Hindouisme

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Char de procession pour le pèlerinage de la Kumbhamela, en 2001

L’hindouisme (hindi : hindu dharm ; devanāgarī : हिन्दू धर्म ; « religion hindoue »), ou Sanatana Dharma[1] (sanskrit IAST : sanātanadharma ; devanāgarī : सनातनधर्म ; « Loi Éternelle »)[2], est l'une des plus vieilles religions du monde encore pratiquées[3], qui n'a ni fondateur ni Église[4]. Avec près d'un milliard de fidèles[5], c'est actuellement la troisième religion dans le monde après le christianisme et l'islam, issue du sous-continent indien qui reste son principal foyer de peuplement.

La particularité de l'hindouisme est de n'avoir ni prophètes ni dogmes centraux[6]. Cependant, les hindous contemporains croient en l'autorité du Veda, qui, selon la tradition, fut révélé aux hommes, grâce à la « vision » des Rishi [7]. Le terme persan 'hindu' (de Sindhu) désignait au départ, pour les musulmans qui pénétrèrent en Inde, les habitants du bassin de l'Indus[8]. Sa forme ancienne remonte à la période védique, religion des Indo-aryens qui pénétrèrent l’Inde en 1500 av. J.-C.

L'hindouisme se présente en fait comme un ensemble de concepts philosophiques issus d'une tradition remontant à la protohistoire indienne[9], la pratique hindouiste étant sans doute issue d'une tradition orale très ancienne, proche de l'animisme. Le résultat en est une forme triadique, qui suit le védisme aryen, le brahmanisme[10].

Au-delà du syncrétisme théologique, l'hindouisme d'avant les invasions islamiques et le colonialisme européen qui soumirent l'Inde à leur autorité[11] était un vecteur pour toutes les sciences : le droit, la politique, l'architecture, l'astronomie, la philosophie, la médecine, etc., comme d'autres savoirs qui avaient en commun le substrat religieux.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Hindū, ou hindou, est le nom persan désignant l'Indus, d'abord rencontré dans l'ancien persan, correspondant au mot védique sanskrit Sindhu, – l'Indus[12]. Le Rig-Véda mentionne la terre des Indo-Aryens comme Sapta Sindhu (la terre des sept rivières du nord-ouest de l'Asie du Sud, l'un d'entre eux étant l'Indus). Cela correspond à Hapta Həndu dans l'Avesta (Vendidad ou Videvdad 1.18) - l'Écriture sacrée du Zoroastrisme. Le terme était utilisé par les hommes vivant à l'ouest de l'Indus, pour nommer les peuples qui habitaient dans le sous-continent indien, à partir ou au-delà du « Sindhu[13] ». Dans l'islam, le terme que l'on trouve dans les textes arabes - Al-Hind - se réfère aussi à la terre du peuple vivant sur le territoire de l'Inde moderne[14].

Le terme persan (persan ancien : Hindūk, en persan : Hindū) fit son entrée avec les invasions islamiques, officiellement avec le sultanat de Delhi et apparaît à la fois en Inde du Sud et dans des textes cachemiriens à partir du 1323 ap. J.-C.[15] puis, de plus en plus communément, sous la colonisation britannique. En conséquence, le terme « hindou » ne vient pas des peuples « hindouistes » eux-mêmes, bien qu'il ait fini par être adopté et assimilé par les « hindous ». Depuis la fin du XVIIIe siècle, le mot a été utilisé comme un terme général pour la plupart des traditions religieuses, spirituelles et philosophiques du sous-continent, mises à part les religions d'origine indienne distinctes comme le sikhisme, le bouddhisme, ou le jaïnisme. Ainsi, selon ce point de vue, un hindou est celui qui respecte la philosophie exposée dans les Vedas (le mot Veda peut être traduit par savoir) et accepte son autorité.

Le terme Hindou a été introduit dans le monde occidental par le biais de la langue anglaise[16]. En France, jusqu'au XIXe siècle, on utilisait le terme de brachmanisme, ou de « religion des brachmanes[17] ».

L'hindouisme ou sanâtana dharma (« ordre socio-cosmique éternel ») s'apparente davantage à un substrat culturel, un mode de vie ou de pensée, qu’à une religion organisée. Ce qu'on appelle « hindouisme » aujourd'hui est la tentative de rassembler les croyances disparates issues de l'ancien panthéon védique éclipsé par la popularité de Shiva, de Vishnou ou de Krishna[18].

L'hindouisme est aussi appelé religion aryenne (Arya Dharma), ce qui signifie religion noble. On trouve aussi le terme de Vaidika Dharma (la religion védique).

Définition de l'hindouisme par la Cour suprême de l'Inde[modifier | modifier le code]

En 1966, la Cour suprême de l'Inde a défini le cadre de la foi hindoue[19] comme suit :

  1. l’acceptation respectueuse des Vedas en tant que plus Haute Autorité sur les sujets religieux et philosophiques et l’acceptation respectueuse des Vedas par les penseurs et philosophes hindous comme base unique de la philosophie hindoue ;
  2. l’esprit de tolérance et de bonne volonté pour comprendre et apprécier le point de vue de l’adversaire, basé sur la révélation que la vérité comporte plusieurs apparences ;
  3. l’acceptation des six systèmes de philosophie hindoue et d’un rythme du monde qui connaît des périodes de création, de conservation et de destruction, périodes, ou yuga, se succédant sans fin ;
  4. l’acceptation de la croyance dans la renaissance et la préexistence des êtres ;
  5. la reconnaissance du fait que les moyens ou les manières d’accéder au salut (moksha) sont multiples ;
  6. le fait que, malgré le nombre des divinités à adorer, on peut être hindou et ne pas croire qu’il faille adorer des idoles ;
  7. à la différence d’autres religions ou croyances, la religion hindoue n’est pas liée à un ensemble défini de concepts philosophiques.

Histoire de l'hindouisme[modifier | modifier le code]

La civilisation de la vallée de l'Indus, datant de l'âge du bronze, présente des éléments comparables à ceux de l'hindouisme, tels que les bains, les symboles phalliques comparés au Shiva lingam ainsi que des svastikas[20]. Un sceau découvert sur le site de Mohenjo-daro est parfois considéré comme une représentation d'un proto-Shiva, mais cette interprétation n'est pas reconnue par toute la communauté scientifique[21]. D'une façon générale, la nature exacte des relations entre la religion de la civilisation de la vallée de l'Indus et l'hindouisme reste conjecturale.

C'est durant la période védique, à l'âge de fer, entre 1500 et 600 avant J.-C, que les quatre Védas qui constituent les textes fondateurs de l'hindouisme sont composés[22]. Les rites principaux du védisme concernent le yajña, le sacrifice védique en l'honneur des deva. Plusieurs divinités du Rig-Veda ont été ensuite reprises ou révisées par l'hindouisme.

De 1000 à 600 avant J.-C, la portion concernant les mantras est complétée et le brahmanisme est florissant. Mais des textes comme le Shatapatha Brahmana viennent s'attaquer au ritualisme rigide et à l'élitisme de cette époque afin de favoriser l'approche mystique. C'est également durant cette période qu'apparaît le Bouddha.[réf. nécessaire]

Au Moyen Âge, l'hindouisme, par le biais du théisme, retrouve un nouvel essor. L'hindouisme que l'on connaît aujourd'hui est principalement issu de ce nouveau courant qui a profité du déclin du bouddhisme des IVe siècle et Ve siècle.

Au XXe siècle, l'hindouisme se répand hors de l'Inde et en particulier en Occident. Vivekananda en fait une première présentation en 1893 au Parlement mondial des religions à Chicago.

Les textes sacrés[modifier | modifier le code]

Les textes sacrés de l’Inde antique relatifs à l'hindouisme[23] se classent grossièrement en deux catégories.

  • les Védas ou le Veda[24], composés oralement avant l'apparition de l'écriture en Asie du Sud, continuèrent d'être transmis oralement après son apparition[25] et sont devenus les textes de la religion védique de laquelle l’hindouisme moderne dérive. Les Védas sont considérés comme faisant partie des textes religieux les plus anciens du monde[26].
  • les textes hindous post-védiques.

La Śruti[modifier | modifier le code]

Passage en sanskrit du Rig-Veda

Les Védas sont les textes les plus anciens qui nous soient parvenus en langues indo-européennes. Les Védas sont considérés par les hindous comme faisant partie de la Śruti (connaissance révélée). La tradition déclare qu'ils sont directement révélés par le Brahman aux rishis alors que ces derniers étaient en méditation profonde[27],[28]. Les hymnes des Védas ont été transmis oralement de père en fils et de professeur à disciple. Par la suite, ces hymnes ont été compilés par un sage appelé Vyāsa (littéralement, le compilateur, bien que le nom puisse avoir désigné un groupe de personnes personnifiées pour les besoins de la tradition) ou encore Vedavyāsa (diffuseur des Védas)[24].

Dans la vision hindoue traditionnelle, les Védas seraient non personnels et sans commencement ni fin, ce qui signifie que les vérités décrites dans les Védas sont éternelles et qu’elles ne sont pas des créations de l’esprit humain, ce en quoi elles diffèrent des enseignements du bouddhisme et du jaïnisme[réf. nécessaire].

Les textes les plus anciens sont formés des quatre Saṃhitā, ou recueils constituant les quatre Veda, à savoir: le Ṛgveda ou « Veda des strophes », le Yajurveda ou « Veda des formules », le Sāmaveda ou « Veda des mélodies » et l’Atharvaveda à caractère magique[29]. Le Ṛgveda contient des mantras pour invoquer les devas pour les rites de feu-sacrifice ; le Sāmaveda, c'est le cantique, avec des notations musicales ; le Yajurveda a de véritables instructions pour les sacrifices ; et l'Atharvaveda comprend des charmes philosophiques et demi-magiques (sic) — des charmes contre les ennemis, les sorciers, les maladies et les erreurs pendant le rite sacrifiant. À ces quatre Védas ont succédé les Brāhmaṇās qui sont des interprétations sur le Brahman, les Āraṇyaka ou « Traités forestiers » à réciter loin des agglomérations et les Upaniṣad ou « Approches » à caractère spéculatif[29] qui ont pour seule matière la métaphysique[30]. Les upaniṣad qui font partie de la Śruti closent le canon védique[31].

Les Védas sont constitués de textes mystiques et d'allégories. Beaucoup d'écoles comme celles issues de l'Advaita Vedānta encouragent leurs élèves à interpréter les Védas philosophiquement et métaphoriquement, mais pas trop littéralement. La sonorité des mantras védiques (et du sanscrit lui-même), par le fait même qu'ils seraient l'expression directe du Brahman, est considérée comme « purifiante » par les pandits et beaucoup d'hindous, ce qui implique une rigueur particulière dans la prononciation. La tradition orale rigoureuse de transmission des Védas a permis aux sonorités d'être préservées à travers le temps.[réf. nécessaire]

La religion védique, que l'on pense issue de l'invasion aryenne, en particulier dans sa période archaïque, était différente de l’hindouisme actuel par de nombreux aspects : en particulier la référence aux femmes comme autorité religieuse (avec existence de femmes rishis), (sanskrit, rsi : sage) ; le védisme était aniconique (l'idolâtrie était en revanche une pratique des autochtones, les Dravidiens, pratiquant la zoolâtrie, le culte des arbres et des fleuves — voir à religion harappéenne, Gange et vache sacrée) avec un panthéon nettement différent, Indra comme « roi des dieux » et de rares mentions de la trinité postérieure, Brahmâ, Vishnou et Shiva (qui sont, par la suite, devenus les dieux principaux)). Les Aryens ont exécuté des feux-sacrifices appelés yajña, avec le chant des mantras védiques, mais ils ne construisaient pas de temples, d'idoles ou d'icônes (encore une fois : contrairement aux autochtones dravidiens). Les animaux ont probablement été également sacrifiés dans quelques plus grands yajñas, comme dénoncés par les textes ultérieurs, tant hindouistes que bouddhistes et jaïns.[réf. nécessaire]

La Smriti : Les textes hindous post-védiques[modifier | modifier le code]

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Passage du Mahâbhârata

Les Vedas sont désignés sous le nom de Shruti (ce qui est révélé). Les textes plus récents sont appelés Smriti (ce qui est rappelé ou mémoire/tradition). Tandis que la littérature shruti est composée en sanskrit védique, les textes smriti sont en sanskrit classique (plus facile) et, pour certains, en prâkrit ou langue commune. Puisqu’accessible à tous, la littérature smriti a connu une grande popularité dans toutes les couches de la société indienne, et ce dès le début. Aujourd’hui même, la plus grande partie du monde hindou est plus familière avec le smriti qu’avec la littérature shruti réservée (tardivement) à la caste dominante des brahmanes. La smriti correspond ainsi à la littérature populaire et, en tant que telle, elle est théoriquement moins ardue que la shruti (la shruti, remontant à l'aube de l'Inde c'est-à-dire à l'époque védique, est aujourd'hui, du fait de son langage et de son vocabulaire, sujette à interprétation). La smriti (collection de 36 textes selon Paithina) est le pendant populaire de la shruti, à travers l'histoire des dieux et des héros, elle instruit sur la pensée indienne. Les textes révélés ou Shrutis font autorité sur les textes mythologiques ou Smritis et cela indépendamment du sujet traité. La majorité des livres de la Smriti font référence aux textes sacrés des Vedas ; leur but est de décoder les messages ancestraux et de les enseigner à la population. Cette seconde littérature n'est pas pour autant de moindre valeur, elle est au contraire très riche et offre des dialogues philosophiques très poussés.

La littérature smriti inclut :

  • les Itihâsas : les épopées comme le Rāmāyana, le Mahābhārata (avec sa partie centrale, la Bhagavad-Gita).
  • les Purânas ou textes mythologiques centrés sur un aspect particulier du divin. Ils sont au nombre de 18 pour les principaux, ce sont les écrits les plus populaires de l'Inde : l'hindouisme actuel leur doit beaucoup.
  • les Âgama(s), traités théologiques au nombre de 28 qui sont complétés par les Upâgama (Âgama mineurs) et
  • les Darshanas, textes philosophiques.
  • Les Dharmashâstra(s) (ou livres de lois) font également partie du smriti. De temps en temps, apparaissent de grands législateurs (comme Manu, Yajnawalkya et Parasara) qui codifient les lois existantes et éliminent les règles désuètes pour s’assurer que la façon de vivre hindoue reste conforme à l’esprit védique tout en étant en accord avec le temps présent. Mais, puisque la religion hindoue n'a pas de dogme, ces textes de Smriti ne sont pas obligatoirement suivis par la plupart des hindous. En fait, quelques personnes disent que les Britanniques ont popularisé le Manu-Smriti pour imposer un code uniforme de lois aux hindous.

La philosophie hindoue décrite dans les épopées et les Puranas est centrée d'abord sur celle de la doctrine de l’avatar (incarnation, partielle ou totale, d'un dieu en être humain). Les deux avatars principaux de Vishnou qui apparaissent dans les épopées sont Râma, le héros du Râmâyana, et Krishna, le protagoniste majeur du Mahâbhârata. À la différence des deva de la Samhitâ védique et du concept abstrait de Brahman issu des Upaniṣad (qui décrivent le divin comme étant omniprésent, impersonnel et sans forme), les avatars de ces épopées sont des intermédiaires humains entre l’être suprême et les mortels qui offrent une idée du divin plus moderne et accessible. Dieu y est décrit comme personnel et proche de sa création (dans le Bhagavata Purana, Krishna est un pâtre, sa création son troupeau).

Cette doctrine a eu un grand impact sur la vie religieuse hindoue, parce qu’elle montre que Dieu s’est manifesté sous une forme qui pourrait être appréciée même par le plus modeste des hommes. Râma et Krishna sont depuis des milliers d’années des manifestations du divin, aimées et adorées des hindous. Le concept du brahman des Upanishad est assurément le pinacle de la pensée religieuse indienne, mais le concept des avatars a certainement eu plus d’influence sur l’hindou moyen. Les hindous attachent plus d'importance à l'éthique et aux sens métaphoriques transmis par ces textes qu'à la mythologie littérale.

Cosmogonie et divinités[modifier | modifier le code]

Fronton du Temple Narassigua Péroumal de Saint Pierre de La Réunion le 24 mai 2010. Une partie de la cosmogonie hindouiste y est représentée.

La cosmogonie hindoue enseigne que le principe de toute vie, de tout progrès, de toute énergie, réside dans les différences, les contrastes[11].

La cosmogonie hindoue est la théorie hindouiste de la création de l'univers et de son image.
Celle-ci est caractérisée par un recours constant au chiffre 7[32].

Le monde a été créé en forme d'œuf (l'« œuf de Brahmâ »). La moitié supérieure de l'œuf cosmique se divise en sept zones : les trois premières, terre, air et ciel, forment ensemble le triloka (« trois mondes ») et sont surmontées par quatre régions célestes constituant la demeure des dieux[32].
La moitié inférieure de l'œuf cosmique comprend sept régions infernales (patala), qui forment des étages et sont habitées par des démons et des serpents[32].
Au-dessous de l'œuf cosmique se trouve l'Océan primitif, formé par sept autres zones infernales[32].

La Terre est divisée en sept continents entourés de sept mers[32].

Le Brahman[modifier | modifier le code]

Le Dieu des Védas, dans l'acception panthéiste voire panenthéiste du terme, est le Brahman[33] (prononcé comme /brəh mən/), qui est la Réalité Ultime, l'Âme Absolue ou Universelle (Paramatman), l'Un[34].

« Tu es la femme. Tu es l'homme. Tu es l'abeille bleue et le vert papillon aux yeux rouges. L'éclair est ton fils. Tu es les saisons et les mers. Tu es le Tout, tu es l'omniprésent ; tout ce qui est naît de toi. »

— Oupanishad[8].

Le Brahman est l'indescriptible, le neutre, l'inépuisable, l'omniscient, l'omniprésent, l'original, l'existence infinie, l'Absolu transcendant et immanent (voir panenthéisme), l'Éternel, l'Être, et le principe ultime qui est sans commencement et sans fin, – dans l'univers entier[34]. Le Brahman (qui ne doit pas être confondu avec la divinité Brahmâ ou le nom des prêtres hindous, les brâhmanes) est vu comme l'Âme Cosmique[34].

Cet Absolu, que les hindous désignent aussi par le nom de tat en sanscrit (« Cela ») est par sa nature même impossible à représenter[34]. L'Absolu est tantôt manifesté : Tat Tvam Asi (तत्त्वमसि : Tu es Cela), ou « Tout cela est Brahman » disent les Écritures[34], tantôt non-manifesté : « le Brahman est Vérité, le monde est Illusion », disent aussi les Écritures[34].

« Il se meut et il ne se meut pas, il est loin et il est proche. Il est au-dedans de tout et il est au-dehors de tout. »

— Iça Oupanishad[35].

Il est parfois évoqué un Brahman supérieur, le Parabrahman[34]. Le Brahman peut en effet être considéré sans attributs personnels, sans forme (Nirgouna Brahman), d'une façon totalement abstraite, ou avec attributs, avec forme, au travers de la multitude des divinités (Sagouna Brahman)[34].

Ainsi, l'hindouisme passe outre toute définition stricte du monothéisme, car basé sur un panthéisme : « Le Brahman est Tout, mais tout n’est pas Brahman », selon le Mandana Mishra, Brahmasiddhi.

Article détaillé : Panthéisme#Hindouisme.

En effet, la tradition brahmanique comprend l'Absolu (Brahman, l'Âme universelle, la Réalité infinie, la Divinité suprême dotée ou non d'attributs et de formes) comme étant l'Un (sans second), que l'on peut concevoir de différentes façons : soit en privilégiant une divinité particulière considérée comme supérieure aux autres (sans nier les autres pour autant), c'est-à-dire par une attitude relevant de l'hénothéisme, ou soit en concevant chaque divinité comme un membre vénérable de l’Absolu ; toutes les divinités, différentes et prises séparément, sont chacune une fenêtre distincte ouverte sur le paysage divin : et toutes ces fenêtres ouvertes réunies sur l’Absolu (Brahman) – et uniquement lorsqu’elles sont réunies ensemble – constituent effectivement l’Absolu, l’Âme cosmique, c'est-à-dire par une attitude liée au polythéisme (le Divin est Multiple)[36].

Trimūrti[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Trimoûrti.

La nature du Brahman ne l'empêche pas de se manifester sous la forme d'un dieu personnel[34]. L'hindouisme, selon les courants religieux, donne divers noms au dieu personnel. Un nom général existe cependant, celui d'Ishvara (litt., « le Seigneur Suprême »), terme surtout philosophique car, dans la pratique du culte et de la vie quotidienne, on ne s'adresse guère qu'à l'un des membres de la Trimourtî : (Shiva, Vishnou, ou, plus rarement, Brahmâ, car ce dernier, en créant les créatures vivantes, a engendré le samsara, le cycle des réincarnations que l'on doit abandonner, « opposé » à Moksha, la libération)[34].

Les dieux personnels majeurs sont ceux de la Trimūrti. Ce sont dans l'ordre Brahmâ, Vishnou et Shiva, qui correspondent respectivement à l'action créatrice, conservatrice et destructrice de l'Absolu transcendant (Brahman)[34]. Ils représentent trois aspects inséparables de la structure de l'Univers[34].

Dans les manifestations personnelles (divinités) du dieu impersonnel (Brahman), l'hindouisme est une religion polythéiste[34],[37] ; à ce titre, cette religion comporte une variété et une diversité (le chiffre est parfois considéré symbolique[38]) de 330 millions de divinités.

« Si dans la Multitude nous poursuivons avec insistance l'Un, c'est pour revenir avec la bénédiction et la révélation de l'Un se confirmant dans le Multiple. »

— Shrî Aurobindo[39].

L'hindou peut vénérer le Brahman sous la forme d'une divinité de son choix, sans pour autant rejeter l'existence d'autres divinités, considérant Ganesh, par exemple, comme l'incarnation suprême du Brahman (cet hindou sera un ganapatya, et shivaïte) : dans ce cas, l'hindouisme est un hénothéisme. Néanmoins, selon cet aphorisme du Brahmanoûtchîntamam :

« Celui qui adore un Dieu comme différent de lui, en pensant : " il est un autre. Je suis un autre", cet homme ne connait pas le Brahman : il est pareil à un animal pour les Dieux[40]. »

Dans l'hindouisme, il n'y a pas de conflit entre polythéisme et monothéisme : la religion, la philosophie et les théories qui les accompagnent ne sont que des chemins qui tentent de décrire le (Brahman) au-delà duquel il n'y a plus rien, et la manière de se fondre en lui.

Depuis Georges Dumézil qui a mis en lumière la fonction triadique dans les civilisations Indo-Européennes, un parallèle formel entre la trimurti et la trinité chrétienne peut être établi (ce qui n'induit pas un rapprochement théologique entre les traditions chrétiennes et hindoues) : en effet, en Inde, on représente la divinité comme triple, on appelle ce principe la trimurti dans le panthéon hindou : Brahma, Vishnu et Shiva, sont trois aspects du divin. Brahma désigne symboliquement le créateur, Vishnu représente le conservateur et Shiva représente le destructeur dans le cycle de l'existence. Cette triple Nature se rapprocherait de l'énoncé de l'européen médiéval : spiritus, anima, corpus[41]. Un tel rapprochement entre Trinité chrétienne et Trimūrti a été notamment effectué par l'indianiste Alain Daniélou (à ne pas confondre avec le théologien Jean Daniélou) dans Mythes et dieux de l'Inde mais ultérieurement critiqué par d'autres spécialistes (voir l'article Trimūrti pour plus d'informations).

L'hindouisme est une religion dont les différentes divinités sont considérées comme les formes différentes d'une même expression divine sous-tendue par une réalité ultime. La question sur la nature exacte de cette dernière (immanente ou transcendante, personnelle ou impersonnelle) dépend des différents courants. Selon Ananda Coomaraswamy, le culte des puissances de la nature dans l'hindouisme doit être compris dans le sens de "natura naturans est deus", « lesdites puissances ne sont que les noms des actes divins[42] ». Depuis la Chandogya Upaniṣad[43], cette philosophie de l'unité divine est devenue très importante dans la littérature sacrée. Le mantra Tat Tvam Asi (तत्त्वमसि : Tu Es Cela) célèbre cette unité de la création avec son créateur, qu'il soit personnel ou impersonnel. Cette complexité de l'Hindouisme ne transparaît que relativement peu dans la pratique populaire, le peuple étant tenu à l'écart des livres sacrés encore réservés à l'élite cultivée. Un épisode du Srimad BhagavatamUNIQ771c270e901d8d60-nowiki-000000C6-QINU44UNIQ771c270e901d8d60-nowiki-000000C7-QINU met en avant cette réalité : le dieu Krishna, avatar de Vishnu, demande aux habitants de Vrindavan d'abandonner le culte d'Indra pour le sien, puisque Krishna se présente comme le Dieu suprême dont Indra n'est qu'un fragment.

Divinités majeures et mineures[modifier | modifier le code]

Statue de la divinité Ganesh

Les diverses incarnations (avatar) de la Trimurti (Krishna est un avatar de Vishnou) sont des divinités majeures. Les divinités mineures sont des créations ou des procréations des divinités majeures. Ganesh, qui est une divinité importante dans l'hindouisme, est lié à Shiva en tant que procréation ou création selon les mythes développés à son sujet.

Les dévas[modifier | modifier le code]

La religion hindoue croit en l'existence d'entités célestes appelées devas (ou dévas).
Le féminin de deva est devî (ou dévî). La question de la nature de ces devas peut être analysée selon ces trois points :

  1. Selon la philosophie de l’Advaita Vedānta, et certains passages de la Bhagavad-Gîtâ[45], des Upanishads et des Vedas ; tous les devas sont les manifestations sous une forme mondaine du Seigneur suprême (Îshvara). Le dévot conçoit des formes anthropomorphiques de Dieu dans son esprit afin de l'adorer. Le Rig-Veda dit : ekam sat vipra bahudha vadanti — « Le Vrai Dieu est Un, bien que les sages s'adressent à lui par des noms multiples ». Ce point de vue est celui que considère strictement la secte de Smarta.[réf. souhaitée]
  2. Selon les philosophies du Nyâya, du Vaishéshika, du yoga, de certains vers de la Shruti et de certaines pensées Shivaites et Vaishnavites, les devas sont ces êtres célestes subordonnés au Seigneur suprême (Îshvara), mais sont au-dessus des humains.[réf. souhaitée]
  3. Selon la philosophie de la Mimâmsâ, tous les devas et devîs sont les souverains des forces de la nature et Îshvara n'existe pas[réf. souhaitée]. Pour faire en sorte qu'un désir soit réalisé, les humains doivent plaire à un ou plusieurs de ces devas et doivent les adorer avec des rites rigoureusement codifiés.

Les textes védiques les plus anciens recensent 33 devas. Par la suite, des chiffres exponentiels (jusqu'à 330 millions) ont été créés, mais toujours en gardant à l'esprit que le Brahman est omniprésent[46]. Plus précisément, les écritures hindoues et la plupart des pensées Shaivites et Vaishnavites considèrent le deva comme une combinaison des deux premiers points de vue ; par exemple, Krishna est considéré comme Îshvara et tous les dieux lui sont subordonnés, et simultanément tous les autres dieux sont vus comme les manifestations mondaines de Krishna. Mais la troisième conception n'est pas mentionnée dans les écritures.[réf. souhaitée]

Quelle que soit la nature des devas (aussi appelés dévatâs), ils sont une partie intégrante de la culture hindoue. Les 33 devas védiques incluent Indra, Agni, Soma, Varuna, Mitra, Rudra, Prajâpati, Vishnu, Aryaman et les Ashvins ; les devîs importantes étaient Sarasvatî, Ûshâ et Prithivi. Indra est le roi des dieux (Vishnou, pour un vishnouite, est le Dieu des dieux).

Bien que la mythologie hindoue mentionne plusieurs classes d'êtres démoniaques (les rakshasas, les daityas, les dânavas, les pishâchas ou les non-dieux, les asuras), opposés aux esprits célestes (appelés devas), Gandarvas, Vidyadharas, elle ne croit pas au concept du Mal. « Les oppositions, dualités, polarités, sur lesquelles insiste tant l'hindouisme, ne sont pas constituées par des entités indépendantes, fixes, aux caractères immuables et contradictoires telles que le christianisme populaire se représente Dieu et le Diable[47]. » Cela signifie que le mal dans le monde n'est pas attribué à une force supérieure mais à l'ignorance humaine et donc comme une conséquence possible du libre arbitre[48] et de la Nature. La mythologie indienne n'oppose pas le Bien contre le Mal : les batailles sont celles de classes d'êtres contre d'autres, d'une idée contre une autre, où les plus nobles sortent victorieuses.

On trouve parmi les dévas les lokapālas (les divinités du védisme recyclées dans le panthéon du sanatana dharma), les navagrahas (les neuf planètes de l'astrologie indienne).

La syllabe mystique OM[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Om̐.
L'Omkara (ou Aum)

Om (ou Aum) est un des symboles sacrés de l'hindouisme. C'est le son primordial qui surgit du chaos avant la Création, il est la source de l'existence.
Il est utilisé comme préfixe et parfois suffixe aux mantras hindous. Il représente la contraction des trois états de la matière : Sattva, Tamas et Rajas, et représente l'univers.

Écrit « Om », il est la contraction de Aum, « m » étant la résonance et « o », la vibration originale[49].

Ôm en langue tamoule

Le son Ôm (ou Aum, ॐ) est empli d'un message symbolique profond : il est considéré comme la vibration primitive divine de l'Univers qui représente toute existence, entourant toute nature dans Une Vérité Ultime[8].

Ainsi, le son, produit d'une façon prolongée, résultat de la combinaison de trois sons A-U-M (de la triade à l'unité), signifie « ce qui a été, est et sera », et possède, pour ceux qui se vouent à la méditation, une force à la fois magique et religieuse[8]. Une Upaniṣad affirme :

« Comme s'agglomèrent toutes les feuilles enfilées sur une tige qui les traverse, de même toute parole se fond dans le son OM. Le son OM est tout cet univers[8]. »

Écoles et courants[modifier | modifier le code]

Des élaborations philosophiques, constituant la source de ce qu'on appelle aujourd'hui « hindouisme », ont été transmises oralement pendant des siècles et ont commencé à être transcrites dans la première moitié du Ier millénaire av. J.-C.. Le système religieux et culturel qu'on appelle hindouisme s'est développé dans le sous-continent indien et n'est que rarement sorti de ses frontières[50].

Les six grands systèmes philosophico-théologiques[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Philosophie indienne.

L'hindouisme a développé des astika antiques, ou écoles orthodoxes (car acceptant l’autorité des Vedas) de philosophie, ou shaddarshana. Ces systèmes, ou « visions » (darshana), de l'hindouisme classique sont au nombre de six ; chacun d'entre eux est le fruit d'une longue élaboration dont témoigne une vaste littérature[50] :

  1. Sāṃkhya, l'un des plus anciens est le système de pensée fondé sur un dualisme entre l'esprit (Puruṣa) et la nature (Prakriti), qui fut à l'origine détaché des spéculations théologiques.
  2. Purva-Mimamsa (également appelé Karma Mimansa ou la Mîmâmsâ), système tourné vers l'éclaircissement du Veda.
  3. Uttara Mimamsa (plus communément appelé Vedānta), système centré sur la métaphysique et la nature mystique des Upanishads.
  4. Yoga, un système basé sur une pratique personnelle (posturale, respiratoire et méditative) pour atteindre la libération, la délivrance (मोक्ष, mokṣa).
  5. Vaisheshika, le système qui a proposé la théorie atomique pour la première fois.
  6. Nyâya, le système de la logique de l'Inde (les 16 critères de « raisonnement valide ») et dernier des courants philosophiques hindous.

Les nâstika ou écoles non-orthodoxes — qui ne sont pas discutées dans cet article — sont le jaïnisme, le bouddhisme et le chârvâka, l'athéisme ancien classique de l’Inde qui réfute l’existence de l’âme ou âtman (sauf pour le jaïnisme, mais ce dernier ne reconnaît pas l'autorité brahmanique du Véda).

Les écoles et courants théistes[modifier | modifier le code]

Certains courants considèrent l’hindouisme comme une religion hénothéiste ou même panenthéiste. Les diverses divinités et avatars adorés par les hindous sont considérés comme différentes formes de l’Un, le dieu suprême ou Brahman, formes adoptées qui seules sont accessibles à l’homme (on prendra garde à ne pas confondre Brahman, l’être suprême et la source ultime de toute énergie divine, et Brahma, le créateur du monde).

Ce chemin vers la connaissance suprême orthodoxe (inanamarga), prôné par les six écoles hindouistes, reste le privilège d'une élite intellectuelle restreinte, le croyant populaire mélangeant souvent tous ces courants de pensée. Toutefois, trois grands courants théistes de l'hindouisme se démarquent de façon relativement importante dans toutes les couches de la population : le vishnouisme, le shivaïsme et le shaktisme[50]. À l'intérieur de ces courants, de nombreuses écoles se sont développées, qui se différencient surtout par leur interprétation des rapports existant entre Être suprême, conscience individuelle et monde, ainsi que des conceptions ésotériques qui en dérivent[50]. Les textes védiques (Vedas, Upanishads, etc.) constituent une référence pour les trois courants, même si chacun d'entre eux les complète par les écrits (Purana-s, Gita-s, etc.) qui leur sont propres[50]. Ces écrits ne s'excluent pas, car l'hindouisme admet la coexistence de voies différentes vers le salut (Moksha)[50]. Ainsi le choix d'un courant n'implique pas le rejet des autres[50].

Le brahmanisme, qui est la nouvelle forme de la religion védique (voir védisme), se divise en branches, elles-mêmes subdivisées en sectes :

  1. Le vishnouisme ou vaishnava qui se rapporte au culte de Dieu en tant que Vishnu ou l'un de ses avatars. Les Livres sacrés sont le Bhâgavata Purâna - souvent appelé Shrîmad-bhâgavatam - et la Bhagavad-Gîtâ.
  2. Le shivaïsme ou shaivisme qui se rapporte au culte de Shiva dont la Légende est rapportée dans le Shiva Purâna[51]. La divinité Rudra des Vedas s'identifie avec Shiva.
  3. Le shaktisme, se subdivise en deux ou trois branches selon les classifications et se rapporte à la réalisation de shakti, l'aspect « acte de prise de conscience » souvent associé à une forme de Devî, la déesse mère (comme Kâlî, Durga, etc. - le shaktisme est lié au tantrisme : l'un et l'autre constituent, d'une certaine manière, le développement extrême de l'hindouisme[50]).

Chacun de ces cultes se pratique avec les mêmes moyens philosophiques ou de yoga, ce sont leurs méthodes qui diffèrent. Ces dénominations ne devraient pas être considérées comme des « Églises », parce qu'il n'y a aucun dogme central dans l'hindouisme, et les croyances individuelles sont toujours respectées. D'ailleurs, une importante majorité des hindous modernes peut ne pas se considérer comme appartenant à une dénomination précise.

Selon une estimation générale, les Vaishnavas constituent approximativement une majorité d'hindous à ce jour, estimant que Vishnou personnalise le Brahman, le vénérant souvent par le biais, entre autres, des deux avatars — ou incarnations terrestres — de Vishnou, Râma et Krishna. Les hindous non-vishnouïtes sont le plus souvent des Shivaïtes (surtout localisés dans le Sud de l'Inde), qui considèrent Shiva ou ses fils comme le(s) représentant(s) du Brahman ; le reste assimile la Shakti au Brahman, Ishvari ou la déesse Kâlî/Durga. Mais, bien souvent, le croyant hindou possède chez lui les représentations de plusieurs de ces formes de Dieu (Ishvara).

Bouddha dans l'hindouisme[modifier | modifier le code]

Bouddha est vénéré par les hindous en tant qu'avatâr de Vishnou.
Article détaillé : Bouddha dans l'hindouisme.

Dans l'hindouisme, Bouddha est considéré comme un Avatar de Vishnou. Dans les textes pouraniques, il est le vingt-quatrième des vingt-cinq avatars, préfigurant une prochaine incarnation finale[52]. Un certain nombre de traditions hindoues[53] parlent du Bouddha comme du plus récent, précédant l'avatar à venir Kalkî, des dix avatars principaux connus sous le nom de Dashâvatar (Dix Incarnations de Dieu).

Croyances, rituels et pratiques communes[modifier | modifier le code]

Les quatre buts de la vie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Purushartha.

En parallèle des quatre périodes de la vie hindoue, l'hindouisme considère qu'il existe quatre buts à l'existence ou pouroushârtha. Les désirs humains étant naturels, chacun de ces buts sert à parfaire la connaissance de l'homme puisque, par l'éveil des sens et sa participation au monde, il en découvre les principes. Cependant, l'hindou doit se garder d'en être charmé, sous peine d'errer sans fin dans le cycle du samsâra.

Kâmadêva, la divinité de l'amour et du désir (Kama)
  1. Kâma ou le désir : et plus particulièrement le désir et le plaisir amoureux. Dans la mythologie, le dieu Amour, Kâma est la source de la création. Les Kâmasûtra[54] exposent les moyens d'exalter les sens et d'épanouir la vie de couple. L'homme et la femme s'unissent et recréent l'unité divine. Le plaisir doit être dirigé dans le but de la connaissance et ne doit pas devenir un mode de vie qui conduirait à accomplir des actes immoraux ou adharmiques (contraire au Dharma, voir ci-dessous).
  2. Artha ou la prospérité matérielle : L'homme doit participer à la société en se créant un patrimoine et des relations qui seront le fruit de son travail. Il doit faire attention de ne pas se faire abuser par le charme d'une vie d'aisance, mais doit en retirer un enseignement. La période de Grihastha est propice au développement de ce but.
  3. Dharma ou le devoir : Le Dharma doit diriger toutes les quatre périodes de la vie hindoue. Le devoir permet à l'homme de poursuivre sa vie sur le droit chemin, en se conformant au droit et à la morale qui sont transcrits dans les Dharma-Sûtra ou la Manu-Samhitâ dite Lois de Manu[55].
  4. Moksha ou la délivrance : Durant les deux dernières périodes de la vie de l'hindou, celui-ci recherche moksha, la libération du cycle des réincarnations. Mais il s'agit surtout du but de la vie de l'hindou qui peut y parvenir selon différents moyens, comme le Bhakti-Yoga (voir philosophie indienne). D'après la tradition hindoue, l'homme qui a manqué sa délivrance doit parcourir un cycle de 8 400 000 re-naissances dans d'autres conditions que la condition humaine avant d'y accéder à nouveau[56]. Néanmoins, il ne faut pas oublier que pour l'hindouisme, grâce à la bhakti (dévotion), même un animal peut atteindre la Délivrance grâce à sa dévotion envers une divinité, contrairement au bouddhisme, au jaïnisme ou au sikhisme, religions indiennes qui considèrent qu'il faut être né humain pour pouvoir accéder au moksha[57]. La conquête de cette liberté absolue constitue le but de toutes les philosophies et de toutes les techniques mystiques indiennes[18].

Ces vers de Kâlidâsa résument parfaitement cette pensée :

« Enfants, ils s'attachent à l'étude ; jeunes gens, recherchent les plaisirs ; vieillards, pratiquent l'ascèse ; et c'est dans le yoga qu'ils achèvent leur existence. »

— (Raghuvamça[58])

Les quatre étapes de la vie[modifier | modifier le code]

La vie spirituelle d'un hindou est traditionnellement divisée en quatre stades ou âshrama[59]. Ces quatre stades sont étroitement liés aux quatre buts de la vie, chacun de ces stades permettant d'atteindre au mieux ces buts. Cette rigueur permettait d'accéder à une vie spirituelle remplie.

  1. Le Brahmacarya est la période de la vie de l'éducation. Elle consiste en l'étude approfondie des textes sacrés, principalement des Vedas. Ce stade est réservé aux enfants et aux étudiants, la chasteté et la continence en sont les principales vertus. Le guru ou maître spirituel est alors considéré comme le représentant de la divinité, l'élève lui doit obéissance et respect.
  2. Le gṛhastha correspond aux nécessités de suivre une vie active et mondaine : c'est celle du père de famille dans la force de l'âge dont le but est d'avoir une descendance et doit s'enrichir pour la survie de sa famille.
  3. Le Vānaprastha est le stade qui correspond à une vie de retraite loin des attachements de la vie matérielle et de la famille. Une fois les buts matériels réalisés, l'observant quitte son foyer pour obtenir le salut.
  4. Le Samnyâsa est le dernier stade de la vie qui permet d'atteindre Moksha, la libération spirituelle[60].

Aujourd'hui, ces observances ne sont plus suivies avec rigueur. La philosophie de la bhakti qui consiste dans le culte des dieux tend à supplanter cette tradition.

La société brahmanique — Les quatre varnas[modifier | modifier le code]

Jeune brahmane shivaïte

« Les quatre varnas assumaient avec rigueur leurs responsabilités. Les brâhmanes suivaient scrupuleusement les règles de vie recommandées par les Écritures : ils étaient pleins de foi, de douceur et de bonnes manières, savants connaisseurs des Védas et de leurs six branches[61]. Les kshatriyas, guerriers, s'exerçaient dans les vertus de courage, de fidélité et de détermination : ils étaient attachés au code d'honneur de leur varna. Les vaïshyas, commerçants, artisans et agriculteurs, remplissaient avec honnêteté et dévouement les devoirs de leur métier, sans penser à des gains illicites. Les shoûdras servaient avec joie les autres varnas, et ils étaient hautement respectés pour leur zèle par les brâhmanes, les kshatriyas et les vaïshyas. »

— Vâlmîki, Le Râmâyana[62].

Après l'arrivée des Indo-Aryens, un peuple de nomades indo-européens, les prêtres de l'Indus affirmèrent leur suprématie en mettant en place le système des castes[réf. nécessaire], qui repose sur une division de la société en quatre varnas (« couleurs ») ou groupe de classes. La société hindoue a été depuis traditionnellement divisée à partir de ces quatre grandes classes, basées sur la place que l'homme a dans le rituel védique et la profession[63] :

  • les Brahmanes : les prêtres, le clerc enseignant ;
  • les Kshatriyas : les guerriers, les rois et les administrateurs ;
  • les Vaishyas : les paysans, commerçants et artisans ;
  • les Shudras : les serviteurs.

Ces classes sont dénommées varna et le système a été appelé Varna Vyavastha. Le système de varna est une partie intégrante de l'hindouisme, et il est strictement sanctionné par les Écrits du Véda[63]. Les textes de la Smriti (y compris les Lois de Manu) ont élaboré les règles de ce système.

Évolution du système de castes[modifier | modifier le code]

Le système de castes basé sur la naissance, qui existe en Inde moderne, n'existait pas dans l'hindouisme védique antique. Un hymne célèbre du Veda indique ainsi :

« je suis un poète, mon père est un médecin, le travail de ma mère est de moudre le blé… »

— (Rig-Veda[64] 9,112,3)

Précédemment, le système était seulement basé sur la profession, la place dans le rituel védique et le caractère, et il y a toujours eu des exemples où les gens ont librement changé de profession et se sont librement inter-mariés[réf. nécessaire].

Plus tard, ce système fut fixé sur la naissance. Ainsi, avec l'évolution de plusieurs sous-castes (avec une classe des intouchables hors du Varna Vyavastha), le système a évolué vers le système de castes comme nous le connaissons aujourd'hui.

Avec la modernisation, les différences des castes s'estompent dans l'Inde moderne, mais les tensions et les préjugés restent persistants, surtout envers les Intouchable (Dalit) appelé aussi « intouchables ».

Explication théologique[modifier | modifier le code]

Le système des varnas s'explique théologiquement : en Inde, on considère que la société est également organisée selon l'équilibre du dharma. Cette organisation permet l'harmonisation des rapports entre les hommes et de définir les actes qui leur incombent. Ce souci d'équilibre a une origine doctrinale, car elle répond à la symbolique des gounas, ou qualités/saveurs. Aux trois gounas correspondent trois couleurs (le noir, le rouge et le blanc) qui sont chacune associées à une varna. À l'origine, l'hindou ne naît pas dans une varna : il s'insère dans celle-ci en fonction du rôle qu'il est amené à jouer et des responsabilités qui lui reviendront. Beaucoup de textes mythologiques dénoncent l'usurpation au titre de brâhmane de certains personnages qui, sous couvert de la naissance, profitaient d'un statut valorisant sans s'acquitter de leurs devoirs. Mais, à la suite des invasions comme de la colonisation britannique, la règle s'est resserrée au profit des castes dirigeantes, enfermant les shoûdras dans un statut de dominés par la société.

« Il n'est point d'entité, ni sur la terre, ni au ciel parmi les dieux, qui ne soit sujette au jeu de ces trois qualités (gunas) nées de la nature. Les œuvres des brahmanes, des kshatriyas, des vaïshyas et des shoûdras se distinguent selon les qualités (gunas) nées de leur propre nature intérieure. »

— (Bhagavad-Gîtâ, XVIII, 40 et 41)

La croyance hindoue soutient que ce système est « naturel[65] » (voir Collection Hatha-Yoga vol. 11 : La vie dans la cité[66]), qu'on le retrouve dans le règne animal (fourmis, abeilles et les mammifères vivant en troupeaux) et dans l'organisation familiale (respect et autorité des parents et ancêtres), comme dans la société. Du point de vue hindou, ce système serait évolutif et s'adapterait avec la société.

Il existerait ainsi une distinction entre le système tel qu'il serait exprimé par les textes et son application courante. Aurobindo écrit : « Les paroles de la Gîtâ se rapportent à l'ancien système de chaturvarna, tel qu'il existait ou est supposé avoir existé en sa pureté idéale — fut-ce jamais autre chose qu'un idéal, une norme générale, suivis de plus ou moins près dans la pratique ? »[67]

Il est possible d'être rejeté de sa caste, mais, pour cela, les fautes de l'individu doivent être relativement graves. En Inde, on reconnaît cinq péchés majeurs ou mahâpataka, le plus grave étant le meurtre d'un brahmane (ou brahmahatyâ), mais la consommation d'alcool, le vol, l'adultère avec la femme de son gourou et la protection de criminels sont également sévèrement punis. Perdre sa caste peut être douloureux pour un hindou, puisque vivre au sein d'une communauté soudée offre un certain nombre d'avantages et de protections.

Ahimsâ (la non-violence), le régime végétarien et la vache sacrée[modifier | modifier le code]

Hindou en prière face à deux vaches

Ahimsâ est un concept qui recommande la non-violence et le respect pour toute vie, humaine et animale, et même végétale (voir les Bishnoï). Ahimsâ est assez souvent traduit par non-violence. En fait, ce terme signifie, dans son sens exact, non-nuisance à l'égard de tous les êtres vivants ou respect de la vie sous toutes ses formes. Dans un sens positif, ou actif, l'ahimsâ est synonyme de compassion, de générosité. La racine sanskrite est hims (« nuire ») avec le privatif « a ». L'ahimsâ est fondé sur une injonction védique :

« माहिंस्यात्सर्वभूतानि, mâhimsyât sarvabhûtâni (qu'on ne nuise à aucun être vivant)[68] »

Mais le terme ahimsâ apparaît pour la première fois dès les Oupanishads et dans le Raja-Yoga, c'est le premier des cinq yamas, ou vœux éternels, les restrictions indispensables du yoga.

À ce sujet, Bhishma dit dans le Mahâbhârata :

« La viande des animaux est comme la chair de nos propres fils[69] »

La croyance en la réincarnation est fondamentale dans le bouddhisme, le jaïnisme et l'hindouisme : nous avons été, nous sommes et nous serons (peut-être) tous des animaux au cours de nos innombrables vies.

L'Ahimsâ est la notion philosophique de l'hindouisme (mais aussi du bouddhisme ou du jaïnisme) qui introduit le végétarisme comme norme dans l'alimentation. D'après certaines estimations, 85 % de la population hindoue[70] suit un régime végétarien (pas de viande, de poisson ni d'œufs ; les œufs fécondés sont considérés comme aliments non végétariens, en Inde[71]) : surtout dans les communautés orthodoxes de l'Inde du Sud, dans certains États du Nord comme le Gujarat ou du Sud au Karnataka (où l'influence des jaïns est significative). Ce régime alimentaire est principalement fondé sur une nourriture à base de laitages et produits verts. Quelques-uns évitent même l'oignon et l'ail, qui sont considérés comme ayant des propriétés rajas, c'est-à-dire « passionnelles ». Dans l'Inde traditionnelle, un brahmane n'était rien sans sa vache, car elle lui fournissait l'offrande aux dieux la plus appréciée. Le svadharma (le dharma personnel) des brahmanes inclut le végétarisme, le brahmane étant appelé à mener une vie absolument pure[72]. L'hindouisme encourage le végétarisme[73]. La consommation de viande, de poisson (et d'œufs fécondés) n'est pas promue, seulement tolérée, dans le cadre du rang que l'hindouisme lui a assigné dès les Védas : inférieur, non respectueux de l'ahimsâ et impur par rapport à un régime végétarien[74].

ici, Haridwar : les alcools et les aliments non-végétariens (viande, poisson, œufs) sont totalement prohibés dans cette ville sainte de l'hindouisme, comme dans presque toutes les villes saintes de l'Inde.

Certains brahmanes sont non seulement végétariens mais végétaliens, c'est-à-dire qu'ils ne consomment aucun produit d'origine animale (lait, etc.).

D'une façon générale, les Oupanishads, déjà (à partir du VIe siècle av. J.-C.), soulignent que les bêtes et les humains sont semblables, puisque tous hébergent en eux l'âtman, et de ce fait sont les sanctuaires du Brahman (« Absolu », la plus haute notion de Dieu, dans l'hindouisme). C'est précisément parce que tous les êtres vivants sont le sanctuaire du Brahman qu'il n'y a pas en Inde de temple du Brahman, comme il y a des temples de Vishnou ou de Shiva[75].

Article détaillé : vache sacrée.

On peut constater que dans la plupart des villes saintes hindoues, il existe une interdiction de tous les aliments non-végétariens et de tous les alcools, et une interdiction légale existe même sur l'abattage de vaches dans presque tous les États de l'Inde. Le cuir d'une vache morte de cause naturelle est cependant acceptable.

La plupart des hindous voient la vache comme le meilleur représentant de la bienveillance de tous les animaux — puisqu’elle est l'animal le plus apprécié pour son lait, elle est vénérée comme une mère. La vache est le symbole du pouvoir du brâhmane et de l'Ahimsâ[76].

Le cycle de la vie[modifier | modifier le code]

L'hindou croit en une vie après la mort, et avant la naissance, le corps n'étant qu'une enveloppe matérielle temporaire[77]. Le gourou Yājñavalkya enseignait qu'à sa mort chaque homme subissait une dissolution ; le corps retournait à la terre, le sang à l'eau, le souffle au vent, la vue au soleil et l'intellect à la lune, mais les « actions non rémunérées » (celles qu'on a produites sans en récolter les conséquences) se réunissaient pour s'incarner de nouveau en un être. De cette façon, la notion, présente dans les Oupanishads, de la migration des âmes (ou jiva, c'est l'atman - qui, lui, est purement immatériel - dans ou avec le corps organique) et de leur renaissance, se joignait à celle du karma (littéralement, l'« action »)[8].

Le karma était à l'origine le seul acte rituel[8],[74] ; mais par la suite, considéré comme moteur du samsâra, il est identifié à toute action déterminant de façon automatique non seulement la renaissance après la mort, mais aussi les formes de cette future existence et la situation que l'individu connaîtra dans sa nouvelle vie[8].

En d'autres termes, l'homme devient ce qu'il accomplit[8] : les bonnes actions d'une existence antérieure améliorent les conditions de vie de l'existence à venir, tandis que de mauvaises actions les aggravent[8].

Aussi chaque individu détermine-t-il par la loi de maturation des actes son propre destin dans la vie à venir, le « théâtre » de son fruit renouvelé (il n'est pas question de récompense ou de punition, puisqu'il n'y a personne pour récompenser ou punir)[8].

Par ailleurs, dans cette succession d'existences terrestres, l'âtman demeure l'essence invariable propre à l'individu, malgré la totale mutation de l'être, représentant ainsi la continuité du moi dans la migration des âmes, « par quoi nous sommes identiques les uns aux autres et identiques aux puissances de l'univers[8] ».

Pour briser ce cycle perpétuel, l'hindou doit vivre de manière à ce que son karman ne soit ni négatif, ni positif. Le yoga lui enseigne le moyen de parvenir à ce résultat, l'hindou ayant le loisir de choisir la méthode qui lui convient le mieux en fonction des écoles de philosophie indienne afin d'atteindre la libération ou moksha de son âme. Il peut choisir entre une variété de chemins tels que la dévotion ou bhakti, l'action ou karma, ou la connaissance (jñâna) et la méditation (Raja yoga). Aujourd'hui, la majorité des hindous, vivant dans une époque matérialiste ou kaliyuga, choisit la voie du bhakti-yoga ou de la dévotion adaptée à son temps.[réf. nécessaire]

Les rituels[modifier | modifier le code]

La Puja, le rituel d'offrande qui rythme la vie des hindous et dont les chants résonnent partout et à toute heure du jour et de la nuit
Article détaillé : Rituels (hindouisme).

Les temples[modifier | modifier le code]

Schéma d'un temple de Konarak

Les temples hindous (mandir en hindi, koyil en tamoul) ont hérité des rites et des traditions riches et anciennes, et ont occupé une place particulière dans la société hindoue. Ils sont d'habitude dédiés à une divinité primaire, appelée la divinité tutélaire, et à d'autres divinités subalternes associées à la divinité principale.[réf. nécessaire] Cependant, quelques temples sont dédiés aux multiples divinités.[réf. souhaitée] La plupart des temples majeurs sont construits par les agama-shastras et beaucoup sont des sites de pèlerinage. Pour beaucoup d'hindous, les quatre shankaracharyas, fonctionnaires religieux chargés de donner des conseils religieux[60] (les abbés des monastères de Badrinath, Puri, Sringeri et Dwarka — quatre des centres de pèlerinage les plus saints — et parfois un cinquième, celui de Kanchi) sont considérés par les hindous comme les quatre plus hauts patriarches. e temple est un lieu pour le darshan (la vision de l'être-divin), pour la pūjā (le rituel), la méditation, parmi les autres activités religieuses. La pūjā ou adoration, utilise fréquemment l'aide d'un mūrti (la statue ou l'icône dans laquelle la présence divine est invoquée) conjointement avec la chanson ou les mantras. La vénération de ces mûrtis est faite tous les jours dans un temple. Cette forme d'adoration d'icône et de temple, appelée la pūjā, est partie intégrante de la bhakti. La plupart des maisons hindoues ont aussi une section consacrée, un autel, pour l'adoration quotidienne des divinités avec les icônes et un lieu de méditation religieuse.[réf. nécessaire]

Le point sur le Svastika[modifier | modifier le code]

HinduSwastika.svg
Le swastika[78] est un signe bénéfique[79], d'origine très ancienne, il se retrouve dans de nombreuses civilisations et symbolise la révolution du soleil et les forces cosmiques. Tourné vers la droite, il est bénéfique et représente le jour ; tourné vers la gauche, il est néfaste et représente la nuit et la déesse Kâlî, on l'appelle alors sauvastika[80]. Sa composition en 4 branches est le symbole même de ces quatre buts de la vie, des quatre Vedas et des périodes de la vie[81]. Avec ses quatre branches qui convergent vers un même point, le bindu, il symbolise aussi le chiffre 5 avec les 5 éléments dont le bindu représente l'éther, la source de la création.
Article détaillé : svastika.

Dimension sociale[modifier | modifier le code]

Le droit[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Lois de Manu et Droit hindou.

La danse[modifier | modifier le code]

Danseuse du Bharata natyam.

Véritable art rituel, la danse classique indienne naît dans les temples[82].

Plusieurs siècles avant l'ère chrétienne, les grands sanctuaires utilisent les talents des jeunes danseuses[82].

Artistes sacrées, elles sont attachées au temple, portent le nom de devadaçi (« esclaves de dieu »), et participent aux cérémonies d’offrandes et d'adoration[82].

Lorsque, plus tard, la danse sera pratiquée à la cour des princes, elle conservera cette inspiration religieuse[82].

L'Inde classique a connu deux grands types de danse.
Le Bharata natyam est la forme la plus ancienne, étroitement liée aux cérémonies religieuses. Pour cet art sobre, délicat, au rythme généralement lent, le danseur est seul sur scène[82].
Plus spectaculaire, le Kathakali trouve ses thèmes dans les grands épisodes du Râmâyana et du Mahâbhârata. Chaque danseur porte un costume somptueux et un maquillage épais correspondant à son personnage : les dieux sont généralement peints en vert, les démons en rouge ou en noir[82].

L'environnement[modifier | modifier le code]

L'environnement dans l'hindouisme a une grande importance. Sanâtana-dharma renvoie à la conception d'une essence éternelle du cosmos, la qualité qui lie tous les êtres humains, animaux et végétaux à l'univers alentour et éventuellement à la source de toute existence[83],[84]. Cette perspective signifie qu'en Inde, au niveau religieux et philosophique, l'environnement ne peut être ignoré, ou méprisé, mais a bien sa place dans le monde hindou.[réf. nécessaire]

Article détaillé : Bishnoï.

Les Bishnoïs (ou Vishnoï) sont les membres d'une communauté créée par le gouroû Jambeshwar Bhagavan, appelé communément Jambaji (1451-?), surtout présente dans l'État du Rajasthan, majoritairement dans les régions de Jodhpur et de Bîkâner, et dans une moindre mesure dans l'État voisin de l'Haryana en Inde.
Les Bishnoïs suivent vingt-neuf principes édictés par leur gouroû et se caractérisent par leur végétarisme, leur respect strict de toute forme de vie (non-violence, ahimsa), leur protection des animaux ainsi que des arbres, leur adoption d'une tenue vestimentaire particulière[85]. On les définit souvent comme ayant une forte conscience écologique. Les Bishnoïs vivent paisiblement dans des villages isolés loin des centres de peuplement et sont environ sept millions en Inde. Ce sont les rares hindous à enterrer leurs morts, du fait du bois qu'il faut couper pour la crémation.[réf. nécessaire]

Les fêtes[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Fêtes (hindouisme).
La Kumbhamelâ qui rassemble chaque fois des millions de pèlerins

Les fêtes dans l'hindouisme occupent une place visible et incontestable dans la pratique de la religion hindoue. Excepté les fêtes les plus populaires, comme celle de Holî, de la naissance de Krishna ou de Divālī, la fête des lumières, qui sont célébrées dans toute l'Inde, la plupart des célébrations ont une importance surtout locale[50].

Habituellement, le déroulement de la fête est centré sur un grand char richement orné portant les images des divinités du temple, et qui est tiré à travers le village ou la région tout entière[50].

L'une des fêtes les plus connues est celle qui se tient à Puri (en Orissa) en l'honneur de Krishna-Vishnou qui représente à cette occasion les figures de Jaqannatha (« seigneur du monde »), de son frère Balarama et de sa sœur Soubhadra[50].

On peut également citer Janmâshtami, « huitième jour de naissance », fête de la nativité de Krishna, au mois d'août. Une poupée représentant Krishna bébé est placée dans une crèche, autour de laquelle la famille veille une grande partie de la nuit en récitant des invocations et des chants. Le jeûne est souvent observé à l'occasion de cette cérémonie.[réf. nécessaire]

Dans le monde[modifier | modifier le code]

Des enfants afghans de religion hindoue
Baba Sivaya Subramuniyaswami

L'Inde, l'île Maurice et le Népal sont des nations majoritairement hindouistes. Jusqu'en mai 2006, le Népal était le seul État dans le monde dont la religion officielle était l'hindouisme, jusqu'à ce que le Parlement proclame le principe de laïcité dans ce pays[86].

Depuis le XIXe siècle, une diaspora indienne s'est constituée. Ainsi, on trouve actuellement des minorités hindouistes importantes dans les pays suivants : le Bangladesh (15 millions), le Pakistan (7 millions)[87] l'Indonésie (plus de 5 millions), le Sri Lanka (2,5 millions), la Birmanie (2,1 millions), les États-Unis (1,7 million), la Malaisie (1,5 million), l’Afrique du Sud (1,2 million), le Royaume-Uni (1,2 million), le Canada (0,7 million), les Fidji (0,5 million), la Trinité-et-Tobago (0,5 million), le Guyana (0,4 million), les Pays-Bas (0,4 million), le Suriname (0,2 million), la France (0,15 million)[réf. nécessaire].

Certains États comme le Pakistan, le Bangladesh et le Sri Lanka abritent une importante minorité hindoue : cela est dû au fait que ces trois États constituaient une partie de l'Inde avant la partition en 1947. Au Bangladesh le nombre d'hindous est estimé à plus de 15 000 000, au Pakistan le nombre d'hindous est estimé à 7 000 000[87], enfin au Sri Lanka le nombre d'hindous est estimé à 2 500 000.

L’Asie du Sud-Est a été largement convertie à l'hindouisme depuis le IIIe siècle. Il en reste un grand nombre de monuments, comme la ville-temple d’Angkor Vat au Cambodge ou les temples de l'île de Java en Indonésie, ainsi que la grande popularité des épopées du Mahabharata et du Ramayana. L'influence dans la danse est moins évidente. L’île indonésienne de Bali est ainsi marquée par une forte influence hindoue, avec des éléments bouddhistes et surtout animistes, le syncrétisme étant plus facile dans ces cultures. La culture javanaise est encore fortement imprégnée d'éléments indiens, et il reste des enclaves d'hindouisme à Java. La Thaïlande et l'Indonésie ont comme armoiries nationales Garuda, le véhicule de Vishnou, que l'on retrouve également dans le nom de la compagnie aérienne nationale, Garuda Indonesia.[réf. nécessaire]

Le regard occidental[modifier | modifier le code]

Mircea Eliade, historien roumain des religions, a proposé de scinder la tradition en quatre concepts fondamentaux et solidaires afin d'épurer la complexité de l'hindouisme : il s'agit du karma, de la mâyâ, du nirvâna et du yoga[18].

  1. la loi de la causalité universelle, qui solidarise l'homme avec le Cosmos et le condamne à transmigrer indéfiniment : c'est la loi du karma ;
  2. le processus mystérieux qui engendre et soutient le Cosmos et, ce faisant, rend possible l'« éternel retour » des existences : c'est la mâyâ, l'illusion cosmique, supportée par l'homme aussi longtemps qu'il est aveuglé par l'ignorance (avidya), la confusion liée à l'attachement et au désir qui l'empêche de discerner sa véritable nature ;
  3. la réalité absolue « située » au-delà de l'illusion tissée par le karma ; l'Être pur, l'Absolu, le Neutre de quelque nom qu'on la désigne, ou encore : le Soi (âtman), Brahman, l'inconditionné, le transcendant, l'immortel, l'indestructible, le Nirvâna, etc.;
  4. enfin, les moyens favorisant la révélation de l'Être, les techniques adéquates pour réaliser la délivrance (moksha, mukti) : cette somme des moyens est parfois désignée par le terme yoga (union).

Controverses[modifier | modifier le code]

La satî (« vertueuse », fidèle jusque dans la mort), symbole du dévouement total de la femme à son mari, qui consiste pour la veuve à monter sur le bûcher du défunt et mourir brûlée vive. Pratique tardive en Inde (VIe siècle ap. J.-C.) limitée à la caste des kshatriyas, absente dans l'Atharva-Veda où sont exposés les rites de la cérémonie funéraire (il n'en est fait aucune prescription), elle a pour origine l'interprétation d'une des légendes où la déesse Satî, si dévouée à son mari, qu'elle est prête à se jeter dans les flammes pour défendre l'honneur que celui-ci a perdu en se disputant avec son beau-père. Interdite en Inde britannique, la satî a engendré une méfiance à l'égard de l'hindouisme[50].

L'hindouisme est critiqué depuis le XIXe siècle par l'Occident – proposant à l'époque sa colonisation du monde comme étant « civilisatrice » –, pour certaines traditions sociales jugées régressives, passéistes, incompréhensibles finalement à sa culture, critiques que l'on doit savoir nuancer en connaissance de cause sans en dénaturer la rigueur[88].
En voici les exemples types :

  • La dot que les parents doivent assurer à la mariée, illégale selon la constitution indienne[89], également pratiquée par toutes les autres communautés religieuses indiennes non-hindoues (musulmanes, chrétiennes, sikhes, bouddhistes, jaïnes…)[90] et les violences domestiques qui dérivent de cette coutume[91]. Il faut rappeler que, selon la tradition hindoue, la dot était un bien personnel de la jeune femme, hérité de sa propre famille, qu'elle apportait avec elle dans la maison de son époux[92]. Sous sa forme tardive, elle a trahi sa forme originelle pour devenir le « prix » que la famille de la jeune fille doit payer pour le garçon[92]. Il est abusif d'assimiler la dot, telle qu'elle existe sous sa forme dégénérée, à une pratique inhérente au substrat culturel que représente l'hindouisme, d'autant que dans de nombreux pays non-hindous – en voie de développement économique eux aussi – elle se pratique également[93].
  • L'interdiction pour les veuves de se remarier[96], à relativiser, puisque, par exemple, il est permis depuis toujours aux femmes de culture shakta, jouissant en Inde d'une très grande estime, de se remarier après une période de veuvage[8].
  • Le suicide de la veuve sur le bûcher funéraire de son époux ou Sati[97], inconnu des Écritures hindoues et pratiqué aussi comme une solution rituelle, une réponse religieuse à une situation inextricable liée à l'impureté[98].
  • La pratique des sacrifices humains[99],[100],[101], qui, selon l'hindouisme, n'a de valeur que si la victime humaine est volontaire, donnant sa propre vie – offrande suprême – sur l'autel de l'univers (symbolisant l'univers envisagé comme un rituel, un sacrifice, chinnamastâ[102], déesse tenant d'une main sa tête qu'elle a décapitée et qui boit le sang giclant de son cou, est associée à la vertu du courage de ceux qui s'auto-sacrifient rituellement)[103].
  • Le système de castes socio-professionnelles, dont les dérives furent par ailleurs condamnées par des réformateurs, philosophes et sages hindous tel que Basava dès le XIIe siècle[104],[105]. Ce système des castes peut néanmoins être vu comme une façon de générer une démocratie directe contrôlée par des fédérations de groupes à échelle humaine (les Panchayats, représentants des différentes castes socioprofessionnelles) : il n'est donc pas étonnant que les Indiens y restent attachés, d'autant qu'ils peuvent l'idéaliser par le biais de la religion[106],[107],[108],[109].
  • Du point de vue des trois religions abrahamiques, l'hindouisme est également critiqué comme étant polythéiste et respectant l'idolâtrie. En effet, Le culte de la moûrti (forme visible du dieu) est idolâtre (ce qui peut prendre une connotation péjorative dans les religions telles que le judaïsme, le christianisme ou l'islam). Pendant la cérémonie (puja), l'hindou considère que les dieux utilisent ces formes pour répandre leur puissance et leur bénédiction aux fidèles (darshan)[110]. C'est également le point de vue du positivisme athée d'Auguste Comte, qui considère le polythéisme (de façon générale, sans référence directe à l'hindouisme, mais la philosophie d'Auguste Comte a été appliquée aussi bien aux polythéismes antiques qu'à ceux qui existent encore aujourd'hui) comme plus primitif que le monothéisme.
  • L'hindouisme est également perçu en Occident comme une religion dans laquelle les dieux et les déesses, la mythologie, ont un caractère fortement sexuel[111] et empreint de violence[112],[113]. Les hindous ne condamnent pas ces interprétations, puisque pour la philosophie hindoue la violence et la sexualité sont des composantes inaltérables du monde empirique, de l'univers sensible : selon eux, il s'agit non seulement d'une incompréhension de la signification réelle des formes et de la symbolique du panthéon hindou, mais de critiques émises dans un contexte d'évangélisation et perçues comme une désinformation visant à éclipser la valeur et les apports de leur religion[114].
  • Une autre critique est celle appelée hindutva « le fait d'être Hindou ». Beaucoup de milieux indiens sont devenus, à cause de l'influence occidentale, puritains et intégristes, ce qui est contraire à l'esprit véritable de la tradition hindoue[103]. Ainsi, au XXe siècle, le patriotisme indien émergeant a commencé à promouvoir l'hindouisme en opposition au raj britannique mais aussi à l'islam, dans la suite de l'indépendance indienne, à l'occasion des disputes territoriales avec le Pakistan. La « Cour Suprême Indienne » a pourtant légiféré sur « le sens flou » à donner aux termes : hindou, hindoutva et hindouisme en ne les limitant pas à la seule sphère de la religion pour ne pas exclure les idées de culture et d'héritage commun indien. Une « mosquée », symbole de répression et de l'intransigeance des Moghols pour les hindous, à Ayodhya, accueillit, le 23 décembre 1949, la statue de Râma qui fut placée sous le dôme central de la mosquée, et, devant les foules qui affluaient, le culte hindou s'y installa. La structure qui fut détruite le 6 décembre 1992 ne fonctionnait plus en tant que mosquée depuis des décennies, mais comme un temple hindou depuis 42 ans[115]. Selon la tradition et certains historiens et spécialistes[116], Râma est né sur ce site. Mir Baki, le moghol qui administrait le lieu et qui fit construire plus tard la mosquée Babri sur ce même lieu, fit détruire ce temple vaishnavite en l'honneur de Râm, au motif d'idolâtrie (shirk).

Controverses quant à l’interprétation de l’hindouisme[modifier | modifier le code]

L’hindouisme n’a pas aujourd’hui d’instance religieuse centrale qui en définit clairement les contours exacts selon le modèle qui est utilisé par d’autres religions au travers d’un dogme précis. La vision européenne et des hindous eux-mêmes quant à la signification exacte de l’hindouisme est donc sujette à controverse dans le milieu scientifique[117].

Certains auteurs[118] estiment que les Européens, en particulier les colons britanniques, position héritée de leur situation de colons du XVIIIe siècle au XXe siècle, eurent une importance capitale dans la perception que l’on se fait aujourd’hui de l’hindouisme. Selon un jeu de miroirs, cette interprétation anglaise et occidentale de l’hindouisme aurait également fortement influencé les acteurs hindous quant à leurs propres perceptions de cette religion[119].

Certains auteurs, tel que Dipesh Chakrabarty[120],S.N. Balagangadhara[121] ou encore Richard King[122] estiment que le concept même de religion, tel qu’il est utilisé afin de définir l’hindouisme est un concept issu de la culture et de l’histoire liées géographiquement à l’Europe et au monde occidental. C’est pourquoi le concept même de religion ne serait pas explicitement applicable aux pratiques et croyances pratiquées en Inde.

Selon eux, ce serait donc une vision occidentale de la religion qui aurait été appliquée en Inde, fortement influencée par un orientalisme prégnant, utilisée également par le nationalisme indien, qui aurait été à l’origine de notre perception actuelle de l’hindouisme. Cependant, celle-ci ne correspondrait pas réellement au mode de pensée de l’Inde.

Il est toutefois nécessaire de préciser, selon d’autres auteurs[123] que certaines personnes ayant donné une image définie de l’hindouisme, comme Swami Vivekananda, furent influencées par des intellectuels européens (comme Paul Deussen.) Cela impliquerait qu’il y ait eu des échanges entre Européens et Indiens et que l’hindouisme, tel qu’il est perçu aujourd’hui, ne serait pas le seul fruit des orientalistes européens.

Gourous, philosophes, érudits et maîtres spirituels hindous notoires[modifier | modifier le code]

  • Amma (Mata Amritanandamayi)

Sources de l'article[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Lester R. Kurtz, Gods in the global village: the world's religions in sociological perspective, Pine Forge Press, 2007 : « Hinduism — or Sanatana Dharma, as some believers prefer to call it — is a religious tradition that encompasses layers of complex deposits from many different cultures over the centuries. Its remarkable diversity and doctrinal tolerance (...) »
  2. The Sanskrit Heritage Dictionary de Gérard Huet
  3. [réf. incomplète]« une des dernières civilisations traditionnelles du monde antique encore vivante », dans Alain Danielou, La civilisation des différences, éditions Kailash, Les Cahiers du Mleccha, ISBN 978-2-84268-097-8
  4. Sept Upanishads. Jean Varenne. Édition du Seuil, 1981, page 13. (ISBN 9782020058728)
  5. Un milliard d'hindous, Ysé Tardan-Masquelier, Albin Michel, 2007
  6. « L'hindouisme n'est pas une religion dogmatique. Ce n'est même pas une religion au sens judéo-chrétien du mot », d'après Alain Danielou, La civilisation des différences, éditions Kailash, Les Cahiers du Mleccha, ISBN 978-2-84268-097-8
  7. Hindouisme, anthropologie d'une civilisation, Madeleine Biardeau, éditions Flammarion.
  8. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l et m [réf. incomplète] Gerhard J. Bellinger, L'encyclopédie des religions. (ISBN 978-2-253-13111-3)
  9. Encyclopedia of Hinduism par C.A. Jones et J.D. Ryan publié par Checkmark Books, page XVII, ISBN 0816073368
  10. Dictionnary of Hinduism par W.J. Johnson publié par Oxford University Press, pages 141 et 142, ISBN 9780198610250
  11. a et b Alain Danielou, La civilisation des différences, éditions Kailash, Les Cahiers du Mleccha, ISBN 978-2-84268-097-8
  12. (en) Julius Lipner, Hindus: Their Religious Beliefs and Practices, Routledge, 1998. ISBN 978-0-415-05181-1 http://www.google.co.in/books?id=HDMLYkIOoWYC&printsec=frontcover&dq=sindhu+hindu&as_brr=3. Consulté le 12/07/2007
  13. Voir (en) European sound laws (en) pour une discussion sur la transition de "Sindhu" à "Hindu"
  14. (en) R. Thapar, Interpreting Early India, Oxford University Press, Delhi, 1993. p. 77
  15. (en) David Lorenzen, Who Invented Hinduism?, New Delhi, 2006, p. 24-33 ; Rajatarangini of Yonaraja : "Hinduka"
  16. (en) "…that many-sided and all-enfolding culture which we in the West have chosen to call Hinduism" Jan Gonda, Visnuism and Sivaism, Munshiram Manoharlal. 1996, ISBN 812150287X p. 1. cité par (en) G.R. Welbon, « Review: Love of God According to Saiva Siddhanta: A Study in the Mysticism and Theology of Saivism by Mariasusay Dhanamoy », Journal of the American Academy of Religion, vol. 43, no 1,‎ 1975, p. 98+100 mois=3
  17. [1]
  18. a, b et c Mircea Eliade, Le yoga, immortalité et liberté, Payot, Paris, 1991, 433 pages. ISBN 978-2-228-88350-4
  19. (en) L'énoncé sur le site de l'Himalayan Academy
  20. (en) Hindu History sur la BBC
  21. Gavin Flood, An introduction to Hinduism (1996), p. 28 à 29
  22. Gerhard J. Bellinger, L'Encyclopédie des Religions, Le Livre de Poche, ISBN 978-2-253-13111-3, page 754
  23. Louis Renou fait la distinction suivante dans son ouvrage L'hindouisme en page 5 aux éditions Que sais-je? (Réimpression de la 14e éditions : avril 2008): « S'il fallait délimiter les deux mots (brahmanisme et hindouisme), le mot brahmanisme devrait désigner la religion des époques anciennes, et se confondre par la suite, en partie ou en totalité, avec le védisme; le terme d'hindouisme viserait plutôt l'évolution religieuse dans son ensemble, soit à partir du Véda, soit après la période védique. » On s'en tiendra donc ici à la formulation « à partir du Véda » pour ne retenir que le terme « hindouisme » qui fait l'objet de cet article.
  24. a et b L'Inde classique. Michel Angot. Éd. Les Belles Lettres, 2007, page 111. (ISBN 978-2-251-41015-9)
  25. Le Veda, la parole sacrée des brahmanes. Michel Angot. (Voir le texte ici
  26. Les textes religieux composés par écrit les plus anciens connus à ce jour sont les textes des pyramides que l'on fait remonter à -2500. La composition (orale) du Ṛgveda remonterait quant à elle entre -1500 et -900.
  27. Authority, Anxiety, and Canon: Essays in Vedic Interpretation par Laurie L. Patton, SUNY Press, 1994, p. 37 Veda as sruti is « that which was heard » by then ancient rishis as part of a primordial cognition in the beginning of creation
  28. Vedanta: Heart of Hinduism par Hans Torwestern, Grove Press, 1994, p. 25 « the rishis held and beheld truth directly when they entered a level of awareness in meditation where they became totally receptive »
  29. a et b L'hindouisme. Louis Renou, éd. Que sais-je ?, 2008, page 7. (ISBN 978-2-13-0521170-9[à vérifier : isbn invalide])
  30. Sept Upanishads. Jean Varenne. Éditions du Seuil, 1981, page 18. (ISBN 9782020058728)
  31. Upanishads du Yoga. Jean Varenne. éd. Gallimard, 2007, page 16. (ISBN 978-2-07-071953-2)
  32. a, b, c, d et e Gerhard J. Belliger, Encyclopédie des religions, LGF - Livre de Poche, Paris, 2000, 804 pages.ISBN 978-2-253-13111-3
  33. [2]
  34. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l et m Pierre Grimal, Mythologie de la Méditerranée au Gange, Larousse, 1963
  35. Roger Caillos et Jean-Clarence Lambert, Trésor de la poésie universelle, Gallimard (6e édition)
  36. Hindouisme, anthropologie d'une civilisation, Madeleine Biardeau, éditions Flammarion
  37. « Au fond du polythéisme est le sentiment de la nature vivante, immortelle, créatrice », Taine.
  38. (en) The number 330 million was simply used to give a symbolic expression to the fundamental Hindu doctrine that God lives in the hearts of all living beings)
  39. Bernard Baudouin, Le Védisme, l'éveil de la spiritualité indienne, éditions de Vecchi, ISBN 978-2-7328-3354-5
  40. Paul Martin-Dubost, çankara et le védânta, éditions du Seuil, 1973
  41. J. Chevalier et A. Gheerbrant, Dictionnaire des Symboles, Robert Laffont, 2005
  42. Ananda K. Coomaraswamy, Hindouisme et Bouddhisme, Gallimard, 1949
  43. Chandogya-Upanishad, trad. E. Senart Paris, Les Belles Lettres, 1930
  44. Eugène Burnouf, Le Bhâgavata Purâna, Jean Maisonneuve, 1840 et 1981 (V tomes)
  45. La Bhagavad-Gîtâ, traduction de Camille Rao et Jean Herbert, commentaires de Shrî Aurobindo, Paris, Albin Michel, 1970
  46. (en) Kahsmiri overseas association sur les devas
  47. Jean Herbert, La Mythologie Hindoue, son message, Albin Michel, 1980
  48. (en) La perception du mal dans l'hindouisme
  49. Jean Varenne, Dictionnaire de l'Hindouisme, éd. du Rocher, 2002 p. 211.
  50. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k et l Gerhard J. Bellinger, Encyclopédie des religions. ISBN 978-2-253-13111-3
  51. Tara Michel, La légende immémoriale du Dieu Shiva (Le Shiva-Purâna) / Longue introduction et traduction des deux premières samhitâ du Shiva-Purâna. Gallimard « série indienne » Paris 1991, 2007, 267 p. (Coll. Unesco « Connaissance de l’Orient »)
  52. (en) Bhagavata Purana, Canto 1, Chapter 3 - SB 1.3.24: "Then, in the beginning of Kali-yuga, the Lord will appear as Lord Buddha, the son of Anjana, in the province of Gaya, just for the purpose of deluding those who are envious of the faithful theist."… SB 1.3.28: "All of the above-mentioned incarnations [avatars] are either plenary portions or portions of the plenary portions of the Lord [Krishna or Vishnu]"
  53. (en) [3]
  54. Alain Daniélou, Le Kâma sûtra, 1992
  55. Lois de Manou, trad. A.loiseleur-Deslongchamps, Garnier 1976
  56. Anne-Marie Esnoul, L'Hindouisme, Fayard-Denoël
  57. L'Hindouisme, Anne-Marie Esnoul, Fayard-Denoël. D'après le Râmâyana, les animaux dévots de Râm obtinrent la Grâce de Dieu et le bonheur ultime ; on se souviendra qu'un des noms de Râm est Rakshavânar Sangâtinê, qui signifie Sauveur des singes et des sangliers, animaux de la forêt qui l'aidèrent pieusement dans sa geste. d'après 108 names of Rama de Vijay Kumar. ISBN 978-81-207-2026-8
  58. Kâlidâsa, le Raghuvamça, traduit par Louis Renou 1928
  59. (en) Ashrama Dharma in Hinduism, Brahmacharya, Grihastha, Vanaprastha, Sanyasa
  60. a et b Louis Frédéric, Dictionnaire de la civilisation Indienne, Robert Laffont 1987
  61. Manuels destinés à expliciter les Védas : la phonétique, la science des rythmes, la grammaire, l'étymologie, l'astronomie et le rituel. D'après Serge Demetrian, Le Râmâyana, conté selon la tradition orale, éditions Albin Michel. ISBN 978-2-226-14914-5
  62. Serge Demetrian,Le Râmâyana, conté selon la tradition orale, éditions Albin Michel. ISBN 978-2-226-14914-5
  63. a et b Madeleine Biardeau, L'hindouisme, anthropologie d'une civilisation, Flammarion
  64. RIG-VEDA ou Livre des Hymnes. Traduit du sanskrit par A. Langlois, ed Adrien-Maisonneuve 1984-2000
  65. Constant Kerneïz, La vie dans la Cité. Hatha Yoga, vol. 11. Paris, éditions Jules Tallandier
  66. La vie dans la Cité. Hatha Yoga, vol. 11. Paris, éditions Jules Tallandier
  67. Shri Aurobindo, La Bhagavad-Gîtâ, Albin Michel, 1996
  68. http://stehly.chez-alice.fr/ahimsa.htm
  69. Mahabharata section CXIV, voir [4]
  70. CNN
  71. Autobiographie ou mes expériences de la vérité, Mohandas Karamchand Gandhi
  72. le Mahâbhârata déclare : « Qui est brahmane ? C'est celui en qui se manifeste la charité, le pardon, la bonne conduite, la bienveillance, la compassion et l'observation des rites de son ordre. Les gens en qui ces qualités n'existent pas sont des shoudras, même s'ils seraient nés de parents brahmanes »
  73. [5]
  74. a et b Madeleine Biardeau, L'hindouisme, anthroplogie d'une civilisation, Flammarion
  75. [6]
  76. Protection de la vache sur Wikilivres
  77. http://stehly.chez-alice.fr/la2.htm
  78. Alain Daniélou, Mythes et Dieux de l'Inde, Flammarion, 1992
  79. Dictionnaire de la sagesse orientale, Robert Laffont, 1986
  80. Encyclopædia Universalis 2005
  81. Pramesh Ratnakar, L'Hindouisme, Celiv, Paris, 1996
  82. a, b, c, d, e et f Véronique Ageorges, Jean-Michel Coblence, Les civilisations de l'Asie, Casterman, ISBN 978-2-203-15707-1
  83. Dharam Vir Singh, Surabhi Prakash, L'Hindouisme, une introduction
  84. Gerhard J. Bellinger, L'Encyclopédie des Religions, Le Livre de Poche, ISBN 978-2-253-13111-3
  85. Le Guide du Routard Inde, ISBN 978-2-01-240325-3
  86. Christophe Jaffrelot, Aminah Mohammad-Arif (dir.), Politique et religions en Asie du sud. Le sécularisme dans tous ses états ?, EHESS, coll. « Purusartha », 2012
  87. a et b http://www.pakistanhinducouncil.org/hindupopulation.asp
  88. « Les descriptions stéréotypées de la société indienne, dont nous avons hérité, ont été inventées au XIXe siècle pour justifier le colonialisme et ses bienfaits. Il faut les considérer avec prudence. Beaucoup de problèmes de l'Inde moderne sont dus aux prosélytismes islamique et chrétien qui se sont employés à détruire les conceptions traditionnelles de la justice sociale », Alain Danielou, La civilisation des différences, éditions Kailash, Les Cahiers du Mleccha, ISBN 978-2-84268-097-8[réf. incomplète]
  89. (en) Dowry Prohibition Act, 1961
  90. Véronique Bénéï, La dot en Inde, un fléau social ?, Khartala, Paris/Institut français de Pondichéry, Pondichéry
  91. Les femmes en danger de mort à cause des enjeux de la dot, sur le site des Nations Unies
  92. a et b Tarun Chopra, La vache sacrée, et autres histoires indiennes, Prakash Book, ISBN 978-81-7234-041-4
  93. http://www.monde-diplomatique.fr/2001/05/PARINGAUX/15113 « le développement de la mort pour cause de dot doit beaucoup à l’évolution rapide de la société indienne vers le matérialisme et le consumérisme. Aucune forme de violence contre les femmes n’est plus directement liée aux structures économiques que la demande de dot »
  94. 46 % des femmes mariées avant l'âge de 18 ans, sur le site de l'UNICEF
  95. « Les mariages d'enfants, tant décriés, ne posent généralement pas de problèmes. Un garçon de dix ans sait qu'il existe une petite fille qui est sa femme, tout comme il a une mère, qu'il n'a pas non plus choisie. Le mariage est consommé le plus souvent vers la quinzième année, âge où la curiosité sexuelle n'est pas sélective. Par ailleurs, les époux ne vivent pas en couple mais dans le large groupe familial », d'après la civilisation des différences, Alain Danielou, éditions Kailash, Les Cahiers du Mleccha, ISBN 978-2-84268-097-8
  96. Sur le mariage des veuves dans l'histoire de l'Inde
  97. Widow Burning in India de Sakuntal Narasimhan Anchor editor, 1992
  98. d'après la civilisation des différences, (Alain Danielou, éditions Kailash, Les Cahiers du Mleccha, ISBN 978-2-84268-097-8,) « la pratique de la sati est inconnue des textes anciens sur les devoirs des varnas », mais elle était aussi, dans le contexte de l'époque, une manière d'échapper – en réalisant un idéal de purification (comparable à celui des premiers martyrs pour les chrétiens) – à des humiliations futures : ainsi, c'est par centaines que les femmes des guerriers rajpoutes se jetèrent dans les flammes pour ne pas tomber aux mains des envahisseurs musulmans qui en auraient fait leurs esclaves si la mise à mort leur était épargnée ; se donner la mort selon les règles d'un auto-sacrifice au dieu du feu, Agni, était pour ces femmes hindoues une mort infiniment plus noble que celle donnée certainement par l'ennemi.
  99. http://www.newkerala.com/topstory-fullnews-31742.html
  100. Selon l'Hindustan Times, il y a eu 25 sacrifices humains dans l'ouest de l'Uttar Pradesh dans les six derniers mois seulement. Ces tueries ont accru l'attention sur les pratiques tantriques, un amalgame de pratiques diverses issues de l'hindouisme. John Lancaster, Washington Post, 29/11/2003)
  101. La police de Khurja annonce que des douzaines de sacrifices humains ont eu lieu ces derniers mois. Dans un village proche de Barha, une femme a tué le fils de trois ans de ses voisins pour accomplir un rituel qui lui promettait des richesses illimitées. Dans un autre cas, un couple qui ne pouvait avoir d'enfants a kidnappé un enfant de six ans et a mutilé l'enfant en chantant les mantras d'un rituel tantrique. La femme s'est ensuite lavée dans le sang de l'enfant. "C'est la faute à la superstition et à l'illettrisme" dit l'officier de police Ak Singh. "C'est déjà arrivé et ça arrivera encore. On reçoit sans mal des dénonciations de la part des familles". Il y aurait eu en tout 28 sacrifices déclarés dans l'État les quatre mois passés. Quatre prêtres ont été emprisonnés et de nombreux autres ont dû fuir à la suite de cela. « Indian cult kills children for goddess: Holy men blamed for inciting dozens of deaths », The Observer, Dan McDougall à Khurja, Inde, 5 mars 2006
  102. http://ganapati.club.fr/dieux/shakti/mahavidya.html
  103. a et b d'après la civilisation des différences, Alain Danielou, éditions Kailash, Les Cahiers du Mleccha, ISBN 978-2-84268-097-8
  104. 60 % des indiens considèrent les castes socio-professionnelles comme importantes contre 40 % au moment de l'indépendance, sur le site des sciences humaines
  105. http://www.jaia-bharati.org/histoire/tyran-castes.htm le mythe de la tyrannie des castes, par Meenakshi Jain, historien et professeur à l'Université de Delhi, article paru dans « The Indian Express » du 26 septembre 1990
  106. Alain Danielou déclare : « En Inde, malgré les efforts faits pour créer un prolétariat anonyme plus aisément exploitable, la grande majorité des gens reste attachée à sa caste, à son groupe social (…), comme ailleurs les gens restent attachés à leur groupe religieux ou linguistique. Toutefois ces groupes coexistent plus difficilement de nos jours, faute d'une législation qui reconnaisse et protège leurs droits et leurs privilèges. Les castes ont besoin les unes des autres et aucune société ne peut fonctionner si elles ne partagent pas le travail, ne se respectent pas mutuellement. » ; d'après la civilisation des différences, Alain Danielou, éditions Kailash, Les Cahiers du Mleccha, ISBN 978-2-84268-097-8
  107. Cette particularité de la société indienne, système des castes qui permettait d'éviter les tyrannies excessives, dont la diversité était en quelque sorte constitutionnelle, avait été soulignée par des philosophes comme Voltaire ou Diderot dans leur combat contre l'intolérance – l'intolérance monothéiste en particulier. Il est évident que, dans la société indienne comme dans toute société, il se produit des abus. Ceux-ci ont été dans le passé très exagérément stigmatisés par les puissances occupantes pour qui tout argument visant à dénigrer les valeurs de la société traditionnelle indienne était bienvenu, et ont considérablement augmenté depuis que les gouvernements successifs, musulmans puis chrétiens, ont voulu ignorer les castes et n'ont plus respecté les privilèges et les restrictions de chacune. Du fait que le système des castes n'était pas reconnu par le pouvoir central, il est évident qu'il n'a pas su s'adapter aux conditions modernes comme il l'aurait fait s'il était resté livré à lui-même. En revanche, il n'y a jamais eu de problèmes dans les États princiers. D'après La civilisation des différences, Alain Danielou, éditions Kailash, Les Cahiers du Mleccha, ISBN 978-2-84268-097-8
  108. L'abolition des castes, imposée théoriquement par le gouvernement du Congrès depuis l'indépendance de l'Inde, a surtout eu pour effet de permettre à des individus appartenant à des castes privilégiées, de se saisir des métiers et des terres des plus humbles. C'est ainsi que des tribus sont dépossédées de leur territoire et réduites à la famine. D'après la civilisation des différences, Alain Danielou, éditions Kailash, les cahiers du mleccha, ISBN 978-2-84268-097-8
  109. Le système hindou des castes, quels que soient ses défauts, a longtemps permis d'éviter les génocides, fait une place à toutes les minorités, tous les modes de vie, toutes les religions. C'est pour avoir voulu, au nom de l'égalitarisme importé d'Occident, supprimer les privilèges des divers groupes ethniques, que l'Inde a connu récemment les guerres de religion, les conflits sociaux, le génocide des tribus. Pour rappel, les anciennes communautés juives, chrétiennes, parsies réfugiées en Inde ainsi que les groupes religieux autochtones, bouddhistes, jaïnes, sikhes, n'ont jamais connu de persécution. Il en est de même des peuples primitifs, encore à l'âge de pierre, qui ont été miraculeusement protégés. L'attitude des nouveaux envahisseurs, musulmans puis chrétiens, a été très différente. Leur esprit missionnaire est très contraire à la liberté d'opinion, de mœurs, de mode de vie, que l'institution des castes cherche à préserver ; d'après La civilisation des différences, Alain Danielou, éditions Kailash, Les Cahiers du Mleccha, ISBN 978-2-84268-097-8
  110. http://www.templeganesh.fr/puja.htm
  111. Le monde hindou et le sexe. Symbolisme, attitudes, pratiques sur le site du CNRS
  112. Oh Terrifying Mother: Sexuality, Violence and Worship of the Goddess Kali (Terrifiante Mère, sexualité, violence dans le culte de la déesse Kali) Journal article par Alex Argenti-Pillen; Journal of the Royal Anthropological Institute, Vol. 10, 2004
  113. Voir également Dourgâ, déité qui porte de nombreuses armes dans ses représentations et dont l'aspect Bhairavi est "celle qui donne la mort"
  114. http://www.jaia-bharati.org/livres/foi-into/preface.htm
  115. http://www.jaia-bharati.org/ayodhya/ayodhya-mh.htm
  116. http://www.jaia-bharati.org/ayodhya/bblal-hindu.htm
  117. Sept Upanishads. Jean Varenne. Édition du Seuil, 1981, page 13 : « L'hindouisme est une religion sans fondateur, sans Église, sans nom même, puisque le terme qui la désigne a été imaginé par les Occidentaux ». Voir aussi : Michel Angot, Histoire de l'Inde, p. 114 (De surcroît l'idée de l'hindouisme en tant que religion est aussi une idée d'Occidentaux : elle est inventée par les Britanniques en mal de nommer ce qu'ils voient autour d'eux au 19e siècle), ains que Vasudha Dalmia, Robert Frykenberg, Christopher Fuller, John Hawley, Gerald Larson, Harjot Oberoi, Brian Smith, and Heinrich von Stietencron, etc.
  118. Stietencron, Heinrich von : Der hinduismus, München: C.H. Beck, 2001
  119. Lorenzen David : Who Invented Hinduism ? In: Comparative Studies in Society and History. Cambridge. 41: 630-659
  120. Chakrabarty, Dipesh, Europa provinzialisieren. Postkolonialität und die Kritik der Geschichte. In Chakrabarty Dipesh, Europa als Provinz. Perspektiven postkolonialer Geschichtsschreibung. Frankfurt am Main, Campus, 2010, 41-65
  121. Balagangadhara S.N., Orientalism, Postcolonialism and the « Construction » of Religion, In Esther Bloch (sous la dir. de,) Rethinking Religion in India, The colonial construction of Hinduism, London, Routledge 135-163
  122. King Richard, Colonialism, Hinduism and the discourse of religion. In Esther Bloch (sous la dir. de,) Rethinking Religion in India, The colonial construction of Hinduism, London, Routledge, 95-113
  123. Bergunder Michael, Indischer Swami und deutscher Professor, « Religion » jenseits des Eurozentrismus. In Religionswissenchaft. Hg. Michael Stausberg. Berlin. De Gruyter. 2012. P. 95-107

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