Protestantisme
|
|
Cet article ne cite pas suffisamment ses sources (janvier 2012).
Si vous disposez d'ouvrages ou d'articles de référence ou si vous connaissez des sites web de qualité traitant du thème abordé ici, merci de compléter l'article en donnant les références utiles à sa vérifiabilité et en les liant à la section « Notes et références ». (Modifier l'article)
|
Le protestantisme regroupe l'ensemble des courants religieux chrétiens nés de l'opposition aux orientations prises par le catholicisme romain durant le Moyen Âge (et qui ont été définitivement affirmées par Rome au concile de Trente.) Cette rupture est connue comme Réforme et a été menée sous l'impulsion de théologiens tels que Martin Luther, Jean Calvin, Ulrich Zwingli parmi tant d'autres. John Wyclif, Jan Hus, Lefèvre d'Etaples sont considérés comme des précurseurs de la Réforme.
Le terme « protestant » est utilisé pour la première fois en 1529, quand les seigneurs et les villes qui suivaient la doctrine de Martin Luther se sont déclarés contre les décisions prises par la diète impériale à Spire à majorité catholique. Les protestants français, d'abord appelés « luthériens » au début par leurs adversaires, seront ensuite nommés par dérision « huguenots », puis « religionnaires ». Il s'agit de l'abréviation de « ceux de la Religion prétendue réformée », appellation officielle du protestantisme dans les actes royaux[1].
Au sein de la seule fédération protestante de France, vingt-six unions d'Églises sont dénombrées[2], tandis que, au plan international, ce sont environ trois cent vingt Églises issues du protestantisme qui participent au conseil œcuménique des Églises, de même qu'une trentaine d’Églises orthodoxes ou vieilles-catholiques.
L'estimation du nombre de protestants dans le monde est assez variable, selon que l'on prend en compte les seuls protestants « historiques » (ceux remontant à la Réforme « magistérielle » du XVIe siècle : calvinistes,réformés, presbytériens ; luthériens ; anglicans low church, épiscopaliens ; méthodistes — XIXe siècle, dissidence anglicane — principalement), au nombre d'environ trois cent cinquante millions, ou que l'on y ajoute les descendants (baptistes et autres Églises), « évangéliques », de la « Réforme radicale », toujours au XVIe siècle mais aussi après), qui sont, , en 2011, environ cinq cents millions dans le monde.En plus des " évangéliques " , on estime à deux cents millions le nombre des " pentecôtistes " dans le monde . Les « évangéliques » sont, avec les « pentecôtistes » (apparus au tout début du XXe siècle et mettant l'accent sur le « baptême du Saint-Esprit » lors du baptême à l' age adulte par immersion) très dynamiques et en constante expansion de par le monde (Amérique du Sud, Afrique, Asie... )[3].
Sommaire |
[modifier] Origine
Les débuts du protestantisme sont généralement remontés à la date du 31 octobre 1517, lorsque les étudiants du moine augustin allemand et docteur en théologie Martin Luther réagissent à la campagne d'indulgences lancée par l'un des plus hauts dignitaires de l'Empire, Albert de Hohenzollern, prince-électeur et archevêque de Mayence en affichant sur la porte de l'église de Wittenberg une lettre rédigée par Martin Luther constituée de 95 thèses, à la fois constat des dérives de l'Église, critique virulente des abus et solutions. L'année 1521 pourrait toutefois être également considéré comme déterminante : en janvier, Martin Luther est excommunié ; en avril, sommé par l'envoyé du Pape de se retracter devant la Diète de Worms, il répond qu'il ne le peut ni ne le veut, étant lié par la Parole de Dieu et par sa conscience. (« [Da] … mein Gewissen in den Worten Gottes gefangen ist, ich kann und will nichts widerrufen, weil es gefährlich und unmöglich ist, etwas gegen das Gewissen zu tun. Gott helfe mir. Amen. ») Invoqués ici pour la première fois, l'appel direct à Dieu et à la conscience individuelle sont des marqueurs du protestantisme.
Parmi les idées de Luther, l'accès de tous à la Bible sans discrimination sociale et l'égalité entre les hommes ont un fort écho dans la population majoritairement paysanne, à tel point qu'elles provoquent au printemps 1525 la Bauernkrieg (guerre des paysans) dans le Saint-Empire romain germanique.
Afin de mettre un terme rapide à cette explosion de violence contre la classe dirigeante, les princes se réunissent lors de la première diète de Spire, en 1526. Ils conviennent du décret de l'état d'urgence et décident que chaque prince choisit le culte à pratiquer dans son État, les opposants étant contraints de fuir vers un autre État favorable à leur foi. Cette confessionnalisation est déjà initiée à la fin de 1526 par Jean de Saxe qui institutionnalisa le luthéranisme.
Cependant, absent de cette assemblée formée par ses électeurs, Charles Quint demeure hostile à ces dispositions. Accusé par le Saint-Siège de soutenir Luther, Charles Quint décide d'endiguer la propagation des thèses luthériennes. Il convoque donc en 1529, avec son frère Ferdinand Ier, une seconde diète de Spire lors de laquelle il révoque toutes les concessions faites par les princes aux paysans. Ainsi, il réinstaure le culte catholique et la messe en latin. Ces derniers réagissent immédiatement sous la conduite de Jean de Saxe en émettant une protestation. Les princes signataires sont appelés « protestants ».
« Part. passé adj. et subst. de protester* d'après l'allemand Protestant (lui-même emprunté au latin protestans, -antis, part. prés. de protestari, v. protester) nom donné aux partisans de Luther, parce que en 1529, à l'issue de la Diète de Spire (19 avril) ils protestèrent publiquement d'appeler du décret de l'Empereur, à un Concile général : « so protestieren und bezeugen wir hier mit öffentlich vor Got…, dass ». »
— CDM, Quelques Mots Sur Les Protestants
[modifier] Histoire
Martin Luther (Allemagne) naît en 1483. Il publie Les 95 Thèses dénonçant les travers de l’Église catholique romaine comme la vente des indulgences, et affirme que la Bible doit être la seule autorité sur laquelle repose la foi en 1517. Luther brûle la bulle Exsurge Domine le menaçant d’excommunication en 1520 Devant la diète de Worms, en 1521, Luther refuse de se rétracter, s’estimant soumis à l’autorité de la Bible et de sa conscience plutôt qu’à celle de la hiérarchie ecclésiastique. Excommunication de Luther. Il est protégé par le Duc Jean-Frédéric de Saxe (1503-1554).
Le Luthéranisme devient religion d’État en Suède en 1529, puis au Danemark en 1536. Lors du synode de Chanforan, la majeure partie de l'Église vaudoise choisit d'adhérer à la Réforme en 1532. Calvin publie en latin l’Institution de la religion chrétienne. 1545 : massacre de 3 000 vaudois du Luberon. La même année, le concile de Trente réaffirme les dogmes et la discipline de l’Église Catholique. Il se termine en 1563. Mai 1559 : première assemblée nationale de l'Église réformée de France. 1er mars 1562 : Massacre de Wassy, des protestants sont massacrés par le duc de Guise, ce qui marque le début des guerres de Religion.
8 guerres de religion (1562-98) sont dénombré dans lesquelles la France connaît au XVIe siècle une fracture religieuse : la majorité du pays reste fidèle au catholicisme, tandis qu'une importante minorité rejoint la Réforme. Le principe de la coexistence de deux confessions dans le Royaume se révèle inapplicable. La guerre ne peut être évitée, signe de l'échec de la tolérance civile. Huit guerres vont se succéder sur une durée de 36 ans, entrecoupées de périodes de paix fragiles.
Le 18 août 1572, le mariage d’Henri de Navarre et de Marguerite de Valois est célébré à Paris. Peu après, le 23-24 août 1572, le Massacre de la Saint-Barthélemy a lieu à Paris. Un Conseil royal se réunit, au cours duquel il est décidé d'éliminer les principaux chefs huguenots. Coligny et d'autres gentilshommes protestants sont assassinés tant au Louvre qu'en ville. Cette exécution d'un nombre limité de chefs huguenots est suivie d'une tuerie sauvage qui va durer jusqu'au 29 août et fait dans Paris 4 000 victimes. Le massacre s'étend alors à la province où l'on dénombre 10 000 tués. Le massacre marque le début de la quatrième guerre de religion.
Le 25 juillet 1593, Henri IV se convertit au catholicisme, ce qui lui permet d'accéder enfin au trône de France auquel il prétendait depuis 1589. C’est à propos de cette cérémonie qu’il aurait prononcé la célèbre phrase : « Paris vaut bien une messe ». Henri IV signe l’Edit de Nantes, le 30 avril 1598, qui reconnaît la liberté de culte aux protestants. La promulgation de cet édit met fin aux guerres de religion qui ont ravagé la France au XVIe siècle, et constitue une amnistie mettant un terme à la guerre civile. Le royaume de France est alors le seul État où deux religions coexistent officiellement. L'assassinat d’Henri IV, ayant eu lieu le 14 mai 1610, par François Ravaillac, un catholique fanatique en désaccord avec les réformes religieuses du Roi.
Le 18 octobre 1685, Louis XIV signe l'Edit de Fontainebleau révoquant l’Edit de Nantes. Le protestantisme est interdit dans le royaume de France. S’en suit alors une période de persécutions qui conduit une partie des protestants à l'émigration (le Refuge) et l'autre partie à une sorte de résistance passive. C'est la période de l'Église sous la Croix, où des cultes clandestins se tiennent parfois au Désert (allusion à l'errance du peuple d'Israël dans le Sinaï), c'est-à-dire souvent en pleine nature (grottes, clairières, vallons isolés).
Le 7 novembre 1787, Louis XVI rend aux protestants une existence légale par l’édit de Tolérance qui leur donne un état-civil. Le 26 août 1789, l'adoption de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen (DDHC) qui promulgue la liberté de culte. Le 8 avril 1802, Napoléon Bonaparte par la loi du 18 germinal an X rétablit officiellement et organise définitivement le droit au culte protestant.
Le 25 octobre 1905, la Fédération protestante de France est créée. Le président actuel est Claude Baty (2007-). Le 9 décembre 1905, Aristide Briand, député socialiste, fait voter la loi sur la séparation des Églises et de l’État. Les protestants sont en grande majorité favorables à celle-ci, contrairement aux catholiques beaucoup plus hostiles à cette réforme. Ceci marque cependant l’achèvement d’un affrontement violent qui a duré presque vingt-cinq ans et qui a opposé deux visions de la France : la France catholique et la France laïque. 1997, Jean-Paul II en visite en France déclare officiellement qu'il regrette qu'en 1572 que « des chrétiens (aient) accompli des actes que l'Évangile réprouve ». Un an après, une commémoration du quatrième centenaire de l'Edit de Nantes est faite.
En 2009, 9500 protestants en fête sont dénombrés au Zénith de Strasbourg[réf. nécessaire]. Chaque premier dimanche de septembre de chaque année, entre 10 000 et 15 000 descendants de Huguenots, venant du monde entier, se réunissent au Mas Soubeyran ( village de Mialet ), au cœur des Cévennes gardoises près de la ville d' Anduze, en commémoration des Assemblées clandestines du temps de la période qui s' étendit de la Révocation de l' Edit de Nantes ( 1685 ) à celui de la Révolution.
[modifier] Pensée protestante
Les protestants modernistes hésitent à parler de "doctrine" ou de "religion". Ils préfèrent convictions, engagements ou valeurs. Ils préfèrent toujours préserver un espace de discussion et d'échange entre les fidèles, particulièrement pour leurs expressions de foi, même les plus conservatrices.
[modifier] Les Six Grands Principes
Toutes sensibilités confondues, les protestants partagent ces points fondamentaux (les deux premiers concernent le salut) :
- Sola gratia (« par la grâce seule »)
- L'homme ne peut pas mériter son salut auprès de Dieu, mais Dieu le lui offre gratuitement par amour. Ce qui rend l'homme capable d'aimer lui aussi. Ainsi, la valeur d'une personne ne dépend que de l'amour de Dieu, et non de ses qualités, ni de son mérite, ni de son statut social.
- Sola fide (« Seule la foi compte »)
- Ce don se fait à l'occasion d'une rencontre personnelle avec Dieu, en Jésus-Christ (solo Christo, par Christ seul). C'est cela la foi, non une doctrine ou une œuvre humaine. D'une personne à l'autre, elle peut surgir brusquement ou être le fruit d'un cheminement. Chacun la vit de manière particulière, comme sa réponse à la déclaration d'amour de Dieu.
- Sola scriptura (« par l'Écriture seule »)
- (A mettre en rapport avec le sacerdoce universel et l'éclairage indispensable du Saint Esprit)
- Considérée comme porteuse de la parole de Dieu, la Bible est à la fois la seule autorité théologique et le seul guide, en dernière instance, pour la foi et la vie. Elle est éclairée par la prédication de ministres appelés par l'Église et formés par elle (mais le Saint-Esprit peut appeler d'autres prédicateurs que seulement ceux-ci). À travers les témoignages humains qu'elle transmet, elle dessine des principes de vie à partir desquels s'exerce la responsabilité personnelle de chacun.
- Soli Deo gloria (« à Dieu seul la gloire »)
- Il n'y a que Dieu qui soit sacré, divin ou absolu. Ainsi, aucune entreprise humaine ne peut prétendre avoir un caractère absolu, intangible ou universel, y compris la théologie. De plus, partant du principe que Dieu a donné la liberté aux hommes, les protestants sont généralement favorables à un système social qui respecte la pluralité et les libertés.
- Ecclesia semper reformanda (« l'Église doit se réformer sans cesse »)
- Les institutions ecclésiastiques sont des réalités humaines. Elles sont secondes. « Elles peuvent se tromper », disait Luther. Ainsi, les Églises doivent sans cesse porter un regard critique sur leur propre fonctionnement et leur propre doctrine, à partir de la Bible. En revanche, les chrétiens catholiques pensent qu'il faut être guidé par l'Église de façon claire. La certitude peut aller dans certains cas jusqu'au dogme (vérité qui ne peut être reniée), prononcée par un concile, ou par le Pape en vertu de l'«infaillibilité pontificale».
- Principe de la Réforme protestante[4], que Luther considère comme central, selon lequel chaque baptisé est « prophète, prêtre et roi » sous la seule seigneurie du Christ. Ce concept anéantit les principes de hiérarchie au sein de l'Église. Chaque baptisé a une place de valeur identique, y compris les ministres (dont les pasteurs font partie). Issus d'études de théologie et reconnus par l'Église, ils sont au service de la communauté pour l'annonce de la Parole de Dieu (prédication et sacrements) et les missions particulières qui en découlent. Les femmes ont accès aux ministères de certaines Églises protestantes, cela a évolué en fonction des pays et des époques.
[modifier] Pratiques et croyances Protestantes
La doctrine protestante repose exclusivement sur les Écrits sacrés, à savoir la Bible, uniquement constituée de l’Ancien et du Nouveau Testament. Les écrits apocryphes ont été considérés par les Réformateurs comme intéressants mais non fondateurs de la foi[5] et ne sont plus imprimés dans les Bibles protestantes depuis le XIXe siècle. Le protestant croit donc à la résurrection et à la vie éternelle (voir les Évangiles). À l'instar de toutes les confessions chrétiennes, la résurrection de Jésus-Christ peut sans doute être considérée comme le point essentiel de la foi protestante. (cf. 1ère Epitre de S. Paul aux Corinthiens, chapitre 15, verset 14 : "si Christ n'est pas ressuscité, notre prédication est donc vaine, et votre foi aussi est vaine.") Les pratiques majeures sont communes avec celles de l’Église catholique (prières, lecture de la Bible, le culte dominical et la participation à l’Eucharistie, dénommée la Sainte-Cène).
Le protestantisme comporte toutefois notablement moins de "rites" que les autres branches du Christianisme. Par exemple, les protestants ne pratiquent pas le signe de croix et n'utilisent pas d'eau bénite, car ils considèrent qu'il s'agit là de superstitions. L'appartenance à l'Église est concrétisée chez les protestants par la confession de foi[6] et non par la participation aux rituels sacrementels qui a la préférence des catholiques.
Les protestants célèbrent les fêtes de Noël, des Rameaux, de Pâques (ils célèbrent le Jeudi Saint et le Vendredi Saint mais sans procession ni chemin de croix), de l’Ascension et de la Pentecôte.
Le Baptême et la Sainte-Cène sont les deux seuls sacrements chez les protestants, qui partent du principe que, d'après le témoignage des textes bibliques, seuls ces deux actes ont été institués par Jésus-Christ. Dans certaines Églises protestantes, le baptême n'est administré qu'à l’âge adulte tandis que d'autres laissent le choix et pratiquent assez largement le baptême des enfants.
Le mariage est la bénédiction divine d'un amour humain et, bien que le Protestantisme n'encourage pas la pratique du divorce, l'idée qu'un divorce peut être préférable à une vie de couple devenue très difficile est largement partagée ; le remariage de divorcés est possible.
Le culte des funérailles est destiné à l’accompagnement de la famille et des amis, il est centré sur l'annonce de l’Évangile et la promesse de résurrection. Le défunt est enterré simplement, avec respect : lecture d’un passage de la Bible et prières pour les familles. Il n'y a pas de cérémonie pour les morts de type messe anniversaire. Les autopsies, les prélèvements d’organes ainsi que la crémation sont en général autorisés.
[modifier] Différences avec l'Église catholique
Il existe de nombreuses différences entre le culte protestant et le culte catholique.
Les protestants se référent uniquement à la Bible comme source de doctrine (sola scriptura). Ils récusent en particulier la tradition, autre source dogmatique admise par le catholicisme. Ils insistent sur le rôle de l'Esprit saint pour accéder à une compréhension véritable du sens du message biblique. Les protestants ne reconnaissent pas l'autorité du Pape, ni celle des cardinaux. Pour des raisons historiques, il existe une multitude de communautés protestantes non affiliées les unes aux autres. Les Églises protestantes sont organisées soit autour d'évêques parfois appelés inspecteurs ecclésiastiques (d'après le sens du mot grec episkopos), il est alors question de système épiscopalien (cas des Luthériens et des Anglicans), soit autour de conseils presbytéraux souverains, les paroisses adhérant volontairement à des unions d'Églises régies par une sorte d'assemblée générale dénommée synode, il est alors question de système presbytérien-synodal (cas des Églises réformées). Ces unions qui sont cantonnées à l'échelon national se regroupent par obédience (luthérienne, réformée, anglicane, baptiste, méthodiste, etc.) au sein de fédérations internationales qui sont en général elles-mêmes affiliées au Conseil œcuménique des Églises (COE).
Les protestants n'accordent pas à leur clergé un rôle spécifique de prêtres. Les pasteurs sont des conseillers et des savants dont le rôle est de former les croyants, de leur indiquer la direction à suivre. Ils président le culte et administrent la Sainte-Cène mais, moyennant une officialisation par l'Église pour des raisons de bon ordre et de discipline, des laïcs peuvent parfaitement en faire autant, y compris la prédication moyennant formation théologique. C'est l'ensemble des croyants qui est investi de la prêtrise (doctrine dite du sacerdoce universel, fondée notamment sur des textes de l'Epître aux Hébreux). Dans l'Église catholique, le prêtre en prononçant les paroles de l'absolution au sein de la confession accorde effectivement le pardon de Dieu, le pasteur se borne à rappeler au cours de la liturgie la promesse de pardon acquise "à ceux qui se repentent et qui croient"; le reste se passe directement entre le croyant et Dieu. (Exception : les anglicans utilisent le mot prêtre, sans toutefois y mettre le sens catholique.)
Comme explicité au paragraphe précédent, les protestants ne reconnaissent que deux sacrements (le baptême et l’eucharistie ou Sainte-Cène) contre sept chez les catholiques (le baptême, l'eucharistie, la confirmation, la réconciliation, le mariage, l'ordination et l'onction des malades). Certains de ces rites existent toutefois sur un mode mineur : la confirmation (qui se pratique environ deux ans plus tard que chez les catholiques lorsque l'enfant a développé son sens critique et sa personnalité), la confession des péchés (soit collective au cours du culte soit personnelle dans le secret de la prière, mais jamais auriculaire à la manière catholique ; les protestants n’ont donc pas de sacrement de réconciliation (le dialogue avec un prêtre) et le pasteur n'a pas le pouvoir de remettre les péchés), le mariage, l'ordination (des pasteurs luthériens) ou la reconnaissance des ministères (des pasteurs réformés) remplacent l'ordination des prêtres mais en sont très éloignées dans la forme comme dans le fondement théologique, la question de la prêtrise restant au fond la grande différence entre les conceptions catholiques et protestantes de l'Église.
La question dite de la présence réelle de Jésus lors de la Cène est particulièrement embrouillée. Les protestants ne croient pas à la transsubstantiation, doctrine catholique qui affirme la transformation physique et matérielle des deux espèces de la communion en véritable chair et en véritable sang du Christ lors de l'eucharistie. La majorité des protestants croit à la présence réelle de Jésus de manière spirituelle lors de la Cène. Le fait que l'expression présence réelle - considérée comme un tant soit peu pléonastique - ne soit guère utilisée par les Protestants ne doit pas faire croire qu'ils réduisent la Cène à un symbole. Cette position existe toutefois également (depuis Zwingli) mais reste minoritaire. Il est intéressant de noter que la communauté de Taizé avait trouvé une formulation qui convenait à l'ensemble des Églises chrétiennes, parlant d'un "mémorial sacrificiel"[7]
Les concepts de purgatoire (lieu de souffrance auquel l'Homme accède après la mort pour se racheter et se purifier de ses péchés avant d'accéder au paradis), canonisation (pratique catholique, mais aussi orthodoxe, par laquelle un homme ou une femme est reconnu comme Saint ou Sainte) et d'indulgence (à l'époque il y avait possibilité pour un catholique de verser une somme d'argent au Pape en échange du pardon de ses péchés, aujourd'hui c'est surtout le pardon donné par le Pape pour les grandes fêtes, par exemple l'Indulgence Plénière de Noël, ou dans d'autres occasions) n'existent tout simplement pas. La notion de « saint », signifiant « mis à part », s'applique depuis Luther à tous les chrétiens puisque tous sont rachetés par Jésus-Christ et de ce fait sanctifiés. Il n'existe donc pas d'élite composées de chrétiens qui seraient plus saints que les autres[8].
On[Qui ?] croit souvent à tort que l'excommunication (pratique par laquelle le Pape exclut quelqu'un de l'Église et de fait l'empêche temporairement ou définitivement de recevoir des sacrements) n'existe pas chez les protestants. Mutatis mutandis, ce n'est effectivement pas le Pape qui la prononce, mais elle est théoriquement possible, soit sous l'autorité de l'évêque (organisation de l'Église selon le système épiscopalien), soit sous celle du conseil presbytéral (système presbytéro-synodal). Elle est en général tombée en désuétude sauf chez certains évangéliques, elle joue même un rôle de maintien de la cohésion des communautés Amish où l'excommunié est ipso facto mis au ban de la communauté au plan social. Les protestants ne donnent pas une place particulière à Marie. Ils ne croient pas à son Immaculée Conception, qui n'est pas un dogme du Protestantisme. Néanmoins, ils adhèrent à la naissance virginale de Jésus et Marie fait partie des témoins privilégiés au même titre que les disciples du Christ.
Les protestants ne font pas appel à des intercesseurs comme Marie et les Saints dans leurs prières. Selon eux le croyant est seul responsable devant Dieu et ne doit pas passer par des intermédiaires pour dialoguer avec Lui. Ceux-ci croient que Jésus est le seul intermédiaire entre Dieu le Père et eux mêmes. Ils ne croient pas à l'utilité de la pratique catholique de la confession (voir plus haut le paragraphe sur la prêtrise.) Les Pasteurs Protestants ont le droit (voire le devoir) de se marier et les femmes peuvent être Pasteur.
[modifier] Églises et mouvements
Au XXIe siècle, l'héritage protestant se vit à travers de nombreux mouvements, car le principe même du protestantisme se veut réformateur en permanence afin d'éradiquer le poids éventuel de la tradition. Ainsi, une multitude de mouvements, souvent proches, sont dénombrés.
Dès le début, les Églises historiques multitudinistes sont organisées en plusieurs Églises en fonction des courants théologiques ou des circonstances historiques. Elles s'adressent dans le même mouvement à leurs membres et à la société (d'où le terme « multitude »). Il s'agit[9] des Églises luthériennes, des Églises réformées (calvinistes ou zwingliennes) et de l'Église anglicane.
En plus des luthériens, des réformés et des anglicans, la Réforme a connu très tôt un quatrième courant, non « magistériel », accusé par les autres de mettre à côté ou au-dessus de la Bible une illumination intérieure considérée comme subjective, et nommé par eux « illuminés » ((de) Schwärmer) ou « Anabaptistes » (parce que, ne reconnaissant qu'un baptême d'adultes, ils « rebaptisaient » ceux qui l'avaient été, enfants, ailleurs). Les tenants de cette Réforme radicale affirmaient, eux, que cette illumination intérieure était l'œuvre du Saint-Esprit. Sont les héritières directes de la partie pacifiste de ce courant les Assemblées mennonites, dont les Amish font partie. S'y rattachent spirituellement les Baptistes et autres groupes apparentés issus à diverses époques de l'anglicanisme, avec souvent une mise en valeur de la piété face au « monde ». Dans ce groupe, les Quakers occupent une place à part. Fondé en 1650 en Angleterre par George Fox, ce mouvement très ancré dans la culture anglo-saxonne se distingue des autres communautés issues du christianisme par l'absence de credo, de clergé et de hiérarchie. De nombreux Quakers ne ressentent pas leur foi comme entrant dans les catégories chrétiennes traditionnelles, bien que subsiste au sein du Quakerisme un large courant évangélique.
Dans les siècles suivants, d'autres mouvements ont vu le jour à partir de « réveils » spirituels du XIXe siècle. Le principal, issu de la prédication de John Wesley, est le méthodisme. Conjuguant retour à la Bible, à la prière et à l'engagement social, il est le précurseur de mouvements socio-évangéliques tels l'Armée du Salut, fondée par William Booth en Angleterre, à la fin du XIXe siècle. Refusant la prédestination, confessant la responsabilité de l'individu dans sa propre foi, il est aussi la source du pentecôtisme, né d'un Réveil plus récent. D'autres Églises indépendantes, privilégiant un aspect ou un autre de la foi ou de la pratique chrétienne, existent aussi : les Darbystes et autres « Assemblées de frères », les Adventistes du septième jour, etc. « Églises évangéliques » est le terme générique qui regroupe toutes ces dénominations. La plupart du temps, hormis dans le méthodisme classique, ce sont des « Églises de professants ou de confessants » et non « de multitude » : elles demandent un engagement et une profession de foi personnels à leurs membres et la plupart, de ce fait, ne baptisent que des adultes ou éventuellement des adolescents (elles sont « baptistes »). Certaines rebaptisent les chrétiens venus d'autres Églises, car elles ne reconnaissent que le baptême d'adultes fait par immersion. Ce terme s'applique aussi aux courants fondamentalistes d'origine nord-américaine.
Les Témoins de Jéhovah quant à eux ne croient pas en la Trinité de Dieu et ne se revendiquent pas du protestantisme historique. Leur mouvement est né à la fin du XIXe siècle aux États-Unis, il est lié au protestantisme à travers son fondateur Charles Taze Russell qui était un pasteur protestant[10].
[modifier] Personnalités
Cette section contient une liste de pasteurs, de théologiens et de personnalités impliquées dans la pensée protestante.
- Pierre Valdo (à l'origine de l'Église Vaudoise) : 1140-1206 XIIe siècle
- John Wyclif : 1320-84
- Jan Hus : 1369-1415
- Martin Luther : 1483-1546
- Ulrich Zwingli : 1484-1531
- Guillaume Farel : 1489-1565
- Martin Bucer : (1491-1551)
- Menno Simons (1496–1561)
- Philippe Melanchthon : 1497-1560
- Andreas Cellarius (théologien) : 1503-62
- David Joris : 1501-56
- Heinrich Bullinger : 1504-75
- Jean Calvin : 1509-64
- John Knox : 1513-72
- Sébastien Castellion : 1515-63
- Théodore de Bèze : 1519-1605
- Guy de Brès : 1522-67
- John Napier : 1550-1617
- Henri IV : 1553-1610
- Catherine de Parthenay : 1554-1651
- Moïse Amyraut : 1596-1664
- John Dury : 1600-1680
- Henry Xhrouet, dit Chrouet : 1621-91
- George Fox : 1624–1691
- David Martin : 1639-1721
- Jean-Alphonse Turretin : 1671-1737
- Jean-Frédéric Ostervald : 1663-1747
- Elie Marion : 1678-1713
- John Wesley : 1703-1791
- Paul Rabaut : 1718-94
- Adam Smith : 1723-1790
- Emmanuel Kant : 1724–1804
- Jean-Frédéric Oberlin : 1740-1826
- Jean-Paul Rabaut Saint-Étienne : 1743-93
- François-Antoine de Boissy d'Anglas : 1756-1826
- Jean de Visme : 1760-1819
- Frédéric Schleiermacher : 1768–1834
- Alexandre Vinet : 1797-1847
- John Nelson Darby : 1800–82
- Guillaume Adam de Félice : 1803-71
- John Bost : 1817–81
- Henri Dunant : 1828-91
- Adolf von Harnack : 1851–1930
- Max Weber : 1864-1920
- Albert Schweitzer : 1875-1965
- Marc Boegner : 1881-1970
- Karl Barth : 1886-1968
- Paul Tillich : 1886-1965
- Emil Brunner : 1889–1966
- Suzanne de Dietrich : 1891-1981
- André Trocmé : 1901-1971
- Dietrich Bonhoeffer : 1906-1945
- Madeleine Barot : 1909-95
- Jacques Ellul : 1912-94
- Paul Ricœur : 1913-2005
- Billy Graham : 1918-
- Martin Luther King : 1929-68
- Jean Baubérot : 1941-
- Jean-Arnold de Clermont : 1941-
[modifier] Fêtes et rassemblements
Dans les Églises historiques européennes, en plus des fêtes chrétiennes (référées à Jésus-Christ selon la Bible), on célèbre parfois :
- Le Nouvel An, le 1er janvier ;
- La fête de la récolte, le premier dimanche d'octobre (dans les milieux luthériens influencés par l'Europe du nord ou aux États-Unis) ;
- La fête de la Réformation, le 31 octobre ou, à défaut, le dimanche précédent, commémorant l'affichage des 95 thèses de Luther ;
- L'Assemblée du Désert au Musée du Désert, le premier dimanche de septembre, à Mialet dans les Cévennes, en souvenir des Camisards ; beaucoup de protestants français et issus des pays du Refuge s'y rendent généralement[11].
[modifier] Notes et références
- Jean-Louis Guez de Balzac dans le Socrate Chrestien, 10e discours (1623) sur la meilleure façon de nommer les protestants.
- Les évangéliques s’imposent chez les protestants français, 2010-11-19 [lire en ligne]
- Encyclopédie du protestantisme (ISBN 26-13-055415-6) sous la direction de Pierre Gisel, Quadrige dicopoches, PUF (plus particulièrement à l'entrée « pentecôtisme », page 1058). Autre source : Les évangéliques à la conquête du monde (ISBN 97862626260276065) par Patrice de Plunkett, éditions Perrin. Hors série de l'hebdomadaire Le Point, intitulé Dieu (numéro 2049-2050), page 172.
- Pp. 350-51 de « Priesthood of All Believers », L. Siegele-Wenschkewitz in The encyclopedia of Christianity, Eerdmans Publishing, 2005.
- voir l'introduction aux Livres Deutérocanoniques dans la TOB (Traduction Oecuménique de la Bible), Editions du Cerf - Les Bergers et les mages
- "L’Église locale accueille comme membres, à leur demande, ceux qui reconnaissent que « Jésus-Christ est le Seigneur »", Discipline de l'Église Réformée de France, voir http://www.eglise-reformee-fr.org.
- Une seule eucharistie, de Frère Max, de Taizé, édité par Les Presses de Taizé, 1973.
- Sainteté et martyre selon la tradition protestante par Gottfried Hammann, in Saints, sainteté et martyre: la fabrique de l'exemplarité: actes du colloque tenu à l'université de Neuchatel les 27 et 28 novembre 1997, éditions de la Maison des sciences de l'Homme, Paris.
- Liste des Églises protestantes
- Bernard Blandre, Les Témoins de Jéhovah, Brepols, 1991
- " Encycopédie du protestantisme " Pierre Gisel , éditions Quadrige/PUF , 2006 :
[modifier] Annexes
[modifier] Bibliographie
- BAUBEROT (Jean). Histoire du Protestantisme. Puf, 2007
- BIZEUL (Yves), L'identité protestante, Paris, Méridiens Klincksieck, 1991
- BOISSON (Didier). Consciences en liberté ? Itinéraires d’ecclésiastiques convertis au protestantisme (1631-1760). Éditions Honoré Champion, 2009. (ISBN 978-2-7453-1773-5)
- BORELLO (Céline). Les Protestants de Provence au XVIIe siècle. Préface de M. Vovelle. Éditions Honoré Champion, 2004. 560 p., (ISBN 978-2-7453-0883-2)
- BOST (Hubert). Ces Messieurs de la R.P.R. Histoires et écritures de huguenots, XVIIe-XVIIIe siècles. Éditions Honoré Champion, 2001. 416 p., (ISBN 978-2-7453-0503-9)
- DARGENT (Claude). Les protestants en France aujourd'hui, Paris, Payot, 2005
- ENCREVE (André). Les protestants en France de 1800 à nos jours, histoire d’une réintégration. Éditions Stock, 1985
- ENCREVE (André). Protestants français au milieu du XIXe siècle, les Réformés de 1848 à 1870, Genève, Labor & Fides, 1986
- Encyclopédie du protestantisme, sous la dir. de Pierre GISEL et Lucie KAENNEL, Paris / Genève, PUF / Labor et Fides, 2006 (2e édition)
- DUBIEF (Henri) et POUJOL (Jacques), La France protestante, Histoire et lieux de mémoire, Max Chaleil éditeur, Montpellier, 1992, rééd. 2006
- FATH (Sébastien). Du ghetto au réseau. Le protestantisme évangélique en France de 1800 à 2005, Genève, Labor et Fides, 2005
- FATH (Sébastien). Juifs et protestants face à la loi de 1905 sur la séparation des Églises et de l’État, Les Cahiers du Judaïsme, hiver-printemps 2001, n°9, 104-20
- FATH (Sébastien), Les protestants, Paris, Le Cavalier Bleu, 2003 (collection "Idées reçues")
- GUILLEMENOT-EHRMANTRAUT (D). L’Église réformée de langue française à Mannheim de 1652 à 1689. Éditions Honoré Champion, 2003. 512 p., (ISBN 978-2-7453-0723-1)
- LEONARD (Emile G.), Histoire générale du Protestantisme, Paris, PUF, 1964
- KRUMENACKER (Yves). Les Protestants du Poitou au XVIIIe siècle (1681-1789). Éditions Honoré Champion, 1997. 528 p., (ISBN 978-2-85203-742-7)
- KRUMENACKER (Yves). Des Protestants au Siècle des lumières. Le modèle lyonnais. Éditions Honoré Champion, 2002. 368 p., (ISBN 978-2-7453-0533-6)
- MENTZER (Raymond). La Construction de l’identité réformée aux XVIe et XVIIe siècles : le rôle des consistoires. Éditions Honoré Champion, 2006. 322 p., (ISBN 978-2-7453-1210-5)
- MINERBI BELGRADO (Anna). L’avènement du passé. La Réforme et l’histoire. Éditions Honoré Champion, 2004. 352 p., (ISBN 978-2-7453-0934-1)
- ROSEN-PREST (Viviane). L’Historiographie des Huguenots en Prusse au temps des Lumières. Éditions Honoré Champion, 2002. 832 p., (ISBN 978-2-7453-0587-9)
- ROME (Catherine). Les Bourgeois protestants de Montauban au XVIIe siècle. Une élite urbaine face à une monarchie autoritaire. Éditions Honoré Champion, 2002. 592 p., (ISBN 978-2-7453-0595-4.)
- SCHEIDECKER (Marc) et GAYOT (Gérard). Les protestants de Sedan au XVIIIe siècle. Le peuple et les manufacturiers. Éditions Honoré Champion, 2003. 302 p., 16 pl. ill. n/b. (ISBN 978-2-7453-0834-4)
- SIBUE (Annick). Luther et la réforme protestante. Éditions Eyrolles, 2011. 183 p., (ISBN 978-2-2125-4859-4)
- RAMBEAUD (Pascal). De La Rochelle vers l’Aunis. L’histoire des réformés et de leurs Églises dans une province française au XVIe siècle. Éditions Honoré Champion, 2003. 608 p., (ISBN 978-2-7453-0910-5)
- YARDENI (Myriam). Le Refuge huguenot : assimilation et culture. Éditions Honoré Champion, 2002. 240 p., (ISBN 978-2-7453-0537-4)
- YARDENI (Myriam). Huguenots et juifs. Éditions Honoré Champion, 2008. 224 p., (ISBN 978-2-7453-1639-4)
- WILLAIME (Jean-Paul) et Jean Baubérot, ABC du protestantisme, Genève, Labor et Fides, 1990
- WILLAIME (Jean-Paul). La précarité protestante. Sociologie du protestantisme contemporain. Genève, Labor et Fides, 1992
- WILLAIME (Jean-Paul), Protestantisme, Le Cerf, Collection « Histoire des Religions », 2007.
- Jean Baubérot, Histoire du Protestantisme, PUF (« Que sais-je ? »), 1998 (5e édition).
- Encyclopédie du protestantisme : Hubert Bost, Jean Baubérot « Protestantisme » [lire en ligne]
- Pierre Gisel et Lucie Kaennel , Encyclopédie du protestantisme "" 2ième édition , Paris-Genève , Quadrige/PUF , Labor et Fides ,2006 .
- Arnaud de Lassus, Connaissance élémentaire du Protestantisme, Action Familiale et Scolaire, 31 rue Rennequin 75017 Paris, mars 2004 (tel que compris par les catholiques intégralistes).
- Laurent Gagnebin et Raphaël Picon, Le Protestantisme, la foi insoumise, Paris, Flammarion (Champs, no 591), 2005.
- Geoffroy de Turckheim, Comprendre le protestantisme, Paris, Eyrolles (Pratique), 2006.
- Le livre des déliberations de l’Église réformée de l’Albenc (1606-1682). Édition du manuscrit conservé à la bibliothèque d’Étude et d’Information. Fonds dauphinois. Établie par F. Francillon. Éditions Honoré Champion, 1998. 352 p., (ISBN 978-2-85203-741-0).
- Édifier ou instruire ? Les Avatars de la liturgie réformée du XVIe au XVIIIe siècle. Textes recueillis par Maria-Cristina Pitassi. Éditions Honoré Champion, 2000. 146 p., (ISBN 978-2-7453-0220-5).
- BOISSON (Didier). Les Protestants de l’ancien colloque du Berry, de la Révocation de l’Édit de Nantes à la fin de l’Ancien Régime (1679-1789), ou l’inégale résistance de minorités religieuses. Éditions Honoré Champion, 2000. 800 p., (ISBN 978-2-7453-0238-0).
- YARDENI (Myriam). Repenser l’histoire : aspects de l’historiographie huguenote des guerres de religion à la Révolution française. Éditions Honoré Champion, 2000. 224 p., (ISBN 978-2-7453-0240-3).
- La diaspora des huguenots. Les réfugiés protestants de France et leur dispersion dans le monde (XVIe-XVIIIe siècles). Préface de P. Joutard, conclusion de C. Bordes-Benayoun. Textes réunis par Eckart Birnstiel avec la collaboration de Chrystel Bernat. Éditions Honoré Champion, 2001. 208 p., (ISBN 978-2-7453-0425-4).
- WEISS (Charles) Histoire des Réfugiés Huguenots
- La vie intellectuelle aux refuges protestants. Tome I. Actes de la Table ronde de Münster du 25 juillet 1995, réunis par Jens Häseler et Antony McKenna. Éditions Honoré Champion, 1999. 368 p. (ISBN 978-2-7453-0008-9).
- La vie intellectuelle aux refuges protestants. Tome II. Huguenots traducteurs. Actes de la Table ronde de Dublin, juillet 1999, édités par Jens Häseler et Antony McKenna. Éditions Honoré Champion, 2002. 192 p., (ISBN 978-2-7453-0530-5).
- Refuge et désert. L’évolution théologique des huguenots de la Révocation à la Révolution française. Actes du colloque du Centre d’étude du XVIIIe siècle, Montpellier, 18-20 janvier 2001. Édité par Hubert Bost et Claude Lauriol. Éditions Honoré Champion, 2003. 320 p., (ISBN 978-2-7453-0751-4).
- Le consistoire de l’Église wallonne de Rotterdam, 1681-1706. Édition annotée des Actes avec une présentation historique par Hubert Bost. Éditions Honoré Champion, 2008. 448 p., (ISBN 978-2-7453-1623-3).
- Les huguenots dans les Îles britanniques de la renaissance au lumières. Écrits religieux et représentations. Textes réunis par Anne Dunan-Page et Marie-Christine Munoz-Teulié. Éditions Honoré Champion, 2008. 272 p., (ISBN 978-2-7453-1675-2).
- Le dictionnaire des pasteurs dans la France du XVIIIe siècle. Sous la direction de Yves Krumenacker. Éditions Honoré Champion, 2008. 464 p., (ISBN 978-2-7453-1683-7).
[modifier] Périodiques
- « La population française n’a plus de couleur politique majoritaire ». Le Monde, 21 octobre 2005, numéro 18892, p. 8.
- « La situation des religions monothéistes ». Cahiers Français, septembre 2007, numéro 340, p. 72-94.
- « La vitalité du protestantisme français ». Sciences Humaines, juillet 2006, numéro 173.
[modifier] Articles connexes
- Protestantisme en France
- Fédération protestante de France
- Théologie protestante
- Réforme protestante
- Réforme radicale
- Traductions de la Bible en français
- Protestantisme évangélique
- Protestantisme libéral
- Tradition (christianisme)
- Personnalités d'origine protestante ou liées au protestantisme
- Histoire des missions protestantes
- Ligue chrétienne espérantiste internationale
- Monument international de la Réformation
- Musique dans les Églises réformées
- Sionisme chrétien
- Amazing Grace
- Musée protestant à La Rochelle
- Projet:Protestantisme
- Société de l'histoire du protestantisme français
- Institut biblique du Québec
- Luthéranisme