Citigroup

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Citigroup Inc.

alt=Description de l'image Citi.svg.
Création 1998
Forme juridique Publique
Action NYSE : C
TSE : 8710
Slogan Citi never sleeps
Siège social Drapeau des États-Unis New York, État de New York (États-Unis)
Direction Michael Corbat, directeur général[1]
Michael E. O'Neill, président du conseil d'administration
Gary Crittenden, directeur financier[2]
Actionnaires Abu Dhabi Investment Authority, 4,9 %
Kingdom Holding Company, 4,3 %
Activité Assurance et finance
Produits Comptes courants
Assurance
Courtage
Banque d’investissement
Asset Based Lending
Crédit à la consommation
Effectif 269 000 (2009)
Site web http://www.citigroup.com/
Capitalisation 124 Md$
Chiffre d’affaires en augmentation76,4 Md$ (2013)[3]
Résultat net en augmentation13,6 Md$ (2013)

Citigroup Inc. (NYSE : C, TSE : 8710), opérant sous le nom Citi, est une entreprise financière majeure basée à New York, issue de la fusion de Citicorp avec Travelers Group le 7 avril 1998.

Au regard du Forbes Global 2000 2011, Citigroup serait la dixième plus grande entreprise mondiale[4], avec des actifs financiers totalisant 2 200 milliards de dollars américains (juin 2007).

L'entreprise emploie 332 000 personnes dans le monde, et possède environ 200 millions de clients dans plus de 100 pays différents. Elle fait partie du Dow Jones Industrial Average depuis le 17 mars 1997[5]. Depuis novembre 2007, son actionnaire principal, avec 4,9 % du capital est l'Abu Dhabi Investment Authority suivi (avec environ 4,6 % du capital) de la Kingdom Holding Company du prince Al-Walid Al Saoud.

Citicorp Center (à présent Citigroup Center), Ville de New York.

Histoire[modifier | modifier le code]

Citigroup a été créé le 8 octobre 1998 après la fusion de la banque Citicorp et de la compagnie d'assurances Travelers Group, devenant ainsi la plus grande organisation de services financiers au monde. Interdite auparavant, cette fusion a été rendue possible par le Gramm-Leach-Bliley Act Financial Services Modernization Act de 1999.

Son histoire est donc divisée entre l'histoire de toutes les sociétés qui ont précédemment fusionné avec soit Citicorp - une multinationale du secteur bancaire opérant dans près de 100 pays -, soit Travelers Group dont les principaux secteurs d'activités sont : l'assurance, les crédits, le courtage et le financement des consommateurs.

En tant que tel, l'historique de Citigroup remonte à la fondation de la City Bank of New York (renommée en Citibank) en 1812, de Bank Handlowy en 1870, de Smith Barney en 1873, de Banamex en 1884, et de Salomon Brothers en 1910.

Citicorp[modifier | modifier le code]

Citicorp est la société mère de Citibank. L'histoire de Citicorp remonte à 1812. Après l'accord de l'Etat de New-York daté du 16 juin 1812, c'est en effet le 14 septembre de cette même année que fut créée avec un capital de 2 millions de dollars, The City Bank of New York, une institution financière pour les commerçants locaux et les négociants et dont le siège se trouvait à Wall Street. Samuel Osgood en fut le premier président. Bien avant la fin du siècle, elle déploya ses ailes sur d'autres États du pays ainsi qu'à l'étranger. The City Bank of New York fut alors transformée en The National City Bank of New York en 1865 après avoir rejoint le nouveau système des banques fédérales des États-Unis. En 1895, The National City Bank of New York est alors la plus grosse banque des États-Unis.

National City achète en 1910 une part importante de la Banque de la République d'Haïti, la banque centrale d'Haïti, trésorier du pays et doté d'un monopole sur l'émission de billets[6] Après l'invasion américaine d'Haiti, National City acheta tout le capital de la Banque de la République. Elle fut alors critiquée pour des pratiques jugées déloyales, telle que le refus de payer au gouvernement d'Haïti les intérêts sur l'argent déposé sur ses comptes, qui étaient transférées par City Bank à New York. Elle ne se mit à payer les intérêts qu'après 1922, mais seulement à un taux de 2 %, au lieu des 3,5 % accordé aux autres dépositaires équivalents. Selon le sénateur et économiste Paul Douglas, cela équivalait à une perte d'un million de dollars en intérêt, à une période où les revenus du budget haïtien étaient de moins de 7 millions de dollars[7].

En devenant le plus gros contributeur de la Réserve fédérale de l'État de New York en 1913, puis l'année suivante en inaugurant la première banque Américaine à l'outre-mer à Buenos Aires, The National City Bank of New York s'est imposée comme l'un des leaders majeurs du secteur bancaire. Le 24 décembre 1927, l'anarchiste italien Severino Di Giovanni pose une bombe devant ses bureaux à Buenos Aires, dans le cadre d'une campagne internationale en soutien à Sacco et Vanzetti.

Après la Première Guerre mondiale, l'achat de la banque Américaine d'outre-mer, The International Banking Corporation, en 1918, a fait d'elle la plus importante banque des États-Unis avec des capitaux dépassant le milliard de Dollars, et par conséquent la plus grande banque de commerce du monde en 1929. Au fur et à mesure de son développement, la banque est devenue l'un de leaders en termes d'innovations de services bancaires, avec la création des Traveler's Chèques (1904), les intérêts composés sur l'épargne (1921), les prêts personnels à risque (1928), les comptes courants clients (1936) et le certificat négociable de dépôt (1961).

À partir de 1902, l'expansion internationale se concrétisa par l'ouverture d'agences à Londres, Shanghai, Hong Kong, Yokohama, Manille et Singapour. Dans les années 1930, la banque comptait déjà plus de 100 agences dans 23 pays avant que la Seconde Guerre mondiale ne la contraigne temporairement à mettre un frein à ses activités en Europe et en Asie. L'internationalisation de la banque était cependant bien en marche. La City Bank devint la plus grande banque des États-Unis, changea son nom en The First National City Bank of New York en 1955 raccourci par First National City Bank lors du 150e anniversaire de la création du groupe en 1962. Elle en profitera pour transférer son nouveau siège principal dans le bâtiment caractéristique de Park Avenue qui définit la silhouette de New York.

La logique a voulu que la First National City Bank s'intéresse elle aussi aux secteurs de la carte bancaire et du leasing, et, son introduction dans les certificats de dépôts à Londres a marqué le début des nouveaux instruments de négociation du marché depuis 1888. Devenant ensuite la MasterCard, le groupe lança sa carte de crédit First National City Charge Service en 1967, popularisée sous le nom de « la carte à tout faire ».

Afin de soutenir une nouvelle expansion de ses activités, l'institution créa en 1968 un holding composé d'une seule banque. En 1974, elle le rebaptisa Citicorp, dont la principale filiale n'est autre que Citibank. Peu après, la banque lança la Citicard, qui a été pionnière dans l'utilisation des distributeurs automatiques 24h/24h.

Dans son expansion, la banque a acquis en 1981 la compagnie de cartes de crédit Narre Warren-Caroline Springs. John S. Reed a été élu Directeur général en 1984, et Citi est devenu alors un membre fondateur de CHAPS (Clearing House Automated Payment Service) à Londres. Sous sa direction et durant 14 années, Citibank est devenue la plus importante des États-Unis, le plus grand fournisseur de cartes de crédit au monde, et a étendu son offre à plus de 90 pays.

Fusion de Citicorp et de Travelers Group[modifier | modifier le code]

Au mois d'avril 1998, Citicorp fit part de son intention de fusionner avec Travelers Group, un holding principalement actif dans les assurances, mais qui compte également Salomon Smith Barney (Smith Barney en 2008) et Primerica parmi ses activités. Le 8 octobre 1998, cette fusion fut réalisée pour former ainsi Citigroup, l'une des plus grandes sociétés de services financiers au monde, avec 200 millions de clients dans plus de 100 pays.

En 2007, Citigroup a acquis la marque Egg quand elle a racheté Egg Banking plc, pour 575 millions de £, à Prudential.

Sauvetage financier[modifier | modifier le code]

Le 23 novembre 2008, suite à une baisse du cours des actions de Citigroup d'environ 70 %[8], le gouvernement fédéral américain a garanti plus de 300 milliards USD de ses actifs en échange d'une prise de participation dans l'entreprise pour 27 milliards USD[9].

Le 16 janvier 2009, Citigroup a annoncé son intention de se réorganiser en deux entités : Citicorp pour ses activités bancaires visant le détail et l'investissement et Citi Holdings pour ses activités de courtage et de gestion d'actifs[10]. Citigroup continuera d'exister comme une seule entité pour le moment, mais les gestionnaires de Citi Holdings seront encouragés à profiter des opportunités d'affaires quand elles apparaitront[10] et de futures fusions ou ventes d'actifs ne sont pas exclues[11].

Le 27 février 2009, le Département du Trésor des États-Unis a signé une entente lui permettant d'augmenter sa participation jusqu'à 36 % du capital de Citigroup. Cette participation donne au gouvernement américain sept fois plus de droits de vote que Al-Walid ben Talal ben Abd al-Aziz Al Saoud, deuxième plus important actionnaire[12]. Dans le cadre de cette entente, le gouvernement fédéral américain a décidé d'acquérir pour 25 milliards USD d'actions privilégiées sur un montant total émis de 27,5 milliards USD[13].

Le groupe a perdu plusieurs dizaines de milliards de dollars en 2008 et 2009[14].
En avril 2009, Citigroup vend Primerica[réf. nécessaire].
Le 30 avril 2012, Citibank Belgium est vendu au Crédit Mutuel Nord Europe. En août 2014, Citigroup vend 41 agences dans le Texas à BB&T[15]

En septembre 2014, Citigroup annonce l'acquisition des activités de commerce de métaux de Deutsche Bank pour un montant inconnu, après avoir fait de même en juillet sur les activités de commerces d'électricité aux États-Unis de Deutsche Bank[16].

En novembre 2014, après une enquête de la Financial Conduct Authority (Royaume-Uni), de la Finma (Suisse), de la Commodity Futures Trading Commission (États-Unis) et de l'Office of the Comptroller of the Currency (États-Unis), Bank of America, Citigroup, HSBC, JP Morgan Chase, Royal Bank of Scotland et UBS paient une amende de 4,2 milliards de dollars dans le cadre d'ententes pour manipuler le cours du Libor, un indice de taux de change[17].

Gouvernance[modifier | modifier le code]

Au 5 novembre 2007

Données financières[modifier | modifier le code]

Données financières en millions de dollars[18]
ANNEE 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010
Produit net bancaire 71 308 77 442 76 223 80 077 86 327 78 495 52 793 91 100 86 600
EBITDA 23 058 27 907 26 242 31 751 32 142
Résultat net 15 276 17 853 17 046 24 589 21 538 3 617 -27 684 -1 606 10 600
Effectif 250 000 253 000 287 000 299 000 NA NA 326 900 269 000 150362

Filiales[modifier | modifier le code]

Mars 2009[modifier | modifier le code]

En mars 2009, Citigroup compte les filiales suivantes

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Des rumeurs de scandale accompagnent le limogeage du PDG de Citigroup », Le Monde, 18 octobre 2012, p. 21
  2. BusinessWeek : Citigroup Inc. names Gary Crittenden CFO
  3. http://www.citigroup.com/citi/investor/data/qer132hs.pdf?ieNocache=485
  4. 999 Today - Business & Commerce - Citigroup is 'world's largest firm'
  5. http://djindexes.com/mdsidx/downloads/DJIA_Hist_Comp.pdf
  6. Schmidt, Hans. The United States Occupation of Haiti, 1915–1934. New Brunswick, NJ: Rutgers UP, 1971.
  7. Douglas, Paul H., Occupied Haiti, ed. Emily Greene Balch (New York, 1972), 15-52. Republié dans Money Doctors, Foreign Debts, and Economic Reforms in Latin America, Wilmington, Delaware, publié par Paul W. Drake, 1994.
  8. AFP, « Les autorités américaines volent au secours de Citigroup », Le Devoir,‎ 25 novembre 2008, (lire en ligne)
  9. (en) « A lifeline for Citigroup », The Economist,‎ 24 novembre 2008 (lire en ligne)
  10. a et b (en) Citigroup, « Citi to Reorganize into Two Operating Units to Maximize Value of Core Franchise », Citigroup,‎ 16 janvier 2008 (consulté le 18 janvier 2009)
  11. (en) Eric Dash, « Citigroup Reports Big Loss and a Breakup Plan », The New York Times,‎ 16 janvier 2009 (lire en ligne)
  12. (en) Personnel de rédaction, « Citi limits », The Economist,‎ 27 février 2009 (lire en ligne)
  13. AFP, « Washington aidera encore Citigroup », Le Devoir,‎ 28 février 2009 (lire en ligne)
  14. Citigroup posts loss of $7.6 billion in last three months of 2009, Washington Post, 20 janvier 2010
  15. Citi sells more branches in Texas to BB&T, Anil D'Silva and David Henry, Reuters, 3 septembre 2014
  16. Citi buys Deutsche's base metals trading book: report, Reuters, 17 septembre 2014
  17. Manipulation du marché des changes : six banques mises à l'amende, Eric Albert, Le Monde, 12 novembre 2014
  18. (en) « OpesC »

Entreprises absorbées par Citigroup[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]