Église orthodoxe russe hors frontières

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Église orthodoxe russe hors frontières
(Русская Православная Церковь Заграницей)
Fondateur(s) Antoine (Khrapovitsky)
Autocéphalie/Autonomie déclarée 1920
Autocéphalie/Autonomie reconnue 2007 (unité canonique avec Pat. de Moscou)
Primat actuel Mgr Hilarion (Kapral)
Siège New York, États-Unis
Territoire primaire (diaspora russe)
Extension territoriale (diaspora russe)
Rite byzantin, russe ancien, occidental
Langue(s) liturgique(s) slavon, anglais, français, allemand
Calendrier julien
Population estimée 500 000

L'Église orthodoxe russe hors frontières (ÉORHF) ou Église orthodoxe russe à l'étranger ou Église orthodoxe russe en dehors de la Russie (russe : Русская Православная Церковь Заграницей) est une juridiction orthodoxe russe qui s'est séparée du Patriarcat de Moscou et de toute la Russie au moment de la révolution bolchévique en Russie. La communion eucharistique et l'unité canonique ont été rétablies à Moscou le 17 mai 2007, jour de l'Ascension du Seigneur.

Le chef de l'Église (Premier Hiérarque) porte le titre de métropolite, avec résidence à New York. Le titulaire actuel est Mgr Hilarion (Kapral) (depuis le 18 mai 2008).

Histoire[modifier | modifier le code]

Fonde sa canonicité sur l'oukase (décret) N° 362 du 20 novembre 1920 du saint Patriarche Tykhone de Moscou. À l'issue de la Guerre civile russe 34 évêques, des centaines de prêtres, émigrèrent de Russie et se dispersèrent dans différents pays du monde libre et organisèrent la vie ecclésiale de l'émigration russe sur cet oukase qui prévoyait une administration autonome de l'Église du fait de la guerre. Le Métropolite Antoine (Khrapovitsky) fut le premier Primat de l'Église russe hors-frontières. Le 13 septembre 1922 voit la réunion d'évêques russes à Sremski Karlovci en Serbie et l'établissement d'un synode de l'Église orthodoxe russe hors frontières.

La communion spirituelle avec l'Église restée en Russie fut interrompue en 1927 du fait de la signature le 29 juillet d'une "Déclaration de loyauté" au pouvoir soviétique signée par un évêque, la Métropolite Serge (Stragorodski), qui exigea des évêques de l'émigration de contresigner cette Déclaration, ce qui fut naturellement refusé. Cette politique de soumission de l'Église au pouvoir athée, qui a permis une existence officielle de l'Église en URSS, a reçu le nom de "sergianisme" qui reste la raison majeure séparant l'Église hors-frontières de l'Église du Patriarcat de Moscou.

En 1981, le EORHF canonisé de nouveaux martyrs et confesseurs Russes et y compris Nicolas II et de sa famille.

En 1988 a été créé d'un vicar diocèse de rite vieux-croyant (russe ancien) à Érié aux États-Unis.

Sur proposition de Vladimir Poutine, l'Église hors-frontières décida d'entrer en dialogue avec le Patriarcat de Moscou ce qui se solda par la signature solennelle en la cathédrale du Christ-Sauveur à Moscou, avec la présence effective du président Poutine, d'un Acte d'union canonique et eucharistique le 17 mai 2007.

Organisation[modifier | modifier le code]

Cathédrale de Genève (diocèse de Genève et d'Europe occidentale)

Synode[modifier | modifier le code]

  • Métropole de New York et de l'Est des États-Unis : métropolite Hilarion (précédemment archevêque d'Australie et de Nouvelle-Zélande), qui a succédé en mai 2008 à Son Éminence le Métropolite Laure († 16.03.2008). Il porte le titre de Primat de l'Église orthodoxe russe à l'étranger.

Relations avec l'Église orthodoxe russe[modifier | modifier le code]

Le 17 mai 2007 le patriarche Alexis II et le métropolite Laure ont signé à la cathédrale du Christ-Sauveur de Moscou l'Acte rétablissant l'unité canonique de l'Église orthodoxe russe.

Relations avec les autres Églises[modifier | modifier le code]

Mouvements centrifuges et schismes[modifier | modifier le code]

Les discussions avec le Patriarcat de Moscou à partir de 2000, puis l'acte de rétablissement de la communion en 2007, ont provoqué plusieurs mouvements d'opposition, tant en Russie que dans la diaspora russe. Les opposants ont créé plusieurs nouvelles juridictions :

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  • Alexis Obolensky, Luc Svetchine, Pierre-Antoine Gatier, Les églises russes de Nice, Honoré Clair