Nouveau-Mexique

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34° 00′ 00″ N 106° 00′ 00″ O / 34, -106

(en) New Mexico
(fr) Nouveau-Mexique
Sceau
Sceau
Drapeau
Drapeau
Carte des États-Unis avec le (en) New Mexico en rouge.SurnomLand of Enchantment (anglais) ou Tierra de Encanto (espagnol)En français : « La terre de l'enchantement »DeviseCrescit eundo« Il croît en marchant (il grandit de jour en jour) »
Carte des États-Unis avec le (en) New Mexico en rouge.

Surnom
Land of Enchantment (anglais) ou Tierra de Encanto (espagnol)
En français : « La terre de l'enchantement »

Devise
Crescit eundo
« Il croît en marchant (il grandit de jour en jour) »
Administration
Pays Drapeau des États-Unis États-Unis
Capitale Santa Fe
Adhésion à l’Union 6 janvier 1912 (47e État)
Gouverneur Susana Martinez (R)
Sénateurs Tom Udall (D)
Jeff Bingaman (D)
Nombre de représentants 3
ISO 3166-2 US-NM
Fuseau horaire -7
Démographie
Population 2 059 179 hab. (2010[1])
Densité 6,5 hab./km2
Rang 36e
Ville la plus peuplée Albuquerque
Géographie
Altitude 1 735 m (min. : 866 m) (max. : Wheeler Peak 4 011 m)
Superficie 315 194 km2
Rang 5e
– Terre 314 590 km2
– Eau (%) 607 km2 (0,2 %)
Coordonnées 31°20' N à 37° N (550 km)
103° W à 109° W (595 km)
Divers
Langues officielles De jure : Aucune
De facto : anglais et espagnol
Liens
Site web www.newmexico.gov
Symboles du
Nouveau-Mexique
Le drapeau du Nouveau-Mexique
Le drapeau du Nouveau-Mexique.
Symboles vivants
Amphibien Spea multiplicata
Arbre Pin Pinyon
Fleur Yucca
Herbe Blue grama
Insecte Pepsis
Mammifère Ours noir
Oiseau Grand Géocoucou
Papillon Sandia Hairstreak
Poisson Cutthroat Trout
Reptile Cnemidophorus neomexicanus
Symboles non vivants
Aliments Bizcochito (le biscuit officiel)
Haricots et piments
Bateaux USS New Mexico (BB-40)
USS New Mexico (SSN-779)
Chansons « O Fair New Mexico » (anglais)
« Así Es Nuevo Méjico »
Fossile Cœlophysis
Gemme Turquoise
Poème « To New Mexico » (anglais), « A Nuevo México » (espagnol)
(À Nouveau-Mexique)
Slogan « Crescit eundo »(latin)
« It grows as it goes » (anglais)
Pièce de 25 Cents de l'État
La pièce du Nouveau-Mexique.
La pièce du Nouveau-Mexique a été émise en 2008.

Le Nouveau-Mexique (en anglais New Mexico [nuːˈmɛksɨkoʊ], en espagnol Nuevo México et en navajo Yootó Hahoodzo) est un État au sud-ouest des États-Unis, bordé à l'ouest par l'Arizona, au nord par le Colorado, à l'est par le Texas et au sud par les États mexicains de Chihuahua et de Sonora. Faisant partie des quatre États des Four Corners, le Nouveau-Mexique possède une superficie de 314 926 km² et est peuplé de 2 059 179 habitants (2010). Sa forme est proche d'un carré de 550 km de côté. La capitale de l’État est Santa Fe.

Origine du nom[modifier | modifier le code]

Le nom Nouveau-Mexique a été donné par les Espagnols aux terres situées au nord de la rivière de Rio Grande (la région supérieure du Rio Grande a été appelée Nuevo Mexico dès 1561). Le nom a été anglicisé et donné également aux terres cédées aux États-Unis par le Mexique après la guerre mexico-américaine. Le nom Mexique provient de la langue aztèque et signifie « dans le nombril de la lune ».

Préhistoire[modifier | modifier le code]

La Tradition Folsom date du début du XXe siècle. À cette époque, pensait-on, l'histoire des Amérindiens commençait vers 10 000 ans, avec l'arrivée des vagues migratoires depuis la Sibérie. Des dizaines de bisons tués au moyen de lances et de pointes retrouvées dans les os des bisons, permettent de dater la découverte dans les années trente d'un campement préhistorique à Lindenmeier (Colorado) qui fut analysé et daté de 12 000 ans.

La caverne de Pendejo située à une quinzaine de kilomètres de Sacramento, révèle des dates d'occupations humaines encore plus anciennes remontant jusqu'à 55 000.

La grotte de Sandia, localisée près d'Albuquerque, au Nouveau-Mexique, a été datée de 25 000 ans à 27 000 ans. De nombreux outils, des pointes de lances et des os de mammouths ont permis d'effectuer cette datation.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le Nouveau-Mexique fait partie en 1846 de territoires qui furent cédés par le Mexique sous le nom de Cession mexicaine, à la suite de la Guerre américano-mexicaine. Par la suite, il est devenu Territoire des États-Unis (sur une très large superficie incluant l'Arizona voisin), ce n'est que depuis le 6 janvier 1912 que le Nouveau-Mexique a le statut d'État.

Articles détaillés : Territoire du Nouveau-Mexique et Achat Gadsden.

Les Indiens Pueblos[modifier | modifier le code]

Les premiers Indiens ont exploité les ressources de la région et ont développé une culture originale il y a plusieurs millénaires. Les ruines amérindiennes témoignent de cette occupation ancienne dans la région de Santa Fe et dans les grottes montagnes de Sandia dont le sommet le plus élevé est la crête de Sandia (3 255 m d'altitude) près d'Albuquerque. Les Indiens Pueblos sont leurs successeurs : ils ont construit des petites villes notamment dans la vallée du río Grande.

Le premier à prendre contact avec les pueblos est Estevanico d'Azemmour envoyé en éclaireur par le vice-roy de Mexique, Antonio de Mendoza. Marcos de Niza assimila les villages pueblos aux légendaires cités d'or. Le conquistador Francisco Vásquez de Coronado mena alors une expédition pour trouver ces cités en 1540-1542. Il établit son camp dans l'actuel Coronado State Monument en 1541. Mais son passage souleva l'hostilité des indigènes qui furent finalement écrasés par les Espagnols. Les trois principaux villages pueblos sont Zuni, Santo Domingo, et Laguna.

Colonisation espagnole[modifier | modifier le code]

Les Espagnols se sont lancés dans l'exploration du Nouveau-Mexique dès le XVIe siècle : Francisco Vásquez de Coronado est l'un des premiers à visiter la région. Juan de Oñate part du Mexique en 1598 et fonde un village appelé San Juan, sur le site actuel de Santo Domingo. Il envoie Vicente de Zaldivar écraser les Indiens Acoma ; il massacre 500 hommes et les survivants sont soit réduits en esclavage, soit amputés d'un pied pour les hommes âgés de plus de 21 ans[2]. Lors des expéditions lancées contre les Indiens Tompiros, 800 indigènes sont tués et leurs pueblos sont rasés[3]. Oñate acquiert une réputation sanguinaire et de nombreux Amérindiens quittent leurs villages pour trouver refuge dans les montagnes, où ils meurent de froid et de faim. Oñate doit quitter son poste de gouverneur. En 1609, Pedro de Peralta fonde la ville de Santa Fe à la tête de 250 espagnols, militaires et colons et 700 indigènes originaires de Tlaxcala. L'avancée espagnole contraint les Indiens Pueblos à se réfugier auprès des Apaches.

Palais des gouverneurs espagnols à Santa Fé

L'Espagne prit possession des territoires indiens du Nouveau-Mexique qui fut intégré à la Nouvelle-Espagne. Les Espagnols installèrent des missions (Picuris Pueblo, Pecos Pueblo) et des forts (Santa Fe, El Paso) pour encadrer les indigènes, mais cet encadrement ne fut jamais suffisant. Le Nouveau-Mexique ne fut pas une colonie de peuplement : on comptait 250 Espagnols en 1630[4]. Une société esclavagiste se met en place avec le système de l'encomienda. Entre les années 1630 et 1680, un contexte difficile (sécheresse, famine, épidémie de variole, attaques des Apaches) pousse les Pueblos à se révolter. Ils attaquent les colons ou les franciscains à Taos-Jemez (1639), San Juan et Santa Fe. En 1680, la Grande Révolte est organisée par Popé, un chaman de la tribu des Tewa. Il coordonna la rébellion en envoyant des cordelettes nouées pour annoncer le début de l'insurrection contre les Espagnols[5]. Cette dernière aboutit au massacre de près de 400 Espagnols, à la destruction des églises et à la prise de Santa Fe, avec l'aide des Apaches. Les Pueblos exigeaient alors la fin de la présence espagnole et la libération de tous les esclaves de Nouvelle-Espagne. En 1698, le gouverneur finit par rétablir l'ordre après avoir massacré et réduit en esclavage des centaines d'Amérindiens. Seuls les Hopis demeurent insoumis ; les autres doivent verser un tribut en nature et entretenir le palais du gouverneur.

En 1842, le Nouveau-Mexique compte 63 498 âmes dont le tiers est composé d'Indiens[4].

Conquête de l’Ouest[modifier | modifier le code]

L'exploitation minière et l'élevage de bétail contribua à l'expansion de la population du Nouveau-Mexique à la fin du XIXe siècle.

Durant la guerre de Sécession, l'armée confédérée lança sa campagne du Nouveau-Mexique pour tenter d'ouvrir un nouveau front.

L'arrivée des mineurs et des ranchers mena à la création de petites villes typiques du Wild West. Les hors-la-loi et les shérifs défraient régulièrement les manchettes des journaux dont les célèbres Billy the Kid et Pat Garrett.

Géographie[modifier | modifier le code]

carte en relief du Nouveau-Mexique
Wheeler Peak (4 011 m)
San Andres Mountains à l'est de Las Cruces
le Rio Grande dans le White Rock canyon, à l'est de Los Alamos
la Gila dans le sud-ouest du Nouveau-Mexique
dunes de gypse dans les White Sands
cône du volcan Capulin (2 494 m)

Généralités[modifier | modifier le code]

L'État du Nouveau-Mexique est le cinquième plus grand État des États-Unis avec une superficie de 315 194 km². Ce vaste État, plus grand que l'Italie, se rapproche par sa forme d'un carré. En effet il mesure 595 km de long pour 550 km de large et toutes ses frontières suivent des parallèles et des méridiens excepté pour une petite portion située au nord d'El Paso qui utilise le cours du Rio Grande. L'état s'étend entre 31°20’ et 37°00’ de latitude nord, des latitudes comparables à celles du Maroc et entre 103°05’ et 109°03’de longitude ouest. Il a pour états frontaliers le Colorado au nord, l'Arizona à l'ouest, le Texas et l'Oklahoma à l'est et le Texas et les États mexicains de Chihuahua et de Sonora au sud.

Relief[modifier | modifier le code]

L' État du Nouveau-Mexique, avec une altitude moyenne égale à 1 735 mètres, est un État essentiellement montagneux. Il se classe au quatrième rang des États américains les plus élevés derrière le Colorado, le Wyoming et l'Utah dont les altitudes moyennes respectives sont égales à 2 073 m, 2 040 m et 1 920 m. Son point le plus haut, le Wheeler Peak, dans les Sangre de Cristo Mountains (les montagnes du sang du Christ), culmine à 4 011 mètres et constitue un des plus hauts sommets des Montagnes Rocheuses. C' est l'État américain qui possède la capitale la plus haute. La ville de Santa Fe est en effet située à une altitude de 2 100 m. La plus grande ville de l'État, Albuquerque, est située quant à elle à 1 600 m au-dessus du niveau de la mer.

Le nord de l'État est occupé par les Sangre de Cristo mountains qui constituent l'extrémité méridionale des Rocheuses. L'est est occupé par de grandes étendues plates appartenant au domaine de la Prairie dont l'altitude est comprise entre 900 m et 1 500 m. Ces hautes plaines prolongent en fait les hautes plaines texanes situées plus à l'est et forment une vaste mesa dénommée la Llano Estacado dont la vallée de la Canadian River marque la limite nord. Le sud et l'ouest sont occupés par des mesas et des montagnes, notamment les Sacramento Mountains dont le plus haut sommet est le Sierra Blanca Peak (3 659 m) et les montagnes San Andres dont le plus haut sommet est le Salinas Peak (2 733 m). Le quart nord-ouest est occupé par le plateau du Colorado au relief déchiqueté par l'érosion. La large vallée du Rio Grande sépare l'État en deux moitiés selon un axe nord sud. Cette vallée a la particularité d'être d'origine tectonique. Il s'agit d'un long fossé d'effondrement que bordent des montagnes. Le Rio Grande coule en effet dans un rift continental vieux de 35 millions d'années et certains scientifiques prédisent même qu'une mer pourrait y voir le jour d'ici quelques millions d'années.

Hydrologie[modifier | modifier le code]

Les plus importants cours d'eau du Nouveau-Mexique sont le Río Grande, le Rio Pecos, la Canadian River, le San Juan et la Gila. Le Rio Grande, avec 3 060 km de longueur, est le cinquième plus long fleuve des États-Unis et il traverse entièrement l'État du Nouveau-Mexique depuis la frontière nord jusqu'à la frontière sud. Sa large vallée fertile sépare l'état en deux moitiés selon un axe nord sud. Elle abrite près de la moitié de la population de l'état qui se concentre notamment dans les villes de Albuquerque et Las Cruces. Le deuxième plus important cours d'eau est le Rio Pecos. Il s'agit du principal affluent du Rio Grande. Celui-ci coule de manière parallèle au Rio Grande à plusieurs dizaines de km à l'est dans les Grandes Plaines. Le réservoir de Red Bluff, construit sur son cours, constitue le point le moins élevé du Nouveau-Mexique avec une altitude de 866 m. La Canadian River est un sous-affluent du fleuve Mississippi qui prend sa source dans les Sangre de Cristo Mountains et se dirige vers l'est. Le San Juan et la Gila sont deux affluents du fleuve Colorado. Le San Juan traverse le plateau du Colorado dans le nord-ouest de l'État. La Gila prend sa source dans les Black Range dans le sud-ouest de l'État.

L'État du Nouveau-Mexique est traversé du nord au sud par le Great Divide, une ligne de crêtes qui marque le partage des eaux en Amérique du Nord entre l'océan Pacifique et l'océan Atlantique. En effet tous les cours d'eau situés à l'ouest de cette ligne se dirigent vers l'océan Pacifique. La plupart sont des affluents et des sous-affluents du fleuve Colorado qui se jette dans le golfe de Californie. Tous les cours d'eau situés à l'est de cette ligne se dirigent vers l'océan Atlantique. La plupart sont des affluents ou des sous affluents des fleuves Mississippi et Rio Grande qui se jettent dans le golfe du Mexique.

Les eaux de certains cours d'eau cependant ne parviennent par jusqu'à l'océan. C'est notamment le cas de ceux qui coulent dans le bassin de Tularosa. Il s'agit d'un bassin endoréique d'une surface de 16 800 km² situé entre les Sacramento Mountains et les San Andres Mounts. Les cours d'eau y alimentent des lacs temporaires appelés localement playas. Ce bassin est en fait un fossé tectonique d'effondrement et il a la même origine géologique que la vallée voisine du Rio Grande.

Paysages et végétation[modifier | modifier le code]

L'État du Nouveau-Mexique présente une grande variété de paysages. On y trouve de vastes déserts dont les tonalités de couleurs vont du rose à l'ocre mais aussi de hauts sommets enneigés et de vastes plateaux tabulaires aux rebords érodés appelés mesas qui sont typiques des régions arides. Les montagnes sont recouvertes de forêts, en particulier dans le nord de l'État. Dans les plaines semi-désertiques qui couvrent une bonne partie de la moitié sud du Nouveau-Mexique et qui constituent une extension du désert de Chihuahua poussent des plantes adaptées à la sécheresse telles que les créosotiers, les mesquites, les cactus et les yuccas. En altitude poussent des génévriers et des pins ponderosas mais aussi des bouleaux et des épicéas.

Le Nouveau-Mexique a la particularité d'abriter le plus grand désert de gypse au monde. Son nom, les White Sands, c'est-à-dire les Sables Blancs en français, fait référence à la couleur blanche de ses dunes. Celui-ci est situé dans le bassin de Tularosa dans le sud-est de l'État.

Un autre site remarquable est le Capulin Volcano National Monument. Il abrite un cône de cendres volcaniques vieux d'environ 60 000 ans aux formes bien préservées. Il appartient au champ volcanique de Raton-Clayton aujourd'hui éteint qui s'étend dans le nord-ouest du Nouveau-Mexique. Ce volcanisme est associé à l'existence d'un point chaud appelé le Raton hotspot.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat du Nouveau-Mexique est globalement aride et l'État ne reçoit en moyenne que 380 mm de précipitations par an. Celles-ci se concentrent de juillet à septembre et sont dues à la mousson qui affecte le sud-ouest des États-Unis. Les températures sont modérées par l'altitude si bien qu'en hiver le gel est fréquent la nuit et que les précipitations ont lieu sous forme de neige. L'influence maritime est nulle en raison de l'éloignement des côtes et les températures y connaissent de fait de grands écarts saisonniers mais aussi diurnes.

Cependant le climat est loin d'être homogène sur l'ensemble du territoire en raison de son importante extension en latitude et longitude et du relief. Ainsi on n'enregistre que 213 mm de précipitations annuelles à Farmington, une localité située sur le plateau du Colorado à l'extrême nord-ouest de l'État. Celles-ci sont égales à 225 mm à Albuquerque et 259 mm à Socorro, deux localités situées dans la vallée du Rio Grande. Elles atteignent 321 mm à Roswell et 469 mm à Clovis, deux localités situées dans les larges plaines de l'est. Cloudcroft, un village situé à une altitude de 2 600 m dans les Sacramento Mountains, avec 716 mm de précipitations annuelles, est la localité la plus arrosée[6]. Les étés sont très chauds, même à une altitude relativement élevée puisque les maximales atteignent 33,3 °C en juillet à Albuquerque, pourtant située à plus de 1 600 m et 29,8 °C à Santa Fe située à plus de 2 000 m. Pour trouver des températures plus clémentes il faut se rendre encore plus haut. À Los Alamos, située à 2 200 m, les maximales ne sont plus que de 26,7 °C en juillet et à Cloudcroft, située à 2 600 m, elles ne sont plus que de 21,6 °C.

Moyennes maximales et minimales mensuelles pour plusieurs localités du Nouveau-Mexique [6]
Mois Jan Fév Mars Avr Mai Juin Juil Août Sep Oct Nov Déc
Albuquerque (1 619 m) max. 8,2 11,9 16,3 21,6 26,5 32,2 33,6 31,7 27,7 21,7 14,1 8,6
min. -5,7 -3,1 0,1 4,2 9,2 14,6 18,0 17,0 12,9 6,1 -0,4 -4,9
Roswell (1 133 m) max. 12,4 15,5 19,9 24,8 29,3 34,2 34,8 33,3 30,0 25,2 18,9 13,3
min. -4,1 -1,6 2,4 7,4 12,6 16,7 19,3 18,3 15,1 8,4 1,7 -3,6
Santa Fe (2 048 m) max. 6,1 9,3 13,4 17,9 22,8 28,3 29,8 28,3 24,9 19,1 11,3 6,5
min. -9,2 -6,2 -3,4 -0,2 4,5 9,4 12,2 11,5 7,8 1,8 -4,7 -8,9
Cloudcroft (2 640 m) max. 4,8 6,4 9,2 13,7 18,1 22,5 21,6 20,6 19,1 15,2 9,4 6,0
min. -8,4 -7,1 -5,3 -2,3 2,1 5,6 7,7 6,9 4,1 -0,6 -4,9 -8,0

Subdivisions[modifier | modifier le code]

Le Nouveau-Mexique est divisé en 33 comtés. Le comté de Bernalillo, avec une population de 556 678 habitants et 184,33 hab/km², est le plus peuplé. Il a pour siège Albuquerque, la plus grande ville de l'état. Le comté de Harding avec une population de seulement 810 habitants et 0,15 hab/km² est le moins peuplé.

Principales villes[modifier | modifier le code]

Albuquerque vue du ciel, la plus grande ville de l'État.
Santa Fe

Montagnes[modifier | modifier le code]

Le site de Los Alamos
  • Gila Mountains
  • Guadalupe Mountains
  • Jemez Mountains
  • Organ Mountains
  • Sandia Mountain
  • Sangre de Cristo Mountains
  • Sierra Blanca Mountains

Sites intéressants[modifier | modifier le code]

  • Sites archéologiques
Le Nouveau-Mexique abrite de nombreux sites archéologiques amérindiens :

Galerie d'images[modifier | modifier le code]

Politique[modifier | modifier le code]

Le Nouveau-Mexique est, par rapport aux autres États des États-Unis, un État pauvre et conservateur du sud-ouest, avec une grande minorité (42 %) hispanique et de tradition démocrate.

En 2004, 50 % des inscrits sur les listes électorales étaient enregistrés en tant que démocrates contre 33 % de républicains.

Résultats des élections présidentielles américaines au Nouveau-Mexique
Année Républicain Démocrate
2012 42,84 % 335 788 52,99 % 415 335
2008 41,78 % 346 832 56,91 % 472 422
2004 49,84 % 376 930 49,05 % 370 942
2000 47,85 % 286 417 47,91 % 286 783
1996 41,86 % 232 751 49,18 % 273 495
1992 37,34 % 212 824 45,90 % 261 617
1988 51,86 % 270 341 46,90 % 244 497
1984 59,70 % 307 101 39,23 % 201 769
1980 54,97 % 250 779 36,78 % 167 826
1976 50,75 % 211 419 48,28 % 201 148
1972 61,05 % 235 606 36,56 % 141 084
1968 51,85 % 169 692 39,75 % 130 081
1964 40,24 % 131 838 59,22 % 194 017
1960 49,41 % 153 733 50,15 % 156 027

Élections présidentielles : un État au diapason du vote national[modifier | modifier le code]

Le Nouveau-Mexique est un État pivot avec ses cinq grands électeurs.

Depuis les premières élections présidentielles organisées en 1912 au Nouveau-Mexique, il a toujours été au diapason du vote national à l'exception de l'élection présidentielle de 1976, où le républicain Gerald Ford s'imposa face au démocrate Jimmy Carter, et en 2000 où le démocrate Al Gore l'emporta de 366 voix sur le républicain George W. Bush.

Administration locale[modifier | modifier le code]

Depuis janvier 2011, le gouverneur de l'État est la républicaine Susana Martinez, première femme à diriger le Nouveau-Mexique. Le lieutenant-gouverneur est le républicain John Sanchez. Le secrétaire d'État, Dianna Duran, est également républicain tandis que l'attorney général et le secrétaire au trésor sont démocrates.

L'assemblée de l'État comprend une chambre des représentants de 70 sièges et un sénat de 42 sièges. Lors de la législature 2011-2013, la chambre est contrôlée par 37 représentants démocrates (face à 33 républicains). Lors de la session 2011-2012, le sénat est pour sa part dominé par 27 sénateurs démocrates (contre 15 républicains).

Les démocrates dominent la région de Santa Fe, l'ouest et le sud de Albuquerque, le nord et l'ouest de l'État ainsi que les réserves indiennes. Les républicains ont leurs places fortes dans l'est et le sud de l'État, dans la région de Rio Rancho et dans la région nord-est de Albuquerque.

Le 18 mars 2009, le Nouveau-Mexique est devenu le quinzième État américain à avoir renoncé à appliquer la peine de mort (sans effet rétroactif pour les crimes commis avant l'entrée en vigueur de la loi)[7].

Représentation fédérale[modifier | modifier le code]

Au niveau fédéral, lors du 112e congrès (législature 2011-2013), la délégation du Nouveau-Mexique au Congrès des États-Unis se compose de deux sénateurs démocrates, Jeff Bingaman et Tom Udall (démocrate), de deux représentants démocrates Martin Heinrich et Ben R. Luján, et d'un représentant républicain, Steve Pearce.

Culture[modifier | modifier le code]

Ancienne mission construite en adobe par les Espagnols avec les populations amérindiennes en 1772.

L'architecture traditionnelle, aux formes géométriques est adaptée aux conditions météorologiques difficiles du désert. Elle inspire encore certains architectes contemporains, du Nouveau-Mexique et d'ailleurs.

Près de Santa Fe, dans le vieux site indien de Tronis, en plein désert, on peut observer un phénomène curieux, très visité depuis sa découverte vers les années 1960, par le professeur West. Dès le solstice d'été, à l'aube, durant une dizaine de minutes, les rayons du soleil passant au travers d'une fissure de la roche éclaire une pierre qui scintille fortement. Les Amérindiens utilisaient peut-être cette pierre comme calendrier. De nombreuses inscriptions y sont gravées, laissant penser à leur vie préhistorique.

Le Nouveau-Mexique est aussi un lieu d'inspiration d'écrivains. Ainsi, Cormac McCarthy, qui vit près de Santa Fe depuis de nombreuses années, s'est très fortement inspiré de la culture des cow-boys, des paysages, et de la vie dans cet État pour écrire ses romans dont les plus célèbres sont l'importante Trilogie de la frontière (De si jolis chevaux (1992), Le Grand Passage (1994), Des villes dans la plaine (1998), qui ont tous directement trait au Nouveau-Mexique de la première moitié du XXe siècle) et plus récemment Non, ce pays n'est pas pour le vieil homme (2005) qui fut adapté au cinéma par les frères Coen dans le film No Country for Old Men (2008). La romancière américaine Willa Cather (lauréate du prix Pulitzer en 1923) situe l'action de son roman La mort de l'archevêque[8] au Nouveau-Mexique. Ce roman, cité par le Times comme étant l'un des 100 meilleurs romans en langue anglaise du XXe siècle[9], s'inspire très librement de la vie de missionnaires français comme Jean-Baptiste Lamy ou Anton Docher[10]. De même l'écrivain français et Prix Nobel de littérature 2008 J. M. G. Le Clézio, grand voyageur qui vécut sur les cinq continents, vit depuis plus de quinze ans à Albuquerque où il enseigne et apprécie lui aussi le symbole de la vie à la frontière mexicaine[11].

Sport[modifier | modifier le code]

Le rodéo est un sport pratiqué au Nouveau-Mexique

Économie[modifier | modifier le code]

Le Nouveau-Mexique a une économie très dépendante des matières premières et de l'agriculture. Le tourisme est également développé. Le Nouveau-Mexique dispose d'une fiscalité attractive pour les entreprises.

Agriculture[modifier | modifier le code]

L'état produit, grâce à l'irrigation, du blé, du maïs, du coton, des légumes, des fourrages.

On y élève de manière extensive, des bovins et des moutons.

Industrie[modifier | modifier le code]

Les principales ressources minières sont le fer, le cuivre, le plomb, l'argent, l'or et la potasse.

Les ressources énergétiques consistent en pétrole, gaz naturel, uranium.

L'industrie, modeste, se consacre aux traitement des métaux et à la recherche nucléaire à Los Alamos.

Démographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Démographie des États-Unis.
Population historique
Année Population

1850 61 547
1860 93 516
1870 91 874
1880 119 565
1890 160 282
1900 195 310
1910 327 301
1920 360 350
1930 423 317
1940 531 818
1950 681 187
1960 951 023
1970 1 017 055
1980 1 303 302
1990 1 515 062
2000 1 819 046
2010 2 059 179

La population du Nouveau-Mexique était estimée, à la date du 1er juillet 2010, à 2 059 179 habitants par le bureau du recensement des États-Unis, ce qui représente une augmentation de 13,2 % par rapport au dernier recensement officiel de l'année 2010.

Selon ce même bureau du recensement des États-Unis la composition ethnique de la population du Nouveau-Mexique était la suivante:

  • 1 742 065 blancs (84,6 %)
  • 219 512 amérindiens (10,66 %)
  • 57 040 afro-américains (2,77 %)
  • 40 456 asiatiques (1,97 %)

La population blanche se subdivisait elle-même en deux sous-catégories :

  • 953 405 (46,30 %) d'hispaniques
  • 833 810 (40,50 %) de non hispaniques

Avec 10,66 % de natifs américains l'État du Nouveau-Mexique est l'état d'Amérique qui comporte la plus forte population indigène. Les Amérindiens du Nouveau-Mexique appartiennent pour la plupart aux tribus Navajos, Pueblos et Apaches. Une grande majorité d'entre eux vivent dans les réserves disséminés sur tout le territoire du Nouveau-Mexique.

Le Nouveau-Mexique est aussi l'État des États-Unis qui compte la plus forte proportion d'hispaniques. Ceux-ci descendent pour une partie d'entre eux des espagnols installés dans la région aux XVIe et XVIIe siècle durant la période coloniale espagnole. Les autres sont issus des vagues migratoires plus récentes en provenance du pays frontalier du Mexique.

Le reste de la population, d'origine anglo-américaine très majoritairement, a immigré dans la région à partir de 1848, année de rattachement du Nouveau-Mexique aux États-Unis, depuis les autres États du pays.

Avec une densité de seulement 5,79 hab./km2 le Nouveau-Mexique se classe au sixième rang des États américains les moins densément peuplés. 80 % de la population du Nouveau-Mexique vit dans la vallée du Rio Grande. Celle-ci abrite l'aire métropolitaine d'Albuquerque qui regroupait à elle seule 887 077 habitants au 1er juillet 2010, soit 42,6 % de la population totale du Nouveau-Mexique ainsi que la ville de Las Cruces qui avec 97 618 habitants était la deuxième ville la plus peuplée de l'état et la capitale Santa Fe. Les Grandes Plaines à l'est propices à l'élevage abritent quelques villes de taille moyenne : Roswell, Clovis, Carlsbad, Hobbs. Les plateaux à l'ouest constituent la zone la plus inhospitalière. On n'y compte que très peu de villages et la seule ville de taille moyenne est Farmington.

carte de densité de la population du nouveau-Mexique.
Las Cruces, deuxième ville du Nouveau-Mexique, située dans la vallée du Rio Grande et en arrière-plan les Organ Mountains
Les dix villes les plus peuplées du Nouveau-Mexique
2010, Bureau du Recensement des États-Unis[12]
Rang Ville Population
1 Albuquerque 545 852
2 Las Cruces 97 618
3 Rio Rancho 87 521
4 Santa Fe 67 947
5 Roswell 48 366
6 Farmington 45 877
7 Clovis 37 755
8 Hobbs 34 122
9 Alamogordo 30 403
10 Carlsbad 26 138

Langues[modifier | modifier le code]

Le Nouveau-Mexique n'a aucune langue officielle. L'anglais est la langue de l'enseignement et du gouvernement, mais il y a de nombreuses communes « à facilités » pour les hispanophones. De plus, toute loi promulguée par le corps législatif de cet État est rédigée et en anglais et en espagnol.

Les bulletins de vote pour les élections sont également en anglais et en espagnol.

Une forte minorité de la population (44,4 %) est d'origine hispanique (notamment mexicaine). Selon le recensement des États-Unis de 2000, 28,76 % de la population de 5 ans et plus de cet État parle l'espagnol à la maison.

Bien que seulement 28 % de la population soit de souche anglo-saxonne, l'anglais reste la langue du quotidien, et c'est la première langue de beaucoup des Hispaniques. En outre, 5 % de la population de cet État est bilingue anglais/espagnol.

On estime que 11 % de la population parle des langues amérindiennes.

Science et technologies[modifier | modifier le code]

Very Large Array, Nouveau-Mexique

Cet État intéresse beaucoup les archéologues en raison d'une occupation préhistorique ancienne. Il est surtout connu pour le laboratoire de physique nucléaire de Los Alamos, construit près d'Albuquerque pour produire et tester la bombe atomique américaine qui devait mettre fin à la Seconde Guerre mondiale et aux ambitions hégémoniques d'Hitler. C'est le 16 juillet 1945, que la première bombe atomique test a explosé dans le bassin de Tularosa.

Personnalités liées au Nouveau-Mexique[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Resident Population Data: Population Change », Bureau du recensement des États-Unis,‎ 23 décembre 2010 (consulté le 8 septembre 2010)
  2. Angie Debo, Histoire des Indiens des États-Unis, Paris, Albin Michel, 1994, page 55
  3. Angie Debo, Histoire des Indiens des États-Unis, Paris, Albin Michel, 1994, page 56
  4. a et b Philippe Jacquin, Daniel Royot, Go West !, page 48
  5. Angie Debo, Histoire des Indiens des États-Unis, Paris, Albin Michel, 1994, page 72
  6. a et b « New Mexico Climate Charts » (consulté le 2009-10-30)
  7. Le Nouveau-Mexique abolit la peine de mort dans Le Monde du 19 mars 2009
  8. Willa Cather, La mort de l'archevêque, Rivages poche, 1995
  9. [1]
  10. Sa vie chez les Indiens Tiwas du Nouveau-Mexique a fait l'objet d'une biographie de Keleher et Chant : The Padre of Isleta, Sunstone Press, 1940-2009, et plus récemment d'un roman de Samuel Gance : Anton ou la trajectoire d'un père, L'Harmattan, Paris, 2013, 208 p.
  11. Interview de Le Clézio pour Bouillon de culture vers 2003
  12. "U.S. Population : Places of 10,000 or More" (recensement fédéral de 2010), Bureau du Recensement des États-Unis, dans World Almanac and Book of Facts 2012", p. 637.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

  • Earthships, habitations écologiques dont le premier camp a été créé au Nouveau-Mexique à Taos.

Liens externes[modifier | modifier le code]