Woody Allen

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Allen Stewart Königsberg, dit Woody Allen, est un réalisateur, scénariste, acteur et humoriste américain, né le à New York. Il a obtenu de nombreuses récompenses cinématographiques, dont quatre Oscars (deux pour Annie Hall en 1978[Note 1], un pour Hannah et ses sœurs en 1987 et un pour Minuit à Paris en 2012) auxquels viennent s'ajouter 18 autres nominations, particulièrement pour le meilleur scénario original, catégorie pour laquelle il détient le record de victoires (3) et, de très loin, de nominations (15).

Il est également écrivain (pièces de théâtre et nouvelles) et clarinettiste de jazz.

Woody Allen est l'un des cinéastes américains les plus connus et les plus prolifiques de ces quarante dernières années. Les comédies de mœurs, souvent sur fond psychanalytique, sont incontestablement son domaine favori bien qu'il s'essaye parfois à d'autres genres. Il se met lui-même en scène comme acteur dans un grand nombre de ses films, incarnant souvent un personnage proche de lui-même, caricature de l'intellectuel juif new-yorkais en proie à des affres tragi-comiques.

Il réalise pratiquement un film par an depuis le début des années 1970 au cours desquelles sa popularité a explosé.

La vie privée de Woody Allen est controversée, notamment à cause des accusations d'agression sexuelle dont il a fait l'objet par sa propre fille, et à cause de sa liaison (et de son mariage) avec la fille adoptive de son ex-conjointe[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Talent précoce[modifier | modifier le code]

Woody Allen en 1953.

Issu d'une famille juive d'immigrants d’origine russo-autrichienne parlant l'allemand[2], Allen Stewart Königsberg voit le jour le 1er décembre 1935 à New York, dans le quartier du Bronx et grandit ensuite dans celui de Brooklyn. C’est plus précisément à Midwood (Brooklyn) qu’il passe son enfance avec son père (Martin Königsberg), sa mère (Netty Cherrie) et sa jeune sœur (Letty), tous natifs de New York. Ses oncles et tantes étaient aussi très souvent chez eux.

Son éducation débute à l’école judaïque où il restera pendant huit ans avant d'aller à l’école publique. Finalement, il fréquentera la Midwood High School. À cette époque, Allen vit en partie dans l’avenue K. Il est surnommé « Red » en raison de la couleur rousse de ses cheveux (« roux » se dit « red » en anglais). Déjà, il impressionne les autres étudiants par son extraordinaire habileté aux cartes et ses tours de magie. En 1952, il écrit des gags pour un journal.

Il commence à gagner sa vie en écrivant des gags pour l’agent David O. Alber qui les revend à différents chroniqueurs. Ainsi, la première de ses blagues à avoir été publiée serait « I am at two with Nature ». À l’âge de 16 ans, il se met à écrire pour des stars telles que Sid Caesar. Il décide alors d’endosser le pseudonyme de Woody Allen.

Woody s'inscrit à l’université de New York où il est censé étudier la communication et le cinéma. Ses mauvais résultats et son manque d’intérêt pour les études (« Je m’intéressais pas à l’université, tout ce que je voulais c’était écrire » Harry dans tous ses états), lui font rapidement abandonner ses études. Plus tard, il fréquentera pourtant brièvement le City College de New York.

Du scénariste au comédien[modifier | modifier le code]

À 19 ans, il est auteur au sein d’importantes émissions de télévision telles que The Ed Sullivan Show, The Tonight Show, Caesar’s hour… Ce dernier show occasionnera par ailleurs le début de sa collaboration avec Danny Simon. Celui-ci l’aidera à structurer son style et Allen dira à son sujet : « J’ai appris depuis une ou deux choses par moi-même et modifié certaines choses qu’il m’a enseignées mais tout ce que j’ai appris de l’écriture de comédie, je l’ai appris, sans équivoque, de lui[Note 2] ».

Il devient ensuite gagman pour des comiques comme Bob Hope, Buddy Hackett, ou Miles Bennett, puis rédacteur du show télévisé de Gary Moore (1957). Naturellement doué pour la comédie, il entame en 1960, une nouvelle carrière dans le stand-up (les albums Standup Comic et Nightclub Years 1964-1968 contiennent quelques-uns de ses sketches dont la fantaisiste histoire de l’élan qu’il emmène à un bal costumé après l’avoir percuté avec sa voiture). Dans le même temps, il contribue à la revue From A to Z de Broadway et commence à écrire pour le très populaire show télé Candid Camera (en), apparaissant même dans quelques épisodes. En outre, il rédige des nouvelles publiées dans certains magazines dont le très fameux The New Yorker.

Petit à petit, avec l’aide de son manager, Allen transforme ses défauts « psychologiques » en qualités « théâtrales ». Il développe ainsi son célèbre personnage d’intellectuel névrosé, instable et nerveux. Rapidement, il rencontre un succès qui lui ouvre les portes de la télévision et des nightclubs. En 1969, sa popularité est telle qu’il apparaît en couverture de Life à l’occasion de l’ouverture à Broadway de Play It Again, Sam.

À la conquête des salles obscures[modifier | modifier le code]

Groucho Marx en 1931

La carrière cinématographique de Woody Allen débute en 1965 lorsqu’il joue dans son premier film Quoi de neuf, Pussycat ?. On notera qu'il est seulement scénariste et acteur dans ce film. Remarqué par le producteur Charles Feldman, il réalise son premier film en 1966, Lily la tigresse (What's Up, Tiger Lily?). Ce long métrage est à l'origine un film d’espionnage japonais dont il a réécrit les dialogues afin d'en faire une œuvre burlesque à la suite du doublage en anglais. En 1967, il interprète le neveu de James Bond dans la parodie Casino Royale.

La fin des années 1960 marque les débuts d'Allen en tant que réalisateur. Il réalise successivement et avec succès Prends l'oseille et tire-toi (Take The Money and Run) (1969), Bananas, Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le sexe sans jamais oser le demander (Everything You Always Wanted To Know About Sex (But Were Afraid to Ask), Woody et les Robots (Sleeper), ainsi que Guerre et Amour (Love and Death). Ces films s'inscrivent dans la continuité de son travail d'auteur de sketches télévisés au style burlesque et satirique. Et pour cause, il s'agit exclusivement de pures comédies s'appuyant sur de grosses farces et autres gags visuels. Allen est alors fortement influencé par les œuvres de Bob Hope, Groucho Marx et Humphrey Bogart. Le grand public voit en lui un petit bonhomme à lunettes, tourmenté et d'une épouvantable maladresse. Il s'imposera toutefois grâce à des œuvres plus personnelles, teintées de mélancolie, mais toujours pleines d'autodérision, comme Annie Hall et Manhattan (1979), films dans lesquels s'illustre sa première muse en la personne de Diane Keaton.

De Annie Hall à Stardust Memories[modifier | modifier le code]

Le pont de Queensboro, que l'on peut voir dans un célèbre plan de Manhattan.

La période qui suit est certainement la plus prolifique et la plus célèbre de la carrière de Woody Allen. En moins de 10 ans, il écrit et réalise ses films les plus appréciés dont Annie Hall, Manhattan, La Rose pourpre du Caire (l'un des 100 meilleurs films de tous les temps selon le Times Magazine et l'un des trois favoris d'Allen) ainsi que Hannah et ses sœurs qui remporte trois Oscars du cinéma.

Annie Hall, film de tous les succès (vainqueur de quatre Oscars dont l'Oscar du meilleur film, celui du meilleur réalisateur, celui de la meilleure actrice pour Diane Keaton et celui du meilleur scénario), marque un tournant majeur dans l'œuvre de W. Allen. Il s'oriente alors vers un humour plus sophistiqué et aborde des sujets moins légers dans des comédies dramatiques. Certains iront jusqu'à dire qu'il a peut-être réinventé ce genre ou, au moins, qu'il en a fixé les règles modernes. Mais outre cela, W. Allen parvient surtout à trouver son style, sa touche personnelle. Avec Annie Hall, le cinéaste parvient à se détacher de l'influence de ses idoles pour imposer son propre personnage et avec lui, tout un univers complexe de questions existentielles obsédantes inspirées par ses incalculables références culturelles qu'il fait semblant de résoudre par la dérision. Il crée un univers où il est normal d'aborder une inconnue en lui parlant de Sartre pour se retrouver une heure plus tard à discuter avec elle de Kierkegaard dans un jazz club où ils peuvent tous deux se délecter des œuvres de Cole Porter. En somme, il crée un univers égocentrique où tous les personnages sont des parties de Woody Allen.

Manhattan sera l'œuvre de la confirmation et marquera probablement l'apogée du « style Allen ». Le film est en tout cas considéré par beaucoup de critiques comme sa meilleure œuvre. Tourné en noir et blanc, il constitue un hommage à la ville - sa ville - de New York, véritable « personnage » central du film. Là encore, les rôles principaux représentent des intellectuels lettrés issus de classes sociales élevées. Toutefois, le regard posé sur cette classe est assez ambivalent, critique autant que valorisant. Cet amour-haine des intellectuels new-yorkais (principalement) est par ailleurs une importante caractéristique de la plupart de ses films. Manhattan est sa cinquième collaboration avec l'actrice Diane Keaton[Note 3]. Il encourage également les débuts de la jeune Meryl Streep qui tient un second - mais très surprenant - rôle dans le film.

Entre Annie Hall et Manhattan, W. Allen écrit et dirige le mélancolique Intérieurs (Interiors) dans le style du réalisateur suédois Ingmar Bergman. Ce film est annonciateur d'une période dans l'œuvre d’Allen, au cours des années 1980, essentiellement marquée par l'influence des metteurs en scène européens tels que Fellini. Tous ses films à cette époque, y compris les comédies, seront marqués d'une touche sombre et philosophique, à l'image de September et Stardust Memories. « Depuis toujours, je suis tenté par le drame, mais la comédie était mon point fort. Seulement, quand vous faites une comédie, il y a un monstre sur votre épaule, qui vous harcèle : « Sois drôle ! Ne les ennuie pas ! » Le sérieux est plus relaxant[3] ».

De Comédie érotique d'une nuit d'été à Harry dans tous ses états[modifier | modifier le code]

Les années 1980 sont marquées par la rencontre avec Mia Farrow, sa nouvelle égérie. Elle apparaît dans tous ses longs métrages de 1982 avec Comédie érotique d'une nuit d'été à 1992 avec Maris et Femmes.

Les années 1990 constituent une décennie d'essais ou d'hommages sans véritable ligne de conduite. Ainsi, avec Ombres et Brouillard (Shadows and Fog) (1992), il rend hommage aux expressionnistes allemands. L'année suivante, il combine suspens et comédie noire pour réaliser Meurtre mystérieux à Manhattan (Manhattan Murder Mystery). Le meurtre et ses préparatifs est pour lui un sujet relativement intéressant pour dépeindre les différentes facettes de ses personnages, ainsi : « L'homicide est un sujet passionnant parce qu'il permet d'explorer à fond la faiblesse humaine et le sentiment de culpabilité[4] ».

En 1994, il revient à des sujets moins sombres avec Coups de feu sur Broadway (Bullets Over Broadway) qui lui vaudra une nouvelle nomination pour l’Oscar du meilleur réalisateur. Deux ans plus tard, sa comédie musicale Tout le monde dit I love you (Everyone Says I Love You) apparaît comme plus accessible et remporte un vif succès auprès du public. Là encore, il se retrouve en course pour les Golden Globe Awards et pour les Césars. Entre ces deux derniers films, W. Allen a également réalisé le surprenant, par sa construction, Maudite Aphrodite (Mighty Aphrodite) où ses éternels intellectuels new-yorkais croisent la route de personnages plus simples (une ancienne actrice porno et un boxeur bas de plafond) ainsi que des héros des tragédies grecques.

En 1997 paraît Harry dans tous ses états (Deconstructing Harry), sans aucun doute le plus « allénien » de tous ses films. Ce long métrage nous plonge dans une histoire complexe. Allen livre un scénario entrecoupé de sketches qui participent à l'histoire globale pour aboutir à la rencontre d'un florilège de personnages divers qui, rassemblés, ne forment plus qu'un, Harry. On y retrouve tous les thèmes majeurs de l'œuvre d'Allen. Il signe ici une parodie de sa propre existence et de ses propres difficultés avec originalité et humour.

La rupture de Woody Allen et Mia Farrow intervient sur fond de scandale, la comédienne ayant découvert qu'il détenait des photos de sa fille adoptive Soon-Yi Previn entièrement dévêtue. Il se marie avec cette dernière en 1997. La même année, Miramax le renvoie à la suite des échecs financiers consécutifs de Nuits de Chine, Maudite Aphrodite et Tout le monde dit I love you. Allen est tout de suite engagé par Fine Line Features chez qui il va enchaîner les succès, notamment Accords et Désaccords, Escrocs mais pas trop et Hollywood Ending.

De Celebrity à Melinda et Melinda[modifier | modifier le code]

Comme pour Coups de feu sur Broadway (avec John Cusack), en 1998 dans Celebrity Allen confie son personnage à un autre acteur, ici Kenneth Branagh. Tourné en partie en noir et blanc, avec des acteurs inhabituels (Leonardo DiCaprio, Melanie Griffith entre autres), les événements s'enchaînent à une vitesse incroyable dans une histoire une fois de plus très complexe, impliquant une foule de personnages. Leur incapacité à communiquer les bloque dans une position de spectateurs de leur propre vie. Ce film, tout en gardant un style très « allénien », peut apparaître, par certains côtés, comme surprenant dans l'œuvre de l'artiste.

L'année suivante, avec Accords et Désaccords (Sweet and Lowdown), il rend une fois de plus hommage à l’une de ses passions : le jazz. Construit comme un documentaire biographique, ce film traite d'un guitariste fictif dans un univers musical bien réel où l'on croise et recroise la route du plus célèbre des manouches : Django Reinhardt. Cette fois, Allen réussit le tour de force d'inventer de toute pièce un personnage complexe, à la fois pathétique et fascinant, aussi génial que ridicule, détestable autant qu'attendrissant. Servi par une musique de qualité et une interprétation phénoménale de Sean Penn, Allen propose cette fois une comédie dramatique tout à fait à part et totalement réussie.

Entre 2000 et 2003, Allen retourne à la pure comédie de ses débuts. Il livre Escrocs mais pas trop (Small Time Crooks), Le Sortilège du scorpion de jade (The Curse of Jade Scorpion), Hollywood Ending et La Vie et tout le reste (Anything Else). Le public ne suit pas, les critiques sont féroces. Même l'original Melinda et Melinda (Melinda and Melinda) ne parviendra pas à le faire revenir au-devant de la scène. On prétend déjà que ses meilleures années sont derrière lui. C'est sans compter sur sa créativité.

De Match Point à Blue Jasmine[modifier | modifier le code]

En 2005, le réalisateur quitte New York pour tourner Match Point à Londres avec Jonathan Rhys-Meyers et Scarlett Johansson. La critique est en général positive, le public nombreux. Le film lui vaut plusieurs nominations aux Oscars, Golden Globes et Césars. Woody Allen dira dans une interview avec le magazine Première qu'il s'agit de son meilleur film. Le scénario est très fortement inspiré d'Une place au soleil de George Stevens (1951), certaines scènes étant quasiment identiques.

En 2006, Allen tourne de nouveau avec Scarlett Johansson. Scoop, son deuxième film londonien, reçoit des critiques mitigées. Une troisième œuvre londonienne arrive en 2007, Le Rêve de Cassandre (Cassandra's Dream), avec Colin Farrell et Ewan McGregor.

Woody Allen poursuit son périple européen et rejoint l'Espagne pendant l'été pour tourner Vicky Cristina Barcelona avec Scarlett Johansson, Penélope Cruz, Javier Bardem et Rebecca Hall. Le film est présenté lors du Festival de Cannes 2008 puis sort progressivement dans le monde à partir de l'été de la même année.

2009 voit le retour de Woody Allen à New York avec Whatever Works avec Larry David et Evan Rachel Wood au générique. Le scénario du film date des années 1970 et avait été rédigé spécifiquement pour Zero Mostel, mort l'année de la sortie de Annie Hall[5]. À l'occasion de la sortie de Whatever Works, Allen confie au cours d'une interview qu'il considère n'avoir jamais réalisé un « grand film[6] ».

Le retour en terres américaines est bref puisque Londres redevient le lieu de tournage de l'opus 2010, Vous allez rencontrer un bel et sombre inconnu[7](You Will Meet a Tall Dark Stranger), de nouveau présenté à Cannes hors-compétition. Le film suivant, Midnight in Paris, est tourné durant l'été 2010 à Paris et Giverny, avec Marion Cotillard, Rachel McAdams, Michael Sheen, Owen Wilson et Kathy Bates (déjà aperçue dans Ombres et Brouillard) sans oublier la jeune pétillante Léa Seydoux. Le film a été présenté en tant que film d'ouverture au Festival de Cannes 2011[8]. En 2012, il est récompensé par l'Oscar du meilleur scénario original. Minuit à Paris est le plus important succès au box-office mondial de la carrière de Woody Allen[9]. L'opus 2012, To Rome with Love, est tourné à Rome pendant l'été 2011 et pour la première fois depuis 2006, il y est également acteur[10]. Blue Jasmine, l'opus 2013, est tourné durant l'été 2012 à San Francisco et à New York. Au générique figurent, entre autres, Cate Blanchett, Sally Hawkins et Alec Baldwin[11].

À l'automne 2012, il tourne en tant qu'acteur pour John Turturro dans Apprenti Gigolo[12].

Les prochaines étapes connues[modifier | modifier le code]

La prochaine réalisation de Woody Allen, Magic in the Moonlight, est tournée durant l'été 2013 dans le sud de la France, Emma Stone et Colin Firth en sont les acteurs principaux[13].

Revenant sur sa carrière au cinéma, il déclare « Je crois que je ne suis ni purement comique, ni purement tragique, simplement réaliste[4] ».

Vie privée[modifier | modifier le code]

Il se marie pour la première fois à l’âge de 20 ans en 1956 avec une jeune étudiante en philosophie, Harlene Rosen, qu'il avait connue dans un centre communautaire. L'idylle durera six ans et se terminera par un procès pour diffamation à cause d'une blague douteuse de Woody au sujet du viol de son ex-femme[14].

Il épouse ensuite Louise Lasser (1966) qui jouera dans trois de ses films : Bananas, Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le sexe (sans jamais oser le demander) et Prends l'oseille et tire-toi. Le couple se sépare après trois ans de vie commune.

Par la suite, il devient le compagnon de Diane Keaton pendant près de 10 ans avant de partager 12 ans de sa vie avec Mia Farrow. Farrow et Allen ne se marieront jamais, ils ne vivront même jamais sous le même toit[15], mais ensemble, ils adopteront une petite fille, Malone (aujourd'hui renommée Dylan). Ils auront aussi un enfant biologique, Satchel (aujourd'hui renommé Ronan Seamus Farrow, avocat spécialisé dans les droits de l'homme), dont Mia Farrow a en 2013 laissé entendre qu'il pourrait être en fait le fils de Frank Sinatra. Woody décidera aussi d'adopter l'un des nombreux enfants de Mia, Moses.

En 1992, Mia le quitte après avoir découvert sa liaison avec sa fille adoptive Soon-Yi Previn. Allen détenait des photographies de la jeune fille entièrement dévêtue[16]. Il s’installe avec cette dernière, âgée de 22 ans, et l'épouse en 1997. À la suite de leur séparation, Allen et Farrow se disputent la garde de leurs trois enfants. Après une importante bataille judiciaire, Farrow en obtient la garde exclusive. Allen a ainsi perdu ses droits de visite de Dylan et il ne pouvait plus voir Ronan que sous surveillance. Moses, qui avait 15 ans à l'époque, a décidé de ne plus revoir son père[17], mais il a toutefois repris contact avec lui et Soon-Yi depuis quelques années[18]. Au moment de sa rupture avec Mia Farrow, Allen est accusé d'abus sexuels sur leur fille adoptive Dylan, alors âgée de 7 ans[19]. Un rapport médical ayant conclu en son innocence, il ne sera pas poursuivi dans cette affaire[20]. Toutefois, en 2014 Dylan Farrow, devenue adulte, réitère ces accusations et les précise[21]. Woody Allen nie catégoriquement les accusations de Dylan, les considérant « fausses » et « honteuses »[22]. Moses, le frère de Dylan, défend son père publiquement : il nie les accusations de sa soeur et affirme que celle-ci a été « entraînée » par sa mère contre Allen[23]. Malgré le dommage que ces événements aient pu faire à sa réputation, Allen estime que le moment où Farrow a découvert son attirance pour Soon-Yi a été « un coup de chance dans ma vie… c'était un point tournant pour ce qu'il y avait de mieux ». Au sujet de sa relation avec Mia, il dit: « Je suis sûr qu'il y a des choses que j'aurais pu faire différemment… Rétrospectivement, j'aurais dû probablement sortir de cette relation plus tôt que je ne l'ai fait[16] ». En 2011, Allen déclara au sujet de sa relation avec Soon-Yi : « Où était le scandale ? Je suis tombé amoureux de cette fille et je l'ai épousée. Nous sommes mariés depuis près de 15 ans maintenant. Il n'y avait aucun scandale, bien que tout le monde en ait parlé comme d'un scandale. Dans un sens, ça me plait, parce que lorsque je mourrai, j'aimerais pouvoir dire que j'aurai eu au moins un vrai gros scandale dans ma vie »[24].

Autres activités[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Woody Allen a écrit plusieurs pièces de théâtre[25]. Paradoxalement[26], il ne s'est mis à la mise en scène de ses pièces qu'en 2003 avec Writer's Block (littéralement : "le blocage de l'écrivain" évoquant la panne d'inspiration ; c'est sous ce titre qu'en 2003 il a mis en scène les 2 pièces en un acte Riverside Drive et Old Saybrook). L'autre mise en scène due à Woody Allen lui-même eut lieu en 2004 pour Second Hand Memory. Sans compter les sketchs qu'il a écrits pour la revue From A to Z (Broadway, 1960) et ceux qui composent son propre spectacle de stand up (1964-1968[27]), la liste des pièces écrites et publiées de Woody Allen est la suivante :

  • 1966 : Don't Drink The Water, qui donnera lieu à un téléfilm, réalisé en 1994 par Woody Allen, dont le titre est traduit en français par Nuits de Chine.
  • 1969 : Play It Again, Sam, pièce dans laquelle Woody Allen joue le rôle-titre, dans une mise en scène de Joe Hardy ; la pièce a été adaptée pour le cinéma en 1972 par Herbert Ross avec également Woody Allen dans le rôle-titre (titre du film en français : Tombe les filles et tais-toi). Adaptation en français en 1992 sous le titre Une aspirine pour deux, par Francis Perrin.
  • 1975 : Death (inédit en français), pièce qui, remaniée, donnera lieu au film Ombres et Brouillard.
  • 1975 : God. La première adaptation en français est réalisée en mars 2010 à Paris, sous le titre Dieu, au théâtre de La Manufacture des Abbesses dans une mise en scène de Nicolas Morvan[28].
  • 1981 : The Floating Light Bulb, mis en scène à Broadway par Ulu Grosbard[29]. Adaptation française en 1994 sous le titre L'Ampoule magique, par Attica Guedj et Stephan Meldegg, lequel a aussi assuré la mise en scène de cette pièce créée au Théâtre La Bruyère.
  • 1995 : Central Park West, comédie en un acte créée à New York au sein du spectacle Death Defying Acts, mis en scène par Michael Blakemore (regroupant 3 pièces en un acte, les 2 autres étant l'œuvre d'Elaine May et de David Mamet)[30].
  • 2003 : Riverside Drive et Old Saybrook, jouées au sein du spectacle Writer's Block, dans une mise en scène de Woody Allen. Adaptation française en 2006 : Adultères, mise en scène de Benoît Lavigne, avec Pascale Arbillot, Pierre Cassignard, Dominique Daguier, Xavier Gallais, Valérie Karsenti, Eglantine Rembauville, Fabrice de La Villehervé, Bernard Yerlès, au théâtre de l'Atelier à Paris. Trois pièces sur le thème de l'adultère : Riverside Drive, Old Saybrook et Central Park West.
  • 2004 : Second Hand Memory, créée à New York en 2004, dans une mise en scène de Woody Allen. Adaptation française en 2007 par Sébastien Azzopardi, sous le titre Puzzle, au Théâtre du Palais-Royal à Paris, avec Michel Aumont, Anne Loiret, Sébastien Azzapardi, Gérard Lartigau, Geneviève Fontanel, Julie De Bona et Marie Le Cam.
  • 2011 : Honeymoon Motel, joué à Broadway en octobre 2011[31] au sein du spectacle Relatively Speaking, mis en scène par John Turturro (regroupant 3 pièces en un acte, les 2 autres étant l'œuvre d'Elaine May et de Ethan Coen)[32].

Au-delà de cette liste, on sait qu'Allen a dans ses cartons des textes de pièces totalement inédites (comme par exemple la pièce The Jazz Baby, qu'il a remaniée pour faire le film Accords et Désaccords[33]).

Littérature[modifier | modifier le code]

Outre les textes de ses scénarios et de ses pièces, Woody Allen est l'auteur de plusieurs livres, tous composés sous formes de nouvelles, récits et réflexions, qui reprennent souvent des textes publiés ailleurs (entre autres dans The New Yorker).

  • Pour en finir une bonne fois pour toute avec la culture (Getting Even, 1971).
  • Dieu, Shakespeare et moi (Without Feathers, 1975).
  • Destins tordus (Side Effects, 1980).
  • L'erreur est humaine (Mere Anarchy, 2007).

Musique[modifier | modifier le code]

Woody Allen et son groupe,

À 14 ans, Woody Allen a son premier coup de cœur pour Sidney Bechet, clarinettiste et saxophoniste de la Nouvelle-Orléans entendu à la radio[Note 4]. Il nourrit depuis ce jour une passion pour le jazz.

Il commence par étudier le saxophone, mais, peu doué pour cet instrument, il se tourne vers la clarinette. Le prénom « Woody » qu’il s'est choisi vient d’ailleurs du patronyme d’une de ses idoles, le clarinettiste Woody Herman. Chaque lundi, Allen se produit au Carlyle Hotel (en) de Manhattan avec son jazz band « New Orleans ». En 1996, il a également effectué une tournée européenne avec le groupe qui donna lieu à un documentaire intitulé Wild Man Blues. En tout, le groupe a sorti deux albums : The Bunk Project (1993)[34] et la BO de Wild Man Blues (1997).

Filmographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Filmographie de Woody Allen.

Box-office[modifier | modifier le code]

Film Budget[35] Drapeau des États-Unis États-Unis[35] Drapeau de la France France[36] Monde Monde[35]
Lily la tigresse (1966) N/A N/A 220 144 entrées N/A
Prends l'oseille et tire-toi (1969) 1 500 000 $ N/A 925 931 entrées N/A
Bananas (1971) 2 000 000 $ N/A 1 225 323 entrées N/A
Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le sexe sans jamais oser le demander (1972) 2 000 000 $ 18 016 290 $ 1 737 735 entrées N/A
Woody et les Robots (1973) 2 000 000 $ 18 344 729 $ 218 474 entrées N/A
Guerre et Amour (1975) 3 000 000 $ 20 123 742 $ 544 826 entrées N/A
Annie Hall (1977) 4 000 000 $ 38 251 425 $ 1 344 539 entrées N/A
Intérieurs (1978) N/A 10 432 366 $ 817 436 entrées N/A
Manhattan (1979) N/A 39 946 780 $ 2 350 995 entrées N/A
Stardust Memories (1980) 10 000 000 $ 10 389 003 $ 591 560 entrées N/A
Comédie érotique d'une nuit d'été (1982) N/A 9 077 269 $ 1 131 245 entrées N/A
Zelig (1983) N/A 11 798 616 $ 1 000 177 entrées N/A
Broadway Danny Rose(1984) N/A 10 600 497 $ 421 368 entrées N/A
La Rose pourpre du Caire (1985) N/A 10 631 333 $ 1 800 960 entrées N/A
Hannah et ses sœurs (1986) N/A 40 084 041 $ 1 402 462 entrées N/A
Radio Days (1987) N/A 14 792 779 $ 900 181 entrées N/A
September (1987) N/A 486 434 $ 308 555 entrées N/A
Une autre femme (1988) N/A 1 562 749 $ 461 382 entrées N/A
Crimes et délits (1989) N/A 18 254 702 $ 695 643 entrées N/A
Le Complot d'Œdipe Court-métrage du film New York Stories (1989) N/A N/A 411 540 entrées N/A
Alice (1990) N/A 7 331 647 $ 1 244 890 entrées N/A
Ombres et Brouillard (1992) 14 000 000 $ 2 735 731 $ 568 632 entrées N/A
Maris et Femmes (1992) N/A 10 555 619 $ 644 002 entrées N/A
Meurtre mystérieux à Manhattan(1993) N/A 35 291 068 $ 1 553 577 entrées N/A
Coups de feu sur Broadway (1994) N/A 13 383 747 $ 1 022 313 entrées N/A
Maudite Aphrodite (1995) N/A 6 468 498 $ 1 063 526 entrées N/A
Tout le monde dit I love you (1996) N/A 9 759 200 $ 1 555 752 entrées N/A
Harry dans tous ses états (1997) 20 000 000 $ 10 686 841 $ 1 285 535 entrées N/A
Celebrity (1998) 12 000 000 $ 5 078 660 $ 738 102 entrées N/A
Accords et Désaccords (1999) 29 750 000 $ 4 197 015 $ 677 222 entrées N/A
Escrocs mais pas trop(2000) 25 000 000 $ 17 266 359 $ 1 038 868 entrées 29 934 477 $
Le Sortilège du scorpion de jade (2001) 33 000 000 $ 7 517 191 $ 732 402 entrées 18 914 307 $
Hollywood Ending (2002) 16 000 000 $ 4 850 753 $ 813 053 entrées 14 569 744 $
La Vie et tout le reste (2003) 18 000 000 $ 3 212 310 $ 473 993 entrées 13 585 075 $
Melinda et Melinda (2004) N/A 3 826 280 $ 373 279 entrées 20 085 825 $
Match Point (2005) 15 000 000 $ 23 151 529 $ 1 567 793 entrées 85 306 374 $
Scoop (2006) N/A 10 525 717 $ 810 748 entrées 39 215 642 $
Le Rêve de Cassandre (2007) N/A 973 018 $ 420 089 entrées 22 658 632 $
Vicky Cristina Barcelona (2008) 20 000 000 $ 23 216 709 $ 1 914 781 entrées 96 409 300 $
Whatever Works (2009) 15 000 000 $ 5 306 706 $ 904 614 entrées 35 097 815 $
Vous allez rencontrer un bel et sombre inconnu (2010) 22 000 000 $ 3 248 246 $ 866 732 entrées 34 275 987 $
Minuit à Paris (2011) 17 000 000 $ 56 817 045 $ 1 739 215 entrées 151 119 219 $
To Rome With Love (2012) N/A 16 685 867 $ 559 784 entrées 73 244 881 $
Blue Jasmine (2013) N/A 33 290 581 $ 1 454 894 entrées 94 890 581 $

Succès au box-office ailleurs dans le monde[modifier | modifier le code]

Outre en France, le cinéma de Woody Allen remporte du succès en Italie et surtout en Espagne. Dans ce dernier pays, les recettes sont parfois supérieures à celles enregistrées en France (7 M€ contre 5,4 M€ pour Scoop par exemple) ou proches malgré un marché moins large. Elles sont souvent comparables en Italie (Le Rêve de Cassandre y marcha néanmoins mieux avec 6,9 M€ de recettes contre 3,5 M€ en France et en Espagne pour 0,9 M€ aux États-Unis).

En Angleterre, le succès est généralement bien moindre.[réf. nécessaire]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Détail de la statue de Woody Allen à Oviedo (Espagne), un des lieux-clés de son film Vicky Cristina Barcelona.

Principales récompenses et nominations[modifier | modifier le code]

Oscars[modifier | modifier le code]

Récompense Année Film Résultat
Meilleur réalisateur 1978 Annie Hall Récompensé
1979 Intérieurs Nommé
1985 Broadway Danny Rose Nommé
1987 Hannah et ses sœurs Nommé
1990 Crimes et délits Nommé
1995 Coups de feu sur Broadway Nommé
2012 Minuit à Paris Nommé
Meilleur scénario original 1978 Annie Hall Récompensé
1979 Intérieurs Nommé
1980 Manhattan Nommé
1985 Broadway Danny Rose Nommé
1986 La Rose pourpre du Caire Nommé
1987 Hannah et ses sœurs Récompensé
1988 Radio Days Nommé
1990 Crimes et délits Nommé
1991 Alice Nommé
1993 Maris et Femmes Nommé
1995 Coups de feu sur Broadway Nommé
1996 Maudite Aphrodite Nommé
1998 Harry dans tous ses états Nommé
2006 Match Point Nommé
2012 Minuit à Paris Récompensé
2014 Blue Jasmine Nommé
Meilleur acteur 1978 Annie Hall Nommé

Les films de Woody Allen ont été nommés 3 fois dans la catégorie meilleur film (Annie Hall en 1978, Hannah et ses sœurs en 1987 et Minuit à Paris en 2012) avec une victoire (pour Annie Hall en 1978) mais cette récompense n'est pas nominative pour le réalisateur), donc techniquement, Woody Allen n'a bien reçu que 4 Oscars.

Golden Globes[modifier | modifier le code]

Récompense Année Film Résultat
Meilleur réalisateur 1978 Annie Hall Nommé
1979 Intérieurs Nommé
1987 Hannah et ses sœurs Nommé
2006 Match Point Nommé
2012 Minuit à Paris Nommé
Meilleur scénario 1978 Annie Hall Nommé
1979 Intérieurs Nommé
1986 La Rose pourpre du Caire Récompensé
1987 Hannah et ses sœurs Nommé
2006 Match Point Nommé
2012 Minuit à Paris Récompensé
Meilleur acteur - Film musical ou comédie 1978 Annie Hall Nommé
1984 Zelig Nommé

BAFTA[modifier | modifier le code]

Récompense Année Film Résultat
Meilleur réalisateur 1978 Annie Hall Récompensé
1980 Manhattan Nommé
1987 Hannah et ses sœurs Récompensé
1991 Crimes et délits Nommé
Meilleur scénario original 1978 Annie Hall Récompensé
1980 Manhattan Récompensé
1984 Zelig Nommé
1985 Broadway Danny Rose Récompensé
1986 La Rose pourpre du Caire Récompensé
1987 Hannah et ses sœurs Récompensé
1988 Radio Days Nommé
1991 Crimes et délits Nommé
1993 Maris et Femmes Récompensé
1996 Coups de feu sur Broadway Nommé
2012 Minuit à Paris Nommé
Meilleur acteur 1978 Annie Hall Nommé
1980 Manhattan Nommé
1987 Hannah et ses sœurs Nommé

Césars[modifier | modifier le code]

Récompense Année Film Résultat
Meilleur film étranger 1978 Annie Hall Nommé
1980 Manhattan Récompensé
1986 La Rose pourpre du Caire Récompensé
1987 Hannah et ses sœurs Nommé
1992 Alice Nommé
1993 Maris et Femmes Nommé
1994 Meurtre mystérieux à Manhattan Nommé
1996 Tout le monde dit I love you Nommé
2006 Match Point Nommé

Doublage français[modifier | modifier le code]

et aussi

Publications[modifier | modifier le code]

Il existe, en français, quelques publications de nouvelles, pièces ou autres réflexions de Woody Allen parmi lesquelles :

Pièces de théâtre
  • Une aspirine pour 2 : comédie (Play it again, Sam) ; adaptation et mise en scène de Francis Perrin. Paris : "L'avant-scène", 1992, 63 p. ("L'avant-scène théâtre", no 918).
  • L'Ampoule magique (The Floating Light Bulb) ; adapt. d'Attica Guedj et Stéphan Meldegg. Paris : "L'avant-scène", 1994. (L'avant-scène. Théâtre", no 944).
  • Adultères : trois pièces en un acte (Three one-act plays, 2005) / Woody Allen ; traduit de l'américain par Jean-Pierre Richard. Paris : 10-18, 2005, 222 p. (10-18. Domaine étranger ; 3810). (ISBN 2-264-04039-4)
  • Central Park West - Il s'agit de l'une des 3 pièces faisant partie de Adultères (2006).
Scénarios
  • Annie Hall : [Film. Scénario et dialogues in extenso (continuité)] / film de Woody Allen ; scénario et dialogues Woody Allen et Marshall Brickman. Paris : L'Avant scène, 1977, 66 p. (Avant scène cinéma no 198. 15 décembre 1977).
  • Crimes et délits (Crimes And Misdemeanors) / Woody Allen ; trad. de l'américain par Michel Lebrun. Paris : Éd. du Seuil, 1993, 163 p. (Point virgule ; 137). (ISBN 2-02-012949-3)
  • Annie Hall : scénario bilingue / Woody Allen et Marshall Brickman ; dialogues trad. de l'américain par Georges Dutter. Paris : "Cahiers du cinéma", 2000, 214 p. (Petite bibliothèque des "Cahiers du cinéma" ; 41). Texte anglais et trad. française en regard. (ISBN 2-86642-256-2)
  • Hannah et ses sœurs (Hannah And Her Sisters) / Woody Allen ; trad. Michel Lebrun. Paris : Éd. du Seuil, 1991, 186 p. (Point virgule ; 106). (ISBN 2-02-012950-7)
  • Harry dans tous ses états (Deconstructing Harry) : scénario bilingue / Woody Allen ; dialogues trad. Jacqueline Cohen. Paris : "Cahiers du cinéma", 1998, 190 p. (Petite bibliothèque des "Cahiers du cinéma"). (ISBN 2-86642-204-X)
  • Quoi de neuf, Pussycat ? (What's New Pussycat?) : Film. Découpage après montage définitif et dialogue in extenso (continuité) / scénario de Woody Allen ; réal. Clive Donner. Paris : l'Avant-scène, 1966, 56 p. (l'Avant-scène-cinéma. no 59. mai 1966).
  • Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le sexe sans jamais oser le demander... (Everything You Always Wanted To Know About Sex But Were Afraid To Ask) / Woody Allen ; trad. Michel Lebrun. Paris : Éd. du Seuil, 1990, 140 p. (Points. Point virgule ; 85). (ISBN 2-02-012022-4)
Entretiens
  • Conversation avec Woody Allen / Jean-Michel Frodon, d'après les entretiens parus dans Le Monde. Paris : Plon, 2000, 175 p. Filmogr., 4 p. (ISBN 2-259-19286-6)
  • Woody Allen : Entretiens avec Stig Björkman / Stig Björkman (Woody Allen on Woody Allen) ; trad. Sylvie Durastanti et Jean Pêcheux. Paris : Cahiers du cinéma, 2002, 383 p. Bibliogr. p. 379. Filmogr. p. 364-372. Index. (ISBN 2-86642-324-0)
  • Entretiens avec Woody Allen / Eric Lax (Conversations With Woody Allen: His Films, the Movies, and Moviemaking) ; trad. Christophe Mercier : Plon, 2008 (ISBN 978-2-259-20490-3)
Réflexions et recueils de nouvelles
  • Dieu, Shakespeare et moi. Opus 1 (Without Feathers, 1975) ; trad. et adapt. Michel Lebrun. Paris : Solar, 1975, 270 p. Rééd. Paris : Seuil, 1985, 134 p. (Points. Point virgule ; 30). (ISBN 2-02-008617-4). Paris : Éd. du Seuil, 2001, 153 p. (Point virgule ; 9). (ISBN 2-02-048235-5)
  • Pour en finir une bonne fois pour toute avec la culture / Opus 2 (Getting Even, 1973) (ISBN 978-2-7578-1306-5) (rééd.2009).
  • Destins tordus (Side Effects, 1980) ; trad. Michel Lebrun. Paris : R. Laffont, 1981, 178 p. (Pavillons). (ISBN 2-221-00713-1). Rééd. Paris : Seuil, 1988, 178 p. (Points. Série Point-virgule ; 58). (ISBN 2-02-009871-7). Paris : R. Laffont, 2006, 203 p. (Pavillons poche). (ISBN 2-221-10642-3)
  • L'erreur est humaine (Mere Anarchy, 2007) ; trad. Nicolas Richard. Paris : Flammarion, 2007, 252 p. (ISBN 978-2-08-120367-9). Rééd. Paris : le Grand livre du mois, 2007, 252 p. (ISBN 978-2-286-03261-6)
  • Woody Allen / Gilles Cèbe. Paris : H. Veyrier, 1981, 205 p.-[24] p. de pl. (Collection Cinéma). Contient un choix de textes de Woody Allen. Bibliogr. p. 199-204. Filmogr. p. 173-197. Discogr. p. 205
Bande-dessinée
  • Angoisse & Légèreté / Doutes & Certitudes (2010) (Dread & Superficiality, 2009) : ces deux albums (un seul album en version anglaise) réunissent une collection des meilleurs "comic strips" publiés quotidiennement dans les journaux américains, de 1976 à 1984, illustrés par Stuart Hample en collaboration avec Woody Allen. Éditons Fetjaine. (ISBN 978-2-35425-195-6) (tome 1) et (ISBN 978-2-35425-203-8) (tome 2)
Préface
  • L'Œil de l'idole de S.J. Perelman, éditions Wombat, 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Archives Presse[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Travaux universitaires[modifier | modifier le code]

  • Philippe Bellaloum, L'angoisse existentielle dans l'œuvre cinématographique de Woody Allen et les mécanismes de défense par l'humour et la dérision, Université de Rouen, Thèse de doctorat d'état, Faculté de médecine de Rouen,‎ 1988, 126 p. (présentation en ligne)
  • Fatima-Zahra Benjelloun Touimi, La représentation des femmes dans les films de Woody Allen, Université Paris 10, Thèse de doctorat, Études anglaises, Paris,‎ 2003, 358 p. (présentation en ligne)

Documentaires sur Woody Allen[modifier | modifier le code]

La liste n'est pas exhaustive mais recense les principaux documentaires réalisés sur Woody Allen.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Oscars du meilleur réalisateur et du meilleur scénario original, le film obtenant l'Oscar du meilleur film.
  2. Citation originale : « I've learned a couple of things on my own since and modified things he taught me, but everything, unequivocally, that I learned about comedy writing I learned from him. »
  3. Sixième si l'on compte Tombe les filles et tais-toi (Play It Again, Sam), réalisé pour des raisons purement contractuelles par Herbert Ross.
  4. Il donnera le nom de Bechet à l'une des deux filles qu'il adoptera avec Soon-Yi Previn.

Références[modifier | modifier le code]

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  2. (en) The Religious Affiliation of Woody Allen influential director and actor consultation du 22 avril 2010.
  3. Le Figaro, mercredi , p. 27.
  4. a et b Le Figaro, mercredi , p28
  5. Whatever Works (2009) - Did You Know? sur l'Internet Movie Database. Consulté le 15 août 2012.
  6. (fr) Woody Allen : "Je n’ai jamais fait un grand film", Les Inrockuptibles, 1er juillet 2009.
  7. (fr) Le futur Woody Allen se précise, Première. Diffusé le 27 octobre 2009. Consulté le 15 août 2012.
  8. (fr) Woody Allen ouvrira le festival de Cannes, 20minutes.fr. Diffusé le 3 février 2011. Consulté le 15 août 2012.
  9. (en) Midnight in Paris, Box Office Mojo. Consulté le 15 août 2012.
  10. (fr) Woody Allen : "Les gens veulent voir Leonardo DiCaprio courir après Scarlett Johansson", Première. Diffusé le 15 mars 2011. Consulté le 15 août 2012.
  11. [1] sur l'Internet Movie Database.
  12. http://www.imdb.com/title/tt2258345/combined
  13. http://www.imdb.com/title/tt2870756/combined
  14. (en) John Hind, « Did I say that? », The Observer,‎ 18 janvier 2009 (lire en ligne)
  15. [2]
  16. a et b (en) Peter Biskind, « Reconstructing Woody », sur vanityfair.com,‎ janvier décembre (consulté le 20 juillet 2012)
  17. http://www.nytimes.com/books/97/02/23/reviews/farrow-verdict.html
  18. http://www.non-stop-people.com/actu/cinema/woody-allen-accuse-de-viol-le-soutien-de-son-fils-moses-farrow-53575
  19. http://www.vanityfair.com/hollywood/2013/11/mia-farrow-frank-sinatra-ronan-farrow
  20. Eléonore Prieur, « Affaire Woody Allen : un rapport médical disculpe le réalisateur », Le Figaro,‎ 7 février 2014 (consulté le 7 février 2014)
  21. Rédaction Le Monde avec AFP, « Dylan Farrow accuse Woody Allen de l'avoir agressée sexuellement dans son enfance », Le Monde,‎ 2 février 2014 (lire en ligne)
  22. http://www.cnn.com/2014/02/01/showbiz/dylan-farrow-open-letter/
  23. http://www.people.com/people/article/0,,20783306,00.html
  24. Christine Kearney, « Just A Minute With: Woody Allen on nostalgia, scandal », sur ca.reuters.com,‎ 22 juin 2011 (consulté le 20 juillet 2012)
  25. (en) « Woody Allen », sur doollee.com (consulté le 20 juillet 2012)
  26. The New York Times
  27. (en) Kliph Nesteroff, The Early Woody Allen 1952-1971, WFMU's Beware of the Blog. Diffusé le 14 février 2010. Publié le 15 août 2012.
  28. « Dieu », sur manufacturedesabbesses.com,‎ 2010 (consulté le 20 juillet 2012)
  29. The New York Times
  30. The New York Times
  31. (en) « Three One Acts: plays by Woody Allen, Ethan Coen and Elaine May », sur newyorktheatreguide.com,‎ 4 avril 2011 (consulté le 20 juillet 2012)
  32. (en) Relatively Speaking - Synopsis. Consulté le 15 août 2012.
  33. (en) Sweet and Lowdown (1999) - Did You Know? sur l'Internet Movie Database. Consulté le 15 août 2012.
  34. (en) The Bunk Project – New Orleans Jazz Revisited…, Jerry Zigmont Blog. Consulté le 15 août 2012.
  35. a, b et c (en)Boxofficemojo.com : page "Woody Allen"; infos pages des films
  36. Jpboxofficemojo.com : page entrées France réalisateur "Woody Allen"
  37. (fr) Laurent Dandrieu, Woody Allen en eaux sombres, Valeurs actuelles. Diffusé le 26 octobre 2007. Consulté le 15 août 2012.