Société de consommation

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Produits alimentaires présentés dans les linéaires d'un supermarché de Portland, Oregon, États-Unis.

La notion de société de consommation désigne un ordre social et économique fondé sur la création et la stimulation systématiques d'un désir d'acheter des biens de consommation et des services dans des quantités toujours plus importantes. Pour entretenir la consommation les biens consommés sont souvent peu durables, ou même sont produits et vendus dans la perspective d'une obsolescence programmée. La consommation tend alors à dominer la morale[1]. "Relativiser la croissance économique et la consommation" revient alors à rechercher le "bien-vivre"[2].

L'expression est souvent utilisée comme critique de la société moderne capitaliste et médiatique, où le court terme, l'image, la possession et la publicité sont devenus des valeurs apparemment dominantes du système économique, au détriment de l'écologie et des relations sociales.

Enjeux[modifier | modifier le code]

La société de consommation a permis l'accès à de nombreux biens et services à un grand nombre d'êtres humains, mais dans un monde fini, elle s'est accompagnée d'une consommation croissante de matière, d'énergie et de ressources difficilement/coûteusement renouvelables. La consommation croissante, voire la surexploitation de ressources naturelles est sources d'une crise environnementale mais aussi énergétique et climatique[3].

La société de consommation est le socle autour duquel le monde se construit. La société de consommation sert de vecteur a la société Occidentale. Depuis internet le monde peut voir l'opulence des sociétés Occidentales, nécessairement cette opulence fera naître dans l'esprit du pauvre indien un sentiment de jalousie. Du côté de l'occident nous avons des peuples poussés dans l'opulence par la publicité qui fait naître des faux besoins a ceux qui n'ont plus de besoin. L'injustice du capitalisme c'est que ceux qui ont de vrais besoin n'ont pas accès a la consommation tandis que l'on crée de faux besoins a ceux qui n'en ont plus. La solution c'est la mondialisation. D'une part elle permet aux consommateurs occidentaux de déléguer les taches laborieuse aux pays émergents et d'autre part de consommer des produits moins coûteux car produit par une main d'oeuvre moins cher. Ainsi en Chine par exemple, une classe moyenne de consommateur émerge déjà, et la Chine commence elle aussi a rechercher une main d'oeuvre moins coûteuse en délocalisant en Afrique, en Ethiopie par exemple. L'enjeux de ce phénomène n'est pas seulement le développement économique, la croissance de tout les pays du monde, la société de consommation tend a remplacer la culture nationale par la culture de marque. Peu à peu les cultures nationales sont oubliées, remplacés par l'identité de marque commerciale. Ce mécanisme de destruction des cultures nationales a pour objectif de faire de l'être humain un être universel portés sur la consommation, ne s'identifiant non plus a une culture nationale, une histoire nationale mais bien a une marque commerciale. Ce but de l'universalisation de la consommation est de réduire les différences économiques et identitaires entre les pays, car des voisins identiques s'entendent toujours et la promesse de la paix dans le monde pourra advenir. Ainsi le 20es et ses deux guerres mondiales ne sera plus qu'un mauvais souvenir. Par contre, nous serions en train d'encourager une conception étriquée de l'humain et de ses valeurs fondamentales, nous serions en train d'échanger notre identité pour du matérialisme en quantité industrielle entraînant l'épuisement de nos ressources naturelles.

En France[modifier | modifier le code]

La France, le mois de Mai 1968 a remis en cause la société de consommation ;

En 1970, le philosophe Jean Baudrillard formalise cette mise en cause dans un ouvrage intitulé La société de consommation[4], dans lequel il estime que la consommation qui était d'abord un moyen de satisfaire ses besoins primaires est surtout devenu un moyen de répondre à une injonction visant à se différencier des autres, tenant lieu de "morale", créant des relations sociales artificielles et de nouveaux symboles (de richesse ou puissance assimilées à l'accumulation de bien) au profit de consortiums de taille croissante, et au détriment de l'environnement, en hypothéquant le futur de l'humanité. Le réalisateur italien Pier Paolo Pasolini a déclaré à ce sujet : « Je suis profondément convaincu que le vrai fascisme est ce que les sociologues ont trop gentiment nommé la société de consommation[5]. »

Dans les autres pays[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Voir la société de consommation
  2. Cassiers, p. 13 et 9
  3. Jean-Marie Chevalier (Professeur à Paris-Dauphine) ; marchés de l'énergie en Europe Comment doit évoluer la politique énergétique pour répondre aux défis de la consommation européenne ?, sur le site labourseetlavie.com
  4. [PDF] Jean Baudrillard, La société de consommation - 1970, sur le site .hec.fr, consulté le 9 janvier 2014
  5. Pier Paolo Pasolini - Le fascisme de la société de consommation

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]