Queen Mary 2

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Queen Mary 2
Image illustrative de l'article Queen Mary 2
Vue de l’étrave au Chantiers de l'Atlantique à Saint-Nazaire.

Type Paquebot transatlantique
Histoire
Quille posée 4 juillet 2002
Lancement 21 mars 2003
Mise en service 12 janvier 2004
Statut En service
Caractéristiques techniques
Longueur 344,3 m
Maître-bau 41 m
Tirant d'eau 10 m
Tirant d'air 72 m
Déplacement 76 000 t
Port en lourd 16 180 t
Tonnage 148 528 t
Propulsion CODAG (turbines à gaz / moteurs Diesel-électrique), 4 pods (2 fixes, 2 azimutaux)
Puissance 157 000 ch / 117 MW
Vitesse 29.3 nœuds (max. 30)
Ponts 15
Autres caractéristiques
Passagers 2 620 (3 090 en capacité maximale)
Équipage 1 253
Chantier naval Chantiers de l'Atlantique STX France, Saint-Nazaire (44), France
Armateur Carnival Corporation & plc
Affréteur Cunard Line
Pavillon Drapeau des Bermudes Bermudes
IMO 9241061
Coût 780 millions de dollars (soit environ 620 millions d'euros en 2005)
Le Queen Mary 2 à Hambourg.
Le Queen Mary 2 au Québec.
Lancement du Queen Mary 2 à Saint-Nazaire
Le QM2 en construction à Saint-Nazaire, décembre 2003
Le QM2 dans la baie de Fort-de-France, Martinique, mars 2004
Lounge du Queen Mary 2.
Comparaison de quelques-uns des plus grands navires : Seawise Giant (ex-Knock Nevis), Emma Mærsk, Berge Stahl et USS Enterprise.

Le RMS[1] Queen Mary 2 (« QM2 ») est un paquebot transatlantique britannique de la Cunard construit en France dans les Chantiers de l'Atlantique STX France à Saint-Nazaire et mis en service en 2004 pour assurer la ligne régulière Europe-Amérique du Nord. Il fut à sa construction le paquebot à plus fort tonnage du monde.

C'est le troisième plus long paquebot du monde en 2013 (après Oasis of the Seas et Allure of the Seas de 362 mètres mais avant les paquebots : Disney Dream et Disney Fantasy de 340 mètres), mais sera bientôt surpassé par le Quantum of the Seas et Anthem of the Seas de Royal Caribbean qui seront longs de 348 mètres.

En mai 1998, les dirigeants de Carnival Group demandent à l'architecte naval Stephen Payne de réfléchir à la conception d'un transatlantique destiné à remplacer le Queen Elizabeth 2 au sein de la flotte de leur filiale Cunard. Stephen Payne définit la ligne générale d'un navire de 345 mètres de long, 41 mètres de large et 72 mètres de hauteur (soit l'équivalent de 23 étages).

En 2004, Rob Rombout sort son documentaire intitulé « Queen Mary 2 », reine des Mers. Ce documentaire de 85 minutes retrace l'aventure de la conception de ce bateau aux dimensions records. Le prédécesseur de ce navire est le Queen Elizabeth 2 construit 40 ans plus tôt. Rob Rombout, qui a aussi fait un documentaire sur ce navire, a prolongé l'aventure avec son film sur le QM2.

Conception[modifier | modifier le code]

Au départ, deux conceptions s'opposent : un cruise ship est très ouvert sur l'extérieur et permet à ses passagers de jouir d'une vue imprenable sur la mer. En revanche, il est très mal armé pour affronter la tempête. Un liner, est, lui, conçu pour résister aux vagues mais il est, de fait, très fermé. Le défi consistait donc à rendre QM2 attractif pour les croisières. Les passagers étant très sensibles à la présence de cabines avec balcons, Stephen Payne en crée de très nombreuses. Mais pour éviter que l'ouverture de certaines d'entre elles ne se retrouvent sous l'eau en cas de mauvais temps, il les place haut à bord. En conséquence, les locaux publics du Queen Mary 2 occupent des ponts inhabituellement bas sur un paquebot, de façon à procurer une meilleure stabilité au navire et à dégager suffisamment d'espace au-dessus pour aménager trois ponts avec des balcons tollés : les cabines qui y sont aménagées disposent bien sûr de la vue sur la mer mais elles en sont protégées par de grandes ouvertures ménagées dans la muraille du navire. Cette disposition rappelle celle adoptée sur le Rotterdam, appartenant à la Holland America Line (HAL), une autre filiale de Carnival.

L'arrière arrondi du QM2 s'arrête à la ligne de flottaison et surmonte une forme aplatie, appartenant à un navire moderne. Ce mode de traitement, déjà utilisé sur l'Eugenio C, est bien adapté aux « pods liners », QM2 étant mû par quatre pods de chacun 21,5 mégawatts soit environ 28 800 chevaux. Deux de ces pods sont immobiles, tandis que les deux autres, ceux situés le plus en arrière, peuvent pivoter à 360 degrés et ainsi assurer la manœuvrabilité du navire. Les moteurs n'étant plus à l'intérieur du liner, l'espace acquis permet d'accroître le nombre de cabines, donc la rentabilité à chaque voyage. Le QM2 produit son énergie grâce à quatre moteurs diesels de 16 mégawatts (environ 21 500 chevaux) chacun et deux turbines à gaz de 25 mégawatts (environ 33 500 chevaux) chacune.

Le Queen Mary 2 est également équipé de trois propulseurs d'étrave de 3,2 mégawatts chacun, soit environ 4 500 chevaux, permettant un déplacement latéral.

Construction[modifier | modifier le code]

Fin novembre 1999, la Cunard met différents chantiers européens en concurrence et arrête son choix sur les Chantiers de l'Atlantique, du groupe Alstom, à Saint-Nazaire.

Le 16 janvier 2002 a lieu la découpe de la première tôle et le premier bloc est posé dans la forme de construction des Chantiers de l'Atlantique le 4 juillet 2002. Un peu plus d'un mois plus tard, le 10 août, la coque est déplacée dans une autre partie de la forme de construction. Le 1er décembre, la coque, qui pèse maintenant 28 000 tonnes, est déplacée une seconde fois dans la partie la plus profonde de la forme de construction où elle continue sa construction jusqu'au 21 mars 2003 où la coque, terminée, est à nouveau déplacée vers la forme d'armement ou « Bassin C ».

Le 15 novembre 2003, alors que le navire est ouvert à la visite des familles du personnel et de la population de Saint-Nazaire, l'effondrement d'une passerelle qui relie le quai au Queen Mary 2 en cours d'armement dans la grande forme des Chantiers de l'Atlantique à Saint-Nazaire fit 16 morts et 29 blessés. C'est la mauvaise conception technique de la passerelle (dénommée « caisson » dans le jargon professionnel), qui a été principalement mise en cause (absence de contreventements), par la commission d'enquête[2],[3].

Livré officiellement à son armateur par les Chantiers de l'Atlantique le 22 décembre 2003, après des campagnes d'essais successives au large de Belle-Île, QM2, baptisé officiellement par Sa Majesté la reine Élisabeth II, a débuté sa première grande traversée le 12 janvier 2004 entre son port d'attache de Southampton et Fort Lauderdale en Floride. Il est commandé par le capitaine Ronald Warwick.

Fonction[modifier | modifier le code]

Le Queen Mary 2 assure le service de la ligne de l'Atlantique nord d'avril à décembre, avec près de trente rotations entre l'Europe (depuis Southampton, parfois également du Havre ou de Cherbourg, ou encore un autre port du continent européen) et l'Amérique du Nord (New York généralement, parfois Boston ou Miami) voyage effectué en cinq ou six jours. De janvier à avril, le paquebot effectue le tour du monde, généralement d'est en ouest (il est possible de n'y voyager que sur un tronçon, Japon-France, par exemple). Des croisières sont également proposées à certaines dates. Devant le succès renaissant des traversées transatlantiques, la Cunard projette toujours d'augmenter la fréquence de ces voyages, avec la desserte systématique et conjointe des deux ports de Southampton et du Havre, réalisée grâce la mise en service des Queen Elizabeth et Queen Victoria aux côtés du Queen Mary 2.

Nouveautés[modifier | modifier le code]

En 2011, le Queen Mary 2 est rénové. En octobre 2014, il fêtera ses 10 ans à Cherbourg par un voyage transatlantique.

Aménagements intérieurs et divertissement[modifier | modifier le code]

  • 1 310 cabines (dont 955 avec balcon et 355 cabines intérieures)
  • Cinq piscines
  • Huit bains bouillonnants (jacuzzis)
  • Une vingtaine de restaurants, bars, clubs, salles de détente et de fête
  • Un vétérinaire
  • Un théâtre « Royal Court » d'une capacité de 1 094 places
  • Un espace « Illuminations » avec un planétarium projetant des films en trois dimensions
  • Un jardin d'hiver
  • Un jardin d'été
  • Un casino
  • Une boîte de nuit
  • Une librairie
  • Une bibliothèque
  • Un cinéma en plein air
  • Un centre thermal et de thalassothérapie (50 employés)
  • 300 œuvres d'art (d'une valeur de 4,4 millions d'euros)
  • 17 ponts pour les passagers

La surface des locaux publics est de 26 800 m2.

Le Queen Mary 2 arrivant à Sydney le 20 février 2007

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Royal Mail Ship.
  2. ' Queen Mary 2 : La passerelle aurait cédé «un jour ou l'autre» ',sur le site letelegramme.fr, consulté le 30 décembre 2013
  3. ' Procès du Queen Mary 2 : ces "nombreuses erreurs" à l'origine du drame ',sur le site lepoint.fr, consulté le 30 décembre 2013

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]