Italo-Américains

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Italo-Américains

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Éminents Italo-Américains : Madonna, Fiorello La Guardia, Robert De Niro, Francis Ford Coppola, Nancy Pelosi, Frank Sinatra, Joe DiMaggio, Samuel Alito, Rudy Giuliani, Martin Scorsese, Enrico Fermi, Chris Botti.

Populations significatives par région
Population totale 17 829 184
Autres
Régions d’origine

Drapeau de l'Italie Italie

Langues

Anglais, italien

Religions

Catholicisme

Ethnies liées

Italiens, Italo-Canadiens

Un Italo-Américain est un habitant des États-Unis d'origine italienne.

Cette expression désigne aussi bien quelqu'un né aux États-Unis d'ascendance italienne, qu'un immigrant italien aux États-Unis. Bien que les Italiens soient arrivés tôt dans le « nouveau monde », l'immigration italienne des États-Unis commença réellement dans les années 1880, et connut son apogée de 1900 à 1914. Environ un tiers de ces immigrants n'avaient l'intention de ne rester que provisoirement pour gagner de l'argent et retourner en Italie. Tandis qu'un sur quatre retourna effectivement, les autres décidèrent de rester, ou y furent obligés à cause de la Première Guerre mondiale. Seuls les Irlandais, les Allemands et plus tard les Mexicains émigrèrent dans de telles proportions.

Dans le recensement américain de 2000, les Italo-Américains représentent le sixième plus grand groupe de population selon son origine, avec environ 15,6 millions d'habitants (5,6 % de la population totale américaine). Les Sicilo-Américains sont un grand sous-ensemble d'Américains dont les ancêtres sont de la région sicilienne de l'Italie.

Histoire et démographie[modifier | modifier le code]

Les premiers immigrés italiens arrivèrent assez tôt aux États-Unis, par petit groupes. Nombre d'entre eux étaient en fuite, après l'échec des mouvements révolutionnaires de 1848 et 1861. Cependant, la majorité du processus d'immigration venant d'Italie s'est déroulé entre les années 1880 et 1960. Beaucoup d'Italo-Américains étaient originaires du sud de l'Italie et de Sicile, paysans pauvres et peu éduqués, principalement poussés au départ par la misère économique de leur région. Entre 1880 et 1900, 655 888 sont arrivés aux États-Unis. Deux tiers d'entre eux étaient des hommes. Aux États-Unis, les italiens dominaient des quartiers spécifiques (souvent appelé little Italy, petite Italie en français). Les immigrants arrivaient avec très peu d'argent et ne demandaient qu'à travailler. Ces quartiers étaient typiquement remplis de taudis surpeuplés dotés de peu d'hygiène. La tuberculose faisant son chemin. Dans la période des années 1890-1920, les Italo-Américains furent souvent stéréotypés comme étant violents et contrôlés par la mafia. Dans les années 1920, beaucoup d'américains utilisèrent l'exemple de Sacco et Vanzetti, dans lequel ces deux anarchistes Italiens ont été condamnés à mort sans preuves tangibles. Pendant le XIXe siècle et le début du XXe siècle, les Italo-Américains furent une des communautés les plus mal aimées et maltraitées. En 1891, onze immigrants Italiens furent lynchés à La Nouvelle-Orléans en raison de leur origine ethnique et des suspicions pesant sur les épaules des Italiens dans leur implication dans la Mafia, après l'assassinat du chef de la police. Cela a été le plus grand lynchage dans l'histoire des États-Unis.

Culture[modifier | modifier le code]

Folklore[modifier | modifier le code]

Fête de San Gennaro à New York.

Les contributions culturelles italo-américaines les plus caractéristiques et populaires sont leurs fêtes. À travers les États-Unis, où l'on peut trouver un quartier italien (souvent désigné comme la Little Italy) on peut trouver des célébrations festives telles que la célèbre fête de San Gennaro à New York, l'unique fête de Notre Dame du Mont-Carmel dans le quartier Williamsburg de Brooklyn à New York, les fêtes italiennes impliquent une exposition élaborée de la dévotion à Dieu et aux saints patrons. Lors du dernier dimanche d'août, les habitants de North End à Boston célèbrent la « Fête de toutes les fêtes » en l'honneur de Saint Antoine de Padoue, qui a débuté il y a 300 ans dans le Montefalcione, en Italie. Peut-être la plus connue est la fête de Saint Joseph célébrée le 19 mars. Ces fêtes sont bien plus que des événements simplement isolés dans l'année. La fête (festa en italien) est un terme générique pour les diverses activités laïques et religieuses, internes et externe entourant une fête religieuse. Typiquement, les fêtes italiennes se composent de repas en commun, de services religieux, de jeux de hasard et d'habileté et d'élaborer des processions en plein air composées de statues resplendissantes de bijoux et de dons. La célébration a lieu habituellement pendant plusieurs jours, et est communément préparée au cours des mois précédents par une communauté éclésiastique ou une organisation religieuse.

Actuellement, il y a plus de 300 fêtes italiennes célébrées à travers les États-Unis. La plus importante est la festa italiana, qui se tient chaque été à Milwaukee. Ces fêtes sont visitées chaque année par des millions d'américains venus d'horizons divers qui se réunissent pour goûter la musique italienne et ses spécialités culinaires. Par le passé, et encore à ce jour, une partie importante de la culture italo-américaine est axée autour de la musique et de la cuisine.

Total dans les États-Unis[modifier | modifier le code]

Nombre[modifier | modifier le code]

Lynchage d'Italo-Américains en 1891 à La Nouvelle-Orléans après l'assassinat du chef de la police de La Nouvelle-Orléans, David Hennesy.

Pourcentage[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]