Frédéric Martel

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Frédéric Martel

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Activités Chercheur, journaliste, écrivain
Naissance 28 octobre 1967
Châteaurenard, France

Œuvres principales

  • Le Rose et le Noir
  • De la Culture en Amérique
  • Mainstream
  • J’aime pas le sarkozysme culturel

Frédéric Martel, né le 28 octobre 1967 à Châteaurenard dans les Bouches-du-Rhône, est un écrivain, chercheur et journaliste français.

Il est plus particulièrement connu pour ses ouvrages Le Rose et le noir : les homosexuels en France depuis 1968 (Seuil, 1996), De la Culture en Amérique (Gallimard, 2006)[1] et plus récemment, un livre traduit dans onze langues : Mainstream, Enquête sur la guerre globale de la culture et des médias (Flammarion, 2010)[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Frédéric Martel est docteur en sociologie[3]. Il a été successivement chef du bureau du livre à l’ambassade de France en Roumanie (1990-1992), chargé de mission au département des affaires internationales du ministère de la Culture (1992-1993), conseiller de l’ancien Premier ministre Michel Rocard (1993-1994), puis rédacteur en chef de la revue intellectuelle de la CFDT (1995-1997, auprès de Nicole Notat). Il fut ensuite conseiller technique au cabinet de la ministre de l’Emploi et de la Solidarité, Martine Aubry (1997-2000), chercheur à l'EHESS et conseiller du président de l’EHESS, Jacques Revel (2000-2001), et plus récemment attaché culturel à l'ambassade de France aux États-Unis (2001-2005)[1].

Avant d'être collaborateur de Michel Rocard, Nicole Notat et Martine Aubry, Frédéric Martel a été membre des Clubs Forum (rocardien), de l'Unef-ID (proche du PS) et du Mouvement des jeunes socialistes jusqu'en 1994. Il a été décrit par un blogueur comme l'un « des journalistes de gauche les plus virulents, notamment envers Carla Bruni »[4]. Lui-même se revendique comme appartenant à la deuxième gauche[5].

Martel a collaboré à différents journaux et revues (Le Magazine littéraire, L’Express, Dissent, The Nation, Haaretz, Esprit, etc.). Il a été visiting scholar à l'université Harvard et à l'Université de New York et a enseigné à l'institut d'études politiques de Paris et au MBA d'HEC. Chercheur associé à l'Institut national de l'audiovisuel (INA) en 2009-2010, il y a fondé, en octobre 2010, le site inaglobal.fr, web-revue des industries créatives et des médias.

Il est aujourd'hui producteur/animateur à France Culture de l'émission Soft Power, anciennement Masse Critique, le magazine des industries créatives, en direct tous les dimanches de 19 h à 20 h (depuis 2006), et rédacteur en chef du portail des livres et des idées, nonfiction.fr, site qu'il a fondé en octobre 2007.

Comme chercheur, enfin, Frédéric Martel est depuis 2012 directeur de recherches à l'Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS, Paris)[6].

Publications[modifier | modifier le code]

Frédéric Martel est l’auteur de neuf livres :

  • Frédéric Martel, Philosophie du droit et philosophie politique d'Adolphe Thiers, Paris, LGJD,‎ 1995
    Publication d'un mémoire de DEA en droit public, soutenu à Université Paris II en 1993
  • Frédéric Martel, Le Rose et le noir : Les homosexuels en France depuis 1968, Paris, Éditions du Seuil,‎ 2008, 3e éd. (1re éd. 1996) (ISBN 978-2-7578-1055-2)
    Édité en poche Points-Seuil en 2000, réédité en 2008 ; traduit en anglais par Jane Marie Todd chez Stanford University Press, sous le titre The Pink and the Black, 2000
  • Frédéric Martel, La Longue marche des gays, Paris, Gallimard,‎ 2002
  • Frédéric Martel, Theater : sur le déclin du théâtre en Amérique et comment il peut résister en France, Paris, La Découverte,‎ 2006
  • Frédéric Martel, De la Culture en Amérique, Paris, Gallimard,‎ 2006[7]
    Prix France-Amériques 2007 ; ouvrage traduit au Japon et en Pologne
  • Frédéric Martel, Mainstream, Enquête sur la guerre globale de la culture et des médias, Paris, Flammarion,‎ 2010
    Ouvrage rééd. en poche, Champs-Flammarion, et traduit en une dizaine de langues dans une vingtaine de pays, dont Allemagne, Italie, Espagne, Pologne, Corée du Sud, Chine, Japon, Brésil, etc.
  • Frédéric Martel, J'aime pas le Sarkozysme culturel, Paris, Flammarion,‎ 2012
  • Frédéric Martel, Global Gay, Paris, Flammarion,‎ 2013
    Ouvrage adapté par France Télévisions et qui est traduit en espagnol et italien.
  • Frédéric Martel, Smart, Enquête sur les internets, Paris, Stock,‎ 2014
    Ouvrage en cours de traduction dans une dizaine de langues (espagnol, italien, portugais/Brésil, chinois, coréen, taïwanais...).

Filmographie sélective[modifier | modifier le code]

  • 2002 : Bleu, Blanc, Rose (un film d'Yves Jeuland, adapté du livre de Frédéric Martel, Le rose et le noir, diffusion sur France 3)
  • 2008 : De la culture en Amérique (un film de Frédéric Laffont et Frédéric Martel, diffusion sur Arte)
  • 2014 : Global Gay (un film de Frédéric Martel et Rémi Lainé, diffusion sur France 5 en juin 2014 - ce film a obtenu le Grand Prix de l'Organisation mondiale contre la torture, lors du Festival du film et forum international sur les droits humains, FIFDH, à Genève, en mars 2014).

Autres activités[modifier | modifier le code]

  • Cofondateur (avec Martin Hirsch) de l'Agence nouvelle des solidarités actives et ancien président[8].
  • Corédacteur du rapport de Michel Rocard sur le numérique en avril 2007, rapport remis à Ségolène Royal durant la campagne présidentielle de 2007[9].
  • Corédacteur du rapport de Bernard Kouchner sur le service civique en mars 2007, rapport remis à Ségolène Royal durant la campagne présidentielle de 2007[9],[10].
  • Membre-fondateur de l'Association des amis de François Furet.
  • Membre du Centre d'analyse et de prévisions du ministère des Affaires étrangères (2008-2010).
  • Fondateur du site inaglobal.fr, la revue des industries créatives et des médias de l'INA[11], il en est jusqu'en décembre 2010 le rédacteur en chef, coordinateur éditorial[11],[12].

Distinctions[modifier | modifier le code]

  • Chevalier dans l'ordre des Arts et des Lettres[13].
  • Prix France-Amériques 2007 pour son ouvrage De la Culture en Amérique.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b New York Times
  2. Newsweek
  3. Thèse soutenue le 27 juin 2006, EHESS, no 2464217 : De la culture en Amérique : politique publique, philanthropie privée et intérêt général dans le système culturel américain
  4. Mais qu'est ce qui fait courir Frédéric Martel, premier opposant à Carla Bruni ?, Christophe Carron, nouvelobs.com, 5 mars 2012
  5. Frédéric Martel, qui êtes-vous?, slate.fr, 12 octobre 2010
  6. En 2013, Martel a également été chargé d'une "mission d'expertise" par le ministère de la Culture et de la Communication (aujourd'hui achevée) : voir Bulletin Quotidien, 13 septembre 2013 (p. 26) et Satellimag, 30 septembre 2013 (p.19).
  7. New York Times ; Le Monde ; Le Monde ; Express
  8. [PDF] [1] Ansa, Revue succincte d'activité 2006
  9. a et b « Aimer le rap US et Modiano, c’est possible… », sur le site swissinfo, 26 juillet 2010
  10. Site officiel
  11. a et b Enguérrand Renault, « Frédéric Martel écarté d'Inaglobal.fr », Le Figaro, 17 décembre 2010 Lire en ligne
  12. Emmanuel Berreta, « Inaglobal.fr, ce site qui s'adresse aux fondus du multimédia  », Le Point, 11 octobre 2010. Lire en ligne
  13. Bulletin officiel des Décorations, Médailles et Récompenses

Liens externes[modifier | modifier le code]

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