Marrakech

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Marrakech
مراكش (ar)
Meṛṛakec / ⵎⴻⵕⵕⴰⴽⴻⵛ (ber)
Blason de Marrakech
Héraldique
Ville de Marrakech
Ville de Marrakech
Administration
Pays Drapeau du Maroc Maroc
Région Marrakech-Tensift-El-Haouz
Province Marrakech
Maire Fatima-Zahra Mansouri (PAM) (2009)
Code postal 40000
Démographie
Gentilé Marrakechi(a)
Population 909 000 hab. (2010 (est.)[1])
Densité 3 952 hab./km2
Géographie
Coordonnées 31° 37′ 48″ N 8° 00′ 00″ O / 31.63, -831° 37′ 48″ Nord 8° 00′ 00″ Ouest / 31.63, -8  
Altitude 450 m
Superficie 230 km2
Divers
Al Bahja, Al Hamra, Zahrat Al Janoub
Localisation

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Marrakech

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Marrakech
Liens
Site web http://www.ville-marrakech.ma/
Place Jamaa El Fna

Marrakech (en amazigh: Meṛṛakec, ⵎⴻⵕⵕⴰⴽⴻⵛ; en arabe: مراكش), surnommée la Ville rouge ou Ville ocre, est une ville du Maroc, dans l'intérieur des terres, au pied des montagnes de l'Atlas.

La ville a été fondée en 1062 par Youssef Ibn Tachfin, roi de l'empire berbère des Almoravides. Dans le passé, le Maroc était connu en Orient sous le nom de Marrakech (appellation toujours d'actualité en Iran); le nom Maroc provient lui-même de la déformation de la prononciation portugaise de Marrakech: Marrocos.

Marrakech compte environ 909 000 habitants, d'après le recensement de 2004, répartis sur une superficie de 230 km2. La densité de population atteint les 350 habitants à l’hectare dans la Médina. C'est la quatrième plus grande ville du Maroc après Casablanca, Fès et Meknès. La ville est divisée en deux parties distinctes : la Médina ou ville historique (dix kilomètres d'enceinte) et la ville nouvelle dont les quartiers principaux s'appellent Guéliz et Hivernage, Douar Askar, Sidi Youssef Ben Ali, M'hamid, Daoudiat. Le Guéliz constitue aujourd'hui le centre-ville commercial. Il fut fondé par les Français lors du Protectorat. Le quartier de l'Hivernage concentre de nombreux complexes hôteliers. Depuis quelques années, la ville s'agrandit en périphérie, notamment à l'ouest avec l'apparition de nouveaux quartiers résidentiels comme pour la région de Targa ou l'extension de l'avenue Mohammed-VI, ou au nord Tamansourt.

Histoire[modifier | modifier le code]

Marrakech (Amour Akouch) fut fondée en l'an 1062 (an 454 de l'Hégire) par Abu Bakr Ibn Omar, souverain almoravide et cousin de Youssef Ibn Tachfin. Le nom de Marrakech vient du tamazight Mour qui signifie « pays » et Akouch qui veut dire « Dieu », ce qui donne « la terre de Dieu ». Une autre étymologie donne l'interprétation de « terre de parcours »[2].

Très vite, à Marrakech, sous l'impulsion des Almoravides, pieux guerriers et austères savants venus de l'actuel désert mauritanien, de nombreuses mosquées et médersas (écoles de théologie coranique) furent construites, ainsi qu'un centre commercial drainant le trafic entre le Maghreb occidental et l’Afrique subsaharienne. Marrakech grandit rapidement et s'imposa comme une métropole culturelle et religieuse influente, supplantant Aghmat et Sijilmassa.

Des palais furent édifiés également et ornés avec le concours d'artisans andalous venus de Cordoue et de Séville, qui apportèrent le style omeyyade caractérisé par des coupoles ciselées et des arcs polylobés. Cette influence andalouse fusionna avec les éléments sahariens voire ouest-africains et fut synthétisée dans une architecture originale totalement adaptée à l'environnement spécifique de Marrakech. La ville devint la capitale de l'Émirat almoravide qui s'étendait des rives du Sénégal jusqu'au centre de l'Espagne et du littoral atlantique jusqu'à Alger.

La cité fut ensuite fortifiée par le fils de Youssef Ibn Tachfin, Ali Ben Youssef, lequel fit édifier vers 1122-1123 des remparts encore visibles.

Pavillon principal des jardins de la Ménara

En 1147 les Almohades, partisans d’un Islam orthodoxe et issus des tribus masmoudas du Haut-Atlas, s'emparèrent de la ville. Les derniers Almoravides furent exterminés sauf ceux qui s'exilèrent aux îles Baléares (famille des Banu Ghania). En conséquence la presque totalité des monuments furent détruits. Les Almohades construisirent de nombreux palais et édifices religieux, comme par exemple, la célèbre mosquée de la Koutoubia bâtie sur les ruines d'un palais almoravide, et sœur jumelle de la Giralda de Séville et de la tour Hassan (inachevée) de Rabat.

La Casbah abrita la résidence califale (depuis le règne d'Abd al-Mumin le souverain almohade portait le titre de calife, rivalisant ainsi avec le lointain califat oriental des Abbassides), agrémentée d'un hôpital qui attira le médecin andalou Ibn Tufayl. De l'ensemble majestueux de la Kasbah mansourienne, nommée ainsi d'après le calife Abu Yusuf Yaqub al-Mansur, subsiste encore la superbe porte de Bab Agnaw. Marrakech fut ainsi digne d'abriter la capitale de la puissance majeure de l'Occident musulman méditerranéen de l'époque, l'Empire almohade qui englobait l'aire comprise entre Cordoue et Tripoli.

Afin d'alimenter la palmeraie et les grands jardins, un système d'irrigation fut édifié et perfectionné. Marrakech, par rayonnement culturel attira de nombreux écrivains et artistes venus notamment d'Andalousie, dont notamment le célèbre philosophe Averroès, connu pour avoir abondamment commenté et réinterprété l'oeuvre d'Aristote.

En 1269, Marrakech fut conquise par les nomades zénètes aux dépens des derniers Almohades. Lorsque survient l'avènement de la dynastie mérinide, Marrakech tomba alors dans une certaine léthargie, et son déclin entraîna la perte de son statut de capitale au profit de sa grande rivale, Fès.

Au début du XVIe siècle, Marrakech redevint la capitale du royaume, après avoir été le siège des émirs Hintata. Elle renoua rapidement avec son apogée, en particulier sous le règne des sultans saadiens, Mohammed El Mahdi et Ahmed al-Mansur Saadi. Grâce à la fortune amassée par les sultans, Marrakech fut embellie, les monuments en ruine alors restaurés et de somptueux palais édifiés. Le palais El Badi élevé par Ahmed al-Mansur, était une réplique de l'Alhambra, réalisée avec les matériaux les plus précieux provenant d'Italie (marbre), du Soudan (poudre d'or), des Indes (porphyre) et même de Chine (jade). Le Badi frappa également les contemporains par sa Kubbat al Jujjaj, sa « coupole de verre » réalisée en cristal translucide. Mais tout ceci devait disparaître, démantelé sur ordre du sultan Moulay Ismail vers 1695.

Ce palais était avant tout destiné aux réceptions fastueuses offertes aux ambassadeurs venus d'Espagne, d'Angleterre et de l'Empire ottoman, reconnaissant le Maroc saadien comme une puissance incontournable dont l'aire d'influence atteignait les confins du Niger et du Mali dans l'Empire songhaï, grande région productrice d'or. Sous le règne de la dynastie saadienne, Marrakech retrouva ainsi son rôle de point de contact entre le Maghreb, le bassin méditerranéen et le monde africain subsaharien, par le biais des routes caravanières.

À la fin du XVIIe siècle, la dynastie alaouite succéda aux Saadiens. Le trône fut successivement transféré à Fès puis à Meknès, nouvelle ville impériale. Le sultan Mohammed III (1757-1790) choisit la ville comme lieu de résidence principale, en raison de la proximité du port de Mogador (actuelle ville d'Essaouira) qu'il faisait édifier sur les plans de l'architecte français Théodore Cornut. C'est en outre à Marrakech que fut conclu en 1787 le premier traité d'amitié américano-marocain. En 1792, Marrakech devint la capitale d'un petit-fils de Mohammed III, Hicham, qui se fit reconnaitre comme sultan par cette partie du pays tandis que son frère Sulayman était reconnu sultan légitime à Fès par les oulémas et par les provinces au nord du fleuve Oum Errabiaa. Il s'ensuivit une guerre entre les deux sultans rivaux, qui s'acheva par la défaite de Hicham en 1796, malgré le soutien espagnol dont il bénéficiait. Marrakech fut reconquise par Sulayman en 1797 et la ville réintégra le territoire du makhzen officiel de Fès.

Au début du XXe siècle, Marrakech connut plusieurs années de troubles. Après la mort du grand-vizir Ba Ahmed en 1900, véritable régent de l'Empire chérifien durant la minorité du jeune sultan Abd al-Aziz, le pays était en proie à l'anarchie, aux révoltes tribales, aux complots des grands féodaux, sans compter les intrigues européennes. En 1907, Moulay Abd al-Hafid, khalifa (représentant du makhzen) à Marrakech fut proclamé sultan par les puissantes tribus du Haut-Atlas et par certains oulémas qui niaient la légitimité de son frère Abd al-Aziz. C'est également en 1907 que fut assassiné un médecin français installé à Marrakech, le docteur Mauchamp, suspecté d'espionnage au profit de son pays. La France saisit cette affaire pour faire pénétrer ses troupes au Maroc, depuis Oujda à l'est et Casablanca à l'ouest.

L'armée coloniale française se heurta néanmoins à une solide résistance animée par Ahmed al-Hiba, un fils du grand cheikh Ma El Aïnin monté du Sahara avec ses guerriers nomades issus des tribus Reguibat. Après la bataille de Sidi Bou Othmane, qui vit la victoire de la colonne Mangin sur les forces d'al-Hiba (septembre 1912), les Français s'emparèrent de Marrakech qui entra ainsi dans le protectorat français du Maroc instauré depuis mars 1912. La conquête avait été facilitée par le ralliement des tribus Imzwarn et de leurs chefs appartenant à la puissante famille des Glaouis.

L'un d'entre eux, Thami El Glaoui, devint célèbre en accédant au poste de pacha de Marrakech, fonction qu'il occupera pratiquement durant toute la durée du protectorat (44 ans). Le pacha Glaoui s'illustra par sa collaboration avec les autorités de la résidence générale, qui trouva son point d'orgue avec le complot visant à détrôner Mohammed Ben Youssef (Mohammed V) pour le remplacer par le cousin du sultan, Ben Arafa.

Thami El Glaoui, déjà réputé pour ses fréquentations prestigieuses et son train de vie fastueux, digne d'un véritable monarque, devint ainsi un symbole marquant de l'ordre colonial et colonialiste au Maroc. Il ne put néanmoins s'opposer à la montée en puissance du sentiment nationaliste, ni de l'hostilité d'une part croissante de la population. Il ne put non plus s'opposer aux pressions de la France, qui consentit à se défaire de son protectorat marocain en raison du désastre de la guerre d'Indochine et du début de la guerre d'Algérie. Après deux exils successifs (en Corse puis à Madagascar), Mohammed Ben Youssef fut autorisé à rentrer au Maroc (novembre 1955), et ce retour signa la fin du règne despotique du Glaoui sur Marrakech et sa région.

Culture[modifier | modifier le code]

Marrakech est aussi l'une des villes universitaires du Maroc. L'université Qadi Iyad est la plus importante de la région. Plus récemment une école supérieure des arts visuels (ESAV) est née en partenariat entre la Fondation Dar Bellarj et l'Université de Marrakech, offrant à la ville un support de formation aux métiers du cinéma et de la télévision. Marrakech organise aussi le Festival International du Film.

La Biennale Arts in Marrakech, née en 2005 est le plus important rendez-vous d'art contemporain au Maroc. L'art contemporain a désormais un musée privé à Marrakech. Il s'agit du musée de la palmeraie, une initiative privée due au collectionneur et créateur de parfums Abderrazzak Benchaâbane. Au musée de la palmeraie le visiteur découvre un collection de peintures, de photographies, installation et sculptures d'artistes marocains et étrangers. La collection montre le travail d'une soixantaine d'artistes d'aujourd'hui et de ceux de la pariiez[Quoi ?] juste après la grande guerre.

On trouve à Marrakech le premier campus privé du royaume qui regroupe plusieurs écoles telles que le Groupe HECI (Hautes Études Commerciales et Informatiques), l'école supérieure de gestion (ESG), Euromed, et Vatel.

Climat[modifier | modifier le code]

La ville est sujette au climat méditerranéen. La température moyenne de la ville est de 20°C. À Marrakech, les hivers sont souvent frais le matin et la nuit (6°C environs), mais les températures y montent très vite en pleine journée pour atteindre les 18°C en moyenne (20°C parfois). La nuit, le mercure chute à nouveau. Les étés, quant à eux, sont très souvent torrides, avec des températures minimales de 20-22°C. En journée, il n'est pas rare que le mercure dépasse la barre des 40°C. Le record de chaleur a été observé le 17 juillet 2012 avec 49,6 °C.

Les orages éclatent la plupart du temps vers les mois d'octobre et novembre, car un vent humide et assez rare, le Herrûrco, apparaît en automne, pour y apporter pluies et orages. Quant à l'hiver, il est assez humide et il n'est pas rare qu'il pleuve plusieurs jours de suite. Les montagnes de l'Atlas qui cernent la ville sont enneigées de novembre à avril en moyenne, offrant un magnifique paysage aux portes de Marrakech. Les précipitations sont rares (moins de 25 jours par an). L'ensoleillement annuel y est d'environs 340 jours.

Relevé météorologique de Marrakech-altitude: 406 m (période 1961-1990)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 5,5 7,6 10,4 12,2 15,8 19,3 22,2 21,1 18,2 15,7 11,4 6,6 13,8
Température moyenne (°C) 12,2 13,8 15,5 17,3 20,6 23,8 30,1 29,3 26,3 22,1 20,3 15,6 20,5
Température maximale moyenne (°C) 18,4 19,9 22,3 25,7 31,1 35,4 38,1 37,5 33,6 29,5 24,2 20,1 27,9
Précipitations (mm) 32,2 37,9 38,8 38,8 23,7 4,5 1,2 2,4 5,9 23,9 40,6 31,4 281,3
Nombre de jours avec précipitations 7,6 6,8 7,5 7,7 4,8 1,2 0,6 1,2 2,8 5,5 6,6 6,5
Source : Le climat à Marrakech (en °C et mm, moyennes mensuelles) Hong Kong Observatory


Mois J F M A M J J A S O N D
Record de chaleur 33 34 37 42 46 47 49 48 46 43 39 34
Record de froid -6 -2 4 5 7 9 14 15 10 6 4 -2

Liste des quartiers de la ville[modifier | modifier le code]

Amerchich , Semlalia , Hivernage , Targa , Majorelle , Bab Al Khmis , Bab Aylanne , Douar Laskar , M'Hamid , Assif , Camp El Ghoul ...

La Médina[modifier | modifier le code]

Les remparts de Marrakech
  • La médina de Marrakech constitue le centre névralgique et le cœur historique de la ville de Marrakech. S'étendant sur une superficie globale de 600 hectares, elle est une des plus vastes médinas du Maroc et la plus peuplée d'Afrique du Nord. Son raffinement et sa spécificité urbanistique découlent directement de la virginité totale du terrain sur lequel elle fut érigée au XIe siècle. Articulée autour d'un campement militaire, le Qsar El Hajar, et d'un marché, elle fut augmentée d'une kasbah au XIIe siècle afin de la protéger des assauts répétés des tribus berbères de la plaine du Haouz, contribuant ainsi à asseoir durablement l'hégémonie Almoravide. Les célèbres remparts de la vieille ville de Marrakech subirent d'importantes modifications au gré des dynasties. Ainsi, ils furent à de maintes reprises percés de nouvelles portes (Bab en arabe). Aujourd'hui, la hauteur des murailles oscille entre 8 et 10 mètres et elles s'étendent sur une distance totale dépassant les 19 kilomètres. La médina est inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco depuis 1985[3].
  • Le récent engouement pour les riads, ces maisons traditionnelles marocaines articulées autour d'une cour centrale, a généré de profondes transformations sociologiques au sein de la médina de Marrakech, où le prix du m2 a atteint des sommets. Ainsi, un nombre non négligeable et croissant de modestes ménages marrakchis se voit poussé par la spéculation à « s'exiler » en dehors des remparts. D'autre part, on observe un phénomène de densification de l'habitat au sein de la médina. Cependant, on est loin d'assister à une muséification de la médina, loin s'en faut. En réalité, le succès touristique croissant de Marrakech a durablement revigoré la médina en attirant de nombreux jeunes au sein des dédales de la médina. Ainsi, il semblerait que plus de 40 000 artisans y travaillent, répartis dans les différents quartiers thématiques organisant géographiquement la médina.
  • Le mellah, dans le sud est de la médina, fut et demeure aujourd'hui encore dans une moindre mesure le quartier juif de Marrakech. Loin d'être un ghetto, le mellah regroupait certains corps de métiers qui au fil et à mesure de l'histoire de Marrakech, devinrent des spécialités de cette communauté (le métier de tisserand fut un exemple de ce phénomène). Il fut fondé en 1558 sous le règne de Moulay Abdellah à proximité du palais ce qui permit, comme ce fut le cas à Fès par exemple, au Sultan de mieux les protéger.
  • Les Jardins de l'Agdal jouxtant par le sud le Palais Royal furent créés dès 1156 selon l'historien officiel de la dynastie almohade par El Haj Ya'is, celui-là même qui fut à l'origine de la prestigieuse Koutoubia. Le terme « aguedal » signifiant par ailleurs « jardin » de manière générale par les Berbères, cette appellation de Jardins de l'Aguedal ne s'imposa comme appellation exclusive que vers la fin du XVIIIe siècle. Son existence, mise à mal par le temps est intimement liée à l'astucieuse gestion des ressources hydrauliques qui y est faite. Ainsi, le captage des eaux des nappes souterraines fut dès la fin du XIe siècle assuré par un dense réseau de « khettaras », assisté plus tard par un système de viaducs plus élaboré en provenance de Aghmat, ville située plus au sud en direction de la vallée de l'Ourika. Enfin, le stockage des eaux de pluie était assuré par deux immenses réservoirs dont le plus grand, baptisé Es Sala, servit à l'entraînement des troupes à la natation en vue de la traversée du Détroit de Gibraltar.

Guéliz[modifier | modifier le code]

Le quartier de Gueliz tire son nom du Jbel Gueliz, massif de grès de faible altitude situé au nord-ouest de l'ancienne médina au nom berbère. Ce fut le premier quartier situé à l'extérieur des remparts, autrefois réservés aux défunts. Articulé autour de l'actuelle Avenue Mohammed V joignant le Square Foucault et Bab Nkob au Jbel Gueliz, le quartier de Gueliz concentre la majorité des banques et des boutiques de Marrakech. La poste, située place du 16 novembre, est aussi un bâtiment datant de l'époque protectorale, au même titre que l'ancien marché de Guéliz qui fut récemment déplacé pour céder place au complexe Carré Eden (commerciale, résidentiel et hôtelier). L'ensemble du quartier de Gueliz ayant été classé par la wilaya zone immeuble R+ 5.

L'Hivernage[modifier | modifier le code]

Situé au sud-ouest du quartier de Gueliz, le quartier de l'Hivernage abrite des villas cossues et de nombreux complexes hôteliers tels que la Mamounia (hôtel le plus luxueux d'Afrique et le sixième au monde[réf. nécessaire]), le Royal Mansour et Le Pearl, pour ne citer que les plus prestigieux. Le poumon de ce quartier est l'avenue Mohammed VI, anciennement avenue de France et récemment prolongée jusqu'au sud-est de la route de l'Ourika, le long des remparts du quartier de l'Agdal. Cette large et verte avenue abrite l'imposant Théâtre royal, le Palais des Congrès, ainsi que la nouvelle grande gare.

L'avenue Mohammed VI (Ex Avenue de France)[modifier | modifier le code]

Bien que fraîchement inauguré en mai 2004, le tronçon de cinq kilomètres de l'avenue Mohammed VI reliant l'avenue de la Ménara à la route de l'Ourika voit se développer rapidement de nombreux complexes résidentiels et hôteliers de haut standing.

Par ailleurs, c'est le long de l'avenue Mohammed VI que fut construite la plus grande discothèque du Maroc, Le Pacha de Marrakech, établissement ayant permis à Marrakech d'acquérir son nouveau statut de lieu de rendez-vous de la jeunesse branchée et des "clubbers". Enfin, c'est ici que fut construit le premier multiplex de Marrakech, le Mégarama, succédant ainsi aux deux "grands" cinémas de Marrakech que furent Le Colisée à Gueliz, et le Cinéma Rif, à Daoudiate ainsi que le nouveau centre commercial Al Mazar.

Les quartiers hors-remparts[modifier | modifier le code]

Au cours des années 1980, la ville de Marrakech s'est considérablement étendue à l'ouest le long de plusieurs pénétrantes, en particulier les rues El Mouqaouama, la route d'Essaouira, et dans une moindre mesure la rue Mohammedia. Ce sont les quartiers de Massira 1, 2 et 3, Hay Azli et Hay Socoma. Parallèlement, au nord-ouest, le long de la route de la Targa (également appelée route de Souihla), ont été construits plusieurs quartiers résidentiels de standing globalement élevé. Ce sont les quartiers de Targa,d'Al Masmoudi, de Jawhar, de Hay Sofia, d'Inara, Borj Targa et Massira 3. Au sud-ouest, le long de la route de Guemassa, souvent appelée route de l'aéroport Marrakech - Ménara, se sont développés les quartiers de M'Hamid, Bouekkaz, Agdal. On notera également l'existence de douars importants comme douar Cherki et douar Berrada. Au nord, il y a des quartiers résidentiels comme Amerchich, Hay Firdaouss, Al Andalouss, Riad Salam, Cité Yasmine, Saada et la Palmeraie. À la sortie nord de Marrakech, se dresse Tamansourt qui est une ville nouvelle située à 10 km sur la route d'El Jadida. Cette ville a été créée en 2005, sous la houlette du roi Mohamed VI, dans le but de désengorger Marrakech. Elle est composée principalement de villas, appartements et riads. Une grande mosquée y a été construite ainsi que de nombreuses écoles. Sont en projet un immense parc sportif, une université, des hôtels et piscines. Cette ville nouvelle a la particularité d'être une ville écologique puisqu'elle déborde d'espaces verts et l'éclairage public est composé de lampes dites Led qui sont très respectueuses de l'environnement.

Sidi Youssef Ben Ali[modifier | modifier le code]

Sidi Youssef Ben Ali est l'une des deux communes urbaines de la préfecture de Sidi Youssef Ben Ali. En 1994, avec une densité de 508 habitants par kilomètre carré (196 396 habitants dans une superficie de 3,1 km2), c'était le quartier le plus dense de Marrakech[4].

Le stade Sidi Youssef Ben Ali où s'entraine l'Olympique de Marrakech y est situé.

les Universités Kadi Ayyad et Al- Kadissiya, l'échange de visites et des rencontres de réflexion périodiques.

Special Olympics : SAR la Princesse Lalla Amina à la réunion d'Abou Dhabi.

Saâd-Eddine El Othmani : Nouvelle vision de la diplomatie marocaine.

En effet, le quartier de Sidi Youssef Ben Ali,couramment appelé "Sidi Youssef", est vu, de nos jours, comme l'un des plus démunis de la ville.

Économie[modifier | modifier le code]

L'économie de Marrakech repose essentiellement sur le tourisme, le commerce et l'artisanat. L'infrastructure hôtelière a connu ces dernières années une croissance rapide. Marrakech est reliée par l'autoroute A7 à la capitale économique du pays, Casablanca, depuis avril 2007. Côté sud, elle est reliée à Agadir par l'autoroute A7 depuis juin 2010. Le chiffre d'affaires rapporté par le tourisme y connaît une croissance exponentielle puisqu'il y doublerait tous les 4 ans.

On recense dix-huit souks à Marrakech, où exercent plus de quarante mille potiers, dinandiers, maroquiniers et autres artisans. Leurs productions traditionnelles sont aujourd'hui concurrencées par des sandales en plastique, des djellabas synthétiques ou de fausses écharpes palestiniennes fabriquées en Inde ou en Chine.

Marrakech est dotée de plusieurs grandes et moyennes surfaces dont: Marjane, Acima, Asswak Salam, Carrefour et Carrefour Market, trois centres commerciaux: Al Mazar Mall, Marrakech Plaza, Marjane Square, Carré Eden, Menara Mall.

Les quartiers industriels Sidi Ghanem et Al Massar, regroupent une plateforme logistique importante contenant des usines, des ateliers, des dépôts de stockage et des showrooms.

La ville est desservie par l'aéroport Marrakech - Menara, qui est le deuxième plus important aéroport du Maroc.Ce dernier est certifié ISO 9001 par les organisations de certification internationale.

La gare de Marrakech est l'une des plus importante gares marocaines. Une ligne TGV reliant la ville à Casablanca est à l'étude pour l'horizon 2017, pour être ensuite prolongée vers Agadir.

La ville abrite une cimenterie de la société Ciments du Maroc, filiale du groupe italien Italcementi[5].

Salons[modifier | modifier le code]

  • AeroExpo Marrakech : Salon International des industries et services aéronautiques
  • Riad art expo : salon professionnel de l’art de vivre marocain ;

Tourisme[modifier | modifier le code]

Place Jemaa El Fna

La ville est un haut-lieu touristique, plus de deux millions de touristes chaque année. Elle est également le point de départ de nombreuses excursions pour les randonneurs désireux de parcourir l'Atlas ou le désert plus au sud.

Aussi, la ville est devenue une destination privilégiée du « tourisme dentaire », étant donné que la qualité des soins dentaires a considérablement augmenté ces dernières années alors que leur coût reste relativement faible[pertinence contestée].

La ville s'oriente désormais vers le tourisme de luxe. Marrakech est en effet devenue une des destinations favorites pour les célébrités françaises qui aiment son charme très bien préservé qui sait allier luxe, raffinement et authenticité. La ville a ainsi été qualifiée de « rêve des milles-et-une nuits » par Arielle Dombasle qui s'investit en France pour mieux faire connaître cette ville des Français. De nombreuses stars françaises ont d'ores et déjà acheté leur riad privé en plein cœur de la Médina. L'apparition de ce tourisme de luxe remonte à 1967 avec l'arrivée d'Yves Saint Laurent à Marrakech, puis son rachat en 1980 du jardin Majorelle. Marrakech devient alors un lieu réputé pour sa culture, ses arts, ses traditions et son patrimoine architectural qui séduit peu à peu un grand nombre d'artistes de renom. Cependant, ce n'est que depuis les années 2000 que ce tourisme a pris une ampleur considérable.

Monuments et sites touristiques[modifier | modifier le code]

La mosquée Koutoubia

Événements[modifier | modifier le code]

  • Festival des arts populaires de Marrakech : festival annuel se déroulant au mois de juillet.
  • Festival international du film de Marrakech : évènement annuel début décembre pour récompenser la meilleure production marocaine et étrangère de longs et courts-métrages. Celui-ci a une notoriété grandissante, reconnue par le monde entier.
  • Arts in Marrakech : Biennale Internationale d'art actuel.
  • Festival Awaln'art : rencontre internationale des arts de rue de Marrakech organisée par l'association Éclats de lune. Les rencontres ont lieu simultanément à Tahanaoute, Ait Ourir, Aghmat, Amizmiz et Marrakech.
  • Festival Samaa des musiques sacrées, festival annuel se déroulant au mois de juillet.
  • On marche : festival de danse contemporaine de Marrakech.
  • Danse pour tous : festival de la danse.
  • Sun festival : festival national des jeunes et de la musique en mois de juillet, est une célébration de la nation, et du patriotisme à l'occasion des fêtes de la jeunesse et du trône.
  • Marrakech MadJazz Festival : au mois de février, ce festival fait de Marrakech une destination phare Des musiques alternatives Jazz-rock, afin de faire reconnaître les talents des artistes marocains à travers le monde.
  • Festival Marrakech du rire : c'est un événement créé par Jamel Debbouze
  • Festival de l’humour francophone ;
  • Festival de la magie ;
  • Khmissa : manifestation qui récompense les femmes qui se sont illustrées durant l’année dans divers domaines ;
  • Le printemps de la poésie ;
  • Jardin’art : festival de l’art du jardin qui a pour objectif de réunir des artistes, des paysagistes, des architectes, des professionnels et des amateurs du jardin avec une large place consacrée à l’éducation environnementale et à l’écotourisme ;
  • Women of africa festival : ce festival célèbre les actions de la femme sur le plan culturel, économique et artistique à travers le continent africain ;
  • Caftan : événement annuel révélateur de talents et de styles, ce défilé est le rendez-vous incontournable de la haute couture marocaine ;

Curiosités autour de Marrakech[modifier | modifier le code]

la vallée du dadès aussi appelée la vallée des roses, ou la vallée des milles et une Kasbah

Sport[modifier | modifier le code]

La ville est dotée de deux grands espaces sportifs:

  • Stade El Harti
  • Le Complexe sportif de Marrakech, inauguré en mai 2010.

Le grand stade de Marrakech[modifier | modifier le code]

A l'instar des autres Stades, entre autres, de Tanger, d'Agadir, et de Fès, le Stade de Marrakech est un projet colossal qui témoigne de la politique du Royaume en matière de promotion de l'activité sportive ainsi que de l'intérêt particulier accordé à la jeunesse.

D'un investissement global de 935 millions de DH, le nouveau Complexe sportif de Marrakech est réalisé sur une superficie totale de 58 ha, avec une capacité d'accueil totale de 45.000 sièges numérotés, dont 37.000 couverts.

Le complexe, comprend notamment un parking de 7.500 places, un stade principal de football avec une piste d'athlétisme de 8 couloirs, un stade annexe de football, quatre accès spécialisés pour handicapés, 20 issues pour évacuation et 31 points de restauration.

Il dispose également de 128 blocs sanitaires, quatre blocs de premiers soins en tribune, un centre médical principal, des salles de conférences, outre des équipements de pointe dont, 98 caméras de surveillance, deux écrans géants de 84 m2, 96 portillons d'accès, 36 guichets de billetterie, un héliport et 1.400 palmiers.

Clubs de football[modifier | modifier le code]

Autres[modifier | modifier le code]

  • Grand Prix automobile de Marrakech/Course du Maroc FIA WTCC : Marrakech accueille tous les ans (sauf en 2011) le Championnat du Monde des Voitures de Tourisme, l’un des trois Championnats du Monde automobiles de la FIA dans un circuit situé au cœur de la ville, le Circuit urbain de Marrakech.
  • Marathon de Marrakech ;

Un tourisme alpin tend à se développer, Oukaimeden, à 73 km au sud de Marrakech, est une station de ski réputée en Afrique, l'enneigement y dure environ 5 mois (de novembre à avril).

Personnalités liées à Marrakech[modifier | modifier le code]

Films tournés à Marrakech[modifier | modifier le code]

Jumelages et accords de coopération[modifier | modifier le code]

Galerie photos[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. CIA factbook, (2012 est.).
  2. Méditerranée no 4, 1986, p. 21 ff, M.B. Lagdim Soussi, Les Rapports de Marrakech avec le monde rural dans le domaine de l'artisanat
  3. http://whc.unesco.org/fr/list/331
  4. Ministère d'État à l'Intérieur, Wilaya de Marrakech et Ministère de l'environnement, direction de l'observation des études et de la coordination, Monographie de l'environnement de Marrakech, p.24 texte intégral en ligne sur le site du ministère de l'environnement
  5. (en) Italcementi

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]