Al Pacino

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Al Pacino

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Al Pacino à la Mostra de Venise 2004.

Nom de naissance Alfredo James Pacino
Naissance (73 ans)
New York, États-Unis
Nationalité Drapeau des États-Unis Américain
Profession Acteur
Producteur
Réalisateur
Films notables Le Parrain (saga)
Scarface
Serpico
Un après-midi de chien
L'Impasse
Heat
Donnie Brasco

Al Pacino est un acteur, réalisateur et producteur de cinéma américain né le à New York.

Il est connu pour ses rôles de Michael Corleone dans Le Parrain (et ses deux suites Le Parrain 2 et Le Parrain 3), de Frank Serpico dans Serpico et de Tony Montana dans Scarface. Parmi ses autres films marquants, L'Impasse de Brian De Palma, Un après-midi de chien de Sidney Lumet, Le Temps d'un week-end de Martin Brest (pour lequel il a remporté l'Oscar du meilleur acteur en 1992), Heat de Michael Mann ou Donnie Brasco de Mike Newell.

Biographie[modifier | modifier le code]

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Jeunesse et formation[modifier | modifier le code]

Alfredo James Pacino naît à East Harlem, dans le quartier de Manhattan à New York. Il est le fils de parents italo-américains, Rose (née Gerardi) et Salvatore Alfredo Pacino, qui divorcent quand il a deux ans. Sa mère déménage dans le South Bronx, pour vivre chez ses parents, Kate et James Gerardi, originaires de Corleone, en Sicile. Son père part en Californie et ouvre son propre restaurant. Al Pacino entre plus tard à la High School of Performing Arts, fréquentée également par Robert De Niro. L'enseignement des principes du jeu d'acteur selon Stanislavski ne le convainc pas et il n'y reste que deux ans, l'argent venant à manquer et le besoin de trouver un travail étant de ce fait plus impérieux que celui de poursuivre des études.

Il perd sa mère en 1962, puis son grand-père en 1964. À partir de ce moment, il devient insomniaque. Il multiplie les petits boulots successifs : coursier, vendeur de chaussures, caissier de supermarché, livreur de journaux, cireur de chaussures, déménageur, etc. Il aspire néanmoins à mieux et passe une audition pour entrer à l'Actors Studio de Lee Strasberg. Recalé, mais pas découragé pour autant, il suit un autre cursus de théâtre, le cours Herbert Berghof, où il rencontre Charles Laughton, qui devient son mentor et son plus proche ami. Non seulement Laughton lui donne des cours et le met en scène dans sa première pièce en public (Hello Out There de William Saroyan), mais il le présenta à des poètes et des écrivains.

En 1966, il intègre enfin l'Actors Studio où il rencontre des acteurs qui deviendront célèbres par la suite, tel Robert De Niro. Son travail et son talent lui permettent d'obtenir un Obie Award en 1968 pour The Indian Wants the Bronx, et un Tony Award l'année suivante pour Does the Tiger Wear a Necktie?. C'est aussi en 1969 qu'il fait ses débuts au cinéma dans Me, Natalie de Fred Coe.

Années 1970[modifier | modifier le code]

Al Pacino en 1971

Al Pacino obtient le rôle principal dans Panique à Needle Park en 1971 de Jerry Schatzberg, drame où il joue un accro à l'héroïne qui évolue dans le milieu toxicomane à Manhattan. Ce film marque un tournant dans sa carrière car, outre sa bonne prestation, il attire l'attention de Francis Ford Coppola.

En effet, en 1972, alors que les producteurs tentent de lui imposer Robert Redford pour le rôle de Michael Corleone dans Le Parrain, Francis Ford Coppola, après de longues négociations, choisit Al Pacino, qui est quasiment inconnu à l'époque.

Sa première rencontre avec Marlon Brando est pour lui très stressante, mais reste un des moments les plus importants de sa carrière comme il le définit lui-même ; elle se fera lors de la scène de l'hôpital, lorsque Michael Corleone doit surveiller son père. Le film est un énorme succès et lance sa carrière. L'année suivante, il renouvelle sa collaboration avec Jerry Schatzberg pour L'Épouvantail. Al Pacino donne la réplique à Gene Hackman dans ce film qui reçut la Palme d'or au festival de Cannes 1973. La même année, il signe son premier film avec Sidney Lumet : Serpico. Grâce à son interprétation de flic libéral et incorruptible, dans ce film qui fait de bons résultats au box-office, Pacino assoit définitivement sa popularité.

En 1974, il reprend le rôle de Michael Corleone pour le second volet du Parrain. Le film est un succès et est souvent considéré comme supérieur au premier. Le personnage de Michael Corleone, taciturne et froid, est à l'opposé de Frank Serpico, ce flic instable et colérique qui doute et se démène au sein d'un New York très violent et d'une police corrompue.

En 1975, Pacino incarne un nouveau personnage un peu instable, un braqueur de banque dilettante qui devient très vite populaire grâce à son inexpérience, dans Un après-midi de chien (Dog Day Afternoon) de Sydney Lumet. Deux ans plus tard, il se lance dans le mélodrame avec Sydney Pollack (grand cinéaste des années 1970) qui est aux commandes de Bobby Deerfield (1977).

Années 1980[modifier | modifier le code]

Les années 1980 débutent de façon marquée pour Al Pacino, puisqu'il interprète un policier évoluant dans le milieu homosexuel dans un très sombre polar de William Friedkin, La Chasse (Cruising, 1980). En 1983, c'est la rencontre avec Brian De Palma qui lui offre le rôle de Tony Montana dans Scarface, remake du film de Howard Hawks (Scarface, 1932). Al Pacino interprète un immigré cubain qui connaît une phénoménale ascension financière et sociale au sein de la pègre tandis qu'il devient fou, dévoré par la paranoïa et la drogue inhérentes à ses activités de gangster. Après l'échec de Révolution, les années 1980 s'achèveront avec le succès de Mélodie pour un meurtre.

Années 1990[modifier | modifier le code]

Al Pacino tient plusieurs rôles importants dans les années 1990, qui lui permettent de revenir, sinon au premier plan, tout du moins au stade de la reconnaissance indiscutée. Il reprend le rôle de Michael Corleone dans le troisième et dernier volet du Parrain. Sa nouvelle collaboration avec Brian De Palma est une nouvelle réussite : L'Impasse (Carlito's Way). En 1992, il interprète dans le film de Martin Brest Le Temps d'un week-end le rôle d'un lieutenant-colonel aveugle, Frank Slade. Ce rôle lui permet enfin de décrocher l'Oscar du meilleur acteur après 7 nominations. Il y partage l'affiche avec le jeune Chris O'Donnell.

C'est en 1995 que se déroule la première vraie rencontre cinématographique entre Al Pacino et Robert De Niro, dans le film Heat, réalisé par Michael Mann. Les deux acteurs s'étaient déjà côtoyés sur le tournage du Parrain, 2e partie, mais n'avaient joué aucune scène ensemble, leurs personnages évoluant à différentes époques. Ce film relate le jeu du chat et de la souris auquel se livrent un braqueur de banque d'exception (De Niro) et un inspecteur de police tenace (Pacino) qui a juré de le faire arrêter. Al Pacino et Robert De Niro figurent a un seul moment dans le même plan, sur la même image, celle des dernières secondes du film quand ceux-ci se tiennent la main et qu'un plan large est exécuté avec vue sur la piste de décollage et les deux hommes au centre. Le long-métrage rencontrera un important succès critique et commercial.

En 1996, Pacino passe derrière la caméra pour témoigner de sa fidélité au théâtre avec Looking for Richard, mi-adaptation de Richard III de Shakespeare, mi-documentaire sur le tournage de la pièce dans le film. Après L'Associé du diable, de Taylor Hackford (1997), où l'acteur dépeint un portrait du Diable applaudi des spectateurs et Donnie Brasco (1997), de Mike Newell, Al Pacino nous offre encore deux autres prestations d'acteur, tout d'abord aux côtés de Russell Crowe, dans Révélations (The Insider), de Michael Mann, puis dans L'Enfer du dimanche (Any Given Sunday), d'Oliver Stone.

Années 2000[modifier | modifier le code]

Avec le film S1m0ne, comédie loufoque d'Andrew Niccol, change de registre. L'année suivante, il joue pour la première fois aux côtés de Robin Williams dans le remake d'un film norvégien : Insomnia.

Après Robin Williams, c'est au tour de Colin Farrell de partager l'affiche du film La Recrue avec Al Pacino.

En 2003 sort Influences avec Kim Basinger et Téa Leoni, un film malmené par la critique.

En 2003 toujours, Al Pacino participe au projet du réalisateur Mike Nichols, la série Angels in America, qui comprend 6 épisodes d'environ une heure chacun. Cette série traite de l'homosexualité et du sida dans les années 1980 et la difficulté des homosexuels à surmonter la maladie. Pacino offre une prestation remarquable dans le rôle de Roy Cohn, et il a à ses côtés une des meilleures actrices britanniques du moment : Emma Thompson, ainsi que Meryl Streep, Justin Kirk, ou encore Jeffrey Wright. Un style assez anti-conformiste pour une série très attachante. La performance de Pacino lui vaudra d'ailleurs d'être récompensé par un Emmy Award.

Le Marchand de Venise (2004) inspiré de la pièce de William Shakespeare marque un retour aux sources pour Al Pacino dont le théâtre reste le premier amour. Il y joue le rôle de Shylock, un marchand juif.

2007 est l'année où il reçoit le AFI Life Achievement Award, le plus convoité des prix honorant une carrière. Au cours de la cérémonie, tenue en juin à Hollywood, d'autres grands acteurs tel que Sean Connery, Kirk Douglas ou encore Robert De Niro affirmèrent que Pacino était certainement le plus grand acteur de sa génération, voire de tous les temps, cela s'expliquant aussi par le fait que Pacino est l'un des rares acteurs à ne s'être jamais écarté un seul instant de la Méthode de l'Actors Studio, mais aussi le seul à l'avoir fait aussi longtemps.

Fin 2008, il est à l'affiche de La Loi et l'ordre, un film de Jon Avnet (avec qui il a déjà collaboré sur 88 Minutes), dans lequel il a pour partenaires Robert De Niro, Carla Gugino, Donnie Wahlberg et le rappeur 50 Cent. Le film présente les deux acteurs en tant que policiers aux trousses d'un serial killer. Ce sera sa troisième collaboration avec Robert De Niro après Le Parrain II (où ils n'avaient aucune scène en commun) et Heat (où ils n'avaient que très peu de scènes ensemble).

Le 22 octobre 2008, au Festival du film de Rome, Pacino a reçu, en présence de l'acteur Matthew Modine (Full Metal Jacket, Birdy), le Marc Aurèle d'Or.

En 2011, il réalise un nouveau documentaire du même type que celui qu'il a déjà réalisé sur Richard III de Shakespeare qui, cette fois, aborde l'œuvre Salomé d'Oscar Wilde. Il y joue aussi le rôle du roi Hérode.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Al Pacino a eu trois enfants : Julie Marie (née en 1989) avec Jan Tarrant, professeur d'art dramatique, et des jumeaux, Anton James et Olivia Rose (nés en 2001), avec l'actrice Beverly D'Angelo. Il a également entretenu une longue liaison avec Diane Keaton, sa femme dans Le Parrain, dans les années 1970-1980. Il ne s'est jamais marié.

Démocrate, il a pris position pour Barack Obama lors de l'élection présidentielle de 2008.

Théâtre[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Box-office[modifier | modifier le code]

Drapeau des États-Unis États-Unis[modifier | modifier le code]

Listes des films ayant dépassé les 45 millions de dollars de recettes.[1]

Drapeau de la France France[modifier | modifier le code]

Listes des films supérieurs à 500 000 entrées.[2]

Alt=Image de la Terre Mondial[modifier | modifier le code]

Liste des films supérieurs à 100 millions de dollars de recettes[3]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

  • David di Donatello Awards 1974 : Meilleur acteur dans un film dramatique pour Serpico
  • Golden Globes 1974 : Meilleur acteur dans un film dramatique pour Serpico
  • Gotham Awards 1996 : prix pour l'ensemble de sa carrière
  • San Sebastián International Film Festival 1996 : prix Donostia pour l'ensemble de sa carrière
  • Emmy Awards 2010 : Meilleur acteur dans un téléfilm ou une mini-série pour La Vérité sur Jack
  • Satellite Awards 2010 : Meilleur acteur dans un téléfilm ou une mini-série pour La Vérité sur Jack
  • Golden Globes 2011 : Meilleur acteur dans une série pour la télévision pour La Vérité sur Jack
  • Mostra de Venise 2011 : Queer Lion pour Wilde Salome
  • Screen Actors Guild Awards 2011 : Meilleur acteur dans un téléfilm ou une mini-série pour La Vérité sur Jack

Nominations[modifier | modifier le code]

  • Golden Globes 1976 : Meilleur acteur dans un film dramatique pour Un après-midi de chien
  • Oscars 1976 : Meilleur acteur pour Un après-midi de chien
  • People's Choice Awards 1976 : Meilleur acteur de film
  • People's Choice Awards 1977 : Meilleur acteur de film
  • David di Donatello Awards 1994 : Meilleur acteur pour L'Impasse
  • Razzie Awards 2004 : Pire acteur dans un second rôle pour Amours troubles
  • Satellite Awards 2004 : Meilleur acteur dans une mini-série pour la télévision pour Angels in America

Voix françaises[modifier | modifier le code]

Au début, le doublage d'Al Pacino se partageait entre Sylvain Joubert et Bernard Murat. Puis, à partir de 1995, José Luccioni devient sa voix française régulière.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]