Afro-Américains
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Afro-Américains
Afro-Américains au carnaval de La Nouvelle-Orléans.
| 43 884 130 (14,1 % de la population)[1] |
| Région(s) d’origine | |
|---|---|
| Langue(s) | |
| Religion(s) |
Protestantisme (78 %) |
| Ethnie(s) liée(s) |
Divers peuples d'Afrique noire (principalement d'Afrique de l'Ouest et d'Afrique centrale) |
Les Afro-Américains[2] ou Noirs américains sont les citoyens des États-Unis ayant des ancêtres originaires d'Afrique noire. La grande majorité des Afro-Américains sont descendants des esclaves déportés entre le début du XVIIe et le début du XIXe siècle.
Popularisée par Malcolm X dans les années 1960, l’expression African American est devenue d'un usage commun aux États-Unis à la fin des années 1980. Son but était de définir les Américains de couleur de peau noire par une origine, comme le sont les citoyens qui ont une origine italienne ou irlandaise, et non plus uniquement par leur couleur. Cette catégorie est retenue par le bureau du recensement des États-Unis pour élaborer les formulaires officiels destinés à préparer des statistiques ou à accompagner des politiques de discrimination positive. D'autres personnes préfèrent toutefois utiliser le terme « Black » (mot anglais pour « noir »).
En 2008, Barack Obama est le premier Afro-Américain élu président des États-Unis.
Sommaire |
Histoire [modifier]
Époque coloniale [modifier]
Les premiers esclaves africains débarquent au début du XVIIe siècle dans les treize colonies anglaises d'Amérique du Nord. Dès cette époque, on peut observer des métissages avec les Blancs. Pendant la guerre d'indépendance américaine, des soldats noirs, qu'ils soient esclaves ou libres, ont participé au conflit dans les deux camps, loyalistes et insurgés. On estime que 5 000 Africains ont combattu aux côtés des Américains[3] et plusieurs d'entre eux furent affranchis[4]. En 1779, environ 10 000 Noirs ont rejoint les rangs de l’armée britannique[5].
La Révolution américaine plaça au cœur des débats politiques la place et le statut des Noirs dans la société. Les Noirs ont obtenu une émancipation relative dans les états du centre (Philadelphie) et en Nouvelle-Angleterre[5]. L'esclavage est aboli en 1777 dans le Vermont[6], en 1780 en Pennsylvanie[7], en 1783 dans le Massachusetts[8].
Le Congrès continental discuta intensément de l'esclavage. Thomas Jefferson, dans la Déclaration d'indépendance américaine, préféra ignorer le sujet, afin de ne pas mécontenter les régions du Sud qui vivaient de l'économie de plantation. Si la Constitution américaine fondait les bases démocratiques de la nouvelle République, elle excluait les Noirs du droit de vote, de même que les femmes, les Amérindiens et les pauvres.
L'abolition de l'esclavage [modifier]
Dès 1770, les sociétés Quakers de Nouvelle-Angleterre s'interdisent toutes pratiques esclavagistes. Seuls quelques États du Nord s'engagent rapidement dans la voie de l'abolition de l'esclavage : le Vermont l'interdit dès 1777[9]. En 1807, la traite des noirs est officiellement abolie aux États-Unis. Dans les années 1820, la Female Anti-slavery Society dénonce l'esclavage. En 1865 est promulgué le 13e amendement interdisant l'esclavage, après la guerre de Sécession.
La ségrégation [modifier]
Après 1865, un grand nombre d'anciens esclaves se retrouvent sans travail et de nombreux planteurs font faillite. Commence alors un exode massif des Afro-américains vers les villes industrielles du Nord du pays. La Guerre de Sécession laissa des rancœurs dans les États du Sud : après la fin de l'occupation militaire est mise en place la ségrégation par peur du métissage et par la psychose du viol des femmes blanches par les hommes africains[10]. Les lois Jim Crow instaurent le développement séparé mais égal, c'est-à-dire la ségrégation dans les lieux publics. Les Noirs sont également victimes de violences, de lynchages et de la haine du Ku Klux Klan.
La Grande migration (1916-1930) [modifier]
Durant la première moitié du vingtième siècle, plusieurs millions d’Afro-Américains quittent le Sud des États-Unis pour rejoindre le Nord, le Middle West et l’Ouest du pays dans un mouvement connu sous le nom de Grande migration (1916-1930)[11]. Ils espèrent échapper à la ségrégation et aux violences dont ils sont toujours victimes dans le Sud, accéder au droit de vote ainsi qu’à de meilleures conditions de vie. Le dynamisme industriel du Nord, les besoins en main d’œuvre consécutifs à l’intensification de la production militaire durant la Première Guerre mondiale offrent les conditions de cette vague migratoire.
De 1910 à 1930, la population noire des seules villes de Chicago, New York et Philadelphie passe de 226 000 à 902 000 individus[12]. La concentration des Noirs dans les grandes villes du Nord conduit à la formation de quartiers à forte majorité afro-américaine comme le South Side de Chicago ou Harlem à New York.
La Grande migration s’accompagne d’un important transfert culturel : des formes musicales spécifiques au Sud du pays, comme le boogie-woogie ou le blues, se répandent dans le Nord. Le centre de gravité de la musique jazz se déplace de La Nouvelle-Orléans à Chicago et New York. Le quartier de Harlem à New York est le berceau d’un mouvement culturel, connu sous le nom de Renaissance de Harlem, dont la renommée dépasse les frontières du pays. Les écrivains Zora Neale Hurston, Langston Hughes, Claude McKay, Richard Wright et les artistes Lois Mailou Jones, William H. Johnson, Romare Bearden et Jacob Lawrence en sont les principaux représentants.
Les droits civiques et la marche vers l'égalité [modifier]
Au niveau politique, les premiers membres noirs du Congrès des États-Unis ont été élus sous l'étiquette Républicaine en novembre 1868, soit trois ans après l'abolition de l'esclavage. Il a fallu attendre 1934 pour que le parti démocrate présente ses premiers candidats noirs.
Pendant la Grande Dépression des années 1930, les Afro-américains sont particulièrement touchés par le chômage et la pauvreté. Si le New Deal lancé par le président Franklin Delano Roosevelt ne prévoyait aucune disposition particulière à leur égard, les Noirs américains profitèrent des différents programmes et des aides fédérales[13] : ils bénéficièrent par exemple d'un tiers des aides au logement[14]. C'est à partir de cette époque qu'ils changent leur appartenance politique, se tournant davantage vers le parti de Roosevelt, le parti démocrate[13].
La situation des Afro-Américains s'améliore lentement : leur intégration sociale progresse grâce à l'armée pendant la Seconde Guerre mondiale (700 000 Noirs dans l'Armée en 1944[15]. Le conflit contre les force de l'Axe a plutôt tendance à souder la nation[16], même si des émeutes raciales éclatent en 1943. Roosevelt prend des mesures pour limiter les discriminations dans l'administration fédérale (Executive Order 8802[15]). En 1942, le Congress of Racial Equality est fondé pour lutter contre la discrimination dans les bâtiments publics du Nord du pays[15]. La Grande migration commencée dans l'Entre-Deux Guerres se poursuit : plusieurs milliers de Noirs quittent le Sud pour travailler dans les métropoles californiennes.
Les premières mesures contre la ségrégation sont prises dans les États du Sud après la Seconde Guerre mondiale, compte-tenu de l'effort de guerre soutenu par les Afro-américains dans l'armée du pays. En 1949, l'armée entre dans une phase de déségrégation totale[17].
Grâce aux efforts de l'avocat afro-américain Thurgood Marshall et du NAACP, la ségrégation scolaire est déclarée inconstitutionnelle par la Cour suprême des États-Unis en 1954 (arrêt Brown v. Board of Education). Les autres lois Jim Crow ont été abolies par le Civil Rights Act de 1964 et le Voting Rights Act.
Les années 1960 sont marquées par la figure de Martin Luther King (1929-1968) qui organisa et dirigea des marches pour le droit de vote, l'emploi des minorités, et d'autres droits civiques élémentaires pour les Afro-américains. Il est surtout connu pour son discours « I Have a Dream » (J'ai un rêve), prononcé le 28 août 1963 devant le Lincoln Memorial à Washington durant la marche pour l'emploi et la liberté. Il rencontre John F. Kennedy qui lui apporte un grand soutien pour la lutte contre la discrimination raciale. La déségrégation prend une tournure violente avec de nombreux assassinats, des émeutes dans certaines villes et dans les ghettos : entre 1965 et 1968, les violences font 250 morts et 8 000 blessés dans tout le pays. En 1968, un rapport de la commission Kerner s'intéresse aux causes de ces violences et représente le point de départ de la politique de discrimination positive.
La discrimination positive (affirmative action) [modifier]
Le premier à utiliser l'expression Affirmative action est le président américain John Fitzgerald Kennedy[18] ; il fut ensuite reprise par son successeur à la Maison-Blanche, Lyndon Johnson. Leur idée était que, malgré les lois en faveur de l'égalité, les Noirs resteraient en retard par rapport au reste de la population américaine. Le but était de faire en sorte que les Noirs soient davantage représentés dans les emplois qualifiés, les universités, les médias, etc. Dès les années 1960, des emplois préférentiels sont mis en place. Mais il ne s'agit en aucun cas d'une politique de quotas : en 2003, la Cour Suprême a condamné le principe des quotas comme étant contraire à l'égalité devant la loi et à la libre concurrence[19]. Les résultats sont jugés convaincants aux États-Unis : en 1960, 13 % des Afro-Américains appartenaient aux classes moyennes, ils sont 66 % en 2000[20]. Le nombre de Noirs appartenant à la classe moyenne a été multiplié par quatre et le nombre de Noirs pauvres a diminué de moitié[21]. Les disparités ethniques sont d'ailleurs beaucoup plus fortes en Amérique latine qui a pourtant une réputation de métissage.
Représentation politique [modifier]
Les Noirs sont de plus en plus nombreux en politique. Ainsi, en 1972, Shirley Chisholm est la première afro-américaine élue au Congrès (novembre 1968). En 1972, elle se présente à l'investiture démocrate pour l'élection présidentielle[22], mais elle est battue par George McGovern. En 2009, Barack Obama devient le premier président métis des États-Unis, après avoir été le cinquième noir élu au Sénat[23].
Représentation sociale [modifier]
Néanmoins, au début du XXIe siècle, les Noirs et les Amérindiens (natives) occupent encore le bas de l'échelle sociale. Il reste de nombreux ghettos, où 50 % des enfants grandissent sans père. Souvent encore les Afro-américains restent incompris, méprisés ou isolés. Les discriminations judiciaires sont nombreuses (13 % de la population et 44 % de la population en prison[réf. nécessaire]) et les mariages mixtes rares.
Démographie [modifier]
Le recensement n'est pas obligatoire aux États-Unis[24]. La mention de la « race » est facultative sur les formulaires : chacun est libre de cocher ou non les cases concernant l'appartenance ethnique ou linguistique (par exemple pour le groupe hispanique). D'ailleurs, la « race » n'est indiquée sur aucun document d'identité (permis de conduire, carte de sécurité sociale ou passeport). Il est également possible de choisir plusieurs origines ethniques pour représenter son métissage depuis le recensement 2000[25].
Ceux dont les ancêtres ont été amenés en qualité d’esclaves d’Afrique aux Caraïbes ou en Amérique latine, mais qui sont venus aux États-Unis en personnes libres, se classent eux-mêmes dans la catégorie Afro-américains ou dans une autre catégorie qui peut être latino-américain, haïtiano-américain ou caraïbéen-américain.
Selon l'estimation officielle de 2005, environ 39,9 millions d'Afro-Américains vivent aux États-Unis soit 12,9 % de la population totale. 54,8 % résident dans les États du Sud, 17,6 % dans le Nord-Est, 18,7 % dans le Middle West et seulement 8,9 % dans les États de l'Ouest. 88 % vivent dans des aires urbaines. Avec plus de trois millions de résidents noirs, New York a la plus importante population noire urbaine des États-Unis. Parmi les villes de plus de 100 000 habitants, Gary dans l'Indiana a le plus fort pourcentage d'habitants noirs (84 %), suivi de peu par Détroit dans le Michigan (82 %). La Nouvelle-Orléans en Louisiane (67 %), Baltimore dans le Maryland (64 %), Atlanta en Géorgie (61 %) et Washington (district de Columbia) (60 %) sont aussi des centres importants de population noire.
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| Année | Nombre | Pourcentage de la population totale |
|---|---|---|
| 1790 | 757 208 | 19,3 %} (plus haut pourcentage historique) |
| 1800 | 1 002 037 | 18,9 % |
| 1810 | 1 377 808 | 19 % |
| 1820 | 1 771 656 | 18,4 % |
| 1830 | 2 328 642 | 18,1 % |
| 1840 | 2 873 648 | 16,8 % |
| 1850 | 3 638 808 | 15,7 % |
| 1860 | 4 441 830 | 14,1 % |
| 1870 | 4 880 009 | 12,7 % |
| 1880 | 6 580 793 | 13,1 % |
| 1890 | 7 488 788 | 11,9 % |
| 1900 | 8 833 994 | 11,6 % |
| 1910 | 9 827 763 | 10,7 % |
| 1920 | 10 500 000 | 9,9 % |
| 1930 | 11 900 000 | 9,7 % (plus bas pourcentage historique) |
| 1940 | 12 900 000 | 9,8 % |
| 1950 | 15 000 000 | 10 % |
| 1960 | 18 900 000 | 10,5 % |
| 1970 | 22 600 000 | 11,1 % |
| 1980 | 26 500 000 | 11,7 % |
| 1990 | 30 000 000 | 12,1 % |
| 2000 | 34 600 000 | 12,3 % |
| 2010 | 38 900 000 | 12,6 % |
Source : US Census Bureau[26].
Mississipi [modifier]
C'est dans l'état du Mississipi que le pourcentage de la population afro-américaine est la plus forte de tous les autres états des États-Unis. Les afro-américains représentent environ 37 % de la population[27].
Louisiane [modifier]
La Louisiane est le deuxième état des États-Unis par sa population afro-américaine qui représente environ 32 % de la population.
Métissage avec les populations européennes et amérindiennes [modifier]
De récents tests génétiques ont montré que la population afro-américaine pouvait attribuer en moyenne son héritage ancestral à 20 % d'Européens, 5 % d’Amérindiens et 75 % d'Africains d'origine Sub-saharienne.
Culture [modifier]
Musique [modifier]
Le terme « Afro-Américain » est également utilisé pour désigner la culture noire américaine, comme en musique, qui est en fait un ensemble de cultures, mélange des influences africaines, européennes et américaines, développée par cette population d’origine africaine. Le jazz est une musique afro-américaine, tout comme d'autres musiques d'Amérique latine, notamment celles de Cuba et du Brésil, où les descendants des esclaves déportés d'Afrique ont inventé des folklores originaux, des pas de danse et des mélodies populaires.
Musiciens célèbres :
- Ray Charles
- Tupac Shakur
- Aretha Franklin
- Whitney Houston
- Janet Jackson
- Michael Jackson
- Alicia Keys
- Snoop Dogg
- Dr. Dre
- Fifty Cent
- Beyoncé Knowles
- Lionel Richie
- Sly Stone
- Prince
- Tina Turner
- Stevie Wonder
- George Clinton
- James Brown
- Jackie Wilson
- Sammy Davis Jr.
- Donna Summer
- Robert Johnson
- B.B. King
- Muddy Waters
- Big Mama Thornton
- R. Kelly
- Jay Z
- Barry White
Littérature [modifier]
- Toni Morrison
- Maya Angelou
- Alice Walker
- Ramona Lofton, plus connu sous le nom de « Sapphire » et auteur de l'histoire qui a inspiré le film primé aux Oscars Precious
- Phyllis Wheatley, (1753-1784) a vécu à Boston ; elle est considérée comme la première poétesse afro-américaine des États-Unis. En 1770, elle écrivit un hommage poétique au calviniste George Whitefield, qui eut une large audience à Boston.
- Benjamin Banneker, un mathématicien et inventeur noir affranchi, écrit plusieurs traités et lettres.
- Anna J. Cooper, écrivaine, enseignante, éducatrice et l'une des plus éminentes érudites afro-américaine. Quatrième femme afro-américaine à obtenir un doctorat.
- Richard Wright, l'auteur de Black Boy (1944) : un jeune garçon noir qui veut devenir écrivain dans les années 1930, son histoire.
- Alex Haley auteur du fameux Racines.
- Zora Neale Hurston
- Ralph Bunche prix Nobel en 1950.
- John Howard Griffin l'auteur de Dans la peau d'un Noir (Black Like Me). Griffin (blanc) explique la vie d'un noir aux États-Unis.
- Langston Hughes, dramaturge et poète, figure de proue de la Renaissance de Harlem.
- Ernest J. Gaines, auteur de romans décrivant la vie des Afro-Américains des années 1940, il écrit entre autres Dites leur que je suis un homme (A lesson before Dying).
- Pendant le New Deal, le gouvernement fédéral cherche à reconstituer la mémoire collective des esclaves noirs dans le cadre de la WPA (Writers’ Project Administration).
Cinéma [modifier]
Le film Glory de Edward Zwick (1989) raconte l'histoire des volontaires du 54e régiment du Massachusetts pendant la guerre de Sécession, un régiment constitué uniquement d'enrôlés noir-américains[28].
Parmi les autres films qui racontent la vie afro-américaine :
- Un petit coin aux cieux (1943) (Cabin in the Sky) de Vincente Minnelli et Busby Berkeley avec une distribution entièrement afro-américaine, dont une toute jeune Lena Horne.
- Carmen Jones (1954) d'Otto Preminger, adapté de l'opéra de Georges Bizet avec Dorothy Dandridge, nommée aux Oscars. A été sélectionné en 1992 dans le cadre de la National Film Registry.
- Du silence et des ombres (1962) (To Kill A Mockingbird), adaptation du célèbre roman d'Harper Lee. Ce film a remporté trois Oscars et a été qualifié de "culturellement important" par la Bibliothèque du Congrès en 1995, où la copie principale est maintenant conservée.
- Devine qui vient dîner ? (1967) de Stanley Kramer
- Driving Miss Daisy (1989) de Bruce Beresford.
- Malcolm X (1992) de Spike Lee
- Corrina, Corrina (1994) de Jessie Nelson
- Amistad (1997) de Steven Spielberg.
- Mississippi Burning (1988) nommé sept fois aux Oscars dont meilleur film, lauréat de plusieurs BAFTA
- Do the Right Thing (1989) de Spike Lee
- Le Droit de tuer ? (1996) (A Time To Kill) de Joel Schumacher
- Les Fantômes du passé (1996) (Ghosts of Mississippi) de Rob Reiner, qui raconte l'histoire vraie du procureur Bobby DeLaughter, décidé à faire condamner un membre raciste du KKK coupable de l'assassinat de l'activiste Medgar Evers.
- Soul Food de George Tillman, Jr.
- Madéa, grand-mère justicière (2005) (Diary of a mad Black woman) comédie de Tyler Perry
- Écrire pour exister (2007) (Freedom Writers)
- Precious (2009) de Lee Daniels
- La Couleur des sentiments '(The Help) (2011) de Tate Taylor, l'histoire de plusieurs femmes de ménage afro-américaines dans les années 1960 dans le Mississippi, qui vont oser écrire un livre qui remet en cause leur statut social.
- La Histoire Loving (2012) de Nancy Buirski, un documentaire HBO racontant l'histoire vraie de la Cour Suprême des États Unis jugement Loving v. Virginia: un homme blanc, Richard Loving, marié à sa femme noire à Washington DC, mais se sont vu refuser la propriété, la reconnaissance de leur mariage, et leurs droits civils quand ils sont revenus à la Virginie en raison d'une droit métissage antique.
- Django Unchained (2012) de Quentin Tarantino qui narre l'histoire d'un esclave affranchi dans les plantations du sud des Etats-Unis.
Acteurs et actrices célèbres :
- Sidney Poitier
- Morgan Freeman
- Eddie Murphy
- Will Smith
- Denzel Washington
- Halle Berry
- Cicely Tyson
- Audra McDonald
- Taye Diggs
- Alfre Woodard
- Angela Bassett
- Samuel L. Jackson
- Don Cheadle
- Ruby Dee
Sport [modifier]
Sportifs célèbres :
- Jackie Robinson (baseball)
- Bob Beamon (athlétisme)
- Florence Griffith Joyner (athlétisme)
- Carl Lewis (athlétisme)
- Hank Aaron (baseball)
- Brandon Lloyd (football américain)
- Anthony Davis (basketball)
- Charles Edward "Mean Joe" Greene (football américain)
- Magic Johnson (basketball)
- Patrick Ewing (basketball)
- Jesse Owens (athlétisme)
- Satchel Paige (baseball)
- Jackie Robinson (baseball)
- Barry Bonds (baseball)
- Reggie Jackson (baseball)
- Ken Griffey Jr. (baseball)
- Kobe Bryant (basket-ball)
- Shaquille O'Neal (basket-ball)
- Penny Hardaway (basket-ball)
- LeBron James (basket-ball)
- Michael Jordan (basket-ball)
- Derrick Rose (basket-ball)
- Cullen Jones (natation)
- Lia Neal (natation)
- Venus Williams (tennis)
- Serena Williams (tennis)
- Tiger Woods (golf)
- Mike Tyson (boxe)
- Mohammed Ali (boxe)
Politiciens et activistes [modifier]
- Barack Obama
- Malcolm X
- Huey Newton
- Bobby Seale
- Martin Luther King, Jr.
- Louis Farrakhan
- Shirley Chisholm
- David Dinkins premier maire noir de New York City
- Medgar Evers
- Angela Davis
- John Lewis,représentant de l'État de la Géorgie à la Chambre des Représentants, ancien activiste mouvement des droits civils
- Jesse Jackson chef de la Rainbow Coalition est le premier concurrent sérieux afro-américain candidat à la présidentielle
- Harold Washington, premier maire noir de Chicago
- Cornel West, activiste, commentateur, et professeur à l'Université de Princeton
- Adrian Fenty maire sortant de Washington, D.C.
- Michael Nutter. maire sortant de Philadelphie
- Rosa Parks
- C.L. Franklin, révérend associé de Martin Luther King et père de la chanteuse de gospel Aretha Franklin
- Al Sharpton
- Frederick Douglass
- Sojourner Truth
- George W. Lee (révérend)
- Lamar Smith
- T.R.M. Howard (docteur)
Notes et références [modifier]
- http://www.champsonline.org/assets/files/ToolsProducts/PublicationsMedia/PubsMediaDocs/DemographicsRVIIIStatsJune2012.pdf
- Aux États-Unis, on écrit African American ou African-American. En français, on utilise les expressions « Noir américain » ou « Africain-Américain »
- Sidney Kaplan and Emma Nogrady Kaplan, The Black Presence in the Era of the American Revolution, pp. 64-69
- Nicole Bacharan, Faut-il avoir peur de l’Amérique ? , Paris, éditions du Seuil, 2005, ISBN 978-2-02-079950-8, p.117
- Élise Marienstras, Naomi Wulf, Révoltes et révolutions en Amérique, Atlande, 2005, p.94
- Jacques Binoche, Histoire des États-Unis, p.103 ; B. Cottret, La Révolution américaine..., 2003, p.425
- B. Cottret, La Révolution américaine..., 2003, p.425 ; Bernard Vincent, La Révolution américaine 1775-1783, Nancy, Presses Universitaires de Nancy, 1985, tome 2, (ISBN 978-2-86480-211-2), p.11
- Bernard Vincent, La Révolution américaine 1775-1783, Nancy, Presses Universitaires de Nancy, 1985, tome 2, (ISBN 978-2-86480-211-2), p.12
- Jacques Binoche, Histoire des États-Unis, p.103 ; Nicole Bacharan, Faut-il avoir peur de l’Amérique ? , Paris, éditions du Seuil, 2005, ISBN 978-2-02-079950-8, p.117
- Nicole Bacharan, Faut-il avoir peur de l’Amérique ? , Paris, éditions du Seuil, 2005, ISBN 978-2-02-079950-8, p.128
- Loïc Wacquant, « De la « terre promise » au ghetto. La grande migration noire américaine. 1916-1930 », Actes de la recherche en sciences sociales, 1993, n°99, pp. 43-51.
- Francis Newton, Une sociologie du jazz, Flammarion, Paris, 1966, p. 49.
- Anne Deysine et alii, L'empire de l'exécutif américain, 1933-2006, Paris, Atlante, 2008, (ISBN 978-2-35030-061-0), p.65
- A. Deysine, L'empire de l'exécutif américain (1933-2006), 2008, p.66
- Pierre Mélandri 2008, p.290
- Pierre Mélandri 2008, p.291
- Nicole Bacharan, Faut-il avoir peur de l’Amérique ? , Paris, éditions du Seuil, 2005, ISBN 978-2-02-079950-8, p.131
- Nicole Bacharan, Faut-il avoir peur de l’Amérique ? , Paris, éditions du Seuil, 2005, ISBN 978-2-02-079950-8, p.137
- Nicole Bacharan, Faut-il avoir peur de l’Amérique ? , Paris, éditions du Seuil, 2005, ISBN 978-2-02-079950-8, p.138
- Nicole Bacharan, Faut-il avoir peur de l’Amérique ? , Paris, éditions du Seuil, 2005, ISBN 978-2-02-079950-8, p.140
- Mathilde Gérard, « L'expérience de la discrimination positive aux États-Unis », sur 'Le Monde', 18 janvier 2010. Consulté le 20 janvier 2010
- Pap Ndiaye, « Amérique, année zéro ? », dans Géo n°356, octobre 2008, p.50
- Les sénateurs noirs de l'histoire du Sénat américain
- Nicole Bacharan, Faut-il avoir peur de l’Amérique ? , Paris, éditions du Seuil, 2005, ISBN 978-2-02-079950-8, p.144
- Sylvie Kauffmann, « Le prochain visage de l'Amérique », dans Le Monde du 19/11/2006, [lire en ligne]
- Time Almanac de 2005, p. 377.)
- http://quickfacts.census.gov/qfd/states/28000.html
- Samuel Blumenfeld, « « Morgan Freeman, le rôle d'une vie » », Le Monde, 10-01-2009. Mis en ligne le 09-01-2009, consulté le 11 janvier 2010
Voir aussi [modifier]
Articles connexes [modifier]
Bibliographie [modifier]
: ouvrage ou article utilisé comme source pour la rédaction de cet article
- Pierre Mélandri, Histoire des États-Unis contemporains, André Versaille éditeur, 2008, 992 p. (ISBN 978-2-87495-009-4) ;

- M. Fabre, Les Noirs Américains, P.U.F., 1967