Jack Nicholson

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Jack Nicholson

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Jack Nicholson après avoir été nommé aux Oscars du cinéma pour Vol au-dessus d'un nid de coucou, 1976.

Nom de naissance John Joseph Nicholson
Naissance (76 ans)
New York, États-Unis
Nationalité Drapeau des États-Unis Américain
Profession Acteur
Réalisateur
Scénariste
Films notables voir section détaillée

Jack Nicholson (John Joseph Nicholson pour l'état civil) est un acteur, réalisateur et scénariste américain né le à New York.

Il est connu pour ses personnages sombres et névrosés qu'il a incarnés dans de nombreux films culte du cinéma américain comme Easy rider, Chinatown, Vol au-dessus d'un nid de coucou, Shining, Batman, Mars Attacks, Pour le pire et pour le meilleur et Les Infiltrés. Avec douze nominations et trois récompenses, il est l'acteur le plus nommé et l'un des plus récompensés aux Oscars du cinéma.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance[modifier | modifier le code]

Jack Nicholson naît le à l'hôpital Saint-Vincent, dans le quartier de Manhattan à New York. Il est le fils d'une showgirl, June Frances Nicholson (dite June Nilson)[1] d'origine anglaise (par sa mère) et irlandaise (par son père)[2].

Six mois plus tôt, le 16 octobre 1936[3], June avait épousé à Elkton[4] dans le Maryland, Donald Furcillo (dit Donald Rose), un acteur d'origine italienne. Bien qu'il soit déjà marié, Furcillo offre de prendre soin de l'enfant mais la mère de June insiste pour en avoir la garde et permettre ainsi à sa fille de continuer sa carrière. Le petit Jack est donc élevé par ses grands-parents, John J. Nicholson, étalagiste dans un grand magasin à Asbury Park, et Ethel May Rhoads, coiffeuse, esthéticienne et artiste amateur à Neptune. C'est seulement en 1974 lors d'un entretien avec un journaliste de Time Magazine[5] que Nicholson apprend que ses soi-disant parents étaient en réalité ses grands-parents et que sa « sœur » était sa mère.

Il déclarera plus tard ne pas savoir qui était son père, que seules Ethel et June (mortes respectivement en 1963 et en 1970) « savaient et elles ne l'ont dit à personne »[6]. On remarque cependant une ressemblance troublante avec l'acteur Arthur Kennedy (1914-1990) qui faisait ses débuts à Broadway en 1937.[réf. nécessaire] Patrick McGilligan, auteur de Jack's Life, a affirmé quant à lui qu'Eddie King, le manager de June, pouvait être le père biologique[7]. Aucun certificat de naissance n'ayant été retrouvé (juste une déclaration a posteriori faite lorsqu'il avait environ 17 ans indiquant Ethel en tant que mère), Jack Nicholson a choisi de ne pas faire de test ADN.

Débuts professionnels[modifier | modifier le code]

Nicholson dans le rôle de Wilbur Force dans La Petite Boutique des horreurs (1960).

Après des études à la Manasquan High School (en) où il est élu « clown de la classe » en 1954[8], Nicholson commence une carrière d'acteur, scénariste et producteur, travaillant entre autres pour et avec Roger Corman. Cette collaboration inclut sa première apparition dans The Cry Baby Killer (1958), où il joue un délinquant juvénile qui panique après avoir tué deux autres adolescents, La Petite boutique des horreurs (1960), dans lequel il joue un petit rôle en tant que patient masochiste d'un dentiste, Le Corbeau et L'Halluciné (1963), dont il partage la tête d'affiche avec Sandra Knight, qu'il a épousée le 17 juin 1962 avec Harry Dean Stanton comme témoin (le couple divorcera le 8 août 1968).

Lorsqu'il arrive pour la première fois à Hollywood, Nicholson est engagé par les studios Hanna-Barbera. Remarquant son talent d'artiste, ils offrent à Nicholson un poste d'animateur qu'il décline[9].

Alors que sa carrière d'acteur semble marquer le pas, Nicholson se résigne à passer derrière la caméra et se met à écrire des scénarios. Naissent ainsi Thunder Island (1963), Flight to Fury (1964), L'Ouragan de la vengeance (1965) et Head des Monkees (1968). Même si ces films n'ont pas vraiment de succès, ils permettent à Nicholson de subsister. Il fait aussi une apparition dans deux épisodes de la sitcom The Andy Griffith Show, dans le rôle de Marvin Jenkins, en 1966 et 1967.

La route vers la célébrité[modifier | modifier le code]

En 1967, il écrit le scénario de The Trip, film psychédélique réalisé par Roger Corman et interprété par Peter Fonda et Dennis Hopper, qui remporte un grand succès en raison de son adéquation avec le mouvement hippie alors à son apogée. Fonda et Hopper lui permettent deux ans plus tard de reprendre sa carrière d'acteur en lui offrant le rôle de George Hanson, un avocat alcoolique, dans le film culte Easy Rider (1969), qui lui vaut sa première nomination aux Oscars.

Une nomination comme meilleur acteur suit l'année suivante pour son rôle dans Cinq pièces faciles (1970). Cette même année, il apparaît dans Melinda de Vincente Minnelli, dans le rôle du demi-frère de Daisy Gamble (Barbra Streisand).

En 1972, il se voit proposer le rôle culte de Michael Corleone dans Le Parrain de Francis Ford Coppola mais refuse : bien que pressantant le succès du film, il pensait que les personnages italiens devaient être joués par des acteurs italiens[10].

Ses rôles dans La Dernière Corvée (1973) de Hal Ashby et Chinatown (1974) de Roman Polanski, lui valent d'être nommé aux Oscars comme meilleur acteur (il remporte le prix d'interprétation masculine au Festival de Cannes 1973 pour le premier). En 1975, Nicholson joue aussi dans Tommy, film musical du groupe The Who réalisé par Ken Russel, puis dans Profession : reporter de Michelangelo Antonioni.

Une icône américaine[modifier | modifier le code]

Empreintes de Jack Nicholson au Grauman's Chinese Theatre d'Hollywood, datant de 1974

Non récompensé pour son rôle de détective privé hâbleur dans Chinatown (film dont il réalisera lui-même une suite quelques années plus tard), Nicholson gagne son premier Oscar du meilleur acteur grâce à son interprétation de Randle Patrick McMurphy dans Vol au-dessus d'un nid de coucou réalisé par Milos Forman en 1975 d'après le roman de Ken Kesey. Le film reçoit également les 4 autres récompenses majeures de la cérémonie à savoir meilleur film, meilleur réalisateur, meilleure actrice et meilleure adaptation.

Bien qu'il n'ait reçu aucune nomination aux Oscars pour Shining (1980) de Stanley Kubrick (adapté du roman de Stephen King), son interprétation de Jack Torrance est considérée comme l'une des plus marquantes de sa carrière.

Il reçoit en revanche l'Oscar du meilleur acteur dans un second rôle pour son interprétation de Garrett Breedlove, un astronaute à la retraite, dans Tendres Passions (1983).

Nicholson est très prolifique durant les années 1980, jouant dans des films tels que Le facteur sonne toujours deux fois et Reds (1981), L'Honneur des Prizzi (1985), Les Sorcières d'Eastwick et Ironweed (1987) qui lui rapportent trois nominations aux Oscars (Reds, L'Honneur des Prizzi et Ironweed).

En 1989, Batman de Tim Burton, où Nicholson tient le rôle du Joker, est un succès commercial international et, grâce à un intéressement sur les recettes, rapporte à l'acteur environ 60 millions de dollars. Il est pressenti pour reprendre le rôle en 1999 dans le cinquième film de la franchise, Batman Triumphant, mais Warner Bros. Pictures annulera le projet.

Dennis Hopper (à gauche) et Jack Nicholson (à droite) lors de la 62e cérémonie des Oscars le

Il est une fois de plus nommé aux Oscars pour son rôle du colonel Nathan R. Jessep dans Des hommes d'honneur (1992), un film sur un crime dans une unité de la Marine US. Nicholson a reçu un deuxième Oscar du meilleur acteur pour son rôle de Melvin Udall, un auteur névrosé souffrant de trouble obsessionnel compulsif, dans Pour le pire et pour le meilleur en 1997.

Toutes les prestations de Nicholson n'ont cependant pas été aussi bien reçues : il a ainsi été nommé aux Razzie Awards du pire acteur pour Man Trouble et Hoffa en 1992.

Les années 2000[modifier | modifier le code]

Jack Nicholson à Cannes en 2001

Dans Monsieur Schmidt (2002), Nicholson interprète un actuaire d'Omaha (Nebraska) qui s'interroge sur sa vie et sur la mort de sa femme. Son calme et son jeu tout en finesse, qui contraste avec nombre de ses rôles précédents, lui vaut une nouvelle nomination à l'Oscar du meilleur acteur. Dans la comédie Self Control (2003), il joue un thérapeute agressif désigné pour aider le pacifiste convaincu Adam Sandler. La même année, dans Tout peut arriver, il joue le rôle d'un playboy qui tombe amoureux de la mère (Diane Keaton) de sa petite amie.

En 2006, Nicholson revient du « côté obscur » avec le rôle de Frank Costello, un parrain sadique de la mafia irlandaise de Boston aux côtés de Matt Damon et Leonardo DiCaprio dans Les Infiltrés de Martin Scorsese, remake de Infernal Affairs (2002) de Andrew Lau, puis joue aux côtés de Morgan Freeman dans Sans plus attendre de Rob Reiner.

Nicholson est à ce jour le seul acteur avec Michael Caine à avoir été nommé aux Oscars sur cinq décennies consécutives.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Connu pour son incapacité à « se fixer », Nicholson a eu cinq enfants de quatre femmes différentes :

  • Jennifer Nicholson (née en 1963) avec son épouse Sandra Knight ;
  • Caleb James Goddard (né en 1970) avec Susan Anspach, sa partenaire sur Cinq pièces faciles ;
  • Honey Hollman (née en 1981) avec Winnie Hollman ;
  • Lorraine Nicholson (née en 1990) et Raymond Nicholson (né en 1992) avec Rebecca Broussard.

Compagnon d'Anjelica Huston pendant dix-sept ans (de 1973 à 1989), il entretient des liaisons avec de nombreuses actrices et top models (telle Lara Flynn Boyle, de trente ans sa cadette).

Malgré son éducation catholique, Nicholson a déclaré à Vanity Fair en 1992 qu'il ne croyait pas en Dieu[précision nécessaire].

Fan des New York Yankees et des Lakers de Los Angeles, il a assisté à tous les matchs de ces derniers se déroulant au Forum et au Staples Center pendant vingt-cinq ans (au point qu'il refuse parfois de tourner lors de certaines retransmissions[11]), allant jusqu'à descendre sur le terrain pour se disputer avec des arbitres ou des joueurs adverses[12]. Lors d'un match de final en 2001, il entraînera de ce fait une pénalisation pour les Lakers.

Jack Nicholson assistant à un match de basketball des Lakers de Los Angeles en 2005.

Nicholson a été pendant de nombreuses années le voisin de Marlon Brando et Warren Beatty sur Mulholland Drive à Beverly Hills, ce qui a valu à la rue le surnom de « Bad Boy Drive » (litt. « Voie des mauvais garçons »). Après la mort de Brando en 2004, Nicholson a racheté son bungalow, laissée à l'abandon, pour 6,1 millions de dollars avant de le faire démolir, par respect pour la mémoire de l'acteur[13].

Nicholson est aussi un ami proche du réalisateur Roman Polanski (qui l'a dirigé en 1974 dans Chinatown), le soutenant lors de nombreuses crises personnelles telles que la mort de son épouse, Sharon Tate, tuée par la « famille de Charles Manson » en 1969, ou sa condamnation pour viol sur une mineure, un crime qui se serait déroulé chez Nicholson à Mulholland Drive.

Filmographie[modifier | modifier le code]

En tant qu'acteur[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

En tant que scénariste[modifier | modifier le code]

En tant que réalisateur[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

  • BAFTA 1977 : Meilleur acteur pour Vol au-dessus d'un nid de coucou
  • Oscars 1998 : Meilleur acteur pour Pour le pire et pour le meilleur

Nominations[modifier | modifier le code]

Voix françaises[modifier | modifier le code]

En France, Jean-Pierre Moulin est la voix française régulière de Jack Nicholson depuis La Dernière Corvée (1973). Michel Roux et Michel Paulin l'ont également doublé respectivement à 3 et 2 reprises.

En France[modifier | modifier le code]

et aussi :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Eve Berliner, « Le jeune Jack Nicholson : des débuts propices », 2001.
  2. Rootsweb.com
  3. Certificat de mariage de June Nilson et de Donald Furcillo
  4. Ville connue pour ses mariages « rapides ».
  5. 1974 Time Magazine
  6. Rolling Stone, 1984.
  7. People Profile : Jack Nicholson sur cigaraficionado.com.
  8. Star News Group: Home
  9. P. McGilligan, Jack's Life, W.W. Norton & Company, 1994.
  10. [1]
  11. « Scorsese Gets Jacked By Nicholson » sur Rotten Tomatoes.
  12. (en) « Nicholson gets court rage » sur BBC News.
  13. (en)« Movie & TV News » sur IMDb, 9 août 2006.
  14. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k « Comédiens ayant doublé Jack Nicholson en France » sur AlloDoublage
  15. a, b, c et d « Comédiens ayant doublé Jack Nicholson en France » sur RS Doublage

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Précédé par Jack Nicholson Suivi par
Art Carney
pour Harry et Tonto
Oscar du meilleur acteur
1975
pour Vol au-dessus d'un nid de coucou
Peter Finch
for Network, Main basse sur la télévision
Louis Gossett, Jr.
pour Officier et gentleman
Oscar du meilleur acteur dans un second rôle
1983
pour Tendres Passions
Haing S. Ngor
pour La Déchirure
Geoffrey Rush
pour Shine
Oscar du meilleur acteur
1997
pour Pour le pire et pour le meilleur
Roberto Benigni
pour La vie est belle
Précédé par Prix Stanislavski Suivi par
Jack Nicholson
2001
Harvey Keitel
Précédé par Jack Nicholson Suivi par
Rod Navarro
Acteur ayant interprété le Joker
1989 - Batman
Hugo E. Blick

Liens externes[modifier | modifier le code]

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