Société de consommation
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La notion de société de consommation désigne un ordre social et économique fondé sur la création et la stimulation systématiques d'un désir d'acheter des biens de consommation et des services dans des quantités toujours plus importantes. Pour entretenir la consommation les biens consommés sont souvent peu durables, ou même sont produits et vendus dans la perspective d'une obsolescence programmée. La consommation tend alors à dominer la morale[1]. "Relativiser la croissance économique et la consommation" revient alors à rechercher le "bien-vivre"[2].
L'expression est souvent utilisée comme critique de la société moderne capitaliste et médiatique, où le court terme, l'image, la possession et la publicité sont devenus des valeurs apparemment dominantes du système économique, au détriment de l'écologie et des relations sociales.
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Enjeux[modifier]
La société de consommation a permis l'accès à de nombreux biens et services à un grand nombre d'êtres humains, mais dans un monde fini, elle s'est accompagnée d'une consommation croissante de matière, d'énergie et de ressources difficilement/coûteusement renouvelables. La consommation croissante, voire la surexploitation de ressources naturelles est sources d'une crise environnementale mais aussi énergétique et climatique[3].
En France, Mai 1968 a remis en cause la société de consommation ; en 1970, le philosophe Jean Baudrillard formalise cette mise en cause dans un ouvrage intitulé La société de consommation[4], dans lequel il estime que la consommation qui était d'abord un moyen de satisfaire ses besoins primaires est surtout devenu un moyen de répondre à une injonction visant à se différencier des autres, tenant lieu de "morale", créant des relations sociales artificielles et de nouveaux symboles (de richesse ou puissance assimilées à l'accumulation de bien) au profit de consortiums de taille croissante, et au détriment de l'environnement, en hypothéquant le futur de l'humanité. Le réalisateur italien Pier Paolo Pasolini a déclaré à ce sujet : "Je suis profondément convaincu que le vrai fascisme est ce que les sociologues ont trop gentiment nommé la société de consommation."[5]
Notes et références[modifier]
- Voir la société de consommation
- Cassiers, p.13 et 9
- Jean-Marie Chevalier (Professeur à Paris-Dauphine) ; marchés de l'énergie en Europe Comment doit évoluer la politique énergétique pour répondre aux défis de la consommation européenne ?, sur le site labourseetlavie.com
- Jean Baudrillard, La société de Consommation, Idées Gallimard, 1970 (résumé et analyse en cc-by-sa 2.0)
- http://www.youtube.com/watch?v=_KJCVJVxaTE
Bibliographie[modifier]
- The McDonaldization of Society de George Ritzer, 1995.
- De la servitude moderne, 2007.
- Isabelle Cassiers et alii, Redéfinir la prospérité, Éditions de l'Aube, 2011
- Jean Baudrillard, La société de Consommation, Idées Gallimard, 1970 (résumé et analyse en cc-by-sa 2.0)