Élection présidentielle américaine de 1980

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Élection présidentielle américaine de 1980
Official Portrait of President Reagan 1981.jpg
Ronald ReaganParti républicain
Colistier : George H. W. Bush
Voix 43 901 812
Grands électeurs 489
  
50,89 %
Jimmy Carter.jpg
Jimmy CarterParti démocrate
Colistier : Walter Mondale
Voix 35 483 820
Grands électeurs 49
  
41,14 %
Le collège électoral en 1980
Carte
Président
Sortant
Élu
Politique aux États-Unis
Image illustrative de l'article Élection présidentielle américaine de 1980

L'élection présidentielle américaine de 1980 a lieu dans un contexte de crise économique mondiale, marquée également par la crise des otages américains en Iran. Le président sortant Jimmy Carter (démocrate), candidat à un second mandat, est confronté à Ronald Reagan (républicain) et à plusieurs candidats de petits partis dont le centriste John Anderson (républicain dissident). Au terme d'une campagne acharnée où Jimmy Carter décrit Reagan comme un dangereux extrémiste de droite et où ce dernier ridiculise le président sortant, l'ancien gouverneur de Californie est largement élu alors que, simultanément, les républicains remportaient une majorité absolue des sièges au Sénat, pour la première fois en 28 ans, marquant l'avènement de la révolution conservatrice.

Contexte[modifier | modifier le code]

Durant les années 1970, les États-Unis avaient connu une période économique instable faite de stagflation, de crise de l'énergie et de la montée du chômage.

Sur le plan international, les Américains avaient subi un revers au Vietnam alors qu'en Afrique des régimes marxistes pro-soviétiques s'étaient implantés en Angola, en Éthiopie ou encore au Mozambique. Rompant avec la Realpolitik de ses prédécesseurs, Carter voulait mettre l'accent sur les performances économiques internes et le respect des droits de l'homme à l'étranger. Carter apparait comme un idéaliste qui aspire à une vision plus globale et pacifiste du monde. Sa médiation qui a permis d'aboutir à la signature des accords de Camp David par le président égyptien Anouar el-Sadate et le Premier Ministre israélien Menahem Begin, traduisait cette nouvelle orientation basée sur le multilatéralisme et la non intervention. Dans cette perspective, Carter avait voulu privilégier les relations de l'Amérique avec les pays du tiers monde. Il tend la main au dictateur de Cuba, Fidel Castro, mais sans résultat. Il suspend l'aide militaire au régime du dictateur Somoza au Nicaragua et, après avoir applaudi à la chute de celui-ci, encourage la formation d'un gouvernement d'union nationale comprenant les sandinistes d'obédience marxistes. Quand ceux-ci s'emparent de la totalité du pouvoir, leur rapprochement avec Cuba est une humiliation pour le président, stigmatisé pour son indécision manifeste quant à la politique à mener. Au Moyen-Orient, il abandonne également un autre vieil allié, le shah d'Iran, mais se retrouve ensuite aux prises avec un régime islamique hostile qui débouche sur une humiliation supplémentaire avec la crise des otages de l'ambassade américaine en Iran. Enfin, la non-ratification des accords SALT par l'URSS et l'invasion de l'Afghanistan par les troupes soviétiques consacrent l'échec de la politique américaine qui ne peut répondre que par le boycott des jeux olympiques à Moscou.

À la veille de l'élection présidentielle de 1980, Jimmy Carter, souvent comparé à Herbert Hoover au moment de la Grande Dépression, est ainsi perçu comme un président inapte, naïf et faible par une large partie de la population américaine[1]. Il symbolise le déclin d'un pays dont la suprématie militaire est remise en doute alors que leur hégémonie économique est contestée par les Japonais[2]. La cote de popularité de Jimmy Carter est tombé à 28 % d'opinions favorables tandis qu'au printemps 1980, l'inflation est galopante tout comme est à la hausse le prix du carburant à la pompe et le chômage.

Parti démocrate[modifier | modifier le code]

Candidats à la nomination[modifier | modifier le code]

Les candidats aux élections primaires sont cette fois bien moins nombreux qu'aux deux élections précédentes. Certains qui pensaient défier Carter, comme Hugh Carey et William Proxmire renoncent. Finalement, quelques candidats décident de se présenter aux élections primaires.

Le principal de ces outsiders est Edward Kennedy, encouragé par un sondage Gallup qui le donne gagnant contre Carter. Handicapé longtemps par l'affaire Chappaquiddick, il pense que les électeurs ne lui en tiendront plus rigueur. Il annonce sa candidature en novembre 1979 au cours d'une interview sur CBS où la prestation du sénateur du Massachusetts se révèle médiocre. En effet, mal préparé, il n'arrive pas à justifier clairement les raisons qui le poussaient à déclarer sa candidature maintenant alors qu'il y avait renoncé en 1968, 1972 et 1976, alors qu'aucun président démocrate sortant ne postulait.

La crise des otages de Téhéran faisant brusquement irruption dans l'actualité, la campagne de Kennedy passe au second plan tandis qu'un "effet patriotique" renfloue soudainement la popularité de Carter. Bénéficiant à plein de la crise, Carter l'emporte facilement sur Kennedy lors du caucus de l'Iowa et lors de la primaire du New Hampshire puis, durant un mois, lors de toutes les autres primaires à l'exception de celle du Massachusetts. Les victoires de Carter sont cependant de plus en plus étroites à mesure que se prolonge la crise des otages de Téhéran. À partir de l'élection primaire de New York, Kennedy reprend l'avantage battant Carter également en Pennsylvanie et au Connecticut, avec des marges de plus en plus importantes.

L'autre candidat important de ces primaires, Jerry Brown, ne parvient pas à s'immiscer dans le duel Carter versus Kennedy. Il abandonne la course après les primaires du Wisconsin. Les autres, Lyndon LaRouche et Cliff Finch, gouverneur du Mississippi, sont quasiment ignorés des médias et des électeurs.

Arrivé au mois de juin, aucun des deux candidats ne dispose d'une majorité absolue des délégués mais Carter bénéficie néanmoins d'une confortable avance. Il a de plus obtenu la majorité des suffrages (51,13 %) contre 37,58 % à Ted Kennedy, 2,93 % à Jerry Brown, 0,91 % à Lyndon LaRouche et à 0,25 % à Cliff Finch.

Cependant, Kennedy se maintient. Ce n'est que lors de la convention national du parti démocrate que Kennedy concède la nomination démocrate à Carter et en appelle à l'élaboration d'un programme progressiste.

Une fois Carter désigné pour être le candidat démocrate à la présidence, son vice-président en titre, Walter Mondale est à nouveau confirmé par les délégués pour être son colistier.

Le final de la fête des démocrates est néanmoins gâché par un incident technique empêchant les filets, contenants des milliers de ballons suspendus en hauteur, de se vider d'un coup sur la foule.

Parti républicain[modifier | modifier le code]

Candidats à la nomination[modifier | modifier le code]

Du côté des républicains, les jeux semblaient faits avant même les primaires. La popularité de Reagan auprès de la base républicaine était telle qu'elle avait dissuadé Gerald Ford de tenter de prendre sa revanche sur Carter. Aucun autre candidat n'avait la notoriété ni le charisme pour faire de l'ombre à l'ancien acteur et gouverneur de Californie.

Cependant, le président du comité national républicain et ancien directeur de la CIA, George Bush, qui fut également représentant du Texas, se mit sur les rangs pour obtenir la nomination républicaine et commença à faire campagne alors que Ronald Reagan considérait sa nomination acquise et limitait ses déplacements. Lors du caucus de l'Iowa, à la surprise générale, Bush l'emporta sur Reagan et sur tous les autres candidats républicains.

Le débat de Nashua entre Ronald Reagan (à gauche) et George Bush (à droite)

Le Nashua Telegraph proposa alors à Reagan et Bush de débattre ensemble, tenant à l'écart les autres prétendants républicains. Pour Bush, cela lui permettait de se poser en outsider de Reagan aux dépens de tous les autres candidats. Le sénateur Bob Dole y vit une violation des règles électorales. Pour éviter tout contentieux, Reagan décida de financer lui-même le débat à l'aide de ses propres fonds de campagne et invita à la dernière minute les autres candidats républicains sans prévenir l'état major de Bush. Quand ce dernier découvrit sur l'estrade la présence de ses autres concurrents, il refusa de participer. Alors que Reagan commençait à expliquer au micro pourquoi il avait décidé d'inviter les autres candidats républicains, le directeur du Nashua Telegraph ordonna de couper le son. Il s'attira une réplique acerbe et célèbre de Ronald Reagan « J'ai payé pour ce microphone, M. Green », paraphrasant une réplique du film de Frank Capra, L'Enjeu et déformant au passage le nom du directeur du journal.

Finalement, les autres candidats acceptèrent de se retirer, laissant Bush et Reagan débattre. Au final, ce qui resta du débat dans les journaux fut la réplique "I'm paying for this microphone !". Reagan remporta les primaires dans les États du Sud, concédant au bout du compte seulement 5 états à son rival.

Discours d'acceptation de Reagan lors de la convention nationale républicaine le 17 juillet 1980

La convention nationale républicaine eut lieu à Détroit dans le Michigan. Reagan pensait faire de Gerald Ford son colistier mais celui-ci insistait pour faire entrer dans le futur cabinet présidentiel Henry Kissinger et Alan Greenspan dont Reagan ne voulait pas. Finalement, le candidat républicain à la présidence décida de proposer la vice-présidence à George Bush, en dépit que celui-ci ait comparé la politique économique proposée par Reagan à de l'économie Vaudou.

Le choix de Bush pour la vice-présidence fut ratifié par la majorité des délégués, des voix minoritaires se portant sur Jesse Helms (sénateur de Caroline du Nord), Jack Kemp (représentant de New York), Phil Crane, James R. Thompson (gouverneur de l'Illinois), John M. Ashbrook (représentant de l'Ohio), Howard Baker, Henry Hyde (représentant de l'Illinois), Donald Rumsfeld (ancien secrétaire à la Défense), Eugene Schroeder, William E. Simon (ancien secrétaire au trésor) et Guy Vander Jagt (représentant du Michigan).

Autres candidats des partis tiers[modifier | modifier le code]

John Anderson[modifier | modifier le code]

Le premier des petits candidats qui parvient à émerger lors de cette campagne électorale est celui de John Bayard Anderson, un républicain qui tenta d'obtenir l'investiture de son parti mais qui ne put se poser en concurrent crédible de Reagan ou de Bush. S'il décide finalement de se présenter en tant que candidat indépendant, c'est parce que centriste, il s'oppose au programme conservateur du nommé républicain. Pour colistier, il prend Patrick Lucey, ancien gouverneur du Wisconsin.

Ed Clark[modifier | modifier le code]

Ed Clark était le candidat du parti libertarien avec David H. Koch, un industriel, comme candidat à la vice-présidence. Clark avait publié un livre dans lequel il proposait un nouveau commencement et qui était préfacé par le libéral et pacifiste Eugene McCarthy. Durant sa campagne, Clark se positionna comme le candidat de la paix et celui des libéraux et des progressistes, inquiets de la nouvelle course aux armements avec l'URSS.

Candidats mineurs[modifier | modifier le code]

Le parti socialiste américain présenta la candidature de David McReynolds avec Diane Drufenbrock pour candidate à la vice-présidence. McReynolds avait la particularité d'être le premier candidat officiellement homosexuel à se présenter à une élection présidentielle.

De son côté, le parti communiste américain présenta la candidature de Gus Hall avec Angela Davis pour candidate à la vice-présidence.

Barry Commoner se présenta pour le Citizens Party au côté de La Donna Harris afin de défendre un programme écologiste.

Campagne électorale[modifier | modifier le code]

Budget[modifier | modifier le code]

En application de la loi sur les campagnes électorales fédérales, une fois désignés par leur parti, Carter et Reagan reçoivent 29,4 millions de dollars chacun provenant des fonds publics pour les deux mois de campagne électorale. Un candidat tiers, le républicain dissident, John Anderson, reçoit 18,5 millions de dollars d'argent public mais garde la possibilité de recourir à un financement privé supplémentaire. Carter et Reagan ne peuvent par contre avoir le droit à d'autres financements. Carter et Reagan dépensèrent chacun pour 15 millions de dollars en publicités télévisés contre 2 millions pour Anderson. Au total, Reagan dépensa $29,2 millions de dollars, Carter 29.4 millions et Anderson $17.6 millions.

Argumentaires[modifier | modifier le code]

Reagan mène une campagne axée sur l'optimisme. En proclamant qu'avec lui sur la route de la Maison-Blanche, « America is back », il résume de manière cinglante en trois mots son point de vue sur le bilan des années Carter et son programme tel qu'il l'entend. Il promet notamment de restaurer la force militaire des États-Unis avec entre autres une marine de 600 navires et mettre fin par la mise en œuvre d'une économie de l'offre à ce qu'il appelle "l'état faites-moi confiance". Promettant également d'équilibrer la balance budgétaire en 3 ans, Reagan est particulièrement doué pour faire passer quelques formules assassines de choc tout en s'adressant au plus grand nombre. Ainsi, déclare t-il qu'« une récession, c'est quand votre voisin perd son job, une dépression, c'est quand vous perdez votre job. Et la reprise, c'est quand Jimmy Carter perd le sien ». S'il est élu, il annonce également son intention de nommer la première femme à la cour suprême des États-Unis, de mettre en œuvre un plan de lutte contre la discrimination sexiste envers les femmes et de protéger et étendre les droits civiques. Lors d'un meeting dans le Mississippi, il proclame, dans un discours controversé, que les programmes éducatifs doivent être de la responsabilité des états et des autorités locales et non de l'état fédéral, tout comme les ressources financières y afférant. Il indique croire que trop de pouvoirs ont été donnés à l'état fédéral, promet de restaurer ceux des états fédérés et des gouvernements locaux afin de leur rendre ce qui leur appartient[3].

De son côté, Carter parie sur sa carrure présidentielle face à un ancien acteur d'Hollywood ainsi que sur son image de faiseur de paix pour l'emporter. Il ajoute que l'élection de Reagan menacerait les droits civiques, les programmes sociaux et la politique reposant sur le New Deal. Pour le président Carter, le genre de discours prononcé par Reagan sur la "renaissance des droits des États" encourage la haine et le racisme. Mais il peine à faire d'autres propositions d'envergure ou de nouvelles solutions économiques.

À la suite des primaires, les sondages de Gallup placent Reagan largement en tête avec 58 % des intentions de vote. Si Carter est discrédité par sa gestion de l'économie et de l'affaire des otages de Téhéran, Reagan apparait comme étant intellectuellement léger pour postuler à une telle fonction, ses détracteurs ne manquant jamais de dénoncer, selon eux, son côté cow-boy et son inculture. Le seul véritable point commun de Reagan, Carter et Anderson est la place qu'ils accordent à la religion chrétienne dans leurs discours. Si les sondages indiquent ainsi un soutien très marqué des évangéliques à Carter, celui-ci est remis en question après le soutien apporté à Reagan par la majorité morale, un lobby dirigé par le pasteur Jerry Falwell qui finit par apporter au candidat républicain le soutien des 2/3 des évangéliques blancs.

Reagan commet quelques gaffes durant la campagne électorale. Voulant se moquer de la venue de Carter à Tuscumbia (Alabama), il mentionne que la ville fut le lieu de naissance du Ku Klux Klan alors qu'elle n'était que le lieu de son quartier général de l'époque. Il est moqué par ses opposants pour avoir également déclaré que des arbres produisaient de la pollution (Reagan déclarera que sa déclaration avait été dénaturée puisqu'il n'aurait parlé que de certains types de pollution, comme la production d'hydrocarbures).

Alors que les gaffes de Reagan amusent ou consternent, Carter est quant à lui englué dans les problèmes économiques, la hausse du chômage, des taux d'intérêts élevés, l'inflation et la crise des otages américains en Iran qui finit par devenir le symbole d'une administration impuissante. Il est même handicapé par la candidature de Anderson qui lui prend des voix progressistes au Massachusetts et dans l'État de New York.

Les débats[modifier | modifier le code]

Des débats sont programmés entre les deux candidats. Celui qui se déroule le 28 octobre 1980 à Cleveland dans l'Ohio, à une semaine de l'élection, va donner un avantage définitif à Ronald Reagan. Alors que la course était serrée entre les 2 hommes, les sondages qui allaient suivre allaient constater l'envol des intentions de vote à l'attention du candidat républicain et lui assurer une victoire confortable.

Les débats présidentiels furent organisés par la League of Women Voters. Celle-ci n'avait pas réussi pendant les primaires démocrates à organiser un débat entre Kennedy et Carter. Le président américain avait par la suite refusé la présence de John Anderson dans le débat présidentiel qui allait l'opposer à Reagan alors que ce dernier refusait de débattre sans la présence du candidat indépendant.

Le premier débat fut néanmoins organisé pour le 21 septembre 1980 à Baltimore, Maryland. Le président Carter s'abstint d'y participer laissant Anderson et Reagan face à face.

Dans l'impossibilité d'un accord entre le démocrate et le républicain pour le débat suivant, celui-ci fut annulé tout comme le débat entre les candidats à la vice-présidence.

À deux semaines de l'élection, le camp de Reagan décida de ne plus poser la présence d'Anderson comme condition préalable. Le débat avec Carter peut avoir lieu.

Avec un des plus forts taux d'audience, le débat, modéré par Howard Smith, fut consacré aux questions internationales comme la crise des otages ou la prolifération des armes nucléaires. Le débat sur les armes nucléaires s'envenima entre les 2 hommes. Lors des échanges avec son adversaire, le président Carter déclara notamment avoir demandé à sa fille de 12 ans, Amy Carter, sur quel thème devait porter l'élection. Elle lui aurait répondu « le contrôle des armes nucléaires ». Cette information provoqua dans les jours qui suivirent l'incrédulité de la presse et l'ironie des humoristes sur les plateaux de télévision.

De son côté, durant le débat, Reagan se montrait à l'aise, se permettant quelques répliques sur le ton de la plaisanterie. Dans son allocution finale, Reagan posa une simple question aux téléspectateurs et auditeurs qui devrait, selon lui, déterminer leur choix : « Êtes-vous dans une meilleure situation aujourd'hui qu'il y a 4 ans ? ».

Résultats[modifier | modifier le code]

Candidat Parti électeurs Vote Populaire
Ronald Reagan/George Bush Republican Party 489 50,7 %
Jimmy Carter/Walter Mondale Democratic Party 49 41,0 %
John Anderson/Patrick John Lucey Indépendant 0 6,6 %
Ed Clark/David H. Koch Libertarian Party 0 1,1 %
Barry Commoner/La Donna Harris Citizens Party 0 0,3 %
Autres Partis 0 0,3 %

Ed Clark obtint le meilleur résultat que n'avait jamais reçu un candidat libertarien, parvenant à obtenir 11,66 % des voix en Alaska juste devant John Anderson.

Perspectives politiques[modifier | modifier le code]

Ronald et Nancy Reagan pendant les festivités du jour de l'inauguration du mandat du 40ème président américain

L'élection présidentielle de 1980 marque le début d'une nouvelle phase politique, symbolisé par l'émergence des banlieues résidentielles et des États de la Sun Belt, acquis aux idées conservatrices.

La victoire de Reagan marque aussi un réalignement politique des deux partis vers la droite. Celle-ci est plus encore marquée au parti républicain où les progressistes et les libéraux sont marginalisés, poussés vers la démission ou le changement d'affiliation politique, aboutissant à une polarisation idéologique nouvelle entre démocrates et républicains au cours des années 1990 et 2000.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Gil Troy, Morning in America: How Ronald Reagan Invented the 1980s (2005) ch 2; John Ehrman. The Eighties: American in the Age of Reagan (2005)
  2. Philippe Valode, les présidents des États-Unis, L'Archipel, 2008, p 180-183
  3. Reagan Campaigns at Mississippi Fair; Nominee Tells Crowd of 10,000 He Is Backing States' Rights, article du NY Times

Voir aussi[modifier | modifier le code]