Bataille de Yorktown
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| Bataille de Yorktown | ||||||||||||||||
Capitulation de Cornwallis à Yorktown - John Trumbull (1820) |
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| Informations générales | ||||||||||||||||
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| Guerre d'indépendance des États-Unis | ||||||||||||||||
| Batailles | ||||||||||||||||
| Williamsburg — Great Bridge — Moore's Creek Bridge — Rice Boats — Alligator Bridge — Beaufort — Kettle Creek — Briar Creek — Stono Ferry — Savannah — Charleston — Camden — Kings Mountain — Cowpens — Guilford Court House — Hobkirk's Hill — Eutaw Springs — Chesapeake — Yorktown — Baie d'Hudson | ||||||||||||||||
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La bataille de Yorktown se déroule lors de la guerre d'indépendance des États-Unis d'Amérique du 28 septembre au 17 octobre 1781. Elle confronte les insurgés américains et leurs alliés français commandés par le comte de Rochambeau aux britanniques commandés par Lord Cornwallis. Après 21 jours de combat, ce dernier se rend, avec le quart des forces britanniques engagées dans la guerre : la bataille signe la défaite certaine de l'Angleterre.
Sommaire |
Contexte[modifier]
Lorsque les généraux Rochambeau et Washington se rencontrent à Wethersfield dans le Connecticut le 22 mai 1781 pour décider de la stratégie à adopter face aux Britanniques, ils ont l'intention de marcher sur New York occupée par 10 000 hommes sous les ordres de Sir Henry Clinton, le plus haut gradé des commandants britanniques.
Pendant ce temps, l'information parvient au général La Fayette que Lord Cornwallis a pris position à Yorktown en Virginie près de la rivière York. Avant de se rabattre sur la bourgade virginienne, Cornwallis campait avec ses 7 500 hommes dans les colonies du Sud. Il en occupait une bonne partie, mais fut obligé d'abandonner ses positions pour se ravitailler et permettre à ses soldats de reprendre des forces à Yorktown. Ceux-ci étaient très exposés à la malaria, qui joua un rôle important dans l'affaiblissement ultérieur de ses forces[1]. De plus, ses effectifs avaient aussi fondu en raison de la campagne que Nathanael Greene avait menée sans relâche contre ses troupes depuis deux ans. Clinton souhaite aussi ce mouvement sur Yorktown afin que les troupes puissent faire corps avec la Royal Navy.
Washington apprend la position des britanniques en juillet, il compte rallier les troupes françaises et américaines pour les mener en Virginie, espérant que Cornwallis maintienne ses forces à Yorktown.
Concernant les opérations navales, l'espoir est à l'évidence aussi français, Washington a la confirmation, le 14 août, que l'amiral de Grasse, qui était jusqu'alors aux Antilles, mouillait désormais dans la baie de Chesapeake avec une puissante flotte de vingt-huit navires.
La bataille[modifier]
La bataille se déroule donc à Yorktown, colonie de Virginie assiégée depuis plusieurs semaines. D'un côté, on trouve 7 500 britanniques commandés par Lord Charles Cornwallis, et de l'autre 8 845 insurgés américains, les volontaires de La Fayette, menés par le colonel Armand, marquis de la Rouërie et George Washington, ainsi que les 6 000 hommes du corps expéditionnaire français de Rochambeau[2] (10 800 Français au total).
La flotte française assure le blocus du port de Yorktown empêchant tout ravitaillement des britanniques par la mer (bataille de la baie de Chesapeake), tandis que les troupes terrestres franco-américaines encerclent la ville.
Après avoir pris les redoutes et bastions qui devaient la défendre, l'armée franco-américaine assiège la ville. Lord Cornwallis se rend. Prétendant être malade, il envoie un de ses subordonnés remettre son épée aux vainqueurs. À Londres, la défaite provoqua le renvoi du cabinet de Lord North, qui fut remplacé par des whigs favorables à la paix.
Les canadiens français à la bataille de Yorktown[modifier]
Plusieurs Canadiens français ont pris part à la bataille de Yorktown. Ainsi, par exemple, le major Clément Gosselin, Germain Dionne et plusieurs autres combattent avec La Fayette et Washington. La défaite britannique amène 40 000 loyalistes britanniques au Québec et en Nouvelle-Écosse, sur une population de 90 000 francophones. Ce sera la création du Canada anglais.
Louis-Philippe de Vaudreuil, petit-fils d'un gouverneur de Nouvelle-France probablement né en Nouvelle-France, est amiral dans la Marine Française à la bataille de la Chesapeake devant Yorktown. Né à Québec, Jacques Bedout, lieutenant de frégate français (plus tard contre-amiral), est quant à lui sur la frégate la Railleuse.
Ordre de bataille[modifier]
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Armée britannique[modifier]commandant en chef : Lord Cornwallis
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Armée française[modifier]commandant en chef : comte de Rochambeau
Armée américaine[modifier]commandant en chef : Washington
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Références[modifier]
- J.R. McNeill,Malarial mosquitoes helped defeat British in battle that ended Revolutionary War, Washington Post, 18 octobre 2010
- Guy Richard, Européens et espaces maritimes au XVIIIe siècle, éditions du Temps, Paris, 1997, (ISBN 2842740068)p.141
Voir aussi[modifier]
- Histoire de la marine française
- Porte Désilles
- Bataille de la baie de Chesapeake
- Campagne franco-américaine aux États-Unis (août-septembre 1781)
- Campagne franco-américaine aux États-Unis (octobre 1781)
Sources[modifier]
- Thomas Balch, Les Français en Amérique pendant la guerre de l’Indépendance des États-Unis 1777-1783, 1872 [détail de l’édition]
- Leclerc, Jacques. «Histoire du français au Québec: Le régime britannique» dans L’aménagement linguistique dans le monde, Québec, TLFQ, Université Laval, 20 mars 2006
- Dictionnaire biograghique du Canada Jacques Bedout, Ottawa, Bibliothèques et Archives Canada, 2006
- Dictionnaire biograghique du Canada Clément Gosselin, Ottawa, Bibliothèques et Archives Canada, 2006
Bibliographie[modifier]
- Ordre de bataille et autres documents sur le site du service historique de l’armée de Terre
Liens externes[modifier]
- Société des Cincinnati de France, article sur la capture des redoutes sur le site de la Société des Cincinnati de France.