Michael Bloomberg

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Michael R. Bloomberg
Image illustrative de l'article Michael Bloomberg
Fonctions
98e maire de New York
1er janvier 200231 décembre 2013
Prédécesseur Rudolph W. Giuliani
Successeur Bill de Blasio
Biographie
Nom de naissance Michael Rubens Bloomberg
Date de naissance 14 février 1942 (72 ans)
Lieu de naissance Medford, Massachusetts
États-Unis
Nationalité Drapeau des États-Unis Américaine
Parti politique Parti démocrate (jusqu'en 2001)
Parti républicain (2001-2007)
Indépendant (depuis 2007)
Diplômé de Université Johns-Hopkins
Harvard Business School
Profession Homme d'affaires
Religion Judaïsme réformé[réf. nécessaire]

Signature

Michael Bloomberg
Maires de New York

Michael Rubens Bloomberg, né le 14 février 1942 à Medford (Massachusetts), est un homme d'affaires et homme politique américain. Il a été maire (républicain puis indépendant) de la ville de New York du 1er janvier 2002 au 31 décembre 2013, date à laquelle il fut remplacé par Bill de Blasio.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines et études[modifier | modifier le code]

Michael Bloomberg naît le 14 février 1942 à Medford, Massachusetts, dans une famille juive ashkénaze originaire de Russie. Il grandit dans la banlieue de Boston. Diplômé en génie électrique de l'université Johns-Hopkins en 1964, Bloomberg est titulaire d'un MBA (Master en direction d'entreprise) de l'université Harvard. Pendant ses années d'étude, il a fait partie de la fraternité Phi Kappa Psi.

Homme d'affaires[modifier | modifier le code]

Il est le fondateur de Bloomberg L.P., une société de services et d'informations financières. Il a vendu les financial-information terminals aux firmes du quartier boursier new-yorkais de Wall Street. Sa compagnie possède un réseau de radio dont la principale est « 1130 WBBR-AM » (fréquence de New York). Avant de fonder sa compagnie, il était associé dans la banque d'affaires Salomon Brothers, où il dirigeait les services de trading actions et, plus tard, le développement des systèmes.

Article connexe : Bloomberg L.P..

Maire de New York[modifier | modifier le code]

Michael Bloomberg et sa compagne, Diana Taylor, au gala Time 100 de 2006, tel qu'on le voit dans le vidéoblog Rocketboom.

En 2001, il se présente pour le Parti républicain à l'élection du maire de New York. Ancien démocrate, il a choisi le parti républicain pour éviter de passer par les élections primaires démocrates. Il dépense 70 millions de dollars de son argent personnel lors de la campagne et emporte l'élection en novembre 2001 avec 50 % des voix contre 48 % au démocrate Mark Green et succède ainsi au républicain Rudolph Giuliani en janvier 2002.

Dans sa gestion municipale, il se montre conservateur dans le domaine fiscal et économique et libéral sur les questions de société comme le contrôle des armes à feu, le mariage homosexuel et sur l'environnement. Cependant, il n'hésite pas à contrer l'opinion des médecins qui recommandent l'abolition pour cause de danger pour la santé d'une pratique de circoncision rituelle pratiquée par les juifs hassidiques[1].

Son salaire est d'un dollar symbolique par an[2].

Il restreint le droit de fumer dans certains lieux publics dans la ville de New York ; cette restriction étant signalée par l'applique du drapeau de la ville[3].

Après le 11 septembre 2001[modifier | modifier le code]

Il doit aussi faire face aux conséquences de la destruction du World Trade Center lors des attentats du 11 septembre 2001 : depuis la reconstruction sur le site jusqu'à la gestion des manifestations contre la guerre en Irak dans la ville qui accueille le siège de l'Organisation des Nations unies.

En 2004, il organise la venue à New York de la convention nationale républicaine en vue de l'élection présidentielle.

En 2005, il se présente pour un nouveau mandat de maire. Soutenu par le New York Times, journal de référence de la gauche américaine, et par plusieurs élus démocrates locaux, Bloomberg dépense près de 50 millions de dollars (de sa seule poche) alors qu'il est ultra favori des sondages tandis que son rival démocrate, Fernando Ferrer, un ancien élu municipal du Bronx, n'a engrangé que 4,47 millions de dollars de dons (provenant de 4 635 donateurs) et n'a obtenu qu'un discours de soutien de deux minutes et quinze secondes de Bill Clinton[réf. nécessaire].

Deuxième mandat (2005-2009)[modifier | modifier le code]

Le 8 novembre 2005, Michael Bloomberg est réélu pour un second mandat de quatre ans à la tête de la mairie avec 59 % des voix contre 41 % à Fernando Ferrer. Cette victoire dans une ville qui vote régulièrement démocrate lors des consultations nationales constitue alors le quatrième échec consécutif de ce camp à réinstaller l'un des siens à la mairie.

Au printemps 2007, Michael Bloomberg a promis une réduction de 30 % des émissions de dioxyde de carbone d'ici à 2030 dans sa ville. Il a décidé de mettre en œuvre une politique de rénovation énergétique des gratte-ciel, de plantation d'un million d'arbres et d'instauration d'un péage pour les véhicules pénétrant dans Manhattan[4].

En juin 2007, il rend sa carte du parti républicain et se déclare indépendant des deux grands partis américains. Il est alors la 20e fortune du monde avec 22 milliards de dollars.

Troisième mandat (2009-2013)[modifier | modifier le code]

Le 3 novembre 2009, il est difficilement réélu pour un troisième mandat, obtenant 51 % des voix, contre 46 pour son rival démocrate Bill Thompson[5].

Une semaine avant l'élection présidentielle de novembre 2012, Michael Bloomberg appelle à voter pour Barack Obama, le candidat démocrate[6].

Il porte à son crédit durant ses mandats la législation sur les armes à feu, la création d’écoles à charte et l'interdiction de fumer dans les lieux publics. Parmi ses revers, les observateurs notent le retoquage par la justice de sa mesure visant à interdire la vente de boissons gazeuses dans les fast-food à l'intérieur de contenants d'un litre. Il n'abandonne pas la politique pour autant, continuant à user de son super PAC « Independance USA », qui sert à financer les campagnes politiques dans le pays, en particulier de candidats favorables au contrôle des armes et à la réforme de l'éducation[7].

Ne pouvant se représenter pour un quatrième mandat, il soutient alors Christine Quinn, la candidate présentée comme favorite dans le camp démocrate, avant d'être distancée par Bill de Blasio qui est finalement élu à la succession de Bloomberg le 5 novembre 2013.

Prix et distinctions[modifier | modifier le code]

Apparitions[modifier | modifier le code]

Il apparaît dans le dernier épisode de Larry et son nombril ; il interdit l'accès de New York au héros à cause d'une dispute avec Michael J. Fox. Il apparaît également dans l'ultime épisode de la série Gossip Girl.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Christopher Hitchens, God is not Great, p. 57
  2. http://www.slate.com/articles/news_and_politics/explainer/2008/12/is_a_1_salary_paid_in_installments.html
  3. http://archives-lepost.huffingtonpost.fr/article/2011/05/24/2504182_a-new-york-il-devient-interdit-de-fumer-dehors.html
  4. New York concentre son énergie sur ses vieux gratte-ciel - Thomas Dévry, Libération, 14 mai 2007
  5. Bloomberg réélu de justesse maire de New York - Le Figaro, 4 novembre 2009
  6. « Michael Bloomberg soutient Obama et veut faire du changement climatique une priorité » - Le Monde, 1er novembre 2012
  7. Maurin Picard, « Bloomberg libère son "trône" à New York », in Le Figaro, lundi 4 novembre 2013, page 8.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]