Oklahoma

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35° 30′ N 98° 00′ O / 35.5, -98 ()

Oklahoma
Sceau
Sceau
Drapeau
Drapeau
Carte des États-Unis avec l'Oklahoma en rouge.SurnomSooner StateEn français : « l'État des Sooners[1] »Devise« Labor omnia vincit »« « Le travail conquiert tout » »
Carte des États-Unis avec l'Oklahoma en rouge.

Surnom
Sooner State
En français : « l'État des Sooners[1] »

Devise
« Labor omnia vincit »
« « Le travail conquiert tout » »
Administration
Pays Drapeau des États-Unis États-Unis
Capitale Oklahoma City
Adhésion à l’Union 16 novembre 1907 (46e État)
Gouverneur Mary Fallin (R)
Sénateurs James Inhofe (R)
Tom Coburn (R)
Nombre de représentants 5 (4 Républicains, 1 Démocrate)
ISO 3166-2 US-OK
Fuseau horaire Heure du Centre : UTC -6 (-5 en été)
Démographie
Population 3 751 351 hab. (2010[2])
Densité 21 hab./km2
Rang 28e
Ville la plus peuplée Oklahoma City
Géographie
Altitude 395 m (min. : 88 m) (max. : Black Mesa Mountain[3] 1 515 m)
Superficie 181 196 km2
Rang 20e
– Terre 178 023 km2
– Eau (%) 3 173 km2 (1.75 %)
Coordonnées 33°37' N à 37° N (355 km)
94°26' W à 103° W (645 km)
Divers
Langues officielles De jure : aucune
De facto : anglais
Liens
Site web www.ok.gov

L'Oklahoma (en anglais [ˌoʊkləˈhoʊmə]Prononciation du titre dans sa version originale Écouter[4]) est un État du Centre Sud des États-Unis. Il est bordé au nord par le Colorado et le Kansas, à l'est par le Missouri et l'Arkansas, à l'ouest par le Nouveau-Mexique et au sud par le Texas dont il est séparé par la rivière Rouge du Sud. Avec une population estimée à 3 642 361 habitants en 2008[5] et une superficie de 177 847 km2[6], l'Oklahoma est le 28e État le plus peuplé et le 20e plus grand de la Fédération. Le nom de l'État vient des mots choctaw okla et humma, signifiant « peuple rouge »[7] ; l'Oklahoma est aussi connu par son surnom The Sooner State. Formé par l'unification du Territoire de l'Oklahoma et du Territoire indien, il est devenu le 46e État des États-Unis le 16 novembre 1907. Ses habitants sont appelés Oklahomans et Oklahoma City est sa capitale ainsi que la ville la plus peuplée.

L'économie de l'Oklahoma est diversifiée : le secteur primaire repose sur l'agriculture, la production de gaz naturel et de pétrole. Les autres activités sont l'aéronautique, les télécommunications et les biotechnologies[8]. Avant la crise économique de 2008-2009, l'État connaissait l'une des plus fortes croissances économiques du pays[9],[10]. Oklahoma City et Tulsa sont les deux principaux centres urbains : en effet, près de 60 % des habitants vivent dans ces deux régions métropolitaines[11]. L'Oklahoma est particulièrement dynamique dans les domaines de l'éducation et de la santé. Ses plus grandes universités participent aux principales associations sportives (NCAA et NAIA).

La majeure partie de l'Oklahoma appartient aux Grandes Plaines avec des paysages variés de prairie, de montagnes moyennes et de forêts à l'est. Le climat est marqué par des phénomènes violents tels que les tornades[12]. D'après le Bureau du recensement des États-Unis, de nombreux habitants déclarent descendre d'ancêtres allemands, irlandais, britanniques et amérindiens. Plus de 25 langues amérindiennes sont parlées, le record de tous les États américains[13]. L'Oklahoma se trouve au carrefour de plusieurs aires culturelles. Il appartient à la Bible Belt où le succès du christianisme évangélique en fait l'un des États les plus conservateurs. Cependant, les adhérents au Parti démocrate sont très nombreux[14]. L'identité de l'État repose sur un folklore vivant (rodéo, western, country, cultures amérindiennes).

Origine du nom[modifier | modifier le code]

Le nom de l'État vient des mots choctaw okla et humma, signifiant « peuple rouge ». Le chef choctaw Allen Wright suggéra ce nom en 1866 pendant les négociations entre les Amérindiens et le gouvernement fédéral des États-Unis sur le Territoire indien. L'expression « peuple rouge » désigne les Amérindiens comme un peuple unique. Oklahoma devint plus tard le nom de facto du Territoire de l'Oklahoma et fut approuvé officiellement en 1890, deux ans après que la région fut ouverte à la colonisation blanche[7],[15],[16]. Le mot « Okies » a été popularisé par le roman de John Steinbeck les Raisins de la colère ; le terme est utilisé de manière positive par les habitants de l'Oklahoma[17]. Enfin, l'expression « Oklahoma is OK » joue sur l'abréviation de l'État (OK)[18].

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte du relief de l'Oklahoma
Les montagnes Ouachita au Sud-Est de l'Oklahoma
Glass Mountains

L'Oklahoma est le 20e État des États-Unis pour la superficie avec 181 035 km2, dont 177 847 km2 de terres et 3 188 km2 sous l'eau[19]. Il se trouve dans les Grandes Plaines non loin du centre géographique des États-Unis contigus. Il est bordé au nord par le Colorado et le Kansas, à l'est par le Missouri et l'Arkansas, à l'ouest par le Nouveau-Mexique et au sud par le Texas. L'Oklahoma se trouve entre le 33e et le 37e parallèle nord, entre le 94e et le 103e méridien ouest.

Relief[modifier | modifier le code]

L'Oklahoma est situé entre les Grandes Plaines et les monts Ozark à l'est. L'organisation du relief est simple : plus on se dirige vers l'ouest, plus les altitudes augmentent. L'Ouest de l'État est occupé par de hautes plaines alors que des plaines humides caractérisent le Sud-Ouest[20],[21]. Le point culminant, Black Mesa (1 516 mètres d'altitude) se trouve au nord-ouest, dans le Panhandle. Le point le plus bas (88 mètres d'altitude) se situe sur la Little River près de la frontière sud-est et de la ville d'Idabel[22].

Il existe quatre ensemble de montagnes ou de collines : les Ouachita au sud-est, les Arbuckle au sud, les Wichita au sud-ouest et les Ozark au nord-est[20]. Les Monts Ozark et les Montagnes Ouachita représentent les seules montagnes entre les Appalaches et les Rocheuses[23]. Une partie des Flint Hills s'étire à travers le centre-nord de l'Oklahoma ; Cavanal Hill, au sud-est de l'État est considérée par le Département du Tourisme et des Loisirs comme la plus haute colline du monde (609 mètres d'altitude)[24]. Le centre est occupé par les Red Bed Plains (région autour d'Oklahoma City[25]). Entre les Red Bed Plains et la frontière avec l'Arkansas se trouvent les Sandstone Hills particulièrement riches en pétrole et en charbon[25]. À l'ouest, les Gypsum Hills sont aussi appelées Glass Mountains en raison de leur aspect minéral[26].

Le paysage du nord-ouest est constitué de mesas, de hautes plaines semi-arides et de plateaux disséqués par des gorges comme dans les Glass Mountains. Le Sud-Ouest est dominé par des plaines coupées par de petites chaînes de montagnes comme les Antelope Hills et les montagnes Wichita. Une zone de transition, située au centre de l'État, offre des étendues de prairies et de bois. Les monts Ozark et les montagnes Ouachita s'élèvent d'ouest en est[21],[27].

Le risque sismique est faible en Oklahoma[28]. Le tiers oriental de l'État est affecté par des glissements de terrains[28]. Les rives des cours d'eau vivent sous la menace des inondations.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Barrage et écluse de Newt Graham

On recense quelque 500 cours d'eau de diverses tailles et 200 lacs formés par les barrages[29] : l'Oklahoma possède le plus grand nombre de réservoirs artificiels du pays[24]. La plus grande partie de l'État appartient à deux bassins hydrographiques : celui de la Rivière Rouge et celui de l'Arkansas, deux affluents du fleuve Mississippi qui se jette dans le golfe du Mexique[30]. La Cimarron et la Canadian prennent leurs sources dans les Montagnes Rocheuses et se jettent dans l'Arkansas River. La Washita est un affluent de la Red River qui forme la frontière avec le Texas au sud. Les cours d'eau venant de l'ouest sont alimentés par la fonte des neiges au printemps mais subissent une forte évaporation dans les Grandes Plaines[31]. Ils sont fortement chargés en alluvions et en sable, en sel à l'ouest[31].

Le lac Eufaula (41 278 hectares)[32] et le lac Texoma (36 017 hectares)[33] sont les plus grands lacs artificiels de l'État. C'est à l'est que se concentrent les lacs formés sur un bras mort d'un cours d'eau[34]. À l'ouest, de nombreux lacs sont temporaires et se remplissent lorsqu'il y a une grosse averse.

L'Oklahoma possède d'importantes réserves d'eau dans son sous-sol : les aquifères permettent de courvir 60 % des besoins en eau de l'État[35]. Les aquifères de l'ouest, comme celui de Rush Springs, servent à irriguer les terres agricoles.

Climat[modifier | modifier le code]

Orage sur la ville de Tulsa. Le climat de l'Oklahoma favorise la formation des cellules orageuses.

L'Oklahoma se trouve dans la zone tempérée. Son climat est de type continental et la région connaît une forte amplitude thermique annuelle. L'hiver, le blizzard paralyse les réseaux de transport. En janvier et février, les vagues de froid (cold waves) peuvent faire chuter brutalement les températures. Les tornades sont des phénomènes violents et ponctuels qui concernent cette partie de la « Tornado Alley ». Elles naissent de la rencontre de l'air tropical avec l'air plus froid venant du nord[22], particulièrement entre avril et juin[36]. L'État est frappé par 54 tornades par an en moyenne, l'une des fréquences les plus élevées du monde[37]. La tornade de Woodward du 9 avril 1947 fait 107 morts[36]. Celles de 1999 font une quarantaine de morts et plus d'un milliard de dollars de dégâts[36]. La même année, on recense 145 tornades de différentes intensités[36]. Dans le panhandle, les averses soudaines et brutales provoquent la crue des fleuves. En été, les vents brûlants provoquent des sécheresses et favorisent l'érosion des sols comme lors du Dust Bowl des années 1930. Les orages peuvent par ailleurs provoquer des incendies. Le 20 mai 2013, une importante tornade fait 24 morts dans la ville de Moore près de Oklahoma City.

Les températures annuelles évoluent selon un gradient nord/sud, du plus froid au plus chaud. Les précipitations, quant à elles, varient suivant un gradient est/ouest, du plus humide au plus sec. L'est de l'Oklahoma connaît un climat subtropical humide (Cfa selon la classification de Köppen) : cette région subit l'influence des vents du sud qui font remonter des masses d'air chaudes et humides en été depuis le golfe du Mexique. Les hautes plaines de l'ouest ont un climat semi-aride (Bsk selon la classification de Köppen). Au sud-est, la température annuelle moyenne est de 17 °C et la hauteur annuelle moyenne de précipitations est de 1 420 mm[22], alors que le panhandle connaît des températures moyennes de 14 °C et 430 mm de précipitations[22].

En hiver, les chutes de neige varient de moins de 10 cm dans le sud à 51 cm dans le panhandle[22]. Le centre de prévision des tempêtes (National Storm Prediction Center) du Centre national météorologique se trouve à Norman[38].

Températures moyennes mensuelles dans les principales villes de l'Oklahoma
City Jan Fév Mar Avr Mai Juin Juil Août Sep Oct Nov Déc
Oklahoma City 8,3/-3,3 12,2/-0,5 16,6/3,8 21,5/8,8 26,1/14,4 30,5/18,8 33,8/21,6 33,3/21,1 28,8/16,6 22,7/10,5 15,5/3,3 10/-1,6
Tulsa 7,7/-3,3 11,6/-0,5 16,6/4,4 22,2/10 26,6/15 31,1/20 34,4/22,7 33,8/21,6 28,8/17,2 23,3/10,5 15,5/3,8 10/-1,1
Lawton 10/-3,3 13,3/-0,5 18,8/4,4 22,7/9,4 27,7/15 32,2/20 35,5/22,7 35/21,6 30/17,2 24,4/10,5 16,6/3,8 11,1/-1,1
Températures moyennes hautes et basses en °C[39],[40].

Flore et faune[modifier | modifier le code]

Des troupeaux de bisons vivent dans les prairies de l'Oklahoma. La Tallgrass Prairie Nature Preserve dans le comté d'Osage

L'environnement de l'Oklahoma est l'un des plus divers des États-Unis : les spécialistes distinguent onze régions écologiques[12] : huit sont dans la moitié orientale de l'État, trois dans la moitié occidentale[12]. Les symboles de l'État reflètent la richesse de la flore (Gaillardia pulchella, Cercis canadensis, Sorghastrum nutans) et de la faune (Tyran à longue queue, Crotaphytus collaris, Bar blanc, Dindon sauvage, Raton laveur, Bison, Papilio polyxenes, Ouaouaron, Molosse du Brésil).

Les forêts occupent 24 % de la superficie de l'Oklahoma[24] et se concentrent à l'est[41] ; la prairie reste le milieu naturel dominant au centre, même si elle s'est considérablement réduite avec la mise en valeur agricole des terres[42]. Dans les régions semi-arides de l'ouest, la couverture végétale devient moins haute et s'adapte à la sécheresse : c'est le domaine de la prairie basse, des buissons et des arbrisseaux qui forment la steppe. Les rives des cours d'eau sont propices à la croissance du Pin pignon, du genévrier et du Pin ponderosa[42]. Le Sud-Est (Kiamichi Country) plus chaud et plus humide en été, est le domaine des marais et des forêts de cyprès, de pins et de feuillus ; au nord-est, on trouve des forêts de feuillus (Chêne étoilé, orme, caryer) et de conifères (cèdre, pin)[27],[42],[43]. Le centre est constitué d'une flore particulière de forêts de chênes et de hautes herbes appelées Cross Timbers. Le Sud-Est est dominé par les pinèdes[44].

L'Oklahoma abrite une importante diversité de mammifères (Cerf hémione, Cerf de Virginie, coyote, lynx, etc.) et d'oiseaux (caille, Columbidae, Pygargue à tête blanche, Buse à queue rousse, Cardinalidae, faisan, dindon sauvage) que l'on trouve ailleurs aux États-Unis.

Dans la prairie, le bison d'Amérique du Nord, le tétras des prairies, le blaireau et le tatou sont fréquents. Le Panhandle possède l'une des plus grandes concentrations de chiens de prairie du pays. Les Cross Timbers, une zone de transition entre les prairies de l'est et les forêts de l'est abrite 351 espèces de vertébrés. Les montagnes Ouachita servent d'habitat à l'Ours noir, à la Loutre de rivière, au Renard roux et au Renard gris. Le Sud-Est compte quelque 328 espèces de vertébrés, parmi lesquelles l'Alligator d'Amérique[42].

Au temps de la Louisiane française et espagnole, le castor fut intensément chassé pour sa fourrure et sa viande. Des tentatives de réintroduction de cet animal ont été entreprises à partir des années 1950[45]. L'Ours noir avait complètement disparu en 1915 ; il est aujourd'hui réintroduit dans les monts Ozark et les montagnes Ouachitas[45].

Aires protégées[modifier | modifier le code]

Aujourd'hui, l'environnement de l'Oklahoma est fragilisé par les activités humaines : l'agriculture et l'élevage ont réduit les milieux naturels. Les industries et les grandes agglomérations polluent l'air et les cours d'eau. Les régions minières longtemps exploitées, doivent aujourd'hui être dépolluées[44].

Oklahoma possède 50 parcs d'État[46], six parcs nationaux ou aires protégées[47], deux forêts nationales[48] et un important réseau de réserves naturelles. Six pourcents des 40 000 km2 de forêts sont des terres publiques[43] comme la Forêt nationale d'Ouachita, la plus grande et la plus ancienne forêt du Sud des États-Unis[49]. Avec une superficie de 158 km2, la Tallgrass Prairie Preserve au centre-nord de l'Oklahoma est la plus grande prairie naturelle préservée du monde où vivent 2500 bisons en liberté[50]. La Black Kettle National Grassland s'étend sur 127 km2 de prairie au sud-ouest de l'Oklahoma[51]. Le Wichita Mountains Wildlife Refuge est la plus ancienne (1901) et la plus vaste (238,8 km2) aire sauvage protégée de l'état[52],[53]. La Chickasaw National Recreation Area (18 km2) est la plus grande zone récréative de l'état[54]. Parmi les sites historiques protégés par l'État fédéral, on peut citer le piste de Santa Fe, la piste des Larmes, le fort Smith, le Washita Battlefield National Historic Site et l'Oklahoma City National Memorial[47].

Histoire[modifier | modifier le code]

Pipe à effigie retrouvée à Spiro Mounds, Oklahoma
Le Territoire indien et le Territoire de l'Oklahoma vers 1890.
Les cow-boys conduisaient le bétail à travers l'État à la fin du XIXe siècle.
Un fermier et ses deux fils pendant une tempête de poussière (Dust Bowl). Comté de Cimarron, Oklahoma, 1936. Photo: Arthur Rothstein.
Alfred P. Murrah Federal Building après l'attaque terroriste

Période précolombienne[modifier | modifier le code]

Les premières traces de la présence humaine en Oklahoma datent de la dernière ère glaciaire lorsque des groupes nomades de Paléoaméricains parcouraient la région en quête de nourriture[55],[56]. Les cultures Folsom et Clovis ont été identifiées en plusieurs endroits[57]. Vers 500 après Jésus-Christ apparurent les premières céréales cultivées dans la partie orientale, puis des innovations techniques (arc et flèche, céramique, architecture)[58]. La population connut alors une importante croissance. Le plus ancien site occupé de façon permanente par l'Homme est celui de Spiro Mounds, dans l'est de l'Oklahoma, qui fut habité entre 850 et 1450 après Jésus-Christ[59],[60]. La civilisation du Mississippi dominait alors le centre de l'Amérique du Nord et laissa de nombreux tertres funéraires ou cultuels[61]. Après la disparition des Mound Builders, la région fut occupée par les Caddos, les Osages et les Wichitas qui chassaient le bison ou pratiquaient l'agriculture (maïs, haricot, courge)[61].

Exploration et colonisation[modifier | modifier le code]

Le conquistador espagnol Francisco Vásquez de Coronado traversa l'Oklahoma en 1541[62]. Puis les explorateurs français sillonnèrent la région pour la traite des fourrures et revendiquèrent la région au XVIIIe siècle[63] qui fit partie de la Louisiane française jusqu'en 1803, lorsque cette dernière fut achetée par les États-Unis[62]. Les années 1800-1820 furent marquées par l'exploration américaine des cours d'eau.

Le Territoire indien[modifier | modifier le code]

Tout au long du XIXe siècle, plusieurs milliers d'Amérindiens furent contraints de quitter leurs terres pour s'installer en Oklahoma et dans les régions proches. Les Cinq tribus civilisées furent les plus touchées par la déportation comme celle dite de la « Piste des Larmes » (1831-1838). La région, qui était déjà habitée par les tribus osages et Quapaws, fut attribuée par le gouvernement américain aux Choctaws puis à d'autres peuples déplacés (les Cherokees de Géorgie, les Séminoles de Floride, les Chickasaws de Louisiane). Vers 1890, plus de 30 nations et tribus amérindiennes vivaient sur le Territoire indien[64] .

Durant la guerre de Sécession, le Territoire indien fut envahi par l'armée confédérée et par celle de l'Union. Dès 1866, de nouveaux traités furent passés entre les Indiens et le gouvernement qui amputèrent de moitié le territoire originel des Amérindiens. L'autre moitié servit à parquer des tribus telles que les Ottawas ou les Wichitas. Finalement, le 22 avril 1889, les terres furent ouvertes aux colons[18] qui s'y installèrent en masse (près de 50 000). Le 2 mai 1889, le Territoire de l'Oklahoma fut organisé sur la partie occidentale du Territoire indien, auquel fut adjoint l'Oklahoma Panhandle.

Entre 1866 et 1899[62], la croissance démographique des États-Unis entraîna une augmentation de la consommation de viande. Pour faire face à cette demande, l'élevage se développa au Texas et dans l'Oklahoma. Ce fut la grande époque des cow-boys qui menaient les troupeaux vers les gares du Kansas. En 1881, quatre des cinq chemins de transhumance passaient par le Territoire indien[65].

Avec l'installation de colons blancs dans la région, le gouvernement fédéral établit le Dawes Act en 1887, approfondi par le Curtis Act en 1898. Cette loi distribuait les terres tribales aux familles amérindiennes et encourageait leur mise en valeur agricole. La moitié des terres amérindiennes fut en réalité ouverte à la colonisation ou achetée par les compagnies de chemin de fer[66]. La course à la terre (« Land Run » en anglais), en particulier en 1889, commençait selon le principe du « premier arrivé, premier servi »[67]. Ceux qui ne respectaient pas les règles en entrant dans le Territoire avant le départ officiel étaient appelés les sooners, terme qui devint le surnom de l'Oklahoma[68]. Entre 1889 et 1895, six « courses à la terre » furent organisées[69]. Le 16 novembre 1907, le Territoire de Oklahoma et le Territoire indien furent regroupés au sein de l'« État de l'Oklahoma » qui devint le 46e État de l'Union.

La tentative de créer un état amérindien nommé Oklahoma ou Sequoyah échoua ; mais la Sequoyah Statehood Convention de 1905 posa les fondations de l'Oklahoma Statehood Convention, qui se réunit deux ans plus tard[70]. La découverte du pétrole provoqua l'essor de plusieurs villes à partir de 1896[71] : au début du XXe siècle, Tulsa fut surnommée «  la capitale mondiale du pétrole » (Oil Capital of the World). En 1927, l'État atteignait sa production maximale de pétrole[71]. La même année, l'homme d'affaires Cyrus Avery s'engagea en faveur de la création de la Route 66. Il souhaitait que sa région d'adoption, l'Oklahoma, soit au carrefour de plusieurs routes traversant les États-Unis[72].

Passé afro-américain[modifier | modifier le code]

Oklahoma possède également une riche histoire afro-américaine. Plusieurs communautés noires se sont formées au début du XXe siècle pour échapper au racisme qui prévalait notamment dans les États du Sud. Leur installation dans ce qui était alors le Territoire indien a été encouragée par le politicien Edward P. McCabe. Ce dernier essaya même de convaincre le président Theodore Roosevelt que l'Oklahoma deviendrait un État majoritairement noir. Pourtant, de nombreuses communautés afro-américaines sont devenues des villes fantômes, à quelques exceptions près comme Boley et Langston, siège de l'université afro-américaine de Langston).

Malgré les lois Jim Crow et la présence du Ku Klux Klan, le quartier noir de Greenwood, connut son heure de prospérité jusqu'aux émeutes raciales de 1921[73]. Ces dernières firent entre 50 et 500 morts[74], des milliers de blessés et des destructions importantes. À la fin des années 1920, l'influence du Ku Klux Klan diminua fortement en Oklahoma[75].

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Pendant les années 1930, le Nord-Ouest de l'État fit partie du Dust Bowl, la région des États-Unis touchée par la sécheresse et l'érosion des sols. De nombreux agriculteurs furent contraints de quitter l'Oklahoma pour s'installer à l'ouest du pays[76] : ce sont les Okies. La catastrophe fit également de nombreux morts victimes de maladies respiratoires ou de malnutrition. La population diminua jusque dans les années 1950. Le président américain Franklin Roosevelt ordonna au Civilian Conservation Corps de planter des arbres entre la frontière canadienne et le Texas afin de couper le vent et de maintenir les sols. Les fermiers furent formés aux techniques de préservation du sol et de l'eau[77]. Plusieurs barrages furent aménagés pour les besoins de l'irrigation et pour contrôler les crues. Ainsi, dans les années 1960, on comptait déjà près de 200 lacs artificiels, le record aux États-Unis[12],[78].

La prohibition n'y a été abolie que tardivement en 1959[79].

L'économie de l'Oklahoma reprit sa croissance avec la Seconde Guerre mondiale. Les besoins de l'armée américaine stimulèrent la production de pétrole et de biens manufacturés. L'État connut de nouveau la crise dans les années 1980 avec la multiplication des faillites bancaires et la diminution de la production de pétrole[71]. L'attentat d'Oklahoma City eut lieu le 19 avril 1995 contre le bâtiment fédéral Alfred P. Murrah ; il fit 168 morts dont 19 enfants et plus de 800 blessés. Perpétré par Timothy McVeigh et Terry Nichols, attentat le plus meurtrier de l'histoire des États-Unis après ceux du 11 septembre 2001.

Économie[modifier | modifier le code]

Généralités[modifier | modifier le code]

La BOK Tower à Tulsa, est le plus haut gratte-ciel de l'Oklahoma. Elle abrite le siège social de Williams Companies.

L'économie de l'Oklahoma repose sur les secteurs de l'aérospatiale, de l'énergie, du matériel de transport, de l'agroalimentaire, de l'électronique et des télécommunications[8]. Au début de l'année 2007, l'Oklahoma comptait 1,7 million d'emplois civils[80]. Le gouvernement est le premier employeur avec 326 000 postes, suivi par le transport (285 000), l'éducation (191 000), les affaires (178 000) et l'industrie (151 000)[80].

L'État se classe au deuxième rang national pour la production de gaz naturel[81] et au cinquième pour le blé[82]. En 2007, quatre entreprises du classement Fortune 500 et trois du Fortune 1000 ont leur siège en Oklahoma[83]. L'Oklahoma est attractif pour les entreprises[84] car il se classe au 7e rang pour le faible degré d'imposition[85].

Entre 2000 et 2006, le PIB augmente de 50 %, ce qui représente la 5e croissance économique du pays. Entre 2005 et 2006, le PIB passe de 122,5 milliards de dollars à 134,6 milliards de dollars, soit une croissance de 10,8 %[10] ; le PIB/hab. progresse de 5,9 % (36 364 dollars/hab. en 2006 ; 38 516 $/hab. en 2007), c'est-à-dire la troisième meilleure performance aux États-Unis. En 2007, l'Oklahoma se classe 41e sur 50 États américains pour le PIB/hab[86]. Bien que le pétrole domine l'économie pendant la majeure partie du XXe siècle, près de 90 000 emplois liés au secteur énergétique disparaissent entre 1980 et 2000[87]. En décembre 2009, le taux de chômage est de 6,6 %, un taux très inférieur à la moyenne nationale[88].

En 2008, les exportations de l'Oklahoma dépassent les 5 milliards de dollars[89]. Les principaux pays importateurs sont le Canada, le Mexique, le Japon, la Chine et Singapour[89]. Les machines, les composants d'avion, les instruments optiques et médicaux représentent la moitié des exportations[89].

Agriculture[modifier | modifier le code]

L'Oklahoma est le 27e État américain pour la production agricole, le cinquième pour le bétail et pour la production de blé[82],[90],[91]. Environ 5,5 % du bœuf américain provient de l'Oklahoma, 6,1 % du blé, 4,2 % de la viande de porc et 2,2 % des produits laitiers[82]. Les autres productions sont le fourrage, le maïs, le soja, le coton, les poulets d'élevage (44,3 millions), les poules pondeuses (3,3 millions).

Les rives de la Red River constitue une importante région céréalière alors que la région de l'Arkansas River est vouée à l'élevage[92]. L'État compte 86 600 exploitations (2008) sur 14 millions d'hectares et qui génèrent 5,8 milliards de dollars de recettes[91]. La taille moyenne des exploitations est de 163,9 hectares[91], mais les plus grandes se trouvent à l'ouest[44].

Énergie et minerais[modifier | modifier le code]

L'Oklahoma est le cinquième État producteur de pétrole brut du pays[93]

Comme pour le Texas voisin, le secteur pétrolier représente un part importante de l'économie de l'Oklahoma. L'industrie pétrolière représente 23 milliards de dollars du PIB de l'État[94] et les salariés de ce secteur ont un revenu deux fois supérieur aux autres employés[95]. En 2004, 83 750 puits de pétrole à usage commercial étaient recensés sur un total de 750 000[94],[96] pour une production de 178 000 barils de brut par jour[96],[71]. L'Oklahoma se classe au cinquième rang de la production américaine de pétrole[71]. Il existe cinq raffineries, dont deux se trouvent dans l'aire métropolitaine de Tulsa[97]. Enfin, l'État possède la deuxième concentration de foreuses actives du pays[93] et la cinquième réserve de pétrole brut[96].

L'Oklahoma est le cinquième État américain pour la capacité de production d'énergie éolienne[98], qui se concentre à l'ouest ; cependant, 96 % de l'énergie est produite par des sources non renouvelables : 64 % par le charbon et 32 % par des centrales à gaz[99]. Il existe actuellement neuf grands barrages hydroélectriques, essentiellement situés à l'est, dont le plus grand est celui de Pensacola construit pendant la Grande Dépression[34]. Enfin, l'Oklahoma ne possède aucune centrale nucléaire[97].

En 2004, la production de gaz représentait 8 % de la production nationale, faisant de l'Oklahoma le troisième producteur des États-Unis[71]. 10 % des besoins américains en gaz naturel sont assurés par l'Oklahoma avec une production de 47 1 km3[96].

Selon Forbes, Devon Energy Corporation, Chesapeake Energy Corporation et SandRidge Energy Corporation, dont les sièges sociaux sont à Oklahoma city, sont les plus grands groupes pétroliers privés du pays[100]. Toutes les compagnies classées dans le Fortune 500 appartiennent au secteur de l'énergie[83]. En 2006, Semgroup, une entreprise de transport des hydrocarbures basées à Tulsa, se classait cinquième dans le classement des plus grandes compagnies privées de Forbe de 2008, QuikTrip 46e et Love's Travel Stops & Country Stores 25e[100].

L'Oklahoma se classe 11e pour la consommation d'énergie par habitant en 2006[97].

L'Oklahoma produit également des pierres, du ciment Portland, du sable, des graviers, du charbon (dans l'Est) et du gypse[101]. Il est le premier producteur américain d'iode, le troisième d'hélium, le cinquième de feldspath[101]. Le gypse et le sel (dans l'Ouest) alimentent l'industrie chimique.

Industrie[modifier | modifier le code]

Le secteur de l'aérospatiale emploie 7,6 % de la population active et 10 % de la production industrielle de l'Oklahoma qui figure parmi les dix premiers États pour ce secteur[8],[89]. Il génère quelque 11 milliards de dollars par an[84]. Tulsa abrite la plus grande base aérienne de maintenance du monde ainsi que le siège social de la compagnie American Airlines[102].

Bénéficiant d'une situation géographique centrale aux États-Unis, l'Oklahoma abrite de très nombreux centres de logistique[84]. Il est le premier producteur de pneus d'Amérique du Nord et connaît une rapide croissance des activités de biotechnologies[84]. Les exportations de produits manufacturés représentaient 4,3 milliards de dollars en 2005[103]. L'agroalimentaire, notamment le conditionnement de la viande, et la production d'après-shampooing sont d'autres productions industrielles majeures[104].

Population[modifier | modifier le code]

Évolution de la population
Année Nombre d'habitants
1890 258 657
1900 790 391
1910 1 657 155
1920 2 028 283
1930 2 396 040
1940 2 336 434
1950 2 233 351
1960 2 328 284
1970 2 559 229
1980 3 025 290
1990 3 145 585
2000 3 450 654
2008 3 642 361[5]

En 2008, l'Oklahoma compte 3 642 361 habitants[5], soit 1,2 % de la population américaine. Entre 2000 et 2008, le nombre d'habitants augmente de 5,6 % contre 8 % pour la population américaine[5]. Elle compte en 2000 3,8 % d'immigrés et 7,4 % de personnes parlant une autre langue que l'anglais à leur domicile, des chiffres très inférieurs à la moyenne nationale[5].

Carte des densités de population

La densité de population, avec 20,3 hab./km2, est la 36e des États-Unis. La population se concentre autour des deux principaux pôles urbains d'Oklahoma City et de Tulsa. L'ouest est moins peuplé.

Composition de la population
en % (2008)
[5]
Groupe : Flag of Oklahoma.svg Oklahoma Drapeau des États-Unis États-Unis
Blancs 78,1 79,8
Noirs 8 12,8
Asiatiques 1,7 4,5
Métis 4,1 1,7
Amérindiens 8 1
Autres 0,1 0,2
Total 100 100

En 2005, 14,5 % des habitants déclarent avoir des ancêtres allemands, 13,1 % américains, 11,8 % irlandais, 9,6 % anglais, 8,1 % afro-américains et 11,4 % amérindiens (dont 7,9 % cherokee[105]. L'Oklahoma possède la plus grande proportion et le plus grand nombre d'Amérindiens du pays (395 219 en 2002[106]). Les Amérindiens forment la première minorité ethnique juste devant les Afro-américains[44].

La structure par âge de la population est sensiblement la même que celle des autres Américains : 24,9 % ont moins de 18 ans et 13,5 % ont plus de 65 ans[5]. 20,3 % des habitants ont un diplôme de l'enseignement supérieur[5]. Le revenu moyen par habitant est de 17 646 $ soit 3 941 dollars de moins que la moyenne nationale[5]. Le taux de personnes vivant sous le seuil de pauvreté est de 15,8 % contre 13 % pour les États-Unis[5]. L'Oklahoma se classe parmi les États américains où la vie est la moins chère[107].

Santé[modifier | modifier le code]

En 2005, l'Oklahoma est le 21e État américain pour les subventions fédérales en faveur de la santé pour une dépense totale de 7 580 364 dollars. Les principaux investissements concernent la vaccination, la prévention contre le bioterrorisme et l'éducation à la santé[108]. L'Oklahoma se situe dans la moyenne nationale pour le proportion de personnes souffrant d'asthme, de diabète, du cancer et d'hypertension[108].

En 2000, l'Oklahoma se classe 45e pour le nombre de médecins par habitant ; en revanche, il se trouve au-dessus de la moyenne nationale pour le nombre moyen de places à l'hôpital[109]. En 2005, un quart des habitants entre 18 et 64 ans n'ont pas d'assurance maladie, l'un des plus forts taux des États-Unis[110]. 30,3 % des habitants sont obèses, soit le cinquième plus fort taux du pays[111].

Le principal centre hospitalier est l'Oklahoma Health Center à Oklahoma City, qui regroupe de nombreuses structures de recherche comme l'University of Oklahoma Health Sciences Center[112],[113].

Le centre médical régional pour le traitement du cancer à Tulsa est l'une des quatre institutions de ce genre aux États-Unis, et l'une des plus importantes du pays[114]. Dans la même ville, l'Oklahoma State University Medical Center possède la plus grande école d'ostéopathie des États-Unis et l'un des meilleurs établissements spécialisés dans les neurosciences[115],[116].

Religion[modifier | modifier le code]

Oklahoma fait partie de la Bible Belt, littéralement la « ceinture de la Bible », une région du Sud des États-Unis dans laquelle vivent un pourcentage élevé de personnes se réclamant d'un protestantisme rigoriste. L'université Oral Roberts de Tulsa est considérée comme l'épicentre du renouveau charismatique et du fondamentalisme protestant dans l'État. La population de Bible Belt se caractérise par son conservatisme sur les questions de société et de politique : condamnation de l'homosexualité, de l'avortement, de la théorie de l'évolution, etc.

D'après le Pew Research Center, plus de 80 % des habitants de l'Oklahoma sont chrétiens. La proportion de catholiques est moitié moins élevée que la moyenne nationale, alors que le pourcentage de personnes pratiquant l'évangélisme est deux fois plus élevée que dans le pays[117]. Les croyants se répartissent dans 73 affiliations religieuses principales et quelque 5 854 congrégations. La Convention baptiste du Sud domine avec 1 578 églises et 967 223 membres ; la Holy Orthodox Church in North America ne compte qu'une église et six membres. L'Église méthodiste unie revendique 322 794 fidèles, l'Église catholique romaine 168 625, les Assemblées de Dieu 88 301 et les Églises du Christ 83 047[118]. En 2000, il y avait environ 5 000 juifs et 6 000 musulmans, avec dix congrégations pour chaque groupe[118].

Répartition des habitants par confession :

Villes[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Villes de l'Oklahoma.
Oklahoma City est la capitale et plus grande ville de l'Oklahoma
Tulsa est la deuxième plus grande ville de l'Oklahoma

Les principales aires urbaines de l'Oklahoma sont Oklahoma City (1 206 142 habitants) et Tulsa (916 079 habitants)[119] qui regroupent à elles deux 58 % des habitants de l'Oklahoma.

Les métropoles de l'Oklahoma ressemblent aux autres grandes villes américaines : elles comportent un centre des affaires avec des gratte-ciel, entouré par des ghettos, des entrepôts et des zones industrielles. Les banlieues, dans lesquelles résident les classes moyennes blanches, sont reliées au centre par des autoroutes et quelques voies ferrées. Des opérations de rénovations des centres-villes (programme « Main Street » depuis 1985[89]) ont pour objectif de revitaliser ces quartiers et attirer les touristes.

Selon la législation en vigueur, les municipalités se rangent en deux groupes : les cities ont plus de 1 000 habitants alors que les towns ont moins de 1 000 habitants. Les deux types de villes possèdent des pouvoirs législatifs et judiciaires propres. Les cities peuvent choisir leur organisation parmi deux modèles : le Mayor–council government ou le Council–manager government (Gouvernement à gérance municipale)[120].

Principales villes en 2005
Rang Ville Population
1 Oklahoma City 541 500
2 Tulsa 382 457
3 Norman 102 827
4 Lawton 92 757
5 Broken Arrow 88 314
6 Edmond 68 315
7 Midwest City 54 088
8 Enid 46 436
9 Moore 41 138
10 Stillwater 39 065
11 Muskogee 38 310
12 Bartlesville 34 748

Politique[modifier | modifier le code]

Le Capitole de l’État d'Oklahoma se situe à Oklahoma City.

Le gouvernement de l'Oklahoma est une république constitutionnelle qui suit le modèle du Gouvernement fédéral des États-Unis et qui est séparé en trois branches (pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire[121]). L'État est divisé en 77 comtés et six districts congressionnels.

Institutions de l'État[modifier | modifier le code]

La législature de l'Oklahoma est constituée d'un Sénat et d'une Chambre des Représentants. Elle détient le pouvoir législatif et vote le budget de l'État. Les 48 sénateurs sont élus pour quatre ans ; la Chambre des représentants compte 101 membres avec un mandat de deux ans. Les élus de la législature ne peuvent rester en charge plus de douze années consécutives pour les deux fonctions[122].

Lors de la session 20112013, la législature de l'État est largement dominée par les Républicains. Au Sénat, 32 Républicains font face à 16 Démocrates tandis que la Chambre des Représentants est dominée par une majorité de 70 élus républicains contre 31 démocrates.

Le pouvoir judiciaire est assuré par deux cours d'appel : la Cour suprême de l'Oklahoma pour les affaires civiles et l'Oklahoma Court of Criminal Appeals pour les crimes. Cette dernière se prononce sur l'application de la peine de mort. L'État est subdivisé en 77 districts (District Courts), qui correspondent aux 77 comtés. Le système judiciaire comprend également deux cours indépendantes : la Court of Impeachment et l'Oklahoma Court on the Judiciary. Les juges de ces deux cours, ainsi que ceux de la Court of Civil Appeals sont désignés par le gouverneur sur recommandation d'une commission judiciaire (Judicial Nominating Commission) pour six années[123]. Depuis 1976, l'Oklahoma a exécuté 88 personnes, ce qui place cet État au troisième rang derrière le Texas et la Virginie[124].

La branche exécutive se compose d'un gouverneur et de son équipe ainsi que d'autres personnels élus. Elle élabore le budget, applique les lois, assure la sécurité et l'ordre dans l'État[125]. Le gouverneur, élu pour quatre ans, est le chef du gouvernement : il est le commandant en chef de la garde nationale de l'Oklahoma et possède un droit de veto sur les lois votées par la Législature.

Depuis 2011, le gouverneur de l'Oklahoma est la républicaine Mary Fallin.

Gouvernement local[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Comtés de l'État de l'Oklahoma.
Carte des cinq districts congressionnels

L'Oklahoma est divisé en 77 comtés. Chaque comté est gouverné par un conseil élu de trois personnes (commissioners), un contrôleur des taxes (tax assessor), un clerc (clerk), un court clerk, un trésorier (treasurer) et un shérif[126]. Chaque municipalité possède un gouvernement local indépendant organisé en trois branches (exécutive, législative et judiciaire) ; le gouvernement du comté exerce sa juridiction sur les villes et les zones non-incorporées. Le gouvernement du comté et des municipalités perçoivent des taxes, emploient une police locale, tiennent des élections[120],[127]. Les autres découpages administratifs sont les districts scolaires (school districts), les technology center districts, community college districts, rural fire departments, rural water districts...

Il existe en outre 39 gouvernements tribaux amérindiens qui exercent des pouvoirs limités sur certains secteurs de l'Oklahoma, des terres attribuées à l'époque du Territoire indien. En revanche, il n'y a pas de réserves indiennes comme dans le reste des États-Unis. Les gouvernements tribaux détiennent une quasi souveraineté sur les membres et les fonctions de la tribu. Ils sont sous l'autorité du Congrès américain dans certains domaines, notamment en matière constitutionnelle[128],[129].

L'Oklahoma dans la politique nationale[modifier | modifier le code]

Résultats des élections présidentielles[130]
Année Républicains Démocrates
2008 65,65 % 960 165 34,35 % 502 496
2004 65,57 % 959 792 34,43 % 503 966
2000 60,31 % 744 337 38,43 % 474 276
1996 48,26 % 582 315 40,45 % 488 105
1992 42,65 % 592 929 34,02 % 473 066
1988 57,93 % 678 367 41,28 % 483 423
1984 68,61 % 861 530 30,67 % 385 080
1980 60,50 % 695 570 34,97 % 402 026
1976 49,96 % 545 708 48,75 % 532 442
1972 73,70 % 759 025 24,00 % 247 147
1968 47,68 % 449 697 31,99 % 301 658
1964 44,25 % 412 665 55,75 % 519 834
1960 59,02 % 533 039 40,98 % 533 039

De 1908 (date des premières élections présidentielles dans l'Oklahoma) à 1916, les électeurs apportent leurs voix aux démocrates avant d'opter pour le républicain Warren Harding (50,11 %) en 1920 puis de nouveau pour le candidat démocrate John W. Davis (48,41 %) en 1924. Après avoir fortement soutenu le républicain Herbert Hoover (63,72 %) en 1928, l'État plébiscite le démocrate Franklin Roosevelt dès 1932 (73,30 %) restant nettement fidèle aux démocrates jusqu'aux élections de 1948 (62,75 % pour Harry Truman).

Depuis l'élection présidentielle de 1952 (54,59 % pour Dwight Eisenhower), et à l'exception d'une seule fois, les électeurs de l'Oklahoma ont eu tendance à plébisciter les candidats républicains aux élections présidentielles. De fait, les électeurs d'Oklahoma n'ont pas voté pour un candidat démocrate depuis Lyndon Johnson en 1964. Ainsi, lors de l'élection présidentielle de 2008, le candidat républicain John McCain remporte tous les comtés de l'Oklahoma et obtient son meilleur score national (66 %) alors qu'il est battu par le démocrate Barack Obama au niveau national[131],[132]. Bien que l'Oklahoma soit considéré lors des élections présidentielles comme l'un des états les plus républicains du pays, une majorité des électeurs continuent d'être enregistrés sur les listes électorales du parti démocrate[14].

Au 112e Congrès des États-Unis (2011-2013), l'Oklahoma est représenté par les Républicains James Inhofe et Tom Coburn au Sénat, et par quatre Républicains (John Sullivan, Frank D. Lucas, Tom Cole, James Lankford) et un Démocrate (Dan Boren) à la Chambre des Représentants

En dehors des deux principaux partis politiques américains, trois autres formations ont une certaine influence en Oklahoma : Oklahoma Libertarian Party, Green Party of Oklahoma, Oklahoma Constitution Party.

Culture[modifier | modifier le code]

Du fait de sa position centrale aux États-Unis, de l'impact de son histoire et de son brassage ethnique, l'Oklahoma possède une culture riche mais qui lui est propre. Le Bureau de recensement américain place l'Oklahoma parmi les États du Sud[133] ; mais l'Oklahoma se trouve à la charnière de plusieurs ensembles culturels comme le Middle West et le Sud-Ouest. Certaines régions de l'Oklahoma appartiennent au Sud supérieur et aux Grandes Plaines[134].

La culture de l'Oklahoma est marquée par la diversité des influences. Les habitants se réclament de différentes origines, essentiellement allemandes, irlandaises et amérindiennes[135]. 25 langues amérindiennes sont parlées, plus que dans n'importe quel autre État américain[13]. Dans le passé, six gouvernements différents ont revendiqué leur souveraineté sur le territoire de l'Oklahoma[136]. 67 tribus amérindiennes sont présentes[62] et 39 nations reconnues par le pouvoir fédéral[137],[138]. L'afflux de populations amérindiennes dans les siècles précédents, a beaucoup joué sur la personnalité de l'État de l'Oklahoma. Les symboles améindiens y sont d'ailleurs nombreux, jusque dans le drapeau de l'État sur lequel figure un bouclier traditionnel des plaines sur lequel se croisent une branche d'olivier et un calumet de la paix. Les différents gouvernements qui se sont succédé à la tête de l'Oklahoma ont d'ailleurs joué un rôle très important dans ce devoir de mémoire, et dans cette fierté d'appartenir à l'État des Native Americans, c'est-à-dire des Indiens d'Amérique. Cette volonté de conservation s'exprime au travers de la conservation de l'art, de la culture et des croyances amérindiennes dans différents musées et sites spécifiques tels que le musée Tsa-La-Gi de Tahlequah (Musée de la civilisation Cherokee).

La cuisine reflète particulièrement l'appartenance de l'Oklahoma au Sud du pays et sa diversité culturelle. Les plats traditionnels sont ceux de la cuisine du Sud des États-Unis et utilisent des produits comme la cornille, la courge et le maïs. Le barbecue et la tarte aux pacanes figurent parmi les mets incontournables de l'Oklahoma.

Festivals et événements culturels[modifier | modifier le code]

Les événements culturels amérindiens, comme les pow wows, sont fréquents en Oklahoma.

En 2007, le centenaire de l'Oklahoma fut élu « meilleur événement de l'année » par l'American Bus Association[139]. De nombreux festivals ethniques se tiennent tout au long de l'année au cours desquels les visiteurs peuvent assister à des pow wows. La foire d'Oklahoma (Oklahoma State Fair) et celle de Tulsa (Tulsa State Fair) se déroulent pendant dix jours et reçoivent chacune près d'un million de visiteurs[140],[141]. En 2006, l'Oktoberfest, une « fête de la bière » qui se tient à Tulsa, a été reconnue comme l'une des plus importantes dans le monde par le quotidien USA Today[142].

Tulsa compte également un grand nombre d'événements culturels : en 2007, le Mayfest festival a attiré quelque 375 000 visiteurs sur quatre jours[143]. Le Dfest est un festival de musique renommé. Rocklahoma est un festival annuel de hard rock se déroulant à Pryor, qui a réuni quelque 100 000 spectateurs en 2007[144]. À Norman se déroule le Norman Music Festival.

Architecture et arts plastiques[modifier | modifier le code]

Les premières habitations des colons sont en bois. Les demeures du Sud ressemblent à celles des grands plantations. L'architecture du début du XXe siècle est marquée par l'éclectisme. Les magnats du pétrole se font construire des résidences à la mesure de leur fortune. Les bâtiments publics sont relativement récents. Certains ont été construits par de grands noms de l'architecture comme Frank Lloyd Wright (Price Tower, à Bartlesville). Les campus universitaires et les églises adoptent souvent le style néogothique. Les centres d'affaires sont constitués de gratte-ciel témoignant de la puissance des entreprises.

Les premiers peintres blancs qui visitent le territoire de l'Oklahoma représentent les Amérindiens : George Catlin (1796-1872) qui séjourne dans les Montagnes Wichita dans les années 1830[145], John Mix Stanley (1814-1872), Frederic Remington (1861-1918), Elbridge Ayer Burbank (1848-1959). Au début du XXe siècle, les magnats de l'industrie et du pétrole investissent leur fortune dans l'art. L'école d'art de l'université de l'Oklahoma commence à rayonner sur la culture de l'état[146]. L'Association of Oklahoma Artists voit le jour en 1916. Pendant l'Entre-Deux-Guerres, des fresques qont réalisées par des artistes amérindiens sur les murs des bâtiments publics. D'une manière générale, la WPA encourage le développement de la culture durant la Grande Dépression.

Arts du spectacle et musique[modifier | modifier le code]

Le Philbrook Museum est l'un des plus riches musées des beaux-arts aux États-Unis[147]

Le festival Mozart (Oklahoma Mozart Festival) de Bartlesville est l'un des plus importants du Sud des États-Unis[148]. Le Festival of the Arts d'Oklahoma City est également l'un des meilleurs du pays[149]. Cinq ballerines amérindiennes sont originaires de l'État et ont des tournées mondiales : Yvonne Chouteau, les sœurs Marjorie et Maria Tallchief, Rosella Hightower et Moscelyne Larkin, connues sous le nom de Five Moons. Le Tulsa Ballet est considéré par le journal New York Times comme l'une des meilleures compagnies des États-Unis[149]. Yvonne Chouteau et son époux Miguel Terekhov sont à l'origine de l'Oklhoma City Ballet et de l'University of Oklahoma's dance program en 1962[150],[151],[152]. À Sand Springs, un amphithéâtre en plein air appelé « Discoveryland! » accueille la comédie musicale Oklahoma ![153].

Le XIXe siècle fut marqué par la coexistence de traditions musicales différentes : rythmes amérindiens, ballades des cow-boys et des pionniers, Negro spiritual[154]. Le jazz s'est développé dans les grandes villes de l'Oklahoma au début du XXe siècle[149]. L'Oklahoma est le berceau de styles musicaux tels que The Tulsa Sound et Western Swing, qui fut popularisé par le Cain's Ballroom de Tulsa. Le bâtiment appelé « Carnegie Hall of Western Swing »[155] servit de salle de spectacle pour Bob Wills et les Texas Playboys pendant les années 1930[156]. Stillwater est connue comme le foyer de la musique Red Dirt, dont le principal représentant est le groupe Bob Childers.

Musées et institutions culturelles[modifier | modifier le code]

Oklahoma possède plus de 300 musées[149]. Le Philbrook Museum de Tulsa est considéré comme l'un des 50 meilleurs musées des États-Unis[147] et le Sam Noble Oklahoma Museum of Natural History à Norman est l'un des plus grands musées universitaires[149]. Les collections de Thomas Gilcrease sont exposées au Gilcrease Museum de Tulsa, qui abrite également la plus grande collection d'art de l'Ouest américain[157]. L'Oklahoma City Museum of Art est célèbre pour ses collections de Dale Chihuly, les plus importantes du monde[158] ; le National Cowboy and Western Heritage Museum à Oklahoma City expose des objets sur la conquête de l'Ouest[149]. Le Sherwin Miller Museum of Jewish Art de Tulsa possède la plus grande collection judaïque du Sud-Ouest des États-Unis[159].

Cinéma[modifier | modifier le code]

De nombreux films ont été tournés ou se déroulent en Oklahoma. La La Ruée vers l'Ouest (1960) puis Horizons lointains (1992) évoquent la course à la terre au XIXe siècle. Oklahoma ! (1955) est l'adaptation en film musical par Fred Zinnemann de la comédie musicale du même titre. Tulsa (1949) se déroule pendant le boom pétrolier. Outsiders de Francis Ford Coppola (1983) fut tourné à Tulsa. Twister a été filmé en Oklahoma et met en scène des chasseurs de tornades[160]. L'Oklahoma est un lieu de passage pour les héros des road movies Macadam à deux voies (1971) et Rain Man (1989). Meurtre à Tulsa (1997) est une adaptation du roman de Bryan Fair Berkey. Le Mystère Silkwood (1983) raconte l'histoire réelle de Karen Silkwood morte dans des circonstances douteuses alors qu'elle enquêtait sur des actes délictueux dans l'usine de plutonium où elle travaillait à Cimarron (Oklahoma). Bien que dans le film Thelma et Louise (1991), l'action se situe en partie en Oklahoma, ce film a en réalité été tourné en Utah et surtout en Californie qui offre certains paysages similaires ceux de l'Oklahoma.

Littérature[modifier | modifier le code]

Les premiers écrits sur l'Oklahoma datent du XVIe siècle. Il s'agit du récit de l'expédition du conquistador Francisco Vásquez de Coronado raconté par Castañeda[161]. Au XIXe siècle, le naturaliste anglais Thomas Nuttall (1786-1859) et l'écrivain américain Washington Irving (1782-1859)[N 1] décrivent la région. En 1835, le missionnaire Samuel Worcester traduit la Bible pour les Cherokees et installe la première presse de l'Oklahoma[162]. Il publie de nombreux textes amérindiens. Entre la Guerre de Sécession et le début du XXe siècle, la littérature de l'Oklahoma s'enrichit des témoignages des pionniers et des officiers comme ceux de Thompson Benton Ferguson (1857-1921), futur gouverneur de l'État. La poésie se développa après la Première Guerre mondiale sous l'impulsion de professeurs de l'université de l'Oklahoma tels que Rollie Lynn Riggs (1899-1954) ou Stanley Vestal (1877-1957)[163]. Les poètes Donald Benson Blanding (1894-1957) et John Berryman (1914-1972) eurent des carrières nationales. Benjamin A. Botkin (1901-1975) édite entre 1929 et 1932 la revue Folk-Say sur le folklore américain. En 1945, Marquis James (1891-1955) publie Cherokee Strip: A Tale of an Oklahoma Boyhood ainsi que plusieurs biographies. Plusieurs écrivains de la deuxième moitié du XXe siècle sont originaires de l'Oklahoma  : Angie Debo (1890-1988) a écrit de nombreux livres sur l'histoire de l'Oklahoma et sur les Amérindiens. John Joseph Mathews (vers 1894-1979) est l'auteur de romans à succès sur les Osages. L'histoire de l'Oklahoma a donné de nombreuses sources d'inspiration aux écrivains nés dans l'état  : par exemple, Matt Braun s'est spécialisé dans le western et a reçu plusieurs récompenses littéraires. Cimarron est un roman d'Edna Ferber publié en 1929 qui évoque la course à la terre. L'Oklahoma est aussi le décor choisi par John Steinbeck pour le début de son roman Les raisins de la colère dépeignant la grande misère qui a frappé les petits exploitants lors de la Grande Dépression. Enfin cet État, et plus précisément la période de la course à la terre, a inspiré le dessinateur de Bandes dessinées Morris dans un album de Lucky Luke intitulé 'Ruée sur l'Oklahoma'.

Éducation[modifier | modifier le code]

Université de l'Oklahoma, Evans Hall

Le système éducatif se compose d'écoles publiques financées par l'État de l'Oklahoma et d'écoles privées indépendantes. En 2006, il comptait 631 337 élèves répartis dans 1 846 établissements primaires et secondaires et 540 school districts[164]. L'Oklahoma compte le plus grand nombre d'élèves amérindiens du pays (120 122 pour l'année scolaire 2005-2006[165]). L'État se classe parmi les derniers pour les dépenses d'éducation (6 614 dollars par élève en 2005)[164] même si celles-ci ont augmenté[166]. En 2004, il était à la 36e place pour le pourcentage d'adultes ayant un diplôme du secondaire (85,2 %, soit l'un des plus forts taux du Sud des États-Unis[167],[168] .

Il existe au total 43 établissements d'enseignement supérieur dans l'État[138]. Les deux plus grandes universités publiques sont l'Université d'Oklahoma (30 000 étudiants[169]) et l'Oklahoma State University–Stillwater (32 760 étudiants pour l'année universitaire 2006-2007[170]). Chacune possède un campus principal et des antennes régionales. L'Université d'Oklahoma City (3 800 étudiants[171]), l'Université Oral Roberts et l'Université de Tulsa (4 187 étudiants[172]) sont les principaux établissements privés.

L'Oklahoma possède 11 universités publiques régionales[173]. La Northeastern State University est la deuxième institution d'enseignement supérieur fondée à l'ouest du Mississippi (1851)[174] et possède la seule école d'optométrie de l'Oklahoma[175] et le plus important effectif d'étudiants amérindiens du pays[174],[176].

Sports[modifier | modifier le code]

Le Memorial Stadium (Université d'Oklahoma) accueille les matchs de football américain de la première division de la NCAA

L'Oklahoma possède de nombreuses équipes sportives en basket-ball, football américain, baseball, soccer et hockey sur glace, dans les villes d'Oklahoma City, Tulsa, Enid, Norman et Lawton. Le Thunder d'Oklahoma City évolue en NBA et est la seule équipe qui joue dans une ligue professionnelle nationale. Les autres équipes appartiennent à des divisions inférieures : ligue mineure de baseball (les RedHawks d'Oklahoma City, les Drillers de Tulsa), arenafootball2 (les Yard Dawgz d'Oklahoma City, les Talons de Tulsa), National Women's Football Association (équipe féminine du Lightning d'Oklahoma City), NBA Development League (66ers de Tulsa). Les villes d'Enid et de Lawton possèdent des équipes professionnelles de basket-ball : USBL et CBA. Après le passage du cyclone Katrina sur la Louisiane en 2005, le club de basket-ball des Hornets de La Nouvelle-Orléans fut contraint de s'installer au Ford Center d'Oklahoma City où ils jouèrent pendant deux saisons[177]. En juillet 2008, les SuperSonics de Seattle, propriété d'un groupe d'hommes d'affaires d'Oklahoma City dirigé par Clayton Bennett, furent relocalisés au Ford Center sous le nom du Thunder d'Oklahoma City[178].

Le sport universitaire est très populaire dans l'État. Les Sooners de l'Oklahoma (Université de l'Oklahoma) et les Cowboys d'Oklahoma State qui évoluent dans la division sud de la Big 12 Conference. Les derbys entre les deux équipes sont appelés Bedlam Series et sont particulièrement suivis. Le programme de football américain de l'université de l'Oklahoma réunit en moyenne 84 561 spectateurs lorsque l'équipe joue à domicile[179].

11 universités ou colleges sont inscrits à la NCAA, dont quatre appartiennent à la première division : l'université de l'Oklahoma, l'université d'État de l'Oklahoma, l'université de Tulsa et l'université Oral Roberts[180]. Le magazine Sports Illustrated place les équipes de l'Université de l'Oklahoma et l'Université d'État d'Oklahoma parmi les meilleures du pays[181],[182].

Douze autres établissements d'enseignement supérieur participent à la National Association of Intercollegiate Athletics, la plupart dans la Sooner Athletic Conference[183]. La finale de l'US Open féminin de golf a été jouée à Muskogee en 1970 et au Cedar Ridge Country Club à Tulsa en 1983. Le championnat de golf masculin s'est déroulé dans plusieurs lieux de l'État : Southern Hills Country Club (Tulsa), Oak Tree Country Club (Oklahoma City) et Cedar Ridge Country Club (Tulsa)[184]. Southern Hills a accueilli quatre championnats de la PGA et trois US Open de golf, le plus récent en 2001[185]. Le rodéo est également un sport populaire en Oklahoma et la ville de Guymon organise le plus important des États-Unis[186].

Médias[modifier | modifier le code]

Le siège du quotidien Tulsa World

Presse écrite[modifier | modifier le code]

En 2006, l'Oklahoma compte plus de 220 périodiques, dont 177 hebdomadaires et 48 quotidiens[187]. The Oklahoman (Oklahoma City) est le quotidien le plus important de l'État et le 48e du pays. Il est diffusé à 215 102 exemplaires en semaine et 287 505 le dimanche. Le Tulsa World est le deuxième en Oklahoma et le 77e aux États-Unis (189 789 le dimanche et 138 262 en semaine[188]). Le Cherokee Advocate, premier journal de l'Oklahoma, est paru en 1844 ; les articles étaient publiés en langue Cherokee et en anglais[187].

Radios[modifier | modifier le code]

WKY est la première station à Oklahoma City en 1920, suivie par KRFU à Bristow, qui est transférée par la suite à Tulsa et devint KVOO en 1927[189]. En 2006, il existe plus de 500 stations de radio en Oklahoma[190].

Les deux principales radios sont Oklahoma Public Radio et Public Radio International. Lancée en 1955, Oklahoma Public Radio a reçu 271 récompenses pour la qualité de ses programmes[191]. Public Radio International diffuse ses émissions sur dix stations à travers l'État[192].

Télévision[modifier | modifier le code]

Les débuts de la télévision hertzienne en Oklahoma remontent à 1949 avec la naissance des chaînes KFOR-TV à Oklahoma City et KOTV-TV à Tulsa[193]. Actuellement, tous les réseaux nationaux sont disponibles[194].

L'Oklahoma possède quelques chaînes de télévision communautaires à destination des Amérindiens, des Hispaniques et des Asiatiques. Trinity Broadcasting Network est un réseau de télévision chrétienne dont les studios se trouvent à Tulsa.

Transports[modifier | modifier le code]

Carte des principales routes de l'Oklahoma
Le Will Rogers Turnpike est l'une des principales autoroutes payantes de l'Oklahoma

Par sa position centrale aux États-Unis, à équidistance entre New York et Los Angeles, l'Oklahoma est un carrefour de voies de communications et possède un réseau de transport diversifié. L'État est traversé par quatre « autoroutes inter-États » (Interstate Highway). À Oklahoma City se croisent l'Interstate 35, l'Interstate 44 et l'Interstate 40, ce qui constitue le plus important carrefour du système autoroutier américain[195]. Le réseau routier a une longueur cumulée de 19 000 km et se compose notamment d'autoroutes gérées par l'État de l'Oklahoma et de dix autoroutes à péage[195]. La célèbre Route 66 qui relie Chicago à Los Angeles traverse l'État du nord-est à l'ouest en passant par Tulsa. En 2005, l'Interstate 44 à Oklahoma City était l'autoroute la plus fréquentée de l'Oklahoma avec une moyenne de 131 800 voitures par jour[196].

L'aéroport Will Rogers World à Oklahoma City est le plus important aéroport de l'Oklahoma avec environ 3,5 millions de passagers par an[197]. Le deuxième est l'aéroport international de Tulsa, avec trois millions de passagers par an[198]. En termes de trafic, l'aéroport de Riverside-Jones à Tulsa est le plus actif avec 235 039 décollages et atterrissages en 2006[199]. Au total, l'Oklahoma possède plus de 150 aéroports publics[200].

L'Oklahoma ne possède qu'une ligne de chemin de fer pour les passagers : depuis 1999, la Heartland Flyer mesure 332 km entre Fort Worth au Texas et Oklahoma City. Un projet d'extension vers Tulsa est à l'étude depuis 2007[201]. Le port de Muskogee et le Tulsa Port of Catoosa sont situés sur le McClellan-Kerr Arkansas River Navigation System qui est relié au Mississippi et qui constitue l'une des voies navigables les plus actives du monde[202]. Le Tulsa Port of Catoosa a un trafic annuel de plus de deux millions de tonnes[203],[202].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Une Excursion dans les prairies. Titre anglais : Tour on the Prairies (1835)

Références[modifier | modifier le code]

  1. Le terme Sooner peut se traduire approximativement par « premiers arrivés, premiers servis ». Cela se réfère à l'ouverture des terres de l'Oklahoma en 1889. Pour réclamer la possession d'un terrain, tous les colons devaient entrer dans les terres en même temps (un coup de canon était tiré). Les colons qui ont suivi cette règle furent désignés comme boomers, mais ceux qui avaient pénétré dans les terres à l'avance furent appelés Sooners.
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]