Carnegie Hall

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Carnegie Hall

alt=Description de l'image Carnegie Hall-I.JPG.
Type Salle de concert
Lieu New York
Coordonnées 40° 45′ 54″ Nord 73° 58′ 49″ Ouest / 40.764944, -73.980139
Architecte(s) William Burnet Tuthill
Inauguration 5 mai 1891
Capacité 2 804
Site web http://www.carnegiehall.org

Le Carnegie Hall est une salle de concert new-yorkaise, située à l’angle de la 7e avenue et de la 57e rue, juste au sud de Central Park, dans la circonscription de Manhattan. Tant pour la musique classique que populaire, c’est un endroit très prisé aux États-Unis, qui doit sa réputation à sa beauté architecturale, à son histoire, mais également à une très bonne acoustique.

Historique[modifier | modifier le code]

Andrew Carnegie en 1913.

C’est Andrew Carnegie qui finance cette salle de spectacles, qui par la suite portera son nom. La construction débute en 1890 et l’inauguration a lieu le 5 mai 1891, avec un concert de Piotr Ilitch Tchaïkovski. Cependant, les travaux continuent jusqu’en 1897.

Le Carnegie Hall reste la propriété de la famille Carnegie jusqu’en 1925, quand la veuve d'Andrew le vend à un promoteur immobilier, Robert E. Simon. Dans les années 1960, quand le Philharmonique de New York déménage au Lincoln Center, on pense détruire le bâtiment pour le remplacer par un building commercial. Sous la pression d’un groupe mené par Isaac Stern, la ville de New York l’achète pour 5 millions de dollars et le loue à une association à but non lucratif. Il est déclaré monument historique en 1964, et entièrement rénové entre 1983 et 1995 par James Polshek (en), connu plus tard pour avoir conçu le nouveau planétarium de l’American Museum of Natural History.

Malgré le statut protégeant désormais ce monument, on n'a pu empêcher complètement l'édification d’un immeuble commercial : entre 1987 et 1989, est construit dans le même bloc un building de 60 étages, qui abrite à la fois des commerces et des logements, appelé Carnegie Hall Tower.

Architecture[modifier | modifier le code]

Le Carnegie Hall a été conçu par l'architecte William Tuthill (en). Il est construit en briques et pierres brunes, dans un style renaissance italienne. C’est l’un des seuls grands bâtiments de New York entièrement fait en maçonnerie, sans aucune structure métallique. La façade est recouverte de briques étroites, de couleur ocre, avec des détails en terre cuite et en pierre. Le hall d’entrée évite les exagérations baroques et s’inspire avec élégance du style florentin. On peut y retrouver des similitudes avec la Chapelle des Pazzi de Filippo Brunelleschi : des ouvertures arrondies, harmonieusement entourées de pierre grise et de plâtre blanc, des pilastres corinthiens qui soutiennent une corniche surmontée d’une lunette, sous un plafond voûté. Le fameux décor intérieur, blanc et or, respecte la même sobriété de style.

Les auditoriums[modifier | modifier le code]

Le Carnegie Hall possède trois auditoriums : le Main Hall, le Recital Hall et le Chamber Music Hall.

Le Main Hall[modifier | modifier le code]

L'auditorium Isaac Stern.

Le Main Hall peut accueillir 2 804 spectateurs assis sur cinq niveaux. Il s’appelle maintenant officiellement l'« Auditorium Isaac Stern ».

Le Main Hall est un lieu qui dégage une ambiance chaleureuse et qui possède une bonne acoustique. Il est très haut de plafond, et les spectateurs du dernier balcon doivent grimper 105 marches pour y accéder. La plupart des plus grands musiciens classiques du XXe siècle s’y sont produits. Son vestibule est décoré avec des souvenirs et des portraits signés. L'Orchestre philharmonique de New York, qui y jouait auparavant, a maintenant déménagé au Lincoln Center, dans l'Avery Fisher Hall. Beaucoup de critiques regrettent ce départ[réf. nécessaire].

Les autres salles[modifier | modifier le code]

Les deux autres salles, plus petites, que l’on appelle maintenant le « Judy and Arthur Zankel Hall » et le « Joan and Sanford I. Weill Recital Hall », contiennent respectivement 599 et 268 places assises.

Les deux plus grands auditoriums ont été rebaptisés suite à leur rénovation complète en 1986. Le plus petit avait été loué à l'American Academy of Dramatic Arts (AADA)[1] en 1898 et transformé en salle de cinéma vers 1959. On décida de le réutiliser pour la musique en 1997 et il ouvrit ses portes en 2003.

Dans l’enceinte du Carnegie Hall, on trouve également le « Rose Museum » et le « Carnegie Hall Archives », qui sont deux extensions relativement récentes.

Les archives du Carnegie Hall[modifier | modifier le code]

En 1986, on se rend compte que ce haut lieu de la musique n'a curieusement pas conservé d’archives sur son histoire ; tous les documents et souvenirs le concernant étaient dispersés. Une grande campagne d’information est alors lancée, à l’aide de publicités et de messages dans les médias, provoquant une excellente réaction du grand public. En effet, beaucoup de mélomanes avaient conservé leurs anciens programmes et les envoyèrent. Les gestionnaires du Carnegie Hall n’en reçurent pas moins de 12 000, ainsi que d’autres objets et documents, ce qui permit de reconstituer la plus grande partie de son histoire.

Ceux qui ont forgé la légende du Carnegie Hall[modifier | modifier le code]

Le Carnegie Hall avec sa tour.
La tour du Carnegie Hall.

Depuis que le Carnegie Hall existe, la plupart des plus grands compositeurs et interprètes de musique classique ont effectué des représentations en ce lieu, et ses couloirs sont ornés de portraits signés, ainsi que des souvenirs de leur passage. De nombreuses légendes du blues, du jazz, du rock et de la pop y ont également donné des concerts, devenus légendaires, dont certains ont été enregistrés :

Notes et référence[modifier | modifier le code]

  1. Scott Eyman, Empire of Dreams: The Epic Life of Cecil B. DeMille, page 35 édition Simon and Schuster, 7 septembre 2010 - 592 pages
  2. a, b, c, d et e Site officiel du Carnegie Hall
  3. Hugues Vassal, Dans les pas de... Edith Piaf Univers poche, 30 mai 2013
  4. New York Magazine du 1er décembre 1969
  5. New York Magazine du 29 novembre 1971, page 22
  6. New York Magazine du 9 octobre 1972, page 21
  7. New York Magazine du 25 octobre 1976, page 27
  8. New York Magazine 1 mai 1972
  9. New York Magazine 20 mars 1972
  10. New York Magazine du 3 juin 1974, page 27
  11. R. Robert, « Le disque du jour : Buena Vista Social Club, “At Carnegie Hall” », sur lesinrocks.com, Les Inrocks,‎ 26 octobre 2008 (consulté le 30 avril 2013)
  12. Actualité sur Youssou Ndour, nonesuch

Annexe[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Richard Schickel, The World of Carnegie Hall, 1960.

Liens externes[modifier | modifier le code]