Gerald Ford

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Gerald Ford
Illustration.
Fonctions
38e président des États-Unis

(&&&&&&&&&&&&08952 ans, 5 mois et 11 jours)
Vice-président Nelson A. Rockefeller
Prédécesseur Richard Nixon
Successeur Jimmy Carter
40e vice-président des États-Unis
Président Richard Nixon
Prédécesseur Spiro Agnew
Successeur Nelson A. Rockefeller
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Omaha (Nebraska, États-Unis)
Date de décès (à 93 ans)
Lieu de décès Rancho Mirage (Californie, États-Unis)
Nature du décès Crise cardiaque
Nationalité Américaine
Parti politique Parti républicain
Conjoint Elisabeth Bloomer Ford
Diplômé de Université du Michigan
Université Yale
Profession Avocat
Religion Épiscopalisme

Signature

Gerald Ford
Présidents des États-Unis
Vice-présidents des États-Unis

Gerald Rudolph Ford, Jr., né sous le nom de Leslie Lynch King, Jr. le et mort le , est un homme d'État américain, 38e président des États-Unis du au .

Il occupe, pendant vingt-cinq ans, le siège du cinquième district du Michigan à la Chambre des représentants et assume la charge de chef de l'opposition républicaine pendant huit ans.

À la suite de la démission de Spiro Agnew, en , il est nommé vice-président des États-Unis, conformément au vingt-cinquième amendement de la Constitution américaine. L'année suivante, après la démission de Richard Nixon, mis en cause dans le scandale du Watergate, il devient président des États-Unis.

Son mandat présidentiel est marqué par la guerre froide et les conséquences du premier choc pétrolier. Gerald Ford intervient moins que ses prédécesseurs dans les affaires du Viêt Nam et signe, en 1975, les accords d'Helsinki, qui favorisent la détente avec l'URSS. Durant son mandat, le Congrès prend une importance croissante dans les affaires internationales, alors que le rôle du président s'amoindrit. En politique intérieure, il prend la décision controversée d'accorder la grâce présidentielle à Richard Nixon après le scandale du Watergate et, sur le plan économique, doit faire face à la récession et à l'inflation. Il échappe par ailleurs à deux tentatives d'assassinat au cours de sa présidence.

Après avoir été investi par le Parti républicain face à Ronald Reagan, il est battu de justesse par le démocrate Jimmy Carter lors de l'élection présidentielle de 1976, l'une des plus serrées de l'histoire américaine. À ce jour, Gerald Ford reste le seul président des États-Unis à n'avoir jamais été élu au suffrage universel, que ce soit au poste de vice-président ou de président[1]. Après sa défaite, il reste une figure active du Parti républicain et meurt d'une crise cardiaque à l'âge de 93 ans, ce qui fait de lui le président américain à la longévité la plus longue.

Vie personnelle[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Leslie Lynch King Jr., en 1914.

Gerald R. Ford est né en 1913 dans la maison familiale du 3202 Woolworth Avenue dans la ville d'Omaha au Nebraska[2]. Ses parents, Leslie Lynch King Sr. et Dorothy Ayer Gardner le nomment « Leslie Lynch King Jr. » Son père était le fils du banquier Charles Henry et de Martha King ; il exerçait la profession de négociant de laine.

Ses parents se séparèrent seize jours après sa naissance car Leslie Lynch King Sr était violent et battait son épouse[3],[4],[5]. James M. Cannon, l'un des membres de l'Administration Ford, écrivit dans une biographie consacrée au président que le couple se sépara après que le père eut menacé de les tuer tous les deux avec un couteau. Gerald Ford lui-même confia plus tard que son père avait frappé sa mère au cours de leur lune de miel parce qu'elle avait souri à un autre homme[6].

Dorothy Gardner s'installa avec son fils d'abord chez sa sœur[N 1] à Oak Park, dans la banlieue de Chicago (Illinois). Puis elle habita à Grand Rapids (Michigan), avec ses parents[N 2]. Le divorce fut prononcé en décembre 1913 et Dorothy obtint la garde de son fils. Elle reçut l'aide financière du grand-père paternel de Gerald Ford jusqu'en 1930, juste avant que ce dernier ne décède[7].

Le , elle se remaria avec Gerald Rudolff Ford, un commerçant qui devint le patron de l'entreprise familiale de peinture et de vernis[8].

Leslie fut rebaptisé Gerald Rudolff Ford Jr[N 3]. Gerald Ford grandit à Grand Rapids avec ses trois demi-frères Thomas Gardner (1918-1995), Richard Addison (né en 1924), James Francis (1927-2001). Il avait par ailleurs trois demi-frères et sœurs du second mariage de son père : Marjorie King (1921–1993), Leslie Henry King (1923–1976) et Patricia Jane King (née en 1925). Il ne fit jamais leur connaissance et ignorait leur existence de même que celle de son père biologique. Il rencontra ce dernier à l'âge de dix-sept ans dans un restaurant de Grand Rapids. Les deux hommes maintinrent des contacts sporadiques jusqu'à la mort de Leslie King Sr[4]. Il ne changea légalement de nom que le en choisissant une orthographe plus conventionnelle (Rudolph)[9].

Scoutisme et sport universitaire[modifier | modifier le code]

Gerald Ford (entouré en rouge), en 1929.

Gerald Ford s'engagea dans le scoutisme et entra dans les Boy Scouts of America ; même après être devenu président, il restait fier d'avoir atteint le « grade » le plus élevé dans cette organisation, Eagle Scout [10],[11]. Il reste le seul président américain à avoir obtenu cette distinction[12]. Il reçut par ailleurs des Boy Scouts of America les récompenses Distinguished Eagle Scout Award en mai 1970 et Silver Buffalo Award.

Gerald Ford fréquenta l'école secondaire de Grand Rapids South où il devint le capitaine de son équipe de football américain. En 1930, il fut choisi afin de participer à la Grand Rapids City League et fut rapidement repéré par les sélectionneurs universitaires[13].

Après l'école secondaire, il entra à l'Université du Michigan[14] et fit partie de l'équipe de football américain des Wolverines du Michigan. Il joua aux postes de centre et de linebacker[15].

Son équipe remporta les deux saisons de 1932 et 1933. Ses performances lui valurent de recevoir des propositions de contrat dans des équipes professionnelles. Durant toute sa vie, il resta attaché à son université et à son équipe de football. Il assista à plusieurs de ses matches et, lors d'un sommet avec l'URSS, voulut être tenu au courant du score de la rencontre entre les universités du Michigan et de l'Ohio[16]. Au cours d'événements officiels, Ford demanda plusieurs fois à l'United States Marine Band de jouer l'hymne de son université (The Victors) à la place de la traditionnelle marche présidentielle (Hail to the Chief)[17],[18]. Il la choisit également afin d'accompagner la procession de ses funérailles au Capitole[19].

Gerald Ford participa au Shriner's East West Crippled Children Game, un match en faveur des enfants handicapés, qui eut lieu à San Francisco le [2]. En 1972, il reçut la médaille d'or de la National Football Foundation[2].

Gerald Ford pratiqua également le golf avec passion. En 1977, il joua au tournoi de golf du Danny Thomas Memphis Classic à Memphis. Il reçut en 1985 un Old Tom Morris Award la plus haute récompense de la Golf Course Superintendents Association of America[20].

Éducation[modifier | modifier le code]

Gerald Ford jouant au football américain dans l'équipe de l'université du Michigan, en 1933.

À l'Université du Michigan, Gerald Ford fit partie de la fraternité Delta Kappa Epsilon, où il travailla comme plongeur. En 1935, il obtint son diplôme universitaire[21],[2]. Il préféra décliner le poste d'entraîneur des équipes des Lions de Détroit et des Packers de Green Bay de la National Football League[3]. Il espérait plutôt faire son droit à l'université Yale où il entraîna les équipes de football américain et de boxe[22]. À cause de ces fonctions, son admission à l'école de droit lui fut refusée. Durant l'été 1937, il étudia à celle de l'université du Michigan[23] avant d'être finalement accepté à Yale au printemps 1938[24], dont il sortit diplômé en 1941[21]. Pendant ses études à Yale, il fit la connaissance de Phyllis Brown, une étudiante dont il tomba amoureux[3]. Il fréquenta un groupe d'étudiants mené par R. Douglas Stuart Jr et signa la pétition en faveur de l'acte de neutralité de 1939. Le document allait dans le même sens que l'America First Committee qui militait pour que les États-Unis restent en dehors de la Seconde Guerre mondiale[25]. Gerald Ford connut sa première expérience politique en prenant part à la campagne présidentielle de Wendell Willkie pendant l'été 1940.

Après ses études à Yale, il fut admis au barreau du Michigan et ouvrit un cabinet d'avocats à Grand Rapids avec son ami Philip Buchen[22]. Il rejoignit les rangs d'un groupe de Républicains réformateurs appelé « Home Front » qui s'opposait à la machine républicaine locale dirigée par Frank McKay[3]. À la suite de l'attaque japonaise sur Pearl Harbor en décembre 1941, il s'engagea dans la marine américaine[26].

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Gerald Ford en 1945.

Gerald Ford rejoignit la réserve de l'United States Navy le . D'abord comme aspirant, puis il intégra l'école d'instructeurs d'Annapolis (Maryland) pour son service actif. Un mois plus tard, il devint instructeur sur la base de Chapel Hill en Caroline du Nord. Il enseigna les rudiments des capacités de navigateur, de l'artillerie et du maniement des armes. Il fut également entraîneur dans les neuf sports proposés sur la base, principalement en natation, boxe et football américain. Il devint lieutenant le [2].

Du à la fin de l'année 1944, il fut assistant navigateur et officier responsable de batterie antiaérienne sur le porte-avions USS Monterey. Il participa alors à de nombreuses opérations dans le Pacifique-sud avec la 3e et la 4e flotte, notamment sur l'atoll Makin dans les îles Gilbert (1943). L'USS Monterey s'engagea dans les débarquements sur Kwajalein et Eniwetok, ainsi que dans diverses attaques dans les îles Mariannes, le Nord de la Nouvelle-Guinée, la bataille de la mer des Philippines[27],[28], Wake, les îles Ryūkyū, Leyte et Mindoro (septembre-novembre 1944).

Si le porte-avions sur lequel il fut affecté ne fut pas endommagé par les opérations militaires, il fut victime du typhon Cobra les 18-19 décembre 1944 qui causa la perte de trois destroyers et tua près de 800 hommes d'équipage[2]. Gerald Ford manqua de peu de mourir lui aussi au cours de l'incendie qui s'était déclaré sur son porte-avions[29].

L'USS Monterey fut finalement déclaré hors d'usage et se rendit à Ulithi le 21 décembre avant de rejoindre Bremerton (Washington) pour être réparé. Ford fut envoyé au département athlétique de l'école aéronavale de Sainte Marie (Athletic Department of the Navy Pre-Flight School) en Californie. Entre la fin avril 1945 et janvier 1946, il entra dans l'équipe du Naval Reserve Training Command, à la Naval Air Station Glenview dans l'Illinois. Puis il fut envoyé au Separation Center de la Naval Station Great Lakes et fut libéré de ses obligations militaires le . Le , le Secrétaire à la Marine accepta officiellement son retrait de la réserve de la marine américaine[30].

Le , il fut promu Lieutnant Commander[N 4]. Le , il fut placé hors du service actif avec les honneurs[2] et le , il retourna à la vie civile.

Pour ses services rendus, Gerald Ford fut honoré de plusieurs décorations militaires pour sa participation à la campagne Asie-Pacifique (Asiatic-Pacific Campaign Medal), la libération des Philippines (Philippine Liberation Medal), la campagne américaine (American Campaign Medal) et la victoire de la Seconde Guerre mondiale (World War II Victory Medal)[26]. Il fut également membre de plusieurs associations civiques comme le Benevolent and Protective Order of Elks et de plusieurs associations de vétérans comme l’American Legion, les Veterans of Foreign Wars et l’AMVETS[31].

Sa famille[modifier | modifier le code]

Le , à l'église épiscopale de Grace à Grand Rapids, Gerald Ford épousa Elizabeth Bloomer Warren[14],[21],[2], ancien mannequin et ancienne danseuse dans la troupe de Martha Graham, divorcée en premières noces de William G. Warren, décédée le 8 juillet 2011 à Palm Spring. Le mariage avait été retardé pour ne pas nuire à la campagne de Gerald Ford pour le poste de représentant. Le couple eut quatre enfants[14] : Michael Gerald Ford (né en 1950), John Gardner Ford (né en 1952), Steven Meigs Ford (né en 1956) et Susan Elizabeth Ford (née en 1957)[32].

Chambre des représentants[modifier | modifier le code]

Après son retour à Grand Rapids, il entra dans le cabinet d'avocats Butterfield, Keeney and Amberg[3]. Il devint un membre actif du parti républicain et il fut pressé de remplacer Bartel John Jonkman, représentant au Congrès américain pour le 5e district du Michigan, réputé pour son isolationnisme. L'engagement militaire de Gerald Ford dans la Seconde Guerre mondiale fit de lui un partisan de l'interventionnisme, dans le contexte de la guerre froide.

Le , il fut élu à la Chambre des représentants pour le district de Grand Rapids, une circonscription conservatrice[17], contre son rival démocrate Fred J. Barr Jr[3]. Il occupa ce poste pendant 24 ans (1949-1973). Il devint en 1965, au lendemain de la défaite du conservateur Barry Goldwater lors de l'élection présidentielle américaine de 1964, le chef de la minorité républicaine à la Chambre des représentants[33]. Il conserva cette charge jusqu'en 1973. Ford fut également président du Sénat du au .

Il participa par ailleurs à deux commissions du Congrès américain, le House Appropriations Committee et le Defense Appropriations Subcommittee. Au début des années 1950, il refusa de se présenter comme sénateur et comme gouverneur du Michigan. Il porta plutôt son ambition sur le poste de Président de la Chambre des représentants[34].

En novembre 1963, il fut choisi par le nouveau président américain pour participer à la commission Warren sur l'assassinat de John F. Kennedy. Il défendit toujours ses conclusions, rendues en septembre 1964, c'est-à-dire que Lee Harvey Oswald avait agi seul[3]. Pour les besoins de l'enquête, Gerald Ford fut chargé de rédiger la biographie d'Oswald[35].

Il fut surtout un homme de compromis et se fit beaucoup d'amis dans les deux principaux partis du pays[36],[3]. Cependant, il critiqua à plusieurs reprises la politique du président démocrate Lyndon Johnson, notamment sa gestion de la guerre du Viêt Nam[33] et son programme de « grande société »[3]. Il soutint néanmoins les lois sur les droits civiques en faveur des Afro-Américains. Dans une série de conférences de presse télévisées, il exposa le contre-programme républicain aux côtés du sénateur de l'Illinois Everett Dirksen. Elles furent ironiquement surnommées par les journalistes « The Ev and Jerry Show »[N 5],[37].

Vice-président[modifier | modifier le code]

Henry Kissinger, le président Richard Nixon, le vice-président Gerald Ford et Alexander Haig.

Après la démission du vice-président Spiro Agnew, impliqué dans une affaire de corruption financière[38],[39] le , le président Richard Nixon nomma Gerald Ford vice-président deux jours plus tard. C'était la première fois que les dispositions du 25e amendement de la Constitution américaine sur la vice-présidence étaient appliquées[14],[2]. Le Sénat des États-Unis le confirma dans ses nouvelles fonctions avec 92 voix pour et 3 contre le [2]. Ces trois sénateurs étaient tous démocrates (Gaylord Nelson, Thomas Eagleton, William Hathaway). Le 6 décembre, la Chambre des représentants fit de même avec 387 voix pour et 35 contre[2]. Une heure après le vote, Ford prêta serment devant les représentants et entra en fonction[33],[3].

Sa vice-présidence de huit mois[3] fut marquée par le scandale du Watergate. Le , le Chef de cabinet de la Maison-Blanche Alexander Haig lui fit savoir que des preuves avaient été trouvées montrant l'implication de Nixon dans les écoutes. Gerald Ford fut un ardent défenseur de Nixon et il prononça de nombreux discours pour défendre la politique du président en considérant que l'affaire du Watergate ne fut qu'un épisode malencontreux[40].

Présidence[modifier | modifier le code]

Prestation de serment de Gerald Ford le comme 38e président américain devant le juge Warren Burger et Mme Betty Ford.

Richard Nixon démissionna à la suite du scandale du Watergate, le . Ford le remplaça et prêta officiellement serment le [41],[33] devant le président de la Cour suprême. Il prononça alors la formule devenue célèbre « Notre long cauchemar national est fini » (Our long national nightmare is over). La présidence de Gerald Ford dura au total vingt-neuf mois (895 jours[41]) jusqu'au .

Le , Ford nomma l'ancien gouverneur de New York Nelson Rockefeller au poste vacant de vice-président. Ce dernier fut confirmé dans ses fonctions par les deux chambres du Congrès[42] et prêta serment le 19 décembre.

Ayant accédé à la vice-présidence par nomination du président Richard Nixon (pour remplacer le vice-président démissionnaire Spiro Agnew), Gerald Ford fut ainsi le seul président des États-Unis à avoir occupé la Maison-Blanche sans avoir été élu[N 6].

Administration et cabinet[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Administration Ford.

De l'administration précédente, Ford ne garda que deux hommes, Henry Kissinger au poste de Secrétaire d'État (jusqu'à la fin de 1975[43]) et William E. Simon au Trésor. Il nomma William Coleman aux transports, qui devint alors le deuxième Afro-Américain à entrer dans un cabinet présidentiel[44],[45]. Il choisit George H. W. Bush comme ambassadeur en Chine en 1974[46] puis comme directeur de la CIA à la fin de 1975. Il fait de Donald Rumsfeld son Chef de cabinet de la Maison-Blanche, puis son Secrétaire à la Défense en 1975 : il est remplacé par Dick Cheney, un jeune politicien du Wyoming[47]. Alexander Haig occupa le poste de Chef de cabinet pendant 18 mois avant d'être nommé commandant de l'OTAN en Europe[48]. Ford remania profondément son Cabinet à l'automne 1975, en plaçant des hommes plus conservateurs à plusieurs postes-clés : ces changements furent surnommés le « Massacre d'Halloween » (Halloween Massacre) par les journalistes politiques. Ford diminua de 10 % les effectifs de la Maison-Blanche, qui passèrent de 540 employés à 485[49]. Le , le président nomma John Paul Stevens à la Cour suprême[50] en remplacement de William O. Douglas parti à la retraite.

Après Watergate et grâce de Nixon[modifier | modifier le code]

La première action officielle du président Ford, très controversée, fut de gracier Richard Nixon le (Proclamation 4311)[51],[52],[53],[54],[41], ce qui eut pour effet de stopper toute procédure. Lors d'un discours télévisé, il mit en avant la situation médicale de l'ex-président et son désir de réconcilier tous les Américains pour motiver sa décision[51],[55].

La grâce présidentielle souleva de nombreuses réactions : son ami et attaché de presse Jerald terHorst décida de démissionner et la cote de popularité du président s'effondra dans les sondages[48]. Ford décida également d'amnistier sous conditions les déserteurs et les « planqués » de la guerre du Viêt Nam[51]. Nixon, avocat, fut cependant radié du barreau de l'État de New York en 1976[56]. Quant aux enregistrements qui avaient suscité d'interminables batailles juridiques, le président Ford en donna le contrôle à Nixon, qui fut le seul habilité à donner les autorisations pour leurs consultations[57].

À la suite du scandale du Watergate, le Parti démocrate renforça sa présence à la Chambre des représentants et au Sénat aux élections de mi-mandat de 1974 (les démocrates enlevèrent quarante-sept sièges aux Républicains dans les deux chambres[48]) et atteint la majorité qualifiée des 2/3 pour passer outre le véto présidentiel. Le pouvoir législatif fut un terrain de lutte entre le président et le Congrès, Ford mettant son veto aux propositions démocrates. Il usa de ce pouvoir trente-neuf fois pendant les quatorze premiers mois de sa présidence[14] et fut le président républicain qui a le plus utilisé son droit de veto[58]. Étant donné que les démocrates représentaient alors plus des deux-tiers de la Chambre des Représentants, ils purent à de nombreuses reprises outrepasser le veto présidentiel[59]. Les démocrates étaient également majoritaires au Sénat (60 sièges sur 100)[60].

Économie et affaires intérieures[modifier | modifier le code]

L'économie fut l'une des grandes préoccupations de l'administration de Ford. À l'époque, l'inflation atteignait environ 7 %[61], un taux suffisant pour décourager les investissements aux États-Unis et pour freiner les investissements directs à l'étranger. En réponse à la hausse des prix qu'il pensait être causée par la surconsommation[62], le président déclara l'inflation « ennemi public numéro un » devant le Congrès le .

Adresse à la nation par Ford au Congrès le , devant le vice-président Nelson Rockefeller et le président de la Chambre, Carl Albert

Il demanda au peuple américain de « donner un coup de torchon (ou essuyer) le plus vite possible sur l'inflation » (« Whip Inflation Now ») ; les initiales de l'expression américaine donnaient l'acronyme « WIN » qui signifie « gagner » en anglais[63]. Il recommanda même aux Américains, dans une partie de son programme, de limiter leurs dépenses[62] et de porter des badges « WIN » (produits à douze millions d'exemplaires[48]). La majorité les considéra comme un gadget qui n'offrait pas de solutions réelles pour résoudre le problème[64]. Certains les tournèrent en ridicule en les portant à l'envers : les lettres « NIM » signifiaient pour eux « No Immediate Miracles », « Nonstop Inflation Merry-go-round » ou encore « Need Immediate Money ». Gerald Ford mit en place également un comité WIN de 22 citoyens (Whip Inflation Now committee).

La focalisation sur l'économie évolua quand le pays entra dans une récession modeste. Le taux de chômage s'éleva de 6,5 % en novembre 1974 à 9,1 % en 1976[48]. Ford s'opposa au Congrès démocrate qui souhaitait augmenter les dépenses de l'État fédéral[49]. En mars 1975, il signa avec le Congrès des dégrèvements d'impôts afin de relancer l'économie (Tax Reduction Act). Il tenta de convaincre les parlementaires de lever le contrôle des prix du pétrole américain décidé par Nixon et qui contribua au choc pétrolier de 1973[65] ; mais il n'obtint pas gain de cause avant décembre 1975 (Omnibus Energy bill prévoyant une baisse des prix du pétrole américain et la levée temporaire du contrôle des prix[48]). Au moment de la banqueroute de la municipalité de New York en octobre 1975, le maire Abraham Beame ne réussit pas à obtenir l'aide de l'État fédéral[48]. La une du Daily News titra le 30 octobre « Ford à la ville : Crève ! » (Ford to City: Drop Dead)[66]. Ford changea finalement d'avis à la fin de l'année, ce qui permit d'écarter le risque de faillite[66],[48].

Ford fut également confronté à une épidémie de grippe porcine en 1976 qui fit vingt-cinq morts aux États-Unis. Face au risque de pandémie, l'Administration américaine lança un vaste programme de vaccination[67].

Dans le domaine de l'éducation, le président signa l’Education for All Handicapped Children Act en 1975 : la loi prévoyait un enseignement spécial pour les enfants handicapés aux États-Unis. Il fut également un ferme soutien de l’Equal Rights Amendment, voté par le Congrès en 1972, un texte réaffirmant l'égalité de tous les Américains. Il décréta le « jour de l'égalité des femmes » (Women's Equality Day). Cependant, il refusa d'intervenir dans le problème du busing à Boston en 1974[44], alors qu'il était favorable à la mixité raciale dans les écoles[48].

La vie politique américaine au milieu des années 1970 fut marquée par les tentatives du Congrès de renforcer son contrôle sur la Présidence et sur les activités de la CIA[68]. Ford mit en place la Rockefeller Commission[68].

Citant les dépenses hors de contrôle, Ford a opposé son veto à une allocation de fonds au Département du travail et au Département de la Santé et des Services sociaux, ce qui a mené au premier arrêt partiel du gouvernement le 30 septembre 1976. Le , le Congrès à majorité démocrate a annulé le veto de Ford, mais il a fallu jusqu'au 11 octobre pour trouver une solution concernant le financement du gouvernement.

Le mandat de Gerald Ford coïncida avec les célébrations du bicentenaire de la Révolution américaine. Il présida au grand feu d'artifice du . Trois jours plus tard, il reçut à la Maison-Blanche la reine Elizabeth II et le Prince Philip du Royaume-Uni : le dîner fut retransmis à la télévision. Le , il condamna le développement de la bureaucratie et plaida pour le retour aux valeurs traditionnelles de l'Amérique, dans un discours prononcé dans le New Hampshire[69]. Le jour du bicentenaire de la bataille de Lexington et Concord marquant le début de la guerre d'indépendance américaine, il rappela l'importance de la réconciliation et de la reconstruction[70].

Politique étrangère[modifier | modifier le code]

Ford et Léonid Brejnev signant l'accord de Vladivostok sur le traité SALT.
Mao Zedong, Gerald Ford et Henry Kissinger (2 décembre 1975).
Gerald Ford pendant l'incident du Mayagüez (14 mai 1975).

Gerald Ford est arrivé à la Maison-Blanche dans le contexte de la Guerre froide qui opposait les États-Unis au bloc communiste, à la fin de la phase de détente (1962-1975).

L'armée américaine se retira totalement du Viêt Nam sous la présidence de Richard Nixon en 1973 après plusieurs années de guerre. À la fin de l'année 1974, Ford obtint du Congrès une aide de 700 millions de dollars pour le Viêt Nam[43]. En 1975, les troupes du Nord-Viêt Nam envahirent le Sud. Le président ordonna le départ des civils américains (opération Frequent Wind) : au total, 100 000 réfugiés s'installèrent aux États-Unis[2]. Saigon tomba aux mains du Nord Viêt Nam et du Viet Cong le 30 avril.

Gerald Ford poursuivit les efforts de détente avec l'URSS : le , il signa avec Léonid Brejnev un accord à Vladivostok sur le traité SALT[N 7].

En 1975, le président américain se rendit en Pologne, puis en République populaire de Chine comme l'avait fait son prédécesseur à la Maison-Blanche[71]. La même année, il participa à la Conférence sur la sécurité et la coopération en Europe (CSCE) et signa les accords d'Helsinki en faveur du règlement pacifique des tensions internationales. L'ONG Helsinki Watch fut créée pour promouvoir les droits de l'homme[72].

Cette politique de détente fut de plus en plus critiquée par les conservateurs des deux partis (dont Ronald Reagan) mais aussi par le Secrétaire à la Défense James R. Schlesinger[43].

Il participa à la séance inaugurale du G7 qui remplaçait le G5 et se déclara favorable au règlement international des crises diplomatiques[73].

Dans ses mémoires, Gerald Ford confessa qu'il fut alors très préoccupé par la dégradation de la situation au Moyen-Orient et en Indochine[74]. Ainsi, il dut affronter une crise internationale lors de l'incident du Mayagüez. En mai 1975, un peu après la prise du pouvoir par les Khmers rouges au Cambodge, ces derniers s'emparèrent d'un navire marchand américain, le Mayagüez, dans les eaux internationales du golfe de Thaïlande[2]. Ford envoya, sans consulter le Congrès[49], des Marines pour sauver l'équipage que l'on crut retenu sur l'île de Koh Tang mais les soldats rencontrèrent une résistance inattendue ; pendant l'opération, les marins du Mayagüez qui avaient été relâchés, furent récupérés par les forces américaines. Durant les combats de Koh Tang, quinze Américains furent tués et cinquante furent blessés, les pertes khmères étant estimées à une soixantaine sur un total de trois cents combattants[75]. Le président américain demanda une aide financière de 222 millions de dollars pour le Cambodge, qui fut repoussée par le Congrès[76]. Il renouvela sa demande pour le Sud Viêt Nam et essuya un nouveau refus de la part des représentants[76].

En Asie occidentale, l'invasion de Chypre par la Turquie provoqua de fortes tensions à l'intérieur de l'OTAN[N 8]. Le , un coup d'État, soutenu par les colonels grecs, entraîna des violences entre les communautés grecque et turque de l'île. Les événements aboutirent à la partition de Chypre et au retrait de la Grèce du commandement intégré de l'OTAN. À la mi-septembre, le Congrès vota le retrait du soutien militaire américain à la Turquie. Le président mit son veto à cette décision. L'autre enjeu dans la diplomatie de Washington fut le conflit israélo-arabe : les États-Unis refusèrent de conclure de nouveaux accords militaires avec Israël entre mars et septembre 1975. Le , les autorités américaines signèrent l'accord sur le Sinaï en vue de renforcer les relations avec l'Égypte et Israël[77].

Pendant la présidence de Gerald Ford, le Congrès s'attaqua à la CIA dont le rôle dans le scandale du Watergate et dans la surveillance de 10 000 citoyens américains fut mis au jour[43],[78]. À la fin de l'année 1975, son directeur William Colby fut renvoyé. Les activités de l'agence furent soumises au contrôle de commissions permanentes de la présidence et du Congrès[79]. Ce dernier et l'Administration Ford s'affrontèrent également sur l'implication de la CIA en Angola.

Sur le continent américain, Ford fut critiqué pour son manque de fermeté face à l'extension des régimes communistes en Amérique centrale[80] au Nicaragua, au Salvador et au Guatemala. Le 30 juillet 1975, sur demande insistante des pays latino-américains, il accepta de faire lever à l'égard de Cuba l'embargo économique voté par l'O.E.A. en février 1962 sur demande du Président Kennedy. Le Panama souhaitant reprendre le contrôle de la zone du canal, des négociations furent entamées entre le gouvernement américain et les autorités panaméennes. Mais ce fut le successeur de Gerald Ford qui signa les traités de Torrijos-Carter.

Enfin, Gerald Ford signa le Metric Conversion Act le , qui fit entrer les États-Unis dans le Système international d'unités[81].

Tentatives d'assassinat[modifier | modifier le code]

Alors qu'il était en déplacement à Sacramento en Californie le , Lynette Fromme, une adepte de la secte de Charles Manson, pointa son arme sur Gerald Ford ; mais Larry Buendorf[82], un agent du Secret (protection du président américain) empêcha le coup de partir. La femme fut arrêtée et condamnée à la prison à vie ; elle purgea trente-quatre ans de prison avant d'être placée en liberté conditionnelle le .

Le , Sara Jane Moore essaya également de tuer le président à San Francisco, mais sa tentative fut déjouée par un spectateur nommé Oliver Sipple. Elle fut aussi condamnée à la prison à vie[83],[84].

Élection présidentielle de 1976[modifier | modifier le code]

Carte électorale de 1976 (les États remportés par Ford sont en bleu)


Après les primaires démocrates, remportée par Jimmy Carter, les sondages donnent Gerald Ford largement défait, Gallup le créditant de 29 % contre 62 % pour son adversaire démocrate. Les primaires républicaines de 1976 sont très disputées. Finalement, lors de la Convention républicaine de Kansas City, Gerald Ford est choisi comme candidat à l'élection présidentielle contre Ronald Reagan[85].

Dick Cheney dirige la campagne de Gerald Ford aux côtés de James Baker. Le président sortant parvient peu à peu à combler son retard et est considéré comme vainqueur du premier débat face à Jimmy Carter. Mais une gaffe commise lors du deuxième débat, lors duquel il affirme que l'Europe de l'Est n'est pas dominée par l'Union soviétique[86], stoppe sa remontée. Sa campagne est aussi handicapée par les dissensions au sein de son propre parti, où certains soutenaient la candidature de Ronald Reagan, et par une campagne agressive du candidat démocrate, Jimmy Carter. Mais selon l'avis des spécialistes, ses plus gros handicaps sont le pardon accordé à Nixon en 1974 et la persistance des problèmes économiques[51].

Le , il obtient 48,02 % des suffrages et 240 grands électeurs contre 50,08 % et 297 grands électeurs à Jimmy Carter[21]. L'élection est tellement serrée qu'il faut attendre le lendemain de l'élection pour connaitre le vainqueur. Ford arrive en tête dans la majorité des États américains, 27 sur 50, ce qui fait de lui le candidat battu ayant remporté le plus d'États lors d'une élection présidentielle américaine. Il emporte notamment tous les États de l'Ouest (dont la Californie) et la majorité de ceux du Midwest et de la région des Grands Lacs. Jimmy Carter doit son élection à l'ancien Sud confédéré, à l'État de New York et aux États de la ceinture industrielle du Nord-Est (Ohio, Pennsylvanie).

Après la présidence[modifier | modifier le code]

Les présidents américains, Gerald Ford, Richard Nixon, George Bush, Ronald Reagan et Jimmy Carter en 1991.
Gerald Ford lors de son 90e anniversaire en compagnie de son épouse Betty, de Laura Bush et George W. Bush, le .

Gerald Ford resta relativement actif après son départ de la Maison-Blanche. Il donna des conférences universitaires[87] et fit plusieurs apparitions à l'occasion d'événements et de diverses cérémonies. En 1977, il accorda une interview au journaliste du New York Times James M. Naughton. En 1979, il publia son autobiographie intitulée A Time to Heal[2]. Il fut sollicité par l'Administration Carter pour donner son avis sur les relations internationales et les affaires domestiques. Il fut par ailleurs invité à plusieurs reprises pour déjeuner à la Maison-Blanche à chaque fois qu'il se rendait à Washington. Ces liens amicaux se renforcèrent après la fin du mandat de Carter notamment lorsque les deux hommes sont allés ensemble aux funérailles du président égyptien Anouar el-Sadate en 1981[88]. Jusqu'à la mort de Gerald Ford, Jimmy Carter et son épouse Rosalynn lui rendirent de nombreuses visites[89]. En 2001, les deux anciens présidents américains travaillèrent ensemble pour la National Commission on Federal Election Reform[87]. Ford fut également membre du Council for Excellence in Government. Ronald Reagan pensa un temps à en faire son vice-président, mais les négociations échouèrent finalement à la Convention nationale républicaine. Reagan choisit George H. W. Bush pour cette fonction[90].

Après sa présidence, Ford rejoignit l’American Enterprise Institute et fonda l’AEI World Forum en 1982. Il créa également le Gerald R. Ford Institute for Public Policy and Service en 1977 au collège d'Albion (Michigan) ; en 1981, il inaugura le Gerald R. Ford Museum à Grand Rapids et la Gerald R. Ford Library à Ann Arbor (Michigan), sur le campus de l'université du Michigan[91].

Ford s'est vu remettre la médaille présidentielle de la liberté (l'équivalent de la Légion d'honneur française) par le président Bill Clinton en 1999 pour ses efforts après le scandale du Watergate pour réconcilier le pays[87],[92].

En 2001, on lui remit la John F. Kennedy Profiles in Courage Award pour sa décision de gracier Richard Nixon après le scandale du Watergate[93]. Pendant sa retraite, Ford consacra beaucoup de temps à sa passion du golf : il joua notamment dans des compétitions publiques avec son ami, l'acteur Bob Hope.

En octobre 2001, Ford rompit avec les conservateurs du Parti républicain en défendant l'égalité pour les couples gays et lesbiens. Il s'engagea en faveur d'un amendement fédéral pour interdire la discrimination contre les homosexuels dans le travail[94]. Il entra dans la Republican Unity Coalition pour faire avancer les droits des homosexuels[95].

Le , le gouverneur républicain de l'État de New York George Pataki nomma Ford et les autres ex-présidents (Carter, George H. W. Bush and Bill Clinton) membres honoraires du conseil pour la reconstruction du World Trade Center. Dans un entretien avec Bob Woodward du The Washington Post en juillet 2004, Ford critiqua la décision prise par George W. Bush d'attaquer l'Irak. Les propos de l'ancien président ne furent néanmoins rendus publics qu'après sa mort, comme il l'avait souhaité[96],[97].

Santé, mort et funérailles[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Funérailles de Gerald Ford.
George W. Bush en compagnie de Gerald et Betty Ford, le .
Exposition du cercueil de Gerald Ford au Capitole

La santé de Gerald Ford décline au début des années 2000, alors qu'il approche de ses 90 ans. Lors de la convention républicaine de 2000, il est victime de deux accidents vasculaires cérébraux et effectue un séjour à l'hôpital universitaire d'Hahnemann (Philadelphie)[98],[99]. L'ancien président américain est hospitalisé le , pour traiter une pneumonie, au Centre médical Eisenhower, près de son domicile de Rancho Mirage, dans le sud de la Californie[100] ; il en sort le 25 janvier suivant. La dernière apparition publique de Gerald Ford a lieu le , lorsque le président George W. Bush lui rend visite chez lui.

Il est de nouveau hospitalisé en , alors qu'il passe des vacances à Vail (Colorado)[101]. Le , il est admis à l'hôpital St. Mary à Rochester (Minnesota) et reçoit un stimulateur cardiaque, avant de subir une angioplastie, une intervention chirurgicale destinée à élargir des artères. Il ressort le et regagne la Californie. Le , il doit annuler la cérémonie d'inauguration du Gerald R. Ford School of Public Policy et entre au Centre médical Eisenhower[102]. En , alors qu'il reste alité dans son bureau, il devient le doyen des présidents des États-Unis, dépassant Ronald Reagan, décédé en [103],[104].

Gerald Ford meurt à l'âge de 93 ans, chez lui, d'une crise cardiaque, le , à 18 h 45 heure du Pacifique (le 27 décembre, 2 h 45 UTC), entouré de son épouse et de ses trois fils ; sa fille Susan était quant à elle repartie le jour de Noël à Alburquerque. Michael, le fils aîné qui était pasteur, administra l'onction des malades à son père[105]. Dans la soirée, Betty annonce la mort de son mari et le corps de celui-ci est transporté au Centre médical Eisenhower le .

Les funérailles nationales de Gerald Ford sont organisées le 30 décembre 2006, à Washington DC. La dépouille de l'ancien président est exposée au public (Ford est le 11e président américain à recevoir cet honneur). Le service religieux a lieu le , en la Cathédrale nationale de la capitale. Son éloge funèbre est prononcé par l'ancien président George H. W. Bush, par l'ancien Secrétaire d'État Henry Kissinger, par le journaliste Tom Brokaw et par le président en exercice George W. Bush. Son corps est ensuite transporté par le Boeing 747 VC-25A présidentiel jusqu’à Grand Rapids (Michigan)[106]. Un nouvel office est organisé dans la Grace Episcopal Church, à East Grand Rapids, le 3 janvier, au cours duquel Jimmy Carter, Donald Rumsfeld et Richard Norton Smith prononcent des éloges funèbres. L'assistance compte entre autres le vice-président en exercice, Dick Cheney, le gouverneur du Michigan, Jennifer Granholm et les sénateurs du Michigan, Carl Levin et Debbie Stabenow. Après la cérémonie, Gerald Ford est inhumé sur le terrain du Musée Gerald Ford[107].

Personnalité[modifier | modifier le code]

Malgré son passé athlétique, Ford avait la réputation d'être maladroit. Les bêtisiers le montraient en train de se cogner la tête sur la porte d'Air Force One lors de sa visite en Autriche[48]. Cette image fut reprise par des émissions de télévision comme le Saturday Night Live, qui le caricaturaient comme une personne incapable de marcher sans casser quelque chose en tombant. Les journalistes reprenaient la remarque de Lyndon Johnson, selon laquelle son opposant aurait trop joué au football sans casque[48]. Ce dernier le décrivait également comme quelqu'un qui était incapable de faire deux choses en même temps comme marcher et mâcher un chewing-gum[108]. Beaucoup de partisans de Ford dénoncent cette image, estimant qu'il n'était pas plus maladroit que quiconque.

Pendant sa carrière politique, Ford avait la réputation d'un homme ouvert et intègre[14],[41],[17].

Héritage et hommages[modifier | modifier le code]

Comme pour d'autres présidents américains, le nom de Gerald Ford a été donné à plusieurs lieux et constructions aux États-Unis : une autoroute du Nebraska et du Michigan (Gerald R. Ford Freeway), deux États importants dans sa vie. Plusieurs infrastructures du Michigan honorent sa mémoire : un aéroport (1999) et un musée à Grand Rapids, une bibliothèque et un établissement d'enseignement supérieur à Ann Arbor[109].

La classe de portes-avions de l'US Navy devant remplacer les unités de la classe Nimitz est nommée Gerald R. Ford, tout comme le premier bâtiment de ce groupe. L'USS Gerald R. Ford (CVN-78), dont le nom a été confirmé le 16 janvier 2007[110], doit théoriquement entrer en service d'ici 2017.

Distinctions honorifiques[modifier | modifier le code]

Ford s'est vu remettre la médaille présidentielle de la liberté par le président Bill Clinton en août 1999 pour ses efforts après le scandale du Watergate pour guérir le pays[111],[112].

Gerald Ford au cinéma[modifier | modifier le code]

Des images d’archives de Gerald Ford sont présentes dans plusieurs films. La tentative d’assassinat de Ford est en partie visible dans le film Forrest Gump (1994). Ce sujet est également traité dans le film Main basse sur la TV (1976)[113]. Gerald Ford apparaît dans le film Le Procès de Henry Kissinger (2002) qui traite du procès de son Secrétaire d’État Henry Kissinger ainsi que dans le film Nixon qui raconte l’histoire de son prédécesseur au poste de président[113].

Le président est également visible dans les films Les Hommes du Président (1976), Les U.S.A. contre John Lennon (2006), Green Dragon (2001), Le Peuple de l'Herbe (1999), The War at Home (1979), T'as pas 100 balles ? (1975) et Viêt Nam, Année du Cochon (1968)[113]. Il est brièvement représenté dans l'épisode Deux mauvais voisins de la série télévisée Les Simpson en 1996.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La sœur de Dorothy Gardner, donc la tante de Gerald Ford, s'appelait Tannisse et son mari Clarence Haskins James.
  2. Levi Addison Gardner et Adele Augusta Ayer.
  3. Leslie Lynch King Jr. est demeuré le nom officiel de l'enfant, Gerald Rudolff Ford n'ayant jamais adopté officiellement le fils de Dorothy Gardner.
  4. Dans l'US Navy un Lieutnant Commander est l'équivalent d'un capitaine de corvette de La Royale.
  5. Clin d'œil aux personnages de la série de dessins animés Tom et Jerry.
  6. En effet, le vice-président est élu en même temps que le président, les deux hommes formant un « ticket ».
  7. SALT I fut signé le  ; SALT II le sera le .
  8. La Turquie et la Grèce faisaient partie de l'Alliance atlantique.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Theodore Roosevelt, qui n'avait été élu pour son premier mandat que vice-président jusqu'en septembre 1901, le fut comme président, le . Il en va de même de Calvin Coolidge (août 1923-novembre 1924), d'Harry Truman (avril 1945-novembre 1948), de Lyndon B. Johnson (novembre 1963-novembre 1964). Tous furent élus au terme d'un mandat de transition. D'autres présidents, comme Andrew Johnson (1865-1869) et Chester Alan Arthur (1881-1885), qui succédèrent automatiquement aux présidents assassinés, Abraham Lincoln et James Garfield, ont été considérés comme « élus en tant que vice-présidents ». Ils ne furent pas réélus présidents.
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  104. (en) Jeff Wilson, « Former President Gerald Ford Dies at 93 », Associated Press,‎ 27-12-2006 également disponible ici.
  105. (en) Allison Hoffman, « Pastor: Family Gathered Near Dying Ford », CBS News,‎ 28-12-2006 (consulté en 08-03-2009)
  106. (en) Peter Baker, « In State Funeral, a Farewell to Ford », The Washington Post (consulté en 13-04-2009)
  107. (en) « Gerald R. Ford Burial Site Information », Gerald R. Ford Presidential Library and Museum (consulté en 13-04-2009)
  108. (en) « Gerald Ford », The Guardian (consulté en 09-03-2009)
  109. (en) « About Gerald R. Ford », Gerald R. Ford International Airport (consulté en 13-04-2009)
  110. (en)U.S. Navy Aircraft Carrier, sur le site officiel de la fondation Gerald R. Ford, consulté le 1er mars 2014.
  111. (en) « Medals of Freedom Awarded by President William J. Clinton », medaloffreedom.com (consulté en 21-04-2009)
  112. (en) « Medal of Freedom - Gerald Ford », medaloffreedom.com (consulté en 21-04-2009)
  113. a, b et c (fr) « Gerald Ford et le cinéma », Cinemotions (consulté en 27-04-2009)

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Gerald Ford » (voir la liste des auteurs)
  • (en) Gerald R. Ford, Presidential Perspectives from the National Archives,‎ 1994 (ISBN 1-880875-04-7)
  • (en) Gerald R. Ford, Humor and the Presidency,‎ 1987 (ISBN 0-87795-918-8)
  • (en) Gerald R. Ford, A Time to Heal: The Autobiography of Gerald R. Ford,‎ 1979 (ISBN 0-06-011297-2)
  • (en) Gerald R. Ford, Selected Speeches,‎ 1973 (ISBN 0-87948-029-7)
  • (en) Gerald R. Ford, Portrait of the assassin (Lee Harvey Oswald),‎ 1965
  • (en) Betty Ford, The Times of My Life,‎ 1978 (ISBN 0-06-011298-0)
  • (en) John J. Casserly, The Ford White House: Diary of a Speechwriter,‎ 1977 (ISBN 0-87081-106-1)
  • (en) John R. Coyne, Fall in and Cheer,‎ 1979 (ISBN 0-385-11119-3)
  • (en) Thomas. DeFrank, Write It When I'm Gone: Remarkable Off-the-Record Conversations with Gerald R. Ford,‎ 2007 (ISBN 0-399-15450-7)
  • (en) David. Gergen, Eyewitness to Power: The Essence of Leadership,‎ 2000 (ISBN 0-684-82663-1)
  • (en) Robert T. Hartmann, Palace Politics: An Insider's Account of the Ford Years,‎ 1980 (ISBN 0-07-026951-3)
  • (en) John Hersey, Aspects of the Presidency: Truman and Ford in Office (The President: A Minute-by-Minute Account of a Week in the Life of Gerald Ford),‎ 1980 (ISBN 0-89919-012-X)
  • (en) Henry A. Kissinger, Years of Renewal,‎ 1999 (ISBN 0-684-85572-0)
  • (en) Kenneth Thompson (éditeur), The Ford Presidency: Twenty-Two Intimate Perspectives of Gerald Ford,‎ 1980 (ISBN 0-8191-6960-9)

Bibliographie en français[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Collectif, L'empire de l'exécutif américain (1933-2006), Atlante,‎ 2008, 507 p. (ISBN 9782350300610) Document utilisé pour la rédaction de l’article

Bibliographie en anglais[modifier | modifier le code]

  • Douglas Brinkley, Gerald R. Ford,‎ 2007 (ISBN 0-805-06909-7)
  • James Cannon, Time and Chance: Gerald R. Ford's Appointment with History,‎ 1993 (ISBN 0-472-08482-8)
  • Bernard J. Firestone, Alexej Ugrinsky (éditeurs), Gerald R. Ford and the Politics of Post-Watergate America,‎ 1992 (ISBN 0-313-28009-6)
  • John Robert Greene, The Limits of Power: The Nixon and Ford Administrations,‎ 1992 (ISBN 0-253-32637-0)
  • John Robert Greene, The Presidency of Gerald R. Ford,‎ 1995 (ISBN 0-7006-0639-4),
  • Karen M. Hult, Charles E. Walcott, Empowering the White House: Governance under Nixon, Ford, and Carter, University Press of Kansas,‎ 2004
  • Yanek Mieczkowski, Gerald Ford And The Challenges Of The 1970s,‎ 2005 (ISBN 0-8131-2349-6)
  • Edward L. Schapsmeier, Gerald R. Ford's date with destiny : a political biography, New York, P. Lang,‎ 1989 (ISBN 9780820409610)
  • Barry Werth, 31 Days: The Crisis That Gave Us the Government We Have Today,‎ 2006 (ISBN 0-385-51380-1)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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