Ancien combattant

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Anciens combattants de la Seconde Guerre mondiale à Paris le 8 mai 2005.

La qualité d’ancien combattant est un statut légal reconnu par les autorités militaires et civiles d'un pays à toute personne ayant servi sous son autorité lors d'une guerre. Il donne droit à certains avantages et à une pension de retraite bonifiée.

Présentation[modifier | modifier le code]

La qualité d'ancien combattant est à distinguer de celle de vétéran qui désigne, en français, toute personne exerçant depuis longtemps une activité professionnelle et, aux États-Unis, qui a participé sous l'uniforme à un conflit armé, quelle qu'en ait été la durée, et qui a survécu à celui-ci.

Le statut d'ancien combattant est accordé sous certaines conditions relatives à la nature du conflit (il faut que le pays soit officiellement impliqué dans le conflit[1]), à la qualité du service (il faut être officiellement mobilisé ou en service commandé) et à la durée de la présence sur le théâtre des hostilités (en France, il est exigé au moins 120 jours[2]). Ce statut donne droit, selon les pays, à des avantages divers en reconnaissance du service rendu à la patrie et des dommages subis. Il peut s'agir d'une allocation de retraite ou d'invalidité mensuelle et viagère, ou d'abattements sur les cotisations fiscales[3].

Dans l'hémisphère occidental et dans les autres pays ayant pris part à ces conflits, les commémorations anniversaires de la fin des hostilités des deux Guerres mondiales, respectivement le 11 novembre et le 8 mai, ainsi que l'anniversaire du débarquement de Normandie, le 6 juin, sont les principales occasions de mettre en avant les anciens combattants, leur histoire et leurs témoignages dans le cadre du devoir de mémoire. Cette transmission de la mémoire de l'époque s'est étendue au cadre scolaire, dans lequel des anciens combattants ont été invités à témoigner, ou sont allés témoigner spontanément, sur les événements qu'ils ont vécus. Dans ce contexte, les 26 et 27 octobre 2006 ont lieu à Paris, à l'initiative du gouvernement français, les premières Journées internationales de la mémoire partagée[4], visant à étendre à une échelle internationale la reconnaissance des anciens combattants et à faciliter la communication du souvenir entre ces derniers et les jeunes générations.

Selon le Bureau du recensement des États-Unis, en 2000, les États-Unis comptaient plus 26,4 millions de Vétérans[5]; en 2010, on en compte 22,1 millions[6] et 21,2 millions en 2012[7].

Union des Mutilés et Anciens Combattants[modifier | modifier le code]

Après la fin de la Première Guerre mondiale, les soldats rescapés se sont organisés en associations et unions.

En Algérie, c'est l'Union des Mutilés et Anciens Combattants qui a alors été créée pour défendre les droits des soldats d'Algérie.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Toutefois, une exception a été faite pour reconnaître la qualité d'ancien combattant à certains ressortissants, même étrangers, ayant participé volontairement à la Guerre civile espagnole du côté républicain.
  2. Voir cet article de linformateur.com.
  3. Un exemple pratique d'avantages fiscaux réservés aux anciens combattants français sur anciencombattant.com.
  4. [PDF] Voir le document décrivant les ambitions des Journées Internationales.
  5. « Veterans », sur Bureau du recensement des États-Unis,‎ 2010 (consulté le 2 novembre 2011)
  6. « "B21001: SEX BY AGE BY VETERAN STATUS FOR THE CIVILIAN POPULATION 18 YEARS AND OVER" », sur Bureau du recensement des États-Unis,‎ 2010 (consulté le 2 novembre 2011)
  7. American Veterans By the Numbers, source : U.S. Census Bureau 2012 (en anglais)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Antoine Prost, Les Anciens Combattants et la société française, 1914-1939, Presses de Sciences Po, 1977, 3 tomes

Articles connexes[modifier | modifier le code]