Diamants sur canapé

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Diamants sur canapé

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Audrey Hepburn devant la vitrine de Tiffany's
sur la 5e Avenue

Titre original Breakfast at Tiffany's
Réalisation Blake Edwards
Scénario George Axelrod
Acteurs principaux
Sociétés de production Jurow-Shepherd Productions
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Comédie romantique
Comédie dramatique
Sortie 1961
Durée 115 min

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Logo officiel et accroche américaine :
« Audrey Hepburn joue l'audacieuse et adorable Holly Golightly dans un nouveau film hautement réjouissant ! »[1]

Diamants sur canapé (Breakfast at Tiffany's) est un film américain de Blake Edwards, sorti en 1961 et adapté de la nouvelle homonyme de Truman Capote.

On considère généralement la représentation d'Audrey Hepburn pour le rôle d'Holly Golightly, fille naïve et excentrique, comme étant le plus mémorable de l'actrice. Elle a elle-même avoué qu'il s'agissait de l'un de ses rôles les plus stimulants, car elle n'avait pas le même caractère. Sa performance pour "Moon River" a permis au compositeur Henry Mancini et au poète Johnny Mercer de remporter l'Oscar de la meilleure musique de film.


Sommaire

Synopsis [modifier]

La carrière du jeune écrivain Paul Varjak patine depuis longtemps (il n'a rien publié depuis plusieurs années) sans qu'il connaisse de soucis financiers grâce aux bons soins de sa riche maîtresse, une femme mariée connue sous le surnom « 2-E », numéro de la coquette garçonnière new-yorkaise qu'elle a louée pour lui et où il vient d'emménager.

Paul fait la connaissance de sa voisine Holly Golightly, une jeune femme sophistiquée qui ambitionne un riche mariage et rêve de trouver une vocation et un foyer, se comparant à une SDF comme le chat de gouttière qu'elle a recueilli. En attendant, elle vit de ses charmes et organise des fêtes déchaînées dans son appartement, au grand dam de son voisin japonais et photographe Monsieur Yunioshi. Apparemment excentrique, voire calculatrice, elle est profondément angoissée (état qu'elle appelle mean reds en parallèle au blues), nostalgique de son Texas natal, qu'elle a pourtant fui. Elle souffre aussi de l'absence de son frère parti pour l'armée, « Fred », surnom qu'elle donne affectueusement à Paul sans vouloir reconnaître les sentiments amoureux qui naissent entre eux. Mais, dans le fond, elle est surtout irréaliste et naïve, ce qui l'amène à être impliquée à son insu dans un trafic de drogue qui réduit à néant son mariage avec le riche Brésilien José da Silva Pereira.

Quand elle se prépare encore une fois à courir après ses rêves en s'enfuyant au Brésil, Paul, profondément épris d'elle, la met face à son destin et elle accepte enfin l'amour véritable que celui-ci lui porte, mettant un terme heureux à son errance angoissée : « No matter where you run you just end up running into yourself » (« Où que tu fuies, tu finis toujours par te retrouver face à toi-même »)[2].

Fiche technique [modifier]

Distribution [modifier]

Audrey Hepburn


Distinctions [modifier]

Orangey (photo de Jurow-Shepherd Productions, 1961)

Récompenses [modifier]

Nominations [modifier]

Autour du film [modifier]

  • Truman Capote a déploré le choix d'Audrey Hepburn pour incarner son personnage, ayant écrit sa nouvelle en songeant à Marilyn Monroe. C'est d'ailleurs elle qui a d'abord été pressentie pour tenir le rôle d'Holly sous la direction de John Frankenheimer. Le rôle fut proposé à Kim Novak qui le refusa. Lorsque le choix des producteurs se porta finalement sur Audrey Hepburn, auréolée de son Oscar pour Vacances romaines et de ses nominations pour Sabrina et Au risque de se perdre, celle-ci, n'ayant jamais entendu parler de Frankenheimer, demanda à ce que la réalisation soit confiée à quelqu'un d'autre[3].
  • On note de nombreuses divergences entre la nouvelle et le film, notamment la fin originale amère[5] où tout le monde perd la trace d'Holly après une dernière carte postale expédiée à « Fred » depuis l'Argentine. C'est le photographe japonais M. Yunioshi qui rapporte l'ultime indice de l'existence d'Holly : lors d'un reportage en Afrique, il a trouvé une sculpture sur bois à l'effigie d'Holly dans un village perdu de la brousse (« Totocul ») et n'a pu que la photographier, son propriétaire n'ayant pas voulu lui vendre.
  • Les extérieurs ont été tournés à New York à Manhattan, Central Park et chez Tiffany & Co.. C'était la première fois depuis le XIXe siècle que le joaillier Tiffany ouvrait un dimanche pour que le tournage puisse avoir lieu dans ses locaux[3]. Vingt agents de sécurité furent chargés de surveiller les figurants et techniciens qui circulaient au milieu de plusieurs millions de dollars de bijoux exposés. Aucun vol n'eut lieu[6].
  • Audrey Hepburn, qui avait une personnalité plutôt introvertie, a souvent affirmé que c'était le rôle le plus difficile qu'elle avait eu à jouer, Holly étant au contraire très extravertie : « Holly est tout le contraire de moi. Elle me fait peur. Ce rôle appelle un caractère extraverti. Or moi, je suis introvertie. […] C'est ce que j'ai fait de mieux, parce que c'est ce qu'il y a eu de plus dur. »[7].
  • La petite robe noire que l'actrice porte dans le film a été vendue aux enchères à Londres pour 800 000 dollars en 2006 ; la robe de cocktail rouge à pois a été vendue aux enchères à New York pour 192 000 dollars en fin mai 2007.
  • La chanson Moon River a été reprise par des nombreux artistes dont Louis Armstrong.
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Notes et références [modifier]

  1. Traduction libre par l'éditeur.
  2. L'épilogue poétique de la chanson Moon River révèle aussi la fin de leur histoire :

    We're after the same
    Rainbow's end,
    Waiting round the bend,
    My huckleberry friend
    Moon River and me.

    Nous voici arrivés au point
    Extrême de l'arc-en-ciel,
    Réunis sous son dôme,
    Mon ami d'aventure
    Rivière-de-Lune et moi.
    (traduction libre de l'anglais)

  3. a, b et c The TCM Movie Database.
  4. IMDb Technical specifications
  5. Dixit Truman Capote dans la biographie de Barry Paris, op. cit..
  6. Barry Paris, op. cit., p. 210
  7. Audrey Hepburn à son agent artistique Kurt Frings, citée in Barry Paris, op. cit., p. 213.

Voir aussi [modifier]

Bibliographie [modifier]

Liens externes [modifier]