportion la plus faible d'enfants parmi sa population. Cela peut s'expliquer par le niveau élevé des loyers et par le fait que de nombreuses familles préfèrent habiter les banlieues pavillonnaires qui s'étendent en dehors des limites de la municipalité.

Population des 10 villes de Californie les plus peuplées (2004)[37]

Répartition des groupes ethniques par quartier
Blancs
Asiatiques
Hispaniques
Afro-Américains

Administration municipale et vie politique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des maires de San Francisco.
L'Hôtel de ville de San Francisco, dans le Civic Center

San Francisco dispose d'un gouvernement consolidé ville-comté depuis 1856. La ville fait ainsi partie des 58 comtés de Californie tout en étant une municipalité. Ce statut fait que la ville est administrée par une structure particulière : le maire est également le chef de l'exécutif du comté et le conseil du comté (Board of Supervisors) officie en tant que conseil municipal.

Depuis 1900, le maire de San Francisco et les conseillers municipaux sont élus par l'ensemble des électeurs de la municipalité ; avant cette date, le maire était désigné par le conseil de la ville[38].

Les San-Franciscains se considèrent souvent comme les plus libéraux des démocrates américains, donc plus tolérants et progressistes[réf. nécessaire].

En 1989, la municipalité a voté une ordonnance dite « sanctuaire » qui implique la non-coopération avec les autorités de contrôle de l'immigration[39]. En 2007, elle a décidé d'octroyer des papiers d'identité à toute personne pouvant prouver un lieu de résidence, y compris aux immigrés clandestins[39]. Au printemps 2008, la ville a lancé une campagne d'information pour les immigrés clandestins, diffusée sur des brochures et à la radio en plusieurs langues, afin de leur faire savoir qu'ils ne seront pas dénoncés par les services municipaux (hôpitaux, écoles, police) aux services fédéraux de l'immigration[39].

La municipalité mène une politique environnementale ambitieuse. Elle a interdit les sacs plastiques[40] et 69 % des déchets y sont recyclés[40] à la fin des années 2000[Note 1]. En 2014, ce taux est supérieur à 80 %, et les bouteilles d'eau en plastique sont également interdites à la vente dans l'espace public[41]. En 2005, la Journée mondiale de l'environnement eut lieu à San Francisco autour du thème « Des villes vertes, un plan pour la planète[42] ! »

Le budget municipal pour l'année fiscale 2011-2012 était de 6,83 milliards de dollars[43]. La municipalité emploie environ 27 000 personnes[44].

Le 20 novembre 2012, la ville vote un décret interdisant le nudisme dans les rues, et qui devrait entrer en vigueur en février 2013[45].

Économie[modifier | modifier le code]

Le quartier des affaires de San Francisco vu d'Alcatraz
Union Square et le centre commercial Macy's

Dans le passé, San Francisco a tiré sa prospérité de l'exploitation de l'or, de l'argent et du pétrole. Pendant la Seconde Guerre mondiale, avec les opérations militaires dans l'océan Pacifique contre le Japon, la base navale de San Francisco fournit des milliers d'emplois directs et indirects. Dans les années 1960, les activités portuaires déclinent. C'est le port d'Oakland qui prend alors le relais. Les PME sont une force majeure dans l'économie de San Francisco, puisque d'après la Chambre de Commerce de la ville, près de 90 % des entreprises san-franciscaines comptent moins de 100 salariés.

San Francisco est l'une des rares villes américaines à imposer son propre salaire minimum, prenant précédent sur celui de l'état, qu'il dépasse. En novembre 2006, les électeurs san-franciscains ont également approuvé une mesure qui instaurerait des congés maladie obligatoires pour les employeurs de la ville, à la hauteur d'une heure maladie par 30 heures travaillées.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Le tourisme est l'activité économique principale de San Francisco, qui compte parmi les dix principales destinations américaines. San Francisco est la 5e ville américaine qui attire le plus de touristes étrangers[46]. Fisherman's Wharf est la troisième attraction touristique des États-Unis[47]. D'après The Economist, la ville a été visitée en 2004 par quelque 15 millions de touristes, rapportant 6,7 milliards de dollars[48]. San Francisco a reçu 15,8 millions de touristes en 2006. Ceux-ci ont engendré des revenus de 7,8 milliards de dollars[49]. Les touristes français privilégient les grandes villes américaines : ainsi, sur les 20 premières destinations touristiques des Français, cinq sont américaines. La première est New York, la cinquième San Francisco et la huitième Las Vegas[50].

Grâce à ses infrastructures (Moscone Center), la ville se classe dans les dix premières places pour les conventions et les conférences en Amérique du Nord[51].

Finances et banques[modifier | modifier le code]

L'héritage de la ruée vers l'or a fait de San Francisco le centre financier et bancaire principal de la côte pacifique. Montgomery Street dans le centre financier est souvent considéré comme le « Wall Street de l'ouest ». Il est le siège du 12e district de la Réserve fédérale et des institutions Wells Fargo Charles Schwab Corporation et Visa. De nombreuses autres banques, institutions financières et sociétés de capital risque y ont élu domicile afin de pouvoir y faire affaires avec les firmes de Silicon Valley. Bank of America a été fondée à San Francisco dans les années 1960 et son siège social occupe l'immeuble du 555 California Street. Avec plus de 30 institutions financières internationales[52], sept sociétés classées au Fortune 500[53], San Francisco est considérée comme l'une des dix villes mondiales[54]. La ville se place au 18e rang mondial des villes les plus riches et au 15e rang mondial des places financières, selon le Global Financial Centres Index[55],[56].

Haute technologie[modifier | modifier le code]

Au cours des dernières années, San Francisco s'est progressivement imposée comme un pôle de compétence dans les secteurs des biotechnologies et de la biomédecine et l'informatique. En mai 2005, San Francisco a été choisie pour héberger le siège du programme de recherche californien de cellules souches. Le plus gros de ces industries se concentre dans le quartier de Mission Bay, dans le sud-est de la ville. Le CBD abrite plusieurs sièges sociaux : McKesson, une entreprise de médicaments, qui se classait au 15e rang des entreprises mondiales par le chiffre d'affaires en 2009[57] ; Pacific Gas and Electric Company dans le secteur de l'électricité et du gaz ; la chaîne de magasins de vêtements Gap. Plus récemment dans le secteur informatique, la société Twitter Inc. a implanté son siège social au cœur de la ville. De nombreuses autres startups ont suivi le mouvement comme la société Square, Inc. Les quartiers de SOMA et de Mission hébergent aujourd'hui de nombreux incubateurs de startups et la ville cherche à attirer les talents de la Silicon Valley par des mesures fiscales incitatives.

Transports[modifier | modifier le code]

Réseau routier[modifier | modifier le code]

Le Golden Gate Bridge

En raison des contraintes géographiques (collines, site de péninsule) et de l'opposition des San-Franciscains à la construction d'autoroutes urbaines à la fin des années 1950[58], San Francisco est l'une des rares métropoles américaines à avoir des artères urbaines plutôt que de nombreuses voies express. Le Bay Bridge, dont une partie est en cours de rénovation, est l'unique axe routier rejoignant directement San Francisco à l'est de la baie via Treasure Island. De la même façon, le célèbre Golden Gate Bridge, rejoint San Francisco au comté de Marin, au nord de la baie.

Les axes routiers principaux dans San Francisco sont l'Interstate 80, qui commence sur le Bay Bridge et continue vers l'est, l'U.S. Route 101, qui prolonge l'Interstate 80 vers le sud vers Silicon Valley. Dans sa direction nord, l'US 101 se confond avec deux des artères principales de la ville, Van Ness Avenue et Lombard Street pour ensuite suivre le Golden Gate Bridge et traverser le comté de Marin. L'Interstate 280 commence dans South of Market vers l'ouest et bifurque ensuite vers le sud vers Silicon Valley et la Highway 1 et via Park Presidio Boulevard à travers l'ouest de la ville. Après le séisme de 1989, les autorités municipales ont décidé de détruire l' Embarcadero Freeway ainsi qu'une partie de la Central Freeway et de les convertir en boulevards urbains[58].

La California State Route 35 qui traverse la majeure partie de la péninsule de San Francisco le long des Santa Cruz Mountains, entre dans la ville par le sud avec le Skyline Boulevard et se termine à son intersection avec la Highway 1. La California State Route 82 arrive à San Francisco par le sud avec Mission Street, suit la route historique du Camino Real et se termine à la jonction avec l'autoroute 280. Le terminus occidental de la route historique Lincoln Highway se trouve dans le Lincoln Park. Les principales artères est-ouest sont le Geary Boulevard, le Lincoln Way, la Fell Street, Portola Drive et Market Street.

Transports publics[modifier | modifier le code]

Le câble car montant Hyde Street. Alcatraz et la Baie de San Francisco à l'arrière-plan

San Francisco a probablement le réseau de transport public le plus dense sur la côte occidentale des États-Unis. C'est aussi l'un des réseaux les plus utilisés, puisque 32 % des San-Franciscains l'empruntent quotidiennement, ce qui classe la ville au premier rang de la Côte Ouest et au troisième rang des États-Unis[59]. Le réseau de transport public municipal, Muni, est géré par la ville. Il comprend le réseau de tramways de la ville (notamment en métro léger), y compris les 'cable cars' si appréciés des touristes, et un réseau de bus et trolleybus[60]. Muni est le septième plus grand réseau de transport public des États-Unis avec 210 848 310 voyages en 2006[61]. L'ensemble de la région est desservie par un réseau ferroviaire express, BART (Bay Area Rapid Transit), inauguré en 1974, qui relie San Francisco à l'est de la baie par un tunnel (le Transbay Tube) et au nord du comté de San Mateo, où se situe notamment l'aéroport international de San Francisco[60]. Caltrain est une ligne ferroviaire dont le terminus san-franciscain est dans le quartier de SOMA. La ligne, qui relie San Francisco à la ville de Gilroy, via San José[60], suit plus ou moins en parallèle l'avenue El Camino Real, et dessert de nombreuses gares le long de la péninsule de San Francisco. Il existe plusieurs lignes régionales de cars dont le terminus est le Transbay Terminal. La compagnie ferroviaire Amtrak propose une navette en bus entre San Francisco et la gare d'Emeryville, située de l'autre côté de la baie[62]. Un projet de train à grande vitesse, accepté par les Californiens lors du référendum du 6 novembre 2008 reliera San Francisco à Anaheim, dans l'agglomération de Los Angeles, soit une distance de 1 300 km[63]. La bicyclette est un mode de transport apprécié des San-Franciscains : 75 000 habitants l'utilisent chaque jour[64]. Enfin, une modeste flotte de ferries fait la navette entre le quartier de l'Embarcadero et le comté de Marin, Oakland, Vallejo et le comté de Solano. Les principales stations sont situées dans le Ferry Building et au Pier 39 [60].

Aéroports[modifier | modifier le code]

Vue aérienne de l'aéroport de San Francisco, de nuit

L'aéroport international de San Francisco (SFO) (en anglais, San Francisco International Airport) se situe à 12,9 km au sud de la ville, dans le comté de San Mateo, au bord de la Baie de San Francisco. C'est le deuxième plus gros aéroport en Californie, après celui de Los Angeles, et se classe 23e mondial pour le trafic de passagers en 2010[65]. Il est connecté au réseau ferroviaire BART et via BART ou navette à Caltrain. Il est sous la juridiction du comté et de la ville de San Francisco.

L'aéroport de San Francisco est un hub important pour les compagnies américaines United Airlines[66] et Virgin America[67]. Il détient le plus grand terminal international d'Amérique du Nord[68]. Les deux autres aéroports principaux de l'agglomération sont l'aéroport international d'Oakland, à 32,2 km à l'est de San Francisco, et l'aéroport international de San José, à 70,8 km au sud-ouest.

Ports[modifier | modifier le code]

Le port de San Francisco était autrefois le plus large et le plus fréquenté de la côte occidentale américaine, mais ce titre est désormais détenu par les ports de Los Angeles et Long Beach. Même si la baie de San Francisco reste une destination portuaire importante, c'est désormais le port d'Oakland qui accueille la plupart des cargos, disposant de plus d'espace et d'une meilleure infrastructure, notamment pour accueillir les porte-conteneurs. Le trafic total de marchandises dans le port de San Francisco était de 1 088 272 tonnes en 2011[69].

Comme nombre de vieux ports américains, celui de San Francisco a été construit à base de pontons (piers) perpendiculaires à la côte. Le cargo était ensuite déchargé par grues et transporté manuellement vers des hangars construits sur les quais. C'est à travers ces pontons que transita le très important commerce du bois de la côte occidentale.

L'avènement de l'ère des containers sonna le glas du port de San Francisco, qui n'était pas équipé pour ce type de cargo. Nombre de ses hangars devinrent obsolètes et restèrent à l'abandon jusqu’à leur récente reconversion en bureaux, centres commerciaux ou espaces d'exposition. Le port de San Francisco continue à être actif, mais ses activités son désormais limitées aux ferries qui transitent à partir du Ferry Building, à la plaisance et au tourisme. Le Pier 39 accueille un centre commercial touristique et les vaisseaux de croisière : le port de San Francisco accueille chaque année entre 60 et 80 paquebots et 200 000 passagers[70]. Les croisières passant par San Francisco vont vers l'Alaska et le Mexique. Une rénovation des Piers 27-31 est en projet[71].

Sports[modifier | modifier le code]

San Francisco accueille plusieurs équipes professionnelles. L'équipe de football américain des 49ers de San Francisco, qui évolue en National Football League (NFL), est la plus renommée et la plus ancienne de la ville. Cette équipe a débuté en 1946 et joue depuis 1971 dans le Candlestick Park. Elle a connu son apogée dans les années 1980 et 1990 en remportant cinq titres du Super Bowl grâce à des joueurs comme Joe Montana, Steve Young, Ronnie Lott ou encore Jerry Rice. En 2006, les propriétaires de l'équipe ont annoncé leur intention de déménager en 2015 l'équipe à Santa Clara, toujours en Californie, bien que l'équipe conservera son nom en référence à San Francisco[72].

L'AT&T Park, l'antre des Giants de San Francisco, est consacré au baseball.

L’équipe de baseball des Giants de San Francisco, qui évolue en Ligue majeure de baseball (LMB), est l'autre équipe phare de la ville. La franchise fut créée à New York et y resta jusqu'au déménagement à San Francisco en 1958. Bien que bénéficiant de joueurs importants tels que Willie Mays, Willie McCovey et Barry Bonds, le club a attendu 52 années jusqu'à son premier titre Série mondiale en 2010 et trois après il remporte leur second titre en 2012. Depuis 2000, les Giants jouent à l'AT&T Park, que les San-Franciscains continuent d'appeler Pac Bell Park. Ce stade de plus de 41 000 places fait partie du projet de rénovation de South Beach et de Mission Bay[73].

Il y a également d'autres équipes professionnelles telles que le Victory de la Californie (Première division de United Soccer Leagues) pour le football, les Dragons de San Francisco (Major League Lacrosse) pour la crosse et les Pilotes de San Francisco (American Basketball Association, Red Conference) pour le basket-ball, et les Bulls, dans la ECHL.

La ville compte aussi plusieurs équipes universitaires, parmi lesquelles les Dons de l'université de Californie à San Francisco qui jouent en Division I de la National Collegiate Athletic Association (NCAA) et qui ont gagné le championnat en 1955 et 1956 à lépoque de Bill Russell, les Rams du City College of San Francisco et les Gators de l'université d'État de San Francisco et les Urban Knight de l'Academy of Art University qui sont en Division II de la NCAA. La coupe de l'Emerald Bowl de la ligue de football américain NCAA se tient à San Francisco chaque mois de décembre.

La course à pied Bay to Breakers a lieu chaque année depuis 1912. Elle est l'occasion pour certains participants d'y courir en costumes[74]. Le marathon de San Francisco a lieu chaque année au mois de juillet, et inclut traditionnellement une boucle qui comprend le Golden Gate Bridge. Le triathlon Escape from Alcatraz a lieu depuis 1980 annuellement[75]. L'Olympic Club, fondé en 1860, est le plus ancien club d'athlétisme aux États-Unis. Son parcours de golf privé, situé sur la frontière avec Daly City, a accueilli l'US Open de golf à cinq reprises. Le parcours public de golf, le TPC Harding Park, est une étape occasionnelle sur le PGA Tour.

La Route de l'Or est une compétition nautique qui relie New York à San Francisco sans escale. San Francisco sera l'hôte de la Coupe de l'America 2013[76].

Avec un climat idéal pour les activités de plein air, San Francisco a de vastes ressources et possibilités pour la pratique du sport amateur et les loisirs. Il y a plus de 320 kilomètres de voies et pistes cyclables dans la ville[77] et le cyclisme se développe[78]. L'Embarcadero et Marina Green sont des lieux favorables à la pratique du skateboard. De vastes installations publiques de tennis sont disponibles dans le Golden Gate Park et le Dolores Park, ainsi que de plus petites à travers la ville. Le nautisme, la planche à voile et le kitesurf sont parmi les activités les plus populaires sur baie de San Francisco, et la ville conserve un port de plaisance dans le Marina District.

Culture[modifier | modifier le code]

Vue du quartier chinois de San Francisco
Le chinatown de San Francisco

Dans les années qui ont suivi la Seconde Guerre mondiale, San Francisco a accéléré sa transformation en un pôle de cultures et modes de vie alternatifs. Les mouvements qui ont contribué à cette évolution sont nombreux : la Beat Generation, incarnées par les beatniks (un terme né de la plume de l'éditorialiste local Herb Caen), la Renaissance de San Francisco des années 1950, la culture hippie, la libération sexuelle, les droits civiques homosexuels et le fameux « Été de l'Amour » dans le quartier de Haight-Ashbury dans les années 1960. Les liens de San Francisco avec l'Asie sont déterminants pour comprendre la ville : la communauté chinoise est l'une des plus importantes d'Amérique du Nord ; San Francisco a le deuxième chinatown le plus peuplé des États-Unis derrière celui de New York. La ville est notamment jumelée avec Shanghai et a développé des liens étroits avec la culture asiatique : la célébration du Nouvel An chinois, le Musée d'Art asiatique et le jardin japonais du Golden Gate Park témoignent de cette relation. En 1975, une exposition temporaire de vestiges archéologiques chinois avait attiré quelque 800 000 visiteurs en deux mois.

Dénominations[modifier | modifier le code]

Les habitants de la région de San Francisco désignent généralement la ville tout simplement par the City (qui signifie littéralement la Ville) et l'ensemble de la métropole par Bay area ou the Bay (qui signifie littéralement la région de la Baie ou simplement la Baie). San Francisco est parfois poétiquement appelée en anglais The City by the Bay, et l'éditorialiste san-franciscain Herb Caen l'a aussi baptisée Baghdad by the Bay et The City that Knows How. Les habitants de la région de la Baie n'utilisent jamais le surnom de Frisco, que seuls les touristes semblent affectionner. San Fran n'est pas non plus très populaire chez les San-Franciscains, qui en revanche abrègent le nom de la ville par ses initiales, « SF ».

Lieux culturels et patrimoine[modifier | modifier le code]

Architecture et monuments[modifier | modifier le code]

Maisons de San Francisco

La géographie particulière du site de San Francisco a conditionné de nombreux aménagements qui marquent aujourd'hui la ville : les ponts comme le Golden Gate Bridge en sont l'exemple le plus significatif. En raison de sa position stratégique, des structures à but défensif ont été érigées comme Fort Point dans les années 1860. Les bâtiments anciens sont rares à San Francisco car la ville a été fondée tardivement et a été en grande partie détruite par l'incendie qui suivit le séisme de 1906. La Mission San Francisco de Asís est l'un des plus vieux bâtiments de la ville. De nombreux quartiers sont marqués par l'architecture civile victorienne de la deuxième moitié du 19e siècle comme Nob Hill ou Haight-Ashbury : ils sont composés de maisons mitoyennes en bois et peintes de couleurs vives appelées painted ladies. Le style Beaux-Arts est bien représenté avec les édifices du Civic Center (hôtel-de-ville, opéra, bibliothèque) et de l'Exposition universelle de 1915 (Palace of Fine Arts). L'influence européenne se retrouve également dans l'architecture du Ferry Building (1898). Parmi les monuments les plus visités de San Francisco, la Coit Tower est une tour de style Art déco construite dans les années 1930, à la même époque que le Golden Gate Bridge. L'installation de diverses communautés à San Francisco se lit dans l'architecture : immeubles de style chinois dans le chinatown, pagodes japonaises du jardin de thé. À cause des tremblements de terre, les constructions de la ville doivent être consolidées ou élaborées selon des normes parasismiques comme c'est le cas pour les gratte-ciel du centre des affaires. L'architecture contemporaine est bien représentée à San Francisco qui se veut une ville d'avant-garde : achevée en 1972, la Transamerica Pyramid avait suscité bien des débats en raison de sa forme originale. Elle est toujours le plus haut bâtiment de la ville avec 260 mètres de hauteur[79]. La préoccupation écologique marque aussi les dernières réalisations architecturales : ainsi Renzo Piano a dessiné les plans de la California Academy of Sciences (2008) en suivant des normes environnementales strictes[80].

Musées[modifier | modifier le code]

La vie culturelle de San Francisco est particulièrement riche grâce à ses nombreux musées. Le plus ancien est la California Academy of Sciences : fondée en 1853[81], cette institution est dédiée aux sciences. Après le séisme de 1989, l'académie des sciences a dû intégrer un nouveau bâtiment situé dans le Golden Gate Park qui abrite des aquariums, un planétarium, un cinéma 3D et des salles d'exposition. Dans le domaine des sciences, l'Exploratorium (1969) est l'un des plus populaires de la ville puisqu'il reçoit chaque année la visite de 550 000 personnes, dont de nombreux élèves de l'agglomération[82]. Le California Palace of the Legion of Honor (1924) abrite des collections d'art ancien et européen : parmi les 124 000 œuvres[83] de ce musée des beaux-arts, Le Penseur d'Auguste Rodin est l'une des plus célèbres. Les liens culturels avec l'Asie sont symbolisés par le Musée d'art asiatique. Il s'agit du plus riche musée d'art asiatique du monde après celui de Taïpeh[84]. Le De Young Museum (1895) est consacré aux arts de l'Amérique, de l'Afrique et du Pacifique. Le San Francisco Museum of Modern Art (SFMOMA) est dédié à l'art contemporain. Il a ouvert ses portes en 1935 et était alors le seul musée de ce type sur la côte ouest des États-Unis. Il abrite quelque 27 000 œuvres[85] d'Henri Matisse, Georges Braque, Jackson Pollock, Andy Warhol, Paul Klee, Marcel Duchamp, Ansel Adams, parmi d'autres. Des musées plus petits retracent l'histoire de la ville (San Francisco Cable Car Museum, San Francisco Railway Museum, Society of California Pioneers), des minorités ethniques (Museum of the African Diaspora) ou des groupes culturels (Contemporary Jewish Museum). Enfin, la vocation maritime de San Francisco est soulignée par le San Francisco Maritime National Historical Park (1988) qui comprend le musée maritime de la ville et plusieurs navires datant de la fin du XIXe et du début du XXe siècle.

Bibliothèques[modifier | modifier le code]

La bibliothèque publique de San Francisco est un réseau de 28 bibliothèques réparties dans les quartiers de la ville et d'une bibliothèque centrale qui se trouve dans le Civic Center. La première bibliothèque municipale de San Francisco ouvre ses portes au public en 1879 sur Bush Street. En 2007, l'ensemble des bibliothèques publiques de San Francisco compte plus de 3,4 millions de documents, dont 1,9 million sont conservés dans la bibliothèque centrale[86]. L'actuel bâtiment qui abrite la bibliothèque centrale[87] a été construit en 1993-1995 et coûta 109,5 millions de dollars[88]. Sa superficie totale est de 35 000 m2 répartis sur six étages et un sous-sol. La nouvelle bibliothèque est deux fois plus grande que l'ancienne, qui avait été endommagée par le séisme de Loma Prieta en 1989.

Opéras, théâtres, cinémas et salles de spectacles[modifier | modifier le code]

La ville comprend de nombreuses salles de spectacles, à commencer par celles de l'Orchestre symphonique de San Francisco, l'Opéra de San Francisco et le Ballet de San Francisco. Créés dans l'entre-deux-guerres, l'opéra et le ballet de la ville comptent parmi les troupes les plus anciennes des États-Unis. La ville est également le siège de l'American Conservatory Theater, souvent abrégé A.C.T., une institution majeure de la scène théâtrale de la région de la Baie depuis sa fondation en 1965.

Le Roxie Theater (1909) est le plus ancien cinéma de la ville encore en activité. Le Castro Theatre se distingue par son architecture hispanique des années 1920 : ce cinéma compte actuellement 1407 places[89],[90]. Le Harding Theatre et le Golden Gate Theatre datent de la même époque.

San Francisco dans les arts et la littérature[modifier | modifier le code]

Littérature[modifier | modifier le code]

Au XIXe siècle, Jules Verne fait passer les héros du Tour du monde en quatre-vingts jours par San Francisco ; il la décrit (sans l'avoir jamais visitée) comme l'archétype de la ville cosmopolite et portuaire :

« Passepartout observait avec curiosité la grande ville américaine : larges rues, maisons basses bien alignées, églises et temples d'un gothique anglo-saxon, docks immenses, entrepôts comme des palais, les uns en bois, les autres en brique ; dans les rues, voitures nombreuses, omnibus, car de tramways, et sur les trottoirs encombrés, non seulement des Américains et des Européens, mais aussi des Chinois et des Indiens[91]. »

San Francisco est la ville où a grandi l'écrivain Jack London. Elle est souvent évoquée dans ses romans. Jack Kerouac, dans son livre Sur la route (1957), évoque à de très nombreuses reprises « Frisco », la ville de Dean Moriarty. À la même époque, les écrivains et poètes Alan Watts, Kenneth Rexroth, Madeline Gleason, Gary Snyder et Jack Micheline font rayonner la Renaissance de San Francisco. Parues à partir de 1978, Les Chroniques de San Francisco d'Armistead Maupin se passent entièrement dans la ville et sa région.

Cinéma et télévision[modifier | modifier le code]

Vue du Golden Gate Bridge
Une scène du film Sueurs froides d'Alfred Hitchcock. À l'arrière-plan figure le Bay Bridge

San Francisco est probablement l'une des villes les plus pittoresques d'Amérique du Nord, ce qui lui vaut d'être le décor de nombre d'œuvres cinématographiques et de séries télévisées. Aux débuts du cinéma, Charlie Chaplin tourne deux films muets en noir et blanc dans la ville : Charlot veut se marier et Charlot dans le parc[92]. Les collines de San Francisco ont servi de décor à maintes poursuites de voitures, de Bullitt à The Rock, mais aussi à de nombreuses comédies romantiques comme La Blonde ou la Rousse, Madame Doubtfire ou En direct sur Edtv. La ville a aussi été le cadre de nombreux films noirs ou à suspense, des Passagers de la nuit à Zodiac en passant par Sueurs froides ou The Game. Enfin, le Golden Gate Bridge apparaît dans plusieurs films, dans lesquels il est détruit (Fusion (2003) ; Magnitude 10,5 (2004) ; X-Men : L'Affrontement final (2006)).

San Francisco accueille chaque année un festival international du film (San Francisco International Film Festival), ainsi que de nombreux autres plus spécialisés.

De nombreuses séries télévisées se situent dans la « Cité près de la Baie ». La ville a été immortalisée dans la série policière Les Rues de San Francisco ou par l'adaptation des Chroniques de San Francisco. À noter cependant que depuis les années 1980, nombre de séries ou mini-séries ayant la ville comme décor sont pour l'essentiel tournées soit en studio dans la région de Los Angeles (comme les comédies de situation La Fête à la maison ou La vie à cinq ou les séries Sliders : Les Mondes parallèles ou Charmed), soit au Canada, à Toronto, Montréal ou plus fréquemment en Colombie-Britannique, où les coûts de production sont moindres. La dernière exception à cette règle était la série Nash Bridges, intégralement filmée à San Francisco et dans sa région entre 1996 et 2000. Mais les épisodes de Monk sont ainsi tournés à Vancouver à l'exception de quelques rares scènes extérieures, la série vite annulée Bionic Woman était intégralement tournée elle aussi en Colombie-Britannique. Journeyman, diffusée en 2007, était en grande partie tournée dans la région de Los Angeles, tout comme Eli Stone et Women's Murder Club (2007). Depuis le milieu des années 2000, la ville de San Francisco a tenté de séduire les sociétés de production en baissant notamment les coûts des permis de tournage et en simplifiant le système, mais avec pour l'instant un succès limité. Une série est cependant en production depuis 2009, Trauma, qui doit être tournée principalement à San Francisco.

Jeu vidéo[modifier | modifier le code]

Musique et chansons[modifier | modifier le code]

The Fillmore

Le San Francisco Sound est une composante de la musique rock née dans les années 1960. De nombreux groupes s'y rattachent comme Sly & the Family Stone, The Charlatans, The Beau Brummels, Jefferson Airplane, The Grateful Dead, Big Brother and the Holding Company, Quicksilver Messenger Service, It's a Beautiful Day, Steve Miller Blues Band, Fifty Foot Hose, Carlos Santana, Moby Grape, Blue Cheer, ou encore Uther Pendragon. Parmi toutes les salles de concert de San Francisco, The Fillmore a été dans les années 1960 l'épicentre de la musique psychédélique et de la contre-culture hippie. Des artistes comme Pink Floyd ou Janis Joplin y firent leurs débuts.

La ville a inspiré de nombreux auteurs et interprètes, de Henry Mancini aux Arctic Monkeys, en passant par les Village People et Chris Isaak. Maxime Le Forestier a immortalisé dans San Francisco son expérience bohémienne pendant l'âge d'or du mouvement hippie de la ville, et Otis Redding a chanté la nostalgie d'un natif de la Géorgie dans (Sittin' on) The Dock of The Bay.

Les deux chansons les plus prisées des San-Franciscains sur leur ville restent cependant San Francisco, chantée par Jeanette Mac Donald dans le film du même titre, et I Left My Heart in San Francisco, par Tony Bennett. San Francisco accueille notamment le fameux San Francisco Gay Men's Chorus, un chœur de 230 chanteurs homosexuels, ainsi que le San Francisco Lesbian/Gay Freedom Band, la première fanfare gay et lesbienne du monde. La ville compte aussi deux autres chœurs gays, le Gay Chorus of San Francisco et le Golden Gate Men's Chorus.

Plusieurs festivals de musique ont lieu chaque année à San Francisco, parmi lesquels le San Francisco Blues Festival, le plus vieux festival de blues américain, tenu chaque automne depuis 1973, et le San Francisco Jazz Festival, chaque automne depuis 1982. Depuis 1993, le festival Noise Pop célèbre par ailleurs les dernières tendances musicales rock, le San Francisco Electronic Music Festival a été lancé en 2000, et le Mission Creek Music Festival met à l'affiche des interprètes locaux depuis 1996.

Vie nocturne[modifier | modifier le code]

San Francisco a une vie nocturne intense et variée, offrant nombre de bars, lounges et clubs à ceux qui y sortent. Les quartiers qui vivent le plus la nuit sont North Beach, le Mission District, la Marina, le Castro et South of Market. Certaines salles de concert san-franciscaines sont légendaires, comme The Fillmore et The Warfield. Bimbo's 365 et le Great American Music Hall sont également connues pour accueillir des interprètes à la popularité grandissante, et 1015 Folsom et Ruby Skye sont parmi les boîtes de nuit les plus fréquentées. À cause d'un éclairage nocturne intense, de la réverbération de la lumière sur l'eau et de l'humidité et de la pollution de l'air, la ville est souvent couverte d'un halo nocturne qui traduit un phénomène de pollution lumineuse affectant notamment les oiseaux à l'époque des migrations.

Parades[modifier | modifier le code]

L'année est rythmée par une série de parades et d'événements qui animent les rues de San Francisco. La parade du nouvel an chinois est la plus importante du monde en dehors du continent asiastique[94]. Elle existe depuis les années 1860[94]. Un carnaval est organisé en février dans le quartier de Mission. La gay pride qui a lieu en juin depuis 1970 est la plus importante des États-Unis[95].

Médias[modifier | modifier le code]

Plusieurs journaux sont publiés à San Francisco : le San Francisco Chronicle constitue le quotidien le plus important de Californie du nord en matière de distribution[96]. Il a été créé en 1865 et fait partie de la Hearst Corporation, et son tirage quotidien atteint 512 000 exemplaires en semaine, et 540 000 le dimanche. Herb Caen y travailla à partir de la fin des années 1930. Le San Francisco Examiner fut l'un des journaux les plus remarquables de l'empire médiatique de William Randolph Hearst ; puis il déclina pour devenir aujourd'hui un petit tabloïd[97],[98]. Sing Tao Daily se place parmi les plus grands journaux chinois de la Baie de San Francisco[99].

Plusieurs quotidiens et hebdomadaires gratuits sont distribués à San Francisco, notamment San Francisco Bay Guardian, un hebdomadaire progressiste, ou le SF Weekly.

La ville accueille également les sièges des magazines citadins San Francisco Magazine et 7x7, ainsi que de nombreuses autres publications, comme les mensuels culturels The Believer et Planet, le magazine de mode et design Surface ou le magazine asio-américain Hyphen.

L'agglomération de San Francisco est la cinquième région sur le marché américain en termes d'audience télévisuelle[100], et la quatrième en termes d'audience radiophonique[101]. Tous les réseaux de télévision américains (ABC, NBC, CBS, Fox, The CW, PBS) y ont une chaîne affiliée, et la ville accueille également d'autres stations de télévision indépendantes et non affiliées, ainsi que des bureaux régionaux pour CNN et la BBC.

San Francisco est aussi le siège de nouveaux médias tels que le webzine Salon.com, la firme CNET Networks et la société de publication orientée LGBT PlanetOut.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Image satellite du campus de l'université de San Francisco.
  • Universités publiques :
    • L'université de Californie à San Francisco (UCSF) a été fondée en 1873 et compte aujourd'hui 2 600 étudiants[102]. Elle fait partie du réseau de l'université de Californie. Elle occupe une position de leader mondial dans le domaine des sciences biomédicales[103]. L'université de Californie à San Francisco se classe au cinquième rang des meilleures écoles médicales du pays[104] et travaille avec l'UCSF Medical Center qui se trouve parmi les dix meilleurs hôpitaux des États-Unis[105]; L'UCSF est le deuxième employeur de la ville derrière la municipalité et le gouvernement[106],[107],[108]. En 2003, un nouveau campus de 170 000 m2 accueille les étudiants dans le quartier de Mission Bay, complétant ainsi celui de Parnassus Heights. Il abrite un centre de recherche en biotechnologie.
    • L'université d'État de San Francisco (San Francisco State University) a ouvert ses portes en 1899, et compte plus de 28 628 étudiants en 2006[102]. Elle fait partie du système du California State University (Université d'État de Californie) qui compte plus de 410 000 étudiants sur 23 campus dans plusieurs villes californiennes[109]. Elle se situe au sud-ouest de San Francisco et son campus mesure 54,22 hectares[109].
    • École de droit Hastings, qui dépend du réseau de l'université de Californie a été fondée en 1878 dans le Civic Center : c'est la plus ancienne de Californie.
    • Le City College of San Francisco possède 11 campus[110] répartis dans toute la ville. Il est l'un des plus importants community colleges des États-Unis avec un effectif annuel de plus de 100 000 étudiants[111].

Jumelages et coopérations[modifier | modifier le code]

San-Franciscains célèbres[modifier | modifier le code]

De nombreuses personnalités sont originaires de San Francisco ou y ont résidé. On peut notamment citer les photographes Ansel Adams et Dorothea Lange, la danseuse Isadora Duncan, souvent considérée comme la fondatrice de la danse moderne, l'écrivain contemporain Armistead Maupin, le romancier écossais Robert Louis Stevenson, et la plupart des membres de Metallica.

San Francisco est aussi le repaire de nombreux réalisateurs et acteurs, parmi lesquels Robin Williams et Sean Penn. Clint Eastwood y est né et y a notamment filmé la saga de L'Inspecteur Harry, Francis Ford Coppola y a vécu et y a installé sa maison de production American Zoetrope, et George Lucas, qui réside au nord de la ville, vient d'y déplacer le siège de ses sociétés Lucasfilm, Industrial Light & Magic et LucasArts dans le parc du Presidio.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • (fr) Californie San Francisco : Site officiel de l'Office du Tourisme de Californie

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Géographie

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Entre 2006 et 2008. En 2005, ce taux était de 60 %, et aux alentours de 70 % en 2007 - 2008.

Références[modifier | modifier le code]

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