Traité de Münster (janvier 1648)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Traité de Münster.
Page d'aide sur l'homonymie Ne doit pas être confondu avec Traité de Münster (octobre 1648).

Traité de Münster
Paix de Münster

alt=Description de cette image, également commentée ci-après

The swearing of the oath of ratification of the treaty of Münster in 1648 de Gerard ter Borch (1648).

Type de traité Traité de paix
Signature 30 janvier 1648
Lieu de signature Münster (Allemagne)
Entrée en vigueur 15 mai 1648
Parties Provinces-Unies, Empire espagnol
L'Europe après la Paix de Westphalie en 1648.
The Celebration of the Peace of Münster de Bartholomeus van der Helst (1648).

Le traité de Münster, ou paix de Münster, est un traité de paix conclu le 30 janvier 1648 à Münster entre le roi d'Espagne et les Seigneurs États Généraux des Provinces-Unies.

Ce traité officialise la scission des Pays-Bas espagnols en deux entités et octroie l'indépendance aux Provinces-Unies par rapport à leur souverain, le roi d'Espagne. Le traité fait partie de la paix de Westphalie qui mit fin à la guerre de Trente ans et à la guerre de Quatre-vingts ans.

Contexte national[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Révolte des gueux.

Les Dix-sept provinces des Pays-Bas sont passées sous souveraineté espagnole depuis que l'Empereur Charles Quint les a léguées à son fils, Philippe II.

La révolte des gueux, ou guerre de Quatre-vingts ans (1566–1648), est la révolte des sept Provinces-Unies des Pays-Bas contre leur souverain espagnol de la maison des Habsbourg.

L'Espagne réussit, dans un premier temps, à éliminer la rébellion. Cependant, en 1572, les rebelles conquièrent Brielle et la rébellion reprend. Durant la révolte, les Pays-Bas septentrionaux deviennent de facto indépendants et connaissent une forte croissance au point de devenir une puissance mondiale grâce à leur importante flotte marchande. Cette période de croissance économique est aussi scientifique et culturelle. Toutefois, les Pays-Bas méridionaux restent sous domination espagnole. Malgré de nombreuses tentatives, les « Hollandais » ne parviennent pas à expulser les Espagnols. Durant les dernières années de la guerre, les Français s'allient aux Hollandais et attaquent les Espagnols à revers. Dès 1648, d'importantes régions des Pays-Bas méridionaux sont perdues aux profit de la France et, malgré les succès militaires d'Andries Bicker, de Cornelis de Graeff et d'autres, la paix est recherchée.

Négociations et paix[modifier | modifier le code]

Les négociations entre les belligérants commencent en 1641 dans les villes de Münster et d'Osnabrück.

Malgré le fait qu'il ne sont pas reconnus officiellement comme État indépendant, les États Généraux des Provinces-Unies sont autorisés à participer aux négociations de paix. En janvier 1646, huit représentants des Provinces Unies (dont deux de Hollande et un de chacune des six autres provinces) arrivent à Münster pour commencer les négociations. Les représentants espagnols ont reçu d'importants pouvoirs de la part du roi espagnol Philippe IV qui souhaite la paix depuis des années. Le 30 janvier 1648, les parties parvinrent à un accord et le texte est envoyé à La Haye et à Madrid afin d'être signé. Le 15 mai, la paix était instaurée et les Provinces-Unies sont reconnues comme État indépendant.

Une copie originale du traité se trouve au Rijksarchief (archives nationales néerlandaises) à La Haye.

Le traité de Munster[modifier | modifier le code]

Les deux ministres plénipotentiares du roi d'Espagne sont[1]

  • Don Gaspar de Bracamonte Guzmán, comte de Penaranda,
  • Antoine Brun, chevalier et conseiller du roi pour les affaires des Pays-Bas et de Bourgogne.

Les ministres plénipotentiaires des États Généraux des Provinces-Unies sont

  • Bartolt van Gent, seigneur de Loenen et de Meynerswick, sénéchal et dycgrave de Bommel, Tieler et Bommelverden et député de la Noblesse de l'État de Gueldre,
  • Johan van Matenesse, seigneur de Matenesse, Rivere, Opmeer, Souteven et député au Conseil ordinaire des États de Hollande et de Westfrise,
  • Adrian Pauw, chevalier et seigneur de Hemstede, Hogersmilde, député à l'Assemblée des Seigneurs États Généraux, représentant l'État de Hollande,
  • Jean de Knuyt, chevalier et seigneur de Vieux et Nouveau Vosmar, premier représentant de la Noblesse aux États et Conseil du Comté de Zélande et député à l'Assemblée des Seigneurs États Généraux,
  • Godard de Reede, seigneur de Nederhorst, Vredelandt, Cortehoeff, Overmeer, etc., Président de l'Assemblée de la Province d'Utrecht et député à l'Assemblée des Seigneurs États Généraux,
  • François de Donia, seigneur de Hinnema et Hielsum, député à l'Assemblée des Seigneurs États Généraux, représentant la Frise,
  • Guillaume Ripperda, seigneur de Hengeloo, Boxberghen, Boculo et Ruffenbergh, député de la noblesse de la Province d'Overryssel, à l'Assemblée des Seigneurs États Généraux,
  • Adrian Clant de Stedum, seigneur de Nittersum et député ordinaire de la Province et de la ville de Groeninghen et Ommelandes à l'Assemblée des Seigneurs États Généraux,

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Placcaeten ende ordonnantien, mitsgaders, Reglementen,tractaeten, alliantien, ... : vierden boeck,‎ 1685, 911 p..
  • (nl) H. W. J. de Boer, H. Bruch, H. Krol et Adriaan Pauw, Staatsman en ambachtsheer, Heemstede, VOHB,‎ 1985
  • (en) Laura Manzano Baena, « Negotiating Sovereignty: the Peace Treaty of Münster, 1648 », History of Political Thought, vol. 28,‎ 2007
  • (nl) Jan Josephus Poelhekke, De vrede van Munster. 's-Gravenhage, Martinus Nijhoff,‎ 1948

Compléments[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]