Alger

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Page d'aide sur les redirections Cet article concerne la capitale de l'Algérie. Pour les autres significations, voir Alger (homonymie).
Alger
Vue d'Alger depuis la cité Diar El Mahçoul.
Vue d'Alger depuis la cité Diar El Mahçoul.
Blason de Alger
Noms
Nom algérien الجزائر (al-Jazā'ir)
Nom chaoui ⴻⴷⵣⴰⵢⵕ (Edzayer)
Nom kabyle ⴷⵣⴰⵢⴻⵔ ⵜⴰⵎⴰⵏⴻⵖⵜ (Dzayer tamaneɣt)
Nom amazigh ⴷⵣⴰⵢⴻⵔ ⵜⴰⵎⴰⵏⴻⵖⵜ
Administration
Pays Drapeau de l'Algérie Algérie
Wilaya Alger
Démographie
Gentilé Algérois, Algéroises
Population 2 364 230 hab. (2008[1])
Densité 6 513 hab./km2
Géographie
Coordonnées 36° 46′ 34″ N 3° 03′ 36″ E / 36.776234, 3.05997 ()36° 46′ 34″ Nord 3° 03′ 36″ Est / 36.776234, 3.05997 ()  
Altitude Min. 2 m – Max. 424 m
Superficie 363 km2
Localisation

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Alger
Liens
Site de la commune http://www.alger-city.com/

Alger (en arabe الجزائر, al-Jazā'ir[2], al-Jazāir ou Al Djazāir[3] ; en arabe algérien الدزاير, Dzayer[4] ; en berbère Lezzayer Tamanaɣt, لدزاير تامنغت), surnommée el Bahdja (« la Joyeuse »), el mahroussa (« la bien-gardée ») ou « la blanche », est la capitale de l'Algérie et la plus grande ville du pays.

Située au bord de la mer Méditerranée, la ville donne son nom à la wilaya dont elle est le chef-lieu. La ville d'Alger est en fait constituée de plusieurs communes.

L'unité urbaine d'Alger comptait 2 364 230 habitants selon l'ONS d'après le dernier recensement de 2008[1]. Avec 4,4 millions d'habitants selon le MAE français[5], tandis que l'agglomération en comptait environ 6 727 806 habitants en 2010 suivant le classement des 100 plus grandes villes du monde par World Gazetteer[6] et 6 488 795 habitants selon Population Data[7], Alger est la première agglomération du Maghreb.

Étymologie et origine[modifier | modifier le code]

Plan d'Alger à la fin du XVIIe siècle
  • Version 1

Dans une petite notice sur l'étymologie d'Alger[8], Albert Farhat écrit : « Le nom d'« Alger » dérive du catalan Alguère[9], lui-même tiré de Djezaïr du nom donné par Bologhine ibn Ziri[9], fondateur de la dynastie Zirides, lorsqu'il bâtit la ville en 960 sur les ruines de l'ancienne ville au nom romain Icosium ; Djezaïr Beni Mezghenna[10]. La signification du nom donné par Bologhine ibn Ziri voudrait que le nom soit donné en référence aux îles qui faisaient face au port d’Alger à l'époque et qui furent plus tard rattachées à sa jetée actuelle ; en arabe Al-Djaza’ir (الجزائر), « Les Îlots »[9], en français « Les Îles des Mezghenna » (جزاير بني مزغنا Djezaïr Beni Mezghenna). Le terme d'île pourrait, selon des géographes musulmans du Moyen Âge, également désigner la côte fertile de l’actuelle Algérie[11], coincée entre le vaste Sahara et la Méditerranée, apparaissant alors comme une île de vie, Al-Jaza’ir. »

Il se réfère maintenant à Al Bakri : « Al Bakri, célèbre polygraphe andalou, dans sa Description de l'Afrique septentrionale, cite dans son chapitre sur La route d'Achir à Djzayer Beni Mezghenna (vers l'an 1068, soit six siècles avant les Turcs, quatre siècles avant Ibn Khaldoun, un siècle avant les Almohades et une décennie avant les Almoravides, soit à peine deux siècles après l'islamisation de l'Afrique du Nord), cite la ville d'Alger comme encore imposante et sertie de voûtes et autres assises monumentales prouvant qu'elle fut « la capitale d'un vaste empire ». Louis Mas Latrie, reprend les propos d'El Bekri s'agissant de ses inductions quant à Icosium « capitale d'un vaste empire », Icosium n'étant qu'une cité parmi d'autres au sein de l'Empire romain[12]. Concernant le nom même, Al Bakri dit que la ville s'appelle Djzèyer Beni Mezghanna et l'orthographie en arabe Djzèyèr (ﺟﺯﺍﻳﺮ) et non El-Djaza'ir (الجزائر). De plus, très prolixe dans ses descriptions, il ne précise à aucun moment du chapitre que Djzèyèr signifie « les îles », bien au contraire assimilant le nom de la ville aux Beni Mezghenna. La version arabe, très claire à ce sujet fit régulièrement par la suite l'objet d'excès en interprétations. Ainsi, dans la traduction faite par William Mac Guckin de Slane, ce dernier rajouta l'explication « les îles de la tribu Mezghenna », mention qui n'existe nullement dans la version du texte arabe originel. De plus, De Slane orthographia Djazaïr au lieu de Djzèyer tel que transcrit phonétiquement par Al Bakri qui, lui, s'abstint dans son texte de toute interprétation superflue. Nous saurons alors de manière formelle que le nom d'Alger ne comporte pas l'article défini « El » propre à la langue arabe, nous laissant croire que Djzèyer ne fait pas référence à un nom commun, ni à un qualificatif ou adjectif, alors précédés de l'article « El », mais qu'il s'agit plutôt d'un nom propre tout comme Mezghenna, Achir (qui ne se disent pas El-Mezghenna ou El-Achir, etc). Ainsi, le El de El-Djazaïr généralement admis est un rajout ultérieur, ayant induit à une fausse interprétation du nom d'Alger, faisant coïncider la ressemblance phonétique du mot avec la présence d'îlots. La tradition orale, plus conservatrice et au plus près de l'origine n'aura-t-elle pas conservé le vocable alors initial tel que transcrit alors par Al Bakri : Djzèyer/Dzèyer, qui sans l'article El, est plus apte à désigner Ziri que des îlots (sachant en outre qu'en arabe l'île se dit El-Djazira et au pluriel El-Djouzour). Et être un Dziri (c'est-à-dire Algérois), signifie en toute logique davantage être un Ziride (la ville devint sous Bologhine ibn Ziri la capitale de la dynastie Zirides, tribu des Ziri) qu'un îlien ou insulaire.

Al Bakri est considéré comme le tout premier polygraphe ayant couché par écrit la géographie de l'Afrique du Nord médiévale (il associait encore le terme « El-Maghrib » avec celui de « Ifriqya », il ne citait pas « d'îles du Maghreb »). Par conséquent, si l'on doit retranscrire rigoureusement en langue arabe le nom d'Alger tel qu'écrit pour la première fois, il ne faudra plus l'orthographier « El-Djazaïr »(الجزائر : avec la cassure entre le « a » et le « i »), mais « Djzèyèr » avec le « y » et sans « El » : ﺟﺯﺍﻳﺮ selon l'orthographe d'Al Bakri alors au plus proche du parler de l'époque de la dynastie Ziride.

Le nom de Tigzirt : Tigzirt aurait pu être associée aussi au terme « île », sorte de berbérisation du mot arabe el-djazira, qui deviendrait Tidjzirt puis Tigzirt, mais la ville située sur la côte de la Grande Kabylie, demeurée berbérophone, a gardé sa signification ancienne venue de ighzer (la source/ruisseau), devenue « Tighzert » (la petite source/petit ruisseau), toponyme alors extrêmement répandu dans toute l'Afrique du Nord jusqu'aux confins du Sahara. En face de Tigzirt il y a aussi une série d'îlots, tout comme le cas d'Alger, la ville possède en outre des ruines romaines ainsi que les restes d'une importante fontaine, ce qui est en tout point semblable avec le cas d'Alger...mais aussi Ténès, Cherchell, Carthage, Tunis, Tanger, Essaouira/Mogador, Barcelone, Marseille, etc., tous les ports protégés sont devancés d'îlots, un fait commun. Tigzirt n'aura pas connu de doute sur son toponyme dans la mesure où aucun enjeu idéologique ne vint disputer la paternité de la ville, contrairement à Alger qui connut un développement croissant, notamment depuis sa repropriation par Bologhine ibn Ziri, fondateur de la dynastie Zirides (Iziryen en Tamazight et el-ziriyoun en arabe, branche de la nation Sanhadja et allié au Kutama, d'abord alliés, puis vassal des Fatimides, et fondateurs d'El Qahera, alias Le Caire)[13]. »

  • Version 2

Albert Farhat alimente alors sa réflexion d'un article du lexicographe Jean-Baptiste-Bonaventure de Roquefort[14] : « Dans son dictionnaire de la langue française, Jean-Baptiste-Bonaventure rapporte que les Ottomans et les autochtones appelaient la ville d'Alger du nom d'Al-Ghazi, de ghazw en arabe, « la conquérante », puisque la piraterie navale était dirigée contre les chrétiens[15]. Il précise aussi qu'Alger, de Al Djazaïr, est un royaume situé entre l'actuelle Tunisie et l'actuel Maroc, sachant que ce royaume était « une île » qu'il fallait relier au continent. Ainsi, il est question ici de tout un territoire dénommé île, et non plus la seule ville d'Alger[16] (et celle-ci n'est pas située sur une île, ni une péninsule), ce qui rejoint les propos d'Idriss » (Al Idrissi) « qui traversant le Maghreb pour rejoindre le Maroc, considéra ce territoire comme une suite d'îles (massifs montagneux habités, verdoyants et riches en eaux et cultures) entre la mer Méditerranée et l'océan Atlantique d'une part et le Sahara d'autre part. Ainsi le lien entre « Alger » et sa signification « île » est ici joint à l'idée d'une île parmi d'autres au sein d'un territoire plus grand, le Maghreb ou « les îles du Couchant » selon Al Idrissi[17] (et non pas les îlots qui font face à la ville elle-même) ce qui coïncide avec la phonétique Dzyer/Dziri/Dziryoun pour Ziri en berbère et Djazira en arabe. »

  • Version 3

Puis, il conclut : « Selon Smaïl Medjeber, Alger fut prise par Bologhine ibn Ziri qui lui donne le nom de Ziri pour honorer son père[18] ». Alger vient de l'anthroponyme Ziri[18].

Enfin il faut noter que Al Bakri, repris par Louis Mas Latrie, à plusieurs siècles de distance, confirme le fait que les habitants d'Alger et de ses alentours (Mitidja) étaient Berbères (donc pour l'époque du haut Moyen Âge, une telle distinction révèle la berbérophonie de ces populations) et vivaient à la limite du royaume Hammadides encore en place. Alger ne pouvait signifier « El-Djazaïr/les îles » en parler berbère, d'autant que de fondation Zirides, les At Mezghan (Beni Mezghenna) ont été soumis, à une époque plus ancienne, à la conquête ziride pour devenir les « Zirides Beni Mezghenna » après l'occupation de la ville par Bologhine ibn Ziri.

Géographie[modifier | modifier le code]

Vue sur le port d'Alger avec le boulevard du front de mer (Boulevard Che Guevara) et la Casbah en arrière-plan.

Situation et site naturel[modifier | modifier le code]

Relief des environs d'Alger

Alger est bâtie sur les contreforts des collines du Sahel algérois. La Casbah a été érigée sur le flanc d'une de ces collines qui donne sur la pointe ouest de la baie d'Alger sur un dénivelé de 150 mètres environ. En dehors des fortifications de la ville ottomane, de nouveaux quartiers vont voir le jour le long du bras de colline qui donne sur la baie, dont les premiers quartiers européens.

La ville va se développer ensuite vers le nord-ouest au pied du mont Bouzareah, qui culmine à 400 m d'altitude, comme le quartier de Bab El Oued, puis tout le long de la corniche qui contourne le massif.

Les premières banlieues vont voir le jour au sud-est, le long de la petite bande côtière, sur d'anciennes zones marécageuses, jusqu'à l'embouchure du l'Oued El Harrach.

L'étalement urbain de la ville se poursuivra au-delà de l'Oued El Harrach à l'est, sur les terres fertiles de la plaine de la Mitidja tout au long de la baie, avant de se poursuivre ces dernières années au sud et au sud-ouest, sur les collines vallonnées du Sahel, englobant d'anciens villages agricoles.

La baie d'Alger vue de l'ouest
Vue d'ensemble d'Alger aux premières lueurs de l'aube
Vue satellitaire d'Alger

Climat[modifier | modifier le code]

Alger bénéficie d'un climat méditerranéen[19] ,[20]. Elle est connue par ses longs étés chauds et secs. Les hivers sont doux et humides[21], la neige est rare mais pas impossible. Les pluies sont abondantes et peuvent être diluviennes. Il fait généralement chaud surtout de la mi-juillet à la mi-août[22]

Tableau climatologique d'Alger aéroport internationale, période 1961-1990
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 5,9 6,4 7 9 12 15,6 18,5 19,1 17,1 13,7 9,6 7 11,7
Température moyenne (°C) 11,2 11,9 12,8 14,7 17,7 21,3 24,6 25,2 23,2 19,4 15,2 12,1 17,4
Température maximale moyenne (°C) 16,5 17,3 18,5 20,4 23,5 27 30,6 31,2 29,2 25,1 20,7 17,2 23,1
Record de froid (°C) −11 −8 −5 3,8 3,8 9,4 13,4 13,8 11,6 7,2 −4 −10 −9
Record de chaleur (°C) 24,4 30 36,3 37,2 41,2 44,6 43,5 47,5 44,4 37,7 32,4 29,1 47,2
Précipitations (mm) 80 81,8 73,4 61,1 39,9 16,7 4,6 7,4 34,2 76 96,4 115,2 686,6
Nombre de jours avec précipitations 11,4 10,6 9,7 9,1 7,3 2,5 1,5 2,5 5,3 8,6 11,1 12,1 91,7
Source : NOAA [23]
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
 
16,5
5,9
80
 
 
 
17,3
6,4
81,8
 
 
 
18,5
7
73,4
 
 
 
20,4
9
61,1
 
 
 
23,5
12
39,9
 
 
 
27
15,6
16,7
 
 
 
30,6
18,5
4,6
 
 
 
31,2
19,1
7,4
 
 
 
29,2
17,1
34,2
 
 
 
25,1
13,7
76
 
 
 
20,7
9,6
96,4
 
 
 
17,2
7
115,2
Moyennes : • Temp. maxi et mini °CPrécipitation mm

Risques naturels[modifier | modifier le code]

Alger est une zone sismique sensible, menacée par plusieurs failles (Khaïr al Dine, Zemmouri, Sahel, Chenoua, Blida, Thenia)[24]. Le dernier séisme important date du 3 février 1716 et a coûté la vie à 20 000 personnes. Cependant plusieurs quartiers ont été touchés par le séisme de Boumerdès en 2003 (faille Zemmouri).

De par sa situation géographique, Alger est fortement soumise aux risques d'inondation à cause du ruissellement des eaux de pluie des hauteurs de la ville jusqu'aux quartiers situés en contrebas. Ce risque est accentué par plusieurs facteurs liés à une évolution urbaine prenant peu en compte les risques. Plusieurs édifices sont construits sur des lits d'oued, comme au Val d'Hydra.

  • Le 10 novembre 2001, des pluies diluviennes s'abattent sur Alger, transformant les lits d'oueds en torrents de boue. Cette catastrophe causera la mort de plus de 700 personnes, majoritairement à Bab El-Oued, un quartier où des immeubles entiers ont été détruits[25].

Démographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Démographie de l'Algérie.

La wilaya d'Alger comptait 3 759 227 habitants.

La pyramide des âges met en avant une population jeune relativement importante, presque un tiers de la population a moins de 20 ans .Cependant on observe une diminution des naissances à partir de 1983 et une reprise de natalité sur la période 2004/2008.

Pyramide des âges de la wilaya d'Alger en 2008 en pourcentage[26].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
80 ans et +
0,58 
1,51 
70 à 79 ans
1,59 
2,30 
60 à 69 ans
2,51 
4,16 
50 à 59 ans
4,05 
6,57 
40 à 49 ans
6,47 
8,53 
30 à 39 ans
8,58 
9,29 
20 à 29 ans
9,39 
8,46 
10 à 19 ans
8,15 
8,75 
0 à 9 ans
8,32 
0,12 
nd
0,15 

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de l'Algérie.

Appelée à l'origine Ikosim, nom qui sera latinisé sous la forme Icosium (« l'île aux mouettes »), lorsqu'elle acquit le statut de comptoir phénicien d'importance, la fondation d'Alger est antérieure au IVe siècle av. J.-C.. Des débris de vases campiniens datant du IIIe siècle av. J.-C. y furent découverts dans un puits de vingt mètres de profondeur en 1940.

Antiquité[modifier | modifier le code]

Déjà au début du Ier millénaire av. J.-C., Alger est un important comptoir phénicien. En -202, la ville passe sous influence romaine à la suite de l'alliance scellée entre Massinissa et Scipion l'Africain contre Carthage. Le nom d'Ikosim prend sa forme romanisée, Icosium, sous Juba Ier et Ptolémée.

Les tribus Berbères Maghraouas étaient très nombreuses dans les environs d'Icosium et Ptolémée de Maurétanie devait les contenir. Ptolémée de Maurétanie fera transférer une partie des Maghraoua vers le chlef[27] et il combat les résistants berbères soulevés par Tacfarinas[28], dans cette même période. Après Tibère, Vespasien envoie une colonie à Icosium pour arrêter les révoltes[29].

Après la révolte de Tacfarinas, Firmus (général maure berbère) détruit Icosium en mettant le feu avec l'aide de toutes les tribus berbères maures (non romanisés) qui vivent dans les montagnes des environs au IVe siècle[30].

C'est vers le Ve siècle que le christianisme s'introduit à Icosium. En 429, la ville passe sous domination vandale, lors de leur conquête de l'Afrique du Nord. En 442, un traité entre Romains et Vandales permet aux Romains de récupérer Icosium et ce durant les cent ans de présence vandale en Algérie.

Après 533, la ville, à peine contrôlée par les Byzantins, est attaquée par des tribus Berbères.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

En 710, la conquête musulmane introduit l'Islam en Afrique du Nord. Le territoire d'Alger appartenait aux Maghraouas, une tribu Berbère Zénète[27]. Ziri ibn Menad, vassal des Fatimides vainc les berbères Zénètes Kharidjites. Après la mort d'Abu Yazid en 947, Ziri ibn Menad s'empare de la région du centre et fonde Achir comme capitale des Zirides. D'après Ibn Khaldoun, la région d'Alger fut occupée par les Sanhadja avec la dynastie des Zirides[31]. Le fils de Ziri ibn Menad avec l'autorisation de son père, Bologhine ibn Ziri fonde trois villes dont Djzair Beni Mezghenna (Alger), Médéa et Miliana après avoir chassé les Zénètes[32].

Bologhine ibn Ziri reconstruit Icosium au milieu du Xe siècle[33],[34] en fortifiant et agrandissant le site occupé par les Beni Mezghenna et la baptisa « El Djazair Beni Mezghenna », en 960[35].

La guerre continue entre les Zénètes et les Sanhadjas. Ziri ibn Menad est tué en 971[36] dans une bataille contre les Maghraouas, sa tête est rapportée à Cordoue par les Maghraoua afin d'obtenir de l'aide pour affronter l'armée des Zirides vassal Fatimides. Les Zénètes vengent ainsi la mort d'Abu Yazid[37]. C'est ainsi que Moez, Calife Fatimide, désigne Bologhine ibn Ziri comme Calife du Maghreb. Ce dernier continue le combat contre les Zénètes. Ces derniers demandent alors l'aide des Omeyyades de Cordoue pour reprendre leur territoire et leurs villes y compris Alger. Bologhine ibn Ziri s'empare de presque tout le Maghreb en suivant les directives de Moez (Calife Fatimides)[37].

Bologhine possédait toutes les villes du Maghreb, il avait pour ordre de tuer tous les Zénètes, de ramasser l'impôt des Berbères sous l'emprise de l'épée. Ce qui va provoquer une marche de contestation de la part des autres tribus. Les Kutama vont être jaloux des Zirides et la guerre éclatera entre les deux tribus ; Mila et Sétif sont rasées par les Zirides[37]. Les Omeyyades acceptent enfin d'aider les Zénètes à reconquérir leurs territoires, en particulier des Maghraoua[37]. Bologhine ibn Ziri rebrousse chemin en voyant toute l'armée des Zénètes venue d'Andalousie par voie maritime qui s'installe à Ceuta[37]. En 983, Bologhine ibn Ziri meurt. Il s'ensuit une longue période de défaite pour les Zirides. Les Maghraouas regagnent leurs territoires et leur souveraineté dans le Maghreb central et dans l'Ouest grâce à Ziri Ibn Attia issue des Maghraouas. Toutes les villes du centre jusqu'à Tanger redeviennent des villes Zénètes, y compris Alger[37].

Les Fatimides voulaient prendre l'Al-Andalus. Mais ils décident d'abandonner ce projet pour garder l'Égypte et les autres provinces. Les Zirides restent souverains dans leurs territoires à l'Est de l'Algérie ainsi que les Hammadides (tribu des Sanhadja)[37]. Les Almoravides prennent Alger en 1082 grâce à Youssef Ibn Tachfin. Ce dernier défait tous les Zénètes. La première grande mosquée du rite malékiste Djamaa El Kébir ou la Grande Mosquée d'Alger y est construite par Youssef Ibn Tachfin. Les Almoravides n'ont jamais fait la guerre contre les Zirides, les deux tribus sont des Sanhadja[37]. En 1151. Abd al-Mumin (Almohades), est un berbère Zénètes, il reprend Alger aux Almoravides, tout le Maghreb et l'Andalousie[37]. Par la suite, Alger fut rattachée aux capitales des dynasties Zianides, ainsi que Hafsides et Mérinides pour des courtes périodes. Longtemps la ville fut dépendante de Tlemcen sous les dynasties Ifrenides, Maghraouides, Almoravides, Almohades et Zianides[37].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Alger au début du XVIe siècle[modifier | modifier le code]

Alger au début de la Régence (XVIe siècle).

Alger ou El-Djazaïr était un petit port peuplée d'environ 20 000 habitants, sa population s’est accru fortement avec l’arrivée des Juifs et des Maures expulsés d’Andalousie après la chute de Grenade. Elle devient une « petite république municipale », et deviendra par la suite le centre d’un nouvel État[38].

En 1510, les Espagnols soumirent Alger et bâtirent sur un îlot de la baie une forteresse, le Peñón d'Alger, destinée à défendre et surveiller la ville. À la mort du roi d'Espagne Ferdinand le Catholique en 1516, les habitants se révoltent et exigent à l'émir Salim at-Toumi, de faire appel aux corsaires Barberousse[39]. Ce dernier devient maître de la ville après avoir assassiné Salim at-Toumi[40] qui avait intrigué avec les Espagnoles et sa tribu des Tha'alibi pour se débarrasser des corsaires[41].

En 1516 et 1518, Alger est attaquée par des expéditions espagnoles commandées respectivement par Diego de Vera et Hugo de Moncade. Deux fois celles-ci tournent au fiasco. En 1529, Barberousse détruit le peñon, et y fait construire la jetée Kheir-Eddine, reliant les îlots à la terre ferme et constituant ainsi le premier abri du port d'Alger. Cette date marque aussi le début de la Régence d'Alger, un régime politique d'inspiration ottomane, qui fit d'Alger la capitale d'un État largement indépendant mais vassal de la Sublime Porte.

Durant la période de la régence ottomane, une guerre éclate contre les Zianides, puis plusieurs conflits surgissent avec les saadéens et les tibus du Sahara, aux Aurès ainsi qu'en petite Kabylie. En même temps, une double extrapolation vit le jour. La ville appelée El Djazaïr (Alger et Algérie s'écrivent de la même manière en arabe : El Djazaïr) donna son nom au pays entier et la citadelle perchée en haut de la ville ancienne, appelée la Casbah, donna son nom à la ville. De nos jours encore, Casbah désigne la ville pré-coloniale. Elle est désormais classée au patrimoine mondial de l'UNESCO[42].

Siège d'Alger par l'Empereur Charles Quint[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Siège d'Alger (1541).
Carte ottomane du XVIIIe siècle illustrant la région d'Alger.

Après la bataille de Tunis en 1535 et dans le but de sécuriser ses positions méditerranéennes, Charles Quint décide, lors de la diète de Ratisbonne en 1541, de s'emparer d'Alger qui est devenue une véritable base « corsaire » (au sens du corso méditerranéen) sous la houlette des frères Arudj puis Khayr ad-Din Barberousse.

En octobre 1541, l'empereur réunit une flotte de plus de 65 vaisseaux de guerre, 451 navires de transport commandée par son l'amiral Andrea Doria, quoique ce dernier désapprouve une expédition à pareille époque de l'année. Alger était alors sous l'autorité d'un pacha intérimaire, nommé Hassan Agha, d'origine sarde et fils adoptif de Khayr ad-Din Barberousse, celui-ci étant devenu grand amiral de la flotte ottomane depuis 1538. Hassan Agha, renforce les fortifications, les arsenaux et fait raser les arbres autour des remparts. Après avoir débarqué sur la plage du Hamma, le 23 octobre, l'empereur installe son camp sur les hauteurs sur la colline du Coudiat saboune, au lieu-dit du marabout de Sidi Yacoub (futur Bordj Moulay el Hassen et Fort l'Empereur). La défense de la ville est assurée par 1 500 janissaires et 6 000 morisques réfugiés récemment amenés d'Espagne[43], alors que l'expédition impériale est composée d'une troupe de 12 300 matelots et 23 000 combattants : 6 000 espagnols et siciliens, 5 000 italiens, 6 000 allemands, 3 000 volontaires de toutes nationalités, 150 chevaliers de Malte, 200 gardes de la Maison de l'Empereur, 150 officiers nobles dont le célèbre Hernán Cortés et 2 000 cavaliers.

La journée du 24 octobre est marquée par des combats intenses sans qu'un quelconque avantage se dégage ; le 25 octobre, en fin d'après-midi, un orage d'une violence inouïe éclate. La tempête va se déchainer toute la soirée et même la nuit entière. Au petit matin, la pluie ne cessant de tomber, rend inutilisable la poudre pour les canons et les arquebuses ; plus de 140 navires sont fracassés sur la côte alors que des dizaines d'autres ont coulé à pic avec hommes et biens. Les troupes impériales sont alors décimées par les troupes d'Hassan Agha et les irréguliers venus des campagnes environnantes. L'armée impériale bat ensuite en retraite vers le Cap Matifou dès le 29 octobre, sur les conseils d'Andrea Doria.

La retraite est désastreuse pour les forces impériales car la route est coupée par une crue de l'oued El-Harrach tandis que les troupes algéroises et irrégulières les harcèlent, leur occasionnant de grandes pertes - plus de 3 000 morts. Les survivants arrivent le 1er novembre à Tamentfoust, où Andrea Doria s'était mis à l'abri avec la flotte rescapée. Les troupes de Charles Quint, lèvent l'ancre le 2 novembre, et se réfugient à Béjaïa (Bougie), alors toujours aux mains des Espagnols, qu'ils quitteront le 27 novembre pour l'Espagne. La défaite de l'Empereur sera accueillie avec une joie immense par la France et son roi, François Ier, alors ennemi déclaré du Habsbourg.

Après cette débâcle célèbre, qui est connue sous le nom de « désastre d'Alger »[réf. nécessaire], la ville va devenir la plus puissante des villes neuves de la Méditerranée. La Régence d'Alger, solidement établie, va durer trois siècles, jusqu'en 1830.

La régence[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Régence d'Alger.
Phare de l'Amirauté

La ville fut plusieurs fois bombardée sous la Régence. La marine royale française, sous le commandement de Abraham Duquesne, à la suite de la déclaration de guerre à la France du Dey d'Alger, bombarde Alger en 1682 puis plusieurs autres fois durant ce conflit. En 1770, une expédition danoise commandé par l'amiral Kaasen bombarda Alger. En 1801, la régence d'Alger, qui détinrent plus 130 Américains en esclavage entre 1785 et 1793 déclara la guerre aux États-Unis qui ne voulaient plus payer de tribut pour le passage de leurs navires et fut également bombardée par l'US Navy en 1824. Le 27 août 1816, elle fut bombardée par une flotte anglo-hollandaise qui libéra un total de 3 000 esclaves européens[réf. nécessaire].

Sous la régence turque, la ville était administrée par un fonctionnaire : le Cheikh-el-Bled. Celui-ci avait entre autres attributions : celle de lever une contribution hebdomadaire sur les boutiques et sur les corps de métiers ; de fournir par voie de réquisition, les mulets et les chevaux de transport nécessaires aux troupes turques envoyées au dehors : et de défrayer pendant leur séjour à Alger, les envoyés de l'intérieur.Sa résidence était située dans l'actuelle « rue de la Lyre inférieure », sa villa, à Birkadem (« Djenan Cheikh-el-Bled »).

Tableau montrant quelques navires en activité en face de la ville d'Alger

Au début du XVIIIe siècle, Laugier de Tassy décrit la population d'Alger en ces termes « On ne voit presque dans la ville que les Maures, qui ont été chassés d’Espagne »[44]. Au début du XIVe siècle, on comptait à Alger une centaine d'écoles primaires et quatre collèges supérieurs (pour moins de 20 000 habitants), à savoir celui de la Grande Mosquée, celui de la Quashashiyya, celui des Andalous et celui de Shaykh al-bilâd[45].

À la veille de la conquête française, Alger était une ville très cosmopolite, la société se composait de Turcs, de Maures mêlés de Berbères et d’Arabes avec un fort apport andalou, de Kouloughlis, de Kabyles, de Noirs affranchies, d'esclaves, de juives et de Beranis qui se composaient de minorités régionales : les Biskris, les Laghouatis et les Mozabites[46]. Alger connaissait notamment plusieurs langues et dialectes : l’osmanli parlé par les Turcs, un arabe citadin parlé par les Maures, un hébreu arabisé parlé par les juifs et les dialectes berbères parlés par chaque communauté berbère[46].

Colonisation française[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Conquête de l'Algérie et Algérie française.
Représentation des bombardements d'Alger en 1830

En 1830, motivé notamment par les ressources agricoles de la Mitidja, le roi Charles X profite de l'aggravation d'un contentieux commercial entre la France et la régence d'Alger pour envoyer un corps expéditionnaire commandé par le général de Bourmont, ministre de la guerre, afin que celui-ci prenne possession de la ville qui tombe le 5 juillet 1830, trois semaines après avoir débarqué à Sidi-Ferruch situé à 30 km à l'ouest. Présenté comme simple raid militaire punitif à l'origine, l'occupation française va se prolonger pendant plus de 130 ans, et marquer profondément la cité qui comptait à peine 30 000 habitants à cette époque.

La ville, bâtie en amphithéâtre sur un rocher dont l'inclinaison est tournée vers l'Est, s'étendait alors, dans la partie comprise entre les actuels rue Benganif, boulevard Hahkad, la Casbah (la citadelle) et le port, soit 3 200 mètres de remparts avec cinq portes (Bab El-Oued, Bab Azzoun, Bab Dzira, Bab El Bhar et Bab Jedid) qui enfermaient environ 12 200 maisons de grandeurs diverses contenant toutes une cour d'une plus ou moins grande étendue, 103 mosquées, une dizaine de synagogues, 7 grandes casernes de janissaires, 150 fontaines et 60 cafés maures.

Les faubourgs constituaient la campagne avec de belles villas enfouies dans un cadre de verdure et de vastes jardins qui faisaient l'admiration des Européens. La ville haute, le Djebel, constituait la vraie ville avec ses mosquées, ses zaouïas et ses rues étroites.

Au lendemain de la colonisation, la ville est maintenue comme capitale de la nouvelle colonie d'Algérie, où une commission de gouvernement et un conseil municipal institués par Bourmont, siégeant en premier lieu à l'hôtel Bacri (aujourd’hui « Palais Dar Khedaouedj Amiya »), rue Socgémah, remplacent l’administration turque. Cette assemblée composée de 7 Maures et de 2 Israélites, était présidée par un maure marié à une Française, Ahmed Bouderbah qui, avant 1830 avait vécu en qualité de commerçant à Marseille. C’est lui qui, avec Hamdan Khodja, négocia la reddition de la ville auprès du Dey Hussein. M. Brugière, sous-intendant militaire, agissant en tant que « commissaire du Roi près de la municipalité » le seconda dans sa tâche.

La colonisation française commença par le refoulement des indigènes, qui furent chassés de tout le Sahel algérois, puis évolua vers leur cantonnement qui les obligea pour vivre à vendre leur travail au colon voisin[47]

Puis dès 1848, Alger devient le siège de la préfecture du département du même nom, permettant ainsi un développement rapide, grâce à l'arrivée d'émigrants européens au cours de la deuxième moitié du XIXe siècle, principalement d'origine française, tandis que la population locale se concentre plutôt dans une Casbah en voie de taudification.

Alger en 1830

Afin d'investir la ville, deux ressources s'offrent aux colons : soit celle d'occuper les habitations mauresques, en s'adaptant à leur architecture ; soit celle d'en démolir quelques-unes pour construire des voies carrossables et des places pouvant servir aux rassemblements de troupes et aux marchés.

La topographie de la ville, accidentée dans sa partie ouest, n'offrant qu'une zone basse légèrement plane dans sa partie est, et étant située en bordure de mer pouvait, grâce au voisinage du port, avoir un plus grand intérêt économique. Ainsi, c'est dans cette dernière zone qu'il y eut le plus de transformations.

On commença par quelques démolitions entre Bab-Azoun et la Marine, ainsi que dans la rue des Souks pour permettre aux chariots de circuler librement. On continue le tracé des rues « Bab-Azoun », « Bab el Oued » et « de la Marine » qui ont été auparavant simplement élargies. Pour les deux premières, on construit des rues à arcades et on fait adopter l'établissement de galeries, de façon à lutter contre les rayons du soleil. Aussi l'ouverture de deux autres rues est décidée : celles « de Chartres » et « des Consuls » afin d'établir une communication entre les portes Nord et Sud au cas où les rues Bab-Azoun et Bab el Oued aient été rendues inutilisables.

À partir de 1840, la ville sortant des limites des fortifications ottomanes et des logiques de défense, le Génie élabore en 1841 un projet d’ensemble de fortifications modernes. L’architecte Pierre Auguste Guiauchain rédige en 1845 un schéma général de voirie et d’alignements concernant les terrains à édifier à l’intérieur de la nouvelle enceinte. Il installe les nouveaux bâtiments publics : Hôtel de Ville, palais du Gouverneur, théâtre, palais de justice, hôtel des postes et du trésor… dans les meilleurs emplacements dominant la mer et prévoit une série de percées transversales destinées à faciliter la liaison entre les nouveaux quartiers du nord et du sud de la ville.

Visite du quartier européen puis du quartier arabe d'Alger en 1936.

Ce plan qui sera publié en 1848 par Delaroche, esquisse les rampes et les escaliers destinés à relier les quais à la ville, quelque 15 mètres plus haut, de même que les liaisons avec la « place du Gouvernement » au sud.

Par étapes successives cette idée aboutira, en 1860, au projet de Charles Frédéric Chassériau, architecte de la ville, qui dessine l’ensemble de la structure soutenant le boulevard et les rampes entre les quais et la ville. Il prend le nom de boulevard de l’Impératrice en honneur de Eugénie de Montijo, l’épouse de Napoléon III qui l’inaugure en 1865 (avant son achèvement) et accueille, au fil du temps, d’importants édifices publics : la Préfecture, le Palais des Assemblées, le Casino, l’Hôtel de ville, etc.

Les Français s'installent principalement dans les faubourgs, dans des maisons qui se trouvent le long des remparts, comme le quartier populaire de Bab El-Oued au nord, tandis que l'on poursuit également l'européanisation de la ville musulmane ; aménager les constructions mauresques semble être le meilleur programme d'utilisation de la cité. Ainsi, dès 1839, la partie basse de la ville tend à disparaître, démolitions et expropriations contribuent à donner un aspect nouveau à ce quartier. L'immigration d'Européens est importante. Tous les nouveaux venus commencent d'abord par occuper les maisons mauresques qui sont transformées pour répondre à des exigences nouvelles. Celles-ci deviennent bientôt des bâtisses insalubres et mal aérées. Lors de son voyage, Napoléon III fait une enquête personnelle qui a pour résultat d'arrêter les démolitions de la vieille ville. Le rapport dit que la haute ville doit rester telle quelle. On commence à s'apercevoir qu'il est difficile de greffer une ville européenne sur une ville musulmane. Le temps seul se charge alors de modifier l'aspect de la cité.

Ville et port d'Alger (1921)

Ainsi, les quartiers d’Alger ressemblent peu à peu à des quartiers parisiens, dignes des travaux haussmanniens, avec les lieux nécessaires à la vie publique (jardin, église, mairie, école). Les anciennes somptueuses villas ottomanes réquisitionnées, sont utilisées comme maisons secondaires par les grandes familles françaises.

La colonisation fait d'Alger une ville à majorité européenne, ceci bien que la population musulmane indigène commence à s'accroître de façon exponentielle à partir de la Première Guerre mondiale, du fait tant de l'accroissement naturel que de l'exode rural.

À partir de 1903, l’administration française demande le respect de la culture indigène, c’est ainsi que le style néo-mauresque est né (exemple : grande poste). L’embellissement de la ville est accentué pendant les années 1930 (centenaire de la conquête de l’Algérie). C’est un moyen pour justifier la colonisation et de montrer sa réussite. Pour cela, on construit des musées (musée des beaux arts), des jardins (jardin d’essais), des lieux artistiques (villa Abd Eltif).

Les transports modernes sont également installés. Ainsi, en 1892 le chemin de fer fait son apparition par la création de la Compagnie des Chemins de fer sur routes d'Algérie (CFRA), dont une partie du réseau est centré sur Alger. Il se compose d'une ligne côtière traversant la ville par les boulevards le long du port. La même année, la Société des tramways algériens (TA) est créée afin de constituer un réseau purement urbain dans Alger. Une longue ligne est construite, parallèle à celle des CFRA, mais à l'intérieur de la ville. En complément de la ligne de tramways des TA, une nouvelle ligne de trolleybus est mise en service.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Seconde Guerre mondiale et Opération Torch.
Attaque aérienne d'Alger par la luftwaffe durant la Seconde Guerre mondiale en 1943

Pendant la Seconde Guerre mondiale, l'Afrique du Nord française, dont Alger, reste sous les ordres de la métropole, donc à compter de juin 1940 du gouvernement de Vichy. Le 8 novembre 1942 seulement, Alger voit débarquer les forces alliées, dans le cadre de l'Opération Torch. À Alger, le succès du débarquement est lié à une opération de résistance de grande ampleur. 400 combattants, dont de nombreux membres de la communauté juive d'Alger[48], occupent les principaux points stratégiques de la ville la nuit précédant le débarquement, emmenés par Emmanuel d'Astier de La Vigerie et José Aboulker. Ce putsch permit d'éviter toute résistance du 19e corps d'armée vichyste, stationné dans la ville sous le commandement du général Juin.

Alger devient le siège du commandement Allié, chargé de libérer la Tunisie de la tutelle de l'Axe et de préparer le débarquement en Italie sous la direction du général Eisenhower, futur président des États-Unis.

Elle devient surtout la capitale provisoire de la France, lorsque, après un maintien provisoire du régime de Vichy sous l'amiral Darlan et le général Giraud (voir Situation politique en Afrique libérée (1942-1943)), elle accueille le général de Gaulle qui le 3 juin 1943 y forme, avec Giraud, le Comité français de la Libération nationale (CFLN), puis convoque une Assemblée consultative provisoire. Le 3 juin 1944, le CFLN devient le Gouvernement provisoire de la République française (GPRF), qui siège à Alger jusqu'après la libération de Paris.

Guerre d'Algérie[modifier | modifier le code]

Alger se constitue en Zone autonome d'Alger, fin de l'année 1956 sous le commandement de Abane Ramdane et ensuite de Yacef Saadi en 1957, joue aussi un rôle décisif durant la guerre d'Algérie (1954-1962), notamment pendant la bataille d'Alger, durant laquelle la 10e division parachutiste de l'armée française, à partir du 7 janvier 1957, mena la chasse aux indépendantistes algériens, sur ordre du garde des Sceaux François Mitterrand, qui lui donne tous pouvoirs pour « éliminer les insurgés ». La ville comptait alors 884 000 habitants.

Alger reste marquée par cet épisode caractérisé par une lutte sans merci entre les indépendantistes œuvrant pour la libération du pays et l'Armée française menant des opérations de police et pratiquant la torture.Des opposants à l'ordre colonial, comme le jeune professeur de mathématiques Maurice Audin ou le leader nationaliste Larbi Ben M'hidi sont maintenant honorés depuis par la municipalité : des artères principales de la ville portent désormais leurs noms. La bataille d'Alger, remportée par le général Massu, reste cependant une réussite mitigée car si sur le plan militaire, en quelques mois, les principaux dirigeants du FLN sont arrêtés, l'action de ces derniers ainsi que les aspirations du peuple algérien apparaissent sous un jour nouveau aux yeux de l'opinion internationale.

Un an plus tard, les manifestations du 13 mai lors de la crise de mai 1958 y consacrent la chute de la Quatrième République en France, ainsi que le retour du général de Gaulle aux affaires. Dans l'espoir d'une résolution rapide de la crise algérienne, on peut alors voir d'immenses manifestations mêlant dans une liesse commune Européens et indigènes affirmant leur attachement indéfectible à la France et leur foi en la politique du général de Gaulle.

Par les décrets no 59-321 du 24.02.1959 et no 60-163 du 24.02.1960, l'organisation de la commune d'Alger sera réorganisée : le « Grand Alger » est formée en agglomérant au centre-ville douze anciennes communes de la périphérie. L'ensemble est divisé en dix arrondissements, dont la gestion est assurée par un administrateur général, par un conseil municipal élu et par des maires et adjoints d'arrondissement.
Les communes concernées par cette réforme étaient :

Mais en avril 1961, Alger revient de nouveau sur le devant de la scène lorsque les généraux Salan, Challe, Zeller et Jouhaud échouent dans leur tentative de soulèvement de l'Armée française contre la politique algérienne du général de Gaulle.

Lors de l'exode de 1962 (appelée aussi l'exode des pieds noirs), Alger verra partir sa population d'origine européenne et juive (350 000 personnes).

Indépendance[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de l'Algérie.
Place de l'Émir Abdelkader en plein cœur d'Alger.
Alger-St Raphaël.jpg

Les Algériens célèbrent dans une grande liesse populaire l'indépendance de l'Algérie le 5 juillet 1962. Dirigée par les militaires, Alger devient une capitale du tiers monde ainsi qu'une ville phare du Mouvement des non alignés pendant la Guerre froide[49]

En octobre 1988, soit un an avant la chute du Mur de Berlin, Alger est le théâtre de manifestations réclamant la fin du système de parti unique, une véritable démocratie baptisées « le Printemps d'Alger » (voir l'article : Émeutes d'octobre 1988 en Algérie). Elles sont réprimées par les autorités (plus de 300 morts), mais constituent un tournant dans l'histoire politique de l'Algérie moderne : en 1989, une nouvelle constitution est adoptée qui met fin au règne du parti unique et voit la création de plus de cinquante partis politiques, ainsi qu'officiellement une libération totale de la presse écrite.

Crise des années 1990[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Guerre civile algérienne.
Place des Martyrs, cette place fut le théâtre d'affrontement entre les services de l'ordre et les partisans du FIS en 1990. Photo prise vers 1899, à l'époque de l'Algérie française, l'endroit était nommé Place du Gouvernement. Au centre la statue équestre du Duc d'Orléans (rapatriée à Neuilly-Sur-Seine), à droite la mosquée Djemâa Djedid.

La ville devient alors jusqu'en 1992 le théâtre de nombreuses manifestations politiques de toutes tendances. En 1991, une formation politique dominée par des conservateurs religieux, le FIS, engage un bras de fer politique avec les autorités qui se solde par des élections législatives qu'elle est en passe de remporter en 1992, à la faveur d'une abstention massive des électeurs algériens désabusés par la tournure des événements. L'annulation du scrutin par les autorités marque le début d'une période de violences opposant les Algériens aux ultraconservateurs religieux constitués en groupes terroristes armés, jusqu'en 1999. L'activité économique sociale et culturelle reprend des couleurs à la faveur du calme revenu.

Années 2000[modifier | modifier le code]

De nos jours, en 2007, Alger veut redevenir une grande capitale africaine et méditerranéenne, envisageant d'avoir un niveau de développement des infrastructures comparable à celui qu'elle avait en 1962. Elle entreprend une ouverture vers le monde en organisant de nombreuses manifestations et colloques internationaux.

Alger attire ainsi depuis quelques années de grandes multinationales telles que la Société Générale ou Siemens. De nombreux grands projets de réalisation d'infrastructures tels que le métro, le tramway ainsi que divers projets de restructuration urbaine, de création de nouveaux centres urbains satellites, peinent à voir le jour, quoiqu'ils auraient dû être achevés il y a plus de 15 ans : Alger est en pleine expansion urbaine, motivée par un besoin d'affirmation au niveau régional dans sa lutte pour concurrencer les autres villes nord-africaines de Tunisie et du Maroc

Pour l'année 2007, Alger est capitale de la « culture arabe ».

Administration et Politique[modifier | modifier le code]

Organisation de la ville d'Alger[modifier | modifier le code]

L'organisation municipale de la ville d'Alger a souvent évolué à travers le temps, aussi bien à l'époque française, qu'après l'indépendance. Elle a d'abord été une simple commune à partir de 1832 avant de devenir une ville en 1959, divisée en 10 arrondissements. À la suite d'une réforme de 1977, les arrondissements deviennent des communes et la ville est gérée par un Conseil Intercommunal appelé le CPVA. Depuis 2000, la ville n'existe plus juridiquement, c'est la wilaya d'Alger et chacune de ses 57 communes qui ont repris les prérogatives de la ville[50].

découpages de la ville d'Alger

La Ville d'Alger[modifier | modifier le code]

À l'arrivée des Français en 1830, la médina d'Alger était une ville fortifiée qui correspond au territoire de l'actuelle commune de la Casbah. Après quelques années sous régime militaire, La vielle ville et la ville européenne vont constituer la Ville d'Alger. En 1832, la commune d'Alger est créée. En 1848, les communes d'El Biar et Mustapha (actuellement Sidi M'Hamed) y sont rattachées avant d'en être détachées en 1870. En 1904, la commune de Mustapha est définitivement intégrée à la ville d'Alger qui est divisée en 12 arrondissements pour une superficie totale de 15,64 km2.

Le Grand Alger[modifier | modifier le code]

En 1959 le Grand Alger est créé, avec le regroupement de 9 communes (Alger, Saint-Eugène, Bouzareah, El Biar, Dely Brahim, Birmendreis, Kouba, Hussein-Dey et Maison-Carrée). Cet ensemble est découpé en 10 arrondissements et un territoire de 186 km2, il est dirigé par un administrateur général nommé par décret et un conseil municipal de 75 membres, chaque arrondissement est dirigé par un maire-adjoint[51],[52]. Après l'indépendance, l'organisation de ville d'Alger est maintenue en 1967[53], mais il n'y a plus d'administrateur général. En 1974, deux arrondissements (sont ajoutés Bouzareah et Bir Mourad Raïs)[54].

En 1977, les arrondissements deviennent des communes de plein exercice, mais il est créé le Conseil Populaire de la Ville d'Alger (CPVA) regroupant les anciens arrondissements afin de poursuivre les prérogatives de l'ex-commune d'Alger. Il est à noter qu'une nouvelle entité s'ajoute au CPVA, il s'agit de Baraki, portant l'ensemble à 13 communes[55]. À la suite du découpage administratif de 1984, la ville est une nouvelle fois réorganisée en 1985 en passant à 15 communes mais la superficie est divisée par trois, passant à 58,5 km2, en se délestant des territoires périphériques, à l'est autour d'El Harrach, à l'ouest (Bouzareah) et au sud (Bir Mourad Raïs). Elle continue à être gérée conjointement par les communes et le CPVA mais ce dernier est placé sous la tutelle de la wilaya[56].

La wilaya remplace la ville[modifier | modifier le code]

Depuis le report des élections municipales de 1989[57], le CPVA n'existe plus. Il est d'abord remplacé par un Conseil Communal Provisoire de l'Agglomération Urbaine d'Algér (CCPAUA)[58]. Quelques mois plus tard, en avril 1990, deux nouvelles lois relatives à la commune et la wilaya sont adoptées[59], et seront créés les Conseils Urbains Coordination de la Wilaya d'Alger (CUC)[60], les anciennes communes formant la ville d'Alger seront regroupées sous l’appellation Conseil Intercommunal d'Alger. À partir de ce moment-là, l'administration de la wilaya se substitue définitivement à celle de la ville. Ainsi, les directions et services techniques liées au CPVA seront mis sous la tutelle de la wilaya avant de devenir des EPIC.

En 1997, après s'être agrandie de 24 nouvelles communes, la wilaya d'Alger est dotée d'un statut particulier et devient le Grand Gouvernorat d'Alger (GGA), elle sera dirigée un Ministre Gouverneur, en l’occurrence Cherif Rahmani. Elle sera organisée en 28 communes urbaines, dénommées arrondissements urbains et en communes simples[61]. Ce nouveau statut ne durera pas longtemps, puisqu'en 2000, le Grand Gouvernorat d'Alger sera dissout, ayant été jugé inconstitutionnel[62].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

L'extension d'agglomération d'Alger sur la côte algérienne.

Principaux quartiers d'Alger[modifier | modifier le code]

Place Maurice-Audin, à Alger.
La Casbah d'Alger vers 1900.
Le boulevard du front de mer.
Quartier de Bab el Oued

La Casbah (de al Qasbah, « la Citadelle »), Ier Arrondissement d'Alger : surnommée Al-Djazaïr al Mahroussa (« Alger la Bien Gardée »)[63], elle est fondée sur les ruines de l’ancienne Icosium. C'est une petite ville qui, construite sur une colline, descend vers la mer, divisée en deux : la ville Haute et la ville Basse. On y trouve des bâtisses et des mosquées du XVIIe siècle ; mosquée Ketchaoua (bâtie en 1794 par le Dey Baba Hassan) flanquée de deux minarets, mosquée el Djedid (1660, à l'époque de la régence Turque) avec sa grande coupole ovoïde terminée en pointe et ses quatre coupolettes, mosquée El Kébir (la plus ancienne des mosquées, elle fut construite par l'almoravide Youssef Ibn Tachfin et plus tard reconstruite en 1794), mosquée Ali Betchnin (Raïs, 1623), Dar Aziza, palais de la Jénina. La Casbah, c'est aussi des labyrinthes de ruelles et de maisons pittoresques ; et si l'on s'y perd, il suffit de redescendre vers la mer pour se repositionner.

Alger-Centre. La rue Mourad Didouche (ancienne rue Michelet) est située dans le 3e arrondissement d’Alger. Elle s'étend de la Grande Poste jusqu'au palais du Peuple (ancien palais d'été). Elle traverse notamment la place Audin, La faculté d’Alger, le Sacré-Cœur et le parc de La Liberté (ex-de Galland). Elle est bordée de magasins et de restaurants chics sur une grande partie de sa longueur.

Front de mer : à partir de 1840, les architectes Pierre-Auguste Guiauchin et Charles Frédéric Chassériau installèrent de nouvelles constructions en dehors de la Casbah, hôtel de ville, palais de justice, bâtiments, théâtre, palais du Gouverneur, casino… pour former une élégante promenade bordée d'arcades qui est désormais le boulevard Che Guevara (ex-boulevard de la République).

Bab El-Oued : quartier populaire qui s’étend de la Casbah au-delà de « la porte de la rivière ». C'était au départ le quartier du petit peuple européen avant 1962. Célèbre par sa place « les trois horloges » et par son ancien « marché Triolet » noyé après les fameuses inondations de 2001, mais aussi pour ses nombreux artistes de tous genres, Bab El-Oued était aussi un des fiefs du FIS. C'est aussi un quartier d'ateliers et de manufactures.

Hotel El Aurassi

Belouizdad (anciennement Belcourt)[64]: quartier populaire situé à l'Est, traversé par la rue Mohamed Belouizdad (ex-rue de Lyon). L'écrivain Albert Camus y vécut une partie de sa jeunesse.

Alger Memorial-du-Martyr IMG 1137.JPG

Birkhadem est une commune située dans la proche banlieue Sud d'Alger, elle est située à environ à 10 km au sud du centre-ville d'Alger, La commune de Birkhadem est traversée par la rocade Alger-Blida. Elle dispose d'une gare ferroviaire à Ain Naadja ainsi qu'une gare routière, elle comporte plusieurs établissements scolaires : des écoles primaires, des collèges et deux lycées, elle dispose aussi d'une bibliothèque municipale réservée principalement aux étudiants. Birkhadem devient une commune de plein exercice par Ordonnance le 31 décembre 1856.

Kouba (daïra d'Hussein-dey) : Kouba est une ancienne bourgade qui a été phagocytée par l'expansion de la ville d'Alger. De bourgade, Kouba s'est rapidement développée sous l'ère coloniale française puis plus encore à la faveur de la formidable explosion démographique qu'Alger a connue après l'indépendance de l'Algérie en 1962. Au début du XXIe siècle, c'est un quartier d'Alger à part entière, constitué principalement de maisons, de villas et d'immeubles ne dépassant pas les cinq étages.

El-Harrach, d'après le nom de l'oued (la rivière) qui traverse ce quartier. L'embouchure de cette rivière a joué un rôle très important dans la prise d'Alger et du Penon, ce rocher en face d'Alger occupé par les Espagnols. En effet, au début du XVIe siècle, à l'appel de l'un des dignitaires autochtones algérois qui voyait la perte progressive de l'autorité de la ville devant l'occupation du Penon par les Espagnols, l'un des frères Barberousse y cacha sa flotte avant de prendre Alger par surprise par le côté sud-est. Ce quartier d'Alger fut nommé Maison-Carrée par les Français, qui en firent la zone industrielle de la ville. Ainsi, pendant la colonisation, aussi bien El-Harrach que Hussein-Dey furent des villes-satellites d'Alger où Algériens autochtones et Français ne cohabitaient guère, du fait d'une nette ségrégation résidentielle. Cette ville fut un quartier résidentiel pour une couche aisée de Français, mais un véritable ghetto pour les Algériens, surtout ceux poussés par l'exode rural.

El-Harrach écrivit également une grande page d'histoire sportive avec la boxe et le football. Après l'indépendance, El-Harrach devint progressivement un quartier d'Alger, et ultérieurement chef-lieu de Daira avec un nouveau découpage en quartiers, comme Mohammadia (Lavigerie), Belfort, Bellevue, Le Parc, Oued-Smar, Cinq-Maisons, Les Dunes, Les Pins-Maritimes, Beaulieu, etc.

Hydra, El-Biar, Ben Aknoun et Bouzareah[65] forment ce que les Algérois nomment les hauteurs d'Alger. Ces communes, parfois réputées chics, abritent la plupart des ambassades étrangères d'Alger, de nombreux ministères et centres universitaires, ce qui en fait un des pôles administratifs et politique du pays.

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Les arrondissements périphériques[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Communes de la Wilaya d'Alger.

Les arrondissements périphériques d'Alger abritent désormais plus de la moitié des habitants de la wilaya d'Alger. On peut citer notamment El-Harrach (anciennement « Maison Carrée »), Hussein-dey, Bab Ezzouar, Bouzareah, Chevalley, Hammamet et Kouba. On peut aussi y ajouter les banlieues de Chéraga, Bordj el Kiffan (anciennement « Fort de l'eau »), Rouïba, Dély-Ibrahim, Draria, Aïn Benian (anciennement « Guyotville »), Aïn Taya, Bordj El Bahri (anciennement « Cap Matifou ») et Birkhadem.

Plan de l'agglomération algéroise
Plan de l'agglomération algéroise.

Monuments et sites[modifier | modifier le code]

Monument des martyrs de la guerre d'Algérie
La Grande Poste
L'intérieur de la Grande Poste
Palais des Raïs

La Casbah est le cœur de la ville et reste une référence architecturale avec ses ruelles et ses joyaux d'art mauresque. Elle renferme de nombreux palais, mosquées et mausolées, notamment les mosquées Jamaa al-Jdid et Ketchaoua.

Sanctuaire du Martyr (Maqam E'chahid) : érigé à l'emplacement du monument aux morts indigènes de la Seconde Guerre mondiale, le monument, conçu à l'école des beaux-arts d'Alger sous la direction de Bachir Yellès[66], a été construit par une société canadienne (Lavalin) en 1982. Surplombant la ville, haut de 92 mètres, il est composé de trois palmes stylisées reposant sur une vaste esplanade où brûle la « flamme éternelle » et recouvrant une crypte, un amphithéâtre et un musée souterrains. C'est un lieu de rassemblement et de recueillement à la mémoire des martyrs de la guerre d'indépendance du pays. Maqam E'chahid fait partie d'un vaste ensemble socio-culturel ; le Parc de la Victoire (Riadh El Feth).

La Grande Poste : construction de type néo-mauresque édifiée de 1910 à 1913 par l'architecte Marius Toudoire en collaboration avec Jules Voinot, c'est le cœur d'Alger.

Grande Mosquée (Djamâa Kebir) : c'est le plus ancien édifice de la ville. Date de la période almoravide au XIe siècle.

Basilique Notre-Dame d'Afrique : remarquable de par sa situation géographique sur un promontoire qui domine le quartier de Bab El Oued, la basilique de style néo-byzantin de Jean-Eugène Fromageau fut édifiée de 1858 à 1872.

Place Émir Abdelkader (ex-place Bugeaud) : en mémoire de l'émir Abd El-Kader, résistant durant la conquête coloniale de l'Algérie.

Villa Abd-el-Tif : magnifique demeure qui a inspiré nombre d’artistes peintres. Durant la colonisation, de 1907 à 1962 y étaient logés les artistes lauréats du Prix Abd-el-Tif, notamment Léon Cauvy et Jean Launois.

Bibliothèque Nationale, à l'architecture moderne, se trouve dans le quartier d'El Hamma.

Palais des Raïs ou Bastion 23 : situé au quartier de la Marine (18e siècle). Un des pôles d'intérêt de l'histoire du vieil Alger.

Balcon Saint Raphaël : à El-Biar, belvédère avec vue magnifique sur la ville et la baie.

Cathédrale du Sacré-Coeur, Alger.jpg

El-Aurassi (1975) : l'imposant hôtel qui barre la perspective en accédant au centre-ville à partir du port depuis la rampe Tafourah[67].

Université d'Alger : située au centre-ville, entre la place Audin, la Grande Poste et l'avenue Pasteur. Fondée en 1879, elle constitue le noyau des premiers universitaires algériens, notamment les médecins pendant la colonisation.

Le Palais du peuple : ancienne résidence des gouverneurs, est une belle bâtisse d'architecture ottomane du XVIIIe siècle. Des peintures murales représentent des scènes de la vie quotidienne réalisées par des artistes français au début du XXe siècle.

La cathédrale du Sacré-Cœur d'Alger, construite à partir de 1956, est devenue la nouvelle cathédrale d’Alger après que la cathédrale Saint-Philippe d'Alger eut été transformée en mosquée après l'indépendance puisque qu'une mosquée s'était effondrée sur une petite partie de la parcelle sur laquelle la cathédrale avait été édifiée. Elle est l’église cathédrale de l’Archidiocèse d'Alger.

Parcs et jardins[modifier | modifier le code]

  • Jardin d'essai (El-Hamma) : situé à l’est d'Alger, dans le quartier Belouizdad (anciennement Belcourt), il s'étend sur une superficie de 32 hectares. On y trouve des plantes et jardins exotiques.
  • Parc Zoologique et des Loisirs d'Alger : au sud-ouest du centre-ville d'Alger, bordé au nord par Ben Aknoun, au sud par Tixeraine, au nord-ouest par la cité Oued Roumane et à l'est par Hydra. La superficie totale englobe environ 304 hectares d'Alger sur un périmètre de 16 kilomètres. Le parc fut achevé dans les années 1980 lors du mandat du président Chadli Bendjedid.
  • Le Parc des grands vents : à l'ouest d'Alger.
  • Jardin de la liberté, Ex parc de Galland : Construit par l'ancien maire d'Alger : Charles de Galland, inauguré en 1915. Ce jardin se situe sur les hauteurs du Sacré-Cœur, ce jardin aux arbres exotiques abrite également le musée des antiquités et celui de la période musulmane.
  • Jardin Prague, Ex jardin Marengo : Est le premier jardin public d'Alger, crée en 1832. Il se situe entre les anciennes murailles ottomanes, et les anciennes murailles françaises.
  • Jardin Beyrouth, Ex jardin Mont Riant : Se situe dans les hauteurs du Télemly, il abrite une salle omnisports, une garderie, une école primaire et le musée de l'Enfant.
  • Jardin de l'Horloge Florale : Implanté sur le boulevard Mohamed khmisti - Ex Laferière - Il domine la Grande Poste et une vue panoramique sur le centre-ville et une partie du port, lui-même dominé par le palais du gouvernement. Il abritait le monument aux morts de la Grande guerre.

Maires d'Alger[modifier | modifier le code]

Problèmes urbains[modifier | modifier le code]

La question de l'attractivité et de la salubrité de la capitale a retenu l'attention des médias internationaux. En 2011, un classement de la presse économique occidentale place Alger parmi les cinq villes « les plus sales du monde et les moins agréables à vivre ». Un classement effectué par le groupe britannique Urban Clean Environment la mentionne « parmi les trois capitales les plus sales du monde »[69]. Les questions concernant le traitement des ordures et l'hygiène en général font partie des points noirs de l'agglomération.

Économie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Économie de l'Algérie.
Ministère des Finances à Alger

Alger est le premier pôle économique et commercial d'Algérie et le seul pôle financier important du pays. Mais Après quarante années de dirigisme et de centralisme acharné, la lenteur des réformes n'arrive toujours pas à donner à « la Blanche » des airs de grande Métropole. Sur le plan financier, le manque cruel de grandes banques privées de banques d'affaires bâillonne le secteur des PME-PMI et globalement dégrade l'environnement économique qui est trop dépendant de la rente pétrolière et qui survit à peine lorsqu'il s'agit de domaines non-pétroliers ou non gaziers. De plus l'État de la Bourse des Valeurs d'Alger suffit a lui seul pour lever le voile sur un secteur privé souvent latent voire atonique sur certains domaines (services, assurances, banques, conseil, tourisme, industrie de pointe…). En effet cette bourse a enregistré une capitalisation dérisoire s'élevant à 126 millions d'euros[70] contre 5 milliards d'euros pour la bourse de Tunis et 61 milliards d'euros pour la bourse de Casablanca, chiffre illustrant parfaitement le manque de dynamisme algérois par rapport aux deux autres capitales économiques des pays voisins. En ce qui concerne l'industrie des loisirs et du tourisme Alger ne fait guère mieux.

Siège social d'Air Algérie

Aujourd’hui l’Algérie présente une situation économique extrêmement favorable tant sur le plan interne qu’au niveau externe, à la suite notamment de l’augmentation très soutenue des prix du pétrole, la croissance économique du pays a suivi une progression constante et stable, passant de 2,1 % en 2001 à 5,3 % en 2005, avec un pic de 6,8 % en 2003, les projections pluriannuelles associées à la loi de finances 2005 tablent sur un taux moyen de croissance de 5,3 % par an pour la période 2005-2009. Malgré la présence de surliquidités liée à l’abondance des ressources pétrolières, l’inflation est maîtrisée grâce au strict contrôle qu’exerce la Banque d’Algérie, le taux d’inflation à la fin 2005 était de 1,5 % contre 3,6 % pour 2004. Sur le plan externe, l'Algérie est la deuxième puissance économique du continent africain avec un PIB de 135 milliards de dollars, derrière l'Afrique du Sud avec 255 milliards de dollars, le montant du PIB par tête d'habitant est estimé en 2007 à 3 968 dollars.

Installations touristiques[modifier | modifier le code]

À quelque trente kilomètres à l'ouest d'Alger se trouvent des stations balnéaires comme Sidi-Fredj, El Djamila ou La Madrague, Palm Beach, Douaouda, Zéralda, le Club des Pins (résidence d'État) ; on y trouve des complexes touristiques, des restaurants algériens et autres, des magasins de souvenirs, des plages surveillées, etc.

La ville est également dotée d'importants complexes hôteliers comme l'hôtel Hilton aux Pins Maritimes (commune d'El Mohammadia), l'hôtel Sheraton au Club des Pins (commune de Staouéli), un hôtel Ibis (inauguré en février 2009) près de l'aéroport d'Alger et juste à côté de l'hôtel Mercure (commune de Bab Ezzouar), hôtel El-Aurassi aux Tagarins (commune d'Alger-centre), l'hôtel Sofitel près du Jardin d'Essai d'El Hamma (commune de Belouizdad) ou l'hôtel El Djazair près du siège de la télévision nationale (commune d'El Mouradia).

Alger est doté de deux parcs aquatiques : le Kiffan Club et l'Aquafortland[71]. Entre les deux infrastructures se trouve une piste de karting.

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Shopping[modifier | modifier le code]

Centre Commercial Al Qods

Les projets quinquennaux de la wilaya d’Alger[modifier | modifier le code]

Bab El Oued vue depuis les hauteurs de Notre Dame d'Afrique
Une des nombreuses cités de Bab Ezzouar

La plage Colonel Abbès se situe à l’Ouest d’Alger, à environ 25 km du centre-ville. Le projet touristique comprendra une marina, des appartements hôteliers, des villas de luxe et un centre commercial sur une surface de 109 hectares. L’autre projet d’Emaâr, situé sur la baie d’Alger se trouve à km du centre-ville et s’étendra sur 260 ha, pour comprendre des villas de luxe, des appartements, des bureaux, un centre de conférences, une marina, un hôtel et deux grands centres commerciaux. La ville de la santé de Staouéli, à environ 20 km du centre d’Alger, comprend un hôpital privé, une école paramédicale, une école de médecine, un centre de recherche, des appartements meublés, un hôtel thalasso, des villas, des appartements, un campus pour étudiants, un centre commercial et des centres de sport. « Se basant sur la compétence principale d’Emaar en développement, nos projets à usage multiple ont un rôle socio-économique important pour l’Algérie. Emaar Proprieties PJSC est l'une des plus grandes sociétés immobilières du monde et est en pleine expansion pour devenir un fournisseur global de styles de vie de haut niveau. Motivée par sa vision 2010 pour devenir l'une des meilleures sociétés de valeur au monde, Emaar s'élance sur une nouvelle ligne de croissance avec une double stratégie d'expansion géographique et commerciale.

Alger Médina[72], le nouveau quartier touristique et économique de front de mer de la capitale (projet entrepris par la filiale DAHLI SPA du groupe Arcofina).

Pour combler l'énorme déficit que connaît la ville d'Alger en matière de transports, celle-ci sera équipée d'un tramway qui reliera le centre-ville à Dergana (opérationnel en 2011), d'une ligne de métro Tafourah-Grande Poste-El Harrach (opérationnelle en 2011) et de plusieurs lignes RER Alger-Agha-Thenia, Alger-Agha-El Affroun, Alger-Agha-Zeralda[73]. S'ajoute à tout ceci la restructuration de l'ETUSA (Entreprise de transport urbain et suburbain d’Alger), la réalisation de trois nouveaux téléphériques d'ici 2009, la réhabilitation des quatre existants ainsi que le réaménagement de la voirie. Il est également question de la rénovation de la gare d'Alger (Agha) pour accueillir la future ligne LGV Annaba-Alger-Oran.

Par ailleurs, en réponse à l'augmentation toujours croissante du parc automobile, et parallèlement à l'aménagement de voies et ronds-points, des échangeurs et des tronçons d'autoroute ont d'ores et déjà été construits, et d'autres sont en cours de construction afin d'améliorer le trafic dans la métropole[73]. Une deuxième rocade est en cours de réalisation entre Zeralda et Boudouaou via Birtouta, et une troisième sera construite entre Nador, près de Tipaza, et Bordj Menaiel, non loin de Tizi Ouzou, sur une distance de 130 km. Ces deux nouvelles rocades permettront de décongestionner l'actuelle rocade d'Alger, qui est le carrefour de toute l'Algérie.

L'un des projets les plus ambitieux est l'aménagement de la baie d'Alger qui comprendra une rue piétonne de deux kilomètres, l'hôtel Marriott Alger, des espaces de détente, un centre d'affaires avec centre commercial, et enfin, la future grande mosquée d'Alger. Face à la baie d'Alger, la troisième plus grande mosquée du monde après celles des lieux saints de l'islam, la Mecque et Médine, pouvant accueillir 120 000 fidèles, avec un minaret s'élevant à 300 mètres, le plus haut du monde, selon ses promoteurs. Les Algériens doivent découvrir dans les prochains jours la maquette et le style architectural de ce méga projet, dont le coût officiel n'a pas été révélé, mais qui pourrait flirter avec les 3 milliards de dollars, selon des architectes locaux. Le président Abdelaziz Bouteflika a relancé il y a quelques mois ce projet en souffrance depuis près de vingt ans. Il doit choisir lui-même parmi cinq finalistes, le lauréat d'un concours d'architecture auquel ont participé dix-sept bureaux d'études de onze nationalités. Cette mosquée sera la deuxième plus grande au monde avec une capacité d'accueil de plus de 40 000 fidèles et dotée d’un minaret haut de plus de 300 mètres de hauteur[74]. Une école — à la fois école coranique et école des sciences — y sera rattachée, bordée d'espaces verts.

Le Parc des grands vents, qui se situe à l'ouest d'Alger : grand d’une superficie de 650 ha ; de nombreuses espèces d'arbres et de plantes y seront plantées[75].

La nouvelle ville de Sidi Abdellah, qui comprendra un pôle technologique et de recherche, ainsi que 20 000 logements[73].

Dans le cadre du projet d'un million de logements que l'État a lancé, Alger bénéficiera de 35 000 logements supplémentaires au programme de 2001 et 2004, afin de lutter efficacement contre l'actuelle crise du logement[73].

Transports[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Transport à Alger.

Transports publics[modifier | modifier le code]

Métro[modifier | modifier le code]

Station Aïssat Idir à Sidi M'Hamed du Métro d'Alger, en service depuis novembre 2011.
Article détaillé : Métro d'Alger.

Un premier tronçon du métro d'une longueur de 9,5 km et comprenant 10 stations est mise en service le 1er novembre 2011 entre Tafourah - Grande Poste et Haï El Badr, après plus de 10 années de travaux. Plusieurs prolongements sont actuellement en cours de construction. Le métro d'Alger circule tous les jours de 5 heures à 23 heures avec des intervalles de 3 minutes et 20 secondes en heure de pointe et de 5 minutes aux heures creuses. Le métro est exploité par RATP El Djazaïr, filiale du Groupe RATP.

Tramway[modifier | modifier le code]

Rame Alstom Citadis du Tramway d'Alger, en service depuis mai 2011.
Article détaillé : Tramway d'Alger.

Disparu en 1959, le tramway a fait son retour dans sa forme moderne à Alger en 2011[76]. En 2014, le réseau comprend une ligne de 20,4 km et 32 stations, desservant principalement des quartiers à l'est de la ville. Il dispose de rames du type Alstom Citadis.

Un premier tronçon de 7,2 km entre Bordj el Kiffan à la Cité Mokhtar Zerhouni a été ouvert le 8 mai 2011[76]. Il a été ensuite prolongé le 15 juin 2012 à la station multimodale des Fusillés dans le centre-ville, offrant ainsi une interconnexion avec le métro[76]. Un tronçon supplémentaire prolongeant la ligne de Bordj el Kiffan à l'est à Café Chergui a été inauguré le 22 avril 2014[77].

Le tramway d'Alger est exploité par la Setram, un groupement franco-algérois dirigé par RATP Dev, filiale du Groupe RATP.

Téléphériques[modifier | modifier le code]

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Article détaillé : Téléphériques d'Alger.

Plusieurs téléphériques offrent une liaison rapide entre des quartiers bas et d'autres situés sur les hauteurs de la ville :

Les téléphériques d'Alger sont tous exploités par l'ETUSA[78].

Autobus[modifier | modifier le code]

L'agglomération d'Alger est desservie par le réseau d'autobus de l'Entreprise de transport urbain et suburbain d'Alger (ETUSA) qui s'étend sur une longueur totale de plus de 900 km et qui compte 49 lignes[79]. Elles circulent tous les jours d'environ h 30 à environ 21 h 30[80].

Le réseau d'autobus est structuré en six secteurs organisés autour les principaux pôles d'échange : place du 1er mai, place Audin, place des Martyrs, place Ben Aknoun, gare routière Badjarah et gare routière El Harrach[80].

Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]

La Société nationale des transports ferroviaires (SNTF)[81] (Société nationale des transports ferroviaires) opère sur des lignes reliant la capitale à la banlieue algéroise à partir des gares algéroises. Dans la ville d'Alger (de place des martyrs à El Harrach), il existe 6 gares : Alger → Agha → Ateliers → Hussein Dey → Caroubier → El Harrach. La gare multimodale d'El Harrach est en correspondance avec la ligne 1 du métro d'Alger et quelques lignes de bus. La gare d'Agha et d'Alger sont des gares de correspondance entre le train de banlieue et les grandes lignes régionales ou nationales.

Le train de banlieue d'Alger, équivalent au RER, est composé d'une ligne double : Agha → Thenia (Boumerdes) et Agha → El Affroun (Blida). La ligne est commune pour les stations précédentes, et un dédoublement au niveau de la gare d'El Harrach. Le train de banlieue est électrique, climatisé, spacieux et confortable, les gares sont annoncées dans les rames.

Transport aérien[modifier | modifier le code]

L'aéroport d'Alger géré par l'EGSA Alger (Entreprise de gestion des services aéroportuaires d'Alger), la SGSIA (société de gestion des services et infrastructures aéroportuaire) en collaboration pour 10 ans (2016) avec Aéroports de Paris (ADP) est situé à 20 km. L'aéroport dessert la plupart des villes européennes, l'Afrique de l'Ouest, le Moyen-Orient, la Chine et depuis le 15 juin 2007, l'Amérique du Nord avec un vol Alger-Montréal. L'aéroport est composé de trois terminaux : Terminal 1 (vols internationaux), Terminal 2 (Vols nationaux) et Terminal 3 (vols charter et Hadj). Il existe aussi une zone de fret et un terminal (pavillon) pour les officiels à l'ouest du T1. Le terminal 4 sera inauguré en 2018 : situé à l'ouest du T1, il aura une capacité de 10 millions de passagers par an et il pourra accueillir l'A380.

Transport routier[modifier | modifier le code]

Le grand carrefour de Chevalley dans la banlieue d'Alger.

Alger est traversée par l'autoroute Est-Ouest à 20 km au sud. Les voies périphériques d'Alger sont:

Education[modifier | modifier le code]

Faculté de Kharouba, Université d'Alger

Alger est considérée comme le noyau du pôle universitaire du pays, elle compte plusieurs universités, comme l'Université des sciences et de la technologie Houari-Boumediene qui était considérée comme l'une des meilleures universités en Afrique (années 1970-1990), l'Université d'Alger sub-divisée en universités d'Alger 1, 2 et 3, ainsi que plusieurs écoles et instituts comme l'École des hautes études commerciales, l'École nationale supérieure d'informatique, l'École nationale polytechnique d'Alger, l'École supérieur de commerce, l'École supérieure algérienne des affaires, l'École Supérieure des Travaux Publics, l'École Supérieure de Banque et l'École Nationale Supérieure d'Agronomie.

Culture[modifier | modifier le code]

La grande poste à l'intérieur
Le musée des Antiquités Algériennes au Parc de la Liberté
Musée public national d'art moderne et contemporain d'Alger (MaMa).

Musées[modifier | modifier le code]

Musée national des beaux-arts d'Alger

Avec sa collection composée de plus de 8 000 œuvres et une superficie d'exposition de 4 000 m2, c'est le plus important musée d'Afrique et du Moyen-Orient. Miniatures, peintures, sculptures, gravures, céramiques, mobilier, arts décoratifs, photographies constituent un fonds d'une richesse et d'une variété remarquables[82]. Peinture de l'école européenne du XVIe siècle à nos jours. Entre autres, Fantin-Latour, Prud'hon, Fromentin, Delacroix, Corot, Monet et Utrillo. Sculptures de Rodin et Maillol, miniatures de Mohamed Racim et œuvres d'artistes algériens contemporains.

Musée national des antiquités et des arts islamiques

Anciennement Musée Stéphane Gsell, il comprend deux sections. La section antique expose des objets retraçant l'histoire de l'Algérie depuis l'époque punique jusqu'à la pénétration Arabe. La section Art Musulman nous fait découvrir des éléments d'archéologie et d'artisanat du Maghreb, d'Andalousie musulmane et du Moyen-Orient.

Musée national du Bardo
Article détaillé : Musée national du Bardo.

Ce musée installé dans un djenan mauresque typique, est spécialisé en préhistoire et protohistoire, en ethnographie rurale, urbaine et saharienne. Le squelette de la reine des berbères « Tin-Hinan », datant du IVe-Ve siècle ap. J.-C., y est exposé avec son mobilier funéraire.

Musée national des arts et traditions populaires

Il est installé dans un ancien palais privé du XVIe siècle de la Basse Casbah, « Dar Khdaouadj El 'Amia ». Peu avant la Révolution française, il fut loué à un riche négociant juif originaire de Livourne, Michel Cohen Bacri, avant d'abriter la première mairie d'Alger après la prise de la ville par les Français.
Le musée expose les produits de l'art traditionnel algérien rural et citadin.

Musée central de l'Armée

Ce musée retrace les épopées du peuple algérien pour préserver son indépendance et sa liberté tout au long de son histoire tumultueuse.

Musée du Moudjahid

Ce musée, dont l'entrée est située sous le monumental Sanctuaire du Martyr a pour mission l'acquisition, la récupération, la restauration, la conservation et l'exposition au public des objets et collections se rapportant à la lutte de libération nationale.

Musée d'art moderne d'Alger

Le Musée public national d’art moderne et contemporain d’Alger, ou « MaMa », dernier né des musées algérois, tient lieu dans son écrin néo-mauresque de méga-galerie d'art dans l'attente de la constitution de ses collections. Le musée est installé dans les locaux du grand magasin les Galeries de France, bâtis par l'architecte Henri Petit.

Centre des Arts et de la Culture du Palais des Raïs (Bastion 23)
Article détaillé : Palais des Raïs.

Inauguré le 1er novembre 1994, le Centre des Arts et de Culture du Palais des Raïs -appelé Bastion 23- fait partie des plus importants monuments historiques de la ville d’Alger. Beaucoup de manifestations culturelles se déroulent dans ce centre.

Musique[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Musique arabo-andalouse et Chaâbi algérois.

Trois genres musicales sont très connus à Alger:

  • La Musique arabo-andalouse
  • Chaâbi algérois
  • Zorna

Théâtres, spectacles, et discothèques[modifier | modifier le code]

La ville d'Alger reste faiblement pourvue en infrastructure destinées à accueillir des spectacles et évènements majeurs. Les plus importants sont le Théâtre national algérien (TNA) (700 places), La Coupole (15 000 places), le Théâtre des verdures (4 000 places), le Théâtre du Casif (5 000 places). Aussi certains spectacles ont-ils lieu dans des infrastructures privées appartenant le plus souvent à des hôtels de luxe tels le Safir à Mazafran (5 000 places). Depuis 1963, la ville accueille le Ballet national algérien.

Plusieurs discothèques sont présentes en ville parmi lesquelles les plus importantes sont le Hilton Club (700 entrées), le Pacha Club (400 entrées), le Stars Studio (500 entrées), le Stars Studio Beach (500 entrées), la Veranda (100 entrées), et le VIP Club[83].

Principaux festivals[modifier | modifier le code]

Langues[modifier | modifier le code]

Jamaa al-Jdid, construit en 1660[84]

Alger est une ville cosmopolite et plurilingue, la ville a connu un accroissement démographique exponentiel dû à des vagues de migration provenant des villes du pays et à l’exode rural, qui s'est traduit sur le plan sociolinguistique par un brassage d’Algériens venus de toutes les régions du pays, avec leurs parlers respectifs. En outre, le parler des jeunes se caractérise par une innovation linguistique et une créativité lexicale[85].

La ville a la réputation, en comparaison avec les villes arabophones de l'intérieur du pays, de ville berbérophone. Elle était une ville berbérophone fondée par le souverain ziride Bologhin Ibn Ziri et habitée par la tribu berbère des Béni-Mezerenna[86]. L'arabisation de la ville comme de nombreuses bourgades du littoral algérien, a commencé à partir du XVe siècle par la communauté andalouse après leur exode d'Espagne. Mais le berbère s'est régénéré grâce aux montagnards berbérophones de Kabylie et de l'Atlas blidéen et aux Mozabites pendant la période Ottomane[86]. Elle fut même reprise aux ottomans par le chef kabyle Ahmed Belkadi souverain du royaume de Koukou en 1520[87].

La colonisation française s'est accompagné par un exode massif des Kabyles vers la ville. En 1911 ils représentaient un tiers de la population musulmane algéroise ; en 1925 les deux cinquièmes, à la veille de la Seconde Guerre mondiale, les deux tiers. Mais leur nombre va cependant décroître par la suite, en raison de l'afflux des arabophones du sud et des Hauts Plateaux. En 1954 la communauté kabyle représentait la moitié de la population musulmane de la ville[86]. Après l'indépendance, le nombre des berbérophone a reculé, en raison de l'assimilation continue aux arabophones. Mais la situation du berbère est favorable grâce au rôle prédominant des Kabyles et dans une moindre mesure, des Mozabites dans les activités commerciales et l'administration des services publics et économiques, et grâce à la sensibilisation menée par le mouvement culturel berbère[86].

Cependant, les berbérophones sont bilingues et l'inter-compréhension immédiate est difficile entre les différentes communautés berbérophones, car l'utilisation du berbère est restreint aux communications entre les membres d'un même groupe berbérophone, tandis que l'arabe algérien est la langue véhiculaire d'Alger[86]. Le parler arabe algérois est très influent sur le koiné urbain algérien, pour la raison que c'est un parler directeur diffusé à grande échelle par le biais des médias audio-visuels algériens[88].

Livre[modifier | modifier le code]

Le Salon international du livre d'Alger (SILA) est une manifestation consacrée au livre. Elle se déroule chaque année au niveau de l’esplanade du Complexe olympique Mohamed-Boudiaf à Alger.

Films sur Alger[modifier | modifier le code]

La Grande Poste et le Port en arrière-plan

Sports[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Sport à Alger.

Alger est le plus grand pôle sportif de l'Algérie. Comptant des clubs dans l'ensemble des disciplines qui ont conquis de nombreux titres nationaux et internationaux, elle compte également un énorme complexe sportif, le Complexe olympique Mohamed-Boudiaf qui regroupe le stade olympique du 5 juillet (d'une capacité de 80 000 places), un stade annexe pour l'athlétisme, une piscine olympique, une salle multisports (la Coupole), un golf 18 trous et plusieurs courts de tennis.

Alger à déjà accueilli les évènements sportifs suivants (liste non exhaustive) :

Les principaux clubs de football et omnisports de la ville (ayant déjà évolué en division 1) :

La ville d'Alger est candidate pour l'organisation des Jeux olympiques d'été 2020, puisque le CIO a encouragé l'organisation de cet événement en Afrique. L'Algérie est également candidate pour l'organisation des championnats du monde d'athlétisme 2017[92] ; l'Association internationale des fédérations d'athlétisme (IAAF) a déclaré après une visite effectuée à Alger en 2009 qu'Alger était la ville la mieux pourvue en infrastructures pour accueillir cette manifestation d'athlétisme[réf. nécessaire].

Jumelages et partenariats[modifier | modifier le code]

Jumelages
Traités d'amitié et de coopération 

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b ONS, 5e RGPH - 2008 - Armature Urbaine - Collections Statistiques N° 163/2011 Série S : Statistiques Sociales, p.42 [PDF]
  2. Transcription ALA-LC 1997
  3. Dictionnaire universel des noms propres Le Robert, article Alger
  4. Alger, 32 siècles d'Histoire Hocine Mezali, ENAG/Synergie Ed., Alger 2000
  5. Présentation de l'Algérie sur le site du MAE français
  6. Les 100 plus grandes agglomérations du monde - Populations du monde, chiffres de World Gazetteer
  7. Classement mondial des villes sur PopulationData.net
  8. « ElDjazairCom - L’histoire d’une cité millénaire », Eldjazaircom.dz,‎ 2010-01-14 (consulté le 2014-03-18)
  9. a, b et c Origines d'Alger par Louis Leschi, conférence faite le 16 juin 1941 publié dans Feuillets d'El-Djezair, juillet 1941 [(fr) lire en ligne]
  10. Beni, pluriel de Ben qui signifie « fils », et suivi du nom de la tribus, est la forme pour désigner les gens d'une même tribu. Les Mezghenna étaient un ensemble de tribus berbères qui habitaient la région d'Alger.
  11. Le terme des géographes al-Djazirat al-Maghrib (la presqu'île du couchant) désigne tout le Maghreb - Bruno Étienne article Maghreb, paragraphe Prolégomènes historiques - Encyclopaedia Universalis
  12. Maslatrie/trait Paix V1 De Louis Mas Latrie
  13. Abou Obeïd El Bekri, Description de l'Afrique septentrionale (txt. français et arabe), traduit de l'arabe par William Mac Guckin de Slane, éd. revue et corrigée, Librairie d'Amérique et d'Orient, Jean Maisonneuve, Paris, 1965.
  14. Notice biographique de Jean Baptiste Bonaventure de Roquefort
  15. Dictionnaire étymologique de la langue françoise, où les mots sont classés, de Jean-Baptiste-Bonaventure de Roquefort
  16. L'interprétation par Albert Ferhat de l'article Alger de Roquefort laisse songeur. Celui-ci écrit « l'endroit où est situé Alger étoit anciennement une île que l'on joignoit au continent », ce qui est l'acceptation de l'étymologie « les îles » pour le nom Alger, avec une erreur de Roquefort sur la position d'Alger par rapport à l'îlot du Peñon.
  17. Il semble plutôt qu'il s'agisse d'îles mythiques au couchant du Maghreb, dans « l'océan qui baigne la partie occidentale du globe terrestre ». Cf § 52 à 56 de la traduction courte du Livre de Roger. Lire en ligne.
  18. a et b Une expérience éditoriale en Algérie, Smaïl Medjeber, p 81
  19. « Alger-roi » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2014-03-20
  20. Ambassade d'Algérie à Prague
  21. Portail du monde entier
  22. Météo Algérie
  23. ftp://ftp.atdd.noaa.gov/pub/GCOS/WMO-Normals/RA-I/AL/60390.TXT
  24. Microzonage des risques sismiques de la Wilaya d'Alger
  25. El WATEN
  26. Wilaya d'Alger — Population résidente par age et par sexe. Consulté le 23 septembre 2011.
  27. a et b Journal asiatique De Société asiatique (Paris, France), Centre national de la recherche scientifique (France)
  28. Histoire de l'Afrique Septentrionale (Berbérie) depuis les temps les plus reculés jusqu'à la conquête française, Ernest Mercier books.google.fr
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  33. Revue critique d'histoire et de littérature publié par Paul Meyer, Charles Morel, Gaston Bruno Paulin Paris, Hermann Zotenberg, Michel Bréal books.google.fr
  34. ABC amazigh. Une expérience éditoriale en Algérie, Smaïl Medjeber
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  40. Histoire de l'Algérie, Just-Jean-Étienne Roy
  41. Gilbert Meynier, L’Algérie, cœur du Maghreb clas­si­que : De l’ouver­ture islamo-arabe au repli (698-1518), Paris, La Découverte,‎ 2010, 358 p. (ISBN 9782707152312), p. 313
  42. (fr) - « Casbah d'Alger » UNESCO Centre du patrimoine mondial
  43. Ernest Mercier, Histoire de l'Afrique septentrionale (Berbérie) depuis les temps les plus reculés jusqu'à la conquête française (1830), Leroux, 1868, Notes sur l'article: v. 3, p. 51 version en ligne
  44. Laugier de Tassy, Histoire du royaume d’Alger, avec l’état présent de son gouvernement, de ses forces de terre et de mer, de ses revenus, police, justice, politique et commerce. Un diplomate français à Alger en 1724, Paris, Éditions Loysel, 1992 (1725), p. 51. cdlm.revues.org
  45. L'Algérie face à la mondialisation, Par Tayeb Chenntouf, p. 168 books.google.fr
  46. a et b L'Algérie, Catherine Belvaude, Karthala, 1991, ISBN 978-2-86537-288-1, pages 27,28
  47. Hildebert Isnard, Le Maghreb, Paris, PUF, 1971, p. 56-58 et 61.
  48. Les Juifs dans la résistance et la libération De Yves-Claude Aouate, Anne Grynberg, Association pour la recherche sur l'histoire contemporaine des juifs books.google.fr
  49. La politique extérieure de l'Algérie (1962-1978) De Nicole Grimaud
  50. Améziane Ferguène, Gouvernance locale et développement territorial: le cas des pays du Sud, édition l'Harmattan, p. 287
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  52. Les textes officiels qui régissent l'organisation municipale d'Alger http://www.alger-roi.net/Alger/liberte_mairie/pdf/conseil_municipal_1959.pdf
  53. Décret no 67-30 du 27 janvier 1967 portant organisation administrative de la ville d'Alger - Journal Officiel de la République Algérienne Démocratique et Populaire
  54. Décret no 74-139 du 12 juillet 1974 fixant les limites territoriales et la composition de la wilaya d'Alger - Journal Officiel de la République Algérienne Démocratique et Populaire
  55. Décret no 77-08 du 19 février 1977 portant organisation administrative de la ville d'Alger - Journal Officiel de la République Algérienne Démocratique et Populaire
  56. Décret no 85-04 du 12 janvier 1985 portant organisation administrative de la ville d'Alger - Journal Officiel de la République Algérienne Démocratique et Populaire
  57. Loi no 89-17 du 11 décembre 1989 JO no 52 du 11 décembre 1989, Page 1185 Portant report des élections pour le renouvellement des assemblées populaires communales.
  58. Décret exécutif no 89-232 du 12 décembre 1989 fixant les modalités de désignation du conseil communal provisoire de l'agglomération urbaine d'Alger et déterminant ses prérogatives - Journal Officiel de la République Algérienne Démocratique et Populaire du 13 décembre 1989 pages 1210 et 1211
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  60. Décret exécutif no 90-207 du 14 juillet 1990 Ministère de l'intérieur JO no 29 du 18 juillet 1990, Page 823 Portant organisation et fonctionnement des conseils urbains de coordination de la wilaya d'Alger.
  61. Ordonnance no 97-15 du 31 mai 1997 fixant le statut particulier du Grand Gouvernorat d'Alger - Journal Officiel de la République Algérienne Démocratique et Populaire du 4 juin 1997, page 5
  62. Ordonnance no 2000-01 du 01 mars 2000 Présidence de la république JO no 9 du 02 mars 2000, Page 3 Relative à l'administration de la wilaya d'Alger et des communes qui en dépendent consécutivement à la décision du conseil constitutionnel no 02/do/cc/2000 du 22 Dhou El Kaada 1420 correspondant au 27 février 2000 relative à la constitutionnalité de l'ordonnance no 97-15 du 24 Moharram 1418 correspondant au 31 mai 1997 fixant le Statut Particulier du Gouvernorat du Grand-Alger.
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  90. Galerie Photos
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Panorama de la baie d'Alger.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Nassima DRIS, La ville mouvementée. Espace public, centralité et mémoire urbaine à Alger, l'Harmattan, 2001.
  • Nacéra Benseddik, « Chronique d’une cité antique », dans Alger, lumières sur la ville, Actes du colloque de l’EPAU 4-6 mai 200l, Alger 2004, p. 29-34.
  • Elizabeth Broughton, Six ans de résidence à Alger par Mrs Broughton (1806-1812), traduction, présentation et notes par Alain Blondy, Paris, Bouchène, 2011. (ISBN 978-2-35676-021-0)

Liens externes[modifier | modifier le code]