Taxis de New York

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Taxis à New York pendant l'heure de pointe à Midtown dans Manhattan.

Les taxis de New York, avec leur peinture jaune distinctive, sont une icône largement reconnue de la ville de New York[1]. Les taxis sont exploités par des sociétés privées et agréées par la Commission de Taxi et Limousine de New York (New York City Taxi and Limousine Commission). La Commission est un organisme du gouvernement de la ville de New York qui est mieux connu pour sa responsabilité pour les 13 237 taxis opérant dans la ville[2]. Elle supervise aussi plus de 40 000 autres véhicules pour le compte d'autrui, y compris les « voitures noires » (black cars), les fourgonnettes de banlieue et les ambulettes[1]. Les « taxis Médaillon », les célèbres taxis jaunes, sont les seuls véhicules autorisés à prendre des passagers en ayant hélé dans la rue.

Historique[modifier | modifier le code]

Fin des années 1890 - L'ère électrique[modifier | modifier le code]

La première compagnie de taxis à New York fut la Electric Carriage and Wagon Company, qui a commencé à faire courir 12 cabs électriques en juillet 1897[3]. L'entreprise continua son expansion jusqu'en 1898 avec une exploitation de 62 cabines jusqu'à ce que celle-ci soit réformée par ses financiers pour former l'Electric Vehicle Company[4]. La société a ensuite créé la voiture électrique Electrobat, et avait jusqu'en 1899 une exploitation de 100 taxis au total. L'année 1899 a également vu un certain nombre de projets innovants pour l'Electric Vehicle Company. Le 20 mai 1899, Jacob German, conduisant un taxi électrique, reçut la première amende pour excès de vitesse aux États-Unis[5]. Plus tard la même année, le 13 septembre, Henry Hale Bliss est devenu la première victime d'un accident automobile aux États-Unis quand il a été frappé par un taxi électrique alors qu'il aidait un ami qui était dans un tramway[6].

Au début des années 1900, la Electric Vehicle Company accumulait jusqu'à 1 000 taxis électriques dans les rues de New York jusqu'à ce qu'en janvier 1907, un incendie détruise 300 de ces véhicules qui, conjointement avec la panique de 1907 a causé l'effondrement de la société.

Début des années 1900 - La Checker Cab[modifier | modifier le code]

Modèle d'un Checker Taxi.

En 1907, suite à l'effondrement de la Electric Vehicle Company, les cabs tirés par des chevaux sont redevenus un des principaux moyens de transport autour de New York. Au début de 1907 Harry N. Allen, furieux après avoir payé cinq dollars (113,66 $ en 2010) pour un voyage de 1,21 km, a décidé de lancer un service de taxi à New York et de faire payer au mile. 

Plus tard il importa 65 voitures à essence de France et commença à créer la New York Taxicab Company. Les cabs étaient à l'origine peints en rouge et vert, mais Allen les repeint tous en jaune pour être visibles de loin. En 1908, la New York Taxicab Company comptait 700 taxis[3].

En une décennie, plusieurs sociétés ouvrirent une affaire et les taxis ont commencé à proliférer. Le tarif était de 50 cents par mile, un taux abordable seulement pour les personnes relativement riches[7].

Dans les années 1920, les industriels ont reconnu le potentiel du marché du taxi. Les constructeurs automobiles comme General Motors et Ford Motor Company ont commencé à exploiter des parcs. Le fabricant qui eut le plus de succès, cependant, était la Checker Motors Corporation. Fondée par Morris Markin, Checker Cabs produisit les grand taxis jaunes et noirs qui sont devenus l'un des symboles les plus reconnaissables de la vie urbaine du milieu du XXe siècle. Pendant de nombreuses années les Checker cabs étaient les taxis les plus populaires à New York.

1930 - Introduction du système de médaille[modifier | modifier le code]

Au cours de la Grande Dépression, New York avait 30 000 chauffeurs de taxi. Avec plus de conducteurs que de passagers, les chauffeurs de taxi travaillaient pendant de longues heures; de plus, ils étaient responsables du maintien et de l'intégrité mécanique des véhicules. Afin de gérer la situation, la ville a considéré la création d'un monopole au niveau des taxis. Le plan a été abandonné après que le maire Jimmy Walker fût accusé d'avoir accepté un pot de vin de la Parmelee Company, la plus grande compagnie de taxis.

En 1937, le maire Fiorello La Guardia a signé la loi Haas, qui a introduit les licences de taxis officiels et le système de médaille qui reste en place aujourd'hui.

La loi a limité le nombre de licences à 16 900, mais le nombre a diminué à 11 787, une limite qui a continué jusqu'en 1996 quand la New York City Taxi & Limousine Commission a ajouté 133 cabs[8]. Depuis, plus de médailles ont été ajoutés au parc avec un total actuel de 13 237 médailles[9].

Parce que le système de médailles restreint artificiellement le nombre de taxis, il a été critiqué comme un obstacle à l'entrée sur le marché du taxi[10] qui a créé un marché de taxis illégaux dans les zones mal desservies par les taxis médaillés. Le fait que le coût de location d'une médaille est si élevé, le système peut couper les revenus des conducteurs et augmenter les coûts pour les passagers. Certains analystes spécialisés dans les transports soutiennent que les villes qui n'entretiennent pas ce type de barrières législatives finissent avec une abondance de taxis mal entretenus. Ils disent qu'un système de médailles aide la ville à mieux réglementer les taxis et permet à la ville d'élever le niveau de tous les taxis[11].

Les années 1990[modifier | modifier le code]

Le Chevrolet Caprice NYC Taxi sort en 1996, mais la Ford Crown Victoria est la berline qui est la plus utilisée en taxi à New York. Les compagnies de taxi utilisent aussi des monospaces comme le Honda Odyssey, Isuzu Oasis, Chevrolet Venture, Ford Freestar et Toyota Sienna.

Les années 2000[modifier | modifier le code]

Les Ford Escape, Toyota Prius, Lincoln Town Car, Volkswagen Jetta, Ford Transit Connect et Toyota Camry ont peu à peu remplacé des années 2000 à 2010 les anciens monospaces des années 1990. Le Nissan NV200, est amené à remplacer progressivement, au cours des 10 prochaines années, les 13 001 Ford Crown Victoria jaunes qui sillonnent toujours les rues de New York. [1]

Origine de cette couleur[modifier | modifier le code]

L'origine de cette couleur remonte à 1915, année durant laquelle l'entrepreneur John Daniel Hertz fonda une société de gestion de parc de taxis à Chicago, la Yellow Cab Company, qu'il implanta par la suite dans les principales villes américaines, dont New York.

John D. Hertz fait le choix du jaune pour ses taxis suite à la lecture d'une étude de l'Université de Chicago, avançant que cette couleur serait la plus visible de loin. Une loi votée en 1967 imposera à tous les Medaillon Taxis, nom donné aux taxis agréés, une carrosserie de couleur jaune.

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) New York City Taxi and Limousine Commission, « The State of the NYC Taxi », New York city,‎ 3 septembre 2006 (lire en ligne [PDF])
  2. Moynihan, Colin. "Rival Drivers’ Groups Disagree on Likelihood of Taxi Strike", The New York Times, August 24, 2007. Accessed October 3, 2007. "The two groups, which have been vying for the right to speak for city cabdrivers, were at odds over a decision by the Taxi and Limousine Commission that requires all of the city’s 13,087 medallion taxis to be equipped by the end of January with new technology including a global positioning system, a credit card system and a monitor that provides passengers with an electronic map."
  3. a et b http://www.npr.org/templates/story/story.php?storyId=11804573 Accessed August 16, 2010.
  4. http://www.earlyelectric.com/carcompanies.html Accessed August 16, 2010.
  5. http://www.wired.com/science/discoveries/news/2008/05/dayintech_0521 Accessed August 16, 2010.
  6. http://www.pbs.org/wnet/taxidreams/history/ Accessed August 16, 2010.
  7. (en) PBS and WNET, « Taxi Dreams »,‎ août 2001 (consulté le 18 fév. 2007)
  8. Medallion Limits Stem From the 30's – New York Times – May 11, 1996
  9. nyc.gov – Retrieved November 9, 2010
  10. Regulation Magazine, Vol. 20 No. 1, 1997
  11. - Schaler Consulting Report

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens internes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]