Moby

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Moby

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Moby en 2009

Informations générales
Nom de naissance Richard Melville Hall
Naissance 11 septembre 1965 (48 ans)
Harlem, New York
Activité principale Chanteur, auteur-compositeur-interprète, photographe
Genre musical Trance, techno, electronica, Ambient, New Wave, Pop, Soul, Blues, Rock alternatif
Années actives 1980 - Présent
Labels Elektra Records
V2 Records
Mute Records
Because Music
Site officiel moby.com

Moby, de son vrai nom Richard Melville Hall, est un artiste de musique électronique américain et photographe, né le 11 septembre 1965 à New York dans le quartier de Harlem. Multi-instrumentiste, il chante, joue de la guitare, des claviers, de la basse et des percussions.

L’artiste aborde, à travers la musique électronique, une multiplicité de genres musicaux où il puise son inspiration aussi bien dans la techno, que dans le blues ou le rock. Artiste engagé, il est un fervent défenseur des droits des animaux.

Avant d’avoir acquis sa notoriété actuelle, Moby a produit sa musique sous différents pseudonymes tels que Voodoo Child, Barracuda, UHF, The Brotherhood, Schaumgummi, DJ Cake, Lopez, Brainstorm & Mindstorm ou The Pork Guys. Le DJ américain est l'une des figures emblématiques de la Dance music des années 1990 dans le monde. Il a vendu plus de 20 millions d'albums à travers le monde.

Biographie[modifier | modifier le code]

Richard Melville Hall est né dans le quartier de Harlem à New York, fils de James Hall, professeur de chimie, et de Elizabeth McBride Warner, secrétaire médicale. C’est elle qui le surnomme Moby, en hommage à son arrière-arrière-grand-oncle Herman Melville, l’auteur du célèbre roman Moby Dick.

Apprentissage musical[modifier | modifier le code]

Dans les mois qui suivent sa naissance, Moby vit avec ses parents dans un appartement de New York avec une chienne appelée Jamie, un chat et trois rats de laboratoire. Il a à peine deux ans lorsque son père meurt dans un accident de la route. En 1969, après un passage dans le San Francisco hippie du Summer of Love, Richard et sa mère emménagent chez les grands-parents, Myron Warner et Jeanette McBride Warner, dans une maison cossue de Darien dans le Connecticut[réf. nécessaire].

En 1973, le garçon fréquente la Royale Grammar School et son meilleur ami est, à cette époque, Robert Downey Jr., aujourd’hui acteur de cinéma. C’est deux ans plus tard, en 1975, que le jeune Richard Hall commence à jouer de la guitare : il a dix ans. Il se perfectionne et monte en 1979 son premier groupe, qui ne sait jouer que Money des Pink Floyd et Birthday des Beatles. Optant pour un genre musical radical, Moby forme son premier groupe punk, les Vatican Commandos, en 1980.

Vers la scène techno[modifier | modifier le code]

Moby en mars 2004 à New York.

Tout en gardant l’agressivité des débuts, il s’ouvre vers d’autres styles de musique et reçoit en 1983 son premier enregistreur 4 pistes qu’il installe dans la cave de sa mère. Cette même année, il entre à l’université de Connecticut dont il ressort vite, dès 1984, pour s’installer comme DJ au Beat à Port Chester dans l’État de New York.

Commence une période pénible : en 1986, Moby déménage de Darien à Greenwich, Connecticut et squatte d’abord dans un vaste hangar, puis à Stamford, Connecticut, dans une usine à moitié abandonnée et sans eau courante tout en s’imposant comme DJ résident au club MARS de New York. En 1989, Moby éveille finalement l’intérêt d’un nouveau label new-yorkais, Instinct Records. Le musicien finit par emménager dans un appartement sombre et sale de New York, au croisement de la 14e Rue et de la 3e Avenue. La même année, il connaît un premier succès d’estime avec le groupe Ultra Vivid Scene, dont l’album sort sur le label 4AD.

La star électro[modifier | modifier le code]

Moby grave son premier disque Time’s Up au sein du combo The Brotherhood en 1990. Mais ce sont ses performances scéniques qui contribuent à sa renommée croissante. En 1991, sort le quatrième single, Go, un hymne techno dont la ligne de basse est un sample du thème de la série télévisée de David Lynch, Mystères à Twin Peaks. Le succès est immédiat : plus d’un million d’exemplaires vendus à ce jour.

En 1991 également, Moby remixe la chanson Chorus, un tube du groupe anglais Erasure. Son mixage de Chorus (Vegan Mix) figure uniquement sur l’édition limitée du CD-single d’Erasure Am I right?.

En 1992, Moby participe à l'album Bloodline de Recoil, fondé par Alan Wilder (ex Depeche Mode ) en interprétant le titre Curse.

Moby retombe ensuite dans un anonymat relatif et sort de nombreux singles « électro » sous son nom ou sous des pseudonymes aussi variés que Voodoo Child, Barracuda, UHF, DJ Cake, Lopez et Brainstorm/Mindstorm. Son album « Ambient » (1993) reste inaperçu.

L’album suivant, le premier pour Elektra Records s’intitule Everything is Wrong. Sorti en 1995, il ne connaîtra pas un grand succès, malgré un accueil favorable de la critique. Il sera tout de même certifié disque d'argent en Angleterre pour plus de 60 000 exemplaires vendus.

Moby enchaîne ensuite avec l’album Animal Rights en 1996, précédé du single controversé That’s when I reach for my revolver. Le retour au punk rock désoriente complètement les fans qui attendent un album de musique « ambient ».

Après une nécessaire remise en question, Moby revient à l’électro avec I Like to Score, une compilation de compositions dont certaines sont reprises sur des bandes originales de films, comme le morceau atmosphérique God Moving Over the Face of the Waters, qui illustre la scène finale du film Heat de Michael Mann, ou encore une version survitaminée du thème de James Bond. Quelques années après, en 1998, sa mère décède d’un cancer.

Selon certains[réf. nécessaire], son plus grand titre électro fut Hymn, et serait une véritable démonstration artistique dont les DJs s’arracheraient le vinyle à prix d’or.

À noter qu'il est aussi d'entourage avec la chanteuse Mylène Farmer

La consécration mondiale[modifier | modifier le code]

En 1999, Moby quitte Elektra Records et signe chez V2 Records. Dès le mois de juin, sort l’album Play, qui devient un succès planétaire en 2000 avec plus de 9 millions d’exemplaires vendus. C’est le premier album de l’histoire de la musique dont l’intégralité des morceaux est sous licence commerciale.

En 2001, Moby réalise l’un de ses rêves en jouant sur scène avec son héros de jeunesse, David Bowie. Le 11 septembre, jour de son anniversaire, il assiste tétanisé aux attentats du World Trade Center, depuis le toit de son immeuble.

Quelques mois plus tard, il est aussi au centre d’une polémique avec le rappeur Eminem après avoir traité sa musique de misogyne et d’homophobe. Eminem se moque de lui dans « Without Me », affirmant notamment que « personne n’écoute de la techno ». La querelle se poursuit aux MTV Video Music Awards de 2002 bien que Moby clame haut et fort qu’il respecte les talents musicaux d’Eminem.

Le 24 février 2002, l’artiste participe à la cérémonie de clôture des Jeux olympiques d’hiver de Salt Lake City. Le 14 mai de la même année, il publie le très attendu 18 (qui contient notamment les tubes We Are All Made of Stars, In This World et Extreme Ways, la BO de la trilogie « Jason Bourne ») puis se consacre à des projets plus confidentiels, comme l’album Baby Monkey qu’il sort sous le pseudonyme de Voodoo Child. Après s’être investi dans la campagne anti-Bush de 2004, Moby revient à ses claviers avec un nouvel album, Hotel sorti le 14 mars 2005. Cet album plus orienté vers le rock, connaîtra le succès, mais divisera le public et la critique.

Sur son site officiel qu’il nourrit notamment de son journal quotidien et de ses photos, Moby ne cache pas ses engagements politiques (démocrate idéaliste, il a soutenu activement John Kerry lors des présidentielles américaines de novembre 2004), religieux (il est un chrétien non-conformiste, il s’est fait tatouer une croix dans la nuque) ou en faveur des animaux (c’est un activiste vegan, il participe à de nombreuses actions et a signé la bande originale de Earthlings).

Il est également la figure emblématique de la défense de la neutralité des sociétés américaines sur Internet et fervent opposant d’une évolution d’Internet vers des services de plus en plus restreints pour les internautes les moins aisés.

Le musicien réside depuis plus de dix ans à New York à côté de chez David Bowie et a fondé avec l’une de ses amies un petit salon de thé végétalien, TeaNy (jeu de mots sur NY, New York et les mots anglais tiny (petit) et tea (thé)), dans lequel il se rend fréquemment.

Moby et la chanteuse Joy Malcolm lors d’un concert acoustique surprise au café Belga (Bruxelles) en mai 2008.

En 2006, à l’occasion de la sortie de son best of, Moby et Mylène Farmer enregistrent en duo une reprise version new wave de Slipping Away. Le titre donne lieu, sur le même album, à une version espagnole titrée Escapar, interprétée en duo avec l’artiste espagnole Amaral.

Moby fait aussi des courts passages dans des émissions de télé en France où il dit toujours ne pas savoir quoi faire de tout son argent, il vit de la même manière que les gens de son quartier et dit de lui : « Les gens ne me reconnaissent pas car je suis la plupart du temps habillé comme un "clochard" ».[réf. souhaitée]

Le 10 mars 2008, Moby sort un nouvel album, Last Night, précédé par le single Alice (14 janvier 2008). Malgré le succès du single Disco Lies, l'album ne rencontrera pas le succès escompté. Durant l’été 2008, on le voit en DJ au Showcase à Paris et aux Eurockéennes de Belfort, le 6 juillet 2008. Il fait également une apparition lors de la Love Parade à Dortmund.

Le 25 août 2008, Mylène Farmer sort son septième album studio, Point de suture, sur lequel elle invite Moby sur la chanson Looking for my name.

En 2009, il sort Wait for me (dont il a dessiné la jaquette) qui reprend un style plus calme et intimiste. L'album est publié sous son propre label Little Idiot, pour une liberté de création totale. On y retrouve de nombreuses cordes aux harmonies lentes et calmes que l’artiste a si souvent utilisées. Par ailleurs on le retrouve au chant sur le titre Mistake et des artistes (et amis du musicien) prêtent aussi leur voix sur quelques morceaux. Enfin, des samples sont utilisés, provenant de différents genres musicaux comme par exemple le titre Study War.

Le premier single est Shot in the Back of the Head dont le clip est d’ailleurs réalisé par le cinéaste et artiste peintre David Lynch dans lequel celui-ci illustre le morceau par ses dessins si spéciaux.

Son deuxième titre single est Pale Horses dont le clip met en scène le personnage de la couverture de cet album.

À partir du 3 juillet 2009, Moby est « Rock DJ résident » sur Virgin Radio et ce tous les vendredis soir à minuit depuis un studio New-yorkais.

Moby a écrit, produit et participé à 7 titres de l'album de Mylène Farmer intitulé Bleu Noir (sortie le 6 décembre 2010).

En 2010 Moby forme un groupe de heavy metal nommé Diamondsnake[1].

Moby annonça le 15 février 2011 son nouvel album, Destroyed, prévu pour le 16 mai 2011[2].

Il annonça, le 2 février sur une vidéo de sa chaîne YouTube : la sortie de son nouvel album Innocents[3] et le jour suivant, mis en ligne la chanson A Case For Shame (avec Cold Specks) [4].

Le 30 septembre 2013, il sort son album Innocents[3].

Participation et Engagement[modifier | modifier le code]

Moby participe au concert de bienfaisance en faveur de la Fondation David Lynch[5] qui fait la promotion de la Méditation transcendantale pour résoudre les problèmes de violence à l’école[6]. Ce concert rassemble de nombreux artistes de légende parmi lesquels Paul McCartney, Ringo Starr, Mike Love, Sheryl Crow, et Eddie Vedder de Pearl Jam, Donovan et Ben Harper pour l’occasion d’un concert au Radio City Music Hall de New York le 4 avril 2009[7]. La soirée est intitulée « Change Begins Within / le changement commence de l’intérieur »[8],[9]. Les bénéfices récoltés doivent servir à enseigner la méditation transcendantale à un million d’enfants à risque de par le monde. Moby a expliqué au cours de la conférence de presse[10] à propos de la méditation transcendantale qu’il en « apprécie la simplicité, que ce n’est pas un dogme, ni une idéologie. Aucune autre méditation que j’ai essayé, n’a été aussi efficace pour apaiser mon esprit, et à m’aider à aller à ce niveau très calme et centré »[11].

Discographie[modifier | modifier le code]

Albums[modifier | modifier le code]

Voodoo Child[modifier | modifier le code]

Compilations / Live[modifier | modifier le code]

Albums virtuels[modifier | modifier le code]

Singles[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Singles de Moby.

Filmographie[modifier | modifier le code]

DVD[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

en tant qu'acteur
en tant que compositeur original
titres réutilisés

Séries[modifier | modifier le code]

Documentaire[modifier | modifier le code]

  • Earthlings de Shaun Monson. La bande originale reprend des classiques de Moby et il a composé certains morceaux exclusifs.

Jeux vidéo[modifier | modifier le code]

  • Il a réalisé les effets sonores de Fascination.
  • Il a fait la musique de l’introduction du jeu flash Sift head.
  • Sa chanson Bodyrock, fait partie de la BO du jeu de football Fifa 2001.
  • Il a également composé une partie de la BO de BioShock (2007), et ces morceaux sont regroupés dans un EP fourni dans l’édition collector du jeu.
  • La musique du menu de Asphalt: Urban GT 2 est sa chanson Lift Me Up.
  • Sa chanson Ooh yeah est utilisée dans le jeu Chime.

Émissions de radio[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Martin James, Moby - Replay, his Life & Times, Olmstead Press, 2001
  • Jean-Michel Oullion, Moby de A à Z, Musicbook, Éditions L’Express, 2002