Spike Lee

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Spike Lee

Description de l'image  Spike Lee (2012).jpg.
Naissance (57 ans)
Atlanta
Drapeau des États-Unis États-Unis
Nationalité Drapeau des États-Unis Américain
Profession Réalisateur

Spike Lee, de son vrai nom Shelton Jackson Lee, est un scénariste, réalisateur et producteur américain né le à Atlanta (Géorgie, États-Unis).

Biographie[modifier | modifier le code]

Il a grandi à Fort Greene, un quartier de l'arrondissement de Brooklyn à New York. Élevé dans un milieu artistique et intellectuel favorisé, Spike Lee a été élève du prestigieux Morehouse College, université destinée à former les élites noires américaines puis de la Tisch School of the Arts, école de cinéma la plus renommée de la côte Est des États-Unis. Il a révélé des acteurs aujourd'hui reconnus comme Denzel Washington, Halle Berry, Samuel L. Jackson ou John Turturro.

En 2006, Spike Lee réalise un film documentaire sur La Nouvelle-Orléans touchée par l'ouragan Katrina, Katrina (When the Levees Broke)[1] diffusé sur HBO. Il interviewe plus de cent victimes en parcourant la ville dévastée avec, notamment, Terence Blanchard, trompettiste natif de cette ville, et qui travaille sur la musique de ses films depuis vingt ans. Durant l'été 2009, il tourne son documentaire Kobe Doin' Work sur la préparation et l'implication de la star NBA Kobe Bryant lors d'un match opposant son équipe des Los Angeles Lakers à celle des San Antonio Spurs.

Admiratif de Michael Jackson, il avait réalisé son clip They Don't Care About Us ainsi qu'un documentaire, Michael Jackson : Bad 25th anniversary en 2012, pour fêter les 25 ans de l'album Bad.

Ses films se focalisent le plus souvent sur la communauté afro-américaine[2] et, en général, sur les problèmes sociaux et identitaires des minorités. Prolifique, son œuvre est souvent polémique avec des films comme She's Gotta Have It (1986), Mo' Better Blues (1990), Malcolm X (1992).

C'est un inconditionnel fan des Knicks de New York.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Longs métrages
Courts métrages
Documentaires

Télévision[modifier | modifier le code]

Clips vidéos[modifier | modifier le code]

Controverses[modifier | modifier le code]

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Spike Lee a souvent déclenché des controverses, notamment par sa manière « agressive » de défendre la communauté afro-américaine. Il a souvent critiqué les cinéastes les plus réputés d'Hollywood. Quentin Tarantino, qu'il avait dirigé dans Girl 6, en est un bon exemple : Lee lui aurait reproché d'utiliser à outrance les mots « nègre » et « négro » dans ses films Reservoir Dogs, Jackie Brown et Pulp Fiction. Selon Lee ce ne sont pas les mots en eux-mêmes qui dérangent, mais l'usage excessif que Tarantino en fait.

Samuel L. Jackson défend ce dernier :

« Je ne pense pas que le mot est offensant placé dans le contexte du film. Les artistes noirs pensent qu’ils sont les seuls autorisés à utiliser ce mot. Jackie Brown est un superbe film rendant hommage aux films de la Blaxploitation. C’est un bon film, chose que Spike n’a pas fait depuis quelques années. »

À la sortie du film Django Unchained de Quentin Tarantino, Lee déclare :

« Je ne peux pas en parler, parce que je n'irai pas le voir. Je ne veux pas le voir. [...] Je pense que ça serait manquer de respect à mes ancêtres. C'est tout ce que j'ai à dire. Je ne peux pas manquer de respect à mes ancêtres. » Puis : « L'esclavage américain n'était pas un western spaghetti de Sergio Leone. C'était un holocauste. Mes ancêtres étaient esclaves. Je leur ferai honneur[3]. »

Louis Farrakhan déclare à ce sujet : « Le film a changé la direction des armes[4]. »

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. en:When The Levees Broke: A Requiem In Four Acts
  2. Il a retrouvé[réf. nécessaire] l'origine de ses ancêtres esclaves venus d'Afrique, précisément du Cameroun.
  3. « Spike Lee boycotte le nouveau Tarantino » sur lci.tf1.fr.
  4. Django, sur finalcall.com.

Lien externe[modifier | modifier le code]