Batman

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Batman
Personnage de fiction apparaissant dans
Batman

Adam West qui interprète Batman dans la série télévisée de 1966.
Adam West qui interprète Batman dans la série télévisée de 1966.

Alias Bruce Wayne (vrai nom)
Batman (nom de son alter-ego)
Origine Américaine
Activité(s) Propriétaire de Wayne Enterprises
Superhéros
Pouvoirs Aucun. Excellente condition physique, détective de génie, maître en arts martiaux, accès à un équipement de très haute technologie.
Famille Thomas Wayne (père, décédé),
Martha Wayne (mère, décédée),
Phillip Wayne (oncle et père adoptif, décédé),
Alfred Pennyworth (majordome et père adoptif),
Dick Grayson (fils adoptif),
Jason Todd (fils adoptif),
Tim Drake (fils adoptif)
Damian Wayne (fils avec Talia al Ghul),
Helena (fille avec Catwoman),
Terry McGinnis (fils, univers alternatif).
Affiliation Catwoman, James Gordon, Oracle, Alfred Pennyworth,
JLA,
Outsiders,
Justice Society of America,
All-Star Squadron
Ennemi(s) le Joker, le Pingouin, l'Homme-mystère, Bane, Killer Croc, Double-Face, L'Empoisonneuse, Harley Quinn, L'Epouvantail, Ra's al Ghul, Black Mask, Deathstroke, Mister Freeze

Créé par Bob Kane
Bill Finger
Interprété par Adam West (Batman, 1966),
Michael Keaton (Batman, 1989 ; Batman : Le Défi, 1992)
Kevin Conroy (Batman contre le fantôme masqué, 1993)
Val Kilmer (Batman Forever, 1995)
George Clooney (Batman et Robin, 1997)
Christian Bale (Batman Begins, 2005 ; The Dark Knight : Le Chevalier noir, 2008, The Dark Knight Rises, 2012)
Ben Affleck (Superman vs Batman)
Première apparition Detective Comics #27 ( date réelle 30 mars 1939, date de couverture : mai 1939)
Éditeur(s) DC Comics

Batman est un personnage de fiction appartenant à l'univers de DC Comics Créé par le dessinateur Bob Kane et le scénariste Bill Finger, il apparaît pour la première fois dans le comic book Detective Comics #27 (date de couverture : mai 1939 mais la date réelle de parution est le 30 mars 1939). C'est un héros, à l'origine nommé "The Bat-Man", qui a la particularité d’être sans pouvoirs. L'homme qui se cache sous ce costume est connu sous le nom de Bruce Wayne, bien que le costume et le nom aient été quelquefois utilisés par d'autres. Des surnoms lui sont parfois accolés : The Caped Crusader, The Dark Knight, The World's Greatest Detective[n 1]. Batman opère dans la ville fictive américaine de Gotham City, aidé par des personnages tels que Robin, son maître d'hôtel Alfred Pennyworth ou encore le commissaire de police James Gordon. Toute une série de super-vilains s'opposent régulièrement à lui comme Le Joker, Double-Face, l'Épouvantail, Bane et Ra's al Ghul. Dans une enquête américaine de 2008, Batman a été classé deuxième parmi les meilleurs personnages de comic books[1]. Il est devenu, avec Superman et Spider-Man, un des super-héros les plus populaires[2].

Batman est devenu un personnage très populaire rapidement après sa première apparition, ce qui s'est traduit par la création de son propre titre Batman, en 1940. Au cours des années, différentes interprétations du personnage ont été proposées. Par ailleurs, Batman a été adapté dans une variété de médias (radio, télévision, cinéma, jeux vidéo) et apparaît dans de nombreux produits dérivés (jouets, etc.).

Origines du personnage[modifier | modifier le code]

En avril 1938 le premier numéro d'Action Comics, publié par DC Comics voit la naissance du premier super-héros, Superman[3]. L'immense succès du personnage pousse Harry Donenfeld et Jack Liebowitz, les propriétaires de DC, à vouloir répéter la formule et pour cela ils demande à Bob Kane de créer un nouveau super-héros[B 1],[4]. Kane qui est déjà un auteur connu, bien qu'il ait seulement 22 ans, pour ses séries d'humour comme Peter Pupp ou d'aventures comme Rusty and his pals[5], s'attelle donc à la tâche qui promet d'apporter une source de revenus importante. En effet, le rédacteur en chef Vince Sullivan lui avait affirmé que Siegel et Shuster, les créateurs de Superman, gagnaient 800 $ par semaine ; or Kane touchait habituellement 50 $[6]. Selon ses dires Bob Kane s'inspire, de l'hélicoptère et des études sur la chauve-souris de Léonard de Vinci, des film Zorro, Dracula et The Bat Whispers[B 1] mais aussi de la pièce de théâtre de Mary Roberts Rinehart qui a inspiré le film, intitulée The Bat, dont le personnage éponyme est un criminel. Il esquisse ensuite le personnage qui devait marier les qualités de détective de Sherlock Holmes et les prouesses physique de Douglas Fairbanks dans ses films[M 1]. Cependant le scénariste Bill Finger suggère de nombreuses corrections, dont celle de changer la couleur du costume qui passe du rouge au gris[B 1] mais aussi de modifier l'apparence du héros : lui mettre une cagoule plutôt qu'un simple masque, une cape plutôt que des ailes, lui faire porter des gants, ainsi que d'autres détails du même genre[7]. C'est aussi Finger qui trouve le nom de Bruce Wayne, expliquant dans le livre History of the Comics, vol. 1 de Jim Steranko que « le prénom de Bruce vient de Robert Ier d'Écosse. (…) j'ai cherché un nom de famille suggérant le colonialisme. J'ai essayé Adams, Hancock… puis j'ai pensé à Anthony Wayne »[8].

Bill Finger au sujet de la création de Batman

Kane avait une idée pour un personnage nommé Batman, et il souhaitait me montrer les dessins. Il dessina un personnage qui ressemblait très fort à Superman avec des espèce de... collants rouges, je crois, avec des bottes... sans gants, sans gantelets... avec un petit masque loup. Il avait deux ailes rigides qui dépassaient, ressemblant à des ailes de chauve-souris. Et en dessous, il y avait un signe... BATMAN[n 2],[9].

Évolution du personnage[modifier | modifier le code]

De 1939 à 1964[modifier | modifier le code]

Après acceptation par DC du projet de Kane, scénarisé par Bill Finger, Batman, alors présenté comme the Bat-Man, apparaît dans le numéro 27 du comic-book Detective Comics (daté de mai 1939 sur la couverture mais paru le 30 mars 1939[n 3],[10]). Kane négocie un contrat avec DC qui oblige l'éditeur à signer les histoires de Batman du nom de Kane et qui indique que Kane doit livrer un certain nombre d'histoires du héros. La signature est parfois développée en Created by Bob Kane [n 4],[5].

Finger n'a pas la même reconnaissance. Bien qu'il ait travaillé sur d'autres séries DC depuis les années 1940, sa participation à la création de Batman reste longtemps sous-estimée. Par exemple, dans le courrier des lecteurs de Batman #169 (février 1965), l'éditeur Julius Schwartz indique que Finger a créé le Sphinx. Toutefois, son contrat ne mentionne pas une obligation de le créditer. À la mort de Finger en 1974, DC n'a toujours pas rétabli l'importance du rôle de ce dernier. Quelques années plus tard, Kane confirme les contributions de Finger (« Batman était au début un super-héros, un justicier ; Bill en a fait un détective scientifique »), tout en insistant sur son propre rôle dans la création du personnage[11].

Au milieu des années 1960, le nom de Kane est retiré au profit des noms des scénaristes et dessinateurs. Ce ne sera qu'à la fin des années 1970 que la mention « créé par Bob Kane » sera rajoutée définitivement aux crédits, suivant l'exemple des histoires de Superman, où apparaît « créé par Jerry Siegel et Joe Shuster ».

Dans la première histoire le mettant en scène, The Case of the Chemical Syndicate, Batman est déjà le combattant du crime. Finger indique que « Batman a été écrit dans le style des pulps[12] » et l'un des modèles est The Shadow[M 1]. Cela se ressent dans le fait que Batman n'éprouve aucun remords à tuer des criminels[13]. Par ailleurs, Bill Finger s'inspire de l'étrangeté des criminels du comics Dick Tracy pour concevoir les ennemis de Batman. Graphiquement, la série s'inspire des films dans lesquels la mise en scène est recherchée et originale comme ceux d'Orson Welles[M 1]. Le personnage remporte un succès immédiat et dès 1940 il a droit à son propre comic book trimestriel intitulé sobrement Batman. Dans le premier numéro apparaissent des personnages qui vont faire partie intégrale de l'univers du héros, à savoir le Joker et Catwoman[B 1]. Par ailleurs ce premier numéro est aussi remarquable par le fait que Batman tue un personnage en lui tirant dessus. L'éditeur de l'époque décide alors que Batman n'aurait plus le droit de tuer ou d'utiliser un fusil[14]. La même année Batman rencontre Superman dans le comic book World's Finest Comics[B 1].

Dès les premiers strips, on sent l'évolution physique du personnage. « En un an, il était complet, mon Batman définitif » déclara Kane[15]. La ceinture remplie de gadgets fut introduite dans Detective Comics #29, suivies par le batarang et le premier « bat-vehicule » dans le #31. C'est dans le #33, avec une brève histoire condensée sur deux pages, que l'on connaîtra les origines du personnage. Bruce Wayne est le fils d'un riche industriel assassiné avec son épouse par un criminel dans une allée de la ville fictive de Gotham (il faut attendre Batman #47 pour en savoir plus et apprendre le nom de l'assassin de ses parents : Joe Chill). Bruce est témoin du meurtre et, traumatisé par cette catastrophe, s'entraîne pour lutter contre le crime une fois adulte. Lorsqu'une chauve-souris brise une fenêtre du manoir dans lequel il vit, Bruce considère cela comme un présage et décide de devenir the Bat-Man[B 2].

Batman est à l'origine est un héros sombre. Les auteurs, dont Jerry Robinson qui assiste Bob Kane, s'inspirent du cinéma expressionniste allemand pour décrire un monde où le crime et la corruption règnent. Batman est le dernier recours face à des criminels extravagants[B 2]. Toutefois, ce côté « pulp » commence à s'estomper dès 1940 dans Detective Comics #38 avec l'introduction de Robin, le partenaire de Batman[16]. Robin (dont le nom a été inspiré par Robin des Bois et par le nom anglais du rouge-gorge) a été créé selon l'idée de Finger que Batman avait besoin d'un docteur Watson qui lui donnerait la réplique[17]. Batman devient aussi un des membres de la Société de Justice d'Amérique. Il apparaît brièvement pour la première fois dans le septième numéro du magazine All Star Comics dans lequel sont racontées les aventures du groupe. Il participe toutefois assez peu aux missions de la Société de justice, restant membre honoraire[18]. Les relations de Batman avec la police ne sont alors pas conflictuelles. Il collabore avec la police de Gotham et devient même un membre honorifique de celle-ci dans le septième numéro de Batman[13]. En 1943, Batman gagne son comic strip[D 1] auquel se consacre Bob Kane qui abandonne les comic books aux artistes de son studio. Kane revient au comic book en 1946 mais en réalité ne dessine plus rien et laisse le travail à Lew Schwartz (en) de 1946 à 1953 et Sheldon Moldoff de 1953 à 1967[5].

Jusqu'au milieu des années 1960, sous la plume de Bob Kane mais aussi de ses nègres littéraires Jerry Robinson, Dick Sprang, Jim Mooney, Lew S. Schwartz, Sheldon Moldoff et Joe Giella au dessin[19] et Gardner Fox au scénario[M 2], le ton général de la série reste assez léger[B 2]. Alors que les lecteurs après la Seconde Guerre mondiale se désintéressent des comics de super-héros et se tournent vers d'autres genres comme les histoires criminelles ou celles d'horreur[20], Batman est une des rares séries de super-héros à continuer à être publiée dans les années 1950[G 1]. Au milieu des années 1950, les histoires de Batman peuvent être rattachés au genre de la science-fiction, à l'instar de Superman. Les histoires créées par Dick Sprang sont caractéristiques de cette vision d'un héros confronté à des ennemis anecdotiques et sans que l'aspect noir des origines ne transparaisse[B 3]. Cependant, après la mise en place du Comics Code en 1954, cela n'apparaît pas comme suffisant et les auteurs sont amenés à développer un aspect enfantin. Ceci amène des épisodes semblables à celui où Batman devient un géant ou pousse à créer des personnages qui vont entourer Batman et former une "famille" comme celle de Captain Marvel ou celle de Superman. Après Robin, sont créées Batgirl, Batwoman[D 2], le bat-hound (un chien portant un masque comme Batman et l'aidant à chasser les criminels)[21] et même Bongo the Bat-Ape[n 5],[D 2].

Il est communément admis que l’âge d'argent des comics commence en 1956, quand Barry Allen devient le nouveau Flash dans les pages du quatrième numéro du comic book Showcase[22]. Les super-héros de l'âge d'or dont les comics ont cessé de paraître sont recréés comme Green Lantern ou Atom. Cela n'affecte pas Batman dont les comic books n'ont jamais connu d'interruption. Cependant, lorsque Barry Allen découvre une autre Terre où vit le Flash de l'âge d'or, les responsables éditoriaux de DC Comics établissent que les super-héros de l'âge d'or vivent tous sur cette Terre, nommée Terre II, alors que ceux de cette nouvelle période nommée âge d'argent vivent sur Terre I[L 1].

Durant l’âge d'argent, Batman collabore régulièrement avec d’autres héros, principalement Superman. Leur première rencontre dans cette période date de 1954 et a lieu dans le numéro 76 du comic book Superman[23]. Ils se retrouveront fréquemment par la suite et feront équipe dans la série World's Finest Comics à partir du numéro 71 de juillet-août 1954 jusqu'au numéro 323 de janvier 1986. Les histoires sont basées sur leur proche amitié, et sur des affaires nécessitant leurs talents combinés[R 1]. Batman est membre fondateur de la JLA dont la première histoire est publiée dans Brave and the Bold #28 (1960)[B 4] .

De 1964 à 1986[modifier | modifier le code]

Image de Batman et Robin dans la série télévisée de 1966.
Batman et Robin dans la série télévisée de 1966.

En 1964, les ventes des titres Batman chutent de façon dramatique ; Bob Kane pense même que « [DC] était en train de planifier la mort de Batman[24] ». Aussi quand Julius Schwartz est chargé de prendre en charge les séries consacrées à Batman, il prend des mesures draconiennes. Tout d'abord, dans Detective Comics #327 (1964) le costume de Batman est redessiné afin de lui donner un aspect plus contemporain. C'est Carmine Infantino qui apporte alors son aide dans cette tâche. de plus les personnages apparus dans les années 1950 ainsi que les extra-terrestres sont abandonnés. Cependant, l'amélioration des ventes des comics liés à Batman est surtout due au début de la série télévisée dont le premier épisode date du 12 janvier 1966. Cette série a une profonde influence sur le personnage car en plus du retour d'Alfred et de l'introduction de Batgirl, le côté kitsch de la série se ressent dans le comics. Grâce à la série les ventes s'envolent pour atteindre une moyenne de 900 000 exemplaires soit le chiffre le plus important pour un comics de super-héros depuis les années 1950[25]. Bien que la série TV et le comics aient un certain succès, l'aspect kitsch commence à lasser et la série TV est arrêtée en 1968[B 3]. Les ventes des comics baissent à nouveau. Comme Julius Schwartz l'indiquait : « Quand la série TV était un succès, on m'a demandé de faire du kitsch, et bien sûr quand la série a périclité, les comics ont suivi[26] ».

Carmine Infantino, devenu responsable éditorial, décide alors de confier le personnage à de jeunes auteurs, le scénariste Dennis O'Neil et le dessinateur Neal Adams. Ceux-ci font tout pour libérer Batman de la légèreté qu'il avait prise à la suite de la série télévisée afin de revenir vers le véritable « vengeur nocturne » qu'il était au départ[27]. L'ère O'Neil/Adams débute avec Detective Comics #395 (1970), dans une histoire à l'atmosphère plus gothique. Dans une histoire écrite par Frank Robbins, Dick Grayson retourne à l'université, faisant de Batman un héros solitaire une fois de plus[28]. Les histoires de Batman deviennent plus sombres, plus violentes, avec le retour d’un Joker meurtrier et l’arrivée de Ra's al Ghul[B 3]. Le ton général donné par O'Neil influence les histoires de Batman à travers les années 1970 et 1980 ; les histoires de Detective Comics de Steve Englehart et Marshall Rogers sont considérées par de nombreuses personnes comme étant le point culminant de cette période[R 2].

Batman recommence aussi à travailler en solo dans les années 1970 et 1980 et fait occasionnellement équipe avec Robin ou Batgirl. D'autres super-vilains font leur apparition à Gotham comme Deadshot, Killer Moth, Firefly, M. Freeze, Poison Ivy, Man-Bat, etc. Alors que la relation entre Batman et Robin s'affaiblit, Dick Grayson quitte définitivement Batman et devient Nightwing[28],[G 2].

Dans les années 1970 et 1980, le comic book the Brave and the Bold est relié aux titres Batman, puisque dans chaque numéro ce dernier est associé avec un héros DC différent. Batman fait aussi partie de la Justice League mais en 1983, il quitte ce groupe pour former une nouvelle équipe, les Outsiders dont les aventures sont publiées dans le comic book Batman and the Oustsiders scénarisé par Mike W. Barr et dessiné par Jim Aparo. Batman quitte le groupe en 1985 au numéro 32[G 3].

Batman moderne[modifier | modifier le code]

Cosplay de Batman (photographie en couleur)
Cosplay de Batman.

Après la maxi-série Crisis on Infinite Earths publiée en 1986, DC réécrit l'histoire de son univers et adapte les origines de ses personnages. Ainsi, Dennis O'Neil devenu rédacteur en chef de tous les titres Batman s'occupe de l'image du héros après ces évènements. O'Neil a affirmé qu'on lui a donné la charge de relooker le personnage, mais il a plutôt essayé de donner un autre ton à la série, différent de tout ce qui avait été fait avant[29]. Frank Miller, avec David Mazzucchelli au dessin, redéfinit en 1987 les origines de Batman dans Batman : Année Un publié dans Batman #404 à 407 et donne au héros une personnalité plus sombre[B 5]. Auparavant, la série limitée de Frank Miller Batman: Dark Knight (1986) racontant l'histoire d'un Batman à la retraite reprenant du service, fait retrouver au personnage ses racines. The Dark Knight Returns est un succès commercial et depuis lors est devenu une pierre angulaire de l'histoire des comics[30]. La série relance aussi la popularité de Batman[31]. Alan Moore et Brian Bolland continuent dans cette direction avec Rire et mourir de 1988, dans lequel le Joker essaye de pousser à bout le Commissaire Gordon, l'enlève, le torture et rend infirme Barbara Gordon. Cette histoire et d'autres du même acabit changent l'image des comics en visant un public plus adulte[B 6].

Après Crisis on Infinite Earths le Batman de Terre-II est éradiqué de l'Histoire, mais les travaux d'auteurs comme Frank Miller, Alan Moore, Mike W. Barr reprennent pour le nouveau Batman l'essence originelle du personnage dans ce nouvel univers[G 2].

Après le départ de Dick Grayson le premier Robin, Batman ne reste pas seul longtemps car un nouveau Robin fait son apparition en la personne de Jason Todd. Cependant le duo est de courte durée car ce deuxième Robin est assassiné par le Joker en 1988, dans Un deuil dans la famille[32]. À la suite de cette perte, Batman s'endurcit et devient plus radical dans sa lutte contre le crime. Il travaille de nouveau en solitaire jusqu'à l'arrivée de Tim Drake qui devient le troisième Robin dans le récit A Lonely Place of Dying[R 3]. D'autres héros se joignent à Batman au cours des ans comme Huntress[G 4] ou Azrael[G 5].

Ce dernier personnage joue un rôle essentiel dans le crossover Knightfall publié en 1993. Batman doit rattraper tous les prisonniers enfermés dans l'asile d'Arkham et libérés par Bane. Lorsque Batman, épuisé, affronte enfin Bane, celui-ci parvient à lui briser la colonne vertébrale et le laisse paralysé. Pour que Batman continue à arpenter les rues de Gotham, Bruce Wayne fait de Azrael le nouveau Batman. Toutefois celui-ci ne respecte pas les règles édictées par Bruce Wayne et lorsque ce dernier trouve le moyen de guérir et de revenir, il reprend son identité de Batman[R 4]. Doug Moench, Chuck Dixon, et Alan Grant sont les scénaristes qui travaillent sur les titres Batman pendant toute la durée de Knightfall, et s'occupent ensuite de tous les cross-overs du héros pendant les années 1990. En 1994, le cross-overs Zero Hour provoque encore des changements dans la continuité de l'Univers DC. Entre autres, Joe Chill n'est pas identifié et le meurtrier des parents de Wayne devient un anonyme. Cependant, cet effacement de la continuité est annulé en 2006 lors des évènements racontés dans Infinite Crisis[33].

Entretemps, Batman a réintégré la Ligue de Justice d'Amérique dans le comic book JLA scénarisé par Grant Morrison. Dans cette version de l'équipe, jugée par beaucoup comme l'une des meilleures, Batman, bien qu'il soit encadré de personnages ayant des super-pouvoirs, est montré comme un élément qui ne dépare pas dans le groupe et qui individuellement parvient à vaincre des ennemis apparemment plus forts que lui[34]. Dans les comics de Batman est édité le cross-over Cataclysm qui sert d'introduction à No Man's Land publié en 1999. Cette histoire sur un an a un impact sur tous les titres Batman en dépeignant un Gotham ravagé par un séisme[R 4]. Une fois cette histoire finie, Dennis O'Neil cède sa place à Bob Schreck (en)[35].

En 2003, Jeph Loeb, déjà scénariste d'aventures de Batman avec les maxi-séries Batman : Un long Halloween et Amère Victoire, et le dessinateur Jim Lee entament une histoire sur 12 numéros intitulée Silence. Batman, toujours tourmenté par la perte de Jason Todd, est confronté à un nouvel ennemi qui va remuer le couteau dans la plaie : Silence. Ce dernier essaie de tromper Batman en lui faisant croire que Jason Todd est revenu à la vie. La fin de l'histoire après avoir révélé l'identité de Silence et laissé celui-ci pour mort, s'achève sans que le mystère de la disparition de Jason Todd soit résolue[R 5].

Alors que Crisis on Infinite Earths devait créer un univers cohérent, le résultat vingt ans plus tard est un monde sombre dans lequel des problèmes de continuité apparaissent. Pour résoudre ceux-ci et remettre au goût du jour un monde héroïque, DC Comics dans les années 2000 propose trois arcs narratifs. Batman joue un rôle important dans ceux-ci et principalement dans Identity Crisis et Infinite Crisis. À la fin de ce dernier, Batman semble être tué par Darkseid. Dick Grayson prend l'identité du héros mort et Damian, le fils de Bruce Wayne et Talia Al'Ghul, est le nouveau Robin[36]. Néanmoins cette mort ne dure pas et en 2010, on assiste au retour de Bruce Wayne dans la mini série en 6 volumes The Return of Bruce Wayne signée Grant Morrison[37].

À la suite de cette histoire Batman est de retour dans le présent et arbore un nouveau costume. Il laisse Dick Grayson continuer son activité de justicier sous le nom de Batman et de son fils Damian Wayne en tant que nouveau Robin, trouvant qu'ils font de l'excellent travail à Gotham City. Il décide de parcourir le globe pour former un groupe (une « corporation ») de héros ayant une similarité avec lui, s'étant résolu à une vérité : le monde entier a besoin d'un Batman[38]. En France, il recrute Bilal Asselah, alias Nightrunner[39].

New 52[modifier | modifier le code]

En septembre 2011, DC Comics relance toutes ses séries avec un nouveau numéro 1. Cela fait suite aux évènements racontés dans la mini-série Flashpoint dans laquelle le héros Flash est précipité dans un univers alternatif créé par son ennemi Eobard Thawne alias Professeur Zoom. À la fin de la mini-série, Flash parvient à retourner dans le passé et modifie de ce fait la réalité DC. Le monde de Batman comme celui de tous les autres héros est transformé et certains épisodes sont annulés. Ainsi Bruce Wayne est l'unique Batman, Dick Grayson est Nightwing et n'a jamais porté le costume du chevalier noir, Damian Wayne reste le nouveau Robin jusqu'à sa mort dans le huitième épisode du second volume de Batman Incorporated en 2013[40] et Tim Drake est toujours Red Robin. Barbara Gordon est remise de sa paralysie et retrouve son identité de Batgirl ce qui signifie que les autres jeunes femmes présentées comme ayant porté le costume disparaissent de la continuité. Jason Todd a ressuscité et pris l'identité de Red Hood mais son passé est réécrit. Enfin Kate Kane reste Batwoman[R 6].

Description[modifier | modifier le code]

Personnalités[modifier | modifier le code]

Habituellement, la relation entre le personnage principal et son identité de héros costumé est sans ambigüité. Le héros porte un masque qui sert à cacher à ses ennemis et à la foule sa véritable personnalité. Dans le cas de Batman, les auteurs ont tendance à voir en Bruce Wayne un masque alors que Batman est la réelle identité qui est née lorsque Martha et Thomas Wayne sont mort devant les yeux de leur fils. Toutefois, depuis Infinite Crisis et le film Batman Begins, les auteurs ont tendance à montrer un Bruce Wayne dont la véritable personnalité se situe entre l'image du play-boy et l'identité de Batman[D 3].

Bruce Wayne[modifier | modifier le code]

Bruce Wayne est le plus souvent dépeint comme un homme sain d'esprit, intelligent et d'une moralité sans faille[P 1]. Il est milliardaire et possède des entreprises rassemblées sous le nom générique de Wayne enterprises. Après la mort de ses parents il cherche à développer ses facultés afin de combattre le crime. Lorsqu'il revient à Gotham et devient Batman, il trouve sa véritable identité et Bruce Wayne devient une image, celle d'un play-boy milliardaire dirigeant son entreprise et ayant une vie sociale semblable à celle des membres de sa classe sociale, bien qu'elle soit plus limitée à cause de ses nuits passées sous le masque de Batman[O 1].

Wayne est aussi réputé pour sa participation à des œuvres de charité et une attitude favorable au développement d'une économie écologique[P 2]. Il a d'ailleurs créé la Fondation Wayne qui est une association d'aide aux victimes. Son souci d'améliorer la vie de ses concitoyens l'a même amené à être maire de Gotham et plus tard sénateur[O 2].

Batman[modifier | modifier le code]

Après avoir décidé de combattre les criminels, Bruce Wayne se crée pour ce faire une nouvelle identité capable d'effrayer ses adversaires. Ainsi naît le Bat-Man qui, dans la nuit, chasse les malfaiteurs et leur apporte l'effroi. Constamment sur le qui-vive et exerçant un contrôle total sur ses sentiments, il peut paraître prêt à tout pour atteindre son but et ainsi augmenter la peur qu'il provoque chez les criminels qu'il pourchasse[41]. Batman possède un costume qui est censé inspirer la peur dans les bas-fonds de Gotham[D 4]. Les détails de ce costume ont changé avec le temps, mais certains éléments sont restés invariables : la cape aux extrémités pointues, le masque lui recouvrant la majorité du visage avec des oreilles pointues, la ceinture multifonctions et le symbole de chauve-souris sur la poitrine. C'est d'ailleurs ce dernier qui a subi le plus de changements au fil du temps. En 1964 une ellipse jaune fut rajoutée, puis retirée. Par la suite les couleurs sont passées de bleu nuit à gris clair, noir et enfin gris foncé. La longueur de la cape ou des oreilles dépend beaucoup des dessinateurs. Les yeux sont parfois visibles mais le plus souvent ils sont masqués derrière des fentes blanches[R 7]. Batman mesure environ 1,90 mètres et pèse 95 kilos[42]. Il ne possède aucun pouvoir mais sa force réside ailleurs : dans ses capacités de détective, son intelligence, ses capacités physiques, et l'accès à une technologie de pointe[43]. Bien qu'il n'ait aucun réel super-pouvoir, Batman n'en reste pas moins un super-héros digne de ce nom. Son entraînement, ses ressources, sa rigueur ont fait qu'il a largement compensé le manque d'un pouvoir spécifique. Physiquement, il est un maître dans de nombreuses disciplines martiales (tout spécialement à mains nues) qui selon les époques ont variées. Dans les premiers temps, Batman pratique le judo et le jiujitsu puis c'est le karaté et le kung-fu qu'il utilise des années 1950 aux années 1970. Depuis les années 1980 sa technique de combat est un mélange de différents arts martiaux[Z 1] et a des capacités physiques d'un niveau olympique[Z 2].

Certains des ennemis de Batman ont réussi à découvrir sa véritable identité, comme le docteur Hugo Strange[44], Bane[45], etc. Le Joker semble également la connaître mais ne paraît pas s'en soucier, considérant que Batman est sa véritable identité[46]

Matches Malone[modifier | modifier le code]

Matches Malone est une personnalité que s'est créé Batman afin de s'introduire dans la pègre afin de déjouer les plans des criminels. Ce déguisement ne ressemble en rien à Bruce Wayne puisque Matches a une moustache, porte des lunettes et se vêt d'un imperméable rouge[47].

Équipement[modifier | modifier le code]

Dessin de la Batmobile de la série TV.
La Batmobile de la série TV.
Article détaillé : Matériel et équipement de Batman.

N'ayant pas de super pouvoirs pour combattre le crime, Batman compte uniquement sur sa condition physique et sur les gadgets qu'il possède. Ainsi son costume, conçu pour provoquer la peur chez les criminels, est en kevlar et le protège des balles, des armes blanches et du feu. Il possède une ceinture, montrée pour la première fois en 1939[G 6], composée de plusieurs poches dans lesquels il range des armes offensives et défensives[S 1]. Là se trouvent les batarangs qui sont des boomerangs ayant la forme stylisée de chauves souris, mais aussi des capsules de gaz pour neutraliser l'ennemi et un taser[S 1]. Les batarangs peuvent être lancés à la main ou grâce à un pistolet spécial. Certains de ces batarangs sont modifiés pour une fonction précise (batarangs magnétiques, avec une caméra, lumineux, explosifs, etc.[G 6]). Enfin, une trousse à pharmacie est glissée dans sa ceinture[S 2]. Son costume existe en plusieurs versions que Batman utilise lorsque sa mission sort de l'ordinaire. Ainsi existe-t-il un costume pour plongée en haute mer, un costume pour l'espace[S 3] etc.

Après avoir conduit des véhicules sans signes particuliers, Batman est au volant de la batmobile à partir de 1941. Le véhicule est blindé et le devant, sous la forme stylisée de la tête d'une chauve-souris, peut servir de bélier. Le modèle varie selon les décennies. C'est d'abord un roadster puis une berline dans les années 1950, une voiture de sport dans les années 1960, un coupé sport pour la décennie 1970, un dragster dans les années 1980 pour finir par un véhicule futuriste. Dans ce véhicule hors-norme se trouvent toutes sortes de gadget et même un mini laboratoire de criminologie. Si la batmobile est le plus connu des engins possédés par Batman, il n'est pas le seul. Selon les besoins Batman peut utiliser un batcycle[n 6], un batplane, un batcopter, un batboat[n 7], un batsub [n 8] et bien d'autres encore[G 7].

Le Bat-Signal est utilisé lorsque la police de Gotham a besoin de l'aide de Batman. C'est un projecteur dessinant dans le ciel nocturne l'insigne de Batman. Ce signe est visible de n'importe quel endroit de la ville. Il est utilisé pour la première fois dans l'histoire Case of the Costume-Clad Killers publié dans le numéro 62 de Detective Comics en février 1942[R 8].

Univers[modifier | modifier le code]

Lieux[modifier | modifier le code]

Gotham City[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Gotham City.

Les premières aventures de Batman sont situées à New York[M 3] mais en janvier 1941, dans Batman no 4, New York est abandonnée au profit de la ville fictive de Gotham[R 9] car Bill Finger ne voulait pas que cette ville imaginaire soit identifiée à une ville réelle comme New-York. Cependant, l'origine première persiste après cet épisode puisque Gotham est à l'origine un surnom donné à la ville de New-York par l'auteur Washington Irving en référence à la ville de Gotham située en Angleterre dans le Nottinghamshire. Cette cité anglaise a depuis des siècles la renommée d'être habitée par des fous[48]. Inspirée par des villes comme Chicago ou New York, Gotham City est située sur la côte nord-est des États-Unis dans le New Jersey[48]. Selon les auteurs, elle peut tout autant être une image du New-York des années 1970 gangrénée par la corruption que celle du New-York des années 2000, propre, accueillante mais gardant une part sombre plus diffuse[P 1]résume les aspects les plus sombres des villes américaines dangereuses et corrompues[V 1]. Dès lors, le bien et le mal ne se reconnaissent immédiatement ; ceux qui devraient défendre les citoyens, des policiers au maire sont susceptibles d'être des agents du mal. De plus, contrairement à Metropolis où les malfaiteurs viennent le plus souvent de l'extérieur, Gotham produit les criminels qui vont essayer de la rançonner[V 2]. Gotham est par excellence une ville moderne, rationnelle et de ce fait ne peut produire que des êtres en souffrance[49]. Elle On a souvent dit de Gotham City que c'était « New York at night », en référence au fort taux de criminalité de la ville américaine[48]. Une partie de Gotham, Crime Alley, est particulièrment importante pour Batman puisque c'est là que ses parents sont morts et chaque année, il revient en pèlerinage dans cette rue[J 1].

Batcave[modifier | modifier le code]

C'est dans le serial Batman sorti en 1943 que la batcave est monrtée pour la première fois[D 1]. Elle constitue la base secrète que Batman a aménagé dans un entrelacs de souterrains situés sous le Manoir Wayne. dans le passé elle avait servi de refuge aux esclaves en fuite vers les états du Nord. Bruce Wayne tombe dans cette grotte alors qu'il est encore enfant avant d'être sauvé par son père. Lorsqu'il décide de devenir Batman, Bruce Wayne agrandit ce souterrain pour en faire une grotte immense où il garde ce dont il a besoin pour combattre le crime[S 4]. Cette batcave ne résiste pas au tremblement de terre qui ravage Gotham dans l'arc narratif Cataclysm et Batman est obligé d'aménager une seconde grotte. Se trouvent dans la batcave[S 5] :

  • un ensemble d'ordinateurs
  • un atelier de mécanique
  • un laboratoire de criminologie et balistique
  • une zone pour les exercices physiques
  • une salle des trophées où sont conservés des objets ayant appartenu à des criminels vaincus
  • une salle de tir

L'accès à la batcave se fait grâce à un passage secret accessible à partir du manoir[21] ou par des issues extérieures où passent les véhicules de Batman (batmobile, batplane, batboat)[S 6].

L'asile d'Arkham[modifier | modifier le code]

L'asile d'Arkham est un institut dans lequel sont soignés des malades mentaux et qui accueille les ennemis de Batman reconnus comme aliénés. Il est fait mention pour la première fois de cet hôpital, dont le nom s'inspire de la ville fictive d'Arkham créée par H. P. Lovecraft[50], en 1974 dans Batman 258 scénarisé par Denny O'Neil. Le bâtiment est très ancien et était dès le début du 20e siècle la propriété de la famille Arkham. Amadeus Arkham après le suicide de sa mère devenue folle décide de transformer la maison familiale en hôpital psychiatrique nommé Elizabeth Arkham Asylum for the Criminally Insane[n 9],[D 5]. Devenu fou à son tour il y finit ses jours mais l'hôpital est conservé. C'est là que se retrouvent régulièrement le Joker, Double-Face, L'Empoisonneuse, etc. alors que les criminels reconnus responsables de leurs actes comme le Pingouin sont envoyés à la prison de Blackgate[D 6]. De plus, certains malfaiteurs, comme M. Freeze sont enfermés à Arkham qui possède des équipements spéciaux car aucune prison n'est équipée pour les détenir. Tous ces détenus réussissent couramment à s'échapper ou à se rendre maîtres de l'hôpital[D 7].

Les malades à Arkham sont soignés par des psychiatres mais d'autres méthodes plus violentes pouvant évoquer des tortures sont employées[D 8]. Le taux de réussite semble cependant très faible. En dehors des malades, l'asile est aussi occupé par les équipes soignantes dont beaucoup souffrent de troubles psychiques comme leurs patients. C'est le cas d'Amadeus Arkham, de son neveu Jeremiah, devenu le second Black Mask et d'Harleen Quinzel qui tombe amoureuse du Joker et choisit de devenir une criminelle nommée Harley Quinn[D 9].

Alliés[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Alliés de Batman.

Malgré sa réputation de héros solitaire, Batman collabore avec de nombreux personnages, et en particulier Robin

Robin[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Robin (comics).

Le personnage de Robin apparaît dans le numéro 38 de Detective Comics (date de couverture : avril 1940) et le personnage devient tellement populaire que les ventes du comic book doublent presque[B 7]. Bruce Wayne recueille Dick Grayson, jeune orphelin après l'assassinat de ses parents, et sous l'identité de Batman décide de l'entraîner pour qu'il devienne son assistant[B 2]. À partir de 1947, Robin est le héros d'histoires sans Batman dans le comic book Star Spangled[B 8]. En 1964 Robin fait alliance avec Kid Flash et Aqualad dans le comics The Brave and the Bold #54 contre le super-vilain M.. Twister. Cela amène la création de l'équipe des Teen Titans qui en 1966 reçoit son propre comics[B 9]. En décembre 1969, dans Batman 217, Dick Grayson part pour l'université de l'Hudson. Il apparaît dès lors beaucoup moins dans les comics de Batman. Quand, en 1980, Marv Wolfman et George Perez recréent les Teens Titans sous le titre The New Teen Titans Dick Grayson devient le chef du groupe. Plus tard, comme Batman a choisi un nouveau Robin, Dick Grayson abandonne le costume et se choisit une nouvelle identité, Nightwing[G 8].

Jason Todd est le deuxième adolescent à revêtir l'identité de Robin. Après la mort de ses parents, deux artistes de cirque, il est recueilli par Bruce Wayne et dans le numéro 526 de Detective Comics (date de couverture : mai 1983) il reçoit le costume de Robin. Dick Grayson est encore formellement le titulaire du nom et durant quelques mois deux Robin coexistent. Le passage de relais a lieu dans Batman 368 (février 1984). Cette nouvelle incarnation ne rencontre pas l'adhésion des lecteurs et en 1988 Denny O'Neil, alors responsable éditorial des comic books de Batman, propose de faire voter les lecteurs pour qu'ils décident de la survie ou du décès de Jason. Le vote a lieu par téléphone au mois de septembre. Sa mort est votée avec une faible majorité de 28 votes[32] et celle-ci est racontée dans l'histoire A Death in the Family (Batman 426 à 429). Robin est capturé, torturé par le Joker et meurt dans l'explosion du repaire de l'assassin[R 10]. En 2005-2006, Jason Todd est ressuscité mais il porte désormais le masque de Red Hood, un justicier qui contrairement à Batman n'hésite pas à tuer ses adversaires[R 11].

Tim Drake, le troisième Robin, fait sa première apparition en 1989 dans l'histoire A Lonely Place of Dying qui est racontée en cinq épisodes dans Batman 440 à 442 et The New Teen Titans 60-61. Tim a déduit que Dick Grayson et Bruce Wayne était Batman et Robin et que Jason Todd avait remplacé Dick. Lorsqu'il rencontre les deux héros et qu'il leurs annonce qu'il connaît leur double identité, Batman décide de recueillir Tim et en décembre 1990 dans Batman 457 Tim Drake devient le troisième Robin[R 3]

En 1987 Mike W. Barr écrit le scénario d'un roman graphique intitulé Batman : Le Fils du démon dessiné par Jerry Bingham. Dans cette histoire, Batman et la fille de Ra's Al Ghul, Talia, ont une relation amoureuse et Talia tombe enceinte. Talia fait croire à Bruce Wayne que l'enfant est mort-né alors qu'elle le laisse pour qu'il soit adopté. L'idée que Batman puisse être père est jugée inacceptable par Denny O'Neil, le responsable éditorial des titres liés à Batman, aussi décide-t-il que cette histoire est en dehors de la continuité[R 12]. Cependant en 2006 Grant Morrison introduit dans le monde de Batman son fils qu'il a eu avec Talia. La fin du roman graphique est oubliée et dans ce nouvel ordre du récit, Talia a gardé son fils, a modifié son corps dans un laboratoire et l'a fait éduquer par la Ligue des Assassins. Alors que Damian a une dizaine d'années, Talia le confie à Batman pour qu'il s'occupe de son éducation. Par ailleurs en le chargeant de veiller sur son fils Talia espère que Batman sera assez occupé pour ne pas interrompre ses plans. Damian est donc élevé par Batman et lorsque celui-ci semble être mort il prend l'identité de Robin alors que Dick Grayson prend l'identité de Batman. Le retour de Bruce Wayne ne change pas la situation puisque il part pour créer l'équivalent d'un nouveau Batman dans de nombreux pays et lorsque Dick Grayson reprend le costume de Nightwing, Damian reste Robin mais cette fois il accompagne son père portant le masque de Batman. Le numéro 8 du second volume de Batman Incorporated marque la fin de cette équipe puisque Damian y trouve la mort [40].

Alfred Pennyworth[modifier | modifier le code]

Alfred Pennyworth est le fidèle serviteur de Bruce Wayne, un confident et une figure paternelle. Il apparaît pour la première fois dans Batman #16 d'avril/mai 1943 dans une histoire intitulée Here comes Alfred. Alfred Pennyworth est un majordome dont le père qui avait la même fonction pour le père de Bruce Wayne a demandé de tenir ce rôle pour Bruce. Dès la première nuit Alfred découvre la double identité de Bruce Wayne et de Dick Grayson. Il est donc engagé définitivement. En 1957, son histoire est réécrite et il n'est plus question de l'arrivée impromptue, de la découverte accidentelle ou d'une apparence différente. Alfred est le majordome de Bruce Wayne depuis plusieurs mois lorsque Robin l'appelle pour l'aider à soigner Batman. La révélation des identités secrètes arrive dès lors naturellement[J 2]. En juin 1964 dans Detective Comics 328, Alfred meurt en essayant de sauver Batman et Robin. Il est remplacé par Tante Harriet, la tante de Dick Grayson. Cette disparition tendait à limiter le risque de voir Batman comme un homosexuel. Cependant Alfred revient en octobre 1966 dans Detective Comics 356 et le personnage de tante Harriet est abandonné définitivement en 1968 dès que la série télévisée, dans laquelle elle jouait un rôle, cesse d'être diffusée[J 3].

Dans ses premières apparitions il est dessiné comme corpulent et sans moustache mais rapidement son apparence est modifiée pour être semblable à celle de l'acteur William Austin qui joue son rôle dans le serial Batman. Dans celui-ci Alfred est fin et porte la moustache. Pour justifier le changement d'apparence, le scénariste du comic book Detective Comics #83, publié en janvier 1944, montre Alfred suivant un régime et décidant de se laisser pousser la moustache[R 13]. Le nom d'Alfred a changé au début de sa carrière. Appelé tout d'abord Alfred Beagle, il est renommé en Pennyworth peu après. En plus d'être un excellent majordome, Alfred a des connaissances poussées en médecine ce qui lui a permis plus d'une fois de soigner Batman[J 4].

Lucius Fox[modifier | modifier le code]

Lucius Fox apparaît pour la première fois dans Batman 307 en janvier 1979 dans une histoire écrite par Len Wein et dessinée par John Calnan. Il est alors responsable de la fondation Wayne mais par la suite il devient le directeur général de la société Wayne Enterprises. Il est parfois sous-entendu qu'il connaît la double identité de Bruce Wayne mais ce dernier ne lui a jamais confié ce secret. Lucius Fox est aussi présent dans des dessins animés mettant en scène Batman ainsi que dans le film Batman Begins. Dans ce dernier il reste un ami de Bruce Wayne mais son histoire diffère de celle qui se trouve dans les comics[D 10] et il n'est pas seulement un génie de la finance capable de diriger les sociétés de Wayne, il est aussi un scientifique capable d'inventer des objets innovants[L 2].

Le commissaire James Gordon[modifier | modifier le code]

Le commissaire James Gordon, créé par Bill Finger[5] apparaît dès la première aventure de Batman[B 2]. Dans les premières histoires il considère Batman comme un criminel ou du moins un hors-la-loi mais il change d'avis dans le septième numéro de Batman dans l'histoire intitulée The People versus the Batman où il reconnaît l'aide du héros dans le triomphe de la justice et le nomme membre honoraire de la police[R 9]. Les deux hommes, malgré tous les changements opérés dans le monde de Batman, restent amis et éprouvent un respect mutuel même si leur vision de la justice est différente[G 9]. Tout comme Batman, Gordon est incorruptible et sa force morale est inébranlable. Bien que le Joker ait rendu sa fille Barbara paraplégique et qu'il l'ait torturé (dans le roman graphique The Killing Joke) James Gordon demande à Batman de ne pas tuer le criminel. Plus tard le joker assassine sa seconde femme, le lieutenant de police Sarah Essen[51].

Batgirl[modifier | modifier le code]

Plusieurs jeunes femmes ont porté le costume de Batgirl et ont lutté avec Batman. La première, Betty Kane est la nièce de Kathy Kane alias Batwoman. Elle est créée en 1961 et apparaît dans quelques comics en 1961 et 1964[52].

La fille adoptive du commissaire Gordon, Barbara, a été la seconde Batgirl et reste la plus connue[52]. Après les évènements racontés dans Batman: The Killing Joke, elle est obligée d'abandonner cette identité et décide d'aider toute la communauté des super-héros grâce à ses talents de hacker, en prenant le pseudonyme d'Oracle. Cette nouvelle étape dans sa vie est due à John Ostrander qui, fâché après avoir lu The Killing Joke, décide d'utiliser le personnage de Barbara dans le comics Suicide Squad qu'il scénarise pour DC Comics. Ceci se révèle une bonne idée puisque le personnage gagne en sympathie chez les lecteurs. Ceci amène la création du comics Birds of Prey dans lequel Oracle dirige une équipe de super-héroïnes[5]. De même qu'elle ne révélait pas le secret de son identité de Batgirl à son père (bien qu'il l'ait deviné), elle lui cache qu'elle est Oracle[G 9].

Le costume de Batgirl est ensuite repris par Helena Bertinelli qui avait pris l'identité de Huntress avant de reprendre celle de Batgirl. Désavouée par Batman, elle reprend son ancienne identité. Cassandra Cain est une jeune fille élevée par son père de la ligue des assassins pour être la tueuse parfaite. Elle abandonne son père, se réfugie auprès de Batman et devient Batgirl[52].

Ace[modifier | modifier le code]

Ace le Bat-hound est un chien sauvé de la noyade par Bruce Wayne et Dick Grayson dans le numéro 92 de Batman publié en juin 1955. Il est emmené dans le manoir de Bruce Wayne et lorsque les deux héros partent en mission il les suit jusque dans la batmobile. Le chien a sur le front une marque facilement reconnaissable et pour éviter que des personnes identifient ce chien et celui recueilli par Wayne, Robin confectionne un masque. Ace permet à Batman et Robin d'arrêter les criminels mais Bruce, à la fin de l'épisode, rend Ace à son légitime propriétaire qui a été retrouvé. Toutefois, Ace revient dans Batman 97 en février 1956 puis dans plusieurs autres épisodes avant de disparaître définitivement en 1963[21].

Relation avec les autres super-héros[modifier | modifier le code]

Les équipes de super-héros[modifier | modifier le code]

En plus de collaborer avec Robin ou d'autres héros, Batman a fait partie de trois équipes la Société de justice d'Amérique (souvent abrégée en JSA), la Ligue de justice d'Amérique et les Outsiders qu'il a fondé après être parti de la ligue de justice en claquant la porte.

En 1940, plusieurs super-héros décident de fonder une équipe nommée la Société de justice d'Amérique, pour lutter plus efficacement contre les malfrats. Batman est membre honoraire et il n'apparaît pas dans un premier temps dans les histoires du groupe. En août 1977, dans le numéro 29 du comic book DC Special, les origines de la Société de justice d'Amérique sont racontées pour la première fois. Batman et Superman apparaissent comme membres fondateurs, sur une idée de Franklin Delano Roosevelt, mais décident ensuite de ne pas être membres actifs du groupe[B 10].

En février 1960 dans le comic-book la Ligue de justice d'Amérique rassemble plusieurs héros après leur combat contre une entité extra-terrestre et Batman est un des membres fondateurs. Après les évènements racontés dans la maxi-série Crisis on Infinite Earths, ce passé est transformé et Batman est un membre actif mais il n'est plus un des créateurs du groupe[B 11]. Les relations avec les autres membres de la ligue ont évolué selon les périodes jusqu'au départ de Batman de l'équipe en 1983. Batman quitte la ligue car il critique l'inaction de ses camarades dans certaines situations (l'élément déclencheur étant le refus de la ligue de justice de libérer un employé de Wayne enterprise retenu en otage par l'état de Markovia). Pour le seconder Batman recrute alors Metamorpho, Éclair noir, Halo, Katana et Géo-force qui forment dès lors les Outsiders. Batman quitte cependant le groupe au numéro 32 en 1985. Les outsiders ont par la suite une vie éditoriale hachée avec des arrêts et des relances du titre jusqu'en novembre 2007[G 10]. Batman reprend alors son rôle de chef de l'équipe mais son apparente mort laisse de nouveau les Outsiders seuls[53].

Relations entre Batman et Superman[modifier | modifier le code]

Batman a aussi souvent lutté aux côtés de Superman. Des années 1950 à 1986 les deux hommes s'entendent très bien et sont très bons amis. Ils sont ensemble dans la Société de justice d'Amérique puis dans la Ligue de justice d'Amérique et ils partagent un comics intitulé World's Finest Comics. Leur amitié est basée sur un respect mutuel et une reconnaissance que l'un et l'autre sont égaux bien que l'un ait des pouvoirs extraordinaires et l'autre n'en ait aucun. Au combat leurs valeurs sont identiques et tous deux sont d'une moralité irréprochable. Cependant, les rapports entre les deux sont complexes : ils ont des visions différentes de la vie, et bien qu'ils se respectent et sont des bons amis, ils ont une relation conflictuelle qui les amène régulièrement à combattre. Bien que Superman semble devoir nécessairement vaincre c'est Batman qui à chaque fois remporte la victoire. En 1986, World's Finest Comics est arrêté et les rapports entre les deux héros ne sont plus aussi cordiaux. Il faut voir là l'influence de la mini-série Batman: Dark Knight de Frank Miller dans laquelle les deux personnages finissent ennemis[R 12]. Batman garde un anneau de kryptonite, donné par Superman, au cas où ce dernier serait manipulé et se retournerait contre ses proches, mais aussi à cause de sa méfiance envers Superman (méfiance que Superman connaît et partage), car il craint que la puissance de son ami ne lui monte à la tête. Par exemple, dans l'avant-dernier épisode de Batman Beyond, Bruce Wayne remet un morceau de kryptonite verte à Terry, lorsque celui-ci lui apprend que le traître est Superman, et on voit que Bruce n'est pas surpris et il fait comprendre à Terry que cela devait arriver un jour ou l'autre, même s'il s'est avéré que Superman était manipulé[54].

Vie sentimentale[modifier | modifier le code]

Dans les comics[modifier | modifier le code]

Depuis sa création, Batman entretien régulièrement des relations amoureuses. Les fiancées succédent aux brèves amours car Batman, comme Bruce Wayne, n'est pas présenté comme un personnage capable de s'engager sérieusement[P 3]. De fait les femmes apparaissent plutôt comme une possible distraction empêchant le justicier d'accomplir sa tâche. Batman, digne successeur de Sherlock Holmes, se soucie uniquement de ce qui pourra l'aider dans sa mission et cela ne peut inclure une présence féminine[T 1]. Dans les premiers histoires de Batman, la fiancée de Bruce Wayne s'appelle Julie Madison. Mais elle disparaît assez rapidement de la série[T 2]. La première femme que Bruce Wayne fréquente assidument est Vicki Vale, journaliste apparue dans Batman no  49. La relation est épisodique et Vicki Vale, malgré ses tentatives , ne parvient jamais à prouver que Batman est l'alter ego de Bruce Wayne[L 3]. D'autres femmes tournent ensuite autour de Bruce Wayne ou de Batman comme Julie Madison, l'infirmière Linda Page, Catwoman ou Batwoman[T 2].

Dans le numéro 233 du comic book Detective Comics apparaît pour la première fois Batwoman, alias Kathy Kane, avec laquelle une relation sentimentale compliquée va s'établir, Batman préférant le célibat alors que Batwoman tente de le convaincre de l'épouser[51].

Dans les années 1970, Steve Englehart crée le personnage de Silver St. Cloud, éprise de Bruce Wayne et dont ce dernier est amoureux. Silver découvre la double identité de Wayne mais le quitte car elle ne peut supporter l'idée de le voir partir chaque soir en craignant pour sa vie[T 3]. Après elle, Vicky Vale revient quelque temps avant d'être remplacée par la fille d'Alfred, Julia Pennyworth. Dans les années 1990 ce sont Shondra Kinsolving puis Vesper Fairchild qui servent de fiancées (Vicky Vale est aussi de retour lors de la sortie du film Batman de Tim Burton). Vesper paie cette relation de sa vie quand elle est assassinée dans l'histoire Bruce Wayne : Murderer ?[T 3]. Enfin il entretient une relation amoureuse avec sa garde du corps Sasha Bordeaux dans les années 2000 avant que celle-ci ne joue un rôle important durant Infinite Crisis[T 4].

De toutes les femmes pour lesquelles Bruce Wayne a éprouvé une attirance, deux sortent du lot. Catwoman et Talia al Ghul attirent le héros mais les chemins qu'elles suivent et qui les mettent hors la loi empêchent la concrétisation des sentiments. Catwoman pourrait être la femme idéale pour Batman mais cela supposerait qu'elle abandonne totalement sa carrière criminelle ou qu'il accepte qu'elle ne suive pas les mêmes règles éthiques que lui. Comme les deux options ne semblent jamais pouvoir se réaliser, les relations entre les deux sont vouées à l'échec[T 5]. Toutefois, dans l'univers parallèle de Terre-2 Batman et Catwoman, qui a abandonné le crime, se marient et ont une fille, Helena, qui devient The Huntress[G 11].

Talia al Ghul est, elle, amoureuse de Batman et grâce aux manœuvres de son père Ra's al Ghul se retrouve l'épouse de Bruce Wayne et la mère de son fils. Même si le mariage se révèle finalement sans valeur, la grossesse de Talia va jusqu'à son terme sans que Batman soit au courant. Des années plus tard, le fils de Bruce Wayne, Damian est présenté à ce dernier[L 4].

Depuis les années 2000 l'impossibilité pour Bruce Wayne d'avoir une vie amoureuse normale s'explique par la place prépondérante de sa personnalité Batman. Obsédé par sa mission, Wayne ne peut se permettre de sacrifier celle-ci pour passer du temps avec une femme. Cela a été exprimé très clairement dans l'histoire Bruce Wayne : Murderer ? et celle qui la suit immédiatement, Bruce Wayne : Fugitive dans lesquelles Batman explique qu'il est enfin libéré de Bruce Wayne et que rien ne peut entraver son combat. Déjà en 1986, Denny O'Neil, alors directeur de la publication des titres de Batman avait prescrit aux auteurs de présenter Bruce Wayne comme éternel célibataire appréciant les femmes[n 10],[T 6].

Dans les films[modifier | modifier le code]

Dans le film d'animation Batman contre le fantôme masqué, un personnage féminin nommé Andrea Baumont est créé pour l'occasion et est présenté comme ancienne fiancée de Bruce Wayne[55].

Dans le film Batman Begins, la seule femme qu'il aime est son amour de jeunesse, Rachel Dawes, assistante du procureur. Quand elle découvrira que Bruce Wayne est Batman, elle préfère s'éloigner de lui tant qu'il sera résolu à endosser le costume du Chevalier noir, et se fiance plus tard avec Harvey Dent (dans The Dark Knight : Le Chevalier noir). Elle meurt dans l'explosion d'un hangar, orchestré par le Joker, alors que Batman sauve Harvey Dent.

Ennemis[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des ennemis de Batman.

Au début, Batman combat essentiellement des criminels ou des gangsters mais rapidement, ceux-ci adoptent un comportement similaire au justicier et les super-vilains costumés font leur apparition. Les ennemis de Batman sont parmi les plus notables dans l'histoire des comics. La plupart des ennemis récurrents de Batman ont été créés dans les années 1930 et 1940 : le Joker (clown cruel et sadique qui devient l'ennemi numéro un de Batman), Catwoman (alors appelée simplement The Cat) apparaissent tous deux dans le premier numéro du comic book Batman[D 11], le Pingouin naît en 1941 dans les pages du numéro 58 de Detective Comics, Double-Face en 1942 dans Detective Comics #66, le Sphinx en 1948 dans Detective comics #140 [D 2]. À côté de ses personnages haut-en -couleur, Batman doit aussi faire face à des politiciens corrompus[V 2]

Sont créés aussi durant cette période le Chapelier fou, l'Épouvantail, Hugo Strange et Gueule d'argile. D'autres émergent dans les années 1950, 60 et 70, avec Deadshot, Killer Moth, Firefly, M. Freeze, Poison Ivy, Man-Bat, Ra's al Ghul et Lady Shiva. Killer Croc, Black Mask ainsi que le Ventriloque sont imaginés dans les années 1980. M. Zsasz, Bane, Rupert Thorne et Harley Quinn dans les années 1990 et depuis l'an 2000 sont apparus Silence et David Cain[réf. nécessaire].

Les ennemis de Batman sont souvent le reflet de celui-ci. Ils représentent ce que Bruce Wayne aurait pu devenir. Double-face montre physiquement son âme double comme Batman et Bruce Wayne sont les deux faces d'une même pièce. Ra's al Ghul, dans le film Batman Begins tend tellement vers le bien qu'il est prêt à éliminer tous les criminels or Batman a pour but de tous les arrêter. Quand au Joker il est l'inverse de Batman, le chaos contre l'ordre, la folie contre la raison[P 4].

Analyses et critiques[modifier | modifier le code]

Analyses[modifier | modifier le code]

Superman et Batman sont les deux premiers super-héros de l'histoire et si tout les sépare, ils sont chacun le père d'un des types de super-héros. Selon Rick Marschall, tous les super-héros qui ont suivi se sont inspirés de l'un des deux, voire des deux en même temps[M 2]. Tous deux partagent des traits de caractères communs comme le refus de tuer. Batman, dans ses premières aventures, n'hésite pas à menacer de mort les criminels, voire à utiliser une arme comme dans le premier numéro de Batman mais à la fin de 1941, le directeur de la publication décide que Batman ne doit jamais utiliser une arme. Ceci est annoncé clairement dans le quatrième numéro de Batman : « The Batman never carries or kills with a gun »[n 11]. Les causes de ce changement sont multiples et liées. Comme les parents s'inquiètent de l'influence néfaste des comics, les ventes risquent de baisser. De plus le responsable éditorial préfère voir le personnage comme cela. Kane et Finger se soumettent facilement et Kane décide de transformer l'apparence de Batman pour qu'elle soit moins effrayante[13]. Dans cette même voie, il conduit Batman pour qu'il soit membre honoraire de la police[13]. Cependant cela ne signifie que le personnage est profondément changé, il reste un adepte de l'auto-justice qui cherche à éliminer les criminels sans se soucier des lois[V 3].

Le personnage de Batman se plie facilement aux choix des auteurs et tout au long de sa carrière il a été constamment réinterprété pour qu'il s'adapte aux mœurs de l'époque et cela aussi bien dans les comics que dans les adaptations. Dans les années 1940, il est une créature de la nuit combattant des nazis ou des vampires mais après-guerre le ton devient plus léger et ses adversaires ne sont pas de telles incarnations du mal mais des êtres inconsistants comme des extra-terrestres. L'influence du feuilleton télévisé qui ne prend pas au sérieux les affrontements entre Batman et ses ennemis est importante et empêche Batman de retrouver ses origines inquiétantes. En revanche, les années 1970 montrent un héros beaucoup plus sombre qui répond à une époque de doute et de désillusion. Dans les années 1980, de nombreuses histoires mettent Batman en présence des maux réels comme le terrorisme islamiste qui touchent alors l'Amérique[P 1]. Dans les films aussi, Batman est une image de la société réelle. Ainsi, dans Batman Begins, il est, d'après l'aveu même du coscénariste, un reflet d'une époque troublée[P 1] et son ennemi, Ra's Al Ghul, apparaît comme inspiré par Oussama Ben Laden[P 5].

Batman justicier[modifier | modifier le code]

Si la création de Batman par Bruce Wayne se justifie par le désir de venger la mort de ses parents, la justification de ses actes n'est pas aussi évidente. Elle est le résultat d'éléments propres à la fiction. En premier lieu, la moralité irréprochable de Batman empêche de remettre en question son combat hors-la-loi contre les criminels. Batman, et Bruce Wayne, sont bons et les criminels sont sans aucun doute mauvais. De plus, Wayne, issu d'une lignée de riches et vertueux ancêtres, continue, comme un noble protecteur de son peuple, à s'occuper des habitants de Gotham. Sa richesse lui permet d'aider ceux qui en ont besoin et aussi de payer pour que les fous soient soignés[P 2]. Par ailleurs cela explique aussi pourquoi Batman n'utilise pas d'armes puisque, s'il est un chevalier il doit arrêter les criminels de Gotham sans tuer ceux-ci qui sont aussi les sujets de Bruce Wayne. En effet celui-ci est surnommé le prince de Gotham et ses actions l'identifient à un noble féodal[P 4]. Quoique certains puissent voir en Batman un fasciste, le critique Aeon J. Skoble note que le héros ne cherche pas à abuser de son pouvoir. Il cherche à appréhender les criminels plutôt que de les tuer et use d'une violence proportionnée à celle de son adversaire[P 6]. Il incarne une règle de la société « ne violez pas la loi » et craignez la. Le système, « democratie et American Way », tel qu'il est doit perdurer et Batman, comme Superman d'une autre façon, est là pour mettre hors d'état de nuire ceux qui pourraient le miner[V 4].

Approche psychanalytique[modifier | modifier le code]

Le rôle ambigu que jouent les femmes dans les comics liés à Batman a été expliqué par un problème d'ordre psychique. Michael L. Fleisher lie la difficulté pour Bruce Wayne à se trouver une fiancée à la mort de sa mère. Au regard de l'enfant, sa mère l'a abandonné et toutes les femmes risquent de lui ressembler ; il ne faut donc pas leur faire confiance[T 2]. De plus, Batman peut chercher des relations compliquées pour assouvir un désir inconscient d'« émasculation » se traduisant pas la découverte de sa double identité. Si Vicky Vale découvre son identité secrète, c'en est fait de Batman mais ce dernier apprécie de jouer avec le feu[T 7].

Critiques[modifier | modifier le code]

Dans les années d'après-guerre les comics sont fortement critiqués par une partie de la population qui leur reproche leur violence, leur irréalisme et les sous-entendus sexuels. Ces critiques, qui peuvent s'exprimer parfois de façon violente avec des autodafés ont un impact grandissant après la parution du livre du psychologue Fredric Wertham Seduction of the Innocent. Dans cet ouvrage, Wertham critique les rapports qu'entretiennent Bruce Wayne et Dick Grayson. Il ne suggère pas une relation homosexuelle mais rapporte que de nombreuses personnes considèrent que cette relation est réelle et, dès lors, Wertham exprime sa crainte que des adultes pourraient abuser sexuellement des enfants en expliquant qu'ils imitent Batman et Robin[D 2]. Toutefois, la possible homosexualité de Batman a souvent été suggérée comme dans le film Batman et Robin de Joel Schumacher et les relations que peuvent entretenir Batman et son protégé peuvent même être vues comme étant de nature pédophile. DC Comics est intervenu plusieurs fois, en tant que société ou par l'intermédiaire de directeurs de la publication comme Denny O'Neil, pour rejeter toutes ces lectures[P 7].

L'idéologie que promeut Batman par ses actes est aussi critiquée. Ainsi dans le comics The Dark Knight Returns de Frank Miller Batman apparaît pour certains (Geoff Klock dans How to Read Super Hero Comics and Why) comme « la pire espèce de fasciste réactionnaire »[n 12]. Il est semblable à Ronald Reagan ou George H. W. Bush dans la justification de la violence pour combattre les ennemis[P 5].

Œuvres où le personnage apparaît[modifier | modifier le code]

Comics[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des comics Batman.

Voici quelques ouvrages recommandés :

New 52

  • 2012 : La Cour des hiboux de Scott Snyder : Bruce Wayne doit affronter une organisation qui a la main mise sur Gotham City depuis des générations et qui serait liée à sa famille

Autres media[modifier | modifier le code]

Comme Batman est un personnage avec plusieurs significations possibles, ses incarnations audiovisuelles ont pu développer un aspect particulier. Ainsi le Batman incarné Adam West a pu être jugé « innocent et sérieux » alors que le Bruce Wayne joué par Michael Keaton apparaîtrait comme excentrique mais en réalité semblable à un « personnage de films d'Orson Welles » [P 8]

Radio[modifier | modifier le code]

En 1940, Superman devient le héros d'une série régulière à la radio. En mars 1945, Batman et Robin interviennent dans la série dans une histoire intitulée The Mistery of the Waxmen. Par la suite ils reviendront parfois dans la série. Celle-ci fait d'ailleurs lutter ensemble les deux héros pour la première fois. Les histoires dans lesquels ils luttent en commun n'apparaissent dans les comics qu'en 1954 dans World's Finest où, jusqu'à cette date leurs aventures se suivaient seulement. Batman est joué par Stacy Harris puis par Matt Crowley ou Gary Merrill alors que Robin est toujours interprété par Ronald Liss[R 14].

Serials[modifier | modifier le code]

En 1943 sort le serial Batman qui est programmé en 15 épisodes. Le film est réalisé par Lambert Hillyer et Lewis Wilson y joue Batman luttant contre des japonais qui menacent Gotham. Ce serial connaît un très grand succès et influence le comics puisqu'il montre pour la première fois la Batcave et que le personnage d'Alfred va, dans le comics, changer d'apparence pour ressembler à celle de l'acteur William Austin qui l'interprète dans le sérial. Le succès de ce sérial amène les producteurs à proposer en 1949 Batman et Robin réalisé par Spencer Gordon Bennet et qui dure 15 épisodes. La distribution est entièrement renouvelée et Batman est joué par Robert Lowery[D 1],[R 13].

Séries télévisées[modifier | modifier le code]

La série de 1966[modifier | modifier le code]

Photographie d'Adam West
Adam West en 2009, qui incarna Batman pour la série télévisée de 1966 à 1968.

Le 12 janvier 1966[R 15] est diffusé le premier épisode, Hi Diddle Riddle, de la série Batman, produite par William Dozier (qui joue aussi le narrateur[R 16]), et qui est maintenue durant trois saisons de 1966 à 1968. Le personnage de Batman est interprété par Adam West[n 13] et celui de Robin par Burt Ward. Les épisodes durent une demi-heure et forment des paires : la première partie, diffusée le mercredi, se termine sur un cliffhanger et la seconde montre la résolution de celui-ci et la victoire des héros[R 17]. Alors que le comics retrouvait un aspect sombre proche de celui des origines, la série est produite avec un ton humoristique contraire à celui des comics[R 18]. Pour parfaire ce second degré il est demandé aux acteurs de jouer sérieusement leur rôle car le comique doit provenir de l'incongruité des situations. Cela est visible clairement lorsque Batman et Robin escaladent des murs. Le trucage, qui consiste à mettre un faux mur au sol sur lequel les héros tiennent une corde et à filmer cela après avoir tourné la caméra, n'est et ne se veut pas crédible. De même, lors des combats apparaissent sur l'écran de télévision des onomatopées, semblables à celles des comics, pour marquer l'échange de coups[R 19]. Dès le début, La série est un succès alors que les tests de visionnage faisaient craindre un cuisant échec[R 15].

Autres séries[modifier | modifier le code]

Séries animées[modifier | modifier le code]

Longs métrages[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Batman (films).
Photographie de Christian Bale
Christian Bale qui interprète Batman dans la trilogie de Christopher Nolan.
Photographie du costume de Batman dans la trilogie de Christopher Nolan.
Le costume de Batman dans la trilogie de Christopher Nolan.

Tétralogie des années 1990[modifier | modifier le code]

  1. Batman (Tim Burton, 1989) avec Michael Keaton (VF: Patrick Osmond ; VQ : Éric Gaudry), Jack Nicholson et Kim Basinger
  2. Batman : Le Défi (Tim Burton, 1992) avec Michael Keaton (VF : Patrick Osmond ; VQ : Éric Gaudry), Danny DeVito et Michelle Pfeiffer
  3. Batman Forever (Joel Schumacher, 1995) avec Val Kilmer (VF : Robert Guilmard ; VQ : Éric Gaudry), Jim Carrey, Tommy Lee Jones, Chris O'Donnell et Nicole Kidman
  4. Batman et Robin (Joel Schumacher, 1997) avec George Clooney (VF : Patrick Noérie ; VQ : Daniel Picard), Arnold Schwarzenegger, Uma Thurman, Chris O'Donnell et Alicia Silverstone

Trilogie de Christopher Nolan[modifier | modifier le code]

  1. Batman Begins (Christopher Nolan, 2005) avec Christian Bale (VF : Philippe Valmont ; VQ : Antoine Durand), Michael Caine, Liam Neeson, Cillian Murphy, Morgan Freeman, Gary Oldman et Katie Holmes.
  2. The Dark Knight : Le Chevalier noir (Christopher Nolan, 2008) avec Christian Bale (VF : Philippe Valmont ; VQ : Antoine Durand), Michael Caine, Heath Ledger, Aaron Eckhart, Morgan Freeman, Gary Oldman, Maggie Gyllenhaal et Cillian Murphy.
  3. The Dark Knight Rises (Christopher Nolan, 2012) avec Christian Bale (VF : Philippe Valmont ; VQ : Antoine Durand), Michael Caine, Morgan Freeman, Joseph Gordon-Levitt, Gary Oldman, Tom Hardy, Anne Hathaway et Marion Cotillard.

Autres[modifier | modifier le code]

En 1966 sort le film Batman inspiré de la série télévisée diffusée à ce moment sur les écrans américains. Comme dans la série Batman est joué par Adam West et Robin par Burt Ward. Les antagonistes des héros sont le Joker (joué par Cesar Romero), le Pingouin (Burgess Meredith) et le Sphinx (Frank Gorshin). Le personnage de Catwoman apparaît aussi mais joué par Lee Meriwether et non par Julie Newmar qui est retenu par ailleurs lorsque se tourne ce film réalisé par Leslie H. Martinson[R 20].

Direct-to-video[modifier | modifier le code]

Téléfilm[modifier | modifier le code]

Films non autorisés par DC Comics[modifier | modifier le code]

Jeux vidéo[modifier | modifier le code]

Batman est le héros de nombreux jeux vidéo à son effigie, la plupart sont des adaptations des diverses incarnations cinématographiques ou animées du personnage. Ses aventures vidéoludiques débutent en 1986 avec Batman, sorti sur Amstrad CPC, MSX et ZX Spectrum.

Parmi les jeux les plus réussis figure Batman: Arkham Asylum, un titre sorti en 2009 qui reçoit d'excellentes critiques, les agrégateurs de notes lui octroient 91 sur 100 pour Metacritic et 91,89 % pour GameRankings[56],[57]. Le jeu est alors à l'origine de la franchise Batman: Arkham, et connait trois suites : Arkham City, Arkham Origins et Arkham Knight.

Le personnage apparaît aussi dans les jeux vidéo de l'Univers DC comme Mortal Kombat vs. DC Universe, Injustice : Les Dieux sont parmi nous et DC Universe Online.

Produits dérivés[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Produits dérivés de Batman.

La série télévisée diffusée de 1966 à 1968 provoque une mode Batman et pour profiter de cette aubaine, DC Comics décide d'accorder des licences d'exploitations à de nombreuses entreprises. Dès lors, des costumes, des jouets, des livres, des cartes, etc. sont vendus alors que jusqu'à cette année Batman avait été très peu utilisé pour vendre des produits dérivés[R 15].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. "Le Croisé portant une cape", "Le Chevalier Noir" et "Le plus grand détective du monde"
  2. "Kane had an idea for a character called 'Batman', and he'd like me to see the drawings. I went over to Kane's, and he had drawn a character who looked very much like Superman with kind of ... reddish tights, I believe, with boots ... no gloves, no gauntlets ... with a small domino mask, swinging on a rope. He had two stiff wings that were sticking out, looking like bat wings. And under it was a big sign ... BATMAN."
  3. Il est habituel pour les éditeurs de noter sur la couverture une date postérieure à celle de la mise en vente afin que le titre reste plus longtemps sur les présentoires des marchands de journaux
  4. Batman créé par Bob Kane
  5. Bongo le bat-singe
  6. une moto
  7. un navire
  8. un sous-marin
  9. Asile Elizabeth Arkham pour les déments criminels
  10. He is celibate...but appreciates women
  11. Le Batman ne porte jamais d'arme et ne tue jamais avec un pistolet
  12. The worst sort of reactionary fascist
  13. doublé dans la version française par Marc Cassot puis Hervé Bellon

Références bibliographiques[modifier | modifier le code]

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Ouvrages[modifier | modifier le code]

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Articles[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]