Il était une fois en Amérique

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Il était une fois en Amérique

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Lieu de l'affiche du film, la tour du pont de Manhattan à Brooklyn, New York.

Titre original Once Upon a Time in America
(C'era una volta in America)
Réalisation Sergio Leone
Scénario Roman :
Harry Grey
adaptation :
Sergio Leone
Piero De Bernardi
Enrico Medioli
Franco Arcalli
Franco Ferrini
Leonardo Benvenuti
Stuart M. Kaminsky
(dialogues additionnels)
Ernesto Gastaldi
(non crédité)
Acteurs principaux
Sociétés de production Warner Bros
Pays d’origine Drapeau de l'Italie Italie
Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Drame
Romance
Sortie 1984
Durée Voir toutes les durées du film

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Il était une fois en Amérique (Once Upon a Time in America) est le dernier film réalisé par Sergio Leone sorti en 1984. Il s'agit d'un film américano-italien adapté du roman The Hoods de Harry Grey.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Intrigue[modifier | modifier le code]

L'intrigue du film ne suit pas un ordre chronologique. Elle alterne entre trois phases de la vie du protagoniste principal, David Aaronson, dit "Noodles" (ce qui signifie "nouilles"): son adolescence en 1922 où il côtoie le milieu des petits voyous du quartier juif, qu'il habite avec sa famille, à l'âge adulte en 1933 et sa vieillesse en 1968.

New-York en 1933, quatre tueurs de la mafia sont à la recherche de David "Noodles" Aaronson, un gangster de la prohibition. Sa fiancée, Eve, dit ne pas savoir où il se trouve et elle est assassinée. Moe "Fat" Gelly, propriétaire du bar de Noodles, est torturé et finit par dire où se trouve Noodles. Il est dans une fumerie d'opium chinoise qui se trouve dans un théâtre pour s'y changer les idées. En effet, Noodles essaye d'oublier la mort de ses trois amis "Patsy", "Cockeye" et "Max". Un flashback montre un camion brulé, des bouteilles de whiskies cassées à terre et les cadavres des trois gangsters, dont celui de Max complètement carbonisé. Noodles, confus, observe la scène à distance parmi la foule.

Dans la fumerie, il doit cependant s'en aller de toute urgence : deux des quatre hommes du « milieu » font irruption dans le théâtre chinois. Il arrive à se réveiller et à s'échapper par une autre sortie. Il se rend au bar de Moe. Il sauve Moe, qui avait été passé à tabac et pris en otage, en tuant le troisième bandit, qui s'avère être l'assassin d'Eve. Moe lui apprend qu'Ève est morte.

David n'a plus rien. Ses amis sont morts, Déborah est partie, Ève est morte et il est en danger de mort avec des tueurs à ses trousses. Voulant fuir, il se rend à la planque à billet de banque qui se trouve à la gare, qui s'avère vide. C'est donc sans un sou qu'il part de New York pour Buffalo pour échapper à ses assaillants. Il ne sait pas encore qu'il part pour un exil de 35 ans.

Noodles est de retour à New York et se retrouve dans la même gare qu'il avait fui 35 années auparavant. Le vieil homme rend visite à son ami Fat Moe qui dirige toujours le même bar. Tous les deux discutent d'une étrange lettre reçue par Noodles. Dans cette dernière, le rabbin de la synagogue du quartier explique que les corps de ses trois amis doivent être déplacés dans un autre cimetière et l'invite à venir à New York pour discuter des modalités. Fat Moe écoute Noodles qui lui explique lorsqu'il en a parlé au rabbin, il a découvert qu'en fait, la question du cimetière avait déjà été réglée depuis longtemps, la dernière lettre d'avertissement a été envoyée il y a huit mois. Fat Moe confirme qu'il a reçu une lettre similaire à la même période. Noodles apprend par le rabbin que les corps de ses amis ont été transféré dans le meilleur cimetière de la ville par un bienfaiteur inconnu. Tout cela ne peut avoir qu'une seule signification : Noodles, qui a voulu disparaître sans laisser de trace durant des décennies, se rend compte que, malgré sa fausse identité, quelqu'un veut lui faire comprendre qu'il a toujours su où il se cachait. Par conséquent Noodles estime qu'il n'a plus aucunes raisons de se cacher, c'est pourquoi il décide de retourner à New York et faire face aux fantômes du passé. Fat Moe va dormir et laisse Noodles errer dans le restaurant. Les souvenirs resurgissent. Dans le bar, une fente qui donne dans l'entrepôt la ramène à un souvenir d'enfance.

Dans la fente, Noodles se replonge dans son adolescence où il espionne la belle Deborah, la soeur de Fat Moe qui veut devenir danseuse. Ce sera le grand amour de sa vie. Après avoir rencontré le malin Maximilian "Max" Bercovicz, qui vient de déménager dans le Bronx, Noodles décide avec lui et leurs amis Patsy, Cockeye et Dominique de créer leur propre gang et pour lequel ils "ne veulent pas de maîtres".

Durant son enfance, David et ses amis ne fréquentent pas l'école. Ensemble, ils réalisent des petits boulots pour Bugsy, le voyou qui a implanté ses petits trafics dans le quartier Juif. Ces boulots se résument à terroriser les mauvais payeurs, à savoir les victimes du racket qui refusent de payer et leur apportent de maigres récompenses. Alors qu'ils se rendent à l'endroit habituel pour récupérer leur salaire, un bar, les enfants, menés par Noodles, tentent un coup audacieux : ils renoncent au salaire en échange du droit de faire les poches à un client. Au moment où ceux-ci s'apprêtent à commettre leur larcin, Dominic aperçoit le policier chargé de la surveillance du quartier, qu'ils connaissent déjà plus que de raison. Le plan semble à l'eau, mais Noodles n'en démord pas et attend le passage d'une charrette pour tenter de subtiliser la montre en argent du client éméché. Mais au moment où ce dernier s'apprête à mettre son manteau sur la tête du pauvre homme, un gamin à l'avant de la charrette descend et embarque la victime, prétextant vouloir l'aider.

Le temps passe. On en apprend plus sur Noodles, sa pauvreté, ses soucis familiaux... Lors d'une promenade dans le quartier, il aperçoit le jeune homme qui lui a « volé » sa victime. Il profite du fait que celui-ci soit lourdement occupé pour récupérer son butin, qui finit quelques secondes plus tard dans les mains de l'agent de police. Le jeune homme inconnu, portant à ce moment-là un lustre, commence à ne plus tenir. David l'aide. C'est la naissance d'une grande amitié, celle de David Aaronson et Max Bercovicz.

La bande, qui compte désormais un membre de plus, voit en grand, et rêve de mettre Bugsy au chômage en lui prenant sa place. C'est pourquoi, au moment de faire chanter le policier grâce à une photo compromettante, en plus de reprendre « leur » bien, Max et David exigent de l'homme de loi qu'il ferme les yeux, comme pour Bugsy, sur leurs activités illicites. Celui-ci accepte, en se moquant de leur audace, les mettant en garde quant aux répercussions de la part de Bugsy. Et il voit juste, puisque, quelques jours après, Max et Noodles sont passés à tabac pendant la fête juive du Pessa'h, en plein milieu de la rue, déserte pour l'occasion. Cet événement va marquer profondément la bande. C'est après ça qu'elle va prendre de l'ampleur. En effet, Noodles, fin d'esprit, à mis au point un système ingénieux et peu coûteux pour récupérer les cargaisons d'alcools jetées à la mer pour éviter les contrôles policiers. Ils se rendent donc chez un certain Al Capuano, gangster influent à New York, afin de lui proposer leurs services. D'abord raillés, ils sont engagés de suite après la démonstration, prenant ainsi le travail de Bugsy.

Alors qu'ils ressortent de leur planque à billets (un casier à la gare), ils sont attaqués par Bugsy qui passait dans le coin. Dominic, qui n'a pas le temps de fuir, est abattu d'une balle dans le dos. Noodles, file à son secours, mais il est trop tard. Le jeune enfant lui livre ses derniers mots. Les mains couvertes de sang, David tue le malfaiteur à coups de couteau. Deux policiers essayent de l'arrêter. L'un est poignardé à son tour, dans la folie causée par le chagrin de Noodles, l'autre parvient à contrôler le jeune homme. Le jeune homme est jugé, et envoyé en prison pour une dizaine d'années.

Noodles sort de prison en 1933. À peine dehors, il est accueilli par un étranger, qui s'avère être son vieil ami, Max. Ils échangent quelques mots. Max lui apprend que la bande, Noodles compris, est toujours formée et possède une entreprise de pompes funèbres, Bercovicz & associés, couverture pour leurs activités clandestines. Arrivé sur les lieux de leur boîte de nuit illégale, Noodles retrouve ses amis d'enfance, Patrick, Philip et Moe, ainsi que son amour de toujours, Déborah, sœur de Moe.

Ensemble, Patrick, David, Max et Philip commettent des casses, des assassinats, des transports de cargaisons d'alcool, et bien d'autres affaires, au compte de Frank Minoldi, un parrain de la Mafia très puissant. Au cours d'une de leurs missions, Noodles fait part à la bande, particulièrement à Max, de sa frustration de travailler avec Frank, et de sa peur par rapport à cette association qui met en péril leur amitié. Ils décident d'un commun accord de se mettre pleinement à leur compte et de cesser toute activité avec Frank.

La bande est contactée par un commanditaire anonyme, qui demande à ce que soit protégé un chef syndicaliste, James Conway O'Donnell, qui proteste contre le travail des immigrants, afin d'éviter aux grands patrons de subir la responsabilité face aux médias de la mort de ce dernier. Ils le sauvent d'une bande rivale. Peu après, Noodles organise un rendez-vous romantique avec Déborah, où il compte bien démarrer une vraie relation avec elle. C'est un coup de massue pour lui quand celle-ci lui annonce qu'elle part pour Hollywood pour devenir actrice, lassée des activités hors-la-loi de David. En réaction, celui-ci viole Déborah à l'arrière de la limousine. Le lendemain, Déborah part de New York. S'ensuit une absence de Noodles dans la bande pendant un certain temps. De retour « Chez Fat Moe », il reçoit un coup de téléphone de James Conway, qui n'a pas le temps d'expliquer sa requête et se fait cribler de balles au niveau de la jambe. La répression ne se fait pas attendre, et deux membres de la bande abattent le commanditaire et ses hommes.

La prohibition n'en a plus pour longtemps. Des tensions se créent de nouveau. Max voit en grand, mais pas Noodles. Après une dispute, ils décident de partir en vacances ensemble, loin du « boulot », pour calmer leurs différends. C'est là que Max fait part de son rêve à Noodles  : braquer la réserve fédérale. Otages, armes, fumigènes, [...] Max a tout prévu et en fait part à sa compagne Carole, qui s'empresse de proposer à Noodles de dénoncer ses camarades pendant leur dernière tournée, afin qu'ils soient incarcérés pendant une courte période, et qu'ils retrouvent la raison. Noodles suit ce plan, mais l'affaire tourne mal. Ses camarades Maximilian « Max » Bercovicz, Philippe « Cockeye » Stein et Patrick « Patsy » Goldberg sont abattus par la police.

35 ans ont passé. Sous un nom d'emprunt, Aaronson revient à New York. Il a été contacté par un inconnu, via une fausse lettre venant de la synagogue de son quartier d'enfance. Il le sait, mais comme il le dit, il vient par curiosité. Il se rend et loge chez Moe, au dessus de son bar, qui n'est manifestement pas celui qui a vidé la valise de billets, du fait de sa grande pauvreté. En plus d'une fausse lettre du rabbin, il a reçu une invitation à une réception d'un certain « Sénateur Bailey ».

Ses amis Max, Philip, Dominic et Patrick ont vu leurs corps déplacés, et ont maintenant un caveau de luxe commun dans un cimetière qui l'est tout autant. En s'y rendant, il voit une plaque indiquant qu'il est lui-même le bâtisseur de ce lieu funéraire. Il trouve une clef de consigne de gare. Il se rend à l'ancienne planque à billets. La clef ouvre le casier qu'ils utilisaient pour cacher leur butin commun. Là, il trouve une valise remplie de billets, d'une contenance totale d'un million de dollars. Sur une des liasses, il lit l'inscription « une avance sur ton prochain contrat ».

David rend visite à Carole, placée dans un hospice. Il aperçoit la photo de la marraine de l'association responsable du lieu, qui n'est autre que Deborah. Le vieil homme se rend à une représentation de Marc-Antoine et Cléopâtre où celle-ci tient le rôle de la reine d’Égypte. Ils se parlent nerveusement. Aaronson apprend que Deborah est la compagne de l'homme qui l'a invité. Au moment de s'en aller, Noodles croise le fils du sénateur en question, prénommé David. Il est le portrait craché de Max adolescent.

Peu de temps après, Noodles se rend à la réception et est reçu par le sénateur, qui s'avère être Max, qui par un stratagème s'est fait passer pour mort et a changé d'identité. Il a appelé son fils David en hommage à son meilleur ami. Il sait ses jours comptés, sa tête est mise à prix par des grands patrons véreux avec qui il a fricoté. Il demande donc à Noodles de réaliser trois choses en une : se venger de la trahison de son meilleur ami, rendre un dernier service à ce dernier, et surtout, commettre son dernier contrat. David refuse, se rappelant avec émotion leur enfance. Celui-ci s'en va. Au loin, il aperçoit Max qui semble se jeter dans un camion-broyeur. Il cherche à mieux voir, mais plus de traces de quiconque.

Le film se termine en 1933 par une vue en plongée de Noodles, détendu par l'opium, les yeux clos et souriant.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Premier doublage[modifier | modifier le code]

  • Version Française : S.P.A.R.T.–Jacques Barclay
  • Direction artistique : Sergio Leone
  • Adaptation Française : Eric Kahane
  • Ingénieur du son : Jacques Thomas-Gerard
  • Enregistrement : Auditorium S.I.S.
  • Mixage : Auditorium Auditel

Distribution[modifier | modifier le code]

Robert De Niro et Elizabeth McGovern à la projection de la version restaurée du film, lors du festival de Cannes 2012.

Légende : Doublage de 1984 ; Redoublage de 2003

Remarque : Jacques Frantz a également participé au premier doublage : Il double le premier gangster au début du film, celui qui interroge Eve et Moe.

Saga Il était une fois…[modifier | modifier le code]

Il était une fois en Amérique (envisagé au départ sous le titre Il était une fois l'Amérique) n'est autre que le troisième volet de la grande saga portant sur plusieurs périodes-clés de l'histoire américaine. Le premier opus, Il était une fois dans l'Ouest, se situait à l'époque de la conquête de l'Ouest. Le second, Il était une fois la révolution, se déroulait en pleine révolution mexicaine, et enfin Il était une fois en Amérique, revenait sur la période de la prohibition et l'avènement du gangstérisme.

Il s'agit de l'œuvre testamentaire du grand Sergio Leone qui mourut cinq ans après la sortie de ce film. L'année de sa mort, il s'était consacré à un projet portant sur le siège de Leningrad.

La genèse[modifier | modifier le code]

Avant de s'attaquer définitivement à Il était une fois en Amérique, il lui fut proposé de porter à l'écran la célèbre saga Le Parrain, dont Mario Puzo était l'auteur, mais il refusa pour se consacrer entièrement à son propre projet, lui-même tiré d'un roman intitulé À main armée, de Harry Grey, basé sur une histoire vraie. La rédaction du scénario de Il était une fois en Amérique allait lui demander un travail de près de douze ans, et la collaboration de nombreux scénaristes.

Le scénario achevé, c'est un producteur qu'il lui fallait trouver, et ce ne fut pas une tâche des plus aisées à nouveau pour Sergio Leone. Mais heureusement, Arnon Milchan, un tout jeune producteur, se présenta à lui pour concrétiser son œuvre sur la pellicule.

Ennio Morricone, compositeur attitré de Sergio Leone, composa même la partition du film plus de dix ans avant le tournage. Mais ceci était une habitude des deux hommes. Sergio Leone pouvait alors diffuser la musique sur haut-parleur durant le tournage pour que l'équipe du film et les comédiens s'imprègnent de l'ambiance particulière de ses productions. Cela l'aidait aussi personnellement dans son propre travail, afin d'adapter le rythme de mise en scène ou le découpage qu'il imaginait déjà.

Production[modifier | modifier le code]

Tournage[modifier | modifier le code]

Pour se préparer au rôle de Noodles, Robert De Niro demanda à s'entretenir avec Meyer Lansky, un gangster dont s'inspire très fortement son personnage. Mais sa requête ne put aboutir. Cette démarche est très représentative du comédien issu de l'Actors Studio, une école où on ne vous apprend pas à jouer la comédie, mais à incarner des personnages. Ainsi, De Niro est entre autres connu pour avoir pris près de trente kilogrammes pour jouer le célèbre boxeur Jake LaMotta dans Raging Bull.

Cette grande fresque fut tournée de juin 1982 à mars 1983. Dans un premier temps, Sergio Leone envisagea d'édifier tous les décors à Cinecittà, les célèbres studios de cinéma d'Italie. Mais des repérages dans le Lower East Side de New York le séduisirent à tel point qu'il fit reconstituer les structures de trois rues entières dans le style des années 1930, pour les monter ensuite sur des immeubles new-yorkais déjà existants (technique employée dans Le Parrain). D'autres scènes furent tournées à Miami, Boston, Montréal, Hong Kong, Paris, Nice, Venise, Ankara, allant de simples prises de vue à certaines scènes essentielles au long métrage. À Paris, les scènes de la consigne furent tournées à la gare du Nord. Aménagée de manière à évoquer Grand Central Terminal de New York, elle servit aussi de décor au départ de Deborah pour Hollywood. Quand son train quitte la gare, découvrant à droite les voitures restées à quai, on distingue très nettement le logo de la SNCF sur le dernier wagon. En outre on peut lire, au-dessus du train à l'arrêt, « voie 13 » en français.

Le film demanda finalement un investissement de plus de 30 millions de dollars (budget dépassé par le réalisateur).

Casting[modifier | modifier le code]

Leone a auditionné énormément d'acteurs durant toute la phase précédent le tournage. À l'origine, en 1975, Gérard Depardieu, qui devait apprendre l'anglais avec un accent de Brooklyn, devait jouer le rôle de Max et Jean Gabin jouant Max vieux. Richard Dreyfuss a été auditionné pour le rôle de Noodles avec James Cagney jouant Noodles vieux. En 1980, Leone parle de Tom Berenger pour le rôle de Noodles avec Paul Newman jouant Noodles vieux. Parmi les acteurs auditionné pour le rôle de Max, ils y avaient Dustin Hoffman, Jon Voight, Harvey Keitel, John Malkovitch, John Belushi et Klaus Kinski qui avait déjà joué sous la direction de Sergio Leone dans Et pour quelques dollars de plus.

Au début de 1981, après avoir vu The Blue Lagoon, Leone proposa à Brooke Shields le rôle de Deborah Gelly adulte, estimant qu'elle avait le potentiel pour jouer un personnage mature. Une grève des scénaristes annula le projet, avant que Shields ne passe l'audition. Elizabeth McGovern fut alors choisie. Jennifer Connelly, dont c'est le premier rôle, interprétera son personnage plus jeune. Au départ, Sergio Leone pensait confier le rôle de Noodles à Steve McQueen, mais l'écriture du scénario prit beaucoup plus de temps que prévu et Steve McQueen décéda en 1980. C'est alors qu'il pensa à une star montante du cinéma en la personne de Robert De Niro.

Le rôle de Max fut un temps envisagé par plusieurs comédiens mais c'est finalement James Woods qui incarna le personnage. Joe Pesci, partenaire de Robert De Niro dans de nombreux films, retrouve ce dernier pour la deuxième fois, après leur première rencontre dans Raging Bull. Danny Aiello auditionna aussi pour plusieurs rôles et obtint celui du chef de la police avec lequel il partage, par pur hasard, le même nom de famille.

Claudia Cardinale, déjà présente au générique d’Il était une fois dans l'Ouest, se présenta à nouveau à Sergio Leone pour interpréter Carol, mais le réalisateur lui préféra Tuesday Weld, craignant que l'actrice italienne ne soit pas assez convaincante dans le rôle d'une New Yorkaise.

Montage[modifier | modifier le code]

C'est au montage du film que le réalisateur va se heurter à la tâche la plus difficile de l'entreprise. En effet, Sergio Leone a signé un accord avec la Warner Bros. pour une durée ne dépassant pas les h 45. Or, lors du premier montage, le film atteint les h 25. Dans un but purement artistique et de logique narrative, Sergio Leone ne peut se résoudre à réduire son film à moins de h 40. Le film sera distribué tel quel en France, et surtout lors du festival de Cannes, où il ne figure que hors compétition. Les critiques sont élogieuses. Cependant le film n'arrivera pas à convaincre un large public. Avec 1,5 million de spectateurs en France, il est très loin des 15 millions d’Il était une fois dans l'Ouest.

La France est le seul pays à avoir sans cesse respecté le montage final de divers metteurs en scène, parmi lesquels Sergio Leone, dont les films dépassaient les h pour la trilogie des Il était une fois. Partout ailleurs, le montage du film est alors amputé. Même dans son propre pays, en Italie, les projectionnistes protestent auprès de Sergio Leone. Mais c'est aux États-Unis que le réalisateur subira les pires préjudices. Non seulement le film sera fortement réduit à h 20, mais tout est replacé dans un ordre chronologique dénaturant le film, car ce qui faisait la force de la narration et du film en lui-même était son montage qui voyageait entre passé, présent et futur. Cela explique le désastre aux États-Unis, où le film ne récolta que 2,5 millions de dollars de recettes et des critiques houleuses. Il fut complètement évincé de la cérémonie des Oscars où Ennio Morricone aurait pu concourir pour le prix de la musique s'il avait été crédité au générique américain.

Une version restaurée, avec 24 minutes supplémentaires, a été projetée le 18 mai 2012 lors du Festival de Cannes. La restauration a été réalisée par la cinémathèque de Bologne, aidée par la Film Foundation de Martin Scorsese, selon les volontés de montage de Sergio Leone.

On a recensé pas moins de huit versions avec des durées différentes :

  1. Première version américaine en salle de 139 minutes (143 minutes d'après certaines sources) ;
  2. 192 minutes : version télévisée américaine (source : Leonard Maltin) ;
  3. 224 minutes : version « R » dite version longue ;
  4. 225 minutes : deuxième version US en salle (en 1984) ;
  5. 226 minutes : version VHS (en 1994) ;
  6. 227 minutes : director's cut (sous-titrée en japonais) ;
  7. 236 minutes : version italienne ;
  8. 259 minutes (restauration du film en 2012)
  9. 265 minutes : version pour la télévision italienne.

Bande-originale[modifier | modifier le code]

La bande originale est composé par son collaborateur de longue date, Ennio Morricone. Du fait de la longue durée de production, la plupart des musiques ont été composées avant le début du tournage.

  1. "Once Upon a Time in America"
  2. "Poverty"
  3. "Deborah's Theme"
  4. "Childhood Memories"
  5. "Amapola"(José Maria Lacalle Garcia)
  6. "Friends"
  7. "Prohibition Dirge"
  8. "Cockeye's Song"
  9. "Amapola, Pt. 2"
  10. "Childhood Poverty"
  11. "Photographic Memories"
  12. "Friends"
  13. "Friendship & Love"
  14. "Speakeasy"
  15. "Deborah's Theme-Amapola"
  16. "Suite from Once Upon a Time in America (Includes Amapola)"
  17. "Poverty" [temp. version]
  18. "Unused Theme"
  19. "Unused Theme" [version 2]

Protestations[modifier | modifier le code]

Le scénario[modifier | modifier le code]

En raison de sa manière de dépeindre la communauté juive, Sergio Leone n'échappa pas aux critiques de cette dernière. Le gouvernement israélien parla même d'une « terrible humiliation ».

Les mouvements féministes s'opposèrent également au long métrage, voyant d'un mauvais œil les violences commises sur les femmes.

Le pont de Manhattan[modifier | modifier le code]

Une des scènes les plus célèbres du film est la mort d'un des adolescents de la bande au pied du pont de Manhattan, à l'angle de Water Street et Adams Street, scène sublimée par la musique d'Ennio Morricone et le ralenti. Ce plan du pont de Manhattan est un classique du cinéma qui fut par la suite beaucoup repris dans diverses productions, une des dernières en date étant le King Kong de Peter Jackson. Actuellement, ce quartier de Brooklyn, Dumbo, a limité l'accès de ce site aux diverses productions à la suite des plaintes des riverains.

Source[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]