Racket

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Le racket, taxage au Québec, est ce que le code pénal nomme, « vol avec violence » . Il s'agit d'un acte voisin de l'extorsion. Le racketteur exige de sa victime de l’argent, des objets ou des vêtements en le menaçant. Il fait généralement usage de la force physique, de menaces ou de chantage. Ce délit est puni par la loi. Ce mot apparaît à New York dans les années 1850 pour désigner les fêtes extravagantes et bruyantes organisées par les gangs des Five Points, lors desquelles, des politiciens corrompus se faisaient remettre de l'argent en utilisant la menace et la contrainte. Il vient en fait de l'italien, ricatto qui signifie « chantage ». En anglais, le sens premier du mot racket est vacarme, tintamarre, son sens figuré est escroquerie. C’est dans cette acception qu’il est utilisé en France.

Formes de racket[modifier | modifier le code]

Il existe plusieurs rackets. Cela peut aller des pratiques opérées à l'école, à l'impôt révolutionnaire à but politique ou du pizzo mafieux en Italie.

En France[modifier | modifier le code]

Art. 312-1 du Code Pénal : «  L'extorsion est le fait d'obtenir par violence, menace de violences ou contrainte soit une signature, un engagement ou une renonciation, soit la révélation d'un secret, soit la remise de fonds, de valeurs ou d'un bien quelconque. L'extorsion est punie de sept ans d'emprisonnement et de 100000 euros d'amende. »

Les solutions[modifier | modifier le code]

Le droit et les enfants :

Une fois prévenus du racket ou du recel, les adultes parlent aux parents de l’enfant qui a racketté. Quelquefois, l’enfant est puni dans le cadre de l’école. Si l’on porte plainte, il ira devant le procureur qui enquêtera puis décidera (ou non) de le poursuivre en justice, donc de l’envoyer devant le juge des enfants. Beaucoup de mesures sont possibles : la réparation, l’admonestation (= vive réprimande, avertissement sévère), la remise aux parents ou à un éducateur, le placement en centre spécialisé… Porter plainte au commissariat :

Il faut porter plainte au commissariat de police ou à la brigade de gendarmerie. Le racket est un délit puni par la loi, d'une peine de prison (sept ans) et d'une amende (100 000 euros). Trop peu de familles effectuent cette démarche, parfois, elles déposent main courante. Cela signifie qu'elles déclarent les faits mais refusent que l'auteur du racket soit poursuivi. Plus que la peur des représailles, c'est le sentiment de honte qui les anime. Dans les mentalités, rapporter, dénoncer, bref être une « balance », n'est pas bien perçu. Concrètement, la victime et ses parents sont reçus, écoutés et interrogés par un policier ou un gendarme. La déclaration de l'enfant est prise hors de la présence de son père et de sa mère, mais il n'y a pas de règle absolue. Ensuite, une enquête d'investigation est menée et l'agresseur le plus souvent interpellé. La justice est saisie. En dernier ressort, un magistrat (un juge des enfants bien souvent) évalue la sanction : simple admonestation, réparation (présenter ses excuses et dédommager la victime si elle est d'accord), travail d'intérêt général, placement dans un centre spécialisé.

Déculpabiliser la victime :

Il est possible de dire à l’enfant : « Obliger quelqu’un, par la menace ou la force, à donner de l’argent ou des objets, c’est du racket et c’est un délit. Le coupable, ce n’est en aucun cas la victime, mais l’agresseur. Ne rien dire, c’est inciter le racketteur à recommencer. Si tu es victime de racket ou d’autres violences, il faut en parler à un adulte en qui tu as confiance : parent, professeur, assistante sociale du collège… ». Il est donc prudent d’expliquer, avant la rentrée scolaire, les formes que peut prendre la violence et les moyens de s’en protéger. Si le quartier est peu rassurant, lui proposer de rentrer de l'école en groupe, car les racketteurs s’attaquent de préférence aux plus faibles et aux isolés.

Voir aussi[modifier | modifier le code]