Nicolas Cage

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Nicolas Cage

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Nicolas Cage au San Diego Comic-Con International en juillet 2011.

Nom de naissance Nicolas Kim Coppola
Naissance 7 janvier 1964 (50 ans)
Long Beach, CA, États-Unis
Nationalité Drapeau des États-Unis Américain
Profession Acteur
Producteur
Réalisateur
Films notables Arizona Junior
Sailor et Lula
Leaving Las Vegas
Volte-face
Snake Eyes

Nicolas Cage (de son vrai nom Nicholas Kim Coppola[1]) est un acteur, réalisateur et producteur de cinéma américain né le 7 janvier 1964 à Long Beach, en Californie (États-Unis). Il est autant connu pour avoir joué dans des films d'auteur comme Sailor et Lula et Leaving Las Vegas (qui lui a valu l'Oscar du meilleur acteur), que dans des films d'action comme Rock et Volte-face.

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Nicolas Cage est issu d'une famille d'artistes d'origines italienne et allemande. Il est l'arrière petit-fils de migrant italien venu de la province Matera (Basilicate). Son père, Auguste Coppola est professeur de littérature et sa mère, Joy Vogelsang, est danseuse et chorégraphe, son frère Christopher est réalisateur et producteur de films indépendants. Il est aussi le petit-fils du compositeur Carmine Coppola, le neveu du réalisateur Francis Ford Coppola et de l'actrice Talia Shire, ainsi que le cousin germain des réalisateurs Sofia Coppola et Roman Coppola.

Le jeune Nicolas et ses frères sont pris en charge par leur père qui les initie à la littérature, au cinéma et à l'art. Pendant les vacances d'été, le père emmène ses fils pour de longues périodes à San Francisco pour des visites chez son frère, le réalisateur Francis Ford Coppola. À l'âge de 15 ans, Nicolas se présente à un atelier estival d'art dramatique au Conservatoire américain de théâtre de San Francisco où il effectue ses premiers pas sur scène.

À cette époque, Nicolas Cage a comme camarade de classe Johnny Depp, et c'est d'ailleurs lui qui l'aide à trouver un agent. Il découvre le monde du cinéma en Oklahoma, sur le plateau de tournage du film The Outsiders, réalisé par son oncle, qui lui offre une très courte apparition.

Carrière[modifier | modifier le code]

Nicolas Cage possède son étoile sur Hollywood Boulevard.

À la fin de ses études secondaires, il décroche un rôle dans la série Best of Times, qui ne durera qu'une saison, et effectue ses premiers pas au grand écran avec un petit rôle dans Fast Times At Ridgemont High (1982).

Il accepte un rôle dans Rusty James (1983), film réalisé par son oncle Francis Ford Coppola. La même année, il fait sa première performance notable dans Valley Girl. Ce film sera suivi notamment par Birdy d'Alan Parker, prix spécial du Festival de Cannes 1985 et de Peggy Sue s'est mariée en 1986, encore une fois réalisé par Francis Ford Coppola. C'est dans ce dernier film que sa performance aux côtés de Kathleen Turner lui vaudra d'être remarqué, tant par la critique que par la direction du studio. La chanteuse et actrice Cher découvre ainsi Nicolas Cage et fait pression pour qu'il obtienne un rôle à ses côtés dans Éclair de lune (1987).

La même année, il tourne avec les frères Coen la comédie Arizona Junior, puis avec David Lynch le thriller romantique Sailor et Lula. Ces deux films établissent sa réputation de comédien au jeu varié. Sa carrière prend dès lors son envol et les films s'enchaînent rapidement : Fire Birds (1989), Zandalee (1991), Lune de miel à Las Vegas (1992). Dès 1994, il est en mesure de demander d'importants cachets. Il exige un salaire d'environ 4 millions de dollars par film et commence à recevoir de bons scénarios.[réf. nécessaire]

En 1995, il reçoit le scénario du metteur en scène Mike Figgis, racontant l'histoire d'un alcoolique suicidaire qui désire mettre fin à ses jours à Las Vegas. Pour permettre au film Leaving Las Vegas de se faire et afin d'y tenir le rôle principal, il accepte de réduire son cachet à 240 000 $. Un choix difficile et risqué qui lui vaudra les meilleures critiques de sa carrière[réf. nécessaire] et la consécration en remportant l'Oscar du meilleur acteur pour sa performance aux côtés d'Elisabeth Shue.

Après ce succès, sa carrière s'oriente vers les films d'actions. Il enchaîne deux blockbusters de Jerry Bruckheimer : Rock (The Rock) (1996) et Les Ailes de l'enfer (Con Air) (1997). Néanmoins, sa prestation dans Volte/face (Face/Off) (1997) avec John Travolta, démontre que même dans un film d'action, il peut nuancer son jeu et passer aisément d'un registre impitoyable à un registre émotionnel. Il fait ainsi une double interprétation des personnages de Castor Troy et Sean Archer.

Nicolas Cage au 66e Festival de Venise.

En 1998, il joue dans un film indépendant : La Cité des anges (avec Meg Ryan), version américaine du classique de Wim Wenders, Les Ailes du désir. Sort aussi la même année Snake Eyes de Brian De Palma. Le cinéaste souhaite le voir jouer aussi dans son adaptation de la vie d'Howard Hughes mais Cage ayant déjà quatre films à la suite de prévu, il ne peut en accepter un cinquième[2]. Le réalisateur souhaite attendre pour tourner le film que l'acteur soit libre, mais ce projet sera finalement abandonné[2].

En 1999, il produit L'Ombre du vampire (Shadow of the Vampire), un film sur les coulisses du tournage de la version muette du film Nosferatu. La même année, il rejoint le club des acteurs qui touchent 20 millions de dollars par film avec 60 secondes chrono. En 2000, il campe un personnage d'ambulancier insomniaque et sous stupéfiants, jouant avec sa propre vie dans A tombeau ouvert, sous la direction de Martin Scorsese. En 2002, Spike Jonze lui offre le rôle d'un scénariste dans le doute dans sa comédie Adaptation, le faisant côtoyer Meryl Streep et Chris Cooper.

Au milieu des années 2000, afin de maintenir son important train de vie, Nicolas Cage choisit de faire des films plus commerciaux et moins exigeants artistiquement qu'il ira jusqu'à qualifier par la suite de « merdes[3]. » Le premier de ces films semble être Ghost Rider, de Mark Steven Johnson, en 2007, l'histoire d'un motard qui vend son âme au diable, symbole pour lui de ce qu'il était en train de faire et dont il dira « Une merde encore, qui avait le mérite de dire quelque chose de moi, avant que je traverse, plus tard, ma propre filmographie en fantôme[3]. » Parmi les mauvais films de cette période, il citera aussi Bangkok Dangerous, Le Dernier des Templiers, Hell Driver, Le Pacte ou Effraction[3]. Il estime néanmoins avoir travaillé aussi dur sur les mauvais films que sur les bons, déclarant : « Faire le clown à ce point, amasser tout ce fatras ne bouleversait pas entièrement mon éthique de travail. Je suis un mec qui travaille dur. On peut dire que j'ai fait n'importe quoi. Mais en aucun cas que je n'ai rien foutu[3]. »

Nicolas Cage considère revenir à un cinéma plus exigeant avec Joe, un film où il se reconnait dans le personnage principal qui boit et joue et se découvre « une raison de vivre » en rencontrant et en cherchant à aider un jeune de 15 ans en difficulté[3].

Nicolas Cage passe beaucoup de temps à préparer ses rôles, collectant toutes les informations possibles sur l'univers de son personnage. Pour Capitaine Corelli, il apprend à chanter des airs d'opéra, pour Lord of War il apprend à démonter et remonter une mitraillette les yeux fermés. Son caractère impulsif lui vaut quelques faits de tournage, de la destruction de sa roulotte pendant le tournage de Cotton Club en 1984 jusqu'à la dégustation d'une blatte vivante à la caméra pour Embrasse-moi, vampire en 1989.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Relations[modifier | modifier le code]

À 18 ans, il fréquente l'actrice Elizabeth Daily pendant deux ans, puis il rencontre l'actrice Uma Thurman. En 1990, il a un fils, Weston, avec l'actrice américaine Kristina Fulton. En 1995, il épouse l'actrice Patricia Arquette, dont il divorça en 2001. Suite à cela, il partage sa vie pendant quelques mois avec Penelope Cruz. Puis, il est brièvement marié avec la chanteuse et célèbre héritière Lisa Marie Presley, d'août à décembre 2002. En juillet 2004, il épouse Alice Kim, une serveuse de restaurant coréen qui avait 20 ans quand ils se sont rencontrés. Avec elle, il a un fils né le 3 octobre 2005 : Kal-El Coppola (Kal-El étant le nom kryptonien de Superman).

Convictions[modifier | modifier le code]

Nicolas Cage est de confession catholique et affilié au parti démocrate. Il soutenait John Kerry lors de l'élection présidentielle de 2004.

Nommé ambassadeur de bonne volonté des Nations unies contre la criminalité et les drogues, en novembre 2009 il visite la prison de Shimo-la-Tewa à Mombasa au Kenya qui abrite la plupart des pirates remis aux autorités kényanes par les forces internationales[4].

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Il vit entre son appartement du centre-ville de Los Angeles, sa résidence victorienne de San Francisco et son château d'Hollywood Hills. En 2009, le fisc américain lui réclame 14 millions de dollars, la banque de l’acteur a saisi sa villa de Bel Air et ses deux villas de Malibu. L’acteur a annoncé sa décision d’attaquer son ancien manager Samuel Levin qu’il accuse de l’avoir ruiné[5]. Son château, situé en Angleterre, qui lui a coûté près de 10 millions de dollars, a été vendu en 2009 pour 2,9 millions de dollars.

Sa propriété de Bel Air, à Los Angeles, qu'il avait achetée en 1998 pour 6,5 millions de dollars, a été vendue en 2009. Il voulait initialement la vendre pour 35 millions de dollars, mais il a dû baisser le prix car le montant était beaucoup trop élevé. Sa maison de Bath Regency qu'il avait acquise pour 6,2 millions de dollars, a été vendue en mars 2009 pour 5,8 millions de dollars. Son château de Somerset qu'il avait payé 9,85 millions de dollars, a été vendu en 2009 pour seulement 5,8 millions de dollars[6].

Dans les années 1990 et 2000, Nicolas Cage a amassé des bien et collectionné compulsivement, aussi bien les voitures (notamment la Lamborghini ayant appartenu au dernier Shah d'Iran) les crânes humains, les Comic books (certains exemplaires de cette collection vaudraient plusieurs milliers de dollars[réf. nécessaire]), les reptiles, les avions privés[3]... Il a amassé plus de 150 millions de dollars au cours de sa carrière qu'il a « flambés » ainsi, avant d'avoir ses problèmes fiscaux[3].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Acteur[modifier | modifier le code]

Documentaire
Animation
Court-métrage
Télèvision
Cinéma

Années 1980[modifier | modifier le code]

Années 1990[modifier | modifier le code]

Années 2000[modifier | modifier le code]

Années 2010[modifier | modifier le code]

Réalisateur[modifier | modifier le code]

Producteur[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Voix françaises[modifier | modifier le code]

En France, Dominique Collignon-Maurin est la voix française régulière de Nicolas Cage depuis Cotton Club.

Au Québec, Benoît Rousseau est la voix française régulière de l'acteur depuis 1993.

En France[modifier | modifier le code]

et aussi :

Au Québec[modifier | modifier le code]

Autres voix[modifier | modifier le code]

En Italie[modifier | modifier le code]

Il est doublé par Sandro Acerbo et Pasquale Anselmo.

En Allemagne[modifier | modifier le code]

Il est habituellement doublé par Martin Kessler (de)[8].

Au Japon[modifier | modifier le code]

Il est doublé par le seiyu Akio Ōtsuka.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.familytreelegends.com/records/calbirths?c=search&first=Nicolas&last=Coppola&spelling=Exact&4_year=&4_month=0&4_day=0&5=&7=&SubmitSearch.x=45&SubmitSearch.y=19
  2. a et b Samuel Blumenfeld et Laurent Vachaud, Brian de Palma : Entretiens avec Samuel Blumenfeld et Laurent Vachaud, Calmann-Lévy,‎ 2001, 214 p. (ISBN 2-7021-3061-5), p. 167.
  3. a, b, c, d, e, f et g Samuel Blumenfeld, « Le réveil de Nicolas Cage », M, le magazine du Monde,‎ 25 avril 2014 (lire en ligne).
  4. Le Lord of War à la prison de Shimo, Publié par Nicolas Gros-Verheyde sur Bruxelles2 le 22 novembre 2009
  5. "Trois maisons en moins pour Nicolas Cage"
  6. "Valeur immobilière de ses maisons et châteaux"
  7. a, b, c, d et e « Comédiens ayant doublé Nicolas Cage en France » sur RS Doublage
  8. Fiche de Martin Kessler sur IMDb

Annexes[modifier | modifier le code]

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Lien externe[modifier | modifier le code]