Sting

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour l’article homonyme, voir Sting (catcheur)

Sting

alt=Description de cette image, également commentée ci-après

Sting à New York en 2009

Informations générales
Nom de naissance Gordon Matthew Thomas Sumner
Naissance 2 octobre 1951 (62 ans)
Drapeau du Royaume-Uni Wallsend, Angleterre
Activité principale Musicien, chanteur, bassiste, guitariste, compositeur, producteur de musique, acteur
Genre musical Pop rock, new wave, jazz, new age, blue-eyed soul
Instruments Fender Precision Bass
Années actives Depuis 1974
Labels A&M Records
Deutsche Grammophon Gesellschaft
UMG
Site officiel www.sting.com
Signature de Sting.

Sting, de son vrai nom Gordon Matthew Thomas Sumner, né le 2 octobre 1951 à Wallsend, près de Newcastle (nord de l'Angleterre), est un musicien et chanteur anglais, brièvement instituteur et occasionnellement acteur de cinéma. Avant sa carrière solo, il était le chanteur, compositeur et bassiste du groupe The Police.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Fils d'un ingénieur naval devenu laitier pour échapper à la crise de ce secteur (Ernest Sumner) et d'une coiffeuse (Audrey Cowell), fils aîné d'une famille de quatre enfants (un frère Philip, et deux sœurs Angela et Anita), il se passionne tôt pour la musique, encouragé par sa mère, pianiste amateur, mais sans l'approbation de son père qui voulait le voir faire un "vrai" métier.

Il fait ses premières armes musicales à la [guitare] mais découvre aussi le piano, la mandoline, le saxophone, l'harmonica et la flûte de Pan.

Il suit les cours du Northern Counties College of Education de 1971 à 1974 puis sera instituteur pendant deux ans à la St. Paul's Middle School de Cramlington. C'est pendant ces années qu'il joue avec des groupes de jazz le soir et les week-ends. Son surnom de « sting » lui est attribué en 1972 après le concert d'un de ces groupes, les « Phoenix Jazzmen », alors qu'il portait un pull noir à rayures jaunes sur scène. Le trombone et leader du groupe, un certain Gordon Soloman[1], trouvait qu'il ressemblait à une guêpe d'où le nom (« sting » veut dire « dard » ou « piqûre »)[2].

Sting n'a aucun lien de parenté avec Bernard Sumner, cofondateur de Joy Division et de New Order.

The Police[modifier | modifier le code]

Article détaillé : The Police.

En 1977, alors que Sting est le contrebassiste et chanteur du groupe de jazz fusion Last Exit, Stewart Copeland, cherchant alors un bassiste, le découvre lors d'un concert et lui propose de former un groupe avec le guitariste français Henry Padovani (ce dernier étant remplacé plus tard par Andy Summers). Le groupe s'appellera The Police et le trio connaîtra un succès mondial. Leur premier succès, Roxanne installe le groupe en haut des charts, place qu'il ne quittera pas de toute sa carrière.

En 1979, Sting fait ses débuts au grand écran dans l'adaptation cinématographique de l'opéra rock Quadrophenia (du groupe The Who).

Quelque peu lassé par les interminables tournées du groupe, Sting décide de le quitter (sans qu'il n'y ait de séparation officielle du groupe) avant de s'engager dans une carrière solo à partir de 1985.

En février 2007, contre toute attente, Sting annonce que le groupe The Police se reforme et entame une tournée mondiale. Les 29 et 30 septembre 2007 lors des concerts au Stade de France, le groupe offre une jolie surprise à ses fans français, en faisant monter sur scène Henry Padovani pour reprendre Next to you.

Carrière solo[modifier | modifier le code]

Son premier album, The Dream of the Blue Turtles, dont le titre Russians connaît un immense succès en France, confirme la virtuosité du chanteur blond à la voix haut perchée. Russians et Children's Crusade démontrent des chansons engagées sur l'histoire ou la politique de la guerre froide. Sting va ensuite entamer en 1985 sa première tournée solo avec des musiciens virtuoses, comme le grand et regretté Kenny Kirkland aux claviers, Daryl Jones à la basse maintenant avec les Rolling Stones, Brandford Marsalis aux vents ainsi que le batteur Omar Hakim. Sting revient dans les sonorités plus jazzy, empruntées par des titres tels que If You Love Somebody…, Children's Crusade ou encore Burn for You.

Son second album, ...Nothing Like the Sun, est sorti en 1987. Plus abouti, plus complexe que son précédent, il est aussi nettement plus rock mais avec des reliquats jazzy (Englishman in New York avec le saxophoniste Branford Marsalis). Il reprend aussi un titre de Jimi Hendrix, "Little Wing" avec Gil Evans et son orchestre. À cette occasion, Sting fut un des premiers artistes à pointer du doigt le régime de Pinochet (They Dance Alone). Le funk revient en force avec le très rythmé We'll Be Together. Sting s'est de nouveau très bien entouré avec des musiciens tels que Eric Clapton, Hiram Bullock, Mark Knopfler et voit la première collaboration avec son fils Andy. Si sur son premier album, il ne jouait que la guitare, sur ce deuxième opus, il reprend la basse en plus de la guitare sur "History will teach us nothing" et bien sûr "Fragile".

L'album suivant, The Soul Cages, marque un virage rock bien entamé. Avec ses rythmes chauds et colorés (All This Time), il s'agit d'un album bien plus sombre qu'il peut paraître, Sting abordant des questions métaphysiques peu après le décès de son père. Il s'agit donc d'un de ses albums les plus personnels. Des compositions plus simples Why Should I Cry For You?, Mad About You donnent à l'ensemble une dimension nostalgique et intense. Cet album a été passé au vitriol par les critiques et eu moins de succès, malgré le succès de la tournée qui s'ensuivit.

Sting en Norvège en 1985

Après cet échec commercial, sort en 1993 Ten Summoner's Tales qui est lui une totale réussite et renouera Sting avec les critiques. L'harmonica est ici un instrument récurrent. Le premier single If I Ever Lose My Faith In You marque d'emblée la direction plus lyrique empruntée pour cet album. Shape of my Hearth la sublimera en apothéose avec des mélodies de violons, de guitares et d'harmonica simples, mais orchestrées avec une grande maîtrise. Le titre It's Probably Me marque une collaboration avec Eric Clapton, qui deviendra la chanson du générique pour le film "Lethal Weapon". Fields Of Gold restera également une des chansons les plus populaires.

C'est en 1994 que sort le best of contenant 17 titres.

Sting sortira ensuite trois albums : Mercury Falling en 1996, Brand New Day en 1999 dont le single Desert Rose, avec Cheb Mami, sera numéro 1 un peu partout dans le monde. En 2001, le 11 septembre, il décide d'enregistrer un album live dans sa maison de Toscane. Les événements qui ont eu lieu ce jour-là compromettent un peu le concert, qui aura quand même lieu et sortira quelques mois plus tard sous le nom ...All This Time.

En 2003, Sting sort un nouvel album, Sacred Love, avant de partir pour une nouvelle tournée mondiale. Cette tournée sera la moins bien accueillie de toute sa carrière, l'obligeant à se remettre en question… En 2005, il entame une tournée des universités américaines avec un groupe réduit à son minimum, avant de sortir en 2006 un album de musique baroque, Songs From the Labyrinth, reprenant les chansons de John Dowland, accompagné de Edin Karamazov au luth.

En octobre 2009 paraît If on a Winter's Night... qui emprunte au sacré et à la tradition avec notamment des chants religieux (par exemple There is no rose of such virtue, chant religieux du XVe siècle), une interprétation de la comptine Soul Cake traditionnellement chantée par les enfants à Halloween, etc. Le titre de cet album serait inspiré d'une œuvre d'Italo Calvino (Se una notte d'inverno un viaggiatore).

Sting a coécrit le morceau Money For Nothing avec Mark Knopfler et il participe à de nombreuses bandes originales, telles que L'Arme fatale 3 en compagnie d'Eric Clapton (It's Probably Me) et trois chansons pour le film Leaving Las Vegas dans lequel Nicolas Cage a remporté un Oscar en 1996.

En septembre 2013 sort The Last Ship, son onzième album solo. C'est un album concept qui rend hommage aux anciens chantiers navals de Newcastle, la ville où il a grandi. Le disque fera l'objet d'une comédie musicale l'année prochaine à New York[3] dont il sera le producteur[4].

Engagement[modifier | modifier le code]

Sting est également un personnage engagé : il est membre du conseil d'administration de la fondation David Suzuki, il a participé à la création de la Rainforest Foundation (pour préserver la forêt vierge amazonienne), aux côtés du reporter belge Jean-Pierre Dutilleux, à la demande du chef kayapo Raoni Metuktire. Avec sa femme Trudie Styler, il est engagé très activement dans son organisation et ses actions ; il organise chaque année en avril un concert caritatif.

Sting et le chef Raoni en 1989

En 1988, Sting participa à la grande tournée d'Amnesty International qui passa notamment par Buenos Aires, New Delhi ou encore Paris, Londres ou Turin. Pendant ces concerts, Sting était accompagné de Bruce Springsteen, Tracy Chapman, Peter Gabriel ou encore Youssou N'Dour.

Il est bien-sûr engagé contre la guerre froide, en 1985 il sort Russians qui raconte le point de vue occidental de la guerre froide ainsi que l'opinion des Européens envers les Russes.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Sting s'est marié le 1er mai 1976 avec l'actrice Frances Tomelty. Le couple divorce en 1984. En 1982, il commence à fréquenter l'actrice Trudie Styler, qu'il épouse en 1992.

Sting est père de six enfants : Joseph (né en 1976, le chanteur du groupe Fiction Plane) et Fuchsia Katherine (alias « Kate », née en 1982) de son premier mariage, ensuite Bridget Michaela (alias « Mickey », née le 19 janvier 1984, actrice), Jake (né le 24 mai 1985), Eliot Pauline (surnommée « Coco », née le 30 juillet 1990, chanteuse du groupe I Blame Coco) et Giacomo Luke (né le 17 décembre 1995) de sa relation avec Trudie Styler.

Sting est un adepte du tantrisme[5]. En 2008, on le dit pratiquer la méditation transcendantale[6].

Discographie solo[modifier | modifier le code]

Albums studio[modifier | modifier le code]

Albums live[modifier | modifier le code]

Compilations[modifier | modifier le code]

E.P[modifier | modifier le code]

Participations[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) News from The Phoenix Jazzmen - stingme.dk, 6 janvier 2009
  2. (en) Les "PHOENIX JAZZMEN veulent mettre fin aux reprises et interpréter leurs propres compositions. À la surprise générale, Sting ne connaît pas le solfège. IL est provisoirement renvoyé et apprend le solfège en une trentaine de jours. Remplacé, Il ne pourra réintégrer les Phoeinx Jazzmen. Ten Summoner's Tales : Review from The Detroit Free Press by John Guinn - Site officiel de Sting
  3. Sting de retour, sur rtl.fr, consulté le 26 septembre 2013
  4. Last ship : dernier album de Sting, sur huffingtonpost.fr, consulté le 26 septembre 2013
  5. (en) Sting's tale - The Guardian, 12 novembre 2003
  6. Jay Shankar, « Maharishi Mahesh Yogi », Bloomberg L.P.,‎ 6 février 2008 (consulté le 15 août 2010)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Sting, Amazonie: lutte pour la vie, photos de Jean-Pierre Dutilleux, [sous les auspices de la] Fondation Forêt Vierge, [Paris], J.-C. Lattès, 1989. 127 p., amplement ill. de photos en coul. (sans ISBN)
  • Sting, Broken music (traduit de l'anglais par Bernard Cohen ; la couverture porte en plus la mention : mes mémoires), Paris, Robert Laffont, 2004 (ISBN 2-2211-0173-1) 300 pages
  • Gert-Peter Bruch, Sting, enquête de Police (signé Michel Gert Bruch), Paris, Hors Collection, 1996 (ISBN 2-2580-4447-2), 128 pages
  • Christophe Crénel, The Police et Sting, Librio, 2005 (ISBN 2-2903-4448-6), 92 pages

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]