Bataille de Yorktown

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37° 14′ 21″ Nord 76° 30′ 38″ Ouest / 37.23930, -76.51069 / 37.23930; -76.51069

Bataille de Yorktown
Capitulation de Cornwallis à Yorktown - John Trumbull (1820)
Capitulation de Cornwallis à Yorktown - John Trumbull (1820)
Informations générales
Date 28 septembre
17 octobre 1781
Lieu Yorktown (Virginie)
Issue Victoire décisive franco-américaine
Belligérants
US flag 13 stars – Betsy Ross.svg États-Unis
Royaume de France Royaume de France
Royaume de Grande-Bretagne Royaume de Grande-Bretagne
Commandants
US flag 13 stars.svg George Washington
Royal Standard of the Kingdom of France.svg Rochambeau
Union flag 1606 (Kings Colors).svg Lord Cornwallis
Union flag 1606 (Kings Colors).svg Charles O’Hara
Forces en présence
Royal Standard of the Kingdom of France.svg
10 800 hommes
US flag 13 stars.svg
8 845 hommes
Union flag 1606 (Kings Colors).svg
8 000 hommes
Pertes
Royal Standard of the Kingdom of France.svg
52 morts
134 blessés
US flag 13 stars.svg
20 morts
56 blessés
Union flag 1606 (Kings Colors).svg
156 morts
326 blessés
7 018 prisonniers
Guerre d'indépendance des États-Unis
Batailles
Williamsburg — Great Bridge — Moore's Creek Bridge — Rice Boats — Alligator Bridge — Beaufort — Kettle Creek — Briar Creek — Stono Ferry — Savannah — Charleston — Camden — Kings Mountain — Cowpens — Guilford Court House — Hobkirk's Hill — Eutaw Springs — Chesapeake — Yorktown — Baie d'Hudson

La bataille de Yorktown se déroule lors de la guerre d'indépendance des États-Unis d'Amérique du 28 septembre au 17 octobre 1781. Elle confronte les insurgés américains et leurs alliés français commandés par le comte de Rochambeau aux britanniques commandés par Lord Cornwallis. Après 21 jours de combat, ce dernier se rend, avec le quart des forces britanniques engagées dans la guerre : la bataille signe la défaite certaine de l'Angleterre.

Sommaire

Contexte[modifier]

Lorsque les généraux Rochambeau et Washington se rencontrent à Wethersfield dans le Connecticut le 22 mai 1781 pour décider de la stratégie à adopter face aux Britanniques, ils ont l'intention de marcher sur New York occupée par 10 000 hommes sous les ordres de Sir Henry Clinton, le plus haut gradé des commandants britanniques.

Pendant ce temps, l'information parvient au général La Fayette que Lord Cornwallis a pris position à Yorktown en Virginie près de la rivière York. Avant de se rabattre sur la bourgade virginienne, Cornwallis campait avec ses 7 500 hommes dans les colonies du Sud. Il en occupait une bonne partie, mais fut obligé d'abandonner ses positions pour se ravitailler et permettre à ses soldats de reprendre des forces à Yorktown. Ceux-ci étaient très exposés à la malaria, qui joua un rôle important dans l'affaiblissement ultérieur de ses forces[1]. De plus, ses effectifs avaient aussi fondu en raison de la campagne que Nathanael Greene avait menée sans relâche contre ses troupes depuis deux ans. Clinton souhaite aussi ce mouvement sur Yorktown afin que les troupes puissent faire corps avec la Royal Navy.

Washington apprend la position des britanniques en juillet, il compte rallier les troupes françaises et américaines pour les mener en Virginie, espérant que Cornwallis maintienne ses forces à Yorktown.
Concernant les opérations navales, l'espoir est à l'évidence aussi français, Washington a la confirmation, le 14 août, que l'amiral de Grasse, qui était jusqu'alors aux Antilles, mouillait désormais dans la baie de Chesapeake avec une puissante flotte de vingt-huit navires.

La bataille[modifier]

Vue générale de la capitulation de Yorktown le 19 octobre 1781, avec le blocus de la flotte française.

La bataille se déroule donc à Yorktown, colonie de Virginie assiégée depuis plusieurs semaines. D'un côté, on trouve 7 500 britanniques commandés par Lord Charles Cornwallis, et de l'autre 8 845 insurgés américains, les volontaires de La Fayette, menés par le colonel Armand, marquis de la Rouërie et George Washington, ainsi que les 6 000 hommes du corps expéditionnaire français de Rochambeau[2] (10 800 Français au total).

La flotte française assure le blocus du port de Yorktown empêchant tout ravitaillement des britanniques par la mer (bataille de la baie de Chesapeake), tandis que les troupes terrestres franco-américaines encerclent la ville.

Après avoir pris les redoutes et bastions qui devaient la défendre, l'armée franco-américaine assiège la ville. Lord Cornwallis se rend. Prétendant être malade, il envoie un de ses subordonnés remettre son épée aux vainqueurs. À Londres, la défaite provoqua le renvoi du cabinet de Lord North, qui fut remplacé par des whigs favorables à la paix.

Les canadiens français à la bataille de Yorktown[modifier]

Article détaillé : Histoire du Congress Own Regiment.

Plusieurs Canadiens français ont pris part à la bataille de Yorktown. Ainsi, par exemple, le major Clément Gosselin, Germain Dionne et plusieurs autres combattent avec La Fayette et Washington. La défaite britannique amène 40 000 loyalistes britanniques au Québec et en Nouvelle-Écosse, sur une population de 90 000 francophones. Ce sera la création du Canada anglais.

Louis-Philippe de Vaudreuil, petit-fils d'un gouverneur de Nouvelle-France probablement né en Nouvelle-France, est amiral dans la Marine Française à la bataille de la Chesapeake devant Yorktown. Né à Québec, Jacques Bedout, lieutenant de frégate français (plus tard contre-amiral), est quant à lui sur la frégate la Railleuse.

Ordre de bataille[modifier]

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Armée britannique[modifier]

commandant en chef : Lord Cornwallis
8 000 hommes

Union flag 1606 (Kings Colors).svg
  • Brigade of Foot Guards (O’Hara)
  • Light Infantry Brigade (Abercrombie)
  • 1st Brigade (Yorke)
  • 2nd Brigade (Dundas)
  • Loyalistes
  • Contingent allemand:
    • Ansbach-Bayreuth (von Voigt)
    • Hessen-Kassel (von Fuchs)
Les américains font prisonnier Lord Cornwallis et son armée, près de Yorktown le 19 octobre.
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Armée française[modifier]

commandant en chef : comte de Rochambeau
11 000 hommes

Royal Standard of the Kingdom of France.svg

Armée américaine[modifier]

commandant en chef : Washington
6 000 hommes

US flag 13 stars.svg
  • Light Division (La Fayette)
    • 1st Brigade (Muhlenberg)
    • 2nd Brigade (Hazen)
  • 2nd Division (Benjamin Lincoln)
    • 1st Brigade (Clinton)
    • 2nd Brigade (Dayton)
  • 3rd Division (Friedrich Wilhelm von Steuben)
    • 1st Brigade (Wayne)
    • 2nd Brigade (Gist)
  • Virginia Militia (Nelson)
    • 1st Brigade (Weedon)
    • 2nd Brigade (Lawson)
    • 3rd Brigade (Stevens)

Références[modifier]

Opérations navales et terrestres conduisant à la bataille de Yorktown
  1. J.R. McNeill,Malarial mosquitoes helped defeat British in battle that ended Revolutionary War, Washington Post, 18 octobre 2010
  2. Guy Richard, Européens et espaces maritimes au XVIIIe siècle, éditions du Temps, Paris, 1997, (ISBN 2842740068)p.141

Voir aussi[modifier]

Sources[modifier]

Bibliographie[modifier]

  • Ordre de bataille et autres documents sur le site du service historique de l’armée de Terre

Liens externes[modifier]