Hispaniques et Latino-Américains (États-Unis)

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Latino-Américains (États-Unis)

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Parade cubaine à Union City (New Jersey)

Populations significatives par région
Population totale 52 045 277 soit 16,7 % de la population des États-Unis (2011)[1]
Autres
Régions d’origine

Mexique, Porto Rico, Cuba ...

Langues

Anglais
Espagnol

Religions

Catholicisme (54 %)
Protestantisme (28 %)
Sans religion (15 %)
Autres (3 %)[2]

Ethnies liées

Chicano
Hispano-Américains
Italo-Américains
Luso-Américains

Pourcentage de Latino-Américains par État en 2010 :
  •      - de 2 %
  •      de 2 à 5 %
  •      de 5 à 10 %
  •      de 10 à 15 %
  •      de 15 à 20 %
  •      de 20 à 25 %
  •      de 25 à 30 %
  •      de 30 à 35 %
  •      de 35 à 40 %
  •      de 40 à 45 %
  •      de 45 à 50 %
Pourcentage des Hispaniques et Latino-Américains par comté (2010 Census data)

Les Hispaniques et Latino-Américains sont les Américains originaires des différents pays hispanophones de l'Amérique latine et de l'Espagne. En 2011, ils représentent 16,7 % de la population totale des États-Unis et environ 26 % des naissances[3]. Ils sont aujourd'hui la première minorité ethnique devant les Afro-Américains. Leur identité se fonde sur la pratique de l'espagnol, même si la deuxième ou la troisième génération des Hispaniques et Latino-Américains (souvent appelés Latinos) parle généralement anglais[4].

Les différentes populations[modifier | modifier le code]

Les Mexicains[modifier | modifier le code]

Les Mexicains représentent 10,3 % de la population du pays; il y a 31,8 millions d'Américains d'origine mexicaine en 2010. Ils forment le plus large groupe d'hispaniques et de latinos aux États-Unis.

Histoire[modifier | modifier le code]

Pour la plupart, les Latinos viennent principalement du centre et du sud de l'Amérique et sont arrivés à partir des années 1960 même si la présence des Latinos aux États-Unis est bien plus ancienne puisque les États mexicains d’Alta California et de Santa Fe de Nuevo México ont été conquis et achetés entre 1830 et 1856 et que nombre de leurs habitants mexicains sont restés sur place et sont devenus plus tard citoyens américains.

Au début du XXe siècle, en raison de la porosité de la frontière sud des États-Unis, de nombreux va-et-vient entre les deux pays et a alimenté une migration informelle importante. Peu à peu, le secteur agricole des États-Unis est devenu dépendant des travailleurs immigrés notamment mexicains qui se sont installés notamment dans les États du sud ouest du pays. De plus, à partir de 1910, la révolution mexicaine provoque la fuite de nombreux Mexicains qui sont devenus résidents voire citoyens américains ou ont préféré simplement travailler aux États-Unis et revenir régulièrement au Mexique. Même si des restrictions légales sont mises en place (taxe de huit dollars et tests linguistiques) à partir de 1917, l'impossibilité de contrôler la frontière qui sépare le Mexique des États-Unis ainsi que la possibilité pour les employeurs de recruter des travailleurs sans permis de séjour rend leur impact très faible. De 1917 à 1923, un programme de travailleurs saisonniers est mis en place afin de régulariser le travail des migrants, cependant celui-ci a peu d'impact et sa cessation n'empêche pas l'immigration de continuer en raison de la situation d'instabilité et de pauvreté dans de nombreuses régions du Mexique. La dépression de 1930 influe cependant fortement sur le marché du travail ce qui a pour effet de réduire l'immigration économique, et même de causer un certain nombre de retours au Mexique.

En 1939, l'industrie de l'armement donne aux travailleurs agricoles américains du sud-ouest des postes mieux payés. Les propriétaires agricoles demandent alors au gouvernement de faire appel à la main d'œuvre mexicaine mais se heurtent à une ferme opposition, le gouvernement considérant que les États-Unis ne manquaient pas de main d'œuvre. À partir de 1942 et de l'attaque japonaise sur Pearl Harbor, le programme bracero a formalisé entre les gouvernements mexicain et américain le transfert d'un million de travailleurs mexicains qui furent introduits sur le marché du travail (notamment dans le secteur agricole) avec permis de séjour. L'accord entre les deux gouvernements prévoyait de protéger les Mexicains de toute discrimination aux États-Unis ce qui initialement prévoyait la mise à l'écart du Texas dans la réalisation du programme[5]. À côté de ceux qui entrent sous les clauses de l'accord bracero, beaucoup de Mexicains entrent sans papiers aux États-Unis car ils savent qu'ils ne remplissent pas les conditions pour immigrer légalement. Certains chercheurs affirment que leur nombre était au moins égal à celui des migrants légaux. Ces travailleurs sont ceux qui se sont retrouvés dans les situations les plus vulnérables et ont été victimes de nombreux abus (salaires impayés, loyers énormes ne permettant que de vivre dans des habitations de très mauvaise qualité, violences racistes etc.) en raison de la menace qu'il était facile de faire planer sur eux de les dénoncer aux autorités migratoires. Le Texas est l'État dans lequel ces discriminations avaient la réputation d'être les plus dures et c'est ce qui poussa le gouvernement mexicain au début du programme bracero à ne pas autoriser le travail de ses ressortissants dans cet État. En 1954, l'opération wetback déportait de force principalement par camion plusieurs centaines de milliers de Mexicains résidant sans documents aux États-Unis (expulsant du même coup par erreur nombre de citoyens américain d'ascendance latino ou de Mexicains en situation régulière qui ne se trouvaient pas en possession de documents d'identité lors de l'opération).

En 1964, le programme bracero prend fin. L'immigration reprend ensuite dans les années 1960 et spécialement à partir de 1965 et de la fin de la politique des quotas. Aujourd'hui les Mexicains immigrés représentent presque deux tiers de la population hispanique.

Les Portoricains[modifier | modifier le code]

Le deuxième plus grand groupe de Latinos des États-Unis est celui des Portoricains (plus de 4,6 millions)[6].

Les Cubains[modifier | modifier le code]

Le troisième groupe le plus important est celui des Cubains (1,8 million) et sont arrivés par deux principales vagues, la première après la révolution castriste entre 1959 et 1961 et la seconde en 1981. La population Cubaine de la première vague est constituée de propriétaires terriens et d'entreprises nationalisées par la révolution. Celle de la seconde regroupe des populations plus diverses car elle étant constituée de prisonniers de droit communs, de prisonniers politiques, de malades mentaux internés à Cuba, et d'autres personnes affirmant être persécutées par le gouvernement cubain comme les homosexuels[réf. nécessaire].

Les Guatémaltèques[modifier | modifier le code]

Dans les années 1980, l'intensification du conflit au Guatemala pousse des milliers de réfugiés guatémaltèques à travers la frontière mexicaine. Certains d'entre eux gagneront les États-Unis. Cependant, l'immigration guatémaltèque se fera plus importante à la fin du conflit lors du retour des réfugiés au Guatemala en 1998. En effet, ce seront les plus politisés et les plus organisés d'entre eux qui, fort de leur expérience au Mexique, émigreront les premiers aux États-Unis. Depuis 1998, en raison de la destruction des structures par la guerre civile au Guatemala et des accords de libre échange favorisant la fermeture des usines et concurrençant les prix des produits agricoles locaux, le manque d'emplois a poussé beaucoup d'habitants de ce pays à émigrer aux États-Unis à travers le territoire mexicain. Depuis les attentats du 11 septembre 2001, plusieurs plans à l'initiative du gouvernement américain ont visé à limiter cette immigration par des mesures répressives à la frontière sud du Mexique comme le Plan Sur.

À la différence des autres immigrés latinos, beaucoup de Guatémaltèques sont évangéliques. Les fidèles des églises protestantes et évangéliques constituent en effet environ 30 % de la population au Guatemala, notamment dans les communautés indigènes.

Les autres groupes parmi les immigrés latino-américains[modifier | modifier le code]

On peut également observer des habitants d’Amérique centrale et d'Amérique du Sud. En effet des pays tels que la Bolivie, pays le plus pauvre du continent sud-américain, ont vu leur proportion d'expatriés exploser. Ces populations s’installent principalement dans d'anciens États mexicains, le Nouveau-Mexique, le Texas et la Californie, où les Hispaniques peuvent constituer jusqu'à la moitié de la population dans certaines zones.

Retour historique sur la colonisation hispano-portugaise des Amériques[modifier | modifier le code]

Pour comprendre pourquoi les descendants des Espagnols sont si présents en Amérique, il faut savoir que les Hispaniques furent les premiers à s’installer au Nouveau Monde. Après la découverte des Antilles par Christophe Colomb, l’Espagne et le Portugal s'étaient partagées l’Amérique grâce au Traité de Tordesillas en 1494.

Traité de Tordesillas

Dans ce traité, il est convenu que le Portugal se limiterait à coloniser les terres jusqu’à 2000 km à l’Ouest des îles du Cap-Vert, laissant à l’Espagne tout le reste de terres américaines. Personne ne sait à l'époque que l'Amérique du Sud forme une saillie à l'est du méridien ainsi décidé, et l'on pensait donc l'accord équitable. C'est ce traité qui explique pourquoi l'immigration espagnole fut bien plus importante aux États-Unis, au Mexique et en Amérique en général que ne le fut l'immigration Portugaise, qui dû se contenter du Brésil et des régions avoisinantes.

Il est important de noter qu'aucun autre État ne reconnaissait officiellement le traité de Tordesillas, mais la suprématie navale incontestable de l'Espagne et du Portugal leur permit de le faire respecter pendant un siècle. Les Espagnols se contentent d'abord d'occuper les Antilles, où ils pensent trouver de l'or; mais, devant l'échec de leur recherche, et ayant appris par les indigènes qu'il y aurait de grandes sources de métal précieux sur le continent américain, ils entreprennent sa conquête quelque quinze ans après la mort de Christophe Colomb.

Alors que l'Empire portugais ne fonde que des stations maritimes, l'Empire espagnol se caractérise par la mise au pouvoir sur les terres conquises de dirigeants de leur pays. Un nouveau peuple métissé se forme, les créoles, qui installe durablement l'influence espagnole en Amérique.

Joseph Marion Hernández est le premier latino-américain à avoir siégé à la Chambre des représentants, entre 1822 et 1823.

Influence sur la société américaine[modifier | modifier le code]

La population hispanique apporte depuis longtemps à la société américaine de nouveaux éléments culturels.

Ils sont avec les Asiatiques, la population qui compte le plus de mariages mixtes, même si des logiques de ségrégation persistent dans beaucoup d'endroits.[réf. nécessaire]

Architecture[modifier | modifier le code]

Santa Fé

Les premiers Espagnols (arrivés en conquérants depuis le XVIe siècle dans les États du sud-ouest des États-Unis) et leurs descendants ont laissé des traces dans la civilisation américaine, notamment en important leurs styles d'architecture, techniques et coutumes d'Espagne et des territoires américains nouvellement conquis (Mexique, Amérique centrale…). On peut surtout le remarquer au niveau de l'architecture de certaines villes du sud-ouest comme Santa Fe au Nouveau-Mexique qui présentent de nombreuses similitudes avec l’architecture espagnole de l'époque.

Religion[modifier | modifier le code]

La place toujours prédominante du catholicisme chez les hispaniques est un élément remarquable dans une société américaine où le protestantisme reste largement majoritaire parmi les personnes se déclarant d'une appartenance religieuse.

Groupe : Hispaniques[2] Ensemble des Américains[7]
Catholicisme 54 % 22 %
Protestantisme 28 % 48 %
Sans religion 15 % 20 %

Langue et littérature[modifier | modifier le code]

L'espagnol est la deuxième langue la plus parlée aux États-Unis, avec 45 millions de locuteurs (sur une population totale proche de 310 millions)[8]. Certains linguistes ont par ailleurs constaté la naissance d'un dialecte, mélange d'anglais et d'espagnol, le spanglish. Des écrivains se saisissent parfois de cette nouveauté linguistique pour l'intégrer à leur écriture[9]. D'autre part, les littératures américaines anglophones et hispanophones tendent à se mêler et à s'influencer réciproquement.

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Un autre exemple de cette influence est la gastronomie hispanique. La gastronomie hispanique et latino se développe depuis quelques années autour de produits phares, comme les tortillas. Ce sont principalement les bières mexicaines (XX ("dos equis"), Negra Modelo, ou Pacifico Clara, la plus célèbre étant la Corona), la tequila et la salsa (la sauce) dont la consommation est désormais supérieure au traditionnel Ketchup. Si les produits hispaniques envahissent le marché, ils sont néanmoins adaptés aux goûts des américains notamment en y abaissant la quantité de piment ou en y ajoutant du sucre. Nombre d'entre eux sont aussi aujourd'hui produits en territoire américain avec des produits agricoles locaux puis importés au Mexique dans le cadre de l'Accord de Libre Échange Nord Américain (ALENA).

Musique[modifier | modifier le code]

L'importance des transferts monétaires pour les pays de départ des immigrés latino-américains[modifier | modifier le code]

En 2005, les immigrés mexicains installés aux États-Unis — réguliers et clandestins — ont transféré à leurs familles et proches restés au pays plus de 20 milliards de dollars (15 milliards d'euros) de fonds, soit la deuxième source de devises étrangères du Mexique après le pétrole.[réf. nécessaire]

Dans le cas de la Bolivie, « las remesas » (transferts de fonds d'un pays étranger vers les familles au pays d'origine), représentaient en 2006 5,6 % du PIB ou 13,6 % des exportations total du pays[10].

Récents débats sur l'immigration hispanique[modifier | modifier le code]

L'immigration hispanique a plus que jamais été un des importants sujets de campagne de l'élection présidentielle de 2004, comme elle l'avait été à l'élection précédente. Pendant la campagne de 2004, le nombre grandissant de Latino-Américains sur le sol des États-Unis pose la question de leur orientation politique pour la présidentielle ainsi qu'aux élections se profilant (on présume qu'ils sont majoritairement démocrates), mais également et surtout la question pressante d'une législation à adopter sur l'immigration. Chaque parti a tenté de rassembler le maximum de voix, notamment chez les démocrates, tandis que les républicains, moins engagés sur le dragage de voix chez les minorités immigrées nées à l'étranger (foreign-born immigrants), mais laissant la main à des organisations religieuses conservatrices telles que la Christian Coalition. Des guides de l'électeur démocrate et républicain ont alors été rédigés en espagnol, fait marquant qui a suscité plusieurs débats sur l'« américanité » des immigrés latinos.[réf. nécessaire]

Par-dessus tout, les Américains s'interrogent sur l'impact culturel et sociétal qu'une pareille immigration peut avoir. En la matière, les débats se déroulent — comme très souvent aux États-Unis — dans les Églises.

À la réélection de George W. Bush, les médias américains ont tôt fait d'indiquer à quel point les Églises américaines, surtout catholique, étaient généralement en faveur d'une législation favorisant l'immigration. Le milieu où la question était le plus loin d'être tranchée était parmi les chrétiens conservateurs, plus proches du pouvoir que « sur tout une génération ».[réf. nécessaire]

« Décriant le système actuel comme n’étant “pas un système compassionnel”, le Président a annoncé qu’il soutiendra une législation pour promouvoir l’immigration. Dans le même temps, certains conservateurs chrétiens préparent une législation pour restreindre l’immigration.

Il citent le cri d’alarme du politologue Samuel Hunington de Harvard. Dans son livre Qui sommes-nous ? Identité nationale et choc des cultures[11], il envisageait des scénarios dans lesquels les hispanophones refuseraient d’apprendre l’anglais et discrimineraient les anglophones.

Le président du Family Research Council est d’accord avec certaines craintes de Huntington. "Les immigrés ne sont pas assimilés parce qu’ils viennent en nombres massifs. Ils ont un impact sur notre culture, et la culture américaine n'a pas d'impact sur eux." Mais les défenseurs de l’immigration présentent des recherches crédibles indiquant que les résidents américains nés à l’étranger en équilibre financier travaillent dur, sont éduqués et avides d’apprendre l’anglais. Les conservateurs chrétiens tels que le membre du Congrès Jack Kemp soutiennent l’immigration en tant que tradition américaine enracinée dans la tradition biblique du souci pour "les étrangers parmi nous". »

— Tony Carnes, « Opportunity of a Generation », Christianity Today, février 2005, vol. 49, n°2, p. 68.

Débats du printemps 2006[modifier | modifier le code]

Un projet de loi concernant l'immigration clandestine présenté par le président Georges W. Bush voulant une régularisation des 12 millions de clandestins vivant aux États-Unis et une lutte accrue contre ce phénomène n'a vue que sa partie la plus symbolique adopté le 30 septembre avec le projet de construction d'une barrière électronique avec le Mexique. En effet, au cours de 2005, pas moins de 1,2 million de clandestins ont été arrêtés en tentant d'entrer aux États-Unis via le Texas, l'Arizona, le Nouveau-Mexique et la Californie[12].

Malgré le fait que les États comptant le plus de Latinos (Californie, Arizona, Nouveau-Mexique) sont parmi les plus récents à avoir été conquis ou achetés au Mexique par les États-Unis (entre 1830 et 1856), les conséquences de l'immigration hispanique sur l'identité américaine soulève des débats : pour Samuel Huntington, théoricien du "choc des civilisations", c'est par mauvaise volonté que les Hispaniques ne cherchent pas à s'intégrer ni à apprendre l'anglais. Il citait ainsi, en décembre 2000, cinq raisons pour lesquelles les Mexicains posent un problème particulier : la différence physique et culturelle, la masse représentée par ces immigrés, l'illégalité, la concentration dans les zones frontalières qui ont du mal à absorber et intégrer cette population, et enfin, le fait qu'on ne puisse déceler aucun signe indiquant que cette immigration s'arrêtera un jour, à l'inverse de ce qui s'est produit pour toutes les vagues d'immigration antérieures[13].

Cependant, de nombreuses études statistiques ont démontré que ces allégations étaient sans fondement empirique. Aussi, la chercheuse Tamar Jacoby et l'économiste Joel Kotkin ont contesté les positions d'Huntington[14].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.champsonline.org/assets/files/ToolsProducts/PublicationsMedia/PubsMediaDocs/DemographicsRVIIIStatsJune2012.pdf
  2. a et b (en)Frank Newport, « U.S. Catholic Hispanic Population Less Religious, Shrinking », sur Gallup,‎ 25 février 2013 (consulté le 27 février 2013)
  3. Les bébés non blancs pour la première fois majoritaires aux Etats-Unis, Slate, 17/05/2012
  4. Frédéric Martel, De la culture en Amérique, Paris, Gallimard, 2006, (ISBN 2070779319), p.497
  5. David M. Reimers Still the Golden Door, The Third World Comes to America, Columbia University Press, New York, 1992
  6. Jorge Duany, The Puerto Rican nation on the move : identities on the island & in the United States, Chapel Hill, University of North Carolina Press, 2002.
  7. « Les protestants sous la barre symbolique des 50 % », sur Le Monde,‎ 10 octobre 2012 (consulté le 27 février 2013)
  8. (en) « Languages Spoken at Home: 2009 », sur census.gov,‎ 2012 (consulté le 27 février 2013)[PDF]. Tableaux publiés par le Bureau du recensement américain en 2012, sur la base de chiffres de 2009.
  9. Franz Johansson, « Représentations romanesques du spanglish : Carlos Fuentes, Luis Humberto Crosthwaite », sur cati.paris-sorbonne.fr,‎ 2012 (consulté le 27 février 2013)
  10. Estadisticas de remesas en los paises de la comunidad andina
  11. Titre original : Who Are We? The Challenges to America’s National Identity (« Qui sommes-nous ? Les défis lancés à l’identité nationale américaine »)
  12. Article du Nouvel Observateur
  13. HUNTINGTON, Samuel. « The Special Case of Mexican Immigration: Why Mexico Is a Problem » in American Enterprise, Mercer (Pennsylvanie), décembre 2000. Site: http://alhim.revues.org/document438.html
  14. Sylvie Kauffmann, « Le prochain visage de l'Amérique », dans Le Monde du 19/11/2006, [lire en ligne]